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Vincent Delaury 5 octobre 19:43
Vincent Delaury

@LeMerou

Merci pour ces retours. « J’ai une sainte horreur du mouvement impressionniste, (…) » Ah oui ?! Bon, les goûts et les couleurs, comme on dit. C’est peut-être dû à trop de boîtes de chocolat avec du Renoir, qui a un côté « porcelainé » : on a frôlé l’indigestion. smiley « Réalisant très modestement des aquarelles pour le plaisir, je mesure pleinement leur art. » Eh oui, les Impressionnistes, pour la plupart, sous leurs airs… vaporeux, sont de très bons techniciens. Par exemple, Manet (plus réaliste) et Monet (précurseur du « all-over » en peinture, qu’elle soit abstraite ou figurative) ; d’ailleurs, dans le circuit de l’expo de l’Orangerie, « Peindre le temps », un cartel, autour d’une œuvre arborescente réalisée entre 1920 et 1922 (coll. musée d’Orsay), un saule pleureur touffu représenté, en donne une très bonne explication pédagogique : « une peinture décentrée, où aucune partie du tableau n’exerce de primauté sur l’autre ». Ils sont redoutables. « J’ajoute la distance entre la toile et l’observateur, dépend de ce que l’on veut y trouver, de près c’est découvrir la technique de l’artiste, c’est parfois stupéfiant, de loin c’est se laisser envahir. » Bien vu, et bien dit. Je valide, si je puis me permettre ! Et finalement, avec les Impressionnistes, tout est peut-être une question de distance : de trop près, on voit les coups de pinceau ; de trop loin, on risque de ne plus voir la facture… mais de juste assez loin, on tombe (possiblement) dedans. smiley



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