1 — Dans le cadre « républicain » de la relativisation à sens unique des faits et des propos ( par exemple : « le voile islamique est le même que celui que portait ma mère » ), et sans être fan de Bardella ni du RN, et comme j’avais défendu Sarko ( que je déteste ) lorsqu’une juge gauchiste l’avait fait emprisonner sans motif raisonnable, je veux publier une chronique d’ Élisabeth Lévy ( juive ! donc à ne pas censurer ... quoique ... elle est de Droite ! ) :
<< Choisissez votre antisémite !
Deux mots. C’est le tarif Macron. En juin 2023, il qualifiait la mort de Nahel d’« inexcusable » et d’« inacceptable » (accusant le policier avant toute enquête). Cette fois, il qualifie les propos prêtés à Bardella de « gravissimes » et « inacceptables » — il devrait songer à étendre un peu sa palette sémantique. En piétinant l’usage qui interdit de commenter la situation française depuis l’étranger. En prime, le président était avec Pedro Sánchez, le plus anti…sioniste des dirigeants européens.
Le président de la République est le garant de l’unité nationale et de l’indépendance de la justice. Alors que les tribunaux devraient être saisis et qu’on attend des preuves de Mediapart, il n’a rien à faire dans cette mêlée. D’ailleurs, si Marine Tondelier, Olivier Faure et Aurore Bergé sont partis en trombe, la première réclamant carrément la démission de Bardella, beaucoup à gauche restent prudents.
Notez, j’admire cet engagement héroïque (et bruyant) contre l’antisémitisme. J’observe néanmoins que, quand il s’agit de Mélenchon, Faure est moins regardant. Je ne me rappelle pas que lui ou Macron aient protesté quand le patron des Insoumis s’est demandé si le plus grand attentat antijuif depuis 1945, le 7-Octobre, était terroriste parce que, voyez-vous, il y a débat. Aucun ne rappellerait au maire de Roubaix David Guiraud sa jeunesse soralienne et ses propos face caméra après le 7-Octobre. L’antisémitisme, c’est inacceptable. Quand il vient de l’extrême droite.