Je vous rejoins sur l’essentiel : rien ne prouve aujourd’hui que l’évolution soit pilotée par des marques épigénétiques, et votre conclusion sur la culture me paraît juste. Mais je crois que vous combattez surtout une version caricaturale de l’épigénétique, que peu de chercheurs défendent vraiment : personne ne prétend que la méthylation fabrique des bras supplémentaires ou des phalanges courbées sur commande. Au fond, l’évolution a surtout engendré un animal dont la spécificité est de se compliquer l’existence, et pour ça, la culture suffit largement, sans aucune aide de la méthylation.