Bonjour @juluch,
C’est toujours un plaisir de vous lire ! Et vous touchez là du doigt le grand paradoxe de tous ces régimes autoritaires.
En verrouillant le système pour s’assurer un pouvoir à vie — que ce soit par des tours de passe-passe constitutionnels comme la « remise à zéro » des mandats en Russie ou par le contrôle absolu comme en Corée du Nord —, ces dirigeants s’enferment dans un piège qu’ils ont eux-mêmes tendu. Quand un régime élimine toute possibilité d’alternance démocratique et pacifique, il ne laisse plus aucune sortie honorable à son propre chef.
L’Histoire nous montre en effet qu’il n’y a généralement que deux portes de sortie pour ces autocrates brutaux et sanguinaires : s’éteindre au pouvoir dans un climat de paranoïa généralisée, ou finir renversés brutalement lorsque le sommet de la pyramide finit par se fissurer. Dans tous les cas, le prix à payer pour les malheureux peuples concernés est toujours tragiquement élevé.
Merci encore pour vos réflexions toujours aussi lucides.