@exocet
Oui, en fait la version française chantée par Johnny est un texte à mettre au crédit d’Hugues Aufray ( en 1964, tiens , tiens, comme « les Animals » qui cartonnaient avec ça, certains en France ont du se dire « ça marche en Angleterre, y a du pognon à se faire »).
Mais ce n’est pas un traduction littérale ( loin de là) de la version originale ( qui est encore une fois un « traditionnel » anonyme, sans doute du début 1900, enregistré une première fois en 1933, et sorti des oubliettes en 1964 par ’The Animals« , au point que beaucoup croient à tort que ce sont eux les auteurs.).
Il y a notamment une ambiguïté sur le sens et le contexte de la chanson : si les spécialistes hésitent entre la complainte d’une prostituée recluse dans une maison close et la chûte d’un joueur invétéré dans un tripot clandestin, personne de sérieux n’a évoqué le blues d’un prisonnier. Cela semble sorti de l’imagination d’Hugues Aufray, qui a du penser que ça se vendrait mieux que les deux autres explications de texte, qui commençaient à »dater".