Quelle indigence. On ressort encore la ficelle la plus usée de la propagande russe : l’amalgame binaire et la reductio ad hitlerum pour salir une nation entière et légitimer son anéantissement.
Réduire l’histoire tragique de l’Europe centrale à ces raccourcis d’une ignorance crasse est grotesque. Bandera a été envoyé en camp de concentration par les nazis dès 1941 et l’UPA a combattu à la fois Hitler et la terreur stalinienne. Quant à la Pologne, si elle fait un travail de mémoire exigeant avec Kiev sur le passé, elle reste aujourd’hui le premier allié de l’Ukraine face à l’agresseur russe.
Venir faire la leçon au maire de Cannes sur un jumelage de solidarité pendant que Moscou rase des villes, déporte des enfants et massacre des civils, c’est d’une hypocrisie totale. Mais bon, pourquoi s’embêter avec des faits quand on peut confortablement recycler le prêt-à-penser du Kremlin ?