Amusons-nous
ce qui n’a jamais empêché personne de réfléchir.
→ Sur Mélenchon : un très bon texte de Marc Arnaud (un texte qui met
de bonne humeur cela ne se refuse pas ) :
Jean-Luc
Mélenchon, dernier phare dans la tempête de stupidité politique.
--- Ou
pourquoi les médiocres de tout bord le détestent autant !
Il faut
avoir le cuir épais et le verbe affûté pour tenir 40 ans dans la vie politique
française sans vendre son âme à Bouygues, à la CIA ou au Rotary Club de
Neuilly-sur-Seine. Jean-Luc Mélenchon, lui, a tenu.
Mieux :
il a traversé toutes les tempêtes avec son œil noir, ses colères légendaires,
et surtout… une ligne politique cohérente. Et ça, dans la Vᵉ République, c’est
plus rare qu’un député PS en grève de la cantine de l’Assemblée.
Alors
oui, Mélenchon dérange. Et c’est précisément pour ça qu’il faut l’écouter.
1.
**"Mélenchon, c’est un tyran colérique ! »
Oui, il
s’énerve. Et heureusement ! Vous préféreriez quoi ? Un Macron qui vous détruit
le Code du Travail avec un sourire de VRP ? Un Darmanin qui parle calmement de
foutre les mômes de 12 ans en garde à vue ?
Mélenchon,
lui, hurle quand on massacre les services publics, quand des gosses dorment dans
la rue, quand des vieillards crèvent dans des EHPAD gérés comme des start-ups.
Sa colère
n’est pas une faiblesse : c’est une **preuve de décence**. Ceux qui lui
reprochent son ton, c’est souvent parce qu’ils n’ont rien à répondre sur le
fond.
2.
**« Il est autoritaire ! »
Alors
celle-là, elle vient généralement du **Parti Socialiste**, ces gens qui ont
passé 30 ans à faire des compromis jusqu’à devenir des clones de la droite
molle. Quand ils disent que Mélenchon est autoritaire, traduisez : *il ne veut
pas renoncer à ses idées pour nous faire plaisir*.
Il ne
prend pas ses ordres chez McKinsey, il n’invite pas les patrons du CAC 40 à
dîner, et il n’écrit pas ses discours en regardant BFM TV.
C’est sûr
qu’à côté de Glucksmann, qui consulte trois spin doctors avant d’évoquer la
couleur de ses chaussettes, Mélenchon a l’air radical. Mais c’est juste qu’il
est **cohérent**. Ce qui, dans ce paysage de girouettes, passe pour une
dictature.
3.
**« C’est un populiste ! »
Et alors
? Le populisme, c’est parler au peuple. C’est peut-être une tare pour les
éditorialistes en costard 1 200€, mais pour les smicards, les profs, les
soignants, les précaires, les jeunes à l’avenir fracassé, c’est **le minimum
syndical**.
Quand
Mélenchon parle, il parle clair. Il dit : « Partage des richesses ».
« Hôpital public ». « École gratuite ». "La retraite à 60
ans« . »Taxons les riches".
Populiste
? Peut-être. Mais au moins, lui, ne fait pas semblant d’être du peuple pendant
les campagnes pour retourner en costard chez LVMH le lundi.
4.
**« Il soutient les dictatures ! »
Argument
préféré des éditocrates sous Lexomil. Il suffit que Mélenchon refuse de
bombarder un pays arabe pour qu’il soit accusé de soutenir tous les régimes
autoritaires de la planète.
C’est sûr
que dans le cerveau d’un chroniqueur de CNews, si tu n’applaudis pas l’OTAN,
t’es forcément le petit-fils de Staline et de Kadhafi.
Mélenchon,
lui, défend la **diplomatie, la paix, et le respect du droit international**.
Il ne joue pas à Risk avec des missiles. Il ne vend pas d’armes à l’Arabie
saoudite pendant qu’il pleure sur les droits de l’homme à Téhéran. Il a juste
**deux neurones connectés par une boussole morale**.