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Abattre les statues, revoir le récit national...

Abattre les statues, revoir le récit national...

Abattre les statues, revoir le récit national...

Depuis quelque temps, des contestataires s’en prennent aux statues de personnalités qui ne mériteraient pas un hommage public… Classiquement, ce sont des régimes nouvellement installées qui veulent faire table rase du passé. L’événement récent le plus célèbre est la destruction des Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan par les Talibans en 2001.

En France, en 1792, la Révolution ne veut pas laisser plus longtemps sous les yeux du peuple français les monuments élevés à l’orgueil, au préjugé et à la tyrannie... et en 1793 engage la destruction de tous les emblèmes de la royauté… monument et inscription ou emblème en bronze pour les transformer en bouches à feu…

Le gouvernement de Vichy de 1941 à 1944 récupère, pour l’industrie de l’armement allemande, les métaux des statues de certains figures républicaines peu appréciées de la Révolution nationale. En préservant les figures des saints, rois, reines et les monuments aux morts… Environ 1 700 statues furent détruites sur ordre de Vichy, plus de cent pour la capitale.

Les nouveaux iconoclastes s’attaquent à des statues de personnages officiellement honorés mais dont le comportement historique ne coïncide pas toujours avec les valeurs proclamées de la République.

Ce rappel historique bouscule parfois le récit que nous avons biberonné à l’école qui faisait de la France, de nous, les champions des droits de l’homme et de l’émancipation des peuples. Même si la guerre d’Algérie a ouvert un peu les yeux de ceux d’entre nous qui l’ont vécue. Mais que beaucoup veulent toujours ignorer.

Cette relecture du passé qui pointe à l’occasion du soixantième anniversaire de la paix avec l’Algérie, ne concerne pas que la guerre d’Algérie et devrait permettre la réintégration dans l’histoire d’une partie significative des Français qui se sentent un peu à l’écart.

C’est possible si on admet qu’il n’y a pas de peuple élu, que le peuple n’a pas une pensée unique, qu’il est traversé d’intérêts divers, qu’il y a des moments différents, des histoires diverses, des aptitudes à comprendre qui changent, des oublis intéressés, des résistances qui n’ont pas été entendues… Que l’histoire doit faire le tri, établir la part des choses.

Souvenir d’un bref échange avec un membre du Conseil de rédaction de Migration Société  :

- C’est quoi pour toi 1848 ?

- La proclamation du suffrage universel.

- Pour moi, c’est la suppression de l’esclavage.

Il était d’origine sénégalaise et bien sûr de culture française et sénégalaise...

Tout est là. Nous savions l’un et l’autre. Nous avions un récit historique commun mais perçu différemment : l’instauration du suffrage universel et la seconde abolition de l’esclavage ont eu lieu, toutes deux, en 1848. Et ce n’est pas un hasard. Comme ce n’est pas un hasard si la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen et la première abolition de l’esclavage en France ont eu lieu au moment de la Révolution...

Dans mon esprit, abolition de l’esclavage par Victor Schœlcher. Et les jeunes d’aujourd’hui déboulonnent la statue de Schœlcher pour dire que la suppression de l’esclavage n’est pas due à un humaniste blanc de 44 ans mais aux révoltes des personnes réduites en esclavage. Ce que mon récit historique incomplet ignorait, avait oublié ou mis au second plan.

Déboulonner Schœlcher me choque. Oublier ou minorer les révoltes est tout aussi choquant. L’abolition est le fruit des révoltes de ceux qui en étaient victimes et de la lutte des antiesclavagistes. Peut-être aussi de divergences politico-économiques à d’autres niveaux.
L’esclavage a touché des millions de personnes pendant des dizaine d’années, leur souffrance ne peut être discrètement oubliée par l’histoire officielle et, encore moins, par leurs descendants. Qui en demandent la reconnaissance pour faire pleinement nation. Sans oublier les bénéfices que d’autres en ont tiré et sur lesquels repose une partie, non dite, de la prospérité française.

Le travail fait à Nantes est de ce point de vue une exception en France : le rappel du lien entre la prospérité de Nantes et son rôle éminent dans le commerce triangulaire dont témoigne encore l’île Feydeau, quartier aménagé au XVIIIème siècle pour les hôtels des armateurs...

Mais si Nantes se souvient de l’origine d’une partie de sa richesse, qui se souvient du financement du Palais de l’Élysée occupé par Louis-Napoléon Bonaparte, premier président de la République élu au suffrage universel en 1848, et devenu officiellement la résidence des présidents de la République française par la loi du 22 janvier 1879…

 Pourtant ce palais a été construit avec l’argent que l’homme le plus riche de France au début du XVIIIème, Antoine Crozat, dont sa Compagnie de Guinée avait « pour mission d’acheminer du port de Nantes, le plus grand nombre possible d’esclaves noirs vers Saint-Domingue et de remplacer sur l’île, le tabac par le sucre ». Ce qui lui permet de marier sa fille de 12 ans à Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, le comte d’Évreux. Qui utilisera la dot pour faire construire le Palais. Ce palais passe de main en main, devient la propriété de la Marquise de Pompadour, des graffitis ont orné ses murs (maison de la putain du roi) et de biens d’autres ce qui fait dire au Général de Gaulle que l'Élysée devient « palais de la main gauche, palais à femmes » avant sa républicaine promotion.

Le combat pour l’abolition de l’esclavage commence avec la rébellion des esclaves de Saint Domingue en 1791 suivi par le gouvernement révolutionnaire qui y proclame l'abolition en août 1793. Avant d’être étendue par la Convention aux autres colonies par le décret du 4 février 1794. L’abolition de l’esclavage fait partie du grand vent de la Révolution de 1789 pour libérer l’homme de toutes les contrainte… Mais, il est rétabli en 1802 par Napoléon et ce n’est pas le seul pas en arrière...

Il faut attendre 1848 pour que l’abolition soit rétablie et le suffrage universel instauré. Avec indemnisation des colons pour la perte de leurs biens comme au Royaume-Uni en 1838. Les esclaves sont un bien ! Tandis que le gouvernement refuse d’indemniser les esclaves libérés pour les années de privation de leurs droits humains. Ce que certains reprochent à Schœlcher.

En Martinique et en Guadeloupe, la tension sociale est telle que les gouverneurs des deux îles proclament l'abolition avant l’arrivée des commissaires avec les décrets...
L’abolition de l’esclavage est bien le fait de la lutte des uns et des autres. Et cela n’enlève rien au mérite de Victor Schœlcher.

Ce n’est là qu’une vue moderne et franco-centrique de l’abolition de l’esclavage. De multiples étapes de l’abolition avec de nombreuses rechutes dans le temps et dans l’espace. Depuis le VIIème siècle avec la reine Bathilde, captive des corsaires, revendue, devenue reine de France qui interdit l'esclavage, jusqu’au Niger en 1999 avec une poussée importante en Europe au XVIIIème siècle… Amériques, États-Unis, Brésil 1888, traite orientale, traite arabe, traite intra-africaine...

Avec la statue de Colbert au Palais Bourbon, les choses sont différentes. Elle rend hommage à Jean-Baptiste Colbert, grand commis de l’État du monarque absolu, Louis XIV, inspirateur d’une politique économique à laquelle son nom est attaché, le colbertisme. Mais Colbert est aussi responsable de la mise en forme du « Code noir » fondé sur les pratiques des tribunaux et des notables coloniaux… Peut-être innovateur en politique économique, simple copiste des mœurs coloniales de son époque qu’il entérine.

Sa présence dans les palais de la République n’est pas totalement indispensable et mériterait, pour le moins, une mise au point.

Un pas important a été franchi avec la loi Taubira reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’Humanité et dans les actions qui ont conduit à faire du 10 mai, la Journée Nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage et du 23 mai, la Journée Nationale en hommage aux victimes de l’esclavage. Un nouveau pas pourrait être la création d'un mémorial national de l’esclavage au jardin des Tuileries à Paris portant l’inscription des 200 000 noms d’esclaves affranchis comme le demandent depuis plus de vingt ans des citoyens français, descendants d’esclaves, dont la marche fondatrice du 23 mai 1998 avait réuni plus de 40 000 personnes à Paris...

Les nouveaux iconoclastes ne veulent pas toujours effacer mais rétablir la vérité, la complexité de l’histoire en s’attaquant à des noms de rue, à des monuments tellement banalisés qu’ils ont perdu toute signification pour beaucoup. Mais qui ne sont pas, en l’état, à leur place.

 

 

Abattre les statues, revoir le récit national...
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28 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Kaa 5 avril 10:31

    Toute la question est de savoir si les évolutions sociales sont le fruit d’une lutte des opprimés ou d’un perfectionnement technique des outils de production et d’oppression qui ont besoin d’une main d’œuvre plus autonome. Toute la question est aussi de savoir si l’histoire a un sens.

    Le « progrès » n’est pas linéaire et il n’est pas homogène. L’histoire a des hoquets, des soubresauts, et certaines évolutions technologiques peuvent se traduire par un asservissement pire que celui qu’elles sont censées supprimer. Le monde « connecté » en est une illustration.


    • SilentArrow 5 avril 16:13

      @Kaa

      Pauvre Lénine. Pendant 70 ans il est resté à attendre un taxi debout le bras tendu sur la grand place de toutes les villes de l’URSS et quand une voiture s’est enfin arrêtée, ce fut pour le déboulonner.


    • eddofr eddofr 5 avril 11:08

      Les statues et monuments sont un témoignage de l’histoire, y compris celles de personnages aujourd’hui controversées.

      Des personnages historiques peuvent être « négatifs », « positifs » ou « un peu des deux ». Il faut pourtant témoigner de leur existence et de leur influence sur l’histoire de notre pays et du monde.

      Plutôt que d’effacer des personnages historiques, il me semble plus constructif de compléter leur biographie en y ajoutant les éléments qui, un temps, furent passés sous silence.

      Ainsi, plutôt que de déboulonner les statues de personnages comme Colbert, il me semble plus constructif de poser une plaque indiquant pourquoi ils étaient célébrés et pourquoi ils ne le sont plus.


      • Séraphin Lampion Kaa 5 avril 11:40

        @eddofr

        Jules Ferry est une bonne illustration de ce que vous expliquez.


      • PascalDemoriane 5 avril 11:09

        @l’auteur
        Il ne vous est jamais venu à l’idée qu’on pourrait additionner, compléter, complémenter, enrichir cultures, symboles, mémoires, arts et représentations urbaines ou autres, sans les « remplacer », les déboulonner, sans les conflictualiser, sans en nourrir de nouvelles formes de religions, d’inquisitions... de négations ? Et justement sans les racialiser*, les wokiser... sans en faire des psychoses enkystées ?

        Colbert peut côtoyer Schoelcher en statues ou autres représentations, quel est le problème ? Et Voltaire ? Comment le questionnez-vous quant à l’esclavage ? Et Marianne, effigie d’une république bourgeoise qui a exproprié et envoyé la paysannerie de France dans l’univers concentrationnaire usinier et minier du capitalisme néo-industriel inhumain ? Peut-elle cotoyer une statue du Zola de germinal, dans une rue Proudhon ? Quid des boulevard Lénine ? etc.

        Cet engrenage est malsain, et n’apporte rien au prolétaires exploités d’ici ou d’ailleurs. On sait quelle classe sociale manipulatrice l’inspire, quel intérêt elle a à cliver, déstabiliser, déraciner, déculturer… racialiser...
        A l’extrême, on pourrait même mettre le feu à Notre Dame pour la « remplacer » puisqu’une autre France est possible ! Qu’en pensez-vous ?

        * L’image « je suis de la race de ceux qu’on opprime » est incubation d’une idéologie d’extrême droite néofasciste en vogue et dominante qui sur-racialise les rapports sociaux et leurs représentations. Berk ! L’antiracisme débouche sur un hyper-racisme.


        • mmbbb 5 avril 12:01

          @PascalDemoriane comme l affirme Pierre Nora nous sommes dans un conflit mémoriel
          L auteur est coopérant en Algerie , aucune allusion de l esclavagisme en terre d islam
          Nous sommes effectivement dans un conflit mémoriel
          Les ouvriers devraient aussi demander un monument mémoriel parce la condition de leur aieux etait celui de l esclavagisme 


        • sylvain sylvain 5 avril 11:12

          L’esclavage a touché des millions de personnes pendant des dizaine d’années,


          des milliers d’années, et il n’a pas disparu .On parle souvent de « l’esclavage » ou « la colonisation » comme si c’était un évènement bien précis .C’est tout a fait faux, l’histoire humaine, celle des civilisations particulièrement, est une suite d’invasion, de changement de régimes, d’asservissements... Il n’y a quasiment aucun espace temps de l’histoire ou l’esclavage n’ai pas une place


          • sylvain sylvain 5 avril 11:22

            les hommages  : monuments, noms de rues ... Apparaissent ou disparaissent toujours par des processus de pouvoir .

            Ce qui est difficile ici, c’est de comprendre quel est le processus de pouvoir a l’oeuvre .Que des personnes de couleur veuillent remettre en cause la celébration d’esclavagistes, ça parait compréhensible .Mais quand on voit que ces combats sont portés par nos medias vendus a l’oligarchie, financés en sous main par des organismes liés a la CIA... ca devient beaucoup plus bizarre .


            • Louis Louis 5 avril 14:06

              @sylvain
              CIA ou SOROS, BLM etc
              oui ya de quoi s’interroger sur les buts ultimes de l’oligarchie !
              Détruire toutes les identités/individualités pour qu’il ne reste plus qu’une masse de décérébrés sans racines, une seule race d’esclaves ?
               smiley


            • sylvain sylvain 5 avril 14:15

              @Louis
              c’est une hypothèse plausible .Mais qui pose d’autres questions .Je n’ai pas de réponse précise, factuelle a cette question, juste beaucoup de suppositions


            • eddofr eddofr 5 avril 11:28

              Imaginons que demain un homme sauve la planète entière d’une catastrophe biblique en sacrifiant sa vie dans un acte d’héroïsme absolu et que le même homme ait, un temps, harcelé sexuellement une collègue de travail.

              Doit-on effacer son exploit salvateur ?

              Doit-on passer son crime sous silence ?

              Ou bien doit-on essayer de rendre compte objectivement du personnage, en bien comme en mal ?


              • pierre 5 avril 11:36

                @eddofr
                cela sent le vécu....


              • Séraphin Lampion Kaa 5 avril 11:44

                @eddofr

                Lois Lane n’a pas porté plainte !


              • eddofr eddofr 5 avril 11:50

                @pierre

                Moi, je n’ai pas sacrifié ma vie dans un acte d’héroïsme absolu ...


              • Séraphin Lampion Kaa 5 avril 11:57

                @eddofr

                J’espère que tu n’as pas non plus harcelé sexuellement une collègue de travail ?


              • eddofr eddofr 5 avril 13:20

                @Kaa

                L’avouerais-je ici si cela était le cas ?

                Mais non, je ne crois avoir harcelé personne.

                En tout cas, personne ne s’est plaint. smiley


              • sylvain sylvain 5 avril 14:11

                @eddofr
                En pratique, je crois pas qu’on puisse dire que colbert, ou qui que ce soit d’autre, ai sauvé le monde par un acte héroïque, ça reste une question largement réthorique .Superman n’existe pas .

                Nos « héros » ont été choisis et mis en spectacles pour créer un récit national .
                On aurait pu en choisir d’autres, et on peut toujours le faire .La question, c’est pourquoi, et par qui, quel est le récit qu’on veut mettre en avant maintenant .


              • Séraphin Lampion Kaa 5 avril 15:57

                @sylvain

                Pour Vercingétorix, on connait le commanditaire : Napoléon III qui a conscré un budget important à la réalisation des statues de Clermont-Ferrand et d’Alésia, mais aussi aux rédactions des scénarios repris par les manuels scolaires de la troisième république qui a suivi.

                Pour Jeanne d’Arc, il s’agissait de compenser l’abandon du Concordat signé entre Napoléon et Pie VII et de réconcilier religion et patrie au moment de la séparation de l’église et de l’état. Pour ça, la même troisième république a eu recours au récit publié par Michelet en 1841, « Jeanne d’Arc » (en fait le Livre V de son Histoire de France qui a été la trame du récit servi dans les écoles et dans les familles jusque dans les années 60).

                Le récit qui est mis en avant maintenant est moins franchouillard et les héros modernes  comme Thomas Pesquet ou Marie-José Pérec ont une tendance marquée à l’internationalisme.


              • eddofr eddofr 5 avril 17:00

                @sylvain

                Mon exemple était nécessairement caricatural.

                L’objet étant d’illustrer l’absurdité de la « cancel culture ».

                Les personnages troubles, ambivalents ou clivants sont légions dans l’histoire de France.
                Comme ça, au débotté, je citerai Napoleon Buonaparte, Adolphe Thiers , Louis XIV, Louis IX, Armand Jean du Plessis de Richelieu, Jules Raimond Mazarin, Gilbert du Motier de La Fayette, Alfred Dreyfus, ...

                A propos de Colbert ...

                Jean Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV dont les statues ont été vandalisée n’est pas l’auteur du code Noir, il est mort en 1683.

                Son fils Jean Baptiste Colbert Marquis de Segnelay a rédigé et signé, en 1685 la première des ordonnances qui seront ensuite désignées comme le code Noir.

                D’aucuns prétendent que le premier aurait « préparé » l’ordonnance, sans pouvoir dire quelle partie relèverait de son fait.

                Il faut noter que cette ordonnance :
                Ne traitait pas spécifiquement de l’esclavage (le premier article prévoit l’expulsion des juifs dont Louis XIV ne voulait pas dans les colonies).
                 Constatait l’existence de l’esclavage et tentait de le règlementer.

                Effectivement, cette ordonnance et les suivantes ont eu pour effet pervers de donner un cadre légal au commerce triangulaire.

                Mais du coup, déboulonner la statue de Colbert ?
                Pourquoi pas plutôt celles de Louis XIV ?


              • sylvain sylvain 5 avril 20:23

                @eddofr
                ’objet étant d’illustrer l’absurdité de la « cancel culture ».

                effectivement les vrais personnages sont ambivalents . Mais justement, les personnages de récit sont fais pour être exemplaire, leur rapport à la réalité est secondairé.
                Ils sont choisis parcequ’ils ont une notoriété et que leur histoire réelle est proche du récit qu’on veut créer .Quand la société qui a crée ce mythe veut se transformer, elle les détruit et en crée d’autre .
                Personnellement, j’aurais tendance comme vous a aller chercher ce qui s’est vraiment passé, à constater que ce n’est pas si simple .Ca me rend ouf comme processus, cette création de mensonges, mensonges auxquels on me demandera d’adhérer .A une époque, on se serait fait pendre, maintenant on sera cancellisé .
                On peut s’interroger sur le bon sens qu’il y a a se créer des histoires fausses pour servir de fondation a une société réelle, mais c’est en tout cas ce qu’on fait


              • sylvain sylvain 5 avril 20:27

                @Kaa
                je les connaissais pas toutes.
                Guillaume tell est bien aussi .Inventé de toute pièce par le jeune état suisse qui n’avait pas un héros historique sous la main.

                On sent bien en effet que les héros actuels ne sont pas taillés pour la nation .
                J’espère qu’on se retrouvera pas avec des bronzes de zelensky quand même, rien
                que pour ça, j’espère qu’il ne mourra pas« en martyr »


              • Aristide Aristide 5 avril 11:58

                Un pas important a été franchi avec la loi Taubira reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’Humanité et dans les actions qui ont conduit à faire du 10 mai, la Journée Nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage et du 23 mai, la Journée Nationale en hommage aux victimes de l’esclavage. 


                Il serait peut-être utile que cette loi intègre une partie totalement et volontairement occultée par Taubira : il s’agit de la traite arabo-musulmane et intra-africaine !!! La loi désigne l’esclavage perpétré par les seuls blancs, ignorant que la traite arabe et noire qui a sévi pendant plus de 13 siècles alors que la traite occidentale a duré 3 siècles.


                Taubira a même justifié cette manipulation historique par cette déclaration insensée « Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane, pour que les jeunes arabes ne portent pas sur leur dos, tout le poids de l’héritage des méfaits des arabes ». TOUS les historiens s’en sont émus, mais les livres scolaires ignorent les autres traites et désignent la traite occidentale !!! 


                Il est plus commode et conforme au « wokisme » de faire porter au seul monde occidental et plus particulièrement aux blancs cette monstruosité. 


                • Eric F Eric F 5 avril 14:02

                  @Aristide
                  Lla prétendue citation de Taubira est apocryphe, publiée un jour par un journaliste, mais nul n’en n’a trouvé la trace authentique, probablement une extrapolation de ce que le journaliste supposait qu’elle pouvait penser (peut-être à raison ?).


                • Aristide Aristide 7 avril 08:54

                  @Eric F

                  C’est bizarre que vous mettiez en doute ce propos jamais démenti par Taubira. Pourtant publié par l’Express au moment du passage de la loi, et repris par VA plus tard, Mais bon, il existe un doute donc accordons-nous de ne pas en tenir compte et parlons des faits.

                  La loi est présentée par Taubira, et aucune référence aux autres esclavages que l’esclavage occidental dans cette loi !!! La loi ignore tout des traites esclavagistes autres que celle qui nous désigne, nous occidentaux, de préférence blanc, en coupable idéal de cette monstruosité. Et cela c’est sans contestation possible !

                  Cette loi est un pur exercice de « wokisme », d’ailleurs l’affaire de la statue de Colbert est assez révélatrice de cette vision d’une histoire. Et là c’est sourcé, Rama Yade installé aux USA, à Washington déclare :

                  « Passer à Paris devant la figure de Colbert, ce grand ennemi de la liberté, dont la statue est devant l’Assemblée nationale, est une de ces micro-agressions dont je parlais. Pas seulement vis-à-vis de moi mais aussi vis-à-vis de la France et de l’humanité. »

                  Voilà posé un parfait exemple de ce que l’on nomme le wokisme !!! Rama YADE travaille à Washington !!! Ville qui porte le nom d’un président des Etats Unis qui possédaient plus de 200 esclaves !!! Là pas de micro-agression, cela ne la gène pas. C’est vrai que bénéficiaire de son ancien role ministériel français, elle est comme Hamon en pantouflage dans un think-thank américain, surement grassement payée !!!


                • Eric F Eric F 5 avril 13:57

                  ’’L’esclavage a touché des millions de personnes pendant des dizaine d’années’’
                  Pas pendant des dizaines d’années, mais pendant des millénaires, et pas de manière prépondérante par la France (Louis X avait édité un décret affranchissant tout esclave mettant le pied sur le sol Français, jamais un esclave n’a débarqué à Nantes ou Bordeaux).

                  Le ministre ayant promu l’industrie nationale ou le vainqueur d’Austerlitz sont-ils réductibles à la question de l’esclavage ? Abattre des statues revient à confiner l’histoire à un seul aspect. Béatifions l’abbé Grégoire et panthéonisons Schoelcher (c’est fait depuis 1949), mais ne mettons pas à bas les autres pans de l’histoire.

                  La loi Taubira se focalise sur le commerce triangulaire, elle peut être étendue en une phrase : l’esclavage en tout lieux constitue un crime contre l’humanité, selon nos valeurs contemporaines.

                  Alors oui pour un mémorial pour l’abolition définitive de l’esclavage partout. Certains noms de rue peuvent être révisés, et des noms de personnalités ultramarines attribuées, non pour des raisons communautaire mais leur apport national, comme ce fut le cas pour la rue ’’Chevalier de Saint Georges’’ à Paris, métis guadeloupéen, homme d’honneur, sportif, héro militaire (révoqué sous la Révolution comme royaliste (sic)) ...et compositeur stupéfiant (au point de croire aux miracles).


                  • Esprit Critique 5 avril 15:11

                    Le Faux-Cultisme de ce genre d’article est insuportable.

                    Vous n’avez ni lu le Code Noir , ni la Loi Taubira.

                    Toutes les lois memorielles sont des torchons a abroger.

                    Lhistoire est le travaildes historiens voir des artistes, Pas un instrument au service des tares idéologues, surtout les autoproclamés anti-racistes et antifachistes !


                    • SilentArrow 5 avril 16:02

                      @Paul Auriol

                      Un pas important a été franchi avec la loi Taubira reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’Humanité

                      L’esclavage reconnu par la Taubira comme crime contre l’humanité, c’est la traite transatlantique. Elle n’a pas voulu inclure la traite transsaharienne pour ne pas traumatiser les immigrés descendants des esclavagistes arabes.

                      Avec sous entendu qu’on pouvait très bien, par contre, traumatiser les petits Français.

                      C’est bizarre que personne ne lui ait fait remarquer qu’elle avait probablement plus de sang d’esclavagistes BLANCS dans les vaines que la plupart des petits Français dont les ancêtres n’ont jamais quitté leurs villages.

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