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Accueil du site > Tribune Libre > Accusé Robot, levez-vous !

Accusé Robot, levez-vous !

Je viens de rencontrer une vieille connaissance. Âgé et ayant récemment été renversé sur un passage protégé, il continue pourtant de conduire. « Pas plus de dix kilomètres. Après ça risque d’être dangereux, pour moi… et pour les autres ! » précise-t-il, réaliste et prudent, ajoutant : « J’attends avec impatience la commercialisation des premières voitures sans chauffeur ».

Tu risques de ne pas attendre longtemps, l’ami Henry : elles arrivent. Une enquête récente souligne que les trois quarts des automobilistes pensent que la voiture 100 % autonome sera une réalité dans un avenir proche. Ainsi, « 81 % des automobilistes espèrent en utiliser une avant 10 ans, 52 % se projettent même d’ici à cinq ans », précise l’étude. Espérons que ces voitures robots sauront t’éviter sur les passages protégés, Henry !

La voiture autonome Uber a renversé et tué une passante en mars dernier, en Arizona, aux États-Unis. Qui sera jugé coupable pour la mort de la jeune femme ? Peut-être le propriétaire de la voiture qui, s’il n’a pas touché le volant - après tout, il s’agit d’une voiture autonome - était bien en train de l’utiliser au moment de l’accident. Il serait à ce moment-là déclaré coupable, pour ne pas avoir su appréhender la réaction de son robot.

On touche là un vrai problème. Qui est responsable dans un cas pareil ? Le conducteur, comme dans la législation actuelle ? Il n’y en a pas. Le propriétaire du véhicule ? C’est évidemment le plus facile à trouver et à éventuellement attaquer juridiquement ? Mais c’est foncièrement injuste. Le marchand du véhicule ? Le constructeur ? Le concepteur du logiciel ? Pas facile tout ça…

Les robots sont maintenant partout. Les feux rouges qui règlent la circulation ? Des robots. Les DAB qui vous délivrent de l’argent ? Des robots. Les machines qui encaissent votre fric à la sortie de l’autoroute ? Des robots. Les machines qui conçoivent et qui fabriquent les voitures et autres engins ? Des robots.

Çà, c’est une première génération de robots. La voiture intelligente, c’est déjà autre chose. Et les robots humanoïdes de plus en plus sophistiqués qui voient le jour, c’est encore autre chose. Ils intègrent de plus en plus d’intelligence artificielle, sont de plus en plus autonomes. Il existe déjà des robots humanoïdes d’aide à la personne au Japon. Bientôt un amant infatigable ou une maîtresse ne prononçant jamais la terrible phrase pourvoyeuse de divorces : « Non pas ce soir, je suis fatiguée… » !

L’intelligence artificielle fait des avancées fulgurantes. Les robots combinent efficacité et économies dans de très nombreux domaines. La production en usine mais aussi le transport, l’agriculture, les soins médicaux, l’éducation. Ils sont aussi les bienvenus dans des opérations de dépollution chimique, radioactive ou autres en évitant d’exposer les humains. Bientôt des robots flics chargés du maintien de l’ordre ? Qui sait. Les robots soldats sortent bien déjà, discrètement, des cartons.

Mais parallèlement, les robots remplacent l’homme, ils mettent les ouvriers à la porte des usines, les paysans à la porte des étables, les vendeuses à la porte de la grande distribution. En d’autres temps, les métiers à tisser ont provoqué la révolte des canuts. Y aura-t-il une révolte des humains contre les robots ? Ou bien, ces modernes esclaves permettront-ils un nouvel âge d’or équivalent à celui des Grecs ? Chez les anciens Hellènes la production était réservée aux seuls esclaves humains. Les citoyens avaient ainsi le temps, la disposition d’eux-mêmes pour se cultiver, réfléchir, développer les arts, la philosophie, voire la guerre, pourvoyeuse… d’esclaves ! Système foncièrement injuste. Système qui s’est prolongé avec le prolétariat : le plus intelligent des esclavagistes n’est-il pas celui qui a commencé à les payer ? Peu, mais assez pour qu’ils puissent vivre mal et rester attachés à leurs maîtres patrons… Mais les robots peuvent remplacer sans problèmes moraux les humains dans la plupart des tâches. Corollaire indispensable sous peine de révoltes graves, il reste à inventer et mettre en place des systèmes de captation et de répartition équitables des bénéfices générés par le travail des esclaves robots. La réflexion est en route avec les divers projets de revenu universel.

Les robots réfléchissent, apprennent, corrigent leurs erreurs. Ils deviennent de plus en plus… humains. Á quand leur prise de conscience de leur propre existence ? Á quand leur possibilité de reproduction ? C’est le progrès. Mouais… Et s’il y avait un bug ? Et si ces robots étaient « hackés », contrôlés à l’insu de leur « propriétaire » par quelqu’un de mal intentionné ? Et s’il leur venait à l’idée de se révolter contre leurs maîtres humains ? Comme Carl 500 (Hal 9 000) dans « L’Odyssée de l’espace » ?

Quant aux robots conçus par et pour les militaires, ils le sont avec des programmations rigoureusement opposés. Leur fonction : tuer…

Il serait peut-être temps de réglementer la construction et l’utilisation de ces drôles mais aussi un peu effrayantes machines, non ? On se bouge dans ce sens en hauts lieux.

Le Parlement européen travaille également sur le sujet. Un rapport sous la direction de Mady Delvaux préconise :

- que la Commission propose une définition européenne commune des différentes catégories de robots autonomes et intelligents, compte étant tenu des caractéristiques suivantes des robots intelligents (acquisition d’autonomie grâce à des capteurs et/ou à l’échange de données avec l’environnement et interconnectivité) ; échange et analyse de données, capacité d’autoapprentissage, présence d’une enveloppe physique, adaptation du comportement et des actes à l’environnement)

- la création d’un registre des robots avancés,

- la mise au point d’un cadre éthique pour la conception, la fabrication et l’utilisation des robots qui complète utilement les recommandations juridiques du présent rapport ainsi que l’acquis national et de l’Union existant ; propose, en annexe à la présente résolution, un tel cadre, sous forme de charte établissant un code de conduite pour les ingénieurs en robotique, une déontologie pour les comités d’éthique de la recherche lorsqu’ils examinent les protocoles de robotique, et un ensemble de licences type pour les concepteurs et les utilisateurs,

- la création d’une agence européenne pour la robotique et l’intelligence artificielle,

- l’adoption d’une approche équilibrée en matière de droits de propriété intellectuelle et l’introduction, en accord avec les principes de nécessité et de proportionnalité, de garanties de protection de la vie privée et des données lors de l’élaboration de toute politique de l’Union en matière de robotique.

Mais encore, la responsabilité civile des robots étant une question cruciale, face à la complexité de l’imputabilité des dommages causés par des robots de plus en plus autonomes, il convient de travailler à la mise en place d’un régime d’assurance obligatoire. Mais également, la création d’un numéro d’immatriculation individuel, inscrit dans un registre spécifique de l’Union, afin de pouvoir toujours associer un robot au fonds dont il dépend ; ce numéro permettrait à toute personne interagissant avec le robot de connaître la nature du fonds, les limites en matière de responsabilité en cas de dommages matériels, les noms et les fonctions des contributeurs et toute autre information pertinente.

Enfin, est évoquée la création d’une personnalité juridique spécifique aux robots, pour qu’au moins les robots autonomes les plus sophistiqués puissent être considérés comme des personnes électroniques dotées de droits et de devoirs bien précis, y compris celui de réparer tout dommage causé à un tiers ; serait considéré comme une personne électronique tout robot qui prend des décisions autonomes de manière intelligente ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers.

Une lettre ouverte de plus de 200 juristes et scientifiques a récemment alerté sur la proposition de la Commission européenne visant à accorder une "personnalité juridique" aux robots dotés d’intelligence artificielle. N’est-ce pas une embrouille pour permettre aux constructeurs de ces machines de se dédouaner de leurs responsabilités ? Ainsi l’utilisateur risque d’être tenu pour responsable en cas de dommages causés par son robot, exonérant ainsi le fabricant, pourtant le seul en situation de corriger la conception de la machine.

Mais si on donne une personnalité juridique au bout de fer « intelligent » afin de pouvoir lui attribuer une responsabilité, cela revient à lui reconnaître des droits.

Ceux qui se penchent sur la question devraient s’inspirer d’Isaac Asimov, le maître de la Science-fiction qui y a pensé. Il en a établi plusieurs lois fondamentales :

1 - Un robot ne peut attenter à la sécurité d’un être humain, ni, par inaction, permettre qu’un être humain soit mis en danger.

2 - Un robot doit obéir aux ordres d’un être humain, sauf si ces ordres entrent en conflit avec la première loi.

3 - Un robot doit protéger sa propre existence tant que cela n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. (Voir I. Asimov, Cercle vicieux (Runaround, 1942)).

Et puis la loi 0 - Un robot ne peut faire de mal à l’humanité, ni, par inaction, permettre que l’humanité soit mise en danger.

Accusé Aspi-Rateur-Robot, levez-vous ! Est-ce utopique ?

 

Sources :

https://www.marianne.net/societe/statut-juridique-des-robots-en-europe-jusqu-ou-peuvent-aller-les-droits-des-machines

https://www.alain-bensoussan.com/wp-content/uploads/2016/10/20161005.pdf

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/le-regime-juridique-applicable-aux-robots-le-livre-blanc-de-la-symop-devoile-le-25-octobre-2016.html

http://www.usine-digitale.fr/article/quand-le-droit-des-robots-se-construit-a-bruxelles.N446037

http://dailygeekshow.com/robot-ethique-aide-humain/

 

Photo X - Droits réservés


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17 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 4 mai 14:13

    Le responsable est la firme qui as conçue et commercialisé le robot.
    Car elle est responsable de la logique de ce dernier.

    N’oublions pas que les Idiots Automatisés aussi connus sous le doux acronyme d’IA ont un niveau de conscience = 0 et un niveau d’intelligence = au code en place (responsabilité du fabriquant).

    N’oublions pas non plus que la route reste un lieu dangereux et que les piétons n’y sont pas les bienvenus et que leur sécurité y impose d’éviter d’y faire n’importe quoi.

    IA ou Humain un piéton qui soudainement se jette sous les roues de la voiture ne peux qu’y passer.
    D’ailleurs dans nos métros 100 % autonomes qu’y dit la lois sur les responsabilités ?

    Le bon coté des voitures autonomes c’est que ça vas stopper cette hypocrisie de toujours considérer les Conducteurs comme coupable de tous les maux de la route.

    Peur être aurons nous enfin une interdiction aux piétons de faire n’importe quoi sur la route.


    • moderatus moderatus 4 mai 14:20

      Bonjour,

      au lieu de développer l’intelligence des hommes et aussi leurs connaissances, on met le paquet sur l’IA.

      savez vous que dans certaines grandes sociétés , les entretiens pour les recrutements sont faits par de robots.

      un drôle de monde que l’on nous prépare.


      • hunter hunter 4 mai 14:48

        « guns don’t kill people, people kill people ! »

        Ce n’est pas le progrès techno en lui-même qui est mauvais, mais la façon dont les dominants s’en servent pour asseoir leur pouvoir !

        Si dans 10 piges la bagnole autonome permet ( en théorie, parce que comme d’habitude, ça va coûter une blinde...) à des gens âgés de retrouver un peu d’autonomie, c’est très positif.

        Mais si ça ne sert qu’a fliquer, surveiller, restreindre la liberté d’expression comme c’est en train de se mettre en place, alors là oui, il faut contre-attaquer....mais pas en détruisant les machines, mais en détruisant ceux qui leur font prendre le tournant qui les arrange !

        Adihatz.

        H/


        • Jean Roque Jean Roque 4 mai 20:02

          Pour les lecteurs de Marx (donc pas les crétins gochos qui regardent les images du « Le merdia ») :
           
          L’ERREUR DÉFINITIVE DE MARX
           
          S’il n’a jamais affirmé la certitude de la fin du capitalisme (le philosophe hégélien ne peut dépasser son temps), Marx l’espérait dans avènement de son obsolescence face au « général intellect » : la connaissance humaine interconnecté dans le grand orchestre de la société l’emporterait en puissance créative sur le Capital matériel (et par là sur l’état aussi).
           
          « La cuisinière deviendra alors capable de diriger l’État et chacun sera en mesure de gouverner la société autant que soi-même. »

           
          Jamais il n’envisagea que c’est l’intelligence elle même qui puisse être privatisé par l’Argent dans la Machine IA, qu’elle soit objectivé en Capital matériel fixe, et qu’au final c’est le cookie qui dirigerait l’esprit du gogochon, que l’IA Watson surpasserait l’ingénieur.  L’intellectualité de masse prévu par Marx finira en libidineux RUiste rappeur branleur crétinisé au QI en chute libre, d’« Idiocraty », nourri et torché par des robots. Dans la fatalité d’une société tellement complexe, le gogochon ne sera plus capable de l’appréhender, ni même lui même.
           


          • Jean Roque Jean Roque 4 mai 20:06

            Pour les lecteurs d’ED, donc forcément très cultivés par pléonasme, comment Marx décrit la fin du capitalisme (fragment sur les machines des Grundrisse). Et où l’IA ne devait pas remplacer gogochon...
             
             
            « L’échange de travail vivant [salarié] contre du travail objectivé [machine], c.-à-d. la position du travail social sous la forme de l’opposition entre capital et travail salarié – est le dernier développement du rapport de valeur et de la production reposant sur la valeur. Sa présupposition est et demeure : la masse de temps de travail immédiat, le quantum de travail employé comme facteur décisif de la production de la richesse [tps d’emploi de la machine]. Cependant, à mesure que se développe la grande industrie, la création de la richesse effective dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail [la qualification], laquelle à son tour – leur puissance efficace – n’a elle-même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt de l’état général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de l’application de cette science à la production. […] La richesse effective se manifeste plutôt – et c’est ce que dévoile la grande industrie – dans l’extraordinaire disproportion entre le temps de travail employé et son produit, tout comme dans la discordance qualitative entre un travail réduit à une pure abstraction et le pouvoir du processus de production qu’il contrôle [un homme contrôle une usine de robots]. Ce n’est plus tant le travail qui apparaît comme inclus dans le processus de production, mais l’homme plutôt qui se comporte en surveillant et en régulateur du processus de production. […] Le vol du temps de travail d’autrui, sur lequel repose la richesse actuelle, apparaît comme une base fondamentale misérable comparée à celle, nouvellement développée, qui a été créée par la grande industrie elle-même [la connaissance technico-scientifique incarnée ds l’humain]. Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse et doit nécessairement cesser d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage. Le surtravail [le tps non rémunéré au salarié] de la masse a cessé d’être la condition du développement de la richesse générale, de même que le non-travail de quelques-uns a cessé d’être la condition du développement des puissances universelles du cerveau humain. Cela signifie l’écroulement de la production reposant sur la valeur d’échange [qui permet la plus-value et l’investissement matériel en Capital fixe Machine], et le processus de production matériel immédiat perd lui-même la forme de la pénurie [salaire de survie] et de la contradiction [surproduction]. C’est le libre développement des individualités, où l’on ne réduit donc pas le temps de travail nécessaire pour poser du surtravail, mais où l’on réduit le travail nécessaire de la société jusqu’à un minimum [pour la science améliorant la productivité], à quoi correspond la formation artistique, scientifique, etc., des individus grâce au temps libéré et aux moyens créés pour eux tous. Le capital est lui-même la contradiction en tant que processus, en ce qu’il s’efforce de réduire le temps de travail à un minimum, tandis que d’un autre côté il pose le temps de travail comme seule mesure et source de la richesse. C’est pourquoi il diminue le temps de travail sous la forme du travail nécessaire [en mécanisant] pour l’augmenter sous la forme du travail superflu [à produire des conneries] ; et pose donc dans une mesure croissante le travail superflu comme condition – question de vie ou de mort – pour le travail nécessaire. D’un côté donc, il donne vie à toutes les puissances de la science et de la nature comme à celles de la combinaison sociale et du commerce social pour rendre la création de richesse indépendante (relativement) du temps de travail qui y est employé [absolument avec une usines entièrement robotisée et autonome]. De l’autre côté, il veut mesurer au temps de travail ces gigantesques forces sociales ainsi créées, et les emprisonner dans les limites qui sont requises pour conserver comme valeur la valeur déjà créée. Les forces productives et les relations sociales – les unes et les autres étant deux côtés différents du développement de l’individu social – n’apparaissent au capital que comme les moyens [formation pour améliorer la productivité], et ne sont pour lui que des moyens de produire à partir de la base fondamentale bornée qui est la sienne [produire de l’Argent]. Mais en fait elles sont les conditions matérielles pour faire sauter cette base. [...]
            La nature ne construit ni machines, ni locomotives, ni chemins de fer, ni télégraphes électriques, ni métiers à filer automatiques, etc. Ce sont là des produits de l’industrie humaine : du matériau naturel, transformé en organes de la volonté humaine sur la nature ou de son activation dans la nature. Ce sont des organes du cerveau humain créés par la main de l’homme : de la force de savoir objectivée. Le développement du capital fixe indique jusqu’à quel degré le savoir social général, la connaissance, est devenue force productive immédiate, et par suite, jusqu’à quel point les conditions du processus vital de la société sont elles-mêmes passées sous le contrôle de l’intellect général, et sont réorganisées conformément à lui [c.a.d à l’humain et non à la Machine]. Jusqu’à quel degré les forces productives sociales sont produites, non seulement sous la forme du savoir, mais comme organes immédiats de la pratique sociale ; du processus réel de la vie. »

             


          • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 mai 20:41

            L’article représente l’IA exactement tel qu’il est présenté par la presse. On va dire qu’il s’agit du consensus sur l’IA dans l’esprit des français.

            Alors permettez moi d’y mettre mon avis «  »d’expert«  »©®™

            Il y a une confusion fondamentale voulue ou non entre deux aspects autour de la signification de l’intelligence artificielle :

            - l’intelligence artificielle machine à laver, c’est à dire une machine ou un logiciel capable de faire beaucoup mieux sans vraiment tout remettre en cause. Issue du Big Data ou des réseaux neuronaux, qui au final ne sont que des statistiques ou des probabilités poussées à leurs limites du fait de la masse de données qu’elles traitent. Elles peuvent remplacer un médecin ou un avocat mais pas les deux en même temps étant donné les informations sur lesquelles elles ont été objectivement construites. Vous verrez : une voiture autonome ne pourra circuler que sur les voies précédemment explorées, et gare au nouveau rond-point qui n’était pas sur les plans appris !

            - l’intelligence artificielle HAL9000, c’est à dire une machine ou un logiciel sentient, pluri-disciplinaire et autonome qui n’ira pas détecter la nature et le poids de votre linge pour le laver de manière optimale. Cette forme d’intelligence artificielle n’est pas comprise et encore moins programmée. Etrangement c’est celle qui par amalgame avec la première forme d’intelligence artificielle est dénoncée et redoutée (les trois loi d’Asimov) Ce qui est incroyable à mon avis c’est que cette facette de l’IA a généré plus d’experts en sécurité de l’IA qu’en experts de la nature et du fonctionnement réel d’une intelligence artificielle.

            Google et beaucoup d’autres ont crée leur instituts de prévention contre l’intelligence artificielle, c’est pas de bon coeur, c’est parce qu’ils savent très bien que si une vraie IA est développée, leur existence se compte en jour si ce n’est en heures...
            Voilà les paramètres supplémentaires à inclure dans votre analyse.


            • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 4 mai 21:49

              @La Voix De Ton Maître
              Merci de ces précisions éclairantes.


            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 mai 22:46

              @VICTOR Ayoli

              Allez voir cette vidéo
              , cliquez CC puis Fançais pour afficher les sous-titres si vous ne comprenez pas l’anglais. Vous allez comprendre le principe des réseaux neuronaux et de son apprentissage.

              Vous allez être choqué par la bêtise et la vulgarité de la méthodologie des réseau neuronaux, c’est normal, la théorie date de 1943, et de 1975 si l’on considère la propagation inverse.
              Vous verrez, c’est une technique bête et méchante, une force brute dans la statistique. Les algorithmes sont disponibles à tous.

              Pour AlphaGo et AlphaGo Zero, on peut supposer qu’il aient optimisé la chose, mais déjà les experts proposent des explications détaillées au public.

              Alors, vous allez me dire : est-ce vraiment cela qu’ils nous vendent dans les médias ? Cette bidouille rudimentaire en tant qu’intelligence artificielle ? Et je vous répond : oui ce n’est que cela !


            • Jean Roque Jean Roque 4 mai 23:01

              @La Voix De Ton Maître
               
              Watson remplace le médecin et l’avocat.
               
              La voiture autonome passera le rond point car elle le reconnaît comme un rond point... comme le fait moins bien un gogochon qui ne l’a jamais vu avant. Elle reconnaît un triangle car le triangle est vu comme un « concept abstrait » topologique. C’est d’ailleurs ce qui a permit au traducteur Google de passer de l’Hébreu à l’irlandais sans avoir jamais parcouru de texte traduit entre les 2 langues, il travaille avec des concepts, résultats des « filtres heuristiques » aboutissant à de la sémantique pure. D’ailleurs personne ne comprend vraiment le miracle... pas plus que le pb des turbulences de Kolmogorov (1940) pourtant plus simple...
               
              Pour ce qui est de la sentience, elle sera juste la métrique à implémenter de l’unique loi de la robotique :
               
              « Tout robot tend par son hardware vers un optimum de conditions favorables au milieu desquelles il peut déployer sa force et atteindre la plénitude du sentiment de sa puissance. » Nietzschimov
               
              Le Mulet y travaille déjà. smiley
               

               



            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 mai 23:58

              @Jean Roque

              Watson remplace le médecin et l’avocat.

              Sous la marque Watson, deux réseaux distincts, un pour l’avocat, un pour le médecin. A supposer que ces deux réseaux neuronaux fusionnent tant bien que mal. Il faudra qu’ils fusionnent pour tous métiers existants : comptable, mécanicien....
              Vous croyez vraiment qu’on obtiendra un philosophe à la fin sans qu’on lui demande ? Il faudra à chaque fois qu’un malade meurt faute d’avoir oublié de divulguer un détail important, n’est pas Doctor House qui veut !

              La voiture autonome passera le rond point car elle le reconnaît comme un rond point

              La voiture autonome s’est pris un cycliste de pleine face sur une ligne droite, et un camion car il faisait trop beau temps... va falloir que l’IA fasse toutes les fautes possibles pour tout apprendre ? trop facile pour excuser son manque d’intelligence

              C’est d’ailleurs ce qui a permit au traducteur Google de passer de l’Hébreu à l’irlandais sans avoir jamais parcouru de texte traduit entre les 2 langues

              Si les filtres heuristiques se limitent à casse-toi de chez moi, c’est facile.
              D’ailleurs je compte toujours sur Google Translate pour me remonter le moral et rigoler, je traduis une page et qu’est ce que je me marre ! Je reprend goût à la vie. Traduisez cette page en anglais et notez les erreurs et on en reparle.
              D’ailleurs vous serez un véritable défi à vous tout seul pour la traduction : gogochons et le reste de vos commentaires resteront de hiéroglyphes sémantiques et heuristiques au point que la future police de la pensée ira vous emprisonner à défaut de vous comprendre.

              Pour ce qui est de la sentience, elle sera juste la métrique à implémenter de l’unique loi de la robotique

              Comme si la sentience était le résultat de la somme des corrections de ratages statistiques. Gogogadget-o-QI

              Yann Le Cun et Stéphane Mallat... formidables traducteurs francophones de concepts disponibles de vidéos disponibles en ligne il y a plus de 10 ans, ou de livres publiés il y a 35 ans

              D’ailleurs c’est bizarre qu’avec vos références vous n’ayez pas connaissance de l’avis de Minsky sur l’IA avant sa mort.


            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 5 mai 00:32

              @La Voix De Ton Maître

              Tremblez, Jean Roque, tremblez !

              j’ai retrouvé la dernière interview de Minsky
              avant sa mort que j’avais heureusement annoté.

              Votre confiance aveugle dans le fait que l’IA soit une itération de simples réseaux neuronaux, votre certitude que l’état est incapable de faire quoique ce soit de bien... tooooooûtes vos idées préconçues balayée par une seule interview de celui qui est considéré comme l’un des papas de l’IA, fébrile mais tellement agile et précis dans ses idées face à l’interviewer malhabile.

              I don’t hink our current abilities about probabilites are much an advance about the work we had 50 years ago

              Qui se traduit par :

              T’as 50 ans de retard dans ta théorie, mec

              Vadé Retro ! smiley


            • Jean Roque Jean Roque 5 mai 14:53


              Machine de Turing, transistor effet tunnel, particules de Majorana pas encore trouvées... effectivement tout est basée sur la science d’il y a 50 ans, et même 250 pour le Lagrangien de la rétroaction qui sert d’apprentissage...
              Mais gogochon n’est pas plus compliqué que la bactérie Mitochondrie, qu’il a en chaque cellule, juste plus complexifié.
              Minsky dit ce que dit Mallat, manque la théorie mathématique probabiliste. On ne comprend pas pourquoi le réseau neuronal multicouche marche si bien... mais
               
              Le gogochon a-t-il besoin de comprendre comment il baffre ?
              Son auge rempli par les robots.
              Alors pourquoi l’IA en aurait-elle besoin pour gaver gogochon ? smiley
               
              C’est le mutant OGM chinois de Zhao Bowen qui sera la1ère IA smiley
               
              « La performance de la Technique est telle que, le jour où l’heure sonnera, elle sera capable d’éliminer rapidement, méticuleusement, exactement, intégralement, ce qui est organique où que ce soit. » 1916, Das bobo, Ernst Niekisch annonce le cyborg
               

               

               


            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 5 mai 19:53

              @Jean Roque

              On ne peut pas dire que l’intelligence se résume à un effilement de réseaux neuronaux basiques.

              Là est la vérité.


            • zygzornifle zygzornifle 5 mai 09:11

              Avec bientôt 10 milliards d’habitant comment faire meme avec l’IA pour ne pas renverser quelqu’un ?


              • zygzornifle zygzornifle 5 mai 09:12

                Je crains le jour où la technologie dépassera les capacités humaines. Le monde risque alors de voir une génération de parfaits imbéciles.

                ― Albert Einstein


                • Ruut Ruut 5 mai 13:51

                  Idiocratie était donc visionnaire.

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