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Analyse de la lettre de Macron

Pour ouvrir le Grand, Miraculeux et tant attendu Débat National, Macron vient de pondre une lettre à ses Français. Comme toujours, accompagné de ses fidèles compagnons en communication -bien que certains aient quitté le navire-, il manie les mots et pilote son discours. Sur le fond et sur la forme, quel message transmet-il réellement ? Décortiquons son discours sans plus attendre, mot à mot.

Lettre ouverte de Macron aux Français

Vous trouverez mes annotations en italique tout au long de la lettre. Allons-y et synthétisons ensuite…

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes –Macron insiste ici sur le groupe, l’identité commune avec l’expression « compatriotes ». Il met aussi en avant l’importance qu’il leur accorde à travers l’adjectif « cher » et sa répétition. On peut voir qu’il continue de mettre en avant sa supériorité par le pronom possessif « mes » tout de même, afin de ne pas oublier que c’est bien parce qu’on lui coûte cher qu’on est maintenant en sa possession.

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes. Ici, on nous rappelle que ce mouvement est temporaire : ce n’est qu’une période. Et ce mouvement, « nous » le traversons ensemble encore une fois, avec l’idée d’appartenance. On oppose aussi la pensée avec les interrogations à l’état : il semble plus important pour notre Président d’être ce qu’il pense, que de penser à ce que l’on est.

La France n’est pas un pays comme les autres. Notre différence, notre pays. Le président s’adresse à ses chers gaulois réfractaires en visant leur égo, méthode marketing du SONCAS où le O=Orgueil.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte. On retourne au SONCAS, le S de Sympathie cette fois, en mettant en avant la générosité de la France et de ses vaillants gaulois. Toujours en mettant en avant notre différence vis-à-vis des autres : PLUS FORTE.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous. « Chez nous », belle anaphore pour s’adresser aux nationalistes du mouvement. Et contrairement à il y a quelques jours, les français semblent avoir retrouvé leur sens de l’effort. Mais où l’avaient-ils donc oublié ??

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires. Allez on flatte encore un peu notre égo. Et l’égalité, n’est-ce pas ce que veulent les partisants du communisme libertaire ? Il ne nous manque que la liberté et on est bon.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie. Et là voilà la liberté, que c’est bien construit ! Il faut bien tenter de convaincre les anarchistes, alors on leur rabache quelques mots qu’ils aiment bien « libre », « droits », « opinion », « conscience », croyance »…

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre. Mhhh au paragraphe d’avant le citoyen avait beaucoup de droits, maintenant il a un devoir… AH ! Mais oui, le devoir de faire valoir ses droits à travers quelqu’un d’autre, mais oui qu’on est bêtes. Et en plus on a même le droit de participer à des grandes décisions wouaaaah quelles libertés, quand notre liberté se résume à choisir qui des plus puissants prendra le pouvoir !

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française. Encore une fois, on nous met en valeur, on nous rassemble, on nous culpabilise un peu aussi. Est-ce que, si je vote Macron, je pourrais décider de ton destin ? Vous décidez de ceux qui pourront se nourir et se loger demain, mais on ne peut pas décider de te retirer le champagne demain.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ? FFFIOUFIOUFIOU sortez les violons, grattez les cordes, si vous cherchez Macron il semblerait qu’il soit sur la corde raide. Et pourtant il ne fait pas de slackline.

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste. Diviser pour mieux régner… Rappeler à ceux qui n’ont pas ces problèmes qu’ils n’ont pas le droit d’être insatisfaits et demander plus de justice.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail. Père Macron nous comprend…. Lui qui met la main à la pâte et à la poche.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires. La fameuse vague de populisme, elle a bon dos. Mais elle déferle sur la France, et c’est jusqu’au cou que Macron va l’avoir.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait ! Là on monte d’un cran, le ton monte et on atteint le S de Sécurité du Soncas. Pour la violence, on ne peut être que d’accord… Mais pourquoi mélanger la violence et la mise en accusation ? Les institutions vont mal et les français n’en veulent plus.

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales. TOUT LE MONDE, vous entendez bien, TOUS.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre. Ce n’est pas ce que font les français depuis novembre ? Et pourquoi vous Mr. Macron vous ne vous laissez pas interroger par des journalistes de l’opposition ? Pourquoi la salle de presse a-t-elle été déplacée hors de l’Elysée ? Pour des raisons de confort pour les médias ? Voyons, si les journalistes avaient mal au cul dans l’ancienne salle, vous leur avez surtout mis bien profond dans la nouvelle.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit. L’inconnu, la croyance, le destin… !! Les français ne veulent plus tomber d’accord, c’est toi qu’ils veulent faire tomber.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé. Macron rerevendique son idéologie néo-capitaliste. Comprendra-t-il que favoriser les grandes entreprises ne peut aller de pair avec le social et l’écologie ?

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées. C’est NOTRE PROJET.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps. Et qui finance l’impôt ? L’ISF ? Les riches ? Les multinationales ? Rayés du discours. Et on oublie de détailler ce qu’il vient financer : les parlementaires, le train de vie du gouvernement, le maquillage de Mr, les projets abandonnés comme NDDL ou la taxe carbone… On essaye de nous faire culpabiliser en montrant les petits gens comme nous que les impôts permettent de payer.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin. La théorie du ruissellement ne marche pas Mr Macron, même Le Monde le dit. Les riches spéculent et les pauvres pullulent.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? On parle de baisser certains impôts, mais certainement pas d’en monter (ISF ISF ISF) ! Nous ne sommes pas jaloux, nous sommes révoltés.

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ? …Que dire de plus…

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage. Diviser pour mieux régner toujours : entendez, vos revendications divergent.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale. Le mot cohésion est bien singulier dans ce contexte.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ? Les citoyens ne veulent pas des pouvoirs « plus près », ils veulent du pouvoir !

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses. Alors remets toi en cause de suite, car il semblerait que la majorité de la population en est pris conscience. Mais nous n’avons pas le pouvoir, nous ne sommes pas de ceux qui décident comment utiliser les ressources de notre Terre. Mais il est bien plus simple de faire culpabiliser les citoyens dont les émissions carbones sont pourtant bien faibles en comparaison de celles des multinationales. Il est bien retors d’influencer les citoyens et de les réprimander ensuite. Tout en continuant à engraisser les gros du secteur de capitaux permettant d’oeuvrer à la destruction de la planète.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes. Evidemment, les pauvres polluent plus à conduire leur vieille 205 que lorsque tu prends l’avion pour une centaine de km. Il faudrait aussi revoir la gestion des déchets de l’Elysée car il semblerait que ce soit un programme qui devra être jeté prochainement.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ? Et la taxe carbone européenne ? Qui devrait permettre de taxer les groupes dépassant leur quotas d’émissions et qui, à la place, leur permet de gagner des millions (je cite : Lafarge par exemple), mais vous fermez les yeux, car au moins, elles ne délocalisent pas. Et malgré tout, la France annonce en décembre dernier qu’elle n’augmentera pas le prix de la taxe carbone qui restera à son niveau de 2018, en contradiction avec sa position lors de la COP24.

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ? Bullshit.

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ? « Quand le sage désigne la lune, l’imbécile regarde le doigt »

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections. Jusque là, je dis oui…

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ? Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ? Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ? Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ? …Voilà.

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ? Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ? Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ? On obtient un petit plus sur le référendum. Certes. Mais donne des lunettes à un aveugle et nous verrons ce qu’il te répond.

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration. Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ? Les migrants sont donc un objectif à atteindre, un défi à relever. A part relever leurs empreintes, et atteindre à leur dignité humaine, la France ne fait pas grand chose. Beaucoup d’hyprocrisie envers ceux qui ont fait l’erreur de naître ailleurs.

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix. Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien. Nous avons le droit de parler de tout autre sujet que ceux proposés… mais attention il vient nous rappeler que cela ne doit être qu' »évoqué« . En utilisant les conditionnels « auriez » « pourriez », il nous affirme que, parler d’un autre sujet, ce ne serait qu’une impression temporaire de pouvoir améliorer notre existence (et non la notre, à présent il ne s’inclut plus).

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence. Le président saturnien vient démontrer sa force, sa supériorité, son pouvoir. Dommage que ce soit à travers une lettre.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions. Nuance : il ne veut pas transformer « vos colères », mais « avec vous les colères ». Il vient aussi tenter d’atténuer la révolte à travers un euphémisme, en la rabaissant au rang de colère, au même titre que c’elle d’un enfant qu’il se devrait de calmer et rassurer (Définition de la colère : « état affectif violent et passager[…] »).

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat. Le N de Soncas, la Nouveauté ! Beau produit marketing ce parti.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel Macron Et non plus « Le Président de La République En Marche ». LREM, passé de mode ?
 

 

Au premier abord, Macron semble concéder davantage de liberté à nous, aux citoyens. Il parle de nos droits et libertés, se montre ouvert au changement, au dialogue et à l’échange. Utilisant un ton rassurant et bienveillant à la fois, il se pose en conciliateur.

 

Au premier abord seulement. Sur le fond, Macron ne concède rien : l’ISF ne sera définitivement pas remis en question. Les entreprises continueront d’être privilégiées. Le gouvernement et les institutions actuelles resteront bien en place. Seul le référendum est envisageable, mais il nous est bien rappelé, que le petit peuple n’est à même de prendre des décisions que pour lui-même (et non pour les entreprises ou le gouvernement par exemple) et qu’il a le droit de s’exprimer de temps en temps, mais toujours par des intermédiaires choisis, et pas sur les sujets qu’il souhaite non plus. C’est bien mal comprendre les revendications des français que de répondre avec de la biafine à celui qui demande un parapluie.
Macron a bien pris conscience du fléau climatique et de l’urgence environnementale. C’est pourquoi il choisit de culpabiliser les pauvres plutôt que d’agir à la source du problème et de pointer du doigt ses amis. Il est bien doux, il veut que les pauvres arrêtent de culpabiliser, il va les aider à manger bio et vendre leur « vieille chaudière ».

Sur la forme, un ton rassurant alors ? Que nenni, finalement il s’impose en figure autoritaire mais… à travers une… lettre ? Il a fière allure le président Saturnien.
Bienveillant il inclut tous les français dans son discours, tente de flatter anarchistes et nationalistes, pauvre et migrants. Il oublie cependant de parler du gouvernement, de ses parlementaires, de son train de vie et redirige tout simplement les demandes ailleurs. Peuple incompris ou dirigeants méprisants ?
Et où est passée la novlangue politique ? Macron est un homme du peuple.
Tel un parti politique néo-libéral et capitaliste qui se respecte, il utilise des méthodes marketing à travers son discours. Maniant le SONCAS, dans le but de convaincre sans aucune forme de manipulation, il vient appuyer son discours sur les 6 points : Sécurité, Orgueil, Nouveauté, Confort, Argent, Sympathie. « Sécurité ? Faire attention au populisme il faudrait. Orgueil ? La France, vous symbolisez. Nouveauté ? Après le débat, tout changera. Confort ? Confortable est le système. Argent ? Précieux il est. Pour tout le monde, il n’y en a pas. Sympathie ? Généreux je suis. Nous sommes. »

Offrir le choix dans la restriction, c’est la seule voie que souhaite offrir le gouvernement au peuple. Ne lui laissant pas d’autre alternative que le Débat National, tout en dirigeant d’ores et déjà le débat sur des questions non posées, contournant ainsi les plus sensibles.
Quelle sera la réponse du peuple à cette lettre ? Les français seront probablement dans la rue samedi prochain, mais où sera le Président ?

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-cash-investigation-quotas-carbone-un-business-en-beton-pour-lafarge_1459609.html
https://www.actu-environnement.com/ae/news/France-tarification-carbone-Europe-32575.php4
https://www.youtube.com/watch?v=B6AlRuO2zRM&feature=youtu.be
https://www.lepoint.fr/societe/salle-de-presse-de-l-elysee-une-histoire-qui-se-confond-avec-celle-de-la-ve-republique-02-11-2018-2268066_23.php

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/13/document-la-lettre-d-emmanuel-macron-aux-francais_5408564_823448.html

 


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31 réactions à cet article    



    • ASTERIX 15 janvier 10:35

      @JL

      _80 % de nos élus nationaux sont médiocres voir nuls (   voir marcharrière ripou blicains )

      ils vendent leur Poids électoral aux grands groupes en devenant lobbyistes ils nous vendent donc !!!!!!!!!!§§§ nos votes !!!! sanofi big pharma rotschild hsbc armement
       ( exemple mmes weil buzyn levy santé a la notre et WARGON ecolo approuvant ogm et huile de palme ( PETITE FILLE DE stioleru /// )
      la solution pour les éradiquer votez BLANC OU INSOUMIS

      AVEC LES AUTRES VOUS PERDEZ VOTRE VOIX SANS AUCUN BENEFICE QUE CELUI D ETRE TRAHIS !!!!!!!!!!! degagez  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • Pierre 14 janvier 14:01

      Normal qu’il déclare ne pas vouloir restaurer l’Isf : il s’agit d’encourager l’investissement (dans notre pays les entreprises manquent de fonds propres), d’éviter les départs et stimuler les retours. Vous croyez qu’en multipliant les doutes sur ce point (quand la peudo ministre Schiappa a évoqué un retour éventuel, les taux d’intérêts facturés à notre pays ont amorcé une grimpette) ce mouvement si favorable à notre économie va pouvoir s’épanouir, hein ?


      • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 17:48

        @Pierre
        On connais la musique.
        Reste qu’en démocratie c’est le peuple qui a le dernier mot.
        Et il semble bien qu’il ne crois plus en ces incantations.


      • JPCiron JPCiron 14 janvier 18:32

        @Pierre

        Les français qui sont partis ont peu de chances de revenir. Surtout les « gros ». Après quelques années à l’étranger, on se sent « chez soi ». On a la double nationalité. Les enfants s’adaptent le plus vite. Ils se marient souvent sur place, avec des « indigènes ». C’est le début de profondes racines.

        En France, c’est la démocratie. C’est le peuple qui met le bulletin de vote dans l’urne. Le peuple est responsable de ce qu’il a construit-déconstruit- cousu et décousu depuis bien des décades. Seul le peuple a le droit de vote. Il a construit son destin d’hier, et il fera de même demain. Je dis cela, mais je suis certain que nul n’en doute.


      • Audrey Audrey 14 janvier 22:32

        @JPCiron
        C’est beau la démocratie. J’y ai cru des années avant de comprendre que ce n’était qu’une illusion. Pour que le vote nous permette de jouer sur le destin, encore faudrait-il que chacun ai le même degré d’information. Or, le citoyen moyen votant pour Macron ne s’attend pas à un programme néo-libéral retirant des privilèges sociaux pour accorder davantage aux plus riches. Et ne me répondez pas que c’est le savoir du citoyen de s’informer : car pour un pays prônant l’égalité, tout le monde ne dispose pas des mêmes moyens pour s’informer, que ce soit financièrement ou intellectuellement.


      • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 15 janvier 11:21

        @Pierre

        Vous devriez savoir que la fortune qui mise sur des placements financiers pour enfler ses profits n’est que spéculation et n’intervient plus dans l’investissement des entreprises depuis bien longtemps. 

        Celles qui galèrent à trouver de la trésorerie pour réaliser des projets s’adressent aux banques qui ne leur font aucun cadeau même si leurs actions grimpent, valeurs factices s’il en est.


      • Pierre 15 janvier 12:38

        @Pere Plexe
        Il est vrai que peut-être, désormais, la politique de la France se fera au bar du café du commerce.


      • Pierre 15 janvier 12:43

        @JPCiron
        Probablement un peu exact mais beaucoup d’entre eux sont partis à cause de tares que Macron tente de combattre, même parfois maladroitement, et beaucoup également sont à la frontière belge et n’ont qu’un pas à faire. Quant à la clairvoyance du peuple, vaste débat...


      • Pierre 15 janvier 12:46

        @Audrey
        Exact, le français est d’une inculture économique crasse, ce qui ne l’empêche pas, comme vous, d’avoir des positions débiles péremptoires.


      • Pierre 15 janvier 12:49

        @Parlez moi d’amour
           Pas tout à fait exact, mais, justement, il est indispensable d’encourager un mouvement favorable.


      • aimable 14 janvier 14:44

        ce qui m’a choqué d’entrée de jeu c’est ce, chers Françaises chers Français, ( le chers compatriotes est la parce qu’il ne peut faire autrement , mais cela a du lui écorché la bouche ) comme si lui était un étranger qui s’adresse a nous , je trouve révélatrice cette formule qui explique a elle seule son comportement face au gilets jaunes .

        je vous avouerai que pensant que le reste était du même tonneau , je me suis arrêté là , aujourd’hui la lecture de votre article qui selon mes idées me donne raison .


        • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 17:54

          @aimable
          Mes redevables sujets aurait été moins faux cul ....


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 14 janvier 15:06
          Dans la Lettre de macron, vous lirez :«  »« C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires. C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.  »« ...

          Rien que pour ça, Macron rend ce »dialogue" inutile !!! Si la France était la fraternité et l’égalité accomplies, on n’aurait pas vu tous les défilés chroniques depuis De Gaulle à Missié Pharaon... Il faut plutôt mettre en lumière l’incroyable élasticité de l’injustice française qui va de la tente individuelle du SDF du Quai Branly jusqu’au Paradis fiscal des CAC40 !!! https://www.elysee.fr/admin/upload/default/0001/03/0090173c1bc9aaa87f21995ae 3b88a55f1fda3d0.pdf

          • Pierre 14 janvier 15:11

            @Mohammed MADJOUR
            On sort ce genre de trucs quand on ignore qu’aucun pays au monde ne procède à une telle redistribution ! D’ailleurs, c’est dans en France que la différence entre les plus riches et les plus pauvres est la plus faible, en raison notamment de la fiscalité. Faut voyager mon pote !!


          • Pierre 14 janvier 15:12

            @Pierre
            mdr : lire « c’est en France »


          • Audrey Audrey 14 janvier 22:35

            @Pierre
            Et vous cessez de voyager et regardez en bas de chez vous.


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 15 janvier 14:36

            @Pierre

            « SDF du Quai Branly jusqu’au Paradis fiscal des CAC40 !!! »

            «  »C’est ce que j’ai dit, aucune différence ! Rien que de l’égalitude !!!


          • zygzornifle zygzornifle 14 janvier 15:28

            Je me demande qui l’a écrite et si il la lue ....


            • Dédé 14 janvier 17:35

              Chères françaises, chers français...Les gilets jaunes agressés, blessés, mutilés apprécieront. Ce débat ne devrait pas avoir lieu sans un préalable : faire cesser toutes ces violences et amnistier les GJ condamnés ou en instance de jugement.

              https://amnistiegj.fr/


              • Eric F Eric F 14 janvier 17:55

                Là où il pousse loin l’aplomb, c’est qu’il fait comme s’il était spontanément initiateur d’un débat national, alors que c’est le mouvement protestataire qui l’a contraint à consulter le pays. En outre, il fait semblant de considérer que les revendications vont dans le sens de sa politique (« cette impatience, je la partage »), alors qu’elle lui sont opposées.

                Il veut imposer les thèmes, mais également canaliser les propositions, en verrouillant les prélèvements sur les revenus du capital. Il verrouille également la question des migrants, sachant qu’une majorité du pays voudrait diminuer le flux (même ce n’est pas l’avis de l’auteur du présent article). Concernant la transition écologique, il remet sur le tapis la question d’impôts et taxes, préparant le retour des hausses de taxes sur les carburants, que la population rejette très majoritairement (même si, là aussi ce n’est pas semble-t-il l’avis de l’auteur de l’article) -la Chine et les USA ont des carburants moitié prix du nôtre-.
                Absolument rien n’est dit sur l’économie, les relocalisations, les travailleurs détachés, l’importation de produits fabriqués selon des normes interdites chez nous, etc.. Mais le libre échange mondialisé fait aussi parti des totems auxquels il est interdit de toucher..


                • Audrey Audrey 14 janvier 22:49

                  @Eric F
                  Pour ce qui est des migrants, au contraire il lance l’idée d’instaurer un quota, une limite à travers cette lettre, alors que le nombre de migrants intégrant le pays varie peu depuis les années 2000 et qu’il y a une migration de droit (droit d’asile et étudiants) et donc pas de marge de manoeuvre
                  Je rejette aussi le retour d’une hausse des taxes sur les carburants que je considère être une manière supplémentaire de culpabiliser le consommateur vis à vis de l’environnement.


                • Eric F Eric F 15 janvier 21:55

                  @Audrey
                  Merci de ces clarifications. Son discours concernant les migrants continue de parler d’obligation incontournable, il y a une certaine confusion lorsqu’il est question de « réfugiés », la plupart des demandeurs ne proviennent pas des zones de conflit.
                  Concernant les taxes sur les carburants, j’avais interprété votre phrase comme un reproche d’avoir renoncé à leur augmentation, j’ai donc mal interprété.


                • Sergio Sergio 14 janvier 18:10

                  « ...Analyse de ... »

                  Lettre à Lise de Mac Ronay !


                  • nun01 14 janvier 18:38

                    Quand macron nous montre la lune, certains la regardent, d’autres regardent le doigt et les plus lucides surveillent leurs poches.

                    On ne discute pas avec son tortionnaire, on l’attaque en justice ou on le pend à un crochet de bouché.

                    Il essaye de gagner du temps pour que les Rothschild puissent vendre tout les avoir qu’ils ont en France et de plus que l’affaire Benala, l’affaire des autoroutes avec la complicité de Segoléne Royal va bientôt aussi faire des ravages. Si j’étais lui je fuirai de suite, il croit encore en sa bonne étoile, çà va le perdre. Déjà Segoléne Royal, c’est retiré des élections eurpéennes, elle sent le vent tourner

                    Conclusion : Les promesses n’engagent que ceux qui y croient


                    • Eric F Eric F 15 janvier 21:58

                      @nun01
                      Les concessions trop favorables concernant les autoroutes datent de Villepin. Ségolène avait tenté de revenir sur certains abus, mais les contrats sont blindés, et elle n’a pas pu avoir gain de cause.


                    • Xenozoid Xenozoid 14 janvier 19:53

                      « Les citoyens n’agissent pas ; ils jouent le rôle de soutien du »peuple« dans le grand opéra qui est à l’État ».

                      Une fois, nous avons vécu par la simplicité glorieuse du vote. Couler un bulletin de vote a été le seul devoir patriotique qu’un citoyen pourrait effectuer, une affirmation de tout ce qui a lieu de cher et de vrai. Aujourd’hui, nous vivons dans la nation de l’électeur en voie de disparition. Alimentation a été coupée tellement loin des gens par ceux qui ont l’argent et l’influence que la plupart voit le vote comme une perte de temps. Ajoutez à cela la commande croissante des outils de vote et dépouillement par les sociétés à actions partisanes et vous comprendrez que la voix du peuple n’a jamais été que de la cendre sous le feu.

                      Nous devons nous dégager de l’idée que nos institutions, nos traditions, les barrières qui nous protègent contre les pouvoirs absolus et autoritaires, ne peuvent pas être décomposées. Ils sont démantelés une brique à la fois. La séparation des pouvoirs a déjà été anéantie. C’est un fascisme chuchoté, pas encore en marche dans votre rue et qui cogne à votre porte au milieu de la nuit. Mais il est là, et il jette des racines profondes. Nous devons écouter au-delà du fascisme chuchoté d’aujourd’hui et entrevoir le fascisme triomphant de demain. Nous devons aller au-delà des mensonges et des mythes, au-delà des dogmes, par lequel nous dormons."

                      Dans une atmosphère d’hystérie et de paranoïa collective, les récits des autorités ou/et autorisés n’ont pas besoin d’avoir de sens ou de résister à n’importe quel examen approfondi. Leur but premier n’est pas de tromper, mais plutôt de délimiter un territoire idéologique acceptable, d’expression et d’émotion auquel les gens « normaux » doivent se conformer. Au-delà des limites, se trouvent les ténèbres extérieures de « l’anomalie » et de « l’extrémisme », dont aucune personne « normale » ne veut. Pour éviter d’être jeté dans cette obscurité extérieure, les gens se conformeront aux absurdités les plus absurdes et paranoïaques que vous pouvez imaginer. 
                      Les classes dirigeantes le savent, et c’est pourquoi elles s’en moquent si vous réfutez leurs récits sur Twitter ou sur un site web « déshonorant » qu’ils ont rendu pratiquement invisible de toute façon. Ils ne discutent pas des faits ou de la vérité ... ils marquent les limites de ce territoire « normal » et attirent des gens effrayés. 


                      • Audrey Audrey 14 janvier 22:53

                        @Xenozoid
                        Le pouvoir de l’étiquette...


                      • math math 15 janvier 08:42

                        Lettre aux Français..patrons de banques d’industries et actionnaires...

                        Cher compatriotes… smiley


                        • zygzornifle zygzornifle 15 janvier 08:57

                          Dans le prochain calendrier il y aura la St flashball en hommage a la cinquantaine de manifestants éborgné et aux membres arrachés ..... 


                          • Audrey Audrey 15 janvier 19:36

                            Réaction de :

                            Jean-Pierre Llabrés 14 janvier 12:24

                            Audrey,

                            je vous écris sur cet article car je ne parviens pas à ouvrir votre dernier « Analyse de la lettre de Macron » (lu en modération) auquel je voudrais joindre le commentaire suivant :

                            La lettre de Macron en vue du cadrage du « grand débat national » est rien moins que copieuse.
                            Certaines questions sont ​accessibles à tous mais un grand nombre d’entre elles, hors de portée du Français moyen, nécessitent la médiation de « sachants », de spécialistes, d’experts, et cætera... pour formuler des réponses intelligibles par tous et utilisables ultérieurement.
                            Or, ces élites semblent plutôt controversées en ces temps incertains où tout un chacun se déclare « sachant »...
                            Quel en sera l’effet sur le « grand débat national » ?
                            Macron a-t-il conscience de cet obstacle ?
                            Ou bien est-il cynique au point de vouloir vider le débat de toute substance ?...

                            Vous seriez fort aimable de commenter votre article à ma place.
                            Remrciements anticipés,

                            Jean-Pierre Llabrés

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