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Antisionisme et islamophobie en France : deux racismes, deux sanctions

 

local/cache-vignettes/L1xH1/spacergif-999937-fcf9c.gif« Le racisme est une peur devenue folle, et c'est ce qu'il faut éviter à tout prix, si l'on veut que l'humanité survive » Germaine Tillon (la traversée du mal) 

 Atmosphère de fin du monde en France ! Le philosophe Alain Finkielkraut sifflé et insulté par des « gilets jaunes » à Paris en marge de la manifestation de samedi 16 février, provoquant un torrent de réaction des politiques, dont certains dénoncent des propos à caractère antisémite. Alain Finkielkraut a été pris à partie par des manifestants, le 16 février, Dans les images mises en ligne par Yahoo, on entend crier de nombreuses menaces et des insultes : "Barre-toi, sale sioniste de merde !", « nous sommes le peuple »,  "Espèce de raciste, t'es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste !" "Facho ! Palestine ! Rentre chez toi, rentre chez toi en Israël" "La France est à nous. Rentre à Tel-Aviv""

 On remarquera que ce sont plusieurs gilets jaunes qui ont réagi, Selon le JDD« tous les manifestants n’étaient pas agressifs, l’un d’entre eux lui a même proposé de revêtir un gilet et de rejoindre le cortège, un autre a salué son travail ». Pourtant l’injurié a point du doigt qu’un seul qu’il présente comme un salafiste et qu’il n’a pas le facies d’un petit blanc. Ce gilet jaune sera arrêté par la suite. Père de famille de 4 enfants, pas de fiche S mais on signale qu’il s’est converti à l’islam. c'est quelqu'un qui manifestement a « une forme de radicalisation » a réagi sur franceinfo Nicole Belloubet, ministre de la Justice. 

 Interrogé par le Journal du dimanche (JDD), Alain Finkielkraut a dit avoir « ressenti une haine absolue »  Dans Le Parisien, il dit « Je n’ai pas entendu “sale Juif” » mais poursuit : « Ils visaient avant tout mes liens et mes positions sur Israël. Il y a chez eux un sentiment d’hostilité très fort à l’égard des juifs et je paie ma notoriété. » (1)

 Il n’y a donc pas insulte à la religion juive mais tout est fait pour que l’amalgame soit fait. Désormais et insidieusement le glissement sémantique sionisme sémitisme se fait. Cela a commencé avec Valls puis ce sera le président Macron qui affirme cette simitude

 

Les réactions !

 Le président de la République a appelé Alain Finkielkraut. Sur Twitter, Emmanuel Macron a condamné l’attaque : « Fils d’émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n’est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun. Les injures antisémites dont il a fait l’objet sont la négation absolue de ce que nous sommes et de ce qui fait de nous une grande nation. Nous ne les tolérerons pas. » Plusieurs responsables politiques dont des membres du gouvernement ont condamné fermement ces faits. « Un déferlement de haine à l’état pur. Assister à une telle scène à Paris, en 2019, est tout simplement INTOLÉRABLE. Je viens de m’entretenir avec Alain Finkielkraut pour l’assurer de mon soutien absolu », a annoncé sur Twitter le ministre de l’intérieur Christophe Castaner. « L’agression d’Alain Finkielkraut aujourd’hui est un acte détestable et choquant, qui illustre la tentative d’infiltration du mouvement des“gilets jaunes” par l’extrême-gauche antisémite », a estimé pour sa part Marine Le Pen, Le député Les Républicains Eric Ciotti a dénoncé des propos « ignobles et insupportables ». (1)

 On apprend que finalement Emmanuel Macron n'ira pas au rassemblement contre l'antisémitisme organisé mardi 19 février à Paris, "Le président a un discours au Crif mercredi, la parole présidentielle s'exprimera à ce moment-là", fait savoir son entourage. C’est dire si la puissance du lobby sioniste en France qui importe le conflit palestinien en France avec la défense d’Israel est importante. Pour l’histoire Alain Finkielkraut est un ardent défenseur d’Israël et contre tout métissage de la France. Souvenons-nous de l’affection qu’il avait pour l’équipe de France black black black qui avait donné une visibilité en 1998 avec un vent d’euphorie : « Zizou président » projeté en image sur l’arc de Triomphe

.

Le glissement sémantique antisémitisme-antisionisme

 Il est devenu difficile par les temps qui courent de nommer les choses par leur nom de peur de se prendre une « fetwa » des bien-pensants pour qui toute critique d’Israël c’est de l’antisémitisme et à ce titre beaucoup de pays européens en ont fait un délit passible d’amende, voire de prison Comment passer à travers les gouttes de pluie du conformisme ambiant qui veut qu’Israël c’est la modernité et la liberté et c’est le dernier rempart de l’Occident en terre orientale baignant dans le chaos. On peut comprendre que le moteur de la politique israélienne a comme carburant l’antisémitisme des autres, cela rend les Israéliens plus forts tout en faisant condamner les contrevenants par la police de la pensée occidentale.

Si l’on croit l’Encyclopédie Wikipédia : «  Il s’agit, d’une forme de racisme dirigée nominalement contre les peuples sémites, regroupés en tant que tels sur la base de critères linguistiques, mais ne visant en réalité que les juifs. Certains historiens comme Jules Isaac insistent pour distinguer antijudaïsme et antisémitisme. Le terme fut utilisé pour la première fois en 1860 par l’intellectuel juif Moritz Steinschneider dans l’expression « préjugés antisémites » (« antisemitische Vorurteile »), afin de railler les idées d’Ernest Renan qui affuble les "peuples sémites’’ de tares culturelles et spirituelles » (2).

On voit que rien n’interdit de mettre sous le même vocable les autres ethnies sémites comme le sont les Arabes. Le glissement qui s’est opéré a permis de passer de l’aspect ethnique à l’aspect religieux et partant d’arriver à l’antijudaïsme excluant du même coup les Arabes. Pourtant, comme l’a si bien démontré Schlomo Sand dans son ouvrage, il n’y a pas de peuple juif, il y a une religion juive. Ce sont des sémites au même titre que les Palestiniens avec une ascendance cananéenne. (3)

 « Le mot "sionisme’’ apparaît à la fin du XIXe siècle pour désigner un ensemble de mouvements différents dont l’élément commun est le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique, en général localisé en Palestine. Le sionisme politique a atteint son but, la création d’un État juif en Palestine. Initialement, le sionisme d’essence laïque n’avait pas encore formalisé le projet d’un Etat aseptisé des Palestiniens spoliés en 1967 de leurs territoires et voire encore. Depuis, le leitmotiv du gouvernement actuel est de faire reconnaître un Etat strictement juif. . (3)

 

 A ce titre la phrase de de Gaulle en novembre 1967 : Peuple sûr de lui et dominateur à propos des juifs le ferait condamner pour antisémitisme La résolution 3379 de l'Assemblée générale des Nations unies, titrée "Elimination de toutes les formes de discrimination raciale", adoptée un an après la résolution 3236 de 1974, considère que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale » Elle a été révoquée le 16 décembre 1991 par la résolution 46/86 Le comble de la manipulation nous est donné par un journaliste un de plus qui en rajoute pour se faire bien voir Il écrit : « Un sondage de l'Ifop paru récemment indiquait que 22% des Français croyaient à un "complot sioniste". Rien d'étonnant donc à ce que quelques gilets jaunes s'en soient pris samedi au philosophe Alain Finkielkraut. "Rentre chez toi !" Où ? A Auschwitz ? "Sale merde de sioniste !" "Sale Juif, on va te tuer !" Cela s'est passé place des Invalides lors du cortège des Gilets jaunes. En France, donc. Chez nous… Dans les périodes charnières comme celles-ci, ils sont nombreux ceux qui pensent que les élites leurs mentent (…) Et très vite s'installe chez eux l'idée du complot. Le complot des banques (de préférence la banque Rothschild). Le complot des riches, des puissants, Et comme toujours, on atteint le point Godwin : le "complot juif". De ce "complot", » (4)

 Ceci est faux car même l’intéressé lui-même atteste qu’il n’a pas été traité de juif mais de sioniste ! S’il y a donc complot c’est celui qui consiste à faire constamment l’amalgame entre le sionisme et le judaïsme. Ceci mêle les hommes politiques. Ils n’ont pas résisté à ce glissement sémantique qui consiste de ce fait à interdire de parole ceux qui sont contre le sionisme pour ce que fait Israël aux Palestiniens. Le colonialisme israélien dont parlent des personnalités juives courageuses comme Ilan Papé, Shlomo Sand, Norman Finkelstein ; Cet antisionimse fait de toute pièce et dont seule Israël se veut détentrice alors que primitivement il désignait un racisme contre les sémites juifs et arabes Depuis c’est une marque déposée défendue par Israêl et ses réseaux lobbys dans le monde à telle enseigne qu’être taxé d’antisémite vous expose selon la loi Gayssot à 45 000 euros d’amende et de la prison.. C’est dire si toute la classe politique est tétanisée de peur de de se faire mal voir par le CRIF, qui comme on le sait convoque tout le gouvernement à un tribunal dinatoire selon le mot d’Alain Finkielkraut où tout le gratin politique des médias s’il est invité fera tout pour se faire bien voir par les décideurs du CRIF

Un mal récurrent : Le racisme

A l’instar de beaucoup, européens et en général occidentaux, les citoyens « travaillés » par des médias aux ordres, n’arrêtent pas de distiller le venin de la discorde. En règle général ce sont les mélanodermes, les Africains, les Français d’origine nord africaine, et naturellement l’Islam qui sont pointés du doigt. D’une façon marginale malgré le tintamarre des statistiques-, les français juifs sont aussi montrés du doigt Cette littérature immonde est non seulement tolérée il se trouve même des écrivains qui la revendiquent. Quand Claude Imbert assume son islamophobie personne ne proteste, il en est de même de Houellebecq de Zemmour, qui vont jusqu’à faire peur en invoquant le grand remplacement. Toute la fortune de Zemmour provient de ces ouvrages bien vendus. La question qui se pose est la suivante : Est-ce que toutes les communautés sont « traités » de la même façon par la République en théorie équidistante des spiritualités ? Il faut le savoir le décompte concernant les actes à l’endroit des juifs français - ce que l’on appelle par abus de langage actes antisémites alors que les arabes sont aussi des sémites- a un traitement particulier. 

«  Ainsi la justice a été saisie après des actes antisémites commis ces derniers temps Le recensement d’actes antisémites a bondi de 74 % en France en 2018 par rapport à 2017, a annoncé, lundi 11 février, le ministre de l’intérieur, . « L’antisémitisme se répand comme un poison », Les actes antisémites recensés par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) sont passés de 311 en 2017 à 541 l’an passé, a précisé le ministère de l’intérieur. La mairie et le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), Frédéric Potier, ont annoncé qu’ils saisissaient la justice. « En attaquant un culte, en attaquant la mémoire d’Ilan Halimi, c’est la République qu’on attaque »,. (5)

 Si le nombre d’actes antisémites a augmenté en 2018, leur décompte connaît de grosses limites méthodologiques et pourrait être sous-estimé. La plupart des bilans des actes racistes, antisémites ou antimusulmans émanent d’organisations communautaires. Pour la communauté juive, c’est le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui se charge de diffuser régulièrement des bilans. L’organisation de représentation politique des juifs de France s’appuie pour cela sur le décompte du Service de protection de la communauté juive (SPCJ, voir par exemple son dernier rapport annuel) : un organe créé au lendemain de l’attentat de la rue Copernic (1980) pour recenser les actes antisémites sur le territoire français, que le CRIF sponsorise aux côtés des consistoires (représentations religieuses du judaïsme en France) et du Fonds social juif unifié (un regroupement d’associations qui agissent sur le terrain social pour la communauté juive). C’est sur ce chiffre que Christophe Castaner a appuyé ses propos le 11 février » (6).

Du côté de la communauté musulmane, deux institutions se disputent le décompte des actes visant les Français pour leur pratique de l’islam : L’Observatoire national contre l’islamophobie, créé en 2011 sous l’égide du Conseil français du culte musulman (CFCM) ; Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), un réseau indépendant créé en 2003, mais « vraiment actif depuis 2010 », comme l’expliquaient en 2013 à l’Agence France-Presse Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, auteurs de l’ouvrage Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman » (La Découverte, 2013). Ces indicateurs ne sont pas pour autant dépourvus de toute validation officielle. Le Service de protection de la communauté juive et l’Observatoire national contre l’islamophobie travaillent en effet avec le ministère de l’intérieur pour récolter leurs chiffres. (…) » (6)

Or, comme l’expliquait début 2014 le sociologue Marwan Mohammed au Monde : « Le recensement des plaintes pour mesurer l’islamophobie est une donnée relativement fragile. Dans les études de victimation, on remarque que le taux de plainte est plutôt faible sur ces questions. Nous ne disposons pas non plus d’étude précise sur l’accueil qui est réservé aux victimes d’islamophobie par les policiers. Et la plainte peut ensuite être requalifiée, par exemple en incitation à la haine raciale. » Comme le rappelle la CNCDH, « on estime que seuls 6 % des injures racistes seraient signalés aux autorités, et 3 % seulement seraient enregistrés au titre de plaintes. Pour les menaces racistes, un tiers des faits seraient signalés, et 19 % seulement seraient enregistrés au titre de plaintes ». (6)

 Qu’est-ce qu’un acte raciste ?

La définition des actes « racistes » recensés dans ces bilans est le fruit d’un travail de concertation entre les organisations communautaires et le ministère de l’intérieur, bien qu’ils s’appuient le plus souvent sur la législation en place. Seuls les actes antisémites sont définis séparément dans la loi française. Les actes antimusulmans rentrent quant à eux dans le cadre plus général des actes racistes ou xénophobes. Dans l’un ou l’autre des cas, le caractère raciste est lié à « l’appartenance réelle ou supposée » à une ethnie, une race ou une religion : un acte manifestement antimusulman peut donc tout à fait être comptabilisé même si la victime n’est en réalité pas musulmane. C’est pour pallier ces lacunes que le Collectif contre l’islamophobie en France a décidé de compter les actes islamophobes par ses propres moyens : plutôt que de reprendre les chiffres du ministère de l’intérieur, il s’appuie sur les remontées directes des victimes, qu’il assure vérifier à l’aide de documents et de témoignages. Résultat : il recense 446 actes islamophobes en 2017, quand l’Observatoire national contre l’islamophobie n’en compte que 82.

L'islamophobie, un nouveau racisme ?

 Dans une interview donnée au Nouvel Observateur en juillet 2013, Manuel Valls, alors ministre de l'intérieur, expliquait qu'il refusait d'utiliser le terme « islamophobie », préférant l'expression « racisme antimusulman ». Il reprenait ainsi à son compte l'argumentaire de l'essayiste Caroline Fourest pour qui le terme « islamophobe » est un concept utilisé par les adeptes d'un islam fondamentaliste afin d'empêcher toute critique de la religion. (7)

Pour Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique, refuser la dimension raciste de l'islamophobie est une manière de se voiler la face. « Il est évident qu'il y a un recoupement entre racisme anti-Maghrébins et islamophobie, sans doute renforcé par la visibilité d'une partie de la jeune génération, qui s'affirme "musulmane" sur la scène publique et ne rase plus les murs. Il se développe ainsi un nouveau racisme anti-arabe, porté par une partie des intellectuels et des médias, qui se camoufle sous le drapeau de la lutte contre l'islam », affirmait le journaliste au début des années 2000. (8)

Les discriminations relevant de différentes formes de racisme "coexistent et s'imbriquent même parfois de manière difficilement discernable", Du point de vue de la plupart des observateurs, le terme islamophobie est imparfait car il suggère une "peur" collective de l'islam. Mais il s'impose peu à peu depuis plusieurs années comme la définition d'actes, de sentiments, de préjugés à l'encontre de personnes musulmanes ou supposées telles selon Stéphanie Le Bars, journaliste au "Monde". On ne peut pas dire que le racisme anti-musulman se soit totalement substitué au racisme anti-arabe ou au racisme anti-immigré dans la mesure où des discriminations relevant de toutes ces formes de racisme coexistent et s'imbriquent même parfois de manière difficilement discernable. . Il est évident que, depuis quelques années, l'islam, les pratiques religieuses musulmanes et donc les musulmans eux-mêmes sont devenus une cible privilégiée des attaques d'une partie de la droite, de l'extrême droite, voire de certains responsables à gauche. Cette parole politique a, sans aucun doute, contribué à cautionner des agressions verbales ou physiques envers des musulmans et des institutions musulmanes. Un parallèle est souvent établi entre la situation (7) 

L’islamophobie va au-delà d’un simple racisme

Les sociologues Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed ne s'en cachent pas : leur ouvrage Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman", (La Découverte), est un livre à thèse. La notion d'islamophobie et les actes qui l'accompagnent, sont, selon eux, la conséquence d'un "consensus national" autour de l'idée que l'islam et la présence des musulmans en France "posent problème". Mais, au-delà de cette démonstration, les auteurs livrent un travail fouillé sur l'état des recherches en France et dans le monde anglo-saxon sur ce phénomène. Ils reviennent sur "l'imperfection" du terme, sa possible "instrumentalisation" et la progressive reconnaissance du phénomène par les élites. (9)

A la question : « Quelle est votre définition de l'islamophobie et quels en sont les ressorts ? Ils déclarent : « Pour nous, l'islamophobie, ce ne sont pas seulement des actes de discrimination, mais un phénomène social global, qui consiste à réduire "l'autre" à son appartenance religieuse présumée ou réelle. Elle repose donc à la fois sur une idéologie, des préjugés et des actes. En cela, elle va au-delà d'un simple racisme, mais découle d'un "problème musulman", construit, de manière non concertée, par différents acteurs. (9)

« A l'heure actuelle, il faut distinguer plusieurs logiques, opérant de manière séparée ou cumulative : anti-religion, lutte contre l'islamisme (religion dangereuse), anti-sexisme (religion opprimant les femmes), racisme de classe (religion du pauvre) ou un racisme tout court (religion de l'étranger). Mais au final, ces logiques se rejoignent sur un point : l'essentialisation du musulman. Il n'y a plus de pluralité identitaire chez un individu : l'islam écrase tout. En 1979, la révolution iranienne a inauguré le regard géopolitique sur la situation des musulmans en France. Cette approche a débouché, après les attentats de 2001, sur un continuum islam-islamisme-terrorisme, en décalage avec la réalité. Aujourd'hui il est évident que dans le regard de certains, un lien est fait entre les récents événements de Nairobi et ma voisine qui porte le foulard : c'est cela le noyau de l'islamophobie. La partie la plus marginale parle pour le tout » (9)

Antisémitisme-Islamophobie : Deux poids deux mesures

A juste titre L'écrivain Tahar Ben Jelloun dénonce le poison de l'antisémitisme et, avec lui, la haine de tous les êtres humains. Une blessure universelle . Il fait l’inventaire de tous les racismes à combattre : « L'antisémitisme écrit-il, n'est pas un accident de cette histoire. Il est et a été souvent présent, actif et sans honte ni peur. Que ce soit l'affaire Dreyfus ou la rafle du Vél' d'Hiv, que ce soit hier ou aujourd'hui, le juif a tout le temps été le bouc émissaire idéal pour vomir la jalousie, le ressentiment, le mal-être ou simplement la façon d'être au monde. Le rejet de l'Arabe est une variante de cet antisémitisme. De toute façon, celui qui n'aime pas le juif refuse par la même occasion l'Arabe et par extension le musulman. L'islamophobie, ou plus exactement la haine de l'islam, s'est aisément installée dans les mentalités parce que l'antisémitisme était déjà à l'œuvre. Peut-être que la différence viendrait du fait que l'islam a été utilisé comme étendard du terrorisme et de la haine de la France » (10).

Avec sagesse, Tahar Ben Djelloun en appelle à faire front contre cette peste brune qui ne fait pas dans le détail ; Le rejet de l'Arabe est une variante de cet antisémitisme. La haine du juif n'avait pas besoin de raison. On insulte, on agresse, on tue un juif parce qu'il est juif. Le « gang des barbares » n'avait rien à reprocher à Ilan Halimi si ce n'est sa judéité qui, dans l'imaginaire de cette bande de criminels, implique d'avoir de l'argent. (…) Les meurtres commis par Mohamed Merah ne cessent de hanter la mémoire de ce pays où on est tué parce qu'on est juif. Le racisme en général – le rejet de l'étranger, de l'immigré, du réfugié, du Noir ou du musulman – a régressé. Certes, le 17 octobre 1961, on a jeté des Algériens dans la Seine. Le 14 novembre 1983, on a balancé Habib Grimzi, un voyageur algérien, d'un train entre Bordeaux et Vintimille. Le 1er mai 1995, on a jeté dans la Seine Brahim Bouarram, un passant marocain. Ces actes d'un racisme banal ont tous été dénoncés. La France a besoin d'être réparée, car la haine du juif entraîne celle de tous les autres êtres humains. (…) Manifester son dégoût en défilant en silence, comme cela a été fait après le massacre de Charlie Hebdo, est la moindre des choses. Mais la France a besoin d'être réparée, car la haine du juif entraîne celle de tous les autres êtres humains. C'est en ce sens que nous sommes tous concernés par l'antisémitisme. Ce n'est pas une simple affaire entre une certaine France et une population juive. C'est l'affaire de tous, quelles que soient les croyances, les convictions ou les idées. Chacun en son être reçoit une part de cette blessure qui s'acharne sur le juif » (10).

L'islamophobie est-elle punie par la loi ?

 On sait que les actes racistes concernant les Français de confession juives son classés antisémites et amènent pour les contrevenants à des peines sévères conformément à la loi Gayssot. Cependant Les actes antimusulmans ont doublé en janvier par rapport à l'année dernière. Mais comment définit-on un acte islamophobe ? Que risquent ses auteurs ?

 Pour Delphine Roucaute et Madjid Zerrouky : « Le terme « islamophobie » suggère à l'origine une peur collective de la religion musulmane. Mais il s'impose depuis quelques années comme l'ensemble des réactions de rejet vis-à-vis des personnes musulmanes (ou supposées telles). En effet, si le suffixe « phobie »désigne étymologiquement une peur, son sens a dévié et peut désigner communément une notion d'« hostilité Ainsi, selon le Conseil contre l'islamophobie en France (rapport 2014), « il s'agit de l'ensemble des actes de discrimination ou de violence contre des institutions ou des individus en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à l'islam. Ces actes sont également légitimés par des idéologies et des discours incitant à l'hostilité et au rejet des musulmans.  » (11)

« De la même manière, le Conseil de l'Europe établit dans son rapport sur l'islamophobie et ses conséquences pour les jeunes que « l'islamophobie peut se définir comme la peur, ou une vision altérée par des préjugés, de l'islam, des musulmans et des questions en rapport. » Ce à quoi il ajoute : « Qu'elle se traduise par des actes quotidiens de racisme et de discrimination ou des manifestations plus violentes, I'islamophobie est une violation des droits de I'homme et une menace pour la cohésion sociale. » De même Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, déclarait en 2009 que « le racisme peut aussi s'exprimer de manière moins formelle comme la haine contre un peuple ou une catégorie particulière comme l'antisémitisme, par exemple, ou plus récemment l'islamophobie ». (11)

C’est donc une forme de racisme pourtant il n’en est pas ainsi selon la justice française : « L'islamophobie n'est pas punie en tant que telle en France. L'encadrement de son expression dans l'espace public relève des lois régissant la liberté d'expression. En effet, selon la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (voir l'article 24),   A titre d'exemple, le 15 octobre 2013, Christine Tasin, présidente de l'association « Résistance républicaine » et collaboratrice du site Riposte laïque avait déclaré devant un abattoir mobile installé pour le sacrifice rituel de l'Aïd-el-Kébir à Belfort : « Oui, je suis islamophobe, et alors ? La haine de l'islam, j'en suis fière. L'islam est une saloperie (...), c'est un danger pour la France. » (11)

 Conclusion

Des voix s’élèvent en France pour mettre l’antisionisme sur le même plan que l’antisémitisme. C'est-à-dire qu’il donnerait lieu à des condamnations sévères ; interviewé sur France 3 Dominique Vidal journaliste, historien pense que ce serait une dérive Il en parle aussi dans son ouvrage : « Antisionisme-antisémitisme ? » : « Violences, insultes imbéciles, actes antisémites, l’émotion générale est pour certains une occasion de faire accepter l’amalgame entre critique du sionisme et antisémitisme. Le sionisme est une doctrine politique qui, tout comme le gaullisme, le communisme ou le macronisme, s’expose aux débats et aux critiques. Faire l’amalgame avec une des pires formes du racisme est une hypocrisie qui revient à banaliser l’antisémitisme ».(12) 

Au diner du CRIf du 20 février Emmanuel Macron a accédé à la demande formulée par Francis Kalifat en annonçant que la France allait adopter dans ses textes de référence la définition de l’antisémitisme validée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), c’est-à-dire élargie à l’antisionisme, « une des formes modernes de l’antisémitisme », a souligné le chef de l’Etat, sans pour autant « empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire » ni « modifier le code pénal », a-t-il précisé. Il s’agit de mettre en œuvre des recommandations (à destination des policiers, des magistrats, des enseignants…), les textes juridiques ne seront donc pas modifiés. (13)

La République censée être laique et a-religieuse n’est pas de notre point de vue, équidistante des espérances des communautés on le voit c’est le deux poids deux mesures. On peut comprendre la sensibilité des Juifs contre le retour en barbarie symbolisé par les actes anti-juifs, qu’il nous faut dénoncer mais pourquoi ne fait on pas le distinguo entre les actes antisémites et antisionistes que l’on amalgame et que l’on juge sévèrement. ? En France vous pouvez être anti-musulman vous ne risquez pratiquement rien. A l’inverse, la classe politique, les médias, les intellectuels et de simples citoyens sont tétanisés par ce qui se passe. Ils n’osent pas dire que par exemple le CRIF est en France, il n’a pas à défendre et à se servir de la loi Gayssot pour « punir » tout ceux qui sont contre la politique d’Israël ! Dire que l’on est pour la décolonisation de la Palestine est dans l’imaginaire actuel est un acte antisémite. Cet acte est passible de prison ! Est-ce cela la France que l’on dit des droits de l’homme, tolérante, qui se veut à l’avant-garde des libertés Il faut dénoncer indifféremment tous les racismes. Les citoyens français quelles que soient leurs espérances religieuses ont droit de vivre en paix Le chemin pour la sérénité est encore long.

 

1.https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/16/alain-finkielkraut-siffle-et-cible-d-insultes-antisemites-par-des-gilets-jaunes_5424438_3224.html

2 ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Antis%C3%A9mitisme

3.Chems Eddine Chitour https://www.legrandsoir.info/une-verite-a-marteler-l-antisionisme-n-est-pas-de-l-antisemitisme.html

4.Benoît Rayski https://www.atlantico.fr/decryptage/3566212/agression-contre-finkielkraut—certains-gilets-jaunes-voudraient-que-les-juifs-portent-l-etoile-jaune-benoit-rayski

5.https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/11/la-justice-saisie-a-cause-de-plusieurs-tags-antisemites-a-paris_5422154_3224.html

6.Maxime Vaudano https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/12/actes-antisemites-et-islamophobes-un-decompte-hasardeux_5422565_4355770.html

7.Stéphanie Le Bars https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/09/30/l-islamophobie-un-nouveau-racisme_3487391_3224.html

8.Alain Gresh :http://lmsi.net/A-propos-de-l-islamophobie

9. Stéphanie Le Bars https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/09/27/l-islamophobie-va-au-dela-d-un-simple-racisme_3485814_3224.html

10 Tahar Ben Jelloun https://www.lepoint.fr/invites-du-point/tahar-ben-jelloun/tahar-ben-jelloun-antisemitisme-l-ame-blessee-de-la-france-19-02-2019-2294424_1921.php

11.Delphine Roucaute et Madjid Zerrouky https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/20/l-islamophobie-est-elle-punie-par-la loi_4559911_4355770.html

12. Dominique Vidal . Antisionisme = antisémitisme ?  Réponse à Emmanuel Macron Editions Libertalia (2018).

13. https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/21/au-diner-du-crif-macron-promet-des-actes-tranchants-pour-repondre-a-l-antisemitisme_5426022_823448.html

 

Article de référence : http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5273462

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 


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61 réactions à cet article    


  • Alren Alren 21 février 18:28

    Le problème du vocabulaire est essentiel.

    Si l’antisionisme n’est pas un racisme mais une opinion politique alors que l’antisémitisme est un délit, l’islamophobie est encore dans un autre niveau : c’est l’hostilité à une religion que les islamophobes estiment nuisible à la société laïque et aux musulmans eux-mêmes.


    Mais ce n’est pas une hostilité aux personnes, aux musulmans.

    Alors que l’antisémitisme est une hostilité à des personnes en l’occurrence des juifs qu’ils soient pratiquants ou non, croyants ou non, mais en fonction de leur origine familiale.


    « Sale arabe » ou « sale musulman » serait des injures racistes, pénalement condamnables.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 22 février 10:52

      @Alren

      Oui, comme vous le dites, Le problème du vocabulaire est essentiel.

      C’est pourquoi je pense qu’il faut cesser de parler d’antisémitisme quand on veut parler de la judéophobie (la haine des juifs), puisque des peuples non-juifs se disent - et sont dits par d’autres - eux aussi « sémites ».

      Mais il faut également cesser de parler d’islamophobie quand on veut parler de la musulmanophobie (la haine des musulmans). L’islamophobie, la crainte et la détestation de l’islam ne doit pas, elle, être considérée comme inacceptable.

      Une religion peut et doit rester, en France, criticable et très librement combattue.


    • Jonas 23 février 19:46

      @Alren
      L’auteur de l’article est un apparatchik du régime FLN régime qui a mit l’Algérie dans l’état catastrophique où elle se trouve.

      Au lieu d’éclairer les internautes d’Agoravox , sur la situation de son pays l’Algérie qui file le même mauvais coton que le Venezuela . Ses interventions sont sur les juifs et Israël. Pourtant il n’y a plus de Juifs en Algérie. Alors pourquoi cette obsession ? Tout simplement , pour appliquer comme un petit apparatchik servile du régime FLN , les directives de celui-ci pour faire diversion. Tous les maux de l’Algérie sans juifs sont dus aux juifs par le monde et a Israël. Il n’y a pas longtemps , le même petit apparatchik se vantait des 200 milliards de dollars de réserves de change de l’Algérie . Que sont-ils devenus ? 

      Il y a une grande différence entre l’islam et les autres religion.

      En France on peut attaquer les juifs , les tuer même , critiquer Israël comme Etat juif raciste ou utiliser le terme antisionisme qui est le paravent de l’antisémitisme. . On peut également saccager des Eglises , couper en deux un prêtre. Vomir sur la France nourricière . On peut sortir un film comme celui de François Ozon , sur la pédophilie des prêtres , ou le prochain livre de Frédéric Martel sur l’homosexualité dans l’Eglise. Sans que ces personnes n’aient besoin de gardes du corps pour leur protection. 

      En revanche dans notre belle France , toutes celles et tous ceux qui critiquent et qui s’élèvent contre l’islam et ses crimes ( 250 en France) et des centaines quotidiennement dans les pays arabo-musulmans et musulmans non arabes sont obligés d’être sous la vaillante protection policière : Philippe Vall, Robert Redéker, Zemmour, Zineb Rahzoui, Mohamed Sifaoui et beaucoup d’autres.
      Pourtant dans cette France « islamophobe » aucun musulman n’a été tué ni agressé, pour sa religion.


    • Montdragon Montdragon 21 février 19:16

      Il n’existe pas d’islamophobie en France, sauf chez quelques faibles.

      Il ne s’agit pas de peur mais de défiance, rejet consubstantiels grâce une culture nationale forgée depuis des siècles par le bon sens.

      Après, Rien ne dit non plus que nos dirigeants à toutes époques aient été retournés par une caste malfaisante, je dis ça...


      • OMAR 22 février 20:28

        Omar9
        .
        @Montdragon-qui-pète-le-feu-par-derrière
        .
        Tu dis ça avec bezef de haine anti-musulmane et un beaucoup chouia d’hypocrisie.
        .
        Va laver ta chemise brune, va....


      • Montdragon Montdragon 23 février 08:41

        @OMAR
        Je le dis comme je le dis, viens pas interrompre le roumi, gare à la savate.


      • Oceane 27 février 19:28

        @Montdragon

        Le « bon sens » des uns n’est pas celui des autres.


      • Gloubi 21 février 19:34

        L’islamophobie, tout comme la christianophobie, la judéophobie, l’anti-nazisme , l’anticapitalisme ou l’anticommunisme, ne sont pas des racismes : il s’agit de la détestation de religions, d’idéologies. Dans les pays de liberté de conscience, on n’est pas musulman par essence. D’ailleurs les islamophobes les plus convaincus sont généralement d’anciens musulmans.

        Dans les pays de liberté de conscience, on a le droit de critiquer toute idée, le blasphème n’existe pas. 

        En revanche l’antisémitisme est un racisme : les antisémites ne haïssent pas le judaïsme (qui ne les intéresse d’ailleurs souvent pas), mais ceux qu’ils identifient comme « juifs », que ceux-ci soient restés pratiquants, simplement croyants ou soient devenus complètement athées ne change rien à la détestation dont ils sont l’objets.

        Si vous souhaitez faire diminuer l’islamophobie, c’est du côté de la pratique de l’islam qu’il faut regarder : religion créée pour fédérer une communauté contre le reste du monde, elle appelle à la violence (à la brimade dans le meilleur des cas) contre les non-musulmans, les kouffars.

        Aujourd’hui la « kouffarophobie » tue bien davantage que l’islamophobie.

        C’est quand même un comble qu’il faille le rappeler sans cesse aux champions de la victimisation.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 22 février 11:40

          @Gloubi

          Votre intervention part d’un bon sentiment mais votre première ligne alimente la confusion.

          L’islamophobie est la détestation de l’islam, comme la christianismophobie est celle du christianisme et la judaïsmophobie est celle du judaïsme.

          C’est la musulmanophobie qui est la haine des musulmans, comme la christianophobie est celle des chrétiens, et la judéophobie celle des juifs.


        • Oceane 27 février 19:40

          @Gloubi

          « C’est quand même un comble qu’il faille le rappeler sans cesse aux champions » de l’inversion accusatoire que l’Occident se sert de l’Islam et des islamistes pour détruire les Arabes en premier avec leurs États !

          https://www.legrandsoir.info/oui-obama-et-clinton-ont-cree-daesh-dommage-que-trump-soit-incapable-d-expliquer-comment-black-agenda-report.html


        • Salade75 21 février 19:37

          Bonjour,

          Ras le bol de ne plus pouvoir ouvrir un journal, allumer une télé, écouter la radio, lire un article sans tomber sur une religion d’amour que se plaint.

          Depuis leur apparition, les religions monothéistes poussent à la communautarisation et génèrent ainsi haine et guerres.

          Elles poussent maintenant la stupidité jusqu’à se jalouser pour savoir qui est plus victime que l’autre. Pour gagner ce combat, elles font tout pour se singulariser, et ainsi attiser la haine contre elles... Le cercle vicieux est lancé : plus de singularité => plus de haine => plus d’actes « phobes / anti » => plus de singularité => ...

          Pourtant de nature peu nostalgique, je regrette les années 70 ou en France, les religions ne passaient pas le seuil des maisons ou des lieux de culte.

          La vie y était simple. On ne découvrait que ses amis, même très proches, étaient (plus ou moins) pratiquants qu’en les voyant disparaitre quelques temps pour une communion ou une Barmitsvah. Les parents étaient apaisés, et les enfants protégés de la stupidité.

          Quelle décadence !


          • Raymond75 22 février 16:58

            @Salade75

            Je partage tout à fait votre opinion.


          • Jonas 21 février 21:19

            « Antisionisme et islamophobie en France : deux racismes, deux sanctions »

            Le terme islamophobie est très subtil. La phobie veut dire avoir une peur irrationnelle de quelque chose. Associé au mot Islam, cela veut dire avoir peur de l’Islam sans raison.
            L’Islam est une idéologie que l’on peut parfaitement critiquer et rejeter.
            D’ailleurs les Musulmans sont bien obligés de rejeter le Christianisme pour valider leur croyances, puisque Jésus dans le Coran n’est ni Fils de Dieu, ni crucifié sur la Croix, fait des miracles sur demande (contraire au Message Biblique) et la Sainte Trinité est catégoriquement niée. Exemple, parmi tant d’autres :
            « Les Chrétiens disent : « Le Christ est fils de Dieu ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! »
            Le Coran - 9:30
            « Oh les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Dieu ne guide certes pas les gens injustes. »
            Le Coran 5:51

            « Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. »
            Le Coran 5:82

            Donc l’Islam rejette le Christianisme, il est « christianophobe ».

            L’antisémitisme n’est pas le rejet ou la critique d’une religion, mais un rejet d’une population, les sémites, que l’on associe abusivement aux juifs.
            Avec tout un tas d’idées véhiculées sur leur compte (les juifs sont vecteurs de maladie (cancer, SIDA...,) se multiplient comme des rats, tueurs d’enfants Palestiniens, avares, cupides, avide d’argent, veulent dominer le monde, tueurs de Prophètes, boivent le sang d’enfants chrétiens, etc...)
            Il s’agit bien là d’incitation à la haine contre une population.

            Donc l’islamophobie et l’antisémitisme sont très différents et ne peuvent être mis comme vous le faites sur un même plan.


            • pemile pemile 21 février 21:56

              @Jonas « Donc l’islamophobie et l’antisémitisme sont très différents et ne peuvent être mis comme vous le faites sur un même plan. »

              Sauf que dans les faits, l’islamophobie est aussi utilisé pour « un rejet d’une population » étrangère de façon générale, quelle soit musulmane ou pas. Ceux que beaucoup nomment ici les « colons » visant un « grand remplacement » des « indigènes » souchiens smiley

              « La phobie veut dire avoir une peur irrationnelle de quelque chose »

              L’homophobie ne serait donc pas non plus une discrimination ? (souvent aussi très violente)


            • pipiou 21 février 22:23

              @Jonas
              Donc la Judeophobie n’est pas de l’antisémitisme : c’est juste la critique de la religion juive.

              Ah ben c’est rassurant que la judeophobie ne soit pas condamnée en France.
              Merci de vos conseils avisés et très convaincants.


            • Jonas 21 février 23:47

              @pemile « Sauf que dans les faits, l’islamophobie est aussi utilisé pour « un rejet d’une population » étrangère de façon générale, quelle soit musulmane ou pas. »

              Non, ça c’est être anti-musulman ou anti-arabe, ou faire le constat de la modification culturelle, cultuelle et ethnique de la composition de certaines villes.

              ---------------------
              « Ceux que beaucoup nomment ici les « colons » visant un « grand remplacement » des « indigènes » souchiens ».

              Ce n’est pas de l’islamophobie.
              Les français de souche constatent qu’ils sont remplacés. Saint-Denis (film vidéo du centre-ville) n’est qu’un exemple parmi les innombrables communes de la banlieue parisienne où la population française de souche a été totalement remplacée par une population d’origine extra-européenne (berbères, arabes, africains sub-sahariens, asiatiques, indiens, etc...) en moins de 30 ans. Dans les rues de la ville, on n’entend presque plus personne parler français.
              Ceci impliquant un bouleversement du paysage culturel, cultuel et ethnique.
              Les prénoms donnés ne sont plus Christophe, Matthieu, Sylvaine et Estelle, mais Rachid, Mohamed, Youssouf, Fatoumata et Kakambwa.


            • Jonas 22 février 00:01

              @pemile « L’homophobie ne serait donc pas non plus une discrimination ? (souvent aussi très violente) »

              C’est la même chose, c’est idéologique.
              L’homophobie, c’est décréter une peur irrationnelle des homosexuels, les « homophobes » seraient des malades mentaux qui doivent être condamnés et soignés dans des hôpitaux psychiatriques.
              Tout cela dans le but de transformer la société au progressisme libertaire, en faisant taire toute critique contre le lobby LGBT et faire passer la loi sur le mariage homosexuel, l’abolition de la structure familiale traditionnelle père, mère (parent 1, parent 2), bientôt la loi sur la GPA, etc...


            • Jonas 22 février 00:07

              @pipiou « Ah ben c’est rassurant que la judeophobie ne soit pas condamnée en France. Merci de vos conseils avisés et très convaincants. »

              Vous n’avez pas compris. Évitez d’utiliser le terme « phobie », qui fait référence à une maladie psychiatrique.
              Si vous êtes contre le judaïsme, dites que vous êtes adepte d’un antijudaïsme.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 22 février 09:46

              @Jonas

              Je prends les devants puisqu’il n’y a encore aucun article sur Agora concernant les propos de Marlène Schiappa : la mManif Pour Tous et le djihad sont liés. J’aimerais à ce propos faire un parallèle. Les juifs sont-ils liés au R.N. de Marine Le Pen parce qu’elle combat l’islamo-gauchisme. C’est pousser le bouchon un peu loin,.... De toutes façons le sujet sera mis sur le tapis. Il fait dire qu’une tuerie qui commence sur les mots du chanteur (proche de l’extrême-droite) : Kiss the devil pourraient laisser à une divine synchronicité. Mais de là à les associer,...D’autant plus que Simone Weil était présente dans la MPT,.... Schiappa s’en mordra les doigts. .


            • pipiou 22 février 09:47

              @Jonas
              Non c’est vous qui avez mal compris vos propres arguments : quand on a une peur irrationnelle du Judaïsme on est bien « judéophobe », on est « adepte » de rien, coupable de rien.

              Quant à traiter tout le monde de « malade », vous partez complètement en vrille ; bientôt vous allez nous dire que tous les goys sont des malades psychiatriques.

              Vous avez l’anathème facile et jugez un peu facilement ceux qui font pas partie du peuple élu.


            • pemile pemile 22 février 11:03

              @Jonas "Tout cela dans le but de transformer la société au progressisme libertaire, en faisant taire toute critique contre le lobby LGBT et faire passer la loi sur le mariage homosexuel, l’abolition de la structure familiale traditionnelle père, mère, bientôt la loi sur la GPA, etc« 

              Oulala, partant de votre affirmation que  »antisémitisme et islamophobie sont très différents et ne peuvent être mis sur un même plan" votre argumentation part vite complètement en vrille ! smiley

              Les haines, que vous nommez phobies, sont donc à interpréter au cas par cas et certaines sont légitimes ? Votre théorie du complot sur le lobby LGBT comme contre argumentation sur la théorie d’un complot juif me fait doucement marrer !


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 22 février 11:49

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              La stupide comparaison de l’écervelée Marlène Schiappa est déjà mise sur le tapis ailleurs, mais on ne dira jamais trop combien elle est révoltante.


            • Jonas 24 février 01:56

              @pipiou "Non c’est vous qui avez mal compris vos propres arguments : quand on a une peur irrationnelle du Judaïsme on est bien « judéophobe », on est « adepte » de rien, coupable de rien.« 

              La peur irrationnelle, c’est une pathologie. Il faut donc éviter le mot judéophobie, car il permet de faire condamner une personne »judéophobe« pour maladie mentale. On peut très bien critiquer et rejeter le judaïsme talmudique par exemple, par une analyse tout à fait rationnelle.

              -----------------------------------

               »Quant à traiter tout le monde de « malade », vous partez complètement en vrille ; bientôt vous allez nous dire que tous les goys sont des malades psychiatriques.« 


              Vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit. Pour éviter justement de faire passer les gens pour des malades, éviter le mot »phobie".
              judéophobie, homophobie, islamophobie, christianophobie, etc... sont à proscrire. Nommez les choses correctement que diable !


            • Jonas 24 février 02:23

              @pemile « Les haines, que vous nommez phobies, sont donc à interpréter au cas par cas et certaines sont légitimes ? »

              Aucune haine n’est légitime. Vous n’avez pas compris l’argumentation.
              Vous pouvez critiquer le lobby LGBT, mais si une personne qui critique ce lobby est automatiquement qualifiée d« homophobe », elle est condamnée d’office et vouée aux gémonies par le système.
              Si vous avez lu « 1984 » de Orwell, c’est ce qu’on appelle de la novlangue.

              ---------------------------
              Votre théorie du complot sur le lobby LGBT comme contre argumentation sur la théorie d’un complot juif me fait doucement marrer !

              Un complot présuppose des rumeurs ou quelque chose de secret.
              Il n’y a là rien de secret, le lobby LGBT a fait la promotion du mariage pour tous, y compris dans les écoles publiques, a obtenu une loi dans les formulaires scolaires de ne plus inscrire père et mère, jugé discriminatoire, mais à la place « parent 1 » et « parent 2 ». Le lobby LGBT milite depuis des années pour faire adopter une loi pour autoriser la GPA et la théorie du genre.
              « La théorie du genre, qui explique “l’identité sexuelle” des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets. »
              Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement

              On doit pouvoir critiquer ces actions et cette propagande, sans être taxé « d’homophobe ».


            • Oceane 27 février 19:52

              @Jonas

              En ces temps reculés, comme aujourd’hui la religion n’est qu’un prétexte pour enrôler les plus faibles d’esprits et les plus tarés dans des conflits aux raisons trivialement terre à terre.


            • sexaremot 21 février 21:19

              Bonjour,

              Humble contribution, a la définition. Mais quel con, ce Manu.

              Vu qu’on nous casse les burnes avec madame la présidente / madame le président et les fausses nouvelles / mensonges, je vais me permettre de vous casser les couilles, et de vous demander de parler de « judéophobe » pour les gents qui ont peur d’affreux complots de juifs mondialistes et de cabales sectaires.

              Le terme « antisémite », étant vieilli, trop mal utilisé, il veux plus rien dire, d’autant que les sémite au sens ethnique, n’ont pas de sens moderne, on préférera ashkénaze, séfarade, romaniote, karaïte... et encore a ma connaissance, ce ne sont pas des groupes ethniques très pertinents, plus des revendications identitaires.

              Sérieux, choisissez le judéophobe si vous avez peur des juifs, l’antisioniste si vous avez peur de netanyahu, de son parti et des ses partisans, et bannissez l’usage d’antisémite, qui n’a pratiquement pas de sens moderne tant il a été utilisé pour tout et n’importe quoi.

              Merci, crd ++




              • sexaremot 21 février 21:25

                Merde ! impossible de savoir si agoravox s’est mis a la censure intelligente, ou si mon cerveau a buggé. Faut que je fasse des test !

                Le 3 éme <p> étais « Le terme »anti sio nis te«  mal utilisé, désigne la critique de la politique du likoud et de benjamin, d’incitation a l’immigration de vol de population, en france, en alemange, en amérique, ou la politique de vol des terres pa le st iniennes, sy riennes, egyptiennes.

                Le 4 éme <p> étais »le terme « a n tisi on iste » correctement utilisé, par des israeliens, des libanais, d’autres régionaux, désigne la critique du dogme religieux de vouloir sédentariser un peuple nomade et composé de diasporas en un pays, et un état.

                Modérateurs le bot, t’est une erreur de la nature, modérateur humain, t’est un pourri.

                ++


              • JL JL 22 février 08:36

                Vous aussi vous amalgamez sionisme et judéité ? Antisémitisme et antisionisme ?

                 

                 L’équivalent vrai de l’islamophobie est la judéophobie, pas l’antisionisme qui est une opinion d’opposition politique à une idéologie déplorable.

                 

                DIFFERENCE ENTRE JUIF ET SIONISTE - CE SONT LES JUIFS QUI EN PARLENT LE MIEUX

                 

                 Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale
                 


                 


                • JL JL 22 février 08:41

                  @JL
                   
                  " L’islamophobie se définit étymologiquement comme la peur ou la crainte de l’islam, mais le sens a été déplacé vers la notion d’une «  hostilité envers l’islam et les musulmans ». Née dans la première moitié du XXᵉ siècle, la définition de ce mot varie suivant les milieux et les périodes."



                • Pierre Régnier Pierre Régnier 22 février 11:15

                  @JL

                  Il ne faut pas accepter ce type de « déplacement ».

                  L’équivalent vrai de l’islamophobie ce n’est pas la judéophobie, c’est la judaïsmophobie.

                  Dans la France actuelle, de nombreux problèmes ne peuvent pas être examinés sérieusement à cause de la déformation du sens exact des mots.

                  La déformation langagière joue un rôle important dans le développement des haines et des conflits.


                • JL JL 22 février 11:29

                  @Pierre Régnier
                   
                  je suis d’accord sur les nuances et j’ai un peu regretté mon commentaire.
                   
                  De fait, les activistes de tous bords jouent sur ces nuances pour, tantôt revendiquer les mêmes privilèges, tantôt au contraire, pour se défausser.
                   
                  Il faut voir d’ailleurs, comment les uns et les autres instrumentalisent la laïcité.
                   
                   En matière d’idéologie plus que partout ailleurs, comparaison n’est pas raison.


                • JL JL 22 février 14:52

                  « L’antisionisme » apparaîtrait alors plus clairement pour ce qu’il est le plus souvent : la volonté de détruire cet État.’ Pierre Régnier’

                  Je m’inscris en faux contre cette définition !

                  Le sionisme c’est tout à la fois :
                   

                  L’annexion et l’occupation par l’État hébreu des territoires voisins en 1967, la multiplication des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-est, et la politique le traitement insoutenable du peuple palestinien.

                   

                  On pourra contester le sionisme et donc promouvoir l’antisionisme aussi longtemps qu’Israël manifestera son hégémonie et poursuivra son projet d’extension, cf. le grand Israël.
                   
                   Un internaute n’a-t-il pas révélé ici-même que tous les actes antisémites (ou antisionistes profitaient à ce projet ? Je cite Zak : ’’je vous les dis mon vieux pépère, se déclarer d’emblé antisioniste c’est faire l’affaire des partisans du grands israel’


                • docdory docdory 22 février 17:31

                  @JL
                  L’islamophobie est un mot particulièrement mal choisi. Le terme exact à privilégier serait celui d’anti-islamisme, calqué sur le modèle de l’anti-communisme, de l’anti-nazisme, de l’anti-capitalisme ou de l’anti-fascisme, entre autres exemple.
                  L’anti-islamisme est le fait pour une personne de s’opposer à l’islamisme, c’est à dire à l’idéologie mahométane.
                  L’idéologie mahométane ou islam, ou islamisme ( l’opposition islam-islamisme n’a aucune pertinence, c’est une opposition artificiellement créée par les occidentaux pour distinguer un hypothétique « bon » islam d’un « mauvais » islam ) est une idéologie génocidaire qui a été à l’origine au cours de son existence d’une mortalité effarante ainsi que de la privation de droits élémentaires pour 700 millions de femmes dans le monde actuel.
                  Par conséquent, être anti islamiste ( ou anti-islam, si vous préférez ) n’a strictement rien de raciste, c’est juste une question de bon sens et et de survie.
                   


                • JL JL 23 février 00:51

                  @docdory
                   
                   ’’être anti islamiste ( ou anti-islam, si vous préférez ) n’a strictement rien de raciste, c’est juste une question de bon sens et et de survie ’’
                   
                  Vous voulez dire : pour un Juif ?
                   
                  Islam n’est pas la même chose qu’islamiste : l’islam est une religion ; L’islamisme est un, ou plus exactement des courants de pensée musulmans, essentiellement politiques.


                • Cadoudal Cadoudal 23 février 01:14

                  @JL
                  Toutes les marmottes ne sont pas marmottistes je vous l’accorde...


                • JL JL 23 février 07:46

                  @Cadoudal
                   
                   laissez donc les marmottes tranquilles : de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une marmotte intégriste.


                • docdory docdory 23 février 10:34

                  @JL
                  C’est aussi une question de bon sens et de survie pour les chrétiens, les athées, les polythéistes, les bouddhistes, et plus généralement tout ceux qui ne sont pas musulmans.
                  En réalité, les juifs sont, vis-à-vis de l’islam, comme un indicateur. Ils sont confrontés à la même situation que les canaris dans les mines : c’est eux qui sont touchés en premier, mais les autres suivront....
                  Quant à votre distinction fallacieuse entre islam et islamisme, je me permet de vous conseiller la lecture de l’ouvrage « libres de le dire » co-écrit par Taslima Nasreen et Caroline Fourest. Dans ce livre, Taslima Nasreen pulvérise la distinction issue des esprits occidentaux entre islam et islamisme. Il n’y a en réalité aucune différence, et elle sait de quoi elle parle : elle a vécu toute sa jeunesse dans un pays musulman et elle a une fatwa contre elle.

                  Je vais essayer de vous expliquer ce que vous faites semblant de ne pas comprendre. Prenons l’exemple du procès contre Charlie hebdo dans l’affaire des caricatures de Mahomet . Ce procès avait été intenté par l’UOIF et la grande mosquée de Paris, autrement dit par « l’islam » sous la forme de ses représentants français. Pour vous, il y a une différence entre l’islam, qui a intenté ce procès, et l’islamisme qui a armé les assassins de l’attentat de Charlie hebdo.
                  Pour moi, il n’y en a strictement aucune. Je dirais même plus : cet ahurissant procès en blasphème a été le terreau sur lequel s’est développé le terrorisme des frères Kouachi. Il est même fort possible que s’il n’y avait pas eu de procès, cet attentat n’aurait pas eu lieu.
                  Les représentants français de l’islam qui ont intenté ce procès et les frères Kouachi avaient strictement le même objectif : faire taire ce journal, et condamner le blasphème contre l’islam. Seuls les moyens qu’ils ont employé divergent, mais l’idéologie qui a présidé à leur action est exactement la même : l’idéologie mahométane, l’islam.
                  Le but commun à long terme est le même : imposer de plus en plus d’islam et instaurer de plus en plus de charia en France.


                • JL JL 23 février 12:11

                  @docdory
                   
                   quoi que vous disiez, je fais une différence entre un Musulman et un islamiste.
                   
                  Je vous conseille de lire ce délicieux petit roman : Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran d’Eric-Emmanuel Schmitt


                • docdory docdory 24 février 00:58

                  @JL

                  Je parle d’idéologie et non de personnes. Beaucoup d’électeurs de Hitler étaient des gens très gentils, et beaucoup de gens qui ont pleuré à la mort de Staline étaient également des gens très gentils...


                • Oceane 27 février 20:25

                  @docdory

                  « Anti-islamisme, anti-communisme, anti-nazisme, anti-capitalisme ou l’anti-fascisme ». Anti-judaïsme, anti-christianisme.

                  Pour ce qui est de l’« idéologie génocidaire », qu’en est-il des « Amers Indiens », oubliés ?

                  Et ceci, un « détail de l’histoire », bien sûr. Sans oublier que cela ne s’est pas arrêté, loin de là.

                  http://m.alterinfo.net/Les-victimes-ignorees-des-guerres-de-l-Occident-4-millions-de-morts-en-Afghanistan-au-Pakistan-et-en-Irak-depuis-1990_a112822.html

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