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Après la crise... - AgoraVox le média citoyen

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Après la crise...

La crise financière va quitter le champ médiatique. Et d’ailleurs, les soubresauts de la bourse n’ont pas vocation à occuper la une de l’actualité d’autant plus que tout va rentrer gentiment dans l’ordre. Quel devrait être le cours du monde ces prochains mois ?

La crise financière a occupé le devant de la scène au point que la question des banlieues soit devenue résolue. Plus rien, plus aucune incivilité, juste quelques courses-poursuites, parfois avec une fin tragique. Plus d’insécurité. Pas comme en 2002. Les gens voyaient des voyous partout et votaient Le Pen. En 2008, les gens ont peur pour leurs sous et voient des banquiers partout. En vérité, les gens voient ce que donnent à voir les médias. Et très récemment, du beau spectacle, des émotions et des larmes, un suspense délicatement entretenu bien que l’affaire eut été pliée depuis un mois. L’élection d’Obama. Et ce fameux plan Paulson qui court, avec les plans décidés par les Européens sous l’égide de notre hyperactif président. Et la bourse qui continue à vaciller, mais n’a pas plongé aussi bas que les prophètes de 1929 voulaient bien l’annoncer.

En démocratie, les gens votent et, après, les gouvernants font ce qu’ils veulent. Et tout le monde trouve que c’est ainsi que doivent se dérouler les choses. C’est ça ou bien la dictature qui est la même chose sauf que les gens ne votent pas. Bon, c’est caricatural, mais un peu de caricature ne nuit pas à l’entendement des choses. Le plus important dans une démocratie, c’est la liberté d’expression, même s’il faut se farcir les propos des ânes et les analyses des Joe les bavards. Ce n’est pas un gage de progrès et de vérité, loin s’en faut. Les médias présentent les choses comme il leur semble bon ou conforme de les présenter. Conforme selon quelles normes ? Celles qu’ils ont décidé d’adopter. Et le bon ? C’est vague, mais c’est une manière pour la presse de se rassurer sur son action bénéfique au service de l’information. Dé-on-to-lo-gie !

Au final, nous ne savons pas beaucoup de choses sur des questions présentées comme très importantes. Celles portant sur l’économie. Mais nous sommes très bien informés sur des choses sans importance. Hélas, il semble bien que, pour le monde des finances, comme pour celui des conflits et des actions militaires, nous ne sachions pas tout et même en fait bien de peu de choses. Mais nous connaissons tous les mesures gouvernementales, le taux du livret A, le montant de nos revenus, les opérations à accomplir dans notre job, les factures à payer, le prix de l’essence, le montant des taxes, le prix des denrées, les principales lois de la République. Le reste, est-ce que cela nous regarde vraiment, tant qu’il y a du boulot et de quoi consommer un peu ?

Même si le reste nous regardait, nous ne sommes pas informés de ce qui a été décidé par les gestionnaires sans nous consulter, nous citoyens qui ne sommes que des machines à faire tourner le système. Et d’ailleurs, qu’aurait pu bien faire le citoyen face à cette crise dont il ne sait rien, à part rester zen. Plan Paulson, plan Sarkozy, plan X ou Y. Des milliards de dollars et d’euros créés ex nihilo et injectés on ne sait où. Y a-t-il des parlementaires pour vérifier où est parti cet argent, qui en bénéficie, si c’est légitime ou bien un arrangement entre copains ? La presse s’intéresse-t-elle à ces mouvements financiers concrets, mais opaques ? Et nos parlementaires ont-ils les moyens de contrôler tout cela vu que de vrais professionnels, à la Société générale et à l’Ecureuil, se sont fait berner par les Kerviel ? Bref, le renflouement est décidé sans aucun contrôle parlementaire. Nous ne savons rien sauf que, par petites touches, nous allons payer collectivement ces opérations. Mais comme nous ne sommes pas sur la paille, nous consentons, nous qui sommes des gens de peu de moyens et de savoir sur le système. La croissance ne sera pas bonne, même négative, mais quelle importance. Il y a bien des années que les gens ne profitent pas de la croissance, sauf les mieux placés et les rentiers. C’est l’occasion de nous recentrer sur d’autres horizons que les biens matériels. Quant aux pauvres, aux précaires, nous ne pouvons rien faire. Les élites nous ont dépossédé des moyens de contrôler le système et de le rendre plus juste. D’ailleurs, que font quelques citoyens du net, ils focalisent sur les tenues de Rachida Dati, les Rolex de Sarkozy et le petit copain de Claire Chazal. C’est leur seul point d’ancrage sur le pouvoir. A quoi cela peut-il servir ? Rien, sauf entretenir un ressentiment de révolte qui pourrait éventuellement se traduire dans la rue, une rue de secours quand la démocratie ne fonctionne pas. Mais l’on sait bien comment finissent les insurrections ou les élections, la vie reprend ses droits et tout recommence, avec quelques nuances.

Les plans de relance. En Chine, en Europe, aux Etats-Unis. Quel sera leur impact véritable. Il faudrait savoir de qui il s’agit. Nous ne savons rien. Qui va bénéficier des sous déployés par les Etats ? Des industries, des bons copains ? Des dadas technologiques des décideurs bureaucratiques ? Bof, les Etats ne font pas moins bien que les entrepreneurs privés, tant qu’ils interviennent de manière marginale. Nous n’allons pas revenir aux Soviets ! Restons calme. Le citoyen n’a pas les moyens de juger une politique économique. Ni même les parlementaires. Mais il faut chaque fois voter pour des candidats qui assument leurs erreurs passées ou leurs erreurs futures. On ne sait pas pour quoi on vote. Mais on sait pour qui. Untel défend plutôt les entrepreneurs, les banquiers, les médecins, les petits artisans, les parvenus, une autre défend les fonctionnaires, les travailleurs, ouvriers qualifiés et techniciens, les intermittents du spectacle. Et voilà.

La cote de Sarkozy a remonté de 7 points paraît-il. Les gens aiment l’agitation. Ils pensent que plus on s’agite plus on est efficace. Grand bien leur fasse, ce fardeau qu’ils portent depuis des décennies, ce fardeau de croire aux gesticulations des puissants. Pour 51 % des Français, Ségolène Royal ferait un bon chef du PS. Ils en savent quoi ces Français du destin du PS. Rien ! Mais ils répondent aux questions du sondeur. Sans doute sont-ils flattés qu’on s’intéresse à eux. Le jour où les gens seront devenus mûrs, ils se gausseront des sondeurs et, à chaque question, ils répondront non. Les gens auront au moins les moyens de pourrir ce système des sondages, du moins lorsque les questions concernent la politique politicienne. Car, sur d’autres sujets, le sondage peut être utile, servir d’indice sur des questions de société comme Edvige, par exemple, ou l’écologie.

Les sondages vont continuer, les fêtes approchent, les gens vont acheter des cadeaux, aller dans les magasins, la crise va vite être oubliée, éteinte par les lumières de la ville et les arbres enguirlandés. Les élites ont bien joué. Le bon diagnostic n’a pas été fait. Le système va devenir un peu plus encadré, mais pas plus juste qu’auparavant. En fait, les gouvernants n’ont pas eu peur pour tous ces gens qui crèvent et ne savent plus où trouver le salut. Ils ont eu peur pour le système, mais c’est pour ça qu’ils ont été placés au pouvoir. Pas pour faire le bien universel, mais pour gérer les affaires et les crises. Un pilote d’avion sait qu’un jour, il lui faudra affronter un violent orage. Cette crise, c’est l’occasion manquée pour tout remettre sur la table. Mais que de Joe les bavards pour livrer leur analyse, y compris Rocard qui, visiblement, ne s’est pas remis de son AVC. Et le modèle de développement économique, technique, social, culturel ? Attendons alors la prochaine crise qui devrait se produire d’ici sept ans. Pour l’instant, le G20 veille aux affaires et laisse croire à l’opinion qu’ils ont les moyens et la volonté de changer la donne financière afin d’éviter que l’économie ne soit livrée aux pilleurs de la finance, des gens sans vergogne pour qui seul le gain et la mise comptent, peu importe où et quand. Mais ce n’est qu’un phénomène au côté de l’autre processus, celui de la paupérisation des gens, un processus qui engendre le niveau matériel des classes supérieures tout en servant les classes moyennes. Bref, c’est, pour le dire franchement, un fucking problème, pas noir ou blanc, sans bon ni méchants, une sorte de fatum anthropologique à l’ère de la technique, une vraie question de philosophie politique que je n’ai pas voulu aborder parce que c’est complexe, ça fâche et que, de plus, ça ne servirait à rien. Circulez, il n’y a plus rien à voir.

En écoute pour rédiger ce billet, Acte II de Martin Circus


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36 réactions à cet article    


  • Cug Cug 10 novembre 2008 10:18

     Mister Dugué sur quoi vous basez vous pour affirmer que la crise est finit, sur les courts de la bourse ?

    Vous dites qu’à l’approche des fêtes la conssomation va repartir mais ne serait ce point plutôt le moment ou la crise va repartir de plus belle, puisque que se sera la cloture des comptes du 4eme trimestre !

     De plus si banque et finance sont sauvées illusoirement et momentanément, l’économie réelle est t’elle en bonne santé ?

     A noté que la Chine semble avoir choisit elle intelligement un "new deal" pour sa nation plutôt que de compter sur le marché occidental !


    • Avatar 10 novembre 2008 10:41

      Magnifique analyse de notre Jacques Attali local, (Mr Dugué), nous décrivant une brève histoire de l’avenir... proche et dans 7 ans aussi !

      Non content de "maitriser correctement ou plus (cf. CV) les domaines suivants : sciences physiques, chimie, biochimie, sciences du vivant, neurosciences, sciences cognitives, systémique, épistémologie, psychologie, philosophie, sociologie, histoire, théologie ", l’auteur nous démontre brillament qu’il peut briguer également le prix Nobel d’économie.

      Car c’est un spécialiste sur tout.

      Ou alors ne serait-il que surtout un spécialiste sur Egoravox ? smiley


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 11:28

      Nous verrons bien si tout se passe comme dans une crise de goutte, articulation bloquées, puis reprise des activités, l’urée baisse et la bourse monte. Cela me paraît assez évident. Mais je ne sais rien sur l’impact réel des mesures de politiques économiques qui ont été mise en place. En fait, ce billet ne porte pas tant sur l’économie que sur la crise de démocratie qui elle, est plus importante. La France, l’Occident ne veut pas se voir autrement qu’à travers une mesure de la croissance, un projet de croissance et quelques éléments de rédemption, l’esclavage là-bas, la colonisation ici, mais plus important, la non intégration des enfants d’immigrés depuis 1975. Il n’y a pas de projet. Nous ne savons pas les causes de la crise financière, du moins, cela n’est pas dit dans les médias si quelques uns savent. Voilà, n’oubliez pas les fêtes, les lumières, joyeux Noël !


    • Cug Cug 10 novembre 2008 21:00

       Mister Dugué, la crise ne fait que commencer !
       Et tranquillement elle se propage à l’économie réelle ce qui n’arrange rien.
       Les plans des banques centrales et des gouvernements ont consisté à sauver l’oligarchie financière, ils n’auront aucun effet sur la vie des gens par contre les élites et décideurs sont sauvés pour le moment et peuvent donc continuer à mener la barque ... au naufrage, c’est une escroquerie pure et simple, un hold-up.
      Quand aux causes de la crise financière c’est en fait très simple.
      Grâce à la magie de la finance jusqu’à 2 millions de milliards sont en jeu sur les marchés du monde mais il n’existe que 50000 milliards disponibles concrètement, il manque donc 1950000 milliards, ceci explique l’effondrement des marchés, tous les acteurs se regardant les uns les autres en réalisant que la solbabilité totale (richesse mondiale, et oui c’est une crise mondiale) ne porte réellement que sur 50000 milliards (PIB mondial).
      Pour le moment c’est à qui arrivera à sauver ses billes ... cela ne fait que commencer, car ce que nous voyons autour de nous ne vaut pas plus de 50000 alors que les "encourts" portent sur 2 millions.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 21:52

      Mister Cug,

      L’escroquerie, c’est comme au PMU, cela fait des décennies que des gens ont des tuyaux

      Mais le PMU existe encore.

      L’économie c’est pareil



    • Romain Desbois 11 novembre 2008 09:13

      Oui je pense que l’erreur a été de suivre les conseils de ceux qui nous incitaient à ne pas toucher à l’argent sur nos comptes en banques. Il aurait fallu pourtant le faire mais pas pour cacher son pognon sous la pile de draps mais d’ouvrir un compte dans une banque éthique (ou plus éthique que la sienne). Il existe des coopérative financière , vous le savez maintenant, qui ne fonctionnent pas du tout de la même façon.
      Les banques sans client n’aurait pas eu à être renflouées. Pourquoi faire ?
      Nous sommes donc tous responsables de cette gestion calamiteuse de cette crise et je dirais même de cette crise. Car les erreurs des banques, les crimes et les fautes, nous les cautionnons en étant leurs clients.

      il n’est pas encore trop tard d’en changer même si Sarko nous a ferré avec l’aide financière qu’il leur a octroyé.

      Nous pouvons tous pleurer, crier, être scandalisés, outrés, mais regardons si nous n’avons pas notre part de responsabilité.


    • Cug Cug 11 novembre 2008 12:50

       C’est vrai.

       Mettons tout not blé dans les paradis fiscaux ...


    • Cug Cug 11 novembre 2008 12:51

       Mister Dugué je ne dit pas que l’économie va disparaitre jsute qu’elle s’effondre.
      Pour que l’économie disparaisse il faut que l’espèce humaine disparaisse !


    • Internaute Internaute 10 novembre 2008 10:41

      « Au final, nous ne savons pas beaucoup de choses sur des questions présentées comme très importantes. Celles portant sur l’économie. Mais nous sommes très bien informés sur des choses sans importance. »
      Bien vu.

      « Les élites nous ont dépossédé des moyens de contrôler le système et de le rendre plus juste. »
      A quelle époque le peuple a-t-il eu la parole ? Jamais je crois, sauf dans de toutes petites populations. Les changements de régime ne servent qu’à renouveller la classe dirigeante, pas à donner la parole au peuple lequel n’a souvent rien à dire.

      « Mais il faut chaque fois voter pour des candidats qui assument leurs erreurs passées ou leurs erreurs futures. »
      Vous êtes trop bon avec eux ; cela ferait vraiment du bien de voir un homme politique assumer ses erreurs au lieu de les renvoyer sur les autres.

      « Pour 51 % des Français, Ségolène Royal ferait un bon chef du PS. Ils en savent quoi ces Français du destin du PS. Rien ! »
      Quand on regarde ce qui vient de se passer, on comprends pourquoi la démocratie est un leurre. Ces élections internes au PS mettent à l’oeuvre les militants actifs qui se sont déplacés pour aller voter. Elle a reçu 30% des voix, soit quelques dizaines de milliers à peine. Cependant, la mécanique est enclenchée. Elle sera la tête de liste du PS aux prochaines présidentielles et les 25 millions d’électeurs auront le choix entre deux candidats, dont Ségolène. Autrement dit, sans que personne ne mesure l’ampleur de l’événement, une dizaine de milliers de militants viennent de décider de la moitié du sort de la prochaine élection présidentielle. On peut bien entendu faire le même dessin avec l’UMP.

      Votre article décrit bien l’inertie des choses que personne ne peut changer. C’est le résultat de la démographie. Il y en a qui croient encore au pouvoir mondial. On ne fera que multiplier l’inertie par 100.


      • Cug Cug 10 novembre 2008 11:17

        C’est sans compter sur le premier tour smiley


      • foufouille foufouille 10 novembre 2008 12:15

        au premier tour y aura peu de changement
        le npa et le nouveau FN ...................
        si c’est marine le pen, elle a une petite chance


      • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 10 novembre 2008 11:53


        @ Avatar

         Ce n’est pas une analyse que nous livre Bernard, c’est un point de vue... dans la rubrique « Tribune libre ».

        L’autre jour j’écoutais sur Internet une interview du fondateur de Rue 89 qui expliquait très doctement qu’Agoravox était en train de se casser la gueule (je ne sais pas sur quoi il se basait pour dire ça !?) parce, qu’en fin de compte, on trouvait très peu d’informations sur Agoravox mais surtout des points de vue et des analyses. Il voulait démontrer par là que son site à lui était un site de vrais journalistes C’était un débat qui s’intitulait, je crois : « Le journalisme citoyen existe-t-il ? »

        Alors, je me suis interrogé sur « pourquoi je fréquentais plus ou moins assidûment Agoravox ? » Pourquoi, après être, effectivement, allé sur d’autres sites pour chercher de l’info, je revenais toujours, dans ma journée, sur Agoravox ?

        J’y viens, justement, pour écouter et « voxer » (donner de la voix) sur l’agora… Parce que, comme tout homme et toute femme sur cette planète, j’aime parler et échanger avec les autres, j’aime entendre d’autres points de vue, d’autres expériences, d’autres analyses…

        Nous sommes tous des Homo sapiens sapiens, depuis 35 000 ans, c’est-à-dire que nous pensons que nous pensons… ce stade à la fois étrange et fascinant de l’évolution où nous avons accès à la conscience réfléchie qui fait que nous avons si besoin de l’autre pour ne pas rester enfermé en nous-même.

         Que Bernard maîtrise ou non , dixit, les « sciences physiques, chimie, biochimie, sciences du vivant, neurosciences, sciences cognitives, systémique, épistémologie, psychologie, philosophie, sociologie, histoire, théologie… » rendrait-il son point de vue moins pertinent ? En quoi le fait d’être « polyvalent » ferait-il de l’Homme un égocentrique ?

         On croit souvent qu’on se rencontre vraiment parce qu’on a le même avis, que l’on est d’accord sur telle ou telle chose, mais toutes les affinités, quelles qu’elles soient, ont toutes quelque chose d’illusoire.

        J’ai aimé lire l’article de Bernard Dugué, non pas parce que je suis d’accord avec lui, mais parce que j’y ai apprécié le ton et le climat qui s’en dégage, cette lecture du réel toujours au bord du pessimisme et de la résignation… qui, malgré tout, continue quand même d’espérer de l’Homme. L’espérance en l’Homme tient toujours du miracle… Il faut plus de foi pour croire en l’Homme que pour croire en Dieu.

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         


        • Avatar 10 novembre 2008 14:52

          A Alain Michel Robert,

          Ma critique du papier de Mr Dugué est certes très sarcastique.

          Et c’est effectivement un point de vue de l’auteur et non une analyse. Même si beaucoup de points de vue sont respectables, j’ai tendance à mieux écouter, pour le domaine économique, un économiste ou un chef d’entreprise par ex, comme dans le domaine médicale, j’aurais tendance à être plus attentif au point de vue d’un docteur.

          Cependant, même si l’auteur ne semble avoir aucune connaissance particulière en économie, ce n’est pas à cause de celà que je n’ai pas aimé son article.

          C’est parce qu’il écrit que la crise est finie, que tout va rentrer dans l’ordre (effet Noël ? smiley) et qu’il y aura une nouvelle crise dans 7 ans, sans le moindre argument pour étayer ces hypothèses et en reconnaissant cependant ne pas connaitre encore l’impact des aides d’état.

          Mais , ce n’est que mon point de vue ; et, à l’instar de celui de l’auteur, il n’a que peu d’importance en effet.

          Et je n’ai jamais dit que l’auteur était égocentrique mais qu’il était le plus "spécialisé" (cf.CV) en bon nombre de domaines sur Egoravox.

          "Egoravox", c’est le ptit nom que je donne au site (et non à Dugué smiley) à cause du système pernicieux des notations ; qu’il faudrait d’ailleurs faire disparaitre...

          Mais bon, comme c’est en partie à cause de ce dernier que ce crée l’addiction au site pour les auteurs et commentateurs, j’ai plus trop d’espoir ...

          Cordialement,

          Avatar


        • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 10 novembre 2008 16:17

          Merci Avatar pour votre commentaire pertinent et cordial dont je partage, bien sûr, l’analyse en de nombreux points. 
          Il faut dire que, historiquement, le système de notation d’Agoravox a été mis en place, au départ, pour lutter contre les trolls et autres pollueurs de blogs toujours plus prompts à éructer quelques insultes plutôt que de participer à un débat.

          Bien sûr, comme vous le faites remarquer si justement, ce système peut avoir des effets pervers, mais dans l’ensemble, la lecture des commentaires s’en trouve bien améliorée !

          En règle générale, c’est toujours agréable de les lire parce qu’ils sont, comparés à de nombreux autres sites, d’une bonne tenue.

          Bonne soiré à vous,

          Alain


        • dup 10 novembre 2008 13:18

          tout va rentrer gentiment dans l’ordre

          je crois qu’il est difficile de se planter davantage . tout commentaire est donc inutile


          • miguel34 10 novembre 2008 14:08

            Je ne vois pas pourquoi le fait de parler d’économie dispenserait d’apporter la preuve de ses propos ! Il n’y a aucune raison de penser que la crise est finie. Cette situation est inédite, la dernière crise similaire était en 1929, mais la réaction des États étant différente les conséquences peuvent également être différentes.

            À un niveau national, la crise de l’immobilier au Japon était assez similaire également, et on n’en a plus tellement parlé, donc cette issue n’est pas impossible. Mais après le reflouement des banques japonaises, le pays s’est enfoncé dans une longue récession, les ménages n’ont pas cessé de s’endetter toujours plus (sur 2 ou 3 générations pour un logement), et on peut légitimement penser que la crise n’a été que suspendue.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 14:37

              Brièvement, cette crise est pour l’instant, financière. Plus globalement, elle est un mélange des crises, de 87, de 93, de 1999, de 2001. Economiquement, il n’y a pas de dépression mais des secousses et tensions sur le chômage, pas pire qu’en 1993. Ce qui est inquiétant, c’est que la structure viciée de la finance est connue depuis 20 ans et que rien n’a été fait depuis pour réfléchir à un autre système. Quant au G20, Sarkozy est déterminée à une réunion suivie d’effets et a établi une feuille de route. Mais qui sait vraiment ce qu’il y a dedans. Wait and see 


            • Forest Ent Forest Ent 10 novembre 2008 15:01

              Le pari tient toujours ? Pas une crise économique ? Pas une dépression ? Regardez les ventes de voitures mondiales, les mises en chantier de logements, les exports chinoises, etc ... Je suis triste d’être certain de gagner ce pari.  smiley



            • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 17:23

              GM qui fait faillite, c’est pas grave, chez nous, ya eu Manufrance dans les années 1980 et maintenant la Camif

              C’est juste qu’aux USA, quand ils se passe des choses, c’est toujours marqué par le gigantisme

              Et qui sait, pour un dollar, on peut acheter GM, si c’est pas chouette


            • dup 10 novembre 2008 17:53

              rien sera plus comme avant 
              http://revelations4.blogs.fr/


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 21:01

              L’opacité du système permet de raconter n’importe quel récit. C’est cela qui est fun et fou, le storytelling des élites est contesté par un storytelling des gens du web.

              Aucune analyse ne mérite la confiance, voilà le théorème de ce jour. Les Etats mettent de l’argent qui sert à introduire un décalage temporel dans les comptes par le biais des crédits. Tout va se tasser. Comme au Japon. Le sens de l’existence humaine n’est pas dans la croissance et la consommation. Cette crise n’a rien de dramatique au sens général.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 novembre 2008 23:42

              Ce sont les employes de GM et leurs fonds de retraiten qui vont acheter GM et la faire fonctionner. Ils le pourront en se consentant des sacrifices de certains droits acquis. En fait, il travaileront plus pour moins, pour eponger un écart entre une valeur monetaire et une valeur réelle dont ils ont bénéficié , même s’ils n"ont pas été les seuls a le faire.

               En reliant la valeur de GM a sa capacité de produsction - en fait les compétences et le temps de ses employés- on dissocie le procesus de production des simagrées du capital monétaire qui n’a plus aucune valeur. On pourra - peut-être - réussir a ce que les roues tournent et à ce que le monde fonctionne, pendant que les financiers et autre spéculateurs reglent entre eux le partage de ce qu’il peut y avoir de valable a offrir pour toute cette monnaie de pacotille avec laquelle ils se sont amusés.

              http://nouvellesociete.org/5194.html

              http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/13/apres-la-crise/

              Pierre JC Allard



            • dup 11 novembre 2008 07:56

              Les Etats mettent de l’argent qui sert à introduire un décalage temporel dans les comptes par le biais des crédits. Tout va se tasser. Comme au Japon. Le sens de l’existence humaine n’est pas dans la croissance et la consommation.

              sacré farceur . c’est du fond perdu !!! ,et comme les états sont déja ruinés on imprime simplement du papier. On crée par la de l’inflation qui fait que votre argent vaut plus rien . Il y a pas besoin de faire HEC pour comprendre cela. A la fin ,ceux qui se sont fait du blé rachètent les états pour une bouchée de pain . C’est cela le nouvel ordre modial. Un plan sataniste de domination du monde . Que vous y croyez ou non change rien , mais arrêtez d’être un gros naif .


            • Marc Viot idoine 10 novembre 2008 14:34

              >Et le modèle de développement économique, technique, social, culturel ?

              Je dirais que selon les lois immuables du chaos et de la nécessité, les désaccords finissent par disparaitre, laissant seule place à l’essentiel.

              Evidemment, tout est une question d’échelle. Ainsi, certains placent leur essentiel à l’instant, d’autre à demain, d’autre à cinq ans. D’autres, comme dans cet article placent leur essentiel dans une échelle humaine de quelques dizaine de milliers d’année.

              Pour ces derniers, il semble que leur essentiel humain (économique, technique, social, culturel) ne suffit pas à une bonne prospective, tant l’échelle humaine n’est rien quand elle ne s’accorde pas dans l’échelle plus grande dont elle fait partie.
              Dans ce cadre la question - > Et le modèle de développement économique, technique, social, culturel ? - n’a aucun sens, comme le fait d’essayer de s’intéresser à la tenue de route quand le fait que la voiture dérape ne vient pas de la conception de la voiture mais que la route s’effondre sous l’action répétée du passage des véhicules.

              Mon pronostic est que : ce qui, dans l’échelle humaine, ne s’accorde pas avec l’échelle légèrement supérieur qu’est le vivant disparaitra ... mécaniquement.
              Ce n’est pas une question de justice, mais d’équilibre des choses.

              Toutefois, on peut alors imaginer qu’une échelle cybernétique/robotique, sans rapport au vivant, puisse perdurer. L’humain aurait alors inventé un raccourci pour accéder à la consience sans le passage obligé de la complexité biologique.

              On peut l’imaginer, mais, que de perte ce raccourci n’engendrerait-il pas par rapport à la créativité issue de la biodiversité.

              Donc, pour ma part, je persiste à croire à l’évolution d’un conscience fondée sur la vie et à la nécessité d’intégrer le vivant dans notre approche d’un modèle de développement, ce qui n’est apparement pas le cas dans cet article ...


              • Marc Viot idoine 10 novembre 2008 15:01

                >Quel devrait être le cours du monde ces prochains mois ?

                Pour les tenants d’un monde mécanisé/robotisé : museler, museler et encore museler ...

                http://www.lesmotsontunsens.com/darcos-appel-d-offre-surveillance-internet-gouvernement-blogs-syndicats-partis-politiques-2502


                • herve33 10 novembre 2008 15:54

                  Un indicateur qui nous montre que la crise est loin d’etre finie, et surtout qu’elle est mondiale ...

                  Le trafic maritime n’a jamais été aussi bas qu’en ce moment . l’ indice baltic mesure les prix du transport maritime des matières sèches, et constitue un indicateur intéressant du dynamisme des échanges commerciaux et de la demande à l’échelle du globe, et pas seulement d’un pays où d’un continent.

                  Après avoir connu une flambée sur les années 2006,2007 et début 2008, cet indice s’est effondré sur les 5 derniers mois, avec une division par 13,8 de sa valeur, qui est passée de 11793 à 851 points. Cette chute est sans aucun précédent connu depuis l’existence de l’indice (en 1986).

                  Source : http://tropicalbear.over-blog.com/

                  Il va etre difficile pour les médias de nous cacher longtemps les effets de cette crise sans précédent .


                  • Forest Ent Forest Ent 10 novembre 2008 17:18

                    Info intéressante. Merci.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 17:25

                    Si j’ai bien compris, on peut pour 2 euros voyager de Rotterdam à Shangai avec escale à Pondychéry en embarquant sur un cargo

                    C’est de l’hyper low coast, vive la crise !


                  • Forest Ent Forest Ent 10 novembre 2008 17:38

                    Ouais, dans un container ... smiley


                  • impots-utiles.com 10 novembre 2008 17:00

                    Les dépenses publiques vont continuer et la dette publique s’aggraver...
                    la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement devrait nécessiter 440 milliards d’euros d’investissements sur la période 2009-2020 et concerner 535.000 emplois.

                    http://www.impots-utiles.com/le-grenelle-de-l-environnement-couterait-440-milliards-d-euros-d-ici-2020.php


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2008 18:22

                      Une info pour alimenter le sujet développé dans ce billet. L’analyse des causes. Tous les politiques et les analystes et les Joe les bavards accusent le marché qui n’était pas assez régulé. Un type là-bas, pense différemment, Fred Foldvary, dont j’ai parlé dans un billet et qui dans son dernier papier démonte les discours servis à l’opinion, tout en rejoignant mon idée de plan. S’il s’agit de compenser la récession, autant donner quelques milliers de dollars à chaque individus dit-il. Affaire à suivre

                      Why the Crash of 2008 was not a Market Failure

                       


                       

                      by Fred E. Foldvary, Senior Editor, October All national economies today are mixed economies, a combination of markets and governmental intervention. In a pure market economy, all activity is voluntary, with no restriction on peaceful and honest human action. A governmental intervention changes what people would otherwise voluntarily do. Government policy can be either market enhancing, such as by penalizing theft, or market hampering, such as by taxing human action.

                      For any outcome such as a recession, we need to carefully analyze whether the cause is the market or whether it is intervention. Yet nowadays there is a chorus of politicians, journalists, and even economists who have leaped to the conclusion that the Crash of 2008 was a market failure. They say there was too little regulation, and that the lesson from the global financial crisis is that government needs to closely supervise the economy and correct market failures.

                      Such conclusions are made with no economic analysis. Blaming deregulation ignores the heavy hand of governmental institutions such as the Federal Reserve, the Securities and Exchange Commission, Fannie Mae and Freddie Mac, and the FDIC. More importantly, the focus on regulation is too narrow. The broader issue is intervention, which includes taxation and subsidies along with regulation.

                      First of all, the USA as well as all major countries practice state socialism and central planning with their central banks issuing and controlling the money supply and manipulating interest rates. Secondly, all countries tax and subsidize human action. Third, all governments restrict trade.


                      • moebius 10 novembre 2008 23:05

                        on va s’apercevoir nous qui croyons a la maitrise que les états ont qu’une influence trés relative sur l’économie. Les divers dirigismes qui ont suivi la crise de 29 ont contribué a reconvertir la guerre civile ou la pause militaire qui faisait suite a la première guerre mondiale en un nouveau conflit armé mondial. Plus que les accords de solvabilité de Bretton Wood c’est l’effort de guerre américain et le plan Marshall qui ont véritablement permis la sortie de 1929. Il n’y a que la guerre totale qui permet cette concentration industrielle et l’accumulation productive du capital qui est a la base de la prospérité et de l’individualisme libertaire des démocraties. La guerre totale était le mouvement accéléré de l’histoire. Les guerres chaude ont épuisé politiquement l’Europe et cet épuisement est à la base de la construction européenne, les surenchère de la guerre froide ont épuisé le bloc soviétique qui fait seulement mine de n’avoir renoncé a rien de son pouvoir pour légitimer la nostalgie d’un gouvernement autocratique. Ces affaiblissements nationaux et idéologique était riches en compensation économique, c’est là le sens de notre appétence pour la croissance. Ils ne le sont plus. Les destructions sont désormais sans aucune contrepartie pour la masse, ce sont de pures pertes. Les 700 milliards pour les banques qui s’ajoute au budget annuel de 700 milliards de l’armement américain ne sont d’aucune utilité contre la récession mondiale. Le capitalisme étatique et les totalitarisme ont trouvé leurs limites, nous n’irons pas au delà. Les accords de régulation de l’économie ne sont que du verbiage tout juste bon a satisfaire les professionnel patenté du mensonge. Ils sont sans doute les seules a y trouver leur compte et les états font mine de s’adresser au droit et à la justice pour nous faire un peu croire qu’ils sont la pour défendre l’intérêt commun alors qu’il n’y a que des intérêts particuliers qui s’affrontent dans le bruit et la fureur. Les états sont dépassés par la complexité des situations. Les politique ne sont que des figurant qui jouent la comédie du pouvoir, sa représentation, ils n’ont pas d’autre choix et nous applaudissons quelquefois quand l’acteur est bon. Ce sont des spécialistes en représentation en tout genre. Les luttes sociale confuses pour la domination qui font rage sont elle sans représentation et sont demandeuse de ce genre de prescription cathartique. La fonction du politique c’est le mythe, la croyance, l’idée. Nous connaissons la vérité du mythe, c’est une fonction interprétative, elle construit un grand récit paranoïaque et n’exerce somme toute que peu d’influence effective sur le déroulement du monde. Nous ne savons rien


                        • grangeoisi grangeoisi 11 novembre 2008 00:00

                          Baillement discret là aussi ! Lecture à 11:30 ... bof ! Relecture à 23:55... pas mieux... mais faut bien qu’ils s’amusent avec ces hochets ...Bonne nuit .. souhait concret et pas grand chose à démontrer philosophiquement pour le coup !


                          • Marc Bruxman 11 novembre 2008 01:38


                            A noté que la Chine semble avoir choisit elle intelligement un "new deal" pour sa nation plutôt que de compter sur le marché occidental !


                            On ne peut pas comparer :

                            • Le budget chinois est excédentaire contrairement aux budgets des nations occidentales qui sont déficitaires. La chine a ainsi toutes les marges de manoeuvre nécéssaires à un plan de relance d’envergure. 
                            • La Chine manque encore d’infrastructures notamment dans l’ouest du pays que Wen Jiabao avait de toute façon l’intention de financer à court terme afin de rétablir l’harmonie entre l’est et l’ouest. Au contraire nos pays occidentaux sont bien dotés en infrastructures. Construire des routes et des ponts ne sert que si cela répond à un besoin. L’ouest de la chine est idéal de ce point de vue. 
                            • La Chine réalise encore ses grands travaux à l’ancienne. Avez vous déja vu le chantier d’une autoroute chinoise ? Et bien j’ai vu à Beijing des ouvriers pousser un cylindre de métal qui servait de rouleau compresseur sur le chantier d’un des periph de la ville. Et globalement sur ce chantier, on voyait des travailleurs à perte de vue. Et le chantier d’une autoroute en France ? Quelques machines et quasiment pas de travailleurs. 
                            Bref, il est faux je pense de croire que si le new deal a été la solution à l’époque de roosevelt il sera la solution maintenant.

                            Ce que je crains par contre c’est que les solutions à mettre en oeuvre pour relever le niveau de nos pays soient longues à mettre en oeuvre je pense notamment à  :
                            • L’éducation : Jules Ferry en son temps à compris que la lecture ne devait plus être un luxe réservé à une élite mais devait devenir un savoir universel. On lui doit notre prospérité actuelle. Aujourd’hui une bonne connaissance de l’informatique et l’algorithmique ne devrait justement plus être un luxe réservé à quelques uns mais un savoir partagé. Car sans cela, il est de plus en plus impossible de comprendre le monde dans lequel on vit. Pour lutter face aux pays à bas coût de main d’oeuvre il nous faut une économie qui produise des produits toujours plus haut de gamme. Mais un programme éducatif aussi ambitieux soit t’il mettra des années à porter ses fruits. 
                            • La réadaptation de nos structures sociales : L’état nation tel qu’on le connait aujourd’hui a accompagné la révolution industrielle et le vingtiéme siécle. En créant une très forte asymétrie du pouvoir il a été adapté à un monde ou c’est la construction d’infrastructures lourdes qui permettait de créer de la richesse. Avec l’économie de la connaissance et les nouvelles technologies, la donne a changé, et nos structures étatiques ne sont plus adaptées au type de société qu’il nous faut. Saura t’on trouver la structure idéale ? Saura t’on organiser la transition nécéssaire ? A cet effet l’existence de l’union européenne est une chance pour nous. Car on pourrait très bien dissoudre nos états nations actuels dans cette structure déja accepté si on parvient à la rendre plus démocratique et souple. 
                            La crise actuelle est financiére mais c’est en réalité la marque du passage définitif de l’ére industrielle à l’ére post-industrielle. Et dans ce sens les défis qui nous attendent sont énormes. Mais si l’on réussit on peut s’attendre à un niveau de prospérité bien supérieur à tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. La période à venir sera intéréssante :)

                            • deovox 11 novembre 2008 02:20

                               La question n’est pas de savoir si la crise est finie ou pas. d’ailleurs qui pourrait croire qu’un tel cataclysme financier d’envergure mondiale pourrait se résoudre en si peu de temps...
                              la vraie question que soulève ce papier serait plutôt de se demander pourquoi les dirigeants mettent autant d’énergie à faire croire aux populations que cette crise est terminée. quel interet y-a-t-il à ce que le citoyen lambda soit persuadé que tout va bien ? quelle différence entre le monde de 1929 et celui d’aujourd’hui, le poids de l’information, son impact sur l’équilibre des forces tel que le conçoivent les puissances financières et politiques est-il resté le même ?

                              la mondialisation touche aussi, surtout, la propagation de l’information. les vieilles méthodes consistant à maintenir les gens dans l’ignorance afin de les contrôler pourraient bien tomber dans l’obsolescence.
                              L’arme absolue qui permettra de modifier les équilibres en place, si favorables aux requins de la finance, du pouvoir et de l’argent s’appelle Internet. il suffit de regarder les moyens mis en place par les gouvernements totalitaires pour juguler, voire censurer la toile pour se convaincre que la menace grandit pour eux.
                              La france n’est pas à la traine, pour une fois, car coup sur coup on nous pond une loi hadopi qui vise soit disant quelques petits pirates, mais qui est quand même soumise au sénat et au parlement dans l’urgence, et qui à terme officialise les principes de délation et de sanction arbitraire, et aujourd’hui un appel d’offre émanant du ministère de l’éducation visant à mettre en place une "veille" (surveillance) destinée à "Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau". ça fait froid dans le dos ; coût de l’opération 220 000 euros financés par devinez qui...
                              Il y a là une convergence inquiétante.

                              Il est vrai qu’actuellement le web sert surtout au commerce, aux échanges sociaux pépères, au porno et au jeu. mais que se passera-t-il lorsque des leaders d’opinion, des mecs qui ont vraiment la force de faire bouger les lignes, utiliseront ce formidable outil pour parvenir à fédérer des millions de gens ?
                              Une philosophie dont je tairai le nom pretend que l’ignorance est la source de tous les conflits. c’est en maintenant les foules dans l’ignorance qu’on réussit à mieux les diriger. une méthode classique consiste à mettre l’attention de la masse sur des sujets secondaires susceptibles de faire vibrer les bas instincts (pipole, coupe du monde, faits divers, story telling etc). le badot n’a pas de temps pour s’instruire. une autre consiste à mentir en s’appuyant sur des paroles d’experts. une troisième consiste à contrôler les médias . on peut aussi employer des arguments tellement sophistiqués que l’homme de la rue, pris de vertige, détournera son regard tellement c’est compliqué.
                              quelle est la proportion de la population française capable d’expliquer ce que sont les subprimes ? les cds ? les mutuals funds ?
                              quelle proportion de la population est capable de se souvenir que le président de la république vantait les mérites de ces emprunts hypothéquaires il y a un an et demi et s’apprètait à en inonder notre beau pays ? les plus hautes sphères de l’état n’étaient-elles pas les mieux placées pour repèrer les prémices d’une crise de l’ampleur de celle que nous vivons ? 
                              le dernier sondage indique que la côte du president est remontée de 8 points. comment est-ce possible ?
                              la frontière entre désinformation et ignorance est ténue, et c’est là que la majorité jusque là silencieuse a un rôle à jouer. Cette perspective ne doit pas enchanter tout le monde. 

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