26 mars 1996, une nuit d’encre est tombée sur l’imposante bâtisse de pierres brûlées par le soleil. Le son des pas furtifs rasant le sol et le bruissement des végétaux frôlés par les masses en mouvement n’atteignent pas l’intérieur des lieux. Les ombres parviennent à pénétrer dans le bâtiment, réveillant brutalement sept occupants du monastère, les bâillonnant et les traînant vigoureusement vers des véhicules en attente. Le cauchemar durera deux mois.
Le 21 mai, des chiens enragés revendiquent le massacre des innocents au nom d’un idéal qui ne tolère que le rouge et le noir, se nourrissant de peur et s’abreuvant de sang.
A la fin du mois de mai les têtes sans corps sont retrouvées. Les sept hommes sacrifiés n’étaient que de simples moines, cultivant, soignant et priant pour la communauté. Ceux qui les ont exécuté, l’ont fait au nom du même Dieu que leurs victimes, ils avaient juste une interprétation différente du message d’amour et de paix dispensé par ces deux religions monothéisme puisant leurs racines à la même source.
Ici se furent des religieux, mais plus loin, ils ont aussi égorgé des femmes, des enfants, leurs parents et leurs frères au nom d’un Dieu dont ils n’ont pas compris le message quand celui- ci a retenu le bras d’Abraham. Ce message adressé à toutes les nations avait pour but de faire comprendre aux hommes que même la foi à ses limites et que celle-ci s’arrête dès lors que la vie est menacée. Dieu sait ce qu’est la vie car en elle réside toute sa générosité.
Autres exemples :
Jos (Nigeria). Propulsés par la haine religieuse que se vouent réciproquement chrétiens et musulmans d’une bourgade de quelque 500 mille âmes. En seulement trois jours d’affrontements intercommunautaires plus de 280 tués, et plusieurs centaines de blessés. Spectacle macabre que celui-là, qu’ont donné ces frères ennemis en Dieu. Leur credo semble être devenu : « Tuez-vous les uns les autres » !
Bentalha (Algérie), dix heures de tuerie. Des camionnettes bourrées d’hommes qui traversent le quartier à toute allure, des bruits étranges pendant la nuit. A la mi-septembre, explique un habitant, j’ai assisté à un massacre où ont péri 400 habitants sur 3 000.
Si des prétendus religieux n’arrivent pas à s’entendre tous sur une chose aussi simple que de cesser de s’entretuer, comment peuvent-ils se rendre dans des lieux de culte pour implorer le ciel afin qu’il remette leur vie en place ?
Des exemples de tueries au non d’un Dieu ou d’une religion sont légion. Mais personne n’est dupe quant aux véritables raisons : « Argent & pouvoir »
Je comprends de plus en plus le doute de l’existence d’un Dieu omniscient, omnipotent et qui fait de l’amour son principe essentiel car cela est contredit par l’ignominie des faits. Mais les hommes sont seuls responsables de leurs actes et leur vie est le résultat de leurs choix ou de leurs non choix. Se servir de Dieu comme alibi afin de justifier des actes injustifiables est irrecevable.
Mai 1945, la jeep transportant le major Reeve et l’aumônier s’arrête devant l’entrée du camp de buchenwald. Une potence est dressée avec le corps d’un adolescent d’à peine 13 ans s’y balançant. Le major se tourne vers l’aumônier et lui pose la question suivante :
Et Dieu mon père, où est-il dans tout cela ?
Réponse du prêtre :
Il est là sous nos yeux, se balançant au bout d’une corde et il n’aura jamais assez d’enfants à faire crucifier pour racheter tous les péchés de la race humaine…
Comment en sommes nous arrivés là, nous soit disant qualifiés d’espèce évoluée ? Avec de telles attitudes le panthéisme reprend ses lettres de noblesse et le Déiste a raison de penser que le divin n’a aucunement besoin d’intermédiaire humain. Chaque fois que nous apprenons quelque chose sur la vie en général, prenons conscience que nous ne faisons que donner une forme différente à notre immuable ignorance. Reste que la suprêmeironie de la vie c’est que nul n’en sortira vivant et c’est là sa plus grande justice.
Hemingway a écrit un jour : « Le monde est un endroit merveilleux et, il faut tout faire pour le sauver… » Je suis d’accord avec la seconde partie de la citation …
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La question de la foi ne devrait être évoquée qu’individuellement, au plus dans des cercles extrêmement restreints. Sinon, c’est la porte ouverte à l’utilisation d’une parole, à laquelle on croit ou pas, dans le but de faire le mal comme savent si bien le réaliser les hommes.
Qui est mauvais et stupide si ce n’est l’Homme lui-même ?
Le pouvoir, la possession, l’ego nous tirent tous vers le bas, irrémédiablement...
Il est juste doux d’entendre parfois, des voix qui rassurent parce qu’elle expriment leur incompréhension.
Le 26 mars 96 fut le jour de mes 29 ans, depuis l’eau a coulé sous les ponts, l’insouciance s’est enfuie, le poids d’un monde qui se meurt me pèse...
Bonsoir l’elfe nocture, Votre vécu vous à fait, comme à l’habitude, saisir une totale compréhension du texte sans a priorie et je vous en remercie. Amicalement
Si l’on considère l’homme à l’état brut, on doit remarquer qu’il fait surtout preuve d’amitié, d’urbanité et de confiance. Sans quoi nous ne serions pas 7 milliards.
Même quand certains commettent des horreurs au nom de quelque idéologie, ce n’est au fond qu’un prétexte pour excuser leur non respect de l’amitié qui prévaut. Il me semble vain de corréler la religiosité affichée des tueurs et leur ardeur à tuer. Cette bannière religieuse qu’ils brandissent pour commettre leur forfait n’est qu’un déguisement.
Quel que soit le motif invoqué par des assassins, il ne faut considérer qu’une seule chose : ils ont transgressé l’amitié. Considérer leur idéologie, c’est mordre à l’hameçon idéologique.
Il faudrait signaler aussi (si on veut être équitable ) les crimes commis par les régimes où l’athéisme était obligatoire (100 000 000 de victimes).
La Russie qui a connu les bienfaits de l’athéisme obligatoire connaît maintenant une démographie catastrophique et un alcoolisme destructeur le deux fléaux issus de la période néfaste du communisme athéiste.
Si les pays à l’athéisme obligatoire sont en train de disparaitre les religions sont en train de se renforcer et ne disparaitront que quand l’homme disparaitra.
Il est là sous nos yeux, se balançant au bout d’une corde
et il n’aura jamais assez d’enfants à faire crucifier pour racheter
tous les péchés de la race humaine…
« La force du faible, c’ est LUI. .... Le faible est glorifié, car la force du Seigneur habite en lui. Les yeux du monde le voient faible, mais le jugement du Seigneur le dit fort, parce qu’ il ne prend pas d’ arme, il ne s’ enfuit pas... »
« Exact Foufouille, »Dieu" a créé le diable : et c’ est le mental de l’
Homme non éclairé par le Coeur, qui aboutit aux fanatismes, les dogmes,
les croyances, les meurtres, la guerre : le cerveau sans contrôle de l’
intériorité ...inconnue ou méconnue." ton dieu a cree l’homme comme il est omniscient et omnipotent donc tout est de sa faute
« La Russie qui a connu les bienfaits de l’athéisme obligatoire connaît maintenant une démographie catastrophique et un alcoolisme destructeur le deux fléaux issus de la période néfaste du communisme athéiste. » Je préfère mourir en se défonçant, en me détruisant moi même ou me suicider en étant maître de ma décision qu’être assassiné sous l’ordre d’un pauv’crétin ou pire par son glaive qui me perce le coeur sous prétexte que je mérite de mourir d’après ce que dit son Dieu, sa religion ou sa lubie.
En ex urss on suicidait les gens (au nom de communisme une religion d’état ) qui n’étaient qui n’étaient maître de pratiquement aucune décision sur décision d’un crétin nommé stalin....
" Ceux qui les ont exécuté, l’ont fait au nom du même Dieu que leurs
victimes, ils avaient juste une interprétation différente du message
d’amour et de paix " interprétation, interprète, inter-prêtre...
Au sein des communautarismes les plus fermés, naissent les discours les plus extrêmes menant à ces massacres sans noms, mais pardonnez moi si j’interprète, je me demande si cela n’est pas fiat pour durer jusqu’à ce que les six millions de morts de la shoa soient vengés... ?. Les trois religions monothéistes déclarent leur interprétation du message de Dieu, et plutôt que se diviser, devraient s’unifier.
Amour et paix ne souffrent d’aucune interprétation possible, et tuer ne peut nullement être justifié en leur nom.
St Bartelemy Ce n’est pas le message de la bible qui peut l’expliquer... La Shoah est le résultat d’une idéologie fascite qui n’a rien a voir avec la religion
Les exactions commis dans les pays islamiques tant envers les autres religions ,qu’envers les femmes peut s’expliquer par le message fasciste du coran par contre
sachons nuancer les choses quand on parle des religions
A part l’islam pratiquement aucune religion ne fait l’apologie du meurtre au nom de la religion
vous blaguez ou quoi j ai vu les kaateb a l oeuvre avec des pretres maronnites dans leur rang ils ont pris un quartier qui dépendait du Amal des libanais commes eux pas des palestiniens personnes n est sorti vivant les trois religions du livres servent de pretextes au memes bourreaux !
Les Musulmans et les Chrétiens ne prient pas le « même Dieu ». Ecrire cela c’est méconnaitre de façon absolue ces deux religions. Ou alors vous considérez que « tous ceux » qui ont une religion « prient le même Dieu ». Ce qui me semble réducteur.
Pour ce qui est de la phrase de l’aumonier américain, la seconde partie est fausse. La réponse qui a été apportée était « il est là sous vos yeux ». C’est tout
Ce qui est largement suffisant pour réfléchir au « Dieu des chrétiens » : Un Dieu Incarné qui souffre avec l’homme.
Beaucoup trop des gens comparent l’islam (une crétinerie fasciste ) et le christianisme une authentiqua religion qui appelle à la paix et à l’amour. C’est le message du christianisme qu’il faut retenir pas les actions des hommes qui dans le passé ont estropié cette religion et sa portée universelle...
Ornithorynque, Disons plutôt que ça vous arrangerait pas mal. Et si on demandait plutôt leur avis à des personnes réputées un petit chouia (oh trois fois rien), plus compétentes que vous. Le Vatican par exemple :
« Sous le titre Nous libérer de nos préjugés les plus notables, les auteurs de ce document adressent cette invitation aux chrétiens :
« Là aussi nous avons à nous livrer à une profonde purification de nos mentalités. Nous pensons en particulier à certains jugements « tout faits » que l’on porte trop souvent et à la légère sur l’Islam. Il apparaît capital de ne point cultiver, dans le secret de notre cœur, de ces vues trop rapides, voire arbitraires, où le musulman sincère ne se reconnaît pas. »
Une de ces vues arbitraires qui est d’ordre majeur est bien celle qui conduit à employer systématiquement dans notre langue, pour désigner le Dieu des musulmans, le mot Dieu comme si les musulmans croyaient en un Dieu qui ne soit pas celui des chrétiens. Al lâh signifie en arabe la Divinité ; il s’agit d’une divinité unique, ce qui implique qu’une transcription française correcte ne peut rendre le sens exact du mot qu’à l’aide du vocable « Dieu ». Pour le musulman, al lâh n’est autre que le Dieu de Moïse et de Jésus.
Le document du Secrétariat du Vatican pour les non-chrétiens insiste sur cette donnée fondamentale en ces termes :
« Il semble vain de soutenir avec certains Occidentaux qu’Allâh n’est pas vraiment Dieu ! Les textes conciliaires ont fait justice d’une telle assertion. On ne saurait mieux résumer la foi islamique en
Dieu que par ces quelques phrases de Lumen Gentium² : « Les musulmans qui professent la foi d’Abraham adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour... » »
On comprend dès lors la protestation musulmane devant la coutume trop fréquente de dire, en langues européennes, non point Dieu, mais « Allâh »... Des musulmans lettrés ont loué la traduction du Coran de D. Masson pour avoir « enfin » écrit « Dieu » et non « Allâh ».
Et le texte du Vatican de faire remarquer : « Allâh est le seul mot qu’ont les chrétiens de langue arabe pour dire Dieu. »
Musulmans et chrétiens adorent un Dieu unique.
2. Lumen Gentium, titre d’un document du Concile de Vatican II (1962-1965). »
Extrait de la ’Bible, le Coran et la Science du Dr Maurice Bucaille’
Une de ces vues arbitraires qui est d’ordre majeur est bien celle qui conduit à employer systématiquement dans notre langue, pour désigner le Dieu des musulmans, le mot Allâh comme si les musulmans croyaient en un Dieu qui ne soit pas celui des chrétiens.
Vous écrivez : "les hommes
sont seuls responsables de leurs actes et leur vie est le résultat de leurs
choix ou de leurs non choix. Se servir de Dieu comme alibi afin de justifier
des actes injustifiables est irrecevable".
Vous aurez raison quand les
religions monothéistes auront clairement rejeté la croyance selon laquelle le
Dieu dans lequel elles demandent de croire, et auquel elles demandent d’obéir, a
ordonné ces actes injustifiables.
Jusqu’à ce 23 octobre 2010 elles
affirment, répètent, enseignent que cette croyance est la bonne.
Pour donner plus de valeur à
votre juste indignation, corrigez votre texte en ajoutant simplement : il faut
qu’elles affirment dorénavant très clairement le contraire : Dieu n’a jamais
commandé des maltraitances, des meurtres individuels et des massacres de masse
comme nous l’affirmions jusqu’à maintenant par erreur.
Très beau texte, Gabriel, mais je suis assez d’accord avec Pierre Régnier. Il suffit, à cet égard, de se pencher sur l’Histoire universelle pour constater que, non seulement Dieu est mis en avant pour justifier les pires massacres, mais il est en outre appelé à la rescousse, que ce soit ici ou là, que ce soit aujourd’hui ou hier : « Gott mit uns » a été décliné de tous temps et dans toutes les langues.
Comment pourrait-il en aller autrement ? Dieu est tellement mis à toutes les sauces, y compris les plus grotesques, qu’il lui est instamment demandé de prendre parti dans les compétitions sportives. Et cela dans les deux camps !
Quand les actions d’humains croyant en dieu sont strictement identiques à celles d’humain ne croyant pas en dieu, on doit retirer de l’équation la donnée inconnue car elle n’influe pas sur le résultat.
Ce n’est pas parce que vous déclarez que les gens de votre voisinage ne sont pas croyant qu’ils le sont effectivement
Pour la plupart des spécialistes tout le monde est croyants tout le monde croit en quelque chose. Tout le monde (religieux ou pas ) aménage son mode de vie en fonction des croyances personnelles et universelles qui n’ont rien à envier à des croyances purement religieuses et en tout cas leur sont très proche
De toute façon croyances religieuses ou pas tout le monde suit les traditions religieuses qui sont autant des traditions quasi civiles comme Noël chez nous ou le ramadan dans les pays islamiques et la révolution d’octobre naguère en bolchevie
Tout le monde réinterprète ces traditions a sa manière et leur donne un sens qui lui est propre
bref toutes les choses que vous savez avec un peu d’analyse
Vous confondez allégrement religions, croyances, superstition et fond culturel !
Évidemment, dans ce cas là, on est tous croyant !
Je fais une réunion de famille à Noël car c’est un jour férié officiel et donc je sais que tous pourront être présent, mais je me fiche totalement de savoir si c’est, aussi, une fête religieuse.
En ce qui me concerne je trouve le symbole païen du solstice d’hivers plus justifié prosaïquement car cela signifiait le début de la disette et la dernière occasion de faire ripaille.
C’est d’ailleurs pour cette raison que l’église catholique a jouée les coucous pour imposer sa croyance, comme à la St Jean !
Beaucoup de chrétiens sincères et au courant des choses ont les analyses proches de vos réflexions
Mais la religion qui est aussi un domaine des croyances ne s’arrête pas aux portes des connaissances communes que vous avez .
Car la religion
c’est aussi une accumulation des savoirs et croyances antérieures des hommes et des femmes qui est un fil conducteur , une espérance ,une façon d’être ,une référence etc pour des millions des gens de toutes les couches sociales
C’est pourquoi avec beaucoup je prétend qu’on n’échappe pas a sa condition de croyant
si on veut vivre en bonne intelligence dans la société
L’homme est un être social par nécessité, du moins au début maintenant il n’a plus le choix, mais un être croyant ? Vous prenez votre cas pour une généralité, je ne crois pas en un dieu quelconque, ni en un au-delà : rien !
L’être seul est face au néant qui l’attend et alors ? Certains l’acceptent et font face, d’autres préfèrent se réfugier dans la négation. Leurs béquilles m’indiffèrent, sauf s’ils essayent de me les imposer... Pour se rassurer sur leur choix !
Pourquoi vous aveugler ainsi ?
Pourquoi vous entêter dans cet aveuglement ? Pourquoi vouloir croire que l’apprentissage, la formation, l’enseignement,
la confirmation, la transmission de générations en générations… ça n’a, en
religion, aucune influence ?
Bien sûr que si ça influence,
comme dans tous les autres domaines. Et
quand chaque religion enseigne que son Dieu a commandé des massacres ou/et
continue d’en commander il y a forcément des croyants qui en sont convaincus et, parmi ceux-ci, il y en a forcément qui passent à l’acte criminel prétendument
« voulu par Dieu ».
Et même s’ils ne sont, fort
heureusement, en pourcentage, qu’une petite minorité, ça fait beaucoup de criminels, et le résultat est épouvantable.
Pourquoi ne pas admettre
raisonnablement que, pour que la violence religieuse disparaisse, fusse à long
terme, il faut au moins que les
religions cessent d’enseigner que Dieu l’a voulueou/et la veut encore aujourd’hui ?
Assassiner des moines au nom de Dieu ? … Un non-sens oui, mais bon il ne faut pas le dire ! Oui si ça se trouve ce beau billet n’est là que pour les beaux yeux du titre alors…(*1*)
Ça n’a pas grand-chose à voir mais hier je relisais l’histoire de Salomé dansant pour Hérode … puis obtenant ce qu’elle voudra fût-ce la moitié de ceci cela, ce sera finalement maman qui définira le présent et hop, La tête de Jean baptiste sur un plateau rien de moins.
Jean baptiste… pas un moine… carrément un prophète … et quel prophète…
Et qu’a-t-il donc fait comme vilénie pour mériter ça le Jean premier du nom ? Ben on ne sait pas trop, une histoire de nana ambitieuse qui calcule pour le trône et qui veut quitter un Hérode désormais canasson pour son frère un Hérode aussi, mais avec un meilleur plan de carrière et ce Jean tout prophète qu’il soit qui ose lui dire au H : « pour l’ex-épouse de ton frère c’est tintin » Non mais ho ! J’aime cette histoire … mais si mais si … ne serait-ce que parce qu’elle est vraisemblable … elle. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cc/Titian-salome.jpg
(*1*) A l’auteur, passez moi la paranoïa SVP, si ça se trouve, c’est tout ce qui me reste
Bien sûr qu’il y a d’autres
horreurs commises par les hommes, dans l’histoire, qui ne sont pas le résultat
de l’enseignement donné par les religions (au sens où tout le monde l’entend,
pas au sens plus compliqué, plus subtil, si vous voulez, que vous introduisez).
Là dessus je suis d’accord avec vous et avec Anty. Mais, pour le reste, nous
sommes en profond désaccord.
Bien sûr que c’est important ce
qu’il y a dans le cœur de chaque individu, mais la vie sociale, ça existe.
L’influence mutuelle des individus, ça existe, l’influence collective aussi.
Et, parmi les plus puissants des collectifs influents il y a les religions.
Ça n’enlève rien aux horreurs
commises au nom d’autres collectifs historiquement très puissants comme le
communisme, ou philosophiquement très puissants comme l’athéisme, et tant
d’autres…
Mais nous parlons ici des
horreurs commises « au nom de Dieu ». C’est pourquoi c’est de
celles-là que je dis qu’on ne pourra
jamais les éliminer sans éliminer l’enseignement qui les justifie et
les pérennise.
Et cet enseignement il est, pour
parler comme vous, aussi à la source des
religions. Et, pour parler encore comme vous, il contribue de manière très
importante à faire le contenu de ce qui est dans le cœur des
individus.
Ça ne suffira évidemment pas pour
faire disparaître toutes les formes de violence mais, pour faire disparaître
l’une des pires et des plus anciennes d’entre elles nous devons exiger que toutes les religions cessent d’enseigner que Dieua voulu
celles des violences qui sont commises en son nom. C’est un devoir collectif, sociétal, un devoir des humains pacifiques et
solidaires.
Les « dignitaires »
religieux enseignent des horreurs mais veulent qu’on les respecte parce
qu’ils sont religieux. Non ! Il faut le
dire haut et fort : ils sont indignes et ils ne deviendront respectables que lorsqu’ils auront
cessé d’enseigner ces horreurs.
Merci à vous tous d’avoir donné votre avis sur ce texte même si parfois certains se sont un peu éloigné du sujet qui était : « Tuer au nom de Dieu est injustifiable ». J’ai appris beaucoup au travers de vos commentaires et ce vaste sujet reste ouvert car malheureusement sans limite. Cordialement
Vous écrivez : "Des
musulmans lettrés ont loué la traduction du Coran de D. Masson pour avoir
« enfin » écrit « Dieu » et non « Allâh »
C’est vrai, mais vous pourriez réfléchir
au fait que la puissante maison d’édition Gallimard a édité, il y a plus de 40
ans, le Coran de « D ». Masson en s’abstenant d’écrire en toutes
lettres le prénom de cet auteur : Denise
Masson.
Des lecteurs pensent que les
responsables de la fameuse collection « La Pléiade » où fut édité ce
Coran n’ont pas voulu froisser ces mêmes « musulmans lettrés » en
laissant apparaître qu’une femme lettréepouvait écrire quelque chose de sérieux
sur le Coran et l’islam.
Mais, bien sûr, ce sont ces
lecteurs qui sont de mauvaise foi puisque, comme vous le dites aussi,
"pour le musulman, al lâh n’est autre que le Dieu de Moïse et de
Jésus".
Le Dieu de Jésus n’étant pas misogyne le Dieu des musulmans ne
saurait l’être et, si Gallimard n’a pas imprimé Denise Masson en toutes lettres c’est simplement que son Coran et
ses très riches notes remplissaient déjà plus de 1000 pages.
Il n’y avait
vraiment pas la place de mettre plus que l’initiale du prénom de cette
auteure. Les lecteurs auraient alors
trouvé le livre trop long et ne l’auraient pas acheté.
Kwa, une femelle aurait osé… Sacrilège ! Ya latif et re- ya latif
J’ose espérer qu’en exégètant elle portait sa Burqa réglementaire modèle breveté 37 au moins et qu’elle s’arrêtait à chaque fois qu’elle avait ses ragnagnas. Il y a un minimum…
Passez-moi la taquinerie, mais je ne comprends vraiment pas le sens de votre intervention.
En quoi est-ce que des considérations peut être d’ordre purement commercial d’une maison d’édition ou même allez savoir la propre volonté de l’auteure (*1*), puissent changer quoi que ce soit au propos.
Et au nom de quoi vous vous permettez de lire dans mes pensées jusqu’à y voir que « ces lecteurs qui penseraient que… seraient en fait de mauvaise foi puisque ceci et cela » et puis quel rapport avec cette supposée mauvaise foi (que selon vous je leur attribuerais), et le fait que pour le musulman, al lâh ne soit autre que le Dieu de Moïse et de Jésus »
Et enfin qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que les musulmans seraient misogynes, le manuel du cliché en trois volumes page 12 ?
Au passage Aicha (et pour cause), est à la source d’un bon tiers des paroles rapportées du prophète de l’Islam et qui sont comme vous le savez peut être, la deuxième source législative de la dite religion (excusez du peu).
En fait, vous êtes au cœur de la déclaration du secrétariat du Vatican, vous croyez tout savoir de l’Islam et des musulmans mais vous ne savez pas grand-chose en fait, rien qui vaille que je m’y attarde davantage en tout cas. Cela dit, bonne journée quand même.
Vous me montrez que nous sommes dans une totale incompréhension mutuelle. J’ai compris au moins que, selon vous, « je me permettrais de lire dans vos pensées » pour y voir des « attributions de mauvaise foi »... Mais non, rassurez-vous, ce qui peut être compris comme « une attribution de mauvaise foi » ne peut venir ici que de moi. Je croyais que c’était clair dans mon commentaire : j’y proposais, de manière ironique, qu’on réfléchisse sur le sentiment de ceux que vous appelez les « musulmans lettrés », à l’égard « des femmes lettrées ».
Je n’ai pas compris par ailleurs si, étant selon vous « au coeur d’une déclaration du secrétariat du Vatican » - laquelle, il y en a tant ? - je devrais m’y trouver approuvé ou condamné.
Je n’ai pas fait avancer le débat, comme je tentais de le faire. Mais cela n’est pas bien grave. Bonne journée à vous.