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Accueil du site > Tribune Libre > Aux chiottes, la culture merde stream !

Aux chiottes, la culture merde stream !

On parle beaucoup d’un livre roboratif écrit par Frédéric Martel et consacré à la culture Mainstream. Ce néologisme désigne une forme de produit culturel que les producteurs parviennent à écouler sur plusieurs continents, non seulement dans le pays d’origine ou partageant des liens historiques et civilisationnels (exemple, l’Occident) mais dans des contrées où celle culture prend place et se fraie un chemin en écartant la culture locale. Ainsi, cette nouvelle culture semble revêtir les atours d’une nouvelle colonisation, voire d’une occupation. Parler d’implantation semble plus approprié. Implantation comme dans les territoires palestiniens. Sauf que si cette culture s’implante si facilement, c’est qu’elle plaît, mieux encore, elle plaît à tout le monde. Personne n’oblige un jeune Africain à boire du Coca Cola, pas plus qu’on impose à un Japonais d’aller voir le film Avatar dans une salle obscure, alors qu’un Français n’a pas besoin d’un revolver sur la tempe pour assister à un concert de Madonna. C’est même l’inverse, il y va gaiement, prêt à payer 80 euros la place.

Sacrée culture mainstream, elle plaît à tout le monde et elle plaît tellement que des gens seraient prêts à amputer leur budget pour s’en délecter, telle une crème glacée qui sitôt consommée, est oubliée alors que le désir d’une autre crème au goût différent se fait jour. La culture mainstream ne peut plaire en permanence que parce qu’elle se renouvelle. Il faut dire que cette culture est parfaitement insérée dans le cycle capitaliste contemporain. Une fois écoulé, le produit doit vite être frappé d’obsolescence mais pas trop vite, le temps de fourguer aux gens l’intégralité de la production, produits dérivés inclus. Qui dire plaire, dit plaisir. Ces deux mots sont d’une même racine étymologique. Plaisir d’amour, ne dure pas toujours, plaisir de masse, durera toute la vie, pourvu que le portefeuille soit garni en permanence. Faute d’avoir trouvé le bonheur, ou le sens de l’existence, ou la magie du chemin, l’individu se contente des petits plaisirs et des sensation que procure la culture mainstream, avec le sentiment d’en être et parfois, de se retrouver avec une myriade de pèlerins avec lesquels ils partagent non pas une fois mais le plaisir de goûter un produit. Certains passent même la nuit pour être les premiers à avoir le dernier Harry Potter ou la nouvelle Play Station. Hé hé, le désir de singularisation finit par reprendre le dessus et le seul moyen de se singulariser parmi des milliers de macaques en quête de cacahuètes culturelles, c’est d’être le premier.

Même s’il va de temps en temps à l’église, ou à la mosquée, ou au temple bouddhiste, le consommateur de culture mainstream est un individu qui a perdu la foi, ou du moins qui ne l’a jamais trouvée. C’est toute la prouesse des publicitaires de notre époque que de perdre les gens pour qu’ils ne trouvent pas la foi, s’égarent dans l’existence, et finissent par se retrouver en allant sous le lampadaire, là où se joue une partie de culture mainstream. Suivez le guide suprême de la marchandise, entrez dans le temple de la consommation et recevez l’eucharistie mainstream après vous être acquitté du denier de la culture. Deux grandes institutions ont réussi à s’étendre sur cette terre, l’Eglise et le Marché. Mais c’est le marché qui fait le plus de profits. Tout en soignant l’image. Un prêtre pédophile ternit l’image de l’Eglise, pareil pour les frasques de Tiger Woods que les sponsors n’apprécient guère. L’Occident est né de deux foi, l’une originaire de Jérusalem et l’autre de Hollywood. Passé l’époque des missionnaires, le monde a été parcouru par des agents de commerce. Dont la tâche est bien plus aisée. Nul besoin de se confondre en prédications et autres explications des Evangiles. Juste une image, quelques séquences, la culture mainstream ne nécessite aucun effort pour imprégner les masses. Elle plaît et c’est sa nature. Elle plaît et s’impose, tel un fruit sauvage convoité par un volatile ou un mammifère. Allez savoir, cette culture semble tellement bien fabriquée qu’on la dirait comme ayant poussé dans un verger pour gâter une sensualité culturelle toute animale qu’on retrouve chez l’humain. La culture mainstream n’est pas pour autant une sous culture. Elle est différente de l’Art ainsi que de la contre-culture.

En admettant qu’on parle d’une occupation d’un pays par cette culture, nous devrions nous intéresser aussi à la collaboration. Celle des masses mais aussi des médias de masse qui, piégés par l’audimat, doivent servir de support pour diffuser les choses qui ont le tort pour les uns, le bonheur pour les autres, de plaire au plus grand nombre. Les émissions de télévision offrent une porosité face à ces produits assez invasifs qui s’infiltrent dans les tuyauteries de l’information et des shows télévisés. Faut-il aimer ces productions culturelles ? Quelle différence entre un blockbuster américain comme Avatar et une daube de terroir comme Camping ? Pascal Obispo, notre chanteur pour trentenaires et ménagères retraités de l’existence, est-il pire que U2, le groupe qui joue pour les bobos quadragénaires ? Le mot de la fin ne serait-il pas de proposer un parti pris consistant à écarter a priori toute production culturelle dès lors qu’elle bénéficie d’un matraquage médiatique suivi d’un succès populaire. Refuser ces plaisirs, c’est se condamner à une frugalité, une ascèse de jésuite du 21ème siècle. Ainsi, l’hédoniste de la masse montre-t-il du doigt celui qu’il désigne comme un mauvais jouisseur, avec le même dédain affiché par le clampin du ressentiment traitant de mal baisée une chef de service un peu trop tatillonne ? L’esthète qui refuse la culture mainstream est-il un mauvais coucheur ? L’esthète répondra à l’hédoniste de masse qu’il n’a pas dix sous à dépenser pour jouer le client et allez au bordel cinématographique après le tapinage médiatique pratiqué par les putes de l’industrie culturelle et leurs maquereaux comptant les sous dans un coin de Wall Street.

L’esthète ne veut pas d’un accès à une culture tarifée comme une passe au bordel et son mot d’ordre c’est, aux chiottes la culture merde stream ! Mais l’esthète se doit de soigner son analyse et d’éviter la vulgarité. Comment comprendre cette culture sinon par l’allégorie sexuelle de l’échangisme dont on laissera de côté, pour autant qu’il existe, l’échangisme solaire, qu’un Sollers ou un Onfray nous racontera. L’échangisme ordinaire, c’est faire l’amour en changeant de partenaire. Le plaisir est dans le changement. Nul besoin de subtilités. Juste une inscription sur le Net ou alors une visite dans un club. Les corps s’offrent moyennant un simple regard. Tu veux ou tu veux pas. La culture mainstream, il suffit de le vouloir, elle s’offre sans effort et on en change quand on est lassé. L’esthète au contraire, entretient un rapport différent avec la Culture, une sorte d’affinité élective, marquée par une rencontre dans la durée, un subtil jeu de séduction, comme peuvent le jouer des amants apprenant à se connaître. Le temps, la patience de la découverte et la fidélité. Et pourquoi pas évoquer un lien amical avec l’œuvre, un lien fidèle, une manière d’être dans le monde. Et cet écho à l’amitié conduisant vers un précepte qui, façonné par La Boétie, nous invite à cultiver les rencontres pour mener une vie bonne et s’affranchir de la servitude volontaire… la même qui offre le cerveau aux produits industriels invitant à tirer la chasse. Aux chiottes l’asservissement !


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30 réactions à cet article    


  • Firedog Firedog 27 avril 2010 10:43

    Article intéressant.
    Cependant, vous parlez de culture mainstream, mais ne serait-ce pas plutôt consommation mainstream (exemple de la bouteille de cocacola) ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 avril 2010 10:58

      J’ai associé les deux produits pour faire apparaître un mode de consommation et de diffusion comparable, mais bien évidemment, Coca Cola n’est pas un objet culturel, ce que précise du reste Martel dans son livre


    • Firedog Firedog 27 avril 2010 10:57

      Autre question, nieriez-vous tout talent artistique à cette culture mainstream ? Pour reprendre l’argumentaire de votre dernier paragraphe, ne peut-on pas être fidèle à celle-ci ? Par exemple, après avoir lu un livre de lui, j’ai aimé Dostoïevski, j’ai donc lu la majeure partie de ses livres et je ne l’ai pas regretté. Cependant, après avoir vu un film de Cameron (mainstream), je l’ai aimé, et j’ai décidé de voir la majeure partie de ses films. Y a-t-il une différence, nonobstant le côté financier et « à la mode » ?


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 avril 2010 11:03

        Pour être honnête, on peut penser qu’il peut y avoir un côté esthétique et artistique dans un produit mainstream mais ce n’est pas la règle en la matière. On est dans l’industrie plus que dans l’art.

        Cela dit, j’ai plutôt accentué le phénomène mainstream dans le volet du consommateur car c’est lui qui représente la moitié du processus, l’autre émanant des médias et des producteurs


      • Voris 27 avril 2010 11:37

        Quelques remèdes pour échapper à l’omniprésence de la sous-culture de masse mondialisée :

        - médiathèque : la semaine dernière, j’ai assisté à une conférence sur les ladies du jazz par une unviersitaire très calée et avec extraits sonores. Une heure de découverte et de bohneur !
        - chaînes publiques (certains programmes) : hier soir sur France 3 « Serpico » avec Al Pacino et sur arte « Les yeux noirs » avec Marcello Mastroiani suivi d’un reportage sur le compositeur Prokofiev. Demain soir sur France 2 « Chateaubriand ».
        - chaînes câblées : l’autre jour sur une chaîne musicale, redif du concert mille et une notes 2009 (compositeurs espagnols : Albeniz, De Falla, Tarrega...) interprétés par le guitariste virtuose Emmanuel Rossfelder en duo souvent avec un jeune violoniste russe très talentueux dont le nom m’échappe.
        - associations : elles font vivre la culture locale et font la promo des artistes non médiatisés. Depuis plusieurs années, j’y vais en bénévole et c’est très enrichissant humainement et culturellement. Il est vrai qu’en Bretagne, on est aidé par la culture foisonnante (livres,m uisques, festivals, patrimoine historique et naturel).
        - sites internet d’artistes amateurs : pour la musique, il y a Jamendo entre autres.

        Comme vous voyez, on n’est pas soumis à la fatalité. Et je n’ai pas parlé des radios, les vraies, pas celles qui diffusent à longueur d’ondes et de journée des pubs entrecoupées et des toujours mêmes standards pop et variétoches imposés par les milliardaires majors du disque qui ramollisssent le sens esthétique. Et je n’ai pas parlé non plus des nombreux lieux à visiter non altérés par le tourisme crétin des beaufs de chez Mac Do et autres fâcheux qui gâtent les paysages.

        Mais malgré tout ça, je n’ai pu empêcher mes grands fils d’aller voir Avatar et Camping 2, ni de jouer des heures sur leurs consoles ou de visionner des clips stupides du net supposés comiques. Je crois que la culture merde stream est décidément la plus forte pour les nouvelles générations !


        • Firedog Firedog 27 avril 2010 16:58

          Mais est-ce que Serpico n’était pas la culture mainstream de l’époque ?



        • worf worf 27 avril 2010 12:48

          j’ai trouvé également un amalgame trop important entre produit et culture mainstream. Et surtout que vous ne parlez que de cinéma et un peu de musique, les autres arts ne seraient pas touchés par ce phénomène ? Cela serait bien étonnant !
          L’opposition entre l’Art, la Culture avant une majuscule pour s’opposer avec celle en minuscule, populaire existe depuis bien longtemps. Le phénomène mainstream est une nouvelle manière, plus économique d’utiliser cette culture populaire.
          Pour moi, le danger n’est pas tant dans cette culture mais de ne plus permettre aux gens de voir différentes cultures, des œuvres artistiques de courants diverses pour n’aboutir qu’à une seule représentation de l’art, dicté par un petit groupe.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 avril 2010 13:28

            Bonjour Bernard,

            il est une phrase de votre article qui contient tout : " cette nouvelle culture semble revêtir les atours d’une nouvelle colonisation, voire d’une occupation. Parler d’implantation semble plus approprié. " Quand la culture mainstream s’est installée en vous, c’est bien qu’un implant occupe votre colon...lequel est l’antithèse de l’organe cervical. Le tout est donc de rester moteur.


            • fred 27 avril 2010 14:33

              Putain de merde ! Stop à la vulgarité bordel ! Tel est le sens de votre titre.


              • pingveno 27 avril 2010 14:38

                Personne n’oblige un jeune Africain à boire du Coca Cola, pas plus qu’on impose à un Japonais d’aller voir le film Avatar dans une salle obscure, alors qu’un Français n’a pas besoin d’un revolver sur la tempe pour assister à un concert de Madonna.

                C’est drôle de constater à quel point l’amalgame « obligation <=> pistolet sur la tempe » est fréquent sur Agoravox. Puisque vous n’êtes pas du côté des défenseurs de la culture mainstream, pourquoi donc le faites-vous vôtre ?

                Voyons un peu : Personne n’oblige un jeune Africain à boire du Coca Cola euh, si un peu quand même, quand cette marque sponsorise tout ce qui bouge dans le pays en échange de l’exclusivité (interdiction de toute concurrence, même l’eau minérale). un Français n’a pas besoin d’un revolver sur la tempe pour assister à un concert de Madonna certes, tant que ça fait partie du paysage, aucune raison de s’en offusquer, c’est quand ça occupe 80% du paysage qu’on peut parler, selon vos propres termes, de colonisation. Et peu de gens le savent, mais la France a explicitement accepté cette colonisation culturelle car elle figurait dans les conditions du plan Marshall. Difficile désormais de revenir en arrière.


                • INsoMnia666CoMplotiste insomnia 27 avril 2010 23:22

                  « On Oblige personne », mais nous pourrions appeler cela, le « Consumérisme » à force de rabâcher les mêmes soupes...
                  Difficile de revenir en arrière ? Et pourquoi pas sortir de la culture de masse, puisque rien n’est Définitif ! A moins d’être un bon mouton, obéissant et docile résumé dans le...


                • pingveno 28 avril 2010 10:30

                  Difficile de revenir en arrière ? Et pourquoi pas sortir de la culture de masse, puisque rien n’est Définitif !

                  J’en veux pour preuve les réactions que j’ai entendues il y a une dizaine d’années quand la loi imposant 40% de musique francophone sur les radios est entrée en vigueur : on privait les gens de culture merdestream, les pauvres, ils protestaient !
                  C’est comme une drogue, le sevrage est long et difficile, et l’imposer à tous de manière brutale est le meilleur moyen de le rendre impopulaire.


                • Marc Bruxman 27 avril 2010 14:45

                  "Pour être honnête, on peut penser qu’il peut y avoir un côté esthétique et artistique dans un produit mainstream mais ce n’est pas la règle en la matière. On est dans l’industrie plus que dans l’art.« 

                  L’artiste a souvent utilisé tous les moyens disponibles de la société pour parvenir à ses fins. Que ce soit les cathédrales, la musique (que de sophistication dans les instruments même anciens) ou pour le coté »commercial" les peintures de Rubens (visiter son atelier à Anvers est instructif sur ses méthodes de travail qui n’avaient rien à envier à Hollywood).

                  Notre société a développé des moyens techniques prodigieux et il n’est donc pas anormal que les artistes s’en servent. Mozart aurait certainement été content de pouvoir faire un concert devant 100 000 personnes. Il aurait peut être même fait très bon usage de certains instruments électroniques dans ses compositions.

                  Bien sur l’artiste perd en indépendence du fait que ces moyens techniques coûtent de l’argent. Mais il en a souvent été ainsi. Croyez vous que Rubens, Leonard de Vinci vivaient d’amour et d’eau fraîche ? Et que dire de Raphael ? Leurs ateliers n’avaient rien à envier aux studios de cinéma modernes. Les moyens techniques à leur disposition étaient différent, mais ca ne change pas grand chose.

                  Si une seule chose. Vous n’avez retenu du passé qu’une infime poignée de leurs artistes, sélectionnés par le temps. Quand on aura fait la même chose sur le XXème et XXIème siécle, vous y trouverez de nombreuses oeuvres étonnantes. Et surement l’homme du XXVème siécle trouvera nos créations fabuleuses et les siennes encore ringardes. A moins que d’ici la le progrés technique ne se ralentisse et qu’un certain classicisme ne parvienne à renaître.


                  • pingveno 27 avril 2010 16:02

                    L’artiste a souvent utilisé tous les moyens disponibles de la société pour parvenir à ses fins.

                    D’accord avec vous, l’artiste n’est pas en cause dans cette affaire. Celui qui est en cause c’est le producteur, qui impose à l’artiste de produire suivant un format tellement cadré pour plaire au plus grand nombre que l’artiste est contraint de produire de la merde, et certains d’entre eux sont les premiers à le reconnaître.
                    D’un autre côté de petits artistes parviennent à vivre de leur travail modestement, mais en contrepartie, avec une vraie liberté artistique.

                    Bien sur l’artiste perd en indépendence du fait que ces moyens techniques coûtent de l’argent.

                    Vrai il y a quelques années... mais désormais la diffusion par internet, même sous forme payante, ne coûte plus grand chose (un site Allopass se rentabilise très vite si on vend chaque titre un par un car fondamentalement c’est ce que veut désormais le public, au lieu d’être obligé d’acheter 20€ un album comprenant 18 daubes et 1 chanson bien)


                  • Firedog Firedog 27 avril 2010 16:53

                    En tout cas, il n’y a pas d’artiste maudit au 2e siècle !


                  • Firedog Firedog 27 avril 2010 16:54

                    20e, je voulais dire !


                  • MKT 27 avril 2010 15:32

                    Votre billet fait suite à une émission sur le même sujet que j’ai entendu sur france culture récemment. Peut être d’ailleurs s’agissait-il de l’auteur du livre que vous évoquez.

                    Ce qui me semble-t-il ressort, c’est le côté masse de ces productions, (musique,film, etc...)
                    Ces productions passent toutes au travers des fourches caudines des gestionnaires puisque le but est de faire un maximum de profit.

                    Que faire ?
                    Le tri dans ce qui nous est proposé, il se peut qu’il y ait de véritables « pépites ».
                    Aller en suivant son inspiration voir ou écouter des artistes qui ne sont pas « mainstream » ou pas forcément dans ce système. Évidemment il y a un risque mais il faut accepter d’être étonné.


                    • Lapa Lapa 27 avril 2010 16:13

                      L’auteur revient à la charge sur la déchéance de l’entertainement mondialisé et effectue une analyse sans sembler s’apercevoir que les modes de vie ont radicalement changé au cours du XXème siècle.
                      Quelle lacune ! Car il est clair que l’industrialisation à outrance du secteur culturel n’a été possible que par deux choses :
                      1- la progression fulgurante du pouvoir d’achat des populations occidentales au cours du XXème siècle
                      2- la progression non moins fuflgurante du temps libre

                      En soit nous ne saurons jamais quelle aurait pu être la culture au XVIIIème siècle si les paysans de l’époque n’avait bossé que 40h dans la semaine en étant « assuré » d’avoir de quoi se nourir, eux et leur famille. Il n’est en rien certain que ce paysan ait été sensible à écouter du Mozart (ce compositeur pour nobliots trentenaires), qu’il n’a d’ailleurs vraissemblamenet toujours ignoré, ou à posséder un Quentin de la Tour chez lui.

                      Aussi toute analyse critique du secteur cuturel actuel ne peut réellement se fonder sur les principes qui régissaient encore le milieu jusqu’au début du 20ème siècle. L’imprégnation culturelle (ou colonisation) ne peut se faire que parce que , par rapport à nos ancètres, nous possédons beaucoup de temps libre, dégagé des préocupations basiques (survivre).

                      la culture mainstream c’est la culture de masse. Et celle-ci n’a que peu d’années d’existence. laissons là créer ses propres référentiels et filtres avec le temps et le recul qui manquent encore. Mais de grâce n’essayons pas de l’analyser suivant des nostalgies passés avec notre filtre du goût sûr décrétant que l’artiste à la mode est forcément commercial donc mauvais. Tous les repères ont été bousculés. Et une chose est sûr : l’offre est beaucoup plus importante maintenant qu’elle ne l’a jamais été. Il y a donc des chances statistiques pour que davantage d’oeuvres de qualité perdurent dans le temps et qui seront le leg de notre époque.


                      • Firedog Firedog 27 avril 2010 16:57

                        @Cassino :
                        "En matière culturelle nous vivons dans une sorte de dictature socialiste de l’abondance".
                        Euh, je ne suis pas sûr que ce soit très socialiste, ça...



                      • Il n’y a pas de culture mainstream : il y a une anti-culture supportée par un conditionnement autant constant que massif d’où ce qualificatif mainstream.

                         

                        C’est là où l’Intelligence de Contrôle se voit rejoindre par l’Intelligence culturelle (ou plutôt anti-culturelle) : cette dite culture mainstream étant produite non plus par le monde de l’Esprit mais par celui de l’Acte (Production)  : se fondant sur la captation des énergies libidinales individuelles (ainsi que le captage de l’attention, le management de la perception, la persuasion,etc…) et la réduction de l’humain à un être strictement économique et non plus culturel.

                         

                        Pour éviter des longueurs ( je renvoie le lecteur intéressé à mes innombrables et monomaniaques sur ce sujet : disons que nous passons de la mimésis ou mimétique comme support à l’élaboration de cultures et donc de la Culture à la mémétique (le lecteur me pardonnera mes néologismes peut-être malheureux).

                         

                        Si par la mimésis, le désir individuel se fonde sur le désir de l’Autre et peu à peu conduit à l’adoption collective/consensuelle de pratiques/comportements qui forment un continuum culturel : l’évolution de nos sociétés conduit à un changement majeur : le rapport autant à l’Autre qu’à Soi étant orienté, cadré, voir pré-défini par les divers outils technologiques existants ainsi que par ce processus de fragmentation du Réel : devenu uniquement accessible par le truchement de l’Ecran (ou autres) qui autant conditionne perception et représentations chez l’individu l’observe en temps réel : si nous ajoutons la dépendance croissante à la technologie (notamment domaines : Information&Communication : donc support des interactions entre humains) : cela nous conduit à la passivité ou l’indifférence et finalement à la soumission.

                         

                        Pour résumer : la mimésis produira des particularités qui fonderont en partie la culture de tel ou tel groupe ou société humaine ; la situation actuelle a un effet inverse : il y a production de particularités à l’intention de sous-groupes au sein des sociétés et fragmentation conséquente du groupe/société en une multitude de particularités : bref de l’anti-culture fondé sur le Particulier et non de la Culture fondé sur le Singulier.

                         

                        D’où ce concept (sans doute hasardeux) de mèmétique et l’asservissement en résultant : si l’on conçoit le concept de mèmetique comme par la création d’ entités réplicantes culturelles ; nous pouvons adpoter une perspective biologique pour l’analyser : à savoir prendre pour exemple la réplication des gènes. Si je m’en tiens à la perspective offerte par le réductionnisme matérialiste l’affirme : la Culture peut être conçu comme une machine ou un sytsème de survie programmé aveuglément pour la préservation de ces  entités égoïstes : les mèmes.

                         

                        Les mèmes seront alors conçus comme des chaînes/modèles de pensées se propageant et se concurrençant au sein de l’environnement culturel. Dans la perspective actuelle (captation de la libido+conditionnement de masse) ils peuvent être conçus comme devenus de nature parasitique et non plus symbiotique : parasitant le cerveau, à la manière dont un virus interfère avec le mécanisme génétique de la cellule hôte. Des structures vivantes s’alimentant des humains, se nourrissant de leurs cerveaux ( ou des temps de cerveaux disponibles) : quand ils ne se combattent pas entre eux ( cannibalisme ou phagocytose), les prédateurs les plus efficaces étant ceux produits par cette dite culture mainstream et conçus à cette fin : ayant donc un avantage définitif sur les cultures naturelles ou spontanées .

                        la question essentielle étant de savoir si les mèmes produit par l’anti-culture se nourrissant des cerveaux&singularités et cultures humaines : qui procède donc à la récolte au final ? la perspective strictement économique impliquant qu’il y a bien un (ou des) exploitant(s), éleveurs…tirant bénéfice de la production de cette weltanschauung attirant dans sa lumière de plus en plus d’esclaves consentants à leur insu ou de leur plein gré…là où la mimésis créait des doubles, des jumeaux, où l’un se reflètait dans l’autre, la mémétique produit des clones autistes avec pour seul reflet : l’Ecran global…

                         

                        p.s. : je sais pompeux, sybillin..comme d’hab…(mon côté obsessionnel et monomaniaque) mais là n’est qu’une première ébauche…

                         

                         

                         


                        • vin100 28 avril 2010 12:09

                          François Ferdinand, puis je avoir l’insolence de vous poser question ?
                          Ne seriez vous pas le cousin de Nanar ( pardon, notre Cher Bernard DUGUE ) ?
                          Ou avez vous abusé récemment de psychotropes hallucinogènes ?



                        • Cher M. Cassino,

                           

                          Vous me demandez donc : « Euh, et en français ça donne quoi ? » : il me semble que mon texte est écrit en français, et que tous les termes quelque peu sibyllins ou néologismes que j’emploie aient été suivi d’une certes brève mais suffisante (me semblait-il, j’ai donc eu tord  smiley ) définition : donc je vous invite à lire mes nombreux commentaires sur le sujet (invitation incluse dans mon hermétique commentaire en anticipation de ce type de réaction : notamment ce com qui résume bien cette évolution : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-polytheisme-des-marques-72907#forum2508225) mais vous répondrai dés maintenant le plus brièvement possible.

                           

                          Cher M. Vin100,

                           

                          Qui me demandez donc : « François Ferdinand, puis je avoir l’insolence de vous poser question ?Ne seriez vous pas le cousin de Nanar ( pardon, notre Cher Bernard DUGUE ) ? Ou avez vous abusé récemment de psychotropes hallucinogènes ?  »

                           

                          Il n’y a aucune insolence à me demander si je serai apparenté à M. Dugué pas plus que de supposer que je serai sous l’emprise de substances psychotropes (si elles étaient hallucinogènes, je crains qu’il me serait difficile de focaliser suffisamment mon attention pour vous livrer au travers de mes commentaires mes délires d’halluciné notoire smiley ) : donc à votre première question : non je ne suis point le cousin de M. Dugué (pas à ma connaissance ni celle de ma famille du moins), et non je ne suis pas sous l’emprise de substances psychotropes hallucinogènes ou non : étant à la tête d’une entreprise très hi-tech et donc ayant certaines responsabilités manifestement : je me vois privé de ce plaisir et de cette possibilité d’évasion du Réel smiley (j’avoue cependant avoir connu à une époque quelques fugues artificielles) pas plus que je n’use de cette poudre très stimulante qui ravit autant les jetsetters que les politiques ainsi que bien d’autres : j’espère donc M. Vin100 avoir su répondre à vos questions avec le plus de précision possible. smiley

                           

                          Donc M. Cassino : traduction rapide : tout ce blabla hermétique ne posait que cette idée (obsession chez moi) que si la Culture produisait du Collectif par l’adoption non seulement de pratiques/conduites communes ou par la production de modes d’existence partagés au sein de tel ou tel groupe : ce que j’appelle anti-culture produit l’inverse et détruit le Collectif donc ces modes d’existence partagés : le fameux vivre-ensemble.

                           

                          Pourquoi ? tout simplement parce que cette anti-culture bien qu’elle paraisse faire la promotion de produits ou objets culturels ne fait que celle de pratiques consommatoires et non culturelles : disons que la Culture produit du Collectif ( un continuum culturel liant les membres de telle ou telle communauté), l’anti-Culture elle se place dans le champ de la Consommation : l’être humain de culturel passe à une stricte perspective nature économique.

                           

                          Sur mimésis et mèmes : sans doute les termes qui vous ont fait bloqué : explication simple : dans le premier cas (Culture) : mon désir se fonde avant tout sur celui de ressembler à l’Autre : ainsi ce désir mimétique en permettant la reproduction/perpétuation de pratiques/conduites d’ordre culturel permet la perpétuation d’une culture ; aujourd’hui mon désir ne se fonde pas sur l’Autre (pas principalement) mais sur le mien propre (où ce que je crois être le mien propre) : de plus en plus souvent façonné par les divers écrans auxquels nous sommes confrontés et qui autant créent des besoins sur commande, crée du Désir perpétuel : bref, je n’ai plus besoin de l’Autre, il n’y plus cette volonté de ressembler mais plus celle d’affirmer de plus en plus son individualisme : telle ou telle particularité pré-définie par l’Economie de la Culture (anti-culture) ou de l’Imaginaire ( incluse dans celle de l’Entertainment).

                           

                          Exemples pratiques : en quoi un individu qui soudainement déciderait de se promener habillé en héros de manga ou SF dans une rue européenne se placerait-il dans un autre plan que le registre économique ou consommatoire : oui nous dirons que c’est là l’adoption d’une culture autre bien que dans les faits : il s’agisse avant tout de consommer et rien d’autre (nul besoin de connaître la culture japonaise, des japonais,etc…simple adoption d’un comportement particulier) ; la même chose étant applicable à cette fameuse burka tant polémique : en quoi une femme en France adoptant la burka cherche-t-elle à ressembler à sa communauté (musulmans de France étant principalement ou d’Afrique du Nord ou saharienne, ou Turquie) ? qui ne connaît pas la burka comme pratique culturelle.

                           

                          Tout çà pour dire : que nous n’avons plus besoin de l’Autre ou de lui ressembler : et que donc il faut chercher ailleurs les relais/supports de cette (anti-)culture : donc où nait-elle cette (anti-)culture ? si elle n’est pas issu d’une évolution naturelle, historique ou spontanée dans tel ou tel groupe humain : qui donc l’a produit et à quellle fin ?

                           

                          Voilà donc : une tentative d’éclaircissement cher M. Cassino.  smiley

                              


                        • vin100 3 mai 2010 12:00

                          Cher François Ferdinand,

                          Merci de votre délicate réponse qui me rassure sur une éventuelle addiction que je craignais.

                          Par contre la formulation de votre raisonnement qui manifeste une hyper conceptualisation associative manifeste un léger déséquilibre au niveau des fibres commissurales intrahémisphériques.

                          En gros pour résumer outrageusement vous avez un lobe frontal hyperactif.
                          Il y a quelques années nous vous aurions préconisé une simple lobotomie transorbitale, mais une consultation chez un confère spécialiste des neurosciences cognitives pourrait peut être améliorer sans risque la formulation de vos interventions.
                          Bien a vous.


                        • Albator71 Albator71 27 avril 2010 18:07

                          « Il y a pire que le mauvais gout, il y a le non-gout »

                          Je pense comme l’un des commentaires précedents que pour la premiere fois dans l’histoire, la culture meme si elle est de tres mauvaise qualité, commence à prendre racine dans toutes les couches de la société

                          Musicalement par exemple, il est clair qu’André Rieux, David Guetta et autres ne font pas en apparence beaucoup avancer le schmilblick ...

                          Et pourtant, a partir de cette base certains vont évoluer et decouvrir d’autres musiques moins commerciales

                          Alors laissons du temps au temps, la qualité viendra après la quantité

                          Vous n’etes pas vous meme parvenu à votre niveau de « culture supérieur » en quelques années


                          • Christoff_M Christoff_M 28 avril 2010 02:27

                            Nous sommes en plein dans la culture merde stream....

                            cela a commencé avec Britney Spears dans la chanson...

                            Jennifer Lopez qui se croit actrice...

                            David Charvet en héros de série...

                            les Drucker en « journalistes » imposés sur le service public !!

                            Avatar au cinéma avec une Citroen C4 qui sort avec le même nom, il devrait la livrer avec un rasoir de marque X qui rase Seb Loebb...

                            Nos joueurs de tennis français gagnent plus d’argent avec les barres chocolatées et les shampoings qu’avec leurs victoires en tournoi !!!

                            David Charvet et Greg l’ex millionnaire sont présentés à la jeunesse comme des héros...

                            Nous sommes en plein dans le « système » marketeux commerçant imposé par les acteurs de la mondialisation.... l’art et la chanson, le cinéma, n’étant plus que des placements qui allaient auparavant vers l’industrie...

                            Vu le niveau des nouveaux mécènes, souvent issus de la spéculation et de l’argent facile, il est évident que les « produits » qui obtiennent des fonds et des finances sont le plus bas de gamme possible pour toucher le plus de personnes de part le monde,

                            le fait de se mettre à la portée de tous expliquant le nivellement des produits vers le bas et des productions plus que merdiques et calculées pour toucher la masse !!

                            ce n’était pas la peine d’effondrer le mur des pays de l’Est pour faire pire et plus médiocre que l’art « officiel », l’art indexé sur la bourse et nouveau produit de spéculation, on voit ce que le système marketeur de nos grandes surfaces amènent dans la chanson : de la merde pour les ignares, le nivellement par le bas de l’école et de la culture, permettant de vendre un produit de base au plus grand nombre possible....

                            Médiocrité et limitation, tout le contraire des grands discours des grands pontes de la mondialisation, qui prétendent amener de la culture ou parlent d’accessibilité, alors que seul leur bénef et leur progression des ventes compte, peu importe si le produit ou le chanteur mis en avant est une grosse merde !!! seuls comptent les bénefs pour nos adorateurs du veau d’or, en général des parvenus qui n’ont que très peu de culture et qui prennent les acheteurs pour des vaches à gaver de médocs et de granulés !!


                            • WatchTower WatchTower 28 avril 2010 09:41

                              Cette « culture » propagée par la télévision et affinée par le diabolique marketing est la cause numéro 1 de l’augmentation de la délinquance, de la banalisation des comportements viscéraux, de la déstructuration de la famille, de la propagation de la pédophilie (plutôt pédérastie, par l’infantilisation de la beauté), de la baisse du niveau scolaire (j’ose même dire du niveau intellectuel) et enfin de l’oubli voir le rejet de la politique, de la philosophie, de la religion.
                              Le nouveau prêcheur est dans nos salons, éduque nos enfants, et nous éclaire (lucifer) par son écran hypnotique et addictif (cf études scientifiques).


                              • WatchTower WatchTower 28 avril 2010 21:33

                                Tout ce que j’avance est prouvé par des études psycho et sociologiques.


                              • Internaute Internaute 28 avril 2010 10:27

                                La culture mainstream est avant tout la culture américaine. Elle s’impose par la fascination qu’exerce (devrais-je parler au passé ?) ce pays sur un monde beaucoup plus pauvre et étriqué. Quand les français montaient dans leur Juva-Quatre ou leur 403 minable, les américains voyagaient en Chevrolet Impala de 400 cv à 2.000 tours.

                                A une autre époque les riches bourgeois gaulois construisaient leurs maisons en pierre selon le modèle romain et trouvaient chic de dire en latin « Puer abige muscas ». Le principe est le même.

                                La base de la puissance d’une culture mainstream est son extraordinaire qualité. Je parle de quantité de travail mise à la réaliser. Les séries télé américaines, si décriées qu’elles soient, sont remarquables sur le plan de leur construction. Tout d’abord on y trouve un fond musical travaillé qui s’entend de loin et fait dire dans la maison « tiens ya monk qui commence ». Ensuite on y trouve toujours un scénario structuré, par exemple dans NCIS chacun a son rôle et le même patron d’émission est répété à l’infini dans diverses variantes. Le spectateur sait à quoi s’attendre. C’est comme aller dans un restaurant Michelin. Les acteurs sont beaux, propres et bien habillés, il y a des prises en vue en plein air, un peu d’action mais ce n’est pas l’essentiel. Surtout, il n’y a pas de morale dégoulinante au second degré. On n’est pas entrain d’éduquer le spectateur mais on essaye de le distraire. Leur recette est vieille comme les USA. La série Zorro était construite selon la même méthode - de belles personnes avec de belles valeurs dans un beau décor.

                                En France c’est exactement le contraire. On est incapable de produire la moindre série. Il n’y a jamais de musique. Les acteurs sont sales, mal rasés, débraillés, laids pour la plupart et dispensent une morale de vie repoussante. Tout se passe dans une pièce ou au mieux un petit jardin. Personne n’a envie d’être comme eux. (D’ailleurs le nouveau NCIS est tombé dans le même travers et son audience est en chute libre aux US.) C’est dommage car on ne manque pas d’artistes et d’écrivains de qualité.

                                Ceux qui bossent réussissent. Johnny Hallyday sait travailler un concert et il remplit les stades années aprés années. En Inde, les productions de Bollywood ont un énorme succès local. Comme quoi, ce n’est pas la cultute anglo-saxone seule qui a du succès.


                                • vin100 28 avril 2010 12:00

                                  Sacré Bernard !
                                  Comme toujours, ’hallali outragé du Croisé et une logorrhée qui réécrit l’Histoire.
                                  Il faut vous reconnaitre, le sens du titre aguicheur même si l’article en question est une mayonnaise de la Bien Penssance polémique Franco Française dont vous recyclez comme d’habitude toutes les ficelles.

                                  Il y a un économiste qui a clairement expliqué ce phénomène mondialiste a la fois économique et culturel : THORSTEIN VEBLEN dans une théorie éponyme.
                                  Celle ci est reprise et developpé par un écrivain trés au fait de ce phénomène HERVE KEMPF .
                                  En gros, vous me le pardonnerez, pour résumer de façon simpliste :

                                  « Le but essentiel de la richesse n’est pas de répondre a un besoin matériel mais d’assurer une »distinction provoquante« autrement dit, d’exhiber les signes d’un statut supérieur a ses congénères.
                                  Dans une société régie par cette loi, une partie de la production vise a satisfaire les besoin concrets de l’existence de ces membres, mais comme le niveau de production nécessaire a ces fins est aisément atteint
                                  ( Comme le dit DEPARDIEU, du moment que je peux bouffer tous les jours du Cochon et me payer mon pinard et mes clops que demander de plus...)
                                  et à partir de ce niveau, le surcroit de production est suscité par le désir d’étaler ses richesses afin de se distinguer d’autrui. Cela nourrit une consommation ostentatoire et un gaspillage généralisé.
                                  Du coup ce ne sont plus seulement les petits Bourgeois... qui cherchent à copier les canons de la bienséance posé par les oligarques de New York , de Rome ou de Paris mais les classes moyennes de tous les pays en émergence qui se tournent vers les pays riches ou ils trouvent le modèle à imiter pour assurer à domicile leur position symbolique ».
                                  Extrait de : HERVE KEMPF dans son dernier ouvrage, "Pour sauver la Planète, sortez du Capitalisme ".

                                  Quand à vos classiques fantasmes très bourgeois de l’echangisme qu’il soit solaire ou non c’est encore une digression habituelle mais hors sujet dont vous avez le secret.

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