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Accueil du site > Tribune Libre > BHL, Onfray, Roudinesco, Schiffer : à quoi sert la philosophie (...)

BHL, Onfray, Roudinesco, Schiffer : à quoi sert la philosophie ?

Durant nos études, au Lycée, à l’Université, ou devant une émission télévisuelle ou radiophonique, nous nous sommes tous posés un jour cette question : à quoi sert la philosophie ?
 
Chacun a vécu à sa manière l’expérience de cette remise en question : un professeur qui parlait un jargon incompréhensible, un livre aux phrases interminables, un débat abscons et inaudible, ou un monologue lancinant où le monde est défait et refait.
 
Nombreuses sont les personnes à s’être fermées à la philosophie et à l’enterrer… La philosophie, discipline morte, regardant ses ombres au fond d’une caverne ?
 
Pourtant, la philosophie est présente - bien plus qu’on ne l’imagine - et plante ses idées comme des graines pour les laisser grandir chez le commun des mortels sans qu’il s’en aperçoive.
 
La philosophie façonne notre représentation du monde et nos analyses
 
Voici deux exemples trouvés ces derniers jours dans les médias, qui font tout de suite naître au sein d’une assemblée un débat d’idées et des controverses. Parlez-en en famille, avec vos amis, vos collègues, vous verrez…

  • La vision que l’on a des catastrophes. Dans l’émission « Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddeï du 12 mai, Jean-Pierre Dupuy explique que pour comprendre notre vision actuelle des catastrophes, il faut remonter à Jean-Jacques Rousseau qui s’est opposé à Voltaire, après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755. On aurait tendance aujourd’hui à mélanger ou à ne pas distinguer catastrophes naturelle et morale. On attribuerait souvent une responsabilité humaine à des catastrophes naturelles comme les Tsunamis, les cyclones Katrina etc. A l’inverse des catastrophes morales entièrement déclenchées par les hommes seraient associées à des phénomènes naturels, à des forces, à des systèmes, à des mouvements inéluctables, par peur ou impuissance face à une réalité que l’on refuserait de voir et qu’on investirait de « sacré » alors même qu’il n’y a aucun élément religieux. Il prend l’exemple du mot « Shoah » dont Henri Meschonnic  avait également analysé l’emploi dans un article du Monde : « Le scandale, que la médiatisation du mot rend inaudible, est que c’est un mot qui, dans la Bible où il se rencontre treize fois, désigne une tempête, un orage et les ravages (deux fois dans Job) laissés par la tempête dévastatrice. Un phénomène naturel, simplement. Il y a d’autres mots, dans la Bible, pour désigner une catastrophe causée par les hommes. Le scandale est d’abord d’employer un mot qui désigne un phénomène de la nature pour dire une barbarie toute humaine. ».
  • La pensée de la construction européenne. Dans l’émission de Franz Olivier Giesbert du 14 mai, Régis Debray lance un pavé lors du débat sur la crise financière qui touche l’Europe : il n’y a pas d’Europe sans sentiment européen, et pour qu’il y ait un sentiment européen, pour qu’il y ait une Union, il faut se poser la question : contre quoi faisons-nous l’Europe, il faut un ennemi commun. Cette pensée n’est pas nouvelle, de Sun Tzu à Clausewitz, elle repose sur une intellectualisation des affects humains et des réactions tribales détaillée avec précision dans l’ouvrage de la philosophe Nayla Farouki  : créer un sentiment d’appartenance à partir des frontières avec l’extérieur : il y a eux et nous.
 
De quoi alimenter le débat…
 
Au centre des ces deux exemples et derrière le titre de notre article quelque peu provocateur « A quoi sert la philosophie ? », on  veut souligner, sans plus d’ambition, que les questions du quotidien, les problèmes de société sont exprimés, compris et expliqués en rapport à notre représentation du monde qui est intimement liée au paradigme dans lequel nous évoluons, comme l’avait formulé Thomas Kuhn.
 
Les paradigmes sont construits avec leur logique propre, leurs croyances et leurs présupposés théoriques, moraux et philosophiques. Ils s’affrontent pour prendre le dessus. Ces luttes, ces querelles montrent que la philosophie est partout et toujours présente et bien vivante.
 
De la guerre en philosophie
 
La philosophie est-elle l’amour de la sagesse comme son étymologie le laisse entendre, ou un champ de bataille ?
 
Quoi qu’il en soit, depuis le début de l’année les polémiques et les controverses ne manquent pas :
 
Bernard-Henri Levy qui a signé l’ouvrage De la guerre en philosophie explique ce bellicisme de la pensée, « pourquoi un philosophe d’aujourd’hui ne peut être, somme toute, qu’un guerrier » : « Parce qu’il y a une bataille pour la vérité. Parce que le mensonge, comme le diable selon Baudelaire, a maints tours dans son sac, à commencer par celui de faire croire qu’il n’existe pas et qu’il est un autre visage du vrai. D’où méfiance. Ruses. Corps à corps sans merci. Guerre de papier, mais guerre quand même. ». A parler de guerre, il a fini par la déclencher et a déchaîné les passions autour du canular Botul.
 
Le Crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne de Michel Onfray a réveillé de vieux démons où psychanalyse, science et philosophie se confrontent. Elisabeth Roudinesco a réfuté son livre par le biais de plusieurs articles virulents « Onfray et le fantasme antifreudien  » dans LeMonde, « Roudinesco déboulonne Onfray » sur Bibliobs, Michel Onfray a longuement répondu. De nombreux éditoriaux et articles d’opinion ont été écrits sur le sujet : Serge Tisseron, Alain de Mijolla. Onfray s’attache également à y répondre. Bernard Henri Levy y va de sa plume pour critiquer à son tour Michel Onfray dans le Point « Pour Sigmund Freud ». Daniel Salvatore Schiffer a pris la défense de Michel Onfray sur AgoraVox dans son article : BHL : pour Freud, contre Onfray. Onfray répond également à BHL.
 
La tête nous tourne… Mais admettons qu’il s’agisse d’une « guerre en philosophie » où les idées sont reines et non d’une « guerre des philosophes » qui ne servirait à certains qu’à occuper l’espace médiatique…
 
Notons également la polémique entre Daniel Salvatore Schiffer et BHL pour son essai qui s’intitule « Critique de la déraison pure : La faillite intellectuelle des "nouveaux philosophes" et de leurs épigones ». Daniel Salvatore Schiffer y dénonce les « intellectuels médiatiques » qui sclérosent une certaine pensée philosophique française : Bernard-Henri Levy, André Glucksmann, Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner. Essai qui devait voir le jour chez Fayard, et dont la parution a été annulée, créant un vif débat autour de sa censure, va finalement paraître chez Bourin permettant ainsi à chacun de pouvoir juger sur pièce les critiques formulées à l’encontre des « nouveaux philosophes ».
 
Petite révolution intellectuelle qui va remuer la France ?
 
Alors, oui, nous appelons de nos vœux à un débat clair, philosophique - même la guerre a ses règles alors pourquoi pas la philosophie ? BHL, Onfray, Roudinesco, Schiffer : A quoi sert la philosophie ? Pourriez-vous débattre ensemble, autour d’une table ?
 

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38 réactions à cet article    


  • Polemikvictor Polemikvictor 18 mai 2010 09:30
     
    « La philosophie façonne notre représentation du monde et nos analyses »
    C’est pour cela que la Grece , berceau de la philosophie, s’en sort mieux que les autres dans le monde actuel.
    Ayant été élève de Maurice Clavel en Philosophie, j’ai appris a me méfier de la philosophie et des philosophes et à cultiver mon autonomie intellectuelle.

    • A quoi sert la philosophie ?
      -A adopter un mode de vie satisfaisant et qui tende vers le bonheur.
      -A élaborer et manier des concepts applicables politiquement, dans le but de mettre en place la meilleure société possible.
      -A satisfaire un besoin naturel de l’Homme qui est de se poser des questions sur tout.
      -A briller en société.
      -A exercer sa pensée et son esprit critique pour éviter de se faire manipuler.
      -A se donner l’illusion qu’on a le pouvoir sur le monde des idées, faute de l’avoir sur le monde réel ; ou alors avoir l’espoir que la maîtrise de l’un amènera à la maîtrise de l’autre.

      Pour l’instant j’ai que ça.


      • Georges Yang 18 mai 2010 09:52

        Il faudrait du temps et un ouvrage entier pour tenter de répondre à la question posée en titre de cet article.

        Vous citez BHL et son désir de recherche de la vérité par le biais de la philosophie
        D’abord, il ment lui même souvent, mais ce n’est pas cela qui lui enlève la qualité de philosophe, Rousseau a écrit sur l’éducation (l’Emile) tout en étant incapable de s’occuper de ses enfants ;
        On peut donc en revenir à Onfray dont le principal défaut de son dernier livre n’est pas de critiquer Freud, ce qui est légitime, mais de critiquer son œuvre au travers de son existence. Doit-on, philosophe ou non, avoir une existence en harmonie avec sa pensée ?

        Et pourquoi, la philosophie devrait-elle être la recherche de la vérité ? Pourquoi ne pas prôner le mensonge ou la dissimulation (ce que d’ailleurs fait Machiavel, dans sa recherche de l’efficacité et en créant une ergonomie politique)

        Quant à la « philosophie des catastrophes », revenons à l’ironie de Voltaire qui fait dire à Panglos dans Candide ; sans la vérole (syphilis) venue des Amériques, nous n’aurions pas le chocolat !
        Parodie de la sagesse populaire (à quelque chose malheur est bon) ou bien réflexion anticipée sur la relativité déjà abordée dans Micromégas ?

        Enfin, le cynisme est il une recherche de la vérité ou un renoncement désabusé face à la bêtise, au pouvoir et au conformisme ? Si l’on suit Diogène, la masturbation en public devient une protestation et un rappel à l’ordre des bien pensants, le mépris de l’autre devient alors une forme de pensée, un mode anticipé d’anarchie où « il n’y a pas d’innocents »


        • King Al Batar King Al Batar 18 mai 2010 10:52

          Bonjour à l’auteur,

          La question « A quoi sert la philosophie ? » est une question qui necessite une grande reflexion et cela risque de s’etendre bien plus que sur un poste...

          Déjà, la première chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’elle ne sert pas à la même chose pour tout le monde. Moi elle me sert à m’instruire, à comprendre, à mieux envisager le monde dans lequel j’evolue. BHL, elle lui sert à manger, et bien même !

          J’ai envie de vous repondre d’abord par mon avis sur la philosophie, et l’art contemporain en général.

          Avec le developpement de la société de consomation, la mise en avant de principes comme la réussite sociale, la richesse, le patrimoine etc... On voit qu’il existe toute une frange d’artistes, quelqu’ils soient qui ont trocqué (voir prostitué mais le terme ne tient qu’à moi) leur production artistique.

          C’est la différence entre un musicien (auteur compositeur et interprete par exemple) et un chanteur qui va faire un disque pour du pognon. C’est toujours un peu la même chose, il y a l’artiste le vrai, qui réalise une oeuvre, dans le seul but de réaliser une oeuvre, qui sera certainement apprécié par le public, mais qui n’est pas faite à but lucratif. Et puis il y a l’artiste vendu, celui qui a baissé son froc comme on dit, celui qui est pour une loie comme Adopi, car il ne concoit sa production artistique que comme un objet commercialisable, qui doit rapporter un maximum de pognon...

          C’est en intégrant des idées comme le Top50, sorte de compétition qui mesurait quel disque s’était le mieux vendu de la semaine, qu’on a commencé à pervertir l’art qu’est la musique.

          D’autre ont surfé sur cete vague pour produire des oeuvres estimées à des millioins, mais qui finalement ne ressemblent pas à grand chose. Sans vouloir être sectaire, j’ai du mal a comprendre comment certaines oeuvres de Koons, peuvent être considéré comme de l’art. Est ce parce que cela vaut plus cher qu’un Poussin ???? J’ai même lu un article une fois qui soupconnait Koons de fixer le prix de ses oeuvres en se les achetant lui même (via un intermédiaire bien sur) à un prix très élevé pour en fixer la côte..... Mais ou vas t on ????

          Alors je ne parle pas du Cinéma, car pour moi c’est un art déjà un peu plus a part, dans le sens ou le gain est nécéssaire, puisque l’oeuvre à un cout déjà très élevè à la réalisation.... Il y a bien sur des nanards qui ne sont fait que pour générer du pognon (là bizarement je pense à Coco, comme ca par exemple...), mais comme je le dis pour moi le cinéma (avec aujourd’hui également le jeu vidéo car c’est un art à n’en pas douter une secodne) c’est très spécifique.

          Et bien sur la littérature est obligatoirement touchée, j’ai envie de dire pourrie par le pognon, et il y a comme dans tous les autres arts, ceux que je qualifierai de « pseudo » artistes, ou de « pseudo » ecrivains, voir de « pseudo » philosophes. @ mon sens BHL en fait partie, et c’est très clair pour moi. Je ne vois aucune profondeur, aucune portée dans ses écrits, qui ne me touchent, ni ne m’apprenent absolument rien. Le vide, le néant..... Si il y a guerre de philosophes, il ne peut pas la gagner, ou alors ses adversaires sont aussi plats et creux que lui. Ou pir, il y a guerre organisée pour générer du pognon, encore du pognon....

          Remarquez ca c’est déjà vu faire, des clashs pour faire le buzz... A ce titre si c’est le cas, ils devraient demander des conseils au rappeurs, ils ont de l’avance dans ce domaines....


          Donc pour repondre à votre question, je repondrai plutot par une autre question, en quoi les « pseudo » philosophes dont vous parlez servent ils à la philosophie ? Rien je crois même qu’il la désservent en fait. Il prostituent leur penseé pour du pognon, et esperent en amasser le plus possible. Pour moi la philosophie ce n’est pas ça....

          Je peux certainement me tromper, je ne suis pas un maitre, ni un artiste, par conséquent ma perception artistique peut être fausse, et ce que j’avance dans ce post est uniquement mon propre avis, qui me parait être vrai parce que ce sont mes idées. Je ne me permettrait pas, en revanche, d’assurer que ce soit la vérité car je peux aussi me tromper, et etre dans le faux.....


          • John Lloyds John Lloyds 18 mai 2010 11:03

            La philosophie est l’art de la recherche de la liberté absolue. Les voies qui y parviennent ne sont qu’au nombre de deux, et déjà, il y a 2500 ans, les grecs les opposaient : Platon, qui montrait le ciel, et Aristote, qui montrait la Terre. Les connaisseurs y lisent la voie humide, et la voie sèche.

            La civilisation, dont l’objectif est d’asservir l’individu, a toujours cherché en conséquence à s’accaparer la philosophie, ce que font des BHL, Glucksmann ou Finkielkraut qui, en tant que négriers imposant la cadence aux rameurs, servent l’exact opposé de l’objectif philosophique. La psychanalyse, dont l’objet est de transformer des « patients » en bons petits soldats du système, est également une entreprise d’asservissement, non une philosophie.

            Depuis 2500 ans, les dogmes s’auto-proclamant philosophie se succèdent pour dévoyer l’objet philosophique et capter le bétail en peine d’exister, et ils y arrivent très bien, ils draînent les foules zombifiées qui meurent lentement dans des abattoirs préfabriqués pour elles. La liberté est très chère, beaucoup trop chère, elle se paye en sang d’âme, qui peut se payer ça ? :

            « Qu’est-ce que la liberté ? C’est avoir la volonté de répondre de soi. C’est maintenir la distance qui nous sépare. C’est devenir plus indifférent aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même. [...] L’homme devenu libre, combien plus encore l’esprit devenu libre, foule aux pieds cette forme méprisable de bien-être dont rêvent les épiciers, les chrétiens, les vaches, les femmes, les Anglais et d’autres démocrates. L’homme libre est guerrier. A quoi se mesure la liberté chez les individus comme chez les peuples ? A la résistance qu’il faut surmonter pour rester en haut » (Nietzsche, le crépuscule des idoles)

            Seul un philosophe peut s’offrir cette finalité. Le reste n’est que construction de déserteurs, ersatz, soumission élevée au rang de style, mais pas philosophie.

             


            • astus astus 18 mai 2010 12:20

              A John Lloyds, que je cite :

              « La psychanalyse, dont l’objet est de transformer des »patients« en bons petits soldats du système, est également une entreprise d’asservissement (...) »

              Je réponds ceci :

              Écrire cela revient à encourager les partisans de l’évaluation quantitative et du management outrancier des entreprises au nom de la productivité néo libérale.
              Écrire cela revient à soutenir les manipulations comportementalistes qui aimeraient transformer l’être humain en robot formaté et consommateur docile.
              Écrire cela revient à nier la souffrance humaine et encourager une société orwellienne.
              Écrire cela conforte la représentation violente d’une jouissance sans limite qui est le pilier du capitalisme.
              Écrire cela revient à laisser croire que notre monde peut se passer de l’humanisme et d’une recherche de liberté par le support de la parole.
              Écrire cela sert à dénier l’importance du symbolique pour s’aplatir devant le réel et la marchandisation du monde.
              Écrire cela c’est n’avoir absolument rien compris à la psychanalyse qui continue, par sa valeur subversive, d’apporter « la peste » (comme Freud lors de son voyage aux EU).

              Cordialement.


            • John Lloyds John Lloyds 18 mai 2010 12:48

              L’objet d’une science humaine (ou prétendue telle) devrait être de conforter l’individu dans ses doutes vis à vis du système, et non de remettre en cause la légitimité de ses questionnements sur l’esclavage qu’il subit. Le fait que la psychanalyse cherche (et ait partiellement réussi) à se faire reconnaître comme science par les autorités montre qu’elle n’est en fait qu’un de leurs nombreux bras armés.

              Il est normal que les individus sombrent dans le pathos quand ils prennent conscience qu’on les a parqués dans une file d’attente pour les faire crever à petit feu, et le fait que la psychanalyse leur apporte la motivation à patienter dans cette file, quand elle y parvient, ne change rien à l’affaire.


            • Deneb Deneb 19 mai 2010 04:38

              Astus : la psychanalyse est une secte. Freud ne croyait pas lui-même en sa construction. La fraude de ses mises en scène est aujourd’hui avérée. Complètement désavouée par la recherche contemporaine sur le cerveau et le système nerveux, l’approche psychanalytique n’est soutenu que par une poignée d’« intellectuels » hautement médiatisés qui n’ont en commun que leur haine féroce de l’internet.

              Souvent en désaccord avec l’écrivain M. Houellebecq, je lui reconnais pourtant la pertinence de sa réflexion sur la psychanalyse : "les psychanalystes procéderaient simplement à la destruction de l’innocence de la générosité, et donc de « toute aptitude à l’amour »."


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 mai 2010 11:40

              Bonjour Iannis,

              autant je trouve logique de développer chacun son point de vue sur le raccourci le plus solide sur lequel s’appuyer pour traverser le temps, autant j’ai des doutes sur la motivation de nos chroniqueurs médiatiques sur ce vaste sujet. Je trouve qu’ils sont limite compréhensibles parfois et que leurs critiques visent surtout les personnes, contemporaines ou non. Leur démarche rejoint un peu celle du yatch créationniste tentant de couler le vaisseau darwinnien...La philosophie est utile si elle est suffisamment courte et concise, et aide ainsi tout un chacun à démêler le nœud de la vie, mais elle est nuisible quand elle entraine les hordes de sauvages incultes à devenir les fanatiques soumis à leur maitres à penser. Au risque de vous décevoir, c’est dans les paroles parfois de grande sagesse diffusées dans certaines musiques rap que l’on peut trouver la plus riche source de philosophie contemporaine. Dans mon cas personnel, j’ai pris un certain recul sur la vie matérielle, ce qui m’a permis de m’élever et ainsi de voir de haut au point d’obtenir une vue d’ensemble très généraliste. Mais au bout du compte, la vie idéale que je finis ainsi par percevoir, je la ressent d’autant bien que je ne l’ai pas vécue. Ma propre philosophie est que ma connaissance dépasse de beaucoup mon expérience, un peu comme sur tous ces accidents que je n’ai jamais eu, mais dont je devine très bien les conséquences. C’est déjà pas mal en soi, et ceci, je ne le dois pas aux grands philosophes télévisuels, mais à mes propres aïeux que je remercie tous les jours. A tous ces mariolles qui nous gavent sur le paf à se marcher sur les pieds les uns des autres, je voudrais dire que si un jour l’élève doit dépasser le maitre, rien ne lui autorise à en profiter pour devenir prédateur universel en chef. La grande différence entre ces pseudo philosophe et les astronomes, est que ces derniers, face à l’immensité du cosmos finissent par réaliser et reconnaitre qu’ils sont tout petits et restent sensiblement modestes...De ce point de vue, celui que j’apprécie le plus à écouter est Bernard Stiegler, parce qu’il est le plus au fait de notre temps, bien branché en matière de technologie, et particulièrement pédagogue. Le seul regret à son sujet repose sur la prise de son de ses interventions privées qui le rendent difficile à suivre, comme quoi, on est tous toujours en désaccord dans notre rapport spirituel / matériel. La grande faille où trébuche la philosophie est cet usage obligatoire pour bien repousser les limites de sa définition, de mots exclusifs. Il est vrai que moins l’on a de mots à son vocabulaire, et plus on élargit le sens de chacun, ce qui interdit les visions de détails. De ce point de vue, il est immanquable de devoir l’appauvrir pour la rendre accessible à tous.

              Cordialement. L.S.


              • King Al Batar King Al Batar 18 mai 2010 13:09

                Bonjour,

                C’est bien dommage que nous soyons en desacord sur bien d’autres sujets, car en ce qui concerne celui ci, je partage totalement votre point de vue.....

                Cordialement,

                Albatar


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 mai 2010 13:30

                Bonjour Albatar,

                c’est sympa de venir à ta façon ouvrir la porte du dialogue, même si " C’est bien dommage que nous soyons en désaccord sur bien d’autres sujets, ....Si ceci pouvait nous apprendre à nous tolérer les uns les autres, les dialogues aidant à servir de miroir pour ceux qui voient leurs interventions sévèrement critiquées. Chaque dépose entraine la remise en question des pensées de chacun et " en ce qui concerne celui ci, je partage totalement votre point de vue. " tu fais preuve ainsi d’ouverture d’esprit qui te profitera à terme.

                Cordialement. L.S.


              • King Al Batar King Al Batar 18 mai 2010 13:49

                BEn disons que je pars du principe que chez moi comme chez vous, il y a du bon et du mauvais, comme dans chaque être humain.

                Le fait que je ne soit pas d’accord avec certaines de vos idées, ne doit surtout pas m’empecher de lire ce que vous pensez sur d’autres sujets...

                Et là, en l’occurence, je suis plutot d’accord avec les idées que vous défendez !

                C’est comme ca qu’on avance, condamnez les autres n’avance à rien. Et je pense que c’est en partant d’une base de discussion comme celle ci, que vous mesurerez la sincérité de mon propos, et que vous les lirez avec d’avantage d’attention quand nous nous entiendrons de sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord.

                Je ne suis pas là pour cherhcer le conflit, bien au contraire, ce que j’aime sur ce site, c’est que certaines personnes se « lachent » beaucoup plus que dans des discussion en face à face, et ce site permet de prendre conscience de la pensée profonde et sincere des individus. Par conséquent, il est une source d’élèvation intellectuel par le dialogue avec autrui...

                Et je prefere parler avec les personnes avec qui je ne suis pas d’accord (au moins on me confronte des arguments), qu’avec des personnes avec qui je suis d’accord....

                Et pour revenir aux guignols qu’on nomme philosophe contemporain, je crois que le titre de philosophe, c’est un peu comme la legion d’honneur aujourd’hui : on le decerne un peu trop à n’imorte qui et pour n’importe quoi....


              • slipenfer 18 mai 2010 11:47

                La philosophies moderne , le Mac’do de la pensée et hop terminé.

                A quoi sert la philosophie ? Pourriez-vous débattre ensemble, autour d’une table ?
                c’est injuste pour la table elle est innocente et utile.
                une poubelle fera l’ affaire, c’ est son job.
                 smiley les anciens Grecs j’aurai bien aimé boire un coup avec eux, pour sur.


                • King Al Batar King Al Batar 18 mai 2010 16:30

                  Ouais on pourrait aussi dire que c’est de la Dance de la pensée littéraire, voir une serie B de la littérature....

                  Un bon truc bien gras, assasonné à la sauce Barbecue....

                  POur repondre à la question à quoi sert la philosophie, je vous invite tous à relire Le Gorgias de Platon. Un dialogue opposant Socrates pour savoir qui de celui qui recherche la vérité (le philosophe) ou de celui qui possède une qualité pour faire de beau discours plaisant à son auditoire (le rethor) a réellement raison. Au travers de cette discussion, l’interet réele de la philosophie selon Socrates est revelée.... Je crois que ca a quelque chose à voir avec la quête de vérité...


                • Immyr Immyr 18 mai 2010 12:06

                  Etant donné ma vision matérialiste du monde, la philosophie n’a de valeur qu’existentielle (qui aide à vivre).

                   Elle ME sert donc à accepter mon corps et tout ce qui s’ensuit par rapport à mon environnement c’est à dire, accepter mon moi, à appréhender mon existence et ma mort, à essayer de comprendre le monde à travers ses rapports avec mon corps (étant donné que dans ma vision matérialiste des choses, l’âme en tant qu’objet conceptuel séparé de mon corps physique n’existe pas), à trouver l’harmonie nécessaire entre mon corps et celui des autres, et l’univers à la recherche d’une harmonie dans l’existence, un eudémonisme comme dirait les grecs (eudaimonia : bonheur).


                  • alberto alberto 18 mai 2010 13:11

                    @ l’Auteur, en plus d’être philosophique le débat entre Schiffer et la clique d’en face, ne serait-il pas un tout petit peu...ethnique ?

                    Bel article au demeurant !

                    Bien à vous.


                    • King Al Batar King Al Batar 18 mai 2010 13:36

                      Vous voulez sans doute dire idéologique..... ?

                      A titre d’information, bien que ces auteurs, philosophes de pacotille, soient juifs et c’est, je pense, ce que vous souhaitez relever, ils sont également tous sionistes de la pirs especes. Si je devait etablir des similitudes, je parlerais d’avantage d’idéologique tant il est clairement impossible de définir une philosophie juive.... En effet hormis la religion, citez moi des points communs entre la pensée de Marx, celle de Spinoza et celle de Freud par exemple... Vous l’aures bien compris, il n’y en a absolument aucun.

                      Le fait que si on peut clairement identifier des pensées philosophiques et religieuses (meme si la religion et la philosophie s’opposent a partir du moment ou on admet que les aspirations de l’esprit ne provienne pas d’un « dualisme transcendental » qui est a mon sens la plaie de la philosophie) chretienne (Pascal) ou musulmane (Averoes par exemple), definir ces trois charlots par de la pensée philosophique ethnique (et donc juive) me parait être extrémement reducteur pour la pensée juive, voir une preuve d’une grande meconnaissance de votre part. En gros je suis en train de vous dire qu’à part savoir que les trois clowns dont on parle sont juifs, je me demande bien ce que vous connaissez de la philosophie, et même de la pensée juive..... ?


                    • alberto alberto 18 mai 2010 16:52

                      King, vous avez raison, j’aurais pu écrire « tribale ».

                      Bien à vous.


                    • Vipère Vipère 18 mai 2010 14:03

                      Bonjour à l’auteur et à tous

                      La philosophie n’est ni un art, ni une science, elle prend sa source en soi, en nous-mêmes, en l’homme, dans une dimension universelle.

                      « Connais-toi, toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux » Cette inscription au seuil du temple de Delphe, lue par Socrate, marque l’entrée de l’ocCident dans une quête de sagesse, mais qui fut souvent transformée en élaboration de pensée et de théories à prétention philosophique.

                      La philosophie dépasse l’intelligence pratique pour saisir l’intuition dans le réel et se nourit par conséquent, davantage par des questions que par des réponses.


                      • Vipère Vipère 18 mai 2010 14:14

                        JEAN GABIN disait avec humilité...

                        Toute ma jeunesse, j’ai voulu dire, JE SAIS
                        Seulement plus je cherchais et moins j’en savais

                        Il y a 60 coups qui ont sonné à l’horloge
                        Je suis encore à ma fenêtre
                        Je regarde et j’m’ interroge ?
                        Maintenant JE SAIS
                        JE SAIS QU’ ON NE SAIS JAMAIS.


                      • poetiste poetiste 18 mai 2010 15:27

                        Question de valeur.

                        Il n’est pas étonnant que l’on se pose la question de nos jours car voilà belle lurette qu’elle n’est plus prise en compte dans nos dépenses et pensées. La philosophie n’est pas cotée à la bourse.
                        Il n’est pas étonnant non plus qu’on en ait perdu la définition même. « Aimer la sagesse » est devenu une gageure en un temps où tout le monde ou presque se rallie au libéralisme économique qui donne carte blanche aux plus ambitieux pour ne pas dire aux plus prédateurs.
                        Disons que la philosophie est une voie différente pour chacun quand bien même on ne connaîtrait pas Démocrite, Kant ou Spinoza.
                        C’est une aspiration au sens de la vie, une révolte contre le n’importe quoi, le chaos et contre la crise. On ne sortira de là qu’en réhabilitant la philosophie.
                        C’est une vue synthétique, globale sur l’humanité dans sa pensée et dans ses actes. C’est aussi l’épistémologie : on ne peut laisser les découvertes scientifiques ne servir qu’à la destruction, il est bon de prendre conscience de leur mauvais usage.
                        Prendre conscience : n’est-ce pas l’essentiel de la philosophie ? N’est-ce pas la condition sine qua non pour faire un choix qui nous convienne au mieux dans ce qui nous constitue, c’est-à-dire nos croyances ?
                        La philosophie a une valeur universelle car elle est libre d’accès, contrairement au formatage des religions qui enferment les hommes dans des particularismes en lesquels tout doit être admis par la prégnance du mimétisme.
                        Souhaitons un retour à la philosophie sage et simple qui s’est égarée dans des milieux intellectuels qui nous l’ont rendue absconse.
                        Proposition : revenons à elle par la poésie. Le poète a toujours raison chantait Jean Ferrat. Il est bien significatif aussi que la poésie soit déconsidérée.
                        Le nombre de messages sur la question est très encourageant, c’est la preuve qu’une marche vers le sens et la vérité n’a pas cessé complètement.
                        Revenir de la complexité à la simplicité, n’est-ce pas une preuve d’amour à la sagesse ?

                        A.C

                         


                        • Voris 18 mai 2010 20:12

                          Poétiste, c’est bien vu : « one point ! »


                        • Voris 18 mai 2010 20:11

                          Bonsoir Lannis,

                          Heu, excusez-moi de vous demander pardon, mais la réponse est contenue dans la question. La philosophie est la science de la sagesse comme le dit l’étymologie. Mais oui, la sagesse, vous savez cette vieille quête que tout le monde veut oublier aujourd’hui. Et que chacun croit désormais inutile de cultiver. Surtout à l’époque de la filousophie.

                          La question à mon sens n’est donc pas de savoir à quoi sert la philosophie, puisque la réponse est donnée, mais par quelles voies accéder à une certaine sagesse. Là-dessus, je ne peux que conseiller la relecture des anciens comme Platon, Montaigne, Pascal, Descartes...


                          • la réponse est contenue dans la question. La philosophie est la science de la sagesse comme le dit l’étymologie.

                            Mais alors la question reste entière : à quoi sert la sagesse ?


                          • Voris 19 mai 2010 08:58

                            Elle sert à apprendre à s’abstenir de répondre à ce genre de question.


                          • Elle sert à apprendre à s’abstenir de répondre à ce genre de question.

                            C’est pourtant une question éminemment philosophique !


                          • Voris 19 mai 2010 09:16

                            Justement. La philosophie, c’est l’art de poser les questions, moins d’y répondre.. Cela ne consiste pas en tout cas à donner des réponses toutes faites ou à faire passer ses opinions pour des vérités, comme le font trop souvent hélas les philosophes cités dans le titre.


                          • La philosophie, c’est l’art de poser les questions, moins d’y répondre..

                            Ce ne doit pas être un prétexte pour évacuer d’un revers de la main une question aussi capitale que « à quoi sert-il d’être sage ? ». La réponse semble évidente, mais que doit répondre un sage à un interlocuteur qui lui poserait la question ? Par quels arguments le sage va-t-il convaincre le néophyte d’emprunter le sentier de la sagesse ? Et pourquoi le sage lui-même a-t-il choisi de devenir sage ?


                          • Philou017 Philou017 18 mai 2010 21:05

                            La philosophie ne sert plus à grand-chose.
                            Sans doute parce qu’elle a été au bout de ce qu’elle pouvait aller, parce qu’il n’y a plus grand chose à trouver dans le contexte athée d’aujourd’hui.
                            Je veux dire que le monde matérialiste dans lequel nous nous trouvons ne permet guère d’aller plus loin que ce qui a été dit.
                            Preuve s’il en était besoin de voir les pantins qu’on nous présente en guise de philosophes aujourd’hui, des phraseurs, des arrangeurs, des « producteurs » de concepts sophistiqués, qui plaisent à l’intellect mais ne mènent à rien, parce qu’ils n’apportent guère de vraie compréhension supplémentaire à notre monde.

                            Les vrais philosophes sont ceux qui aident leurs contemporains à y voir plus clair, à voir les problèmes sous un jour nouveau, et donc à apporter des solutions nouvelles et à adopter des attitudes plus adaptées..
                            Le vrai philosophe c’est celui qui part du compliqué pour revenir à l’essentiel.
                            Mon impression est qu’on fait plutôt l’inverse depuis un certain temps.

                            Les sciences sociales de ce point de vue me paraissent plus intéressantes aujourd’hui que la philosophie, car là on parle du concret, de l’analyse, de la statistique et de vrais solutions.
                            Si la philosophie a été un énorme apport à l’humanité à certains moments, elle est arrivée aujourd’hui dans une impasse.
                            Le fait qu’elle n’apporte strictement aucune vision nouvelle dans le monde en crise d’aujourd’hui est significatif.
                            Le dernier philosophe Français s’appelait sans doute Bourdieu. Pourquoi citer tous ces imposteurs ?


                            • King Al Batar King Al Batar 18 mai 2010 22:12

                              Bonsoir Philou,


                              Je vous trouve un peu sévère quand même, certes les « pseudo » philosophes actuels et reconnus n’apportent rien à rien, mais certainement qu’un brillant esprit naitra bientôt ou est peut être déjà vivant , même mort sans que nous le sachions. Quand on voit de quelle manière les pensées n’ont cessé d’évoluer depuis les premiers philosophes grecs, je ne pense pas réellement que l’influence de la société matérialiste et athée puisse suffire pour stopper toute pensée évolutive.

                              Certainement, en revanche, que le contexte commercial de toute production intellectuelle ne favorise pas l’évolution d’une pensée que je qualifierait de « saine », entendez par là non vénale. Car je reste persuadé que, comme vous le dites, c’est bien la société actuelle et la composition de notre monde occidental qui est un frein à de nouveaux courants de pensée. Alors il nous est difficile de discerner un qui soit intéressant, mais je reste persuadé que nous n’en resterons pas là....

                              Bien cordialement,

                            • Salsabil 18 mai 2010 22:21

                              Bonsoir Iannis,

                              Question qui pourrait être quasiment sans fin.

                              Cependant, cette définition éthymologique respectant les termes et donc principalement liée à l’idée de sagesse me semble fort loin de ce que l’on nomme aujourd’hui de cette manière.

                              Vous parlez d’une guerre, et c’en est une, mais qui n’a pas à voir avec une recherche de la sagesse. Plutôt une course à l’ego, à l’individualisme tant répandu, qui se retrouve sous une forme de groupe auquel il faudrait appartenir et qui n’atteint pour seul but, finalement, que de propager telle ou telle idée comme un mouton bêlant se voulant reconnu du berger, en dehors de toute réflexion personnelle, profonde et LIBRE !

                              La philosophie en tant que telle, a ses lettres de noblesse, et c’est bien à celles-ci qu’il faudrait se référer. Une pensée, une idée et son développement, de la part d’une personne, ou en tous cas d’un nombre restreint, qui aura pris le temps de réfléchir, puis de construire une possibilité évolutive en fonction de cette réflexion.

                              Une volonté d’amener l’autre sur un chemin auquel on croit par le biais d’une construction établie suite à une étude, un regard sur l’humain et surtout un véritable désir de voir une évolution concrète de l’état de ce que nous sommes.

                              Pouvons-nous dire que ceux que vous citez travaillent en ce sens ? Je ne les ai pas suffisamment lu pour émettre un avis définitif, ayant, je le reconnais, un avis premier plutôt défavorable d’office à leur encontre. Cependant, ce besoin médiatique qui tourne seulement autour d’eux-même, me paraît de prime abord poser un problème. Quel est l’intérêt recherché ? Une incitation à l’étude ou une acceptation suite à la lecture, au discours, voire à la prégnance de cette position médiatique ? Ces philosophes sont-ils entendus en tant que tels ou leurs paroles sont-elles « bêtement » gobées en tant que « stars » ? 

                              A quoi sert un philosophe si ce n’est d’amener les siens, ses égaux, à re-penser leur univers, donc leur manière d’appréhender chaque instant dans un but d’amélioration sociétale qui amènerait vers une évolution de l’essence humaine. Sommes-nous dans ce contexte ? Je n’en suis pas convaincue. J’attends ceci dit, les ardents défenseurs des sus-nommés à, d’une part me prouver le contraire, d’autre part, me démontrer en quoi ils arrivent, ne serait-ce qu’à la cheville d’un Platon, ou autre illustre....

                              Enfin, pour définir plus abruptement le mode de pensée qui est le mien et qui m’amène à aborder la question ainsi, je dirais qu’en dehors d’un certain bon sens, d’une intelligence sans fioritures et sans attente de reconnaissance, d’une simplicité qui nécessite un foutu culot dans notre monde actuel, en bref d’une espèce d’éveil absolu à tout, suivi d’une étude précise et détaillée de chaque détail qui apporterait le lot nécessaire à un développement de pensée, quelle qu’elle soit... Il n’y a point de philosophie. smiley

                              Pardon d’avance pour les fautes, aucun courage pour me relire, c’est du brut de décoffrage smiley smiley


                              • Deneb Deneb 19 mai 2010 05:19

                                Salsabil : "Une volonté d’amener l’autre sur un chemin auquel on croit par le biais d’une construction établie suite à une étude« 

                                En somme, la philosophie sert à convaincre. Les marchands et les politiciens sont donc les plus grands philosophes. Vous n’êtes pas la seule à penser ça. Ces »philosophes" ont fait preuve d’une force de persuasion très intense, via la méthode du martèlement continu, digne du bon docteur Coué.


                              • King Al Batar King Al Batar 19 mai 2010 10:23

                                Bonjour,

                                A lire ce que vous dire, il sont plus de maitre en réthorique que des philosophe. Il y a justement une différence fondamentale entre les deux, qui est que le philosophe ne s’interesse uniquement à la recherche de la vérité, et le rethor s’interesse uniquement au fait que l’on adhere à sa pensée, qu’importe si elle se base sur la vérité ou sur son propre avis.....

                                Comme je le disais un peu plus haut, pour vraiment comprendre quelle est l’importance de la quete de la vérité dans la philosophie, je vous invite à lire ou à relire le Gorgias de PLATON. On comprend au travers de sa lecture, que nos hommes politiques actuels ainsi que les pseudo « philosophe » ont beaucoup de point en commun avec le personnage de Gorgias, très doué pour seduire avec son verbe....


                              • ddacoudre ddacoudre 18 mai 2010 23:56

                                bonjour iannis

                                je ne pense pas qu’un jour nous puissions lister ce à quoi sert la philosophie. c’est comme si nous nous demandions à quoi nous sert de parler.

                                la philosophie est l’expression de la complexité d’un empilement d’interrogations humaine sur les raisons de son existence et de ses actes ,et permet d’accéder à l’incertitude dont nous nous protégeons par la penser rationnelle et logique.
                                 par comparaison à la religions qui s’interroge sur les mêmes sujets, cette dernière est une porte close, alors que la philosophie permet toujours d’en ouvrir de nouvelles.

                                la philosophie n’est pas une science et dépend de la qualité de ceux qui s’en prévalent de l’être, pour autant c’est elle par les interrogations qu’elle a apporté que nous devons toutes nos sciences.

                                et je trouve fort amusante la question a quoi sert la philosophie, c’est comme si un enfant s’interrogeait en disant a quoi sert mon père ou ma mère

                                 la philosophie cherche indéfiniment des vérités comparatives.

                                cordialement.


                                • franco-chinois 19 mai 2010 00:33

                                  Bonjour,

                                  La philosophie, il y a fort longtemps, cherchait la sagesse, à appréhender le monde de manière rationnelle.

                                  Depuis que la philosophie est devenue une discipline académique, elle devient une fabrique de concepts, et ce, la plupart du temps, au service du rendement.


                                  • King Al Batar King Al Batar 19 mai 2010 10:27

                                    Pour moi et surtout pour resumer, la philosphie est la recherche de la vérité en chaque chose....

                                    Dans ce monde ou mentir pour servir ses interets et permis et même fortement conseillé, être philosphe est certainement devenu nuisible. Voila pourquoi les soit disant philisophes actuels n’en sont pas et voila pourquoi on a du mal a trouver un nouveau courant philo. qui ait une valeur....

                                    La vérité aujourd’hui est rare comme un pute à son compte....

                                    Dsl c’était plus fort que moi.


                                    • moki73 23 mai 2010 04:30

                                      Bonsoir,

                                      Je vous recommande le brillant article d’un jeune psychanalyste qui expose très bien les motivations mais aussi les erreurs flagrantes de Michel Onfray.

                                      Michel Onfray ou la conversion d’un hédoniste en gredin de la pensée


                                      • frdm frdm 29 mai 2010 18:05

                                        À propos de l’affaire Onfreud
                                        http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
                                        = http://goo.gl/srst
                                        Où l’on découvre dans les propos de M. Onfray dans la presse et à la télévision qu’il cherche à substituer à la psychanalyse dite «  freudienne » une « psychothérapie pour aujourd’hui », « psychanalyse post-freudienne », consistant en… la « méditation philosophique », substituée par supersessionisme. Et que pour cela, il cherche à ridiculiser la règle fondamentale, la « loi » de la psychanalyse, qui consiste du côté du patient à dire tout ce qui vient à l’esprit («  association libre »). Et que dans ces conditions, le livre de M. Onfray cherchant à ridiculiser Freud n’est qu’un moyen de parvenir à ses fins qu’il révèle par ailleurs : « je souhaite dire que j’aimerais que ce livre soit aussi et surtout l’occasion de penser une psychothérapie pour aujourd’hui », in article de M. Onfray publié sur le site du Monde le 7 mai 2010. Où l’on découvre que tout ceci est motivé par la phobie de la notion “freudienne” selon laquelle la « normalité » n’existe pas, et qu’il n’y a qu’une différence de degré, et non de nature, entre les «  normaux » et « ceux qui ne le sont pas », et que M. Onfray estime cela scandaleux et tient à une frontière nette entre les deux, afin de pouvoir se placer… devinez dans quelle catégorie : voilà toute l’affaire. Voilà ce qu’y trouvent ceux qui soutiennent M. Onfray dans son ambition.
                                        Sommaire
                                        — des extraits de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010 (mais non paru dans l’édition papier)
                                        — un premier commentaire de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010
                                        — des extraits du Dossier publié par Le Monde, sur site le 7 mai 2010 et dans l’édition papier le 8 mai 2010 : deux articles parmi ceux du dossier
                                        — les liens vers les enregistrements vidéo de la prestation de M. Onfray lors de l’émission télévisée de Laurent Ruquier le samedi 8 mai 2010
                                        — la transcription et le bref commentaire des passages estimés essentiels de la prestation télévisée précitée de M. Onfray le 8 mai 2010
                                        — le lien vers le blog de M. Onfray qu’il consacre à son livre et les suites de celui-ci notamment dans les médias : essentiel pour mieux apprécier la “mentalité” de M. Onfray
                                        — addition sur la notion de science et si la psychanalyse est une science
                                        — le lien vers le blog d’Emmanuel Fleury qu’il consacre à l’affaire Onfray et notamment liste la plus complète des liens vers les articles relatifs à cette affaire.
                                        Voir http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884

                                        = http://goo.gl/srst

                                        — -
                                        http://psychanalogie.fr

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