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Brexit du journalisme

Avec l'arrestation du journaliste Julian Assange les travailleurs de l’écrit ont de sérieux soucis à se faire, car ce dont est accusé le lanceur d'alerte, la révélation de documents classifiés, est le pain quotidien de la profession

Biarritz (France), vendredi le 5 avril 2019. En marge d’une réunion des ministres des affaires étrangères des pays du groupe G7 (Etats-Unis, UK, Allemagne, France, Italie, Canada et Japon) Jeremy Hunt, Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères du gouvernement de sa Majesté annonce la nomination de la célèbre avocate, spécialiste des droits de l’homme, accessoirement épouse d’un non moins célèbre amateur de bon café, Amal Clooney, comme « émissaire spéciale pour la liberté de la presse au service du gouvernement britannique ».

Dans sa qualité d’ambassadrice de la « liberté d’information » elle présidera un comité d’experts, chargés « d’examiner la légalité d’initiatives politiques prises par des gouvernements peu respectueux des droits de l’homme, ainsi que d’offrir des conseils juridiques aux gouvernements qui souhaitent renforcer la législation en matière de protection de la liberté de la presse ».

Cette campagne de « bons offices » vise à faire valoir le point de vue britannique sur la question, notamment à l’égard de ses alliés les plus proches, tels que les pays du Golfe, la Turquie, le Myanmar, l’Egypte, l’Inde, mais aussi certains pays en Europe, notamment les pays de l’est ou Malte. Jeremy Hunt espère ainsi que la voix britannique sera entendue, même après le Brexit.

Londres, jeudi 11 avril 2019, changement de décor. Julian Assange, citoyen équatorien et australien, réfugié politique sous la protection de la constitution équatorienne, journaliste, fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de l’ONG « Wikileaks », est arrêté par la police métropolitaine dans l’ambassade équatorienne, dans laquelle il avait séjourné pendant sept ans, à la demande du gouvernement américain, qui ne tardera pas à exiger son extradition, pour « infractions informatiques » ou « computer related offences » (citation Jeremy Hunt). 

Jeremy Hunt, Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères du gouvernement de sa Majesté se réjouit de cette « victoire de la justice » et ajoute que, je cite « La Grande-Bretagne a démontré que personne n’est au-dessus des lois », faisant allusion à la violation de la liberté sous caution par Julian Assange dans le contexte d’accusations de viol, prononcées par la justice suédoise, accusations abandonnées par ailleurs depuis fort longtemps. Il continue son réquisitoire : « Julian Assange n’est pas un héros. Il s’est caché devant la justice britannique pendant des années, tenant en otage le gouvernement équatorien. Le président Lenin Moreno a pris une décision courageuse. » On sait le gouvernement britannique quelque peu aux abois ces temps-ci, donc un peu de diversion ne peut pas faire mal.

« I love Wikileaks » s’exclama le candidat Donald Trump lors d’un meeting de campagne en 2016, savourant la fuite d’e-mails compromettants, publiés par l’ONG, émanant du serveur informatique du DNC (Democratic National Congress) juste avant le congrès du parti le 25 juillet 2016, au sujet d’une campagne d’intimidation et de dénigrement, menée par la présidente de l’époque, Debbie Wassermann Schultz, sous les auspices de la candidate Hillary Clinton, à l’encontre de son adversaire Bernie Sanders.

Sans doute aime-t-il toujours « Wikileaks », mais, est-il encore aux commandes ? L’a-t-il jamais été ? Dans un contexte hautement belliqueux, les Etats-Unis, ou plutôt ce qu’on appelle le « deep state », les organismes hors du contrôle de l’état de droit, les agences de renseignement, CIA, NSA, FBI autant que le Pentagone et, sur le plan politique, le Parti démocrate, torpillent la moindre tentative de la part du président, de mener ne serait-ce que le début d’une politique d’apaisement, notamment envers la Russie ou la Corée du Nord. Les mêmes organismes visent maintenant une extradition immédiate du journaliste, pour avoir divulgué ce qui n’était pas censé être divulgué, la corruption bipartite de la politique américaine.

Préparée depuis de longs mois, l’avion du Département de justice, le DOJ, se trouve déjà sur sol britannique depuis quelques temps, le déclencheur de l’opération fut sans doute l’arrestation de la lanceuse d’alerte Chelsea Manning le 8 mars dernier aux Etats-Unis.

Ancienne analyste dans l’armée américaine, elle fut emprisonnée et torturée sous l’administration du président Barack Obama, graciée par celle-ci par la suite, pour avoir transmis à « Wikileaks » des documents classés secret défense, notamment des documents visuels de bavures de l’armée américaine durant l’occupation de l’Iraq, dont des actes de torture et d’humiliations sur des prisonniers dans la maison d’arrêt d’Abou Ghraib. Elle fut à nouveau mise en détention pour avoir refusé de témoigner contre « Wikileaks » devant un « grand jury » une procédure juridique secrète sans témoins.

Après l’écrasement de la vague rose en Amérique Latine, qui avait débuté en 1998 avec l’élection du président vénézuélien Hugo Chavez, l’objectif principal de l’establishment américain et de leurs figures de proue, des conseillers politiques, qui tournent autour du pouvoir en place depuis plus de quarante ans, tels que John Bolton ou Elliott Abrams, ou encore l’ancien directeur de la CIA Mike Pompeo, réside dans l’instauration de gouvernements d’obédience néolibérale, favorables aux intérêts nord-américains. En arrière-plan veillent les puissants sponsors des deux partis politiques, les frères Koch, la famille Mercer, les Sheldon Adelson, Michael Bloomberg, George Soros et autres Jeff Bezos.

L’Equateur est donc une cible de choix pour atteindre Julian Assange. Il se trouve, en outre, que son président, Lenin Moreno, successeur de Rafael Correa, est empêtré dans un scandale de corruption, connu sous le nom de « INA papers » une série de documents et d’e-mails, impliquant Moreno dans des faits de corruption, parjure et blanchiment d’argent.

L’entreprise de travaux public chinoise « Sinohydro », qui avait construit un important barrage hydroélectrique en Equateur, aurait versé la somme de 18 millions USD en pots de vin à une société offshore, dont les administrateurs auraient reversé la somme dans une dizaine d’autres comptes de sociétés « offshore », dont « INA Investments », nommée après les filles de Lenin Moreno, Irina, Kristina et Karina, propriété d’Edwin Moreno, le frère du président.

Le pot-au-rose fut découvert lorsqu’un membre de l’opposition, Ronny Aleaga, avait reçu anonymement des documents compromettants. Leur publication au mois de février de cette année déclencha une investigation parlementaire.

Le 26 mars dernier, « Wikileaks », mentionna par « Twitter », un article, paru dans le « New York Times », selon lequel Moreno aurait été en discussion avec l’administration Trump, à travers son émissaire Paul Manafort, actuellement en prison pour 16 délits, au mois de mai 2017, pour une éventuelle remise partielle de la dette souveraine de l’état d’Equateur contre une expulsion de Julian Assange de l’ambassade à Londres.

En effet, début 2019 le Fonds monétaire international IMF la Banque Mondiale et d’autres institutions financières ont accordé à l’Equateur un crédit de 10 milliards USD en échange de mesures d’austérité draconiennes, dont la réduction de 10'000 postes dans le secteur public, des réductions d’impôts substantielles pour les grandes fortunes, des « aménagements » de la loi du travail, l’élimination de subsides pour l’essence en faveur des plus nécessiteux, ce qui n’a pas manqué de déclencher une grève générale.

Deux jours après la publication du tweet de « Wikileaks » du mois de mars, qui ne faisait pourtant que répertorier les conclusions du « New York Times », le parlement équatorien, dont le parti du président avec d’autres partis de droite, détient la majorité, avait fait passer une résolution contre la personne de Julian Assange pour la révélation des « INA papers » et, ce que le président, dont la cote de popularité oscille actuellement autour de 17%, appelle une « intrusion dans sa vie privée ». (wsws.org)

En attendant, il reste l’espoir que le comité d’experts autour de l’avocate et spécialiste des questions de droits humains, Amal Clooney, nommé par Jeremy Hunt, Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères du gouvernement de sa Majesté, saura rétablir la liberté de la presse dans ses droits.

Il faut dire que maître Clooney a déjà de nombreuses causes médiatiques à son actif, notamment la défense de deux journalistes de l’agence « Reuters », Wa Lone et Kyaw Soe Oo, condamnés l’année passée par le régime birman sous le « Myanmar’s colonial official secrets Act », sans doute une sorte d’« Espionnage Act » à la sauce asiatique, à sept ans de prison. En fait, cela fait penser au raid aérien d’hélicoptères Apaches américains, ouvrant le feu sur deux journalistes de l’agence « Reuters » et 18 civils, à Bagdad, le 12 juillet 2007, dont la vidéo fut publiée par « Wikileaks » le 5 avril 2010.

Maître Clooney fait donc appel à la « Conseillère spéciale de l’Etat et porte-parole de la Présidence de la République de l’Union Birmane » Aung San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 1991 pour qu’elle accorde la grâce aux détenus.

Aung San Suu Kyi, l’ancienne coqueluche des médias, de la politique et du showbiz (U2, Coldplay, R.E.M., Wayne Shorter, Jane Birkin, Jim Carrey, Damien Rice), lauréate du prix « Free Your Mind » décerné par le MTV Europe Music Awards, citoyenne d’honneur de la ville de Paris, docteur honoris causa de l’Université libre de Bruxelles et l’Université catholique de Louvain, soutenue par le Dalaï-lama, soutenue dans une lettre ouverte signée par Bill Clinton, Jimmy Carter, Jacques Delors, élue « Hero of our time » par le magazine américain « New Statesman » est également sérieusement mise en cause dans la persécution et le génocide du peuple indo-aryen des Rohingyas.

L’indignation des médias classiques face à l’arrestation de Julian Assange est mesurée. Les rédactions des grands quotidiens qui avaient pourtant relayés ses révélations en 2010, désormais un acte délictueux, « New York Times », « The Guardian », « Le Monde », « El Pais », « Der Spiegel », « Die Welt » sont passés à autre chose.

Pourtant les travailleurs de l’écrit ont de sérieux soucis à se faire, car ce dont est accusé Julian Assange, la révélation de documents classifiés, est le pain quotidien de la profession


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20 réactions à cet article    


  • Bachi Bouzouk relou 13 avril 11:38

    « Il n’y a rien. Il n’y aura pas d’indignation à la BBC, ni au Guardian, ni à CNN. Rien de plus que des reportages - curieux, impassibles, voire gentiment moqueurs du sort d’Assange.

    Et c’est parce que ces journalistes, ces politiciens et ces experts n’ont jamais vraiment cru ce qu’ils disaient. Ils savaient depuis le début que les Etats-Unis voulaient faire taire Assange et écraser Wikileaks. Ils le savaient depuis le début et ils s’en moquaient. En fait, ils ont conspiré volontiers pour ouvrir la voie à l’enlèvement d’Assange aujourd’hui.

    Ils l’ont fait parce qu’ils ne sont pas là pour défendre la vérité, ni pour défendre les gens ordinaires, ni pour protéger une presse libre, ni même pour faire respecter le droit. Ils se fichent de tout ça. Ils sont là pour protéger leur carrière et le système qui les récompense avec de l’argent et de l’influence. Ils ne veulent pas d’un arriviste comme Assange qui donne des coups de pied dans leur fourmilière.

    Maintenant, ils vont nous submerger avec une nouvelle vague de mensonges et de distractions à propos d’Assange pour nous maintenir anesthésiés, pour nous empêcher d’être en colère alors que nos droits sont réduits à néant, et pour nous empêcher de réaliser que les droits d’Assange et les nôtres sont indivisibles.

    Nous résisterons ensemble, ou nous tomberons ensemble. »

    Jonathan Cook


    • Clocel Clocel 13 avril 14:53

      On ne peut pas lutter contre la prostitution dès l’instant où elle est consentie...

      Joseph Pulitzer est mort, va falloir recâbler votre concept des médias, ce sont des Chevaux de Troie chargés de pondre leurs merdes dans nos consciences ahuries et parfaire le job de l’éducation nationale.


      • L'enfoiré L’enfoiré 13 avril 15:03

        Bon billet. Plus complet, objectif et sans parti-pris que celui que je venais de lire écrit par Vilain Petit canard.

        Quelques compléments podcastés et vidéo avec inerview d’Assange passé sur ARTE


        • L'enfoiré L’enfoiré 13 avril 15:35

          En cherchant quelque peu en remontant dans le temps dans mes billets archivés, j’ai retrouvé 4 articles qui parlaient de Julian Assenge
          « L’information des nuages »,
          « Les pages jaunâtres »
          « Tout dire, tout écrire, tout caricaturer et puis, en rire ?
           »Communication cherche contenu


          C’est dire que l’affaire Wikileaks et Julian Assange a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le monde entier.
          Cet épisode de son arrestation n’est qu’un intermède parmi d’autre.
          Beaucoup de pays cherchent à l’interroger et parfois le punir parce Wikileaks a gêné beaucoup de personnes parfois sur un sujet hors piste en Suède. .


        • ZenZoe ZenZoe 13 avril 15:55

          Excellent article, simple à comprendre et complet.

          A lire, pour tous ceux qui pensent encore que les citoyens sont protégés grâce aux traités internationaux, que les Américains sont des défenseurs des libertés, que les Britanniques sont fair-play, que l’Australie et la Suède sont des pays souverains, et que Assange ne risque que 5 ans de prison.

          Curieux type ce Assange d’ailleurs. Un peu suicidaire sur les bords sans doute, car par exemple parler au monde entier de la corruption du frère de son hôte n’était pas très malin non plus, et rien ne pressait. Corruption et Amérique latine étant souvent synonymes... Assange n’avait rien à y gagner.


          • Eric F Eric F 13 avril 16:50

            @ZenZoe
            Compte tenu de sa notoriété, les autorités étasuniennes auront du mal à l’escamoter dans une geôle secrète. On peut supposer qu’il a gardé sous le coude quelques informations qui seraient publiées par des « gens de confiance » dans le cas où il lui adviendrait quoique ce soit.
            En tout cas si une opération de boycott des produits et services étasuniens était déclenchée pour faire pression, je ne manquerai pas d’y participer. Encore faudra-t-il avoir des équivalents « non US » sans pour autant faire le jeu économico-politique du dragon chinois.


          • ZenZoe ZenZoe 13 avril 17:36

            @Eric F
            Sa notoriété ne lui a pas servi à grand chose jusqu’ici. Et ce détail n’a jamais posé un problème aux Américains quand ils en ont après quelqu’un.
            Pour le boycott, qui exactement le déclencherait ?


          • ZenZoe ZenZoe 13 avril 17:37

            @Positronique
            Tout à fait possible, le tout est de savoir : avant ou après une séance « d’interrogation » ?


          • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 13 avril 17:53

            @Positronique

            Ou un deal avec Trump, pour attaquer le gang Clinton.


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 avril 19:43

            @ZenZoe
            Exact ;
            Le billet "« Tout dire, tout écrire, tout caricaturer et puis, en rire ?

            que je mentionne ci-dessus, prouve que l’on peut tout dire mais pas à tout le monde.
            Les susceptibilités sont parfois un sentiment d’un niveau très bas.
            Quand il s’agit d’un État, avec le souverainisme, il en va tout autre. La susceptibilité commence au niveau zéro.
            Julian Assange savait ce qu’il risquait.
            L’Ambassade d’Equateur a accepté de le recevoir pendant plusieurs années dans une prison dorée. L’espionnage est toujours utilisé depuis la nuit des temps.
            Sun Tzu dans l’Art de la guerre, qui l’aime, a écrit un long article à ce sujet pour expliquer leur utilité et le besoin de contrespionnage..
            .


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 avril 19:45

            @Eric F,
             Trump a emphase Wikileaks pendant sa campagne électorale contre H.Clinton.
             Son point de vue est totalement différent aujourd’hui, mais il ne peut se contredire. Alors, il se tait.


          • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 14 avril 10:34

            @L’enfoiré

            « ...mais il ne peut se contredire. »

            Surtout que ça ne lui arrive jamais.

            « Alors il se tait. »

            CQFD


          • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 14 avril 10:36

            @Eric F

            On peut supposer qu’il a gardé sous le coude quelques informations qui seraient publiées par des « gens de confiance » dans le cas où il lui adviendrait quoique ce soit.

            Ca nous changerait de la roupie de sansonnet qu’il a livré jusqu’à présent.


          • JC_Lavau JC_Lavau 14 avril 11:49

            @Positronique. Pas grave : la presse aux ordres des services secrets dira que la corde et l’escalier venaient de Russie.


          • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 13 avril 17:52

            « la révélation de documents classifiés, est le pain quotidien de la profession »

            Ca fait longtenps que vous n’avez pas ouvert un journal ou regardé les informations à la télé ?


            • leypanou 13 avril 19:54

              il reste l’espoir que le comité d’experts autour de l’avocate et spécialiste des questions de droits humains, Amal Clooney, nommé par Jeremy Hunt, Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères du gouvernement de sa Majesté, saura rétablir la liberté de la presse dans ses droits 

               : c’est de l’humour suisse.

              Je me demande aussi d’ailleurs si cette Amal Clooney n’a pas participé à la campagne qui a abouti à la partition du Soudan promue par son mari (ainsi qu’Angelina Jolie).


              • Hijack Hijack 14 avril 16:17

                Il est clair que l’oncle Sam ... se met au-dessus de toutes les lois, de toutes les morales, n’a aucune excuse, rien à part les mensonges pour justifier sa dictature sur le monde (sauf évidement ceux qui lui résistent, notamment Chine/Russie/Iran/Syrie etc ...) ... 
                .

                Haute dictature mondiale, capable de créer l’islamisme terroriste (eux-mêmes, l’avouent ... ) pour s’en servir et, pour cela parviennent à convertir à leur alibi (terrorisme) les plus légers des gens, les plus soumis des gouvernements ... Le pire dans tout ça, c’est que cet état dictateur, in fine joue contre lui-même, contre son propre peuple, car il a la particularité la moins glorieuse qui soit, c’est à dire être une dictature ... tout en servant ceux qui les utilisent ...

                .

                Le cas du très courageux Assange (qui n’a même pas été très loin dans ses dénonciations/dévoilements) ... est le reflet actuel d’une infime partie des signes de cette dictature mondiale.


                • Cyril22 14 avril 23:33

                  @Hijack
                  les services US ont certes instrumentalisé l’islamisme radical contre les soviétiques (et dans d’autres conflits), mais ils ne l’ont évidemment pas créé ni inventé, le « takfirisme » est issu des frères musulmans, il s’est aussi manifesté dans le GIA
                  https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/25/pourquoi-il-ne-faut-pas-confondre-le-salafisme-et-le-takfirisme_4817042_4355770.html


                • Hijack Hijack 15 avril 01:16

                  @Cyril22

                  Le Wahhabisme d’où est issu le takfirisme, est une dérive diabolique de l’Islam d’origine ... la preuve, c’est par l’Arabie Saoudite que ce faux Islam est diffusé vers les moins connaisseurs ... de plus, sans avoir le temps de développer, ce serait trop long ... bref, c’est surtout une collision nette avec le sionisme, ce qui veut tout dire >>> et quand je dis sionisme, c’est une idéologie qui est aussi loin du véritable judaïsme que le wahhabisme et ses nombreux sous classes (dont le takfirisme). Il va sans dire que le sionisme a un projet, tandis que le wahhabisme est de la servitude bête et méchante et non as une alliance.
                  .

                  Le Takfirisme ?

                  Dérivé du wahhabisme, est un mouvement sectaire fondée en 1971 par l’égyptien Moustafa Choukri, à l’origine du groupe « al takfir wal hidjra » issu d’une scission des « frères musulmans ».

                  Soulignant sa rupture totale avec la société musulmane traditionnelle qu’il qualifie de mécréante, ce mouvement est constitué de puristes qui non seulement excommunient les autres groupes musulmans, mais refusent également de prier avec eux pour se mettre en état d’immigration (Hidjra) afin de rompre totalement avec le reste de la communauté religieuse.

                  Issu du mot arabe « koufr » signifiant « mécréance avec volonté de nuire aux croyants », le terme takfiri désigne littéralement l’« excommunication ».

                  Les takfiristes – ou takfiris – considèrent chrétiens, juifs, polythéistes, ou athées, comme mécréants et donc susceptibles d’être mis à mort.

                  Ils considèrent également tous les musulmans ne partageant pas leur point de vue comme étant des apostats, ce qui les autoriserait bien légitimement à verser leur sang.

                  Cette idéologie ultra-violente, largement manipulée par l’Empire américano-sioniste afin de servir ses intérêts, est celle portée par les groupes sanguinaires de Daesh and Co, responsables de tant de massacres dans le monde.


                • Pauline pas Bismutée 15 avril 12:15

                  Une des rares personnalités dont l’Australie devrait être fière (avec John Pilger) et qu’elle se garde bien de défendre. Honte a l’Australie et a ceux qui se taisent ...

                  PS désolée pour les accents, clavier anglais

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