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Catastrophes naturelles & risques majeurs

Dans la nuit du 14 au 15 octobre, un épisode cévenol ou méditerranéen intense s'est installé sur tout l'est du Midi-Pyrénées vers le Roussillon et l'est du Languedoc. Le département de l'Aude placé en vigilance orange est passé en alerte rouge à 6 h après avoir reçu l'équivalent de trois mois de précipitation en quelques heures seulement ! L'état stationnaire de la dépression orageuse, un sol déjà saturé par des pluies antérieures et un manque de réactivité de la chaîne d'alerte sont à l'origine de 14 morts et 74 blessés. Un phénomène similaire s'était déjà abattu sur le Roussillon le 17 octobre 1940 faisant une centaine de victimes.

Les orages et les épisodes « cévenols » frappent régulièrement les départements méditerranéens de septembre à décembre. Celui d'octobre 2015 survenu dans les Alpes-maritimes y fit 20 morts, huit victimes s'étant noyées en cherchant à rejoindre leur véhicule dans un parking souterrain ! Ces précipitations sont caractérisées par des précipitations d'au moins 150 millimètres (150 litres/m2) en 24 heures ; certains pics peuvent atteindre 100 mm/h ! Ce phénomène : « est provoqué par la concomitance d'une remontée d'air chaud humide qui traverse la Méditerranée qui vient buter sur le relief du Massif central et de la Montagne noire ».

La terre connait des catastrophes depuis la nuit des temps, elle même est apparue après un cataclysme survenu il y a plusieurs milliards d'années. La chute d'un astéroïde d'une taille estimée entre 20 et 100 kilomètres de diamètre aurait entraîné un réchauffement de l'atmosphère de 600 °C pendant plusieurs semaines. Les matériaux les plus denses s'enfoncèrent lentement, tandis que ceux plus légers formèrent l'écorce terrestre qui donna naissance aux plaques et à la dérive des continents que nous connaissons actuellement. La condensation de gaz et de vapeur d'eau libéra une atmosphère pauvre en oxygène et des pluies dont l'accumulation sont à l'origine des océans.

En l'an 79, une « montagne » située dans le golfe de Naples entre les cités de Pompéi, Herculanum et Stabies entre en éruption. Les Romains ignorent le volcanisme. L'éruption propulse des milliers de tonnes de poussières et de cendres dans l'air, créant un énorme nuage occultant le soleil avant qu'une pluie de nuées ardentes s'abatte sur les alentours. Plus de 17 000 personnes meurent étouffées et ensevelies sous des pluies de cendres du Vésuve. L'énergie libérée lors de l'éruption du Krakatoa (Indonésie) en 1883 équivalait à 10.000 fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima ! L'onde de choc fit plusieurs fois le tour de la terre, les cendres furent projetées à plus de 82 kilomètres d'altitude, les coulées se déversèrent à 800 km/h et la température chuta de 1.2°C dans l'hémisphère nord. Cette éruption suivie d'un raz-de-marée qui fit 36.000 victimes, était cinq fois moins puissante que celle de Santorin qui entraîna la disparition de la civilisation minoenne !

Les catastrophes naturelles tuent vingt fois plus que les accidents industriels et technologiques, leur coût dans le monde est estimé à 150 milliards de dollars par an (2017), et les risques augmentent avec la densimétrie de la population. Le risque majeur met en jeu un grand nombre de personnes, occasionne des dommages importants et dépasse les capacités de la réaction de la société : éruptions - inondations - feux de forêt - séismes - mouvements de terrain - phénomènes météorologiques. L'atténuation des conséquences repose sur la connaissance des phénomènes, des aléas, des lieux répertoriés dans le Plan de Prévention des Risques, et sur l'organisation préalable de la chaîne des secours : plan de sauvegarde activé par le maire de la commune et le plan Orsec déclenché par le Préfet.

En cas d'un danger imminent, les sirènes permettent 'd'alerter les habitants et de prendre les mesures de protection d'urgence. Le déclenchement du Système d'Alerte et d'Information de la Population (4500 sirènes sur le territoire) est de la compétence du Maire ou du Préfet, voire du ministre de l'Intérieur. Les sirènes émettent trois signaux successifs chacun d'une durée de 61 secondes qui se décompose de cinq hululements suivis d'une diminution du signal de 40 secondes, le quatrième signal continu d'une durée de 30 secondes marquant la fin du signal sonore. Le système d'alerte sonore est testé le premier mercredi de chaque mois à 12 heures pendant une minute. Si l'alerte est avérée, ce signal est relayé par l'émission d'un message sonore diffusé par les véhicules des services de secours et transmis par les stations radio. Les États-Unis ont mis en place, en 2012, un système d'alerte avertissant les citoyens par un message sur leur téléphone cellulaire. L'alerte « pop-up » supplante les autres SMS, elle n'est pas ralentie en cas de surcharge du réseau téléphonique et elle permet de cibler une zone géographique. En France, toute personne peut alerter en appelant le 112 à partir d'un portable : je suis (identité et lieu) - je vois... (nature de l'événement, nombre de victimes) - je fais (premières mesures prises) - je demande (l'envoi sapeurs-pompiers, SAMU, etc.).

Une inondation correspond à une montée soudaine des eaux dans une zone habituellement sèche. La montée des eaux peut être assez lente (plaine), torrentielle ou par ruissellement urbain (le débit excède les capacités d'évacuation des réseaux). Les Plans de Prévention des Risques Inondation stipulent les mesures d'urbanisme, zone bleue, possibilité de construire en respectant des prescriptions techniques adaptées au risque estimé ; zone rouge : interdiction de construire. La surveillance des cours d'eau est renforcée par un suivi de la situation météorologique. Lorsque des précipitations exceptionnelles sont prévisibles, un bulletin d'alerte météo est diffusé et les cartes de vigilance crues signalent le risque de crue : Orange, risque de débordements importants - Rouge, risque de crue majeure (www.vigicrues.ecologie.gouv.fr).

Consignes : choisir des matériaux imputrescibles - mise hors eau du tableau électrique, du chauffage, de la ventilation et de la climatisation - batardeaux pour occulter portes et bouches d'aération - clapets anti-retour sur les canalisations - amarrage des cuves - aménagement d'un point haut permettant de quitter la maison. Si une alerte est annoncée : placez vos vivres, meubles biens en hauteur, installez les batardeaux et gardez à portée de main un flotteur. Si la catastrophe survient : informez-vous - n'empruntez pas un chemin inondé (une cinquantaine de centimètres de hauteur d'eau suffit pour emporter un véhicule de tourisme) - réfugiez-vous dans un point haut - signalez-vous - portez assistance - suivez les consignes des sauveteurs.

Le feu de forêt est un incendie qui atteint une formation forestière ou subforestière (friches, maquis, garrigue) dont la surface est supérieure à un hectare (10.000 m2). Le feu de forêt peut être aggravé par : le vent, la sécheresse, la nature de la végétation, le relief du terrain, l'urbanisation, dépôts sauvages. Des arrêtés préfectoraux règlementent l'usage du feu (écobuage, barbecue, etc.), période rouge voire son interdiction. En vue de réduire les risques et pour limiter la propagation d'un incendie, le débroussaillage des terrains situés à moins de 200 mètres d'une zone boisée est rendu obligatoire, à 50 mètres autour des constructions et à 10 mètres de part et d'autre des voies d'accès et chemins privés.

Consignes : ne stockez pas de matériaux inflammables (peinture, bois, essence, etc.) proche des lieux de vie, prévoyez des moyens de lutte anti-incendie surtout si votre demeure est isolée : points d'eau, motopompe, extincteurs, « couverture », décidez d'un plan de protection et d'évacuation. En cas de risque : fermez le gaz et la cuve, s'il s'agit de bouteilles, éloignez les - remplir d'eau les baignoires, sceaux et poubelles - ouvrez votre portail - déplacez les matériaux combustibles - fermez les volets et arrosez les panneaux de menuiserie - bouchez les aérations avec chiffons humides - n'oubliez pas de prévenir les services de secours, et si le temps vous le permet, de revêtir des vêtements en textile. Si vous ne pouvez évacuer le site, réfugiez-vous à l'extérieur sur une zone déjà consumée par le feu.

Un séisme provient d'une fracturation soudaine du sol due à une énorme accumulation d'énergie qui se libère. La secousse peut entrainer des fissurations des cheminées, des murs, des sols, voire des effondrements de bâtiments. La secousse principale est suivie de répliques liées au réajustement des blocs. L'échelle de Richter mesure l'amplitude des ondes sismiques selon une échelle logarithmique. Chaque degré représente une magnitude 10 fois plus élevée que le degré précédent. Un séisme de magnitude 6 est 10 fois plus fort qu'un séisme de magnitude 5 et 1000 fois plus fort qu'un séisme de magnitude 3.

Consignes : respecter les normes parasismiques - fixez les appareils et le mobilier lourds - repérez les endroits où vous réfugier : près d'un mur et non d'une cloison, sous une poutre ou colonne porteuse, sous une table solide en vous protégeant la tête avec les bras afin d'éviter d'être atteint par un objet ou des gravas - vous tenir éloigné des fenêtres - n'allumez aucune flamme (risque d'explosion en cas de rupture d'une canalisation). S'il s'agit d'un immeuble, n'empruntez pas l'ascenseur, à l'extérieur, tenez-vous éloigné des bâtiments et lignes électriques, en région côtière, éloignez-vous en direction des terres en raison du risque de ras-de-marée.

Le mouvement de terrain est un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol d'origine naturelle ou résultant d'une activité humaine. Les déplacements de terrain (faille, éboulement) peuvent être lents ou rapides selon la nature géologique (ravinement, effondrement), le relief (éboulement), la présence d'anciennes carrières (affaissement), l'action éolienne, maritime, et l'érosion pluviale (glissement de terrain, coulée de boue). Le PPR réglemente les zones à risque. La construction est interdite dans les zones à risques d'éffondrement (zone rouge), permises dans les zones à risques modérés après autorisation d'occupation de sol précédée d'une expertise géotechnique et travaux de sécurisation.

Consignes : assurez-vous des risques encourus - vérifiez l'état des murs et des fondations - de la stabilisation des talus - du réseau de collecte des eaux pluviales. En cas de menace : coupez gaz et l'électricité - éloignez-vous de la zone dangereuse sans revenir sur vos pas, et latéralement - rejoindre un point haut - ne pénétrez pas dans un bâtiment sinistré. Si vous ne pouvez quitter le lieu, abritez-vous sous un meuble éloigné des fenêtres.

Cyclone (dans l'Océan Indien), ouragan (dans l'Atlantique), typhon (dans le Pacifique), tornade (au dessus des terres), autant de termes génériques pour désigner une tempête tourbillonnante autour d'un axe vertical. Des vents extrêmement violents de 118 à 350 km/h soufflent de manière circulaire parfois accompagnés de pluies diluviennes. L'arrivée d'air froid sur un sol plus chaud provoque une élévation d'air en spirale créant une forte turbulence. Le cyclone est caractérisé par une masse nuageuse pouvant s'étendre sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Son énergie provient de l'évaporation de la masse d'eau chaude, avec un pic de juin à novembre dans l'hémisphère nord, et novembre à avril dans l'hémisphère sud. La rotation des tourbillons est influencée par celle de la terre (force de Coriolis) ; dans l'hémisphère nord, les vents tournent dans le sens antihoraire et dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud. La trombe est quelque peu différente, elle présente un « entonnoir » d'un diamètre de quelques centaines de mètres sur une hauteur dépassant à peine 1000 mètres qui aspire l'eau, le sable, et les débris.

Seulement 3,5 % des communes n'ont jamais été touchées par une catastrophe, et 4.720 par an font l'objet d'au moins un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle. 29.506 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle en 1999 (caisse centrale de réassurance). On peut être confronté à une catastrophe naturelle n'importe où et à n'importe quel moment. La préparation à leur survenance joue un rôle décisif dans les chances de survie : renseignez-vous sur les risques inhérents à l'endroit - conservez les numéros d'urgence, assurance rapatriement - anticipez une évacuation en catastrophe et le matériel nécessaire (cordes, échelles, flotteur, pic, etc.) à sa bonne exécution - prévoyez des vivres, des produits de première nécessité et des vêtements adaptés à la saison. Une catastrophe naturelle peut être à l'origine d'une rupture de moyens de communication, entraver les déplacements, d'une épidémie, d'un désastre économique, d'une pollution, d'une catastrophe industrielle, etc., raisons supplémentaires pour s'y être préparée.

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13 réactions à cet article    


  • Arthur S Chourave 19 octobre 2018 08:22

    Il y a toujours pire que le pire.


    Au fait, où en est-on du bétonnage des zones humides, des autoroutes, des grandes surfaces, des plages urbanisées, des canalisations de torrents, de l’illusion de pouvoir dominer la nature alors qu’il faut s’y adapter ? ?

    • baldis30 19 octobre 2018 13:39

      bonjour,

      A proprement parler ce n’est pas un épisode cévenol ... Les Cévennes et leur prolongement vers le Nord ne sont pas touchées ( de l’Ardèche au Maconnais puisque cela remonte vers les hautes latitudes ). Ce n’est ni le premier ni le dernier .... Et voici un petit historique dressé par un historien de la chose !

      Septembre 1843 L’Orbieu emporte la route aujourd’hui R.N. 113 à Villedaigne, l’Aude emporte le canal du Midi, le canal de jonction et la Robine. Le nord de la Catalogne est largement touché (250 morts à Gérone)Septembre 1874 : L’Orbieu emporte la route à Villedaigne, et au même endroit l’eau arrive aux essieux des wagons (voie Narbonne-Toulouse )

      L’Aude emporte le canal du Midi, le canal de jonction et la Robine.

      Juin 1875 L’Orbieu : idem ; L’Aude : idem.

      Septembre 1891 L’Orbieu : idem L’Aude : idem mais coupe en plus le remblai de la voie ferrée Narbonne-Bize qui avait été construite entre-temps au pont de Sallèles.

      Octobre 1907 Localement : l’Orbieu coupe la route à Villedaigne, l’Aude coupe les trois canaux. Cet incident est général puisqu’il touche les Pyrénées-Orientales, l’Hérault, l’Ardèche, le Gard, la Haute-Loire, la Loire, la Saône et Loire, le Tarn, l’Aveyron, la Lozère, et vers le Nord jusqu’à l’Indre et Loire.

      Septembre 1915 Le Têt, l’Agly et la Basse sont en crue : pour cette dernière rivière même la crue de 1940 n’atteindra pas le niveau atteint cette année-là.

      Septembre 1926 Sur l’Orb - le pont de Colombières est emporté pour la deuxième fois

      Septembre 1928 Sur l’Orb : le pont de Colombières est emporté pour la troisième fois et ne sera pas reconstruit

      Septembre 1929 Minervois : 50 cm de plus à Olonzac et à Homps qu’en 1999. Quatre morts. Il y a eu 1,50 m. d’eau à Homps en 1999, ce qui signifie 2 m. en 1929.

      Mars 1930 Localement : l’Orbieu coupe la route R.N. 113, l’Aude coupe les trois canaux et la voie ferrée Narbonne-Bize. Cette crue générale dans 12 départements fait plus de trois cents victimes. L’averse méditerranéenne remonte jusqu’à Pierre-Buffières au nord de Limoges.

      Décembre 1932 L’Orbieu : idem, l’Aude : idem, sans toutefois couper la voie ferrée. La crue est générale dans quatre départements, les digues reconstruites après 1930 sont à nouveau emportées

      Septembre 1933 Localement : l’Orbieu : idem, L’Aude : idem. Cinq victimes à St Laurent de la

      Cabrerisse. Neuf à Montpellier, 5 à Sauve et 5 à Quissac, deux villages du Gard.

      Octobre 1940 : Localement : I’Orbieu idem ! L’Aude : idem en recoupant la voie ferrée au même endroit. Il est difficile de revenir sur cet incident tant il fut tragique dans la seule vallée du Tech avec un nombre de victimes qui pourrait atteindre 400, dont plusieurs centaines de réfugiés espagnols. Mouvement de terrain barrant la vallée du Tech sur 50 m de hauteur, engravement du lit. Hauteur d’eau recueillie de près de 2 m. en 72 heures à La Coumelade.

      Octobre 1944 Crue énorme du Jaur qui atteint presque son niveau de 1875. Crue probable du Thoré, du Vernazobres, de l’Orb et de l’Agoût.

      Décembre 1953 Crue énorme de l’Orb, avec des niveaux jamais atteints depuis. Très forte crue de l’Hérault. Plusieurs victimes en deux fois les 5 et 8 décembre.

      Septembre 1958 : Crue des Gardons. Crue de l’Hérault, de l’Aveyron, de l’Ardèche et du Tarn. Plus de 30 victimes. Deux jours après, la crue du Vidourle submerge le pont de Sommières.

      Septembre 1963 Localement : l’Orbieu : idem ! L’Aude : idem, sans toutefois couper la voie ferrée. En fait cette année-là, comme plus tard en 1976, 1982 et 1979 ce sont quatre départements qui sont touchés.

      Septembre 1992 Episode tragique de Vaison la Romaine. Des crues se produisent aussi dans l’Ardèche, l’Aude et les Pyrénées-Orientales, dont Rennes-les-bains, Couiza faisant 5 victimes.

      Décembre 1996 à Moussoulens, le 8 la cote est 6,15 m

      Décembre l995/ Janvier 1996 six crues dans l’Hérault et l’Orb -. 7 victimes

      1997 grosse crue de l’Orb, crue de l’Hérault semblable à celle de 1958 : 2 victimes

      Novembre 1999 L’Orbieu : idem, coupant en plus la voie ferrée Narbonne-Toulouse. L’Aude coupe la voie ferrée Narbonne-Bize, pour la quatrième fois.

      Décembre 2000 La Berre emporte tous les ouvrages provisoires entre Albas et Portel. L’Aude atteint 7,57 m à Coursan (7,78 m en 1999) ; l’Orbieu atteint 5,15 m à Luc alors que la côte d’alerte est de 3 m., le petit Verdouble emporte aussi les ouvrages provisoires



      • Arthur S Chourave 19 octobre 2018 13:41

        @baldis30

        Ce qu’on appelle la « rumeur d’Orléans » ne concerne pas qu’Orléans !

      • mmbbb 19 octobre 2018 20:40

        @baldis30 c ’est l urbanisation qui en cause et qui en est la cause de ces catastrophes a répétition Departement du Var Maison la Romaine etc . Il y a desormais maints exemples qui emaillent la stupidité avec laquelle , le genie civile les urbanistes les maires et la volonte du citoyen ont ete la resultante de ces catastrophes . Il faudrait peut etre encore des morts avant de prendre conscience que la nature ne peut etre domptée. C ’est toujours l eternel raisonnement par l absurde


      • rhea 1481971 19 octobre 2018 21:02
        • @mmbbb
        • Bonjour,
          Les applications de la relation d’Einstein e = mc2 ( énergie nucléaire )
          provoque des changements dans l’univers, il s’en suit que l’ellipse de
          Kepler ( trajet de la terre autour du soleil ) est devenue une spirale au
          pas inversé. La terre se rapproche de 9 mètres tous les ans depuis
          la première explosion nucléaire ( 1945 ).
          73 ans x 9 = 657 mètres, c’est aussi ça le réchauffement climatique.
          Le calcul n’est pas compliqué.
          A+

      • baldis30 19 octobre 2018 21:24

        @baldis30

        je tiens encore une fois à remercier l’auteur aux initiales du père de Tintin pour le respect du travail des autres ainsi que pour ses comportements de délation habituels ...


      • baldis30 19 octobre 2018 21:49

        @mmbbb

        bonsoir,-

         
         Il n’y a pas que l’urbanisation .. et la volonté des maires il y a avant tout des officines qui vont dans les colloques, les congrès les séminaires pour apporter tout et n’importe quoi à des personnes -souvent des élus portés de bonne volonté - qui viennent là pour s’instruire et se retrouvent face à face à des pressions d’origine pseudo-scientifiques .

         inversement lorsque les mairies, quelle qu’en soit la couleur , agit en respectant des principes fondamentaux il y a d’excellents résultats. je n’ai pas peur de signaler des noms quelle que soit ma position politique vis-à-vis de chacun :

        Alès, ( au droit de la Prairie avec un système REMARQUABLE qui en plus valorise l’industrie locale de haute qualité ... mais des c..... osèrent attaquer au T.A. ... les c... ça ose tout ....)

        Montpellier au droit de l’ancien Conseil Régional : du classique mais logique

        Béziers au pont Rouge , de lourds travaux avec un pari risqué mais réussi de les faire sans subir une crue de l’Orb

        et même une municipalité du Gard dont le maire a été pris à partie parce qu’il signa pour un candidat : cela le regardait mais vis-à-vis de la sécurité de sa commune il a agi correctement !

        Il n’y a pas de crue de droite ou de gauche, verte, rose, bleue ,blanche, rouge, brune ou noire !

        On a l’impression qu’ici tout le monde se prend pour Monsieur de MARDIGNY ou pour Maurice PARDE . de ce dernier je vais reprendre une citation célèbre en fin d’un article :

        «  Si après de telles précisions quelqu’un parmi nos lecteurs persiste encore à vanter la douceur du climat méditerranéen nous n’essaierons plus de la convaincre, mais nous lui souhaitons de recevoir en héritage une propriété située sur les bords de l’Ardèche, de l’Aude ou de sacripants hydrologiques moins célèbres. L’expérience l’instruira sans doute bientôt. »

         Autre précision, après la crue des 8/9 septembre 2003 le préfet BERNARD ( arrivé le 1er septembre) et la SHF organisèrent un colloque tenu au lycée Daudet ... Combien y avait-il de maires présents .... deux à ma connaissance ... et combien de nîmois, hormis ceux de la préfecture ... hum .... hum ... hum au moins un ....

        Quant à l’urbanisation .... et pour d’autres risques naturels dans le même département .. attendons le renouvellement des répercussions d’un événement survenu en 1909 ...


      • mmbbb 20 octobre 2018 12:27

        @rhea 1481971 certes mais quel rapport entre entre cette equation et le plan d occupation des sols ? La il s agit moins de rechauffement climatique que de l inconséquence des hommes . Les anciens avant qu il n y est cette pression immobiliere ne construisaient pas dans des zones inondables Elementaire non ! Quant a votre these elle reste a verifier .


      • mmbbb 20 octobre 2018 12:36

        @baldis30 je ne me prends pas pour Monsieur untel , j observe un point c est tout , Bemol a votre propos , il y a tout de meme une pression immobiliere sur ces departements , il suffirait de comparer le plan d occupation des sols des annees 50 et celui d aujourd hui  ? c est ce qu avait fait Libe lors de la catastrophe de Maison la Romaine , La comparaison vaut d inutiles et longs discours . Il me semble qu il est inutile apres de se lamenter apres ces crues dévastatrices . 


      • baldis30 20 octobre 2018 14:43

        @mmbbb
        bonjour,

        de petites questions :

        avez-vous été sur le terrain ? avez-vous discuté avec des victimes ? Vous êtes vous rendu compte que ce que vous voyez, et ce que l’on vous décrit ce sont des images fixes à travers des interprétations ... Alors que les personnes rencontrées elles ont vécu un film dont elles ne connaissaient pas la fin ...

        Pression immobilière ... c’est vrai mais pas dans la zone de l’Aude qui a été touchée ... ! j’ai dû écrire une douzaine d’articles seul ou en collaboration sur le problème de l’Aude relativement à ce qui se passa en novembre 1999 , et je pense avec les compétences adéquates... ce que j’ai vu d’abord c’est que dans certaines zones l’appareil photo est resté au fond de la voiture ... parce qu’on voit largement la détresse ... ce que j’ai vu aussi ce sont des politiciens commander des photos satellites « S.A.R. » (Synthetic Aperture Radar) pour faire bien dans le paysage politicien !

        J’ai appris aussi, lors du même événement, qu’un maire celui d’O..... avait été condamné quelques temps auparavant pour avoir nettoyé le lit d’une évacuation alors qu’il n’a fait que de la sûreté, concept qui semble vous échapper ... J’ai vu aussi des industriels (*) NE PAS FAIRE leur travail obligatoire alors que les règles de l’art l’imposent ! J’en ai trop vu ... pour recevoir le moindre bémol ... aurais-je reçu un dièse que j’en eu au contraire rajoutés quelques un, en mode majeur !

        j’ai parlé industriel mais avez-vous lu le rapport LEFROU-MARTIN sur l’inondation de l’Aude ? et encore il est gentil alors que sur deux autres événements deux autres rapports signés MARTIN ou MARTIN-MAZIERE n’ont pas fait dans la dentelle du Puy mais dans la grosse toile de genêtière... celle qui jadis grattait bien ...

        Vous semblez oublier qu’il y a toujours un contrôle de la légalité des actes, y compris sur les documents d’urbanisme , et si quelques élus peuvent magouiller pour passer à travers il y a une barrière supérieure .... A-t-elle normalement fonctionné ?

        (*) privés ... mais pas privés de subventions .... ou de facilités ....


      • rhea 1481971 19 octobre 2018 19:50
        • Bonjour,
          Les applications de la relation d’Einstein e = mc2 ( énergie nucléaire )
          provoque des changements dans l’univers, il s’en suit que l’ellipse de
          Kepler ( trajet de la terre autour du soleil ) est devenue une spirale au
          pas inversé. La terre se rapproche de 9 mètres tous les ans depuis
          la première explosion nucléaire ( 1945 ).
          73 ans x 9 = 657 mètres, c’est aussi ça le réchauffement climatique.
          Le calcul n’est pas compliqué.
          A+

        • sls0 sls0 20 octobre 2018 01:17

          @rhea 1481971
          On a intérêt à serrer les fesses ! 9m par an wouah.

          Comme le soleil est à 150 millions de km ça nous laisse quelques milliards d’années avant de serrer les fesses quand même.
          Au faites quand on raccourci la corde d’un pendule d’habitude sa fréquence ou vitesse de rotation augmente, j’ai pas trop envie de réfléchir à cette heure ci mais ça peut se creuser.

        • baldis30 20 octobre 2018 10:04

          @rhea 1481971
          bonjour,

           avant de vous lancer dans l’aventure de la RR vous devriez réfléchir à ce que vous écrivez ... et analyser aussi ce que l’académisme appelle l’univers en expansion dans l’une des cosmologies issue de la RG mais dont l’interprétation n’est peut-être pas aussi évidente que celle fournie par Hubble et Lemaître ( un postulat de trop ... au moins... malgré l’oxymore ) 

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