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Accueil du site > Tribune Libre > Cohn Bendit mal à l’aise, nous aussi...

Cohn Bendit mal à l’aise, nous aussi...

Parmi tous ceux, nombreux quoi qu’on en dise, qui ont refusé de signer la pétition en faveur de Roman Polanski, il y a quelques célébrités comme Luc Besson, Gisèle Halimi et bien d’autres, discrets, qui s’abstiennent de le crier sur tous les toits, mais il y en a un qui est monté au créneau et qui a fait savoir dans les médias, toutes ouïes, son malaise devant l’affaire Polanski

On se rappelle les cris d’indignation télévisuelle du candidat vert aux européennes lorsqu’un "minable" avait osé ressortir les "vieux dossiers Cohn Bendit". On se rappelle combien le minable était encore plus petit, après que la Presse ait fait ses choux gras et le Net, son buzz, avec ce qui était proprement une "révélation scandaleuse". Bayrou accusant Cohn Bendit de "complaisance pédophile" en plein débat sur les européennes avait de quoi rendre fébriles les discussions électorales du moment, assez monotones il faut l’avouer, et réveiller l’intérêt du citoyen sur le sujet de la pédophilie, mais pas longtemps...

A grand coup de vomissures en jet, censées éclabousser son interlocuteur, Cohn Bendit accusé d’être l’auteur de propos choquants sur la sexualité juvénile, dans son livre publié en 1975 "Le Grand Bazar", ou à la télévision dans l’émission Apostrophe en 84, tailla sa défense avec véhémence et à grand renfort de comités de soutien médiatico-politique et citoyen, en méprisant littéralement son délateur. Cette dénonciation en direct, s’apparenta même, selon les observateurs les plus avisés et les plus crédibles, à un véritable guet-apens, une bassesse, une trahison, un geste petit petit...Minable quoi !
 
C’est vrai que cette petite mise à jour pouvait paraître inopportune, 30 ans après les faits, il y a prescription, et puis, à l’époque, on ne savait pas ce qu’on sait aujourd’hui, à propos de la pédophilie. Cohn Bendit a exprimé ses regrets et avoué qu’il n’écrirait plus la même chose aujourd’hui. Faute avouée, à moitié pardonnée...L’autre moitié étant à charge de notre indulgence, exhortée à croire en la bonne foi de cet homme et à ne plus jamais mettre en doute son honorabilité, en dépit de tout procès d’intention que les malveillants pourraient lui faire.
 
Quelle que fut l’opinion qu’on se fit sur le sujet, Cohn Bendit a finalement connu une réhabilitation "naturelle" grâce à ses brillants résultats électoraux et l’info pourrie le concernant, s’est diluée imperceptiblement dans le flux des informations quotidiennes encore plus dégueulasses, jusqu’à disparaître totalement.
 
Aujourd’hui Roman et sa veille casserole, font la Une de l’actualité, et tout le monde s’est exprimé sur le sujet, y compris Cohn Bendit.
 
"Je suis mal à l’aise (...)Parce qu’il y a une accusation grave(...)Même si cela date d’il y a trente ans, est-ce que ça doit se régler juridiquement ? Je n’en sais rien. Mais simplement s’il y a viol, ou abus sexuel d’une jeune fille de 13 ans, et que l’on puisse s’en sortir seulement parce que l’on peut payer sa caution (...), moi ça me met mal à l’aise"..
 
Nous aussi, on est mal à l’aise, rassurez vous monsieur Cohn Bendit, je dirais même que là, à cette heure, lorsque l’élite s’offusque, le peuple à carrément la nausée... Mais jusqu’à ce que Monsieur C-Bendit se soit exprimé sur "le viol", l’affaire Polanski, de mon humble point de vue, c’était une simple affaire de droit, que maître Eolas a remarquablement clarifiée dans son blog, avec le ton délicieusement ironique qu’on lui connait et ça suffisait à m’informer et clôturer le débat autour de toutes les afflictions des célébrités qui se sont exprimées publiquement sur l’affaire.
 
Aujourd’hui, lorsque l’écolo dit son "malaise médiatico-philosophique" à l’énoncé des antécédents privés de son collègue de renommée internationale, il le fait dans l’unique but de participer à la tartufferie générale, à n’importe quel prix, quitte à faire le grand écart entre des hésitations mièvres, indécentes, et l’usage hypocrite de la sentence, à peine déguisée, prononcé au détour d’une phrase, comme un lapsus, comme s’il était le juge suprême, un peu dépité de devoir livrer une "notoriété" au lynchage public, par devoir de morale, par souci d’honnêteté intellectuelle.
 
 Le dégoût est trop intense, et incoerciblement, je vomis tout vert...pour ne pas être en reste.
 
Sources
 

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38 réactions à cet article    


  • aurelien362 1er octobre 2009 10:09

    « s’est fait gentiment trifouiller la braguette par des mômes, à titre de simple jeu, tout en maîtrisant parfaitement la situation, dans un respect évident de l’enfant »
    Vous avez une drole de notion de respect.
    Vous avez vu la vidéo de Bayrou et de sa « baffe » ? C’est une mini tape, qui ne choque d’ailleurs pas plus que ça que le gamin, et amuse tous les autres.

    Personnellement je préfère mon père, même s’il a pu me donner quelques gifles, à un père qui m’aurait tripoté la braguette... Bah oui, question d’éducation...


  • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2009 11:23

    Il n’empêche qu’il y a effectivement une petite nuance entre Polanski et Cohn-Bendit.
    Polanski a été accusé d’abus sexuel sur une mineure droguée, où il y a eu plainte (retirée par la suite) alors que Cohn-Bendit a eu des rapports avec un mineur consentant il me semble et SURTOUT, il n’y a pas eu de plainte dans ce dernier cas.
    Alors on pense ce qu’on veut des adultes attirés par les enfants mais s’il n’y a pas eu viol, il n’y a pas eu viol. La différence entre les deux cas est tout de même importante.
    Et la comparaison tombe à l’eau.


  • JL JL 1er octobre 2009 11:51

    Nobody écrit : « Cohn-Bendit a eu des rapports avec un mineur consentant »

    Vous devriez savoir que le consentement des mineurs en cas de rapports sexuels ne tient pas. Pas davantage en matière de drogue. Quel père sain d’esprit proposerait à un enfant de piccoler avec lui au prétexte que l’enfant serait consentant ?

    Les mêmes qui invoquent le consentement de l’enfant sont ceux qui invoquent les « droits de l’enfant », faisant ainsi des enfants des quasi adultes capables de s’affronter avec les adultes à armes égales devant un tribunal.

    Ce sont les mêmes qui accusent des enfants de pédophilie et voudraient pour un touche pipi entre gamins, les ficher génétiquement. C’est comme si l’on mettait en cage les animaux au motif qu’ils se livrent publiquement à la zoophilie.


  • Gollum Gollum 1er octobre 2009 12:48

    @ Abges machin : Et dire que vous osez piquer un terme d’Eckhart comme pseudo, il doit s’en retourner dans sa tombe le pauvre... vous avez manifestement un sens moral au ras des pâquerettes...


  • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2009 13:00

    D’accord avec vous JL. Je voulais surtout souligner la différence entre les 2 affaires qui n’est pas des moindres. Il y a eu plainte (retirée) dans le cas de Polansky et rien pour Cohn-Bendit.
    Je crois que Cohn-Bendit avait décrit qu’il s’était laissé faire, ce qui fait tout de même une énorme différence avec l’ado que Polansky aurait droguée.
    On peut tout de même faire la part des choses. Je pense qu’un mineur peut très bien avoir une maturité avant ses 18 ans, mais de là à vouloir ficher tous les gosses, il y a tout de même une légère marge que je mets un point d’honneur à ne pas franchir. Vous pouvez d’ailleurs voir mes interventions sur le thème du fichage des gosses que le gvnmt veut mettre en place. Et le fichage en général d’ailleurs.

    Cdlmt


  • armand armand 1er octobre 2009 14:19

    Ah oui ?

    Tout dépend du lieu, de la législation.

    Puisqu’on parle de Polanski, on parle du droit U.S.. Et d’un droit qui varie en fonction de l’Etat.
    Or il existe une petite ville, Bristol, partagée en son milieu entre la Virginie et le Tennessee. Du côté virginien on peut se marier à 16 ans SANS le consentement de ses parents. Du côté Tennessee, il faut attendre 18. C’était déjà le cas quand la majorité éait à 21.
    Alors ne soyez pas catégorique - il y a des gradations dans la minorité.
    Et si par définition toute sexualité avec un ou une mineure écartait par définition toute notion de consentement, nos cours de lycée seraient donc remplies de délinquants.


  • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2009 14:44

    La maturité et la prise de conscience n’arrive pas réglé comme un coucou suisse à 18 ans chez tous les enfants en plus.


  • Allain Jules Allain Jules 1er octobre 2009 10:16

    @Ramila,

    Bonjour.

    C’est sûr que le quidam n’entrera pas dans le PPF, PARTI PEDOPHILE FRANCAIS.

    Bien à vous !


    • Deneb Deneb 1er octobre 2009 10:27

      Ramila alias Allah Jules, pourquoi tant de haine ? Parce que Dany est athée ? Parce qu’il n’est pas tombé dans le piège que les religions lui ont tendu, au contraire des autres politiciens. La seule chose que je puisse reprocher à Dany, c’est de faire de la politique, mais nul n’est parfait.

      Quant au rapprochement des écrits de ce brillant tribun, posant, il y a 40 ans, peut-être maladroitement, la problematique ô combien pertinente de la sexualité enfantine, comparés avec un gout prononcé pour des adolescentes d’un producteur de navets, ça ne vaut pas un pét.


      • JL JL 1er octobre 2009 11:52

        Deneb, votre passion pour DCB vous rend idiot. Idiot au point de parler de navets au sujet des films de Polanski.


      • Bardamu 1er octobre 2009 12:18

        @Deneb :

        C’est vrai, sur la PHOTO que vous exposez ici-bas à nos regards internautes -la vôtre !-, je vous trouve un côté... hum ! comment dirais-je ?... oui, c’est ça !.. NAïF ! 

        Ah ! PHYSIONOMIE, quand tu nous tiens !
        Je vous TAQUINE un peu, voyez-vous !... alors, n’en prenez pas OMBRAGE.
         


      • abdelkader17 1er octobre 2009 10:38

        Salut Ramila
        Ce sont des signes qui ne trompent pas,nous vivons dans une société qui sombre vers les profondeurs, des abimes insondables.
        l’éthique n’est plus qu’un terme galvaudé et ceux qui l’emploient de manière récurrente en sont les principaux fossoyeurs,c’est l’époque ou les faussaires en tout genre ,les assassins de masse et leurs supplétifs de « l’intelligentsia » intellectuelle et médiatique règnent au service du mensonge.
        On nomme des entreprises coloniales et de dévastation par promotion de la démocratie,des entreprises de propagande de masse visant à avaliser des guerres préventives par information au service du droit international et de la justice.
        Un club privé de puissances nucléaires criminelles par communauté internationale,l’auto défense de peuples génocidés, par entreprise terroriste.
        Le cas Cohn-Bendit n’est qu’un symptômes des maux qui gangrènent notre époque,il faut le replacer dans des perspectives et un environnement global,il y trouve toute sa cohérence


        • Ramila Parks Ramila Parks 1er octobre 2009 12:59

          « Cela dit sur cette affaire il aurait mieux fait de la boucler »

          Personne n’a envie de se coltiner DCB, mais vous concluez si bien que au fond, vous ne pouvez qu’être d’accord avec le malaise général, qui n’émane pas d’hyiènes, mais du simple constat que n’importe quel quidam peut faire, dont vous-même...Sinon, pourquoi son silence aurait-il été préférable, selon vous ?

          Ce qui me g^ne le plus, c’est que ce soit CBD qui parle de « viol » pour une affaire dont le plus grand défaut est de ne pas encore avoir été jugée, 30 ans après les faits. Je vous signale que jusuq’à présent, même le procureur de Los Angeles n’a pas parlé de viol de mineurs mais de relations illégales....Vous comprendrez dès lors que ce que je pointe dans mon article ce n’est pas l’avidité de CBD pour les braguettes djeuns, mais son hypocrisie et surtout son culot...

          Oui décidément vous avez raison, il aurait mieux fait de la boucler

          Ceci dit pas eu besoin de l’affaire des braguettes pour savoir que DCB est un bouffon

          Merci pour tous les commentaires
          Salut Amical à AJ, Abdel et à presque tous les autres

           smiley







        • Senatus populusque (Courouve) Claude Courouve 1er octobre 2009 13:26

          « Ceci dit pas eu besoin de l’affaire des braguettes pour savoir que DCB est un bouffon »

          J’ai dit un jour en face à DCB : « Vouc n’êtes pas sérieux ». Il ne m’a pas contredit.


        • Bardamu 1er octobre 2009 11:01

          D’un coté, un Woody Allen prêt à embaucher CARLA -faute de goût pour affinités « communautaires » ?- et se posant en tête de liste pour la défense de ROMAN !
          Etonnant -ou logique !-, quand le même Woody fut accusé par sa femme d’avoir abusé de leur FILLE adoptive.

          D’un autre, un DANY-le-tartufe profitant de l’occasion pour se faire une VIRGINITé définitive à peu de frais... comme un MITTERRAND dont la miséricorde se mesure à l’aulne de son ancienne fréquentation de gitons. 

          Et ENCORE, tous ces pantins du SPECTACLE qui rappliquent !

          Grand Dieu, il y a bien une PéDOPHILIE à DEUX vitesses :
          -celle du pauvre, forcément honteuse et portée à la vindicte populaire.
          -et celle du riche, beaucoup plus CéRéBRALE, voire ici artistique quand elle se fait son film... plutôt de catégorie X, au passage !

          Tranchons donc, et pour introduire un peu d’équité dans le débat, coupons une couille sur deux à ce ROMAN-là qui va un peu loin dans l’exercice ROMANesque !


          • 1984 1er octobre 2009 12:18

            13 ans pour cohn bendit c’est peut-être déjà un peu vieux !


            • Senatus populusque (Courouve) Claude Courouve 1er octobre 2009 13:30

              « 13 ans pour cohn bendit c’est peut-être déjà un peu vieux ! »

              Dany n’est certainement pas pédophile au sens sexuel du terme. Sa pédophilie est politique ; il voulait, croyant suivre Freud et Reich, libérer la sexualité des enfants, sexualité sur laquelle il n’avait que des idées confuses.


            • fredleborgne fredleborgne 1er octobre 2009 12:30

              Roman Polanski lâché à la vindicte populaire  ?
              Réclamer justice ferait du peuple un monstre ?
              Pour ces gens là, on dirait cependant. Oui, ils se croient vraiment au dessus.
              Il est temps de les remettre à leur place, et cet article le fait très bien (DCB n’est pas le seul visé, et à la limite, c’est dommage qu’il occulte les autres dans cet article).


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er octobre 2009 13:00

                Quand j’étais animateur de colonies de vacances, je devais faire face à des avances tacites, cad sans un mot, de petites filles de moins de dix ans. cela doit être courant et ne libère pas de leur responsabilité ceux qui y cèdent. Sans doute pour eux viendrait à leur secours une loi promulguant la majorité sexuelle à l’age de sept ans et vu l’évolution de notre civilisation, elle va arriver à petit feu. Il faut savoir que tout ce qui s’écarte de la voie primaire du mariage hétéro, ouvre immédiatement sur quantité de formules de plus en plus complexes qui répondent à des imaginations sans bornes. Ceci dit, je me suis marié à un arbre auprès duquel je vis heureux.


                • Senatus populusque (Courouve) Claude Courouve 1er octobre 2009 13:35

                  JACQUES DERRIDA (1930-2004)

                  «  Si j’étais législateur, je proposerais tout simplement la disparition du mot et du concept de « mariage » dans un code civil et laïque. Le « mariage », valeur religieuse, sacrale, hétérosexuelle - avec vœu de procréation, de fidélité éternelle, etc. -, c’est une concession de l’Etat laïque à l’Eglise chrétienne - en particulier dans son monogamisme qui n’est ni juif (il ne fut imposé aux juifs par les Européens qu’au siècle dernier et ne constituait pas une obligation il y a quelques générations au Maghreb juif) ni, cela on le sait bien, musulman. En supprimant le mot et le concept de « mariage », cette équivoque ou cette hypocrisie religieuse et sacrale, qui n’a aucune place dans une constitution laïque, on les remplacerait par une « union civile » contractuelle, une sorte de pacs généralisé, amélioré, raffiné, souple et ajusté entre des partenaires de sexe ou de nombre non imposé. Quant à ceux qui veulent, au sens strict, se lier par le «  mariage  » - pour lequel mon respect est d’ailleurs intact -, ils pourraient le faire devant l’autorité religieuse de leur choix - il en est d’ailleurs ainsi dans d’autres pays qui acceptent de consacrer religieusement des mariages entre homosexuels. Certains pourraient s’unir selon un mode ou l’autre, certains sur les deux modes, d’autres ne s’unir ni selon la loi laïque ni selon la loi religieuse. Fin de la parenthèse conjugale. (C’est une utopie mais je prends date.) »

                  « Je suis en guerre contre moi-même », Le Monde, 19 août 2004.


                • Ramila Parks Ramila Parks 1er octobre 2009 13:22

                  Lisa Sion

                  Encore des paroles pleines de bon sens ...

                  A propos d’une loi sur l’abaissement de la majorité sexuelle à 7 ans, il existe des adultes qui y songent sérieusement, notamment en Hollande où un parti politique souhaitait la dépénalisation de la pédophilie...Faudra-t-il qu’un jour nous composions avec ce genre de philosophie, j’espère que non

                  cordialement


                  • Senatus populusque (Courouve) Claude Courouve 1er octobre 2009 15:04

                     L’étude des sociétés primitives, que les pédophiles militants et leurs alliés invoquent régulièrement, montre que l’initiation sexuelle des jeunes gens peut parfois être admise pendant, ou très peu avant, la puberté, mais jamais aux âges mentionnés par Tony Duvert dans L’Enfant au masculin, page 21 : « à six ans, le fruit me paraît mûr : c’est un homme et il n’y manque rien. Ce devrait être l’âge de la majorité civile », ou par le mouvement pédophile anglais Paedophile Information Exchange (PIE — un pie est un pâté en croute, symbole de l’enfant – objet de consommation, et souvent de consommation collective, en réseau) qui demandait un âge limite de quatre ans. Il en résulta rapidement la fin du soutien que le mouvement Campaign for Homosexual Equality avait commencé à accorder aux pédophiles. 

                      Dans Rose bonbon, Dorothée n’a que sept ans, même si elle en paraît neuf (chapitre 1). Quel que soit le comportement social envisagé, il pourra assez souvent se trouver des sociétés qui l’acceptent : mains coupées pour les voleurs, peine de mort, excision et circoncision, polygamie, lapidation de la femme adultère, castration, etc., et donc pédophilie aussi. 

                      Cependant, chaque société, et surtout une société évoluée comme la nôtre, est responsable selon ses propres critères juridiques, philosohiques et scientifiques, des interdits qu’elle s’impose et des libertés qu’elle s’accorde ; c’est à elle, et pour elle-même, de décider, en toute indépendance, sans s’en laisser imposer parce qu’on pourrait appeler « l’argument ethnologique ». Cet argument est exposé, mais de façon pas très convaincante, plutôt avec dérision, dans Rose bonbon  : 

                      «  Ensuite il m’a parlé des Grecs. Il m’a expliqué que les vieux initiaient les jeunes. Même chose dans les pays arabes. Et ailleurs encore. Grecs, Arabes, en Chine aussi, et en Papouasie, et ailleurs et ailleurs. Tout le monde ne peut pas se tromper.  » (chapitre 4) 

                      Sexualité n’est pas synonyme d’amour, faut-il rappeler cette évidence ? S’il est vrai que le sexe a une composante amoureuse, il possède aussi une composante égoïste (la « loi » du désir, la consommation) et même une composante agressive. C’est pourquoi l’argument de Renaud Camus, ou plutôt le sophisme, qui considèrait la sexualité comme en soi non répréhensible (L’Infini, article cité), n’est pas fondé. En soi, la sexualité, comme Ésope le disait de la parole, n’est ni bonne ni mauvaise, ni répréhensible ni licite, mais indifférente moralement. Donner droit de cité à l’érotisme enfant/adulte exposerait, on l’a dit, l’enfant à des relations sado-maso, au proxénétisme, aux I.S.T. et au sida. Or la protection de la santé des enfants est désormais un principe constitutionnel qui ne devrait laisser personne indifférent.

                     - Selon certains pédophiles, les enfants seraient parfaitement capables de gérer une relation sexuelle, d’y consentir ou de la refuser. En revanche, devant les policiers et les magistrats, ils diraient n’importe quoi. Le professeur de philosophie René Schérer s’est vanté devant moi d’avoir « retourné » le témoignage – pourtant véridique selon R. S. lui-même – d’un enfant lors d’une confrontation .... Ce qui prend évidemment un relief particulier après l’affaire d’Outreau (Outreau 1) et l’évocation d’un mythe de la pédophilie. 



                  • morice morice 1er octobre 2009 13:28

                    vous vomissez vert car vous sautez sur l’occasion ici pour vous le farcir... le Cohn-Bendit, car votre pensée ici est orientée : vous vous affublez du pseudo d’une personne remarquable, et c’est pure escroquerie : Rosa Parks est tout l’inverse de de que vous êtes : vous êtes venue ici défendre Dieudonné, et indirectement Faurisson. Votre extrême-droitisme est donc patent. Alors vous pouvez toujours tenter de venir gloser sur le cas de Polanski : il ne vous intéteresse en rien, sinon qu’à ressortir une haine des mêmes personnes. Les mêmes que celles que détestent tant Dieudonné et Faurisson. Oui, ceux-là, qui sont votre fond de commerce lamentable ici.... vous PROFITEZ de la situation... rien d’autre, pour exprimer votre propagande... infâme.


                    • Ramila Parks Ramila Parks 1er octobre 2009 13:48

                      Je ne vous aime pas non plus et vous vomissez plus que moi...

                      Mais je vous l’ai déjà dit : quand vous vous offusquez, j’adore...Ms’iô momo, le pat’on

                      Dégage


                      • solo 1er octobre 2009 13:54

                        Entre un DCB qui n’a fait qu’écrire et un Roman Polanski qui est passé à l’acte,il y a une chose qui me frappe :
                        - Dans le cas de DCB, c’est Bayrou qui s’en est pris plein la figure (il faut ajouter que ce n’était pas malin de sa part !)
                        - Pour Roman Polanski, c’est carrément l’Etat français (cad Sarkozy/Bruni) qui intervient en sa faveur, avec tractations diplomatiques et le toutim.

                        Selon que l’on est du côté du pouvoir, les accusations de pédophilie ne font pas l’objet du même traitement. Cette comparaison a le mérite de mettre en lumière le manque flagrant de justice et surtout le manque d’objectivité des médias.

                        Les mêmes qui ont descendu Bayrou excusent Roman Polanski....
                        Pour ma part, ce sont des vieilles histoires. Il devrait y avoir une certaine prescription selon les cas.


                        • fhefhe fhefhe 1er octobre 2009 13:55

                          Personne ne parle , ne s’exprime sur DAVID HAMILTON le photographe des « Nymphettes » à peine pubère !!!!
                          Dans les années 70 , celles là même ou CB c’est fait tripoter par un mineur ..., David Hamilton était porté aux nues...(sans jeu de mots). Carte Postale , Livres etc.... !!!

                          A 53 ans ce que je retiens de Mai 68 (avec le recul) c’est que la Liberté des Moeurs a été tolérée la Pédophilie....pendant au moins une bonne dizaine d’années

                          David Hamilton , Roman Polanski , CB etc...sont des Enfoirés (Excusez-moi Mr COLUCCHI)...oui des enfoirés... !!!

                          Quel parent peut pardonner , même 30 ans après , le violeur de son enfant  ???
                          Je suis abasourdi , que 2 Ministres parlent aux « Noms des Français » pour la défense d’un Homme qui n’assume pas son Crime... !!!
                          Je souhaiterai connaître l’avis de ScarfaceKosy...sa troisème épouse ne fait elle pas partie de nôtre paysage culturel ???

                          Frédéric Mitterand n’a retenu que les 3 premières lettres de son ministère !!!


                          • Gazi BORAT 1er octobre 2009 14:08

                            Et oui..

                            David Hamilton ! Le sommet, pour beaucoups, de l’esthétisme en photographie à cette époque, et totalement oublié aujourd’hui.

                            Un grand succès de l’édition de cartes postales !

                            A rapprocher aussi de l’air gourmand d’un Bernard Pivot écoutant Matzneff commenter son journal...

                            Je me souviens aussi, au milieu des années 80, de la vague d’émission exhibant les révélations de victimes d’incestes.. Trop dérangeant !

                            La pédophilie, avec l’affaire Dutroux, détrôna ce sujet dans l’audimat, alors que la majorité des atteintes sexuelles à l’égard des enfants se produisent au sein de la « sacro sainbte » famille..

                            gAZi bORAt


                          • armand armand 1er octobre 2009 14:12

                            Si, si, j’en ai parlé dans un de mes posts. Toutes les garçonnières s’ornaient de posters hamiltoniens à l’époque. Personne ne s’interrogeait sur l’aspect potentiellement illicite de cet engouement pour des corps à peine pubères.
                            Comme je l’ai expliqué aussi, quand j’avais 18 ans ma petite amie d’une saison, âgée de 15, ma raconté combien elle avait aimé un jeune diplomate mort dans un accident de voitures. A l’époque elle avait 13 ans. Or elle était fille d’amiral - et pas de n’importe quel amiral. Or ni ses parents, ni son entourage ne s’en offusquait.
                            Mais voilà, au lieu de lancer des procès potentiellement lucratifs, comme aux USA, les milieux artistico-politico-médiatiques de l’époque se serraient les coudes. Même, il me semble, les parents.
                            Comment expliquer que parmi tous les partenaires mineurs de Matzneff il n’y ait eu aucun dont les parents aient porté plainte contre lui ? Tel ’grand’ romancier contestataire, mal vu en Mitterandie, s’envoyait, photos ’artistiques’ à la clé, telle fille mineure d’un de ses collègues, tout aussi célèbre. Je ne dirai pas de noms, mais les preuves de ces vagabondages à peine pubères ornaient les pages glacées d’une grande revue photo de l’époque. Et personne ne trouvait à en redire.

                            Maintenant, concernant l’affaire présente, et sans vouloir le moins du monde minorer ce qu’a dû subir la jeune victime de Polanski il y a 35 ans, je trouve plus scandaleux encore que des commissions de réduction de peine relachent après cinq ans (sur onze) un criminel sexuel qui s’empresse de massacrer une malheureuse joggeuse.

                            Et je proposerai que de telles commissions soient pénalement responsables en cas de récidive de leurs protégés.

                            Dans le cas présent, la victime ne pourra pas pardonner - elle est morte.


                          • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2009 14:38

                            Et je proposerai que de telles commissions soient pénalement responsables en cas de récidive de leurs protégés.

                            On peut aussi répercuter cette responsabilité sur les personnes qui affirment donner les moyens au milieu carcéral/psychiatrique en toute démagogie.

                            Cdlmt


                          • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2009 14:41

                            Ce serait comme pénaliser les matons parce qu’ils entassent les détenus à 10 dans des cellules pour 4.
                            Le milieu carcéral est complètement dépassé à tous les niveaux faute de moyen et on trouve tout de même des gourdasses pour affirmer que tout va bien.
                            Cdlmt


                          • Shaytan666 Shaytan666 1er octobre 2009 18:05

                            Or elle était fille d’amiral - et pas de n’importe quel amiral.

                            Armand,
                            Vous n’allez quand même pas me dire que vous avez « flirtez » avec la petite fille du.........et là je regarde vers le haut, un peu comme dans le film « Les Barbouzes ».  smiley


                          • armand armand 1er octobre 2009 14:46

                            Bonjour NKM,

                            C’est vrai - on pourrait prévoir des poursuites si le surpeuplement illégal des cellules était responsable de blessures, violes, assassinats - comme cela arrive.
                            Je précise que ma précédente opinion visait exclusivement la réduction de peine et non la peine elle-même - le jury doit rester souverain, même si objectivement il se trompait, ou alors la porte est ouverte au n’importe quoi. Mais des experts sans réelle légitimité.qui prennent sur eux de relacher un criminel devraient savoir qu’ils courent des risques.


                            • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2009 14:54

                              Je suis persuadé que les cas ne sont pas traités comme ils devraient l’être.
                              Les malades doivent être soignés et suivis. Or il est clair que les moyens ne permettent pas aux fonctionnaires de l’administration pénitentiaire d’effectuer ce rôle en toute sérénité et avec efficacité.
                              Je pense également que l’administratif doit foutre aussi un beau bordel, avec tout ce qu’il contient de paperasse, d’intermédiaires, de rigidités.
                              J’imagine bien le spécialiste qui consulte les détenus qqs fois par mois/an, remplit sa petite fiche et la transmet au décideurs qui n’ont plus qu’à juger par eux-même avec ce bout de papier qui en dit beaucoup moins qu’un réel entretien ou un suivi assidu...
                              Les criminels pourraient également être ceux qui masquent ce genre de dysfonctionnement. Et ça, c’est au niveau politique que le bas blesse.
                              Cdlmt


                            • Gazi BORAT 2 octobre 2009 07:22

                              @ ARMAND & NKM

                              Je pense aussi que le problème se situe en amont, au niveau de la prévention..

                              Qu’en est-il de la couverture des problèmes de santé mentale en France aujourd’hui ?

                              Réduction des lits, du personnels dans nos grands asiles.. Malades reconnus responsables et donc incarcérés, mais pas en des lieux où ils recevront soins et traitements.

                              Un malade mental non reconnu tel et enfermé en prison ressort tel qu’il était en entrant.

                              L’opinion voudrait croire qu’une peine sévère a un effet sur le psychisme et se montre supérieure à des pulsions.. Je n’en suis guère convaincu.

                              gAZi bORAt


                            • Nobody knows me Nobody knows me 2 octobre 2009 09:46

                              D’accord avec vous Gazi. On se retrouve, en plus de ne pas envoyer les malades là où ils devraient être, avec le même problème partout de lessivage des services publics. Désormais, il faut que ça « soit rentable ».
                              Que voulez-vous ? Apparemment, c’est une « histoire de déficit » et celui-ci devient plus important que nos vies...
                              Cdlmt


                            • Nobody knows me Nobody knows me 2 octobre 2009 09:51

                              A noter que le type avait eu une conditionnelle, avortée, puis qu’il avait terminé sa peine.
                              Donc il n’y a pas eu de relaxe anticipée sur ce coup-là.
                              Cdlmt


                            • lillibotte 1er octobre 2009 21:16

                              Pas mieux Ramila, et bravo pour cet article !

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