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Accueil du site > Tribune Libre > Commémorons Nicolas II !

Commémorons Nicolas II !

  Il y a cent ans, le tsar de Russie Nicolas II, son épouse, ses cinq enfants et quatre de leurs fidèles compagnons d’infortune disparaissaient, assassinés dans une cave d’Ekaterinbourg, ville minière et ouvrière de l’Oural. Ils n’étaient pas les premières victimes du bolchevisme, et furent, moins encore, les dernières. Cette année, la Russie commémore légitimement un pan de son histoire qu’elle est encore en train de se réapproprier après des décennies de soviétisme étouffant.

  De nombreuses initiatives ont fleuri, depuis plusieurs mois déjà, tant pour honorer la mémoire de la famille impériale disparue, que pour éclairer les jeunes (et moins jeunes) générations sur leur passé. En ce sens, on ne peut que louer l’initiative du GARF, l’équivalent russe des Archives nationales, pour avoir mis à disposition sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter et YouTube), plusieurs milliers de documents graphiques inédits (1). De même, le premier musée entièrement consacré à Nicolas II et à sa famille a ouvert à Tobolsk (Sibérie) en avril de cette année, dans la maison où le souverain et ses proches furent détenus plusieurs mois durant entre 1917 et 1918 (2). Ces initiatives scientifiques et pédagogiques répondent aux commémorations proprement dites, aux processions religieuses, nombreuses dans les villes des martyrs Romanov, aux inaugurations de monuments ou d’œuvres d’art qui depuis plusieurs mois, parfois au prix de controverses, redonnent au souverain déchu, une place dans le quotidien des Russes. Les récentes passes d’armes autour du film Matilda, racontant sur un ton faussement historique les premières amours du tsar Nicolas II (3), ou celles entre Mme Natalia Poklonskaïa (députée à la Douma) et les héritiers controversés du trône impérial (4), révèlent, plus que jamais, que le temps de l’oubli, en Russie, sur ce sombre épisode de son histoire, n’est plus.

 

  En France, où le bicentenaire de la mort de Louis XVI remua déjà bien moins les foules que le bicentenaire de la Révolution, on ne s’étonnera pas de constater qu’après des parutions pléthoriques pour le centenaire des révolutions russes de 1917, tantôt scientifiques, tantôt apologétiques, il s’en trouve très peu, en 2018, consacrées à Nicolas II. Cette année commémore pourtant à la fois les cent-cinquante ans de sa naissance et les cent ans de sa mort. On dira sans doute que les révolutions russes furent les filles spirituelles de 1789 et de 1871, et qu’à ce titre elles sont un peu françaises, tandis que Nicolas II n’est qu’un souverain russe. Pourquoi donc commémorer son souvenir ? Les Russes se réapproprient leur passé, soit, mais les Français ? Eh bien, il y aurait au moins deux raisons, parmi d’autres, de se souvenir de Nicolas II.

  La première est que le tsar fut toujours un ami et allié de la France. Fidèle à l’alliance franco-russe léguée par son père, il eut maint fois l’occasion de lui prouver son attachement, particulièrement durant la Première Guerre mondiale. L’empereur envoya, en 1914, ses troupes encore mal préparées, à l’assaut de la Prusse-Orientale pour soulager les troupes françaises submergées sur le front ouest. En France, il en résulta le succès de la Marne, et en Russie, la catastrophe de Tannenberg. En 1916, l’empereur, sollicité à nouveau par la France, envoya en urgence ses forces contre les troupes allemandes. Il en résulta le succès de Verdun pour les Français et l’hécatombe du lac Narotch pour les Russes. La même année, contre l’avis de son chef d’état-major, le général Alexeïev, et de la majorité de ses officiers, il accepta d’envoyer un corps expéditionnaire russe sur le front français. La plupart de ses actions en faveur des alliés, loin d’être celles d’un homme mou et malléable pour reprendre les épiclèses malheureusement trop connues de Nicolas II, lui coutèrent l’inimitié de ses officiers qui rejoignirent abondamment la révolution. Les maréchaux Joffre et Foch reconnurent eux-mêmes le rôle déterminant de la Russie dans la sauvegarde de la France, qui échappa en 1914 à la répétition de 1870 grâce aux efforts russes consentis par le tsar Nicolas II. Elle ne lui en fut guère reconnaissante. La France fut l’une des premières à applaudir la révolution qui le renversa.

  La seconde raison que j’invoquerai tient à un autre anniversaire. Voici cent-vingt ans, en 1898, Nicolas II présenta au pape Léon XIII le projet d’une grande conférence à La Haye, qui devait poser les bases d’une paix internationale durable et du désarmement progressif des états du monde. Sans atteindre les objectifs très ambitieux qui furent les siens, la conférence aboutit à l’interdiction des balles explosives et des gaz toxiques, et permit l’ouverture de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye qui constitue, aujourd’hui, une des principales institutions réglant les différends entre états. En 1914, le tsar avait proposé, en vain, de porter le différend austro-serbe qui conduisit à la Première Guerre mondiale devant cette cour, et son portrait, au palais de la Paix, a précédé ceux de Gandhi, Nelson Mandela ou Jean Monnet. Autre fait peu connu, il fut le premier « prix Nobel » de la paix en 1898. Après sa mort, Alfred Nobel avait en effet légué une forte somme (10 millions de couronnes) à la Ligue pour la paix fondée par Bertha von Suttner et Alfred Hermann Fried destinée à récompenser « celui qui aura fait le plus ou le mieux pour la cause de la paix ». Le bénéficiaire fut le tsar Nicolas II, trois ans avant qu’Henri Dunant et Frédéric Passy ne soient récompensés du premier véritable prix Nobel de la paix.

  Nicolas II fut empereur de Russie, mais comme un souverain qui régnait alors sur 1/6ème du monde, il avait conscience de sa responsabilité dans la paix européenne et mondiale, bien que sa vision, ridicule aux yeux de certains de ses contemporains, ne donnât pas immédiatement les succès escomptés.

 

  Au milieu de la confidentialité des commémorations françaises en l’honneur de Nicolas II, je saluerai toutefois une initiative louable : la réédition d’une petite partie du journal intime de Nicolas II, aux éditions Perrin, avec un appareil critique de Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint du Figaro Magazine. L’empereur Nicolas II, fervent lecteur du Figaro « seul journal où pétille la mousse de l’esprit français » (5), n’aurait pu espérer mieux. L’ouvrage n’est pas inédit, mais il a le mérite de rendre de nouveau aisément accessible à un public francophone, un document dont la première édition française remontait à 1934. Il a un second mérite : celui de faire abstraction de l’historiographie sur Nicolas II au profit de ses écrits. C’est là un retour à la source qui nous épargne des décennies de « légende noire » et de fantaisie romanesque. On peut seulement regretter qu’il ne s’agisse que d’une petite partie de son journal, et qu’il ne soit pas question de ses lettres. Tous les membres de la famille impériale tinrent des journaux factuels plus qu’intimes, laissant les sentiments, les émotions ou les réflexions à leurs très vastes correspondances. La vie quotidienne de Nicolas II est certainement à chercher dans son journal, mais l’homme ne peut être abordé que dans ses lettres. Il est à craindre, finalement, que cette publication, si elle doit rester isolée, ait les mêmes conséquences qu’en 1934, ravivant un portrait encore un fois tronqué, pour ne pas dire erroné, du dernier tsar de Russie. J’en veux pour preuve, la critique de l’ouvrage par M. François-Guillaume Lorrain, du Point (6). Elle fait écho à la critique d’un prédécesseur anonyme de la revue Chantecler lors de la parution du journal en 1934 (7). Tout y est : l’impuissance du souverain, Les Deux timides de Labiche, les lectures éclectiques détaillées sur l’air d’un inventaire à la Prévert, et les deux critiques se concluent sur les derniers mots de l’empereur, le tout avec une pointe d’ironie, de moquerie peut-être. À plus de quatre-vingts ans d’intervalle, des mêmes causes résultent les mêmes conséquences. L’historiographie qui a fabriqué un Nicolas II faible et incompétent, qui a fait de l’impératrice Alexandra Feodorovna une hystérique sous le joug du ténébreux Raspoutine, des quatre grandes-duchesses, leurs filles, des figures vaporeuses et éthérées sans identité, et du tsésarévitch Alexeï, un jeune garçon se résumant à une maladie débilitante semble avoir de beaux jours devant elle.

  L’année dernière, il y eut une importante exposition Pierre le Grand au château de Versailles, hautement symbolique, puisque marquée par la rencontre d’Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine. Pierre le Grand, un grand souverain et un grand conquérant à n’en pas douter, mais qui fit exécuter son propre fils. Nicolas II disait « le tigre attaque, le lion se défend ». Étrange époque qui célèbre les tigres et oublie les lions.

 

  Si Nicolas II ne doit pas appartenir au passé, c’est pour les combats qu’il a menés et qui raisonnent d’une étrange modernité. Avec son épouse, il s’éleva contre l’antisémitisme, prenant la défense d’Alfred Dreyfus, déclara la liberté de culte, initia des programmes sanitaires et éducatifs d’une ampleur inédite, fit construire des universités et des écoles supérieures, même s’il savait semer des foyers d’agitation révolutionnaire. Tout son règne durant, il essaya d’édifier une Russie plus forte et plus saine que celle dont il avait hérité, dans un monde plus paisible et plus serein. En contrepoint de son journal intime, jugeait si terne et exprimant si bien, paraît-il, l’homme « faible, impuissant et résigné », terminons sur une citation. En 1898, le célèbre pacifiste anglais, William Thomas Stead rencontra Nicolas II pour évoquer son projet de conférence de la paix. Stead, qui rapporta ses échanges dans la presse (8), aborda alors l’empereur en ces termes : « C’est enfin là, votre Majesté, un espoir d’une paix universelle et durable… » L’empereur, interrompant son interlocuteur, répondit : « Un espoir ? Mais j’en ai assez de l’espoir ! Je commence à en être fatigué ! Je veux quelque chose de plus tangible et de plus pratique. » Est-ce là le caractère d’un homme « faible, impuissant et résigné » ? Se souvenir de Nicolas II, cent ans après sa mort, c’est aussi se souvenir que son projet, initié à la toute fin du XIXe siècle, reste inabouti et, face aux crises mondiales nouvelles, se trouve de plus en plus compromis. Quelle que soit notre origine, quelles que soient notre religion et nos convictions politiques, quel que soit notre âge ou notre situation sociale, souvenons-nous, non pas de l’empereur, car cela n’est pas gage de mérite, mais d’un homme de trente ans, marié à une femme qu’il aimait, jeune père de deux enfants, traçant pour eux et pour tous, les contours d’un monde de paix et d’harmonie. Souvenons-nous d’un homme qui, vingt ans plus tard mourrait avec sa femme, ses enfants et des compagnons fidèles dans les conditions les plus effroyables, victime de la barbarie qu’il avait toujours combattue. « Puisse l’humanité tirait du souvenir de leurs souffrances une invincible force de réparation morale », écrivait Pierre Gilliard, précepteur des enfants impériaux au lendemain du crime. Aucun d’eux, sans doute, n’aurait désiré mieux pour leur centenaire.

 

Alexandre PAGE

pagealexandre020@gmail.com

 

  1. http://romanovs100.com/
  2. https://royalrussia.news/2018/04/26/museum-of-the-family-of-emperor-nicholas-ii-opens-in-tobolsk/
  3. http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/08/10/03002-20170810ARTFIG00247-la-russie-autorise-la-sortie-d-un-film-sulfureux-sur-nicolas-ii.php
  4. https://ria.ru/society/20180605/1522108585.html
  5. http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k272753n/f2.image.r=%22seul%20journal%20o%C3%B9%20p%C3%A9tille%22
  6. http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/francois-guillaume-lorrain/les-ultimes-confidences-du-dernier-tsar-03-06-2018-2223695_505.php
  7. http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k5655060n/f4.item.r=journal%20intime
  8. http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k557614v/f1.item.zoom

 

 

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Jean-Christophe Buisson (présentation et notes de), Journal intime de Nicolas II, Paris, Perrin, 2018, 220 p.

 

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La Famille impériale en 1910 sur le navire Standart

 

 


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68 réactions à cet article    


  • McGurk McGurk 16 juin 11:47
    Merci, très intéressant.

    Cela risque de ne pas plaire aux irréductibles communistes qui fustigent en permanence ceux qui critiquent cette idéologie dévastatrice. Une famille entière supprimée sans pitié.

    Je ne suis pas certain que les Russes, bercés par le modèle soviétique, en ont quelque chose à faire, surtout parce que ce modèle continue sous couvert du libéralisme.

    • Alexandre PAGE 16 juin 12:00

      @McGurk

      Les Russes font des efforts de plus en plus sérieux pour remettre en valeur leur passé impérial, ne serait-ce que, pour les moins désintéressés, pour des raisons économiques. La majorité des touristes vont en Russie pour le patrimoine impérial plutôt que soviétique.

      Au-delà de cela, certains sondages récents indiquaient qu’à peu près un quart des Russes serait aujourd’hui favorable au retour d’une monarchie.

      Je ne sais si c’est souhaitable, et ce n’est pas là mon propos. 

      Je tiens à ajouter, car j’ai demandé une correction mais je ne sais pas s’il est possible de la porter après publication : Madame Poklonskaïa est actuellement députée à la Douma. Je suis manifestement plus à l’aise avec l’immuabilité de l’histoire que la vélocité de l’actualité !


    • McGurk McGurk 16 juin 12:35

      @Alexandre PAGE


      Oui c’est sûr que c’est plus reluisant que le patrimoine soviétique et sûrement bien plus riche.

      C’est un peu comme la révolution française qui est vue comme « libératrice » d’un pouvoir totalement « tyrannique » alors que dans les faits c’est exactement le contraire.

    • Alexandre PAGE 16 juin 13:18

      @McGurk

      J’essaye aussi de ne pas être injuste à l’égard de certains Soviétiques. A bien des égards, même si c’était souvent pour servir leur propagande, ils ont conservé beaucoup du patrimoine impérial là où la révolution française à causer énormément de dégâts. Aussi étonnant que cela soit, on possède parfois des choses jugées « insignifiantes » de la famille impériale comme les dessins des enfants impériaux, préservés par les conservateurs soviétiques. Bien sûr, il a fallu attendre la chute de l’URSS pour redécouvrir tout cela.

      En dehors des politiciens soviétiques dogmatiques et des exécuteurs des basses oeuvres comme ceux qui assassinèrent la famille impériale (et qui étaient essentiellement d’anciens criminels sans véritable idéologie), beaucoup de Russes n’avaient rien ni contre l’Empire ni contre la famille impériale. Certains, à leur risques et périls, ont fait beaucoup pour préserver leurs souvenirs.

    • Alexandre PAGE 16 juin 13:22

      @Alexandre PAGE

      « a causé ». 

    • sahb 16 juin 14:56

      on l’appelait le « tsar rouge » c’est pas parce qu’il était communiste ! il était imprégné du SANG de « son » peuple des pieds à la tête !!!
      les russes ne s’y trompent pas qui sont moins débiles que les oxydés de par ici  ! ils commémorent la NAISSANCE DE STALINE chaque année !!! regardez-le ce magnifique peuple qui n’oublie rien et ne s’en laisse pas compter !!

      21.12.2016, jour Anniversaire de la naissance de Staline sur la Place Rouge à Moscou.

      https://youtu.be/bEvg0d3oskQ


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 15:02

      @sahb

      Vouais. Et adulons Martinez notre Staline de bal musette !


    • Alexandre PAGE 16 juin 15:11

      @sahb

      « On ». C’est vrai, j’ai trouvé ce surnom (et d’autres plus explicites) dans L’Attaque, organe anarchiste aujourd’hui disparu. En même temps, ce journal se félicitait que les « moujiks » aient liquidé le tsarisme dans le sang du tsar, de son épouse et de ses enfants. Il faut bien en effet que le tsar soit un affreux criminel pour pouvoir faire l’apologie (en 1927) d’un tel crime.

      Il y a aussi des Russes qui déposent chaque année des fleurs sur la tombe d’un certain Sverdlov, assassin du tsar. Mais après tout, il y a aussi des gens qui aimeraient en déposer sur celles de Pinochet ou d’Hitler. Il y a même des adorateurs de Satan.

      Ce que je sais, c’est que le tsar a sauvé de la peine de mort Maria Spiridonova. Une révolutionnaire fervente qui avait assassiné un haut fonctionnaire parce qu’il avait réprimé de façon sanglante une émeute. Le tsar, apprenant son geste, sans le cautionner, a commué sa peine en peine de prison car il y avait une circonstance atténuante à ses yeux. Je précise aussi qu’il a commué sa peine car elle avait été torturé par ses interrogateurs, alors qu’il avait lui-même aboli les châtiments corporels.

      Ce n’est là qu’un des gestes, nombreux et probablement trop nombreux qu’il eut à l’égard de ceux qui, avec une bombe ou un pistolet, n’auraient sûrement pas manqué de l’assassiner s’ils avaient pu.
       

    • Alexandre PAGE 16 juin 15:20

      Puis après tout, soixante-dix ans de propagande soviétique finissent forcément par en endoctriner certains.


    • Paul Leleu 16 juin 16:03

      @McGurk


      vive le communisme !!! vive Lénine !!! vivent les bolchéviques à jamais présents dans notre coeur !!! 

      la racaille tsaristes ne nous arrachera pas une larme. Et elle a bien mérité son sort. 

      56% des citoyens d’ex-URSS regrettent le socialisme soviétique (sondage 2015)... il faudra encore quelques générations de saloperie révisionniste pour extriper du coeur des soviétiques le souvenir de leur liberté... 200 ans après, malgré tout, la République et la saine haine des rois reste enracinée dans le coeur des français... 

    • Paul Leleu 16 juin 16:08

      @Alexandre PAGE


      vous avancez sans preuve que le passé impérial attire plus que le passé soviétique... affirmation gratuite... (56% des ex-soviétiques regrettent l’URSS encore en 2015).

      le passé soviétique des russes a mobilisé les coeurs et les âmes de centaines de millions d’êtres humains sur toute la planète... que vous le vouliez ou non... et les aigles tsaristes n’intéressent qu’une petite minorité de peine-à-jouir reclus dans une culture ampoulée. 

      Maintenant, vous est cohérent. Effectivment, il y a une cohérence entre le côté toc du tourisme et le régime impérial... c’est faire de la Russie une cuvette à chiotte, un urinoir de Duchamp, un mélange de restaux franchisés et de prostituées à pas cher... voilà une parfaite cohérence entre le tourisme et le tsar... C’est la même chose en France, avec cette obssession de l’industrie touristique. 

    • Alexandre PAGE 16 juin 16:12

      @Paul Leleu

      Hum... Il serait intéressant de savoir ce que vos 56 pourcent signifient. Je suis pas sûr que toutes les ex-républiques soviétiques aujourd’hui indépendantes explosent les scores à ce point ! 

      Pour le reste, libre à vous de penser qu’il existe une haine « saine ». 

    • Alexandre PAGE 16 juin 16:20

      @Paul Leleu

      Oui, vous avez en effet un gros souci avec l’urinoir de Duchamp j’ai cru comprendre... Vous devriez au moins vous réjouir que l’empire russe ait soutenu des peintres comme Henri Detaille, Henri Gervex, Nesterov ou Vasnetsov. Reconnaissez au moins que le tsarisme avait bon goût.

      Pour le reste, que reflète votre sondage ? Il reflète 70 ans de propagande soviétique, et peut-être pas le sentiment de toutes les ex-républiques soviétiques. 

      Et oui, le passé impérial russe attire plus c’est ainsi. Les principaux sites visités en Russie sont de l’époque impériale. 

      Il n’y a rien de toc là-dedans, surtout qu’il faut en vouloir pour visiter en Russie. Il y a une envie de savoir, de découvrir, de connaître, tant pour les Russes que pour les étrangers.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 juin 18:04

      @Alexandre PAGE

      Nicolas II est bien, en effet, un personnage sympathique. Disons un réformateur qui n’a pas réussi. On peut le respecter, toutefois, sans faire le procès du communisme.... une réforme qu’on a bien tristement sabotée.

      PJCA

    • Alexandre PAGE 16 juin 18:31

      @Pierre JC Allard


      Un homme lourdement trahi et abandonné. Pour ma part, je ne fais pas de procès au communisme, en tous les cas pas en songeant à Nicolas II. Beaucoup de soit-disant monarchistes eurent autant de responsabilités dans l’abdication et l’assassinat de Nicolas II. Un des principaux représentants du mouvement Blanc en exil était un ancien monarchiste très réputé qui a détourné de l’argent destiné à monter une opération pour libérer l’empereur et sa famille à Tobolsk. A l’inverse, des communistes comme Pankratov, qui fut un des geoliers de la famille impériale, se montraient tout à fait respectueux, considérant séparément le régime et les hommes (et femmes aussi !). Il prônait ses idées très radicales (il était vraiment très rouge), mais n’appelait ni à la haine ni à la vengeance et en le connaissant mieux s’est même trouvé des affinités avec l’empereur. 

      D’ailleurs, je crois que le message de Nicolas II peut tout à fait être reçu aujourd’hui par des communistes. Il est regrettable que certains extrémistes, au seul prétexte que Nicolas II était empereur le rejettent. 

      Cela étant, certains communistes se revendiquent aujourd’hui d’un idéologue qui a désiré la mort de la famille impériale et déclarait vouloir « les [bourgeois au sens large] noyer dans leurs propres larmes ». Là c’est autre chose. Même Vladimir Bourtsev, un socialiste révolutionnaire qui avait pourtant appelé à l’assassinat du tsar à une époque a révisé son jugement en voyant son pays dirigé par les bolcheviks. 





    • Venceslas Venceslas 16 juin 20:50

      @sahb
      C’est une blague ? Staline a fait 100 fois plus de morts que Nicolas iI, ceci dit, sans vouloir excuser ce dernier. 


    • eric 16 juin 21:48

      @sahb
      Mon pauvre amis, c’’est organisé par le soyouz des sovietskix officir, c’est à dire des gens dont les plus jeunes ont la soixantaine dans le meilleur des cas, avec le soutien du KPRF.
      Vous pouvez constater par vous même qu’il y a trois pelé et un tondu.

      Aujourd’hui, la communication Poutinienne est de survaloriser la victoire comme compensation des catastrophe avant pendant et après. Cela aussi entraîne une mode chez certains jeunes.
      En revanche, l’effacement historique du Tsarisme, hors sa fin, fait que la population n’a à peu prêt aucune idée sur d’éventuels comportement sanguinaire du dernier Tsar.
      Mais les russes savent qui a été sanguinaire.

      https://www.youtube.com/watch?v=T1QB0v3j7Xg


    • velosolex velosolex 16 juin 22:59

      @Pierre JC Allard
      Louis seize était tout aussi sympathique, et intelligent, et réformateur aussi. Reste que les deux ont fait tiré sur la foule. Sans doute à l’encontre de leur propre gré, des gens pas toujours bien conseillés, trop loin du peuple, peu attirés au fond par le pouvoir, qui ont payé le solde. 

      Qui est assez fou pour être passionné par une couronne, avec tous ces couteaux qui s’agitent autour de vous. Il faut être aussi fêlé qu’Ivan le terrible ou Staline, finalement un autre tsar, pour survivre !. 
      Je me souviens d’un séjour au mont Athos en 75, et de la famille impériale toujours dans leur cadre, accroché au mur. Le monastère russe n’avait pas changé,et les moines non plus, un dernier quarteron de survivants nonagénaires, fidèles au poste, arrivés là avant la révolution de 17. Nous étions en fait là dans un vieux bastion de la sainte Russie, recouverte de poussière. La petite princesse Anastasia semblait me regarder étrangement, de l’autre coté du temps, derrière la vitre félée. 


    • McGurk McGurk 16 juin 23:58

      @Paul Leleu


      De quelle liberté parlez-vous ? Celle d’être pauvre et de marcher au pas de loi ?

      Ce qu’ils regrettent, c’est de ne pas avoir de boulot et une vie réglée sur la cadence d’une dictature. Celle-même qui a abreuvé leur cerveau de propagande quotidienne, martelée année après année.

      Moi je ne comprends toujours pas pourquoi, après une immonde dictature qui a fait plus de morts que le nazisme, on continue à glorifier cette saloperie de bolchevisme à la noix alors que c’est une putain d’impasse. Et puis d’un côté, on a le droit de mettre leurs insignes sur des t-shirts mais par contre une croix gammée c’est interdit, alors qu’au fond c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

      De toute manière l’Humain et fondamentalement con et masochiste. Si ce n’est pas le fascisme c’est la démocratie autoritaire ou bien l’islamisme - pire forme de tyrannie jamais inventée jusqu’à présent. Je comprends donc votre réaction quoi qu’un peu primaire cela dit.

      En en revenant à la Russie, les « vieux » regrettent surtout parce que la transition au capitalisme a été faite n’importe comment et que beaucoup de personnes ont tout perdu. Exactement comme l’Allemagne de l’est qui a fait la même connerie.

      En ce qui concerne les Français, beaucoup ne connaissent que le bourrage de crâne appris à l’école et très peu ont lu des livres sur l’histoire de leur pays ou bien des reportages sur le sujet. Alors que la réalité sur la révolution et la royauté est très différente des stéréotypes.

      Je vous rappelle que Louis XVI souhaitait sauver son peuple et que l’aristocratie a bloqué toutes ses réformes (liberté de choisir son métier et bien d’autres), qu’il a financé personnellement un hôpital à Paris - choqué et horrifié par le destin des patients, l’insalubrité et la vétusté des lieux -, réduit significativement le train de vie de la cour, etc.

      Lui et sa famille ont été montrés comme des bêtes de foire à la foule, cloîtrés dans une ruine froide et insalubre. La famille a été emprisonnée au donjon du Louvre, les enfants ont été séparés des parents. Le père a été assassiné, puis leur mère. Le dernier (un gamin d’à peine dix ans) a été éduqué « à la républicaine » enfermé dans sa cellule jusqu’à ce qu’il soit oublié dans le donjon pendant des années avant qu’il ne meure de tuberculose dans une terrible souffrance.

      Vive la République, hein ? Ou bien la torture ? Là comme ça, je ne sais plus...

    • Alexandre PAGE 17 juin 00:00

      @velosolex

      L’ordre de tiré n’a pas été donné par Nicolas II (vous faîtes sans doute allusion à 1905). Par ailleurs c’était pour éviter un mouvement de foule. Khodynka, 1896 : 2000 morts dans un mouvement de foule. 1905 : 92 morts.

      Loin du peuple ? Heureusement que vous utilisez le « sans doute ». Ceux qui ont trahi et abandonné la famille impériale, ce n’est pas le peuple, c’est l’aristocratie, la bourgeoisie et surtout le tchin, la bureaucratie impériale. J’ai cent exemples différents qui vous éclaireraient.

      Vous ignorez d’ailleurs sans doute qu’à Tobolsk, c’était les paysans, les pêcheurs qui apportaient gratuitement de la nourriture à la famille impériale prisonnière. Vous ignorez sans doute que l’impératrice et ses filles ont soigné elles-mêmes des soldats (pas que des officiers, des soldats) pendant la guerre dans leurs hôpitaux. 

       Vous ignorez sans doute que l’impératrice a fondé un réseau d’école professionnelle pour permettre aux femmes russes isolées de pouvoir subsister en ayant un travail. Vous ignorez sans doute que le tsar et sa famille sont allés dans les chaumières de pêcheurs sur une île en Estonie (Pakri), si isolée qu’ils avaient conservé les portraits des rois de Suède alors qu’ils étaient Russes depuis plus d’un siècle. C’est là que les grandes-duchesses ont appris à broder, auprès des paysannes, selon une technique très particulière.

      Vous ignorez encore beaucoup d’autres choses. Je ne vous en veux pas, car ont a crée cette image complètement absurde d’un empereur coupé de son peuple. Ce qui est faux. Il a été coupé de la bourgeoisie, de l’aristocratie, celles qui faisaient des génuflexion par devant et des rumeurs par derrière. L’empereur n’a pas vu ce double jeu, et ses mots, peu après l’abdication « trahison, lâcheté, mensonge », font référence à tout ceux qui, juste à côté de lui, ont joué ce double jeu. 

      Le peuple d’ailleurs adorait Raspoutine. C’était énorme pour lui d’avoir un des leurs, un paysan, si près de l’empereur. Il a été assassiné car il représentait pour le tsar le soutien assuré de 150 millions de paysans russes. 

      La révolution qui a renversé le tsar n’était pas conduite par le peuple, mais par des bourgeois avides d’un système plus libérale (Tereschenko, un milliardaire par exemple), des politiciens avides de plus de pouvoir (le bloc progressiste de la Douma), des aristocrates qui en avait marre de « L’Allemande », la malheureuse impératrice qui soit-disant espionnée pour le compte de l’ennemi, des officiers qui croyait que la guerre n’avançait pas à cause du tsar alors que c’était à cause de leur propre incompétence. Voilà les révolutionnaires. Là-dedans il n’y a pas un paysan, et s’il y a des ouvriers, c’est uniquement car Kerenski les a choyé avec ses soit-disant « comités ouvriers démocratiquement élus ». 



    • Alexandre PAGE 17 juin 00:24

      @McGurk


      Et si seulement l’incompétence ou la faiblesse étaient les raisons d’une révolution.

      Si je reprends quelques mesures marquantes du règne de Nicolas II :

      - Abandon des déportations en Sibérie (sauf au bagne, mais je parle des déportations hors prison comme pour les décembristes)

      - Fin des châtiments corporels

      - Vaste programme éducatif : l’impératrice lance des écoles professionnelles pour les filles pour leur permettre d’être indépendantes de leur mari. Il s’ouvre sous le règne de Nicolas II entre 10 000 et 30 000 écoles par an. Des universités aussi sont fondées en grand nombre, notamment la première école de médecine pour femmes à Saint-Pétersbourg

      - Vaste programme médical. Multiplication des « Maisons du peuple » pour lutter contre l’alcoolisme et permettre à très petit prix la présentation de spectacles de théâtres pour les pauvres. Ouvertures de sanatoria. L’impératrice a dessiné elle-même les plans de certains d’entre eux en Crimée (elle était en l’occurence très douée en dessin et a aussi dessiné des meubles).

      - Projet de Conférence de la paix pour un désarmement international.

      - Liberté de culte. Les Uniates catholiques, les Tatars musulmans, les Vieux croyants les Juifs et autres ne peuvent plus être poursuivis pour leurs religion. L’empereur inaugure lui-même une mosquée à Saint-Pétersbourg et visite la mosquée, la synagogue et l’église arménienne lors d’un déplacement à Tiflis.

      - Lutte contre les pogroms. Le tsar intervient en personne pour interdire celui de Kiev après l’assassinat (par un Juif non pratiquant) de son ministre Stolypine. Autorisation pour les Juifs diplomés d’exercer le métier que leur confère leur diplome et liberté d’installation.

      - Création de la Douma

      - Liberté pour les Polonais d’user de leur langue dans les assemblées politiques locales.

      - Lois agraires conduisant à la propriété individuelle pour les paysans russes.

      - Forte industrialisation du pays. La Russie devient leader dans des domaines comme l’aviation. 

      - Obligation pour les usines d’avoir une école pour instruire les enfants des ouvriers.

      Ce ne sont que quelques mesures emblématiques de son règne et rien de honteux. La seule vraie erreur qu’il a commis c’est au début de son règne lorsqu’il retire sa constitution à la Finlande. Il était alors entouré des conseillers de son père, très conservateurs, et pensait qu’en harmonisant les lois du pays cela atténuerait les conflictualités. Il a ensuite peu à peu rétabli la Finlande dans ses droits.

      Toutes ces mesures n’ont pas forcément été appliquées toujours parfaitement, et l’empereur lui-même était très critique sur la justice par exemple, qu’il ne trouvait pas assez nuancé dans ses peines. Mais ce sont ces décisions, finalement très peu tournées vers la bourgeoisie et l’aristocratie qui lui ont valu une profonde inimitié de ces ennemis, bien plus puissants que le peuple finalement, car bien présents dans les rouages du pouvoir, et très près du tsar, connaissant ses faiblesses. 




    • McGurk McGurk 17 juin 00:39

      @Alexandre PAGE


      Pas mal j’avoue, dommage qu’il n’ait pas de pont prestigieux à son nom comme celui d’Alexandre III.

    • Alexandre PAGE 17 juin 09:00

      @McGurk

      Il y avait une avenue Nicolas II à Paris, aujourd’hui avenue Churchill depuis 1966. C’est dommage d’avoir retiré le nom du meilleur allié de la France en 1914 pour le remplacer par celui du meilleur allié de la France en 1940. Une autre avenue aurait très bien pu s’appeler Churchill. Ce serait un beau geste de la municipalité parisienne de rebaptiser une avenue Nicolas II.

      A noter que Churchill a été un des rares hommes politiques à dire du bien de Nicolas II. Comme il l’a dit, aucun autre homme n’aurait pu faire ce qu’il a fait dans les conditions où il l’a fait. D’ailleurs ça c’est vérifié ensuite avec les démissions en deux mois à peine de presque tous ceux qui avaient désiré ardemment le pouvoir en renversant le tsar : Tereschenko, Gouchkov, Lvov...



    • sahb 18 juin 13:02

      @eric
      mon pauvre ami c’est complètement faux ! il y a des gens de tous les âges ! car les jeunes et très jeunes ont des parents et des grands-parents ! regardez mieux ça vous revigorera le cerveau !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 juin 02:29

      @velosolex


      « Louis seize était tout aussi sympathique, et intelligent, et réformateur aussi.. ».

      Mais il y a longtemps qu’on ne tape plus sur Louis XVI ! Restauration oblige.. et il y a d’ailleurs cette jolie Place (square) nommée en son honneur à 5 minutes de l’Opera Garnier...

      PJCA

    • Jelena Jelena 16 juin 12:40

      Enjolivement de l’histoire ici et là, la pseudo amitié franco-russe, les droits de l’homme, bla bla bla....
       
      Aussi indigeste que du Rakotoarison.


      • Alexandre PAGE 16 juin 13:05

        @Jelena

        Enjolivement ? Je ne vois pas en quoi. Je suis même, à vrai dire, en dessous de la vérité. Cela dit, je ne vous en veux pas. A lire vos commentaires, vous semblez souffrir d’un profond mal être. La haine, la rage, la violence, la colère sont votre quotidien à lire vos messages. C’est dommage de ne pas être sensible à des aspirations plus élevées. 

      • Paul Leleu 16 juin 16:10

        @Jelena


        pfff.... c’est vous qui êtes ringard. En attendant, les bolchéviques se sont bien éclatés en leur temps, et ils ont eu bien raison... quand on voit les générations qui suivent... 

      • McGurk McGurk 17 juin 00:52

        @Jelena


        Je vous signale que la France a été sauvée par la Russie juste après la période napoléonienne parce que le tzar de l’époque admirait beaucoup le pays (histoire, culture, langue, architecture, etc.). Idem pour l’aide non négligeable de la première et seconde guerre mondiale.

      • cassini cassini 16 juin 12:42

        ET d’abord on dit SAINT NICOLAS II. Toute la famille est canonisée, domestiques compris. 


        • Alexandre PAGE 16 juin 12:55

          @cassini

          Ils sont saints dans l’église orthodoxe (encore que toutes les églises orthodoxes ne les ont pas canonisés). Je ne suis pas orthodoxe, et tous ne le sont pas. Je ne tiens pas à exclure d’un message de paix universelle qui que ce soit, ce qui aurait pu sembler être le cas en précisant un titre religieux.

        • Paul Leleu 16 juin 16:10

          @cassini


          canonisés après avoir été canonés... eh... ça fait sourire smiley 

        • covadonga*722 covadonga*722 16 juin 14:16

          bonjour 

          juste deux petites annotations

          Il est a noter que comme la chute de Louis XVI la chute du Tsar est liée a la trahison d’une partie de la noblesse s’alliant à la bourgeoisie , noblesse Russe qui comme la Française fut emportée par des flots dont elle avait elle meme ouvert les vannes.

          Le retour a certaines valeurs anciennes de la Russie tsariste date de Staline après l’attaque d’Hitler on fait appel au grand anciens Newski Koutousof , et surtout au niveau de la symbolique militaire retour de l’épaulette recréation de regiments de la Garde ect.....


          • Alexandre PAGE 16 juin 14:41

            @covadonga*722

            Oui, d’ailleurs jusque dans l’entourage de la famille impériale il y a eu des collaborateurs actifs de la révolution. Même la plupart des généraux de Nicolas II était favorable à la révolution à quelques très rares exceptions comme le comte Keller et le Khan de Nakhitchevan. 

            Pour le reste, l’URSS n’a jamais vraiment fait disparaître l’héritage impérial. Même au niveau du patrimoine. Les seuls gros dégâts contre le patrimoine impérial en Russie sont venus des Nazis puis des années de perestroïka qui ont causé une grande instabilité. Ce sont surtout les hommes qui ont souffert en vérité. Curieusement, il était aisément possible de visiter les appartements du tsar parfaitement conservés ou presque avant la seconde guerre mondiale, mais un malheureux qui s’appelait Romanov (équivalent des Dupont chez nous) risquait la mort. L’empire ne pouvait exister que dans le passé.






          • Paul Leleu 16 juin 16:15

            @Alexandre PAGE


            comme vous le dites, le communisme a beaucoup mieux protégé l’héritage culturel des peuples de l’Est que le capitalisme ne l’a fait à l’Ouest. Chacun peut comparer. Donc je comprends pas votre obsession de rétablir un régime impérial qui va détruire la culture russe... car la cultre réside dans le peuple et non pas dans les palais remplis de traitres. 

            Les pires moments furent quand les traitres de la péréstroïka ont voulu « libéraliser » le régime, c’est à dire rendre à la bourgeoisie et à la racaille ologarchique un peu de marge de manoeure... le résultat fut immonde et sanguinaire (3 millions de morts et 10 millions de disaprus après l’arrivée de la « liberté » dans les années 1990 - chiffre ONU). 

          • Alexandre PAGE 16 juin 16:30

            @covadonga*722


            D’une part il ne vous aura pas échappé (si, semble-t-il), que je ne milite pas ici pour le rétablissement d’un régime impérial. J’ai souhaité d’ailleurs que mon article n’attaque personne, mon objectif étant seulement de me concentrer sur Nicolas II et sa famille et de rappeler (a minima) pourquoi ils méritent mieux que l’ignorance et l’oubli cent ans après leur assassinat.

            Du reste, l’Empire russe a édifié « l’héritage culturel russe » pendant plus de mille ans, héritage dont les soviétiques n’ont été les gardiens que 70 ans ! Alors je ne vois pas en quoi un nouvel empire serait destructeur ! 

            Vous dîtes que la perestroïka fut immonde. Mais rappelait vous ce que fut la Russie des débuts bolcheviques ! 1921 par exemple... 

            Il n’est pas question ici de se lancer dans des comparaisons, simplement de dire que les grands changements en Russie ont toujours causé des victimes en nombre. 
             


          • izarn izarn 16 juin 16:52

            @Alexandre PAGE
            En effet la Russie soviétique fut immonde ?!!???? D’une puissance trés moyenne en Europe, elle est devenu la seconde puissance mondiale, presque à égalité avec les USA pendant 70 ans....
            En fait précisons, pour faire chier les cons, que c’est Staline, depuis 1920 jusqu’en 1954 qui est à l’origine de ce prodige communiste.
            Et encore de nos jours, Poutine retire les fruits des avancées technologiques de l’URSS...
            Bien entendu avec le libéralisme elle serait devenue encore plus puissante, hein ?
            Hahhaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhaaahhhhhhhhhhhhhhhhhaaaahhahahahahhahahha !
             smiley
            N’importe quoi !
            La pauvre Russie elle en serait au niveau de l’Italie...C’est ce qu’à dit un néocon franco-américain...
            Non même pas ! Il a dit « le bénélux » smiley
            Il s’est vendu !


          • Alexandre PAGE 16 juin 17:21

            @Paul Leleu

            Si pour vous la puissance se mesure à la taille de son armée, alors sans doute avez-vous raison, mais je comprends aussi pourquoi le sens de mon article et le sens des mots de Nicolas II vous ont échappé.



          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 juin 02:36

            @Paul Leleu

            L’anecdote est bien connue, de Lenine disant à la foule furieuse, lors de la prise du Palais d’Hiver : «  Camarades ne brisez rien ... Tout ceci appartient au peuple ! »

          • Delphus Delphus 16 juin 16:34
            Heu...c’est quoi ici ? L’amicale des monarchistes européens... ? Vous essayez de nous convaincre que la période monarchique en Russie ou en France fût un havre de paix et de prospérité pour les peuples ? C’est possible d’avoir un esprit critique sur cette période sans forcément défendre le communisme ? Bref des inepties, de la démagogie, des contre-vérités, du manichéisme de bas étage, n’ont jamais fait de bons articles.

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Alexandre PAGE


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