• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Comprendre l’Empire, un coup de maître signé Soral

Comprendre l’Empire, un coup de maître signé Soral

Avec Comprendre l’Empire, Alain Soral ne s’attelait pas à la tâche la plus facile : faire comprendre, au grand public comme au plus averti, le processus de domination impériale engagé depuis 1789 et proche aujourd’hui de son dénouement. Une prise de pouvoir illégitime, sur le dos des peuples enracinés, qui trouvera son apogée dans un gouvernement mondial où il ne restera plus rien entre le Capital tout puissant et la gigantesque masse salariée.


Un sujet complexe, sensible, que l’auteur est pourtant parvenu à aborder avec une rare cohérence et une lucidité remarquable. En ce qui concerne ses positions sur le judaïsme et le sionisme, qui lui sont toutes personnelles, elles ne seront ici traitées qu’en tant qu’argument, recevable parmi d’autres, que je laisserai au lecteur le soin d’apprécier. Avoir abordé le sujet avec une telle conviction est tout à l’honneur de l’auteur, mais ce débat faisant l’objet de bien trop de divergences d’opinions et de joutes argumentées engagées, mieux vaux laisser à chacun le difficile exercice du jugement.

Voici, à travers ce que j’ai estimé être les grandes lignes de l’ouvrage, un résumé de la pensée soralienne de notre monde, pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de lire le livre.

1789, la Raison tue Dieu

Ainsi les prémices de l’Empire commencent-ils en France lors de la Révolution, l’Histoire n’ayant « ni début ni fin ». Car c’est bien dans notre pays qu’ont lieu, à cette époque, les plus grands bouleversements en matière de pouvoir, de système et de foi.

Tout de suite, le Roman national est bien détricoté. Non, il ne s’agissait pas du camp du Mal contre le camp du Bien, de la lumière contre l’obscurité. Car si Lumières il y avait, difficile de réduire le peuple à ces élites bourgeoises du Tiers-Etats qui parlaient en son nom. Les Lumières, œuvre du Diable laissait entendre Baudelaire.

Car dans tout cela, il est clairement exposé dans le livre que « jamais changement ne fut voulu par le peuple », la révolte des Chouans étant là pour en témoigner. Tout se joue donc en salon, et dans les grandes villes.

Une fois le pouvoir royal – loin d’être absolu – tombé, Alain Soral s’attache vite à nous démontrer l’escroquerie que fut la promesse de l’Egalité pour tous. Cette égalité devant la Loi ne laissant, avec la liberté d’entreprendre, que les mains plus libres au pouvoir de l’argent.
« Un pouvoir de l’argent qui n’est plus tenu en respect dès lors que la caste sacerdotale se dissocie du pouvoir royal pour entrer en rivalité avec lui. Un dédoublement du pouvoir sacré, précédemment unitaire, provoquant un affaiblissement réciproque des oratores (clergé) et des bellatores (aristocratie) et la montée inéluctable, via la branche commerçante des laboratores, du pouvoir des banquiers. » (p.170).

Quelques lois Le Chapelier et inégalités sociales accrues plus tard, le constat n’est que plus criant.

Le peuple trompé, soumis et prolétarisé par la bourgeoisie, voici venu le tour de l’Eglise. Partageant depuis près d’un millénaire le pouvoir avec la Couronne, l’Eglise n’a eu d’autres choix que de s’incliner, progressivement, de Vatican II en loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Jusqu’à disparaitre…

« Que pouvait faire, dans un monde de plus en plus matérialiste et technicien, une religion qui n’avait que le ciel pour promesse et l’humilité pour vecteur, quand la nouvelle religion de la fraternité universelle et de l’élection en douce promettait, elle, au nom de la raison même, le paradis sur terre par la démocratie de la liberté et de l’égalité ? » (p.31)

La Banque tue la Raison

Après avoir tranché la tête du souverain Louis XVI, la lame cruelle de la guillotine va également connaitre la nuque de ses bourreaux, Robespierre et Saint-Just. Comme si la Banque, après avoir, dans l’ombre, laissé la Raison faire le sale boulot, l’envoyait à son tour à l’échafaud. Telle est la sournoiserie de la Banque qui parviendra ensuite, de l’autre côté de la Manche, à s’allier au pouvoir royal. L’acte de naissance de l’Empire en quelques sortes. Tout son talent aura ensuite été d’inverser habilement le rapport de force, et ainsi de tenir secrètement les rênes du pouvoir.

« Un processus de domination des banques, de leur vision abstraite et asociale du monde de l’échange qui explique, à lui seul, la violence sociale et l’inégalité sociale aggravée qui accompagne paradoxalement l’accroissement des richesses, ainsi que l’impuissance croissante des politiques, en réalité sans pouvoir, à résoudre la Crise. » (p.47)

Le pouvoir de la Banque devient mondial

C’est aux Etats-Unis, en 1913, que tout va s’accélérer, avec la création de la FED, la réserve fédérale américaine. En somme, un cartel des 12 plus grandes banques du monde, piloté depuis les Etats-Unis. Une organisation – qui n’est ni une réserve, ni fédérale, ni américaine – qui va rapidement mettre la main sur le monde entier, des accords de Bretton Woods à la chute de l’URSS en passant par l’instauration du pétrodollar. Une véritable mafia, nous dit Alain Soral, qui ne va pas manquer de trouver son intérêt aux deux guerres mondiales, et qui va progressivement ruiner le peuple en lui transférant éhontément sa dette. Une dette dont ses fuites en avant, et sa création abusive d’argent fictif pour prêts à intérêts, seront les seules responsables.

Ainsi le livre démontre-t-il avec clairvoyance la progressive prise de pouvoir de la Banque – incarnée dans sa forme aboutie par la FED – sur le pouvoir, l’Eglise, puis le monde via les Etats-Unis. Une Banque réduisant les présidents américains à l’état de « simples obligés », entièrement voués à son service. Une Banque, nous dit l’auteur, qui avec l’assassinat de Kennedy nous montre qu’il n’est pas bon de vouloir lui résister.

La victoire de l’Empire sur la « troisième voie » française

Jusqu’à la chute de l’URSS, le monde d’après-guerre présente deux visages. Le visage capitaliste de l’Oncle Sam, et le visage communiste de l’Oncle Joe. Entre les deux, la fameuse « troisième voie », française, incarnée par le Général de Gaulle. La France, et son universalisme légendaire, est alors la seule opposante sérieuse à la toute puissance anglo-saxonne dans le camp occidental.

Cela n’aura pas duré bien longtemps. Profitant de mai 68, l’Empire se débarrasse de De Gaulle. Pompidou, son successeur, ancien patron de Rothschild (!), s’est ensuite chargé de trahir le Général ainsi que tout l’héritage du Conseil National de la Résistance. En 1973, il donne les pleins pouvoirs à la Banque en faisant passer en douce une loi obligeant l’Etat à emprunter sur les marchés étrangers : la fin des politiques sociales et une totale prise de contrôle de la monnaie par la Banque.

Une liquidation du CNR et de l’indépendance française qui, comme le souligne bien Soral, vit avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy son aboutissement le plus complet (réintégration à l’OTAN, Kouchner au Quai d’Orsay, ratification du Traité de Lisbonne, ouverture à gauche…).

Ceci fait, l’un des objectifs majeurs sera de diviser pour régner. Grâce à une immigration imposée au peuple, ramenée par le grand patronat, il sera question de pousser à la division, à l’horizontalisation des luttes. Ainsi, le regroupement familial en 1976 sera-t-il le comble de la provocation. Désormais le français de souche et l’immigré sont mis face à face, sur un ring de boxe. Un combat bien organisé et encadré par les différentes associations antiracistes qui vont alors fleurir à cette époque, comme autant de minorités agissantes, collabos et fières.

« Une destruction méthodique des piliers qui faisaient la France économique, morale, sociale, culturelle et ethnique d’après-guerre, qui s’achèvera par le référendum de Maastricht et la victoire du « Oui » ; le renoncement à la France par son peuple travaillé au corps depuis plus de 20 ans par le jeunisme, le féminisme, la « rigueur économique », le métissage et l’antiracisme. » (p.188)

Démocratie d’opinion et soumission des clercs

Pour soumettre d’avantage le peuple de cet Etat vassal de l’Empire qu’est devenue la France, il aura fallu aussi prendre le contrôle des consciences et des esprits. Pour ce faire, et Alain Soral le démontre avec brio, rien de tel que l’instauration d’une démocratie d’opinion, une République illusoire. Sous couvert d’un antifascisme d’un autre âge, toute pensée réactionnaire va être écartée, marginalisée, réduisant ainsi le débat à un seul combat Droite / Gauche. Un bipartisme imposé, qui n’aurait pas été possible sans la soumission progressive des clercs.

Des clercs qui ont, pour n’en laisser que des collabos, été soumis à un tri radical, suivi d’un formatage en règle dans les rangs de Sciences Po. Une tentative de séduction et un attrait carriériste irréfutable d’un côté, des procès et des excommunications de l’autre. Pour tout clerc insoumis, c’est la reductio ad hitlerum assurée. « Une soumission par la séduction ou la précarisation qui différencie, là aussi, la démocratie des régimes ouvertement autoritaires… » (p. 164).

Ajoutez à cela la toute puissance des médias (depuis l’affaire Dreyfus), la maîtrise de la colère populaire par les mensonges de la presse écrite, l’abrutissement des masses, la destruction de toute capacité critique des citoyens réduits en consommateurs, et voici un beau consentement général au système, sur fond de démocratie et de liberté.

Une République également noyautée par les réseaux et les lobbys, une réalité bien éloignée de l’idéal athénien (esclavage mis à part).

L’incontournable lutte des classes

Une chapitre entier est consacré à la lutte des classes et à la vision marxiste Capital – Travail. A ce sujet, Alain Soral parait indécis, ou pas assez clair, au sujet de Marx. Tantôt utilisant ses concepts, tantôt disqualifiant sa vision des choses en lui opposant Proudhon ou Orwell.

Quoi qu’il en soit, il est intéressant de constater, sous la plume de l’essayiste, le combat incessant mené par le Capital afin d’empêcher le projet orwellien d’union entre le prolétariat et la classe moyenne. Ainsi la nouvelle classe moyenne salariée (le secteur tertiaire, les cols blancs) sera-t-elle utilisée comme un tampon entre le monde du travail et le Capital, et sera chargée, à son insu naïf, de diviser son propre camp.

Dans le livre, une bonne analyse est également faite de l’arnaque trotskiste. Soit les abrutis internationalistes de gauche utilisés, avec leur haine insupportable de la Nation, par le Capital afin de servir sa cause mondialiste, et aussi d’enrichir l’opposition voulue avec cette classe moyenne de « bobos collabos ».

Avec les années 90 et la mondialisation ultralibérale, l’auteur souligne aussi l’apparition d’une nouvelle classe : l’hyper-classe. Une nouvelle élite nomade, mondialisée, coupée du monde, qui n’éprouve que trop peu de sentiments en contemplant « l’humanité souffrante comme un spectacle vu d’avion » (p.141). Car comme il est rappelé dans le livre, il n’y a d’international que le Capital, le peuple étant, lui, profondément enraciné et patriote.

A propos de la Franc-maçonnerie

Lorsqu’il met en lumière les réseaux qui noyautent la République, Alain Soral cible bien-sûr en particulier la franc-maçonnerie. Pour prendre le contrôle de la République, il aura d’abord fallu à ce réseau occulte soumettre l’Eglise. Le camp de la Raison (sous influence maçonnique incontestable) l’ayant emporté sur Dieu lors de la

Révolution, il a ensuite été question d’achever ce que Voltaire appelait « l’infâme ». Avec sa soumission progressive, Vatican II et la loi de 1905 sur la laïcité (dernier pouvoir de l’Eglise qu’était l’éducation des enfants), le catholicisme a finalement succombé aux attaques organisées depuis les Loges.

Au sein de la République, elles jouent également un rôle certain. Ces derniers temps, de plus en plus de scandales maçons éclatent au grand jour dans des journaux tels que l’Express ou Le Point. Rien de plus normal selon Alain Soral : la maçonnerie est en déclin. Les « courageux journalistes » ne faisant que tirer sur leurs anciens maîtres pour mieux dissimuler les nouveaux (la Banque, le groupe Bilderberg, Le Siècle…). Une influence, un pouvoir maçonnique sur la République, qui aura fait dire à Alain Bauer lui-même – ancien maître du Grand Orient et conseiller polyvalent de Nicolas Sarkozy – que « dans notre système politique, dit démocratique, ce ne sont pas 40 millions de citoyens qui font les lois mais 150 000 frères » (p.107).

A propos du sionisme et des juifs

A ce sujet, bien qu’il n’en fait pas le thème principal du livre et les soucis premiers du monde, Alain Soral reste sur ses positions. Selon lui, le CRIF représente le réseau le plus puissant et il doit cela à la particularité de son groupe ethnico-confessionnel d’origine. Une puissance multipliée par l’addition, je cite (p.109) :

- Des liens du sang (la qualité de juif se transmettant héréditairement par la mère) ;
- Une foi plurimillénaire fondée sur le projet clairement établi de la domination (destin historique promis par Dieu au peuple élu) ;
- Du cosmopolitisme (cette communauté organisée étant présente au sein de la plupart des nations, et particulièrement des nations développées, pour faire d’elle la « communauté internationale » par excellence) ;
- Et de la pleine maîtrise de la modernité : finance, médias et sciences. 

Une combinaison de solidarités ethniques, religieuses et de classes qui en fait logiquement le réseau des réseaux.

Comprenez ici que les nouveaux réseaux et organisations œuvrant à l’accomplissement du Nouvel Ordre Mondial cités plus loin (tels que le CFR, le FMI, la Commission Trilatérale, le groupe Bilderberg, l’OMC, l’OCDE, l’OMS, les lobbys militaro-industriels, agro-alimentaires, énergétiques, pharmaco-chimiques, les Skulls & Bones, le Bohemian Club, Le Siècle, Le Club des Cordelières…et cætera) se retrouvent tous liés grâce à la présence commune de membres et dirigeants juifs ou sionistes dans leurs rangs. La religion juive étant alors un réseau parmi les réseaux, et de ce fait, le « réseau des réseaux ».

Concernant les actes et le projet de la Banque depuis sa prise de pouvoir, l’essayiste y voit un fondement Judéo-Protestant puisé dans l’Ancien Testament, par opposition aux principes Héléno-Chrétiens, basés sur le partage et le message du Christ, ayant régi l’ère pré-Révolutionnaire.

Comme je le disais plus haut, il n’est pas question ici pour moi d’accorder ou non mon approbation à ces thèses. Elles ne sont pour moi que des arguments recevables par rapport à d’autres contre-arguments recevables. Je laisse, en toute objectivité, le soin à ceux qui auront lu le livre de se faire un avis. Car, évidemment, le livre est bien plus complet et plus développé que la présentation faite ci-dessus.

Comment résister à l’Empire ?

Car c’est certainement l’attente principale des lecteurs. Après avoir compris l’Empire, son fonctionnement et ses méthodes de domination, le tout est de savoir comment lui résister, lui échapper, le combattre. Quand l’Empire tente d’imposer sa domination, adossé à divers principes présentés comme irréfutables (les Droits de l’Homme, l’écologie, la Crise, le terrorisme, la santé…), le citoyen isolé a besoin de repères et d’exemples pour espérer.

Dans le dernier chapitre, Alain Soral propose plusieurs voies à la dissidence, contrairement à Dieudonné, qui récemment ne parle plus que d’Islam et présente la religion du prophète Mahomet comme le seul et unique chemin vers la vérité.

• Commençons par l’Islam, qui est, selon l’auteur, la religion qui ne s’est pas encore totalement (comme l'Arabie Saoudite…) soumise à l’Empire.
• Mais aussi l’insoumission de l’Iran
• Le retour au premier plan de la Russie de Poutine, ce qui pourrait reformer un monde bipolaire avec possibilité pour la France de rouvrir ainsi une troisième voie, encore
• La montée impériale de la Chine, qui ne sera, dans ce cas, que le simple remplacement d’un impérialisme par un autre, comme le précise le livre
• Le soulèvement du peuple américain, dont la moitié ne croit déjà plus à la version officielle du 11 septembre
• Et enfin la réconciliation nationale française, entre les français "de souche" et les musulmans patriotes (et ce, contre ce qu’Alain Soral appelle les islamo-racaïlles) afin de ne plus tomber dans le piège du choc des civilisations et de sortir du joug des associations dites antiracistes.

« Un combat qui ne se joue donc pas entre Français et musulmans, comme voudraient nous le faire croire les agents de l’Empire, mais entre fils de France aimant la France et ennemis de la France, toutes couleurs et toutes religions confondues. » (p.236)

J’aurais également mis plus en lumière la montée de l’anti-impérialisme sud-américain, trop souvent oubliée dans le livre. Aussi, j’estime qu’il faut relativiser les espoirs en la République Islamique d’Iran qui est, c’est vrai, diabolisée d’un côté, mais aussi fantasmée de l’autre. Ajoutons à cela que le fait de Comprendre l’Empire étant déjà, à lui seul, un moyen de réveil et de résistance.

Conclusions et appréciations

Il est difficile prendre parti sur ce livre sans déchainer les passions. Mais en toute honnêteté subjective, il est certainement le livre de l’année (et son succès prématuré me conforte dans mon appréciation), ainsi même que l’un des meilleurs que j’ai jamais lu. A recommander, bien évidemment, à tous ceux qui, comme moi, souhaitent comprendre ou y voir plus clair dans le monde complexe qui les entourent, tout en gardant une indépendance d’esprit propre. L’un n’empêche pas l’autre.

Il comporte à la fois des éléments difficilement contestables tant ils sont démontrés avec cohérence et lucidité, arguments et faits historiques à l’appui. L’analyse de la victoire de la Raison sur Dieu puis de la Banque sur la Raison est exceptionnellement juste et clair. L’étude de la démocratie d’opinion – de la soumission des clercs à la toute puissance des médias – est également un concept brillant sorti tout droit de la plume de Soral. Et j’en passe…

A cela viennent inévitablement s’ajouter les prises de positions personnelles de l’auteur concernant la Franc-maçonnerie et, surtout, la question juive. Un avis personnel qui a le mérite de ne pas être balancé bêtement mais expliqué et argumenté. Le public, dans ce cas, est le seul à même d’adhérer ou non aux thèses exposées tant le sujet est sensible et déchaine les passions les plus anciennes.

Dans sa forme, l’ouvrage est remarquable et formidablement pédagogique. « Peu universitaire (…) par respect pour le lecteur » note l’auteur en introduction. Autant dire que l’effet est payant, et que le livre n’a rien à voir avec les pavés habituels écrits par de pseudo-intellectuels bobos. Dans un enchainement de textes courts et clairs au sein de chapitres à thème, jamais le lecteur ne perd le fil des événements. Ce fil conducteur n’étant nul autre que la progression chronologique, répartie en fonction du sujet abordé, difficile de ne plus s’y retrouver. Enfin, les idées exposées sont, dans leur grande majorité, appuyées par des arguments réfléchis, des faits historiques, parfois tirés de notre plus lointain passé.

Alain Soral présente là sans doute son meilleur livre. Un livre qui en offusquera certains et en réjouira d’autres. Mais, comme se le demandait Henri Béraud, cité dans les premières pages : « d’où vient donc que toujours, en dépit de tout en de tous, il se trouvera des hommes qui, dédaigneux des facilités de la vie, se consacreront en connaissance de cause à la plus redoutable des tâches humaines, qui est de jeter l’alarme aux jours de grands péril, et, s’il le faut, de crier malheur sur les contemporains ? »

Comprenne qui voudra.

 

Chris Lefebvre (blog)

____________________________________________________________________________________________

Critique réalisée pour Enquête & Débat


Moyenne des avis sur cet article :  3.6/5   (134 votes)




Réagissez à l'article

156 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 10 mars 2011 09:22

    Soral est quelqu’un d’ambigu qui est passé du PC au FN, qui est parfois contre le capitalisme mais egalement contre les partis anticapitalisme, qui parfoid defends les musulmans et les theses du FN. Je ne connais pas particulierement le personnage, mais il m’a l’air un peu perturbé par moment....


    • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 09:40

      parfois contre le capitalisme mais egalement contre les partis anticapitalisme

      Contre les partis dits « anticapitalistes ». C’est-à-dire contre l’anticapitalisme en toc qui n’a d’anticapitaliste que le nom.

      parfoid defends les musulmans et les theses du FN

      Il ne défend pas les « thèses » du FN quand celles-ci sont contre les musulmans. C’est à cause de ça qu’il en est parti.

      Je ne connais pas particulierement le personnage

      Ca se voit.


    • sisyphe sisyphe 10 mars 2011 11:25

      perturbé n’est pas le mot juste..


      Soral est un opportuniste, capable de passer du noir au blanc et inversement, selon l’intérêt du moment....

      Un brasseur de vent, seulement centré sur sa propre médiatisation, avec une agressivité, un hypermachisme, qui traduisent une sorte de complexe refoulé, qu’il tente de conjurer par une excitation hystérique, au détriment, bien sûr, des idées ; brassées, confuses, mélangées, pour en arriver à un brouet qui peut basculer dans un camp ou dans l’autre selon l’opportunité... 

      Du vent.... 

    • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 11:38

      Soral est un opportuniste

      S’il est un opportuniste, alors il est sacrément pas doué ! Son opportunisme le pousse à quitter tous les endroits où il commence à avoir la possibilité de se faire une place (partis politiques, radio, publicité...), à choisir systématiquement les créneaux les plus dangereux (antisionisme, défense des musulmans), à fréquenter les personnalités les plus détestées du showbiz (Dieudonné)...Vraiment un drôle d’opportuniste !


    • sisyphe sisyphe 10 mars 2011 11:56

      Ben oui .... l’opportunisme du buzzer....FN, PC, Dieudonné, le PAS, ; toutes les affiliations « victimaires », pourvu qu’on en parle....


      et, derrière............. du vent..........

    • King Al Batar King Al Batar 10 mars 2011 12:07

      Bonjour Rougalashinda.

      je vous cite et je trouve cela très amusant : « S’il est un opportuniste, alors il est sacrément pas doué ! Son opportunisme le pousse à quitter tous les endroits où il commence à avoir la possibilité de se faire une place (partis politiques, radio, publicité...), à choisir systématiquement les créneaux les plus dangereux (antisionisme, défense des musulmans), à fréquenter les personnalités les plus détestées du showbiz (Dieudonné)...Vraiment un drôle d’opportuniste ! »

      Je me souviens très bien d’une intervention de Soral, sur France 2, dont il se justifie en disant que le journaliste l’a poussé à bout pour qu’il tienne ce genre de propos. Il dit en gros, « les juifs, il se plaignent tout le temps de manière histérique du comportement des autres, mais si ils se font dégager d’un pays à chaque fois au bout de 50 qu’ils y ont foutu les pieds, c’est peut etre aussi un peu de leur faute... »

      Bon ben si je lis ce que vous dites, Soral c’est un peu la même chose non ???? A chaque fois qu’il fout les pieds quelquepart, il se fait dégager, ou il s’en va, et se plaint toujours de manière aggressive (faut l’écouter parler quand même ce cinquantenaire, il est teigneux) et se défends que les autres sont toujours contre lui a cause e ses idées. Donc pour lui c’est toujours un peu la faute des autres (mais souvent celle des juifs, qu’il préfère nommer sioniste ou innuite, ca dépend, mais aussi macons), mais jamais la sienne....

      C’est drole je trouve une certaine similitude entre les deux raisonnements !


    • Robert GIL ROBERT GIL 10 mars 2011 12:17

      Roungalashinga, peut tu pour m’eclairer me donner des exemple precis comme quoi LO et le NPA ne sont pas anticapitaliste, et comment il est possible d’etre anticapitaliste et proche du FN.
      Merci de ne pas prendre pour exemple la sortie de l’Europe ou le reapropriation de la monnaie, car de nombreux pays capitaliste ne sont ni dans l’Europe et controle leur monnaie.
      Je ne demande qu’a m’informer....


    • sisyphe sisyphe 10 mars 2011 12:34

      Oui, ben merci bien..... 

      pour ma part, je préfère celui du large, des idées, de la solidarité, de la justice, voire de la légitime révolte, mais pas celui de l’auto-célébration, de la fatuité et de la vacuité... 

      Chacun son truc, hein... 

    • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 14:51

      Roungalashinga, peut tu pour m’eclairer me donner des exemple precis comme quoi LO et le NPA ne sont pas anticapitaliste, et comment il est possible d’etre anticapitaliste et proche du FN.

      Pour commencer, il faut bien dire que le substrat idéologique des partis dits d’extrême-gauche est bien anticapitaliste. Cependant, il est à déplorer quelques contradictions internes qui réduisent considérablement leur marche de manoeuvre et qui en font plus des esthètes idéalistes que des révolutionnaires sérieux.
      Par exemple, LO pèche par simplisme, en amalgamant systématiquement petit patronat et grand patronat. Le petit patronat fait partie du peuple, des gens qui travaillent, ont des traites à payer, des enfants à nourrir, qui prennent des risques et qui en plus crééent des emplois pour d’autres personnes. Espérer fédérer la colère du peuple en en excluant les petits patrons et en les mettant dans le camp des salauds, s’est se tirer une balle dans le pied, en plus d’être complétement injuste.
      Le NPA se donne bonne conscience en prêchant un internationalisme gentillet, manifestant par là une crainte épidermique de l’idée de Nation. L’analyse de Marx date d’une époque où les nations étaient les puissances d’oppression. Aujourd’hui, la donne a changé, et le pouvoir est international. Par conséquent, il est vain d’y opposer une union prolétarienne internationale qui de toutes façons ne se fera jamais, le prolétariat étant toujours profondément enraciné et attaché à sa terre. Pour contrebalancer les dérives du pouvoir des banques et des multinationales, il est plus judicieux de redonner un peu la main aux Etats-Nations, qui ont perdu tout pouvoir de régulation sur la circulation des biens, des services, du capital et des personnes. Un exemple frappant est le sujet de l’immigration. Le NPA souhaite régulariser les clandestins. Cette mesure est incompatible avec une démarche anticapitaliste, et même humaniste car :
      -les immigrés ne viennent pas chez nous par plaisir, mais pour fuir la misère. La solution ne consiste donc pas à accepter tous les immigrés, mais à faire en sorte que la situation économique et politique de leur pays ne les oblige pas à s’enfuir. Cela passe par une politique de coopération et de co-développement avec les pays pauvres.
      -les travailleurs immigrés sont utiles au patronat car c’est une main d’oeuvre qui n’a pas beaucoup d’exigences au niveau salarial. Un nombre important de travailleur immigrés représente donc une force de pression sur les travailleurs, sommés de travailler pour moins cher ou de pointer à l’ANPE, sachant que le salaire qu’ils refuseraient, les immigrés s’en contenteraient. Les travailleurs patissent donc de l’immigration, et vouloir les protéger tout en ouvrant intégralement les frontières est antinomique.

      Pour le dernier point, à savoir comment il est possible d’etre anticapitaliste et proche du FN, je dirais qu’il faut bien se rendre compte que le FN d’aujourd’hui n’a pas la même doctrine économique que dans les années 80-90. Alors que l’ancien FN prêchait une sorte de libéralisme assez simpliste, le FN d’aujourd’hui a fait évoluer son programme vers la défense des acquis sociaux et du service public. Comme je l’ai fait remarquer plus haut, cela est dû au fait que la nation est actuellement le vecteur le plus performant pour accomplir ces objectifs, car entrant en opposition directe avec la construction européenne libérale et la dilution du pouvoir politique dans le Marché.


    • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 14:52

      pour ma part, je préfère celui du large, des idées, de la solidarité, de la justice, voire de la légitime révolte, mais pas celui de l’auto-célébration, de la fatuité et de la vacuité...

      Pour l’instant, tu fais surtout dans la gratuité.


    • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 14:53

      Al Batar,
      il y a une différence entre claquer la porte et s’y faire mettre (à la porte).


    • Robert GIL ROBERT GIL 10 mars 2011 17:40

      Roungalashinga une derniere chose et aprés je ne t’embete plus, mais si tu va sur le site de LO et du NPA, tu verra que ton analyse comporte des lacunes et est incomplete. Quand au FN dire qu’il defends les acquis sociaux et les services publics , je crois que tu va avoir un reveil difficile si Marine passe ! .


    • sisyphe sisyphe 10 mars 2011 17:59

      Par Roungalashinga (xxx.xxx.xxx.123) 10 mars 14:52

      pour ma part, je préfère celui du large, des idées, de la solidarité, de la justice, voire de la légitime révolte, mais pas celui de l’auto-célébration, de la fatuité et de la vacuité...

      Pour l’instant, tu fais surtout dans la gratuité.

      ... contrairement à Soral, qui lui, fait dans le payant ...

       smiley 


    • Rounga Roungalashinga 11 mars 2011 08:05

      Quand au FN dire qu’il defends les acquis sociaux et les services publics , je crois que tu va avoir un reveil difficile si Marine passe !

      C’est le discours, je le présente comme tel. Moi je ne me fais pas d’illusion et ne vénère pas Marine Le Pen.

      Quant à LO et au NPA, j’ai développé très briévement mes arguments, et déjà mon commentaire est assez long. Mais c’est un résumé. Beaucoup de signes montrent l’inféodation réelle de ces partis à l’idéologie dominante, et je souscris totalement à la qualification « d’idiots utiles » qu’ils méritent bien. Pour vous aussi : attention au réveil si vous croyez en eux, quoiqu’en ce qui les concerne la prise du pouvoir n’est pas pour demain...Vous pouvez continuer à dormir tranquille quelques temps.


    • Rounga Roungalashinga 11 mars 2011 08:08

      pour ma part, je préfère celui du large, des idées, de la solidarité, de la justice, voire de la légitime révolte, mais pas celui de l’auto-célébration, de la fatuité et de la vacuité...

      Pour l’instant, tu fais surtout dans la gratuité.

      ... contrairement à Soral, qui lui, fait dans le payant ...

      Ah ben oui ! Le salaud ! Son livre est payant. 15 euros ! Une somme ! Paraîtrait même qu’il gagne a vie comme ça...

      Franchement, sisyphe, va falloir penser à un autre angle d’attaque...


    • frugeky 10 mars 2011 09:23

      Suis rarement de votre opinion mais votre fiche de lecture est bien faite et donne envie de lire le livre de ce Mr que je ne connais pas vraiment.


      • ZEN ZEN 10 mars 2011 09:37

        Son meilleur livre ?...
        Ah ?Puisqu’il le dit !...

        Dans le dernier chapitre, Alain Soral propose plusieurs voies à la dissidence
        • Commençons par l’Islam, qui est, selon l’auteur, la religion qui ne s’est pas encore totalement (comme l’Arabie Saoudite…) soumise à l’Empire.

        D’accord, on a compris...Pas envie d’en lire plus
        Ryad est le meilleur ami(pétrolier) des intérêts US et le wahaabisme est le meilleur gardien de l’ordre...
        Les raccourcis sur la Révolution débouchent sur des caricatures


        • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 09:42

          Ryad est le meilleur ami(pétrolier) des intérêts US et le wahaabisme est le meilleur gardien de l’ordre...

          C’est exactement ce que la phrase que vous citez en italique sous-entend...Vous faites un contre-sens.


        • King Al Batar King Al Batar 10 mars 2011 11:43

          JE ne trouve pas que ce soit son meilleur livre...

          Ils sont tous très différents, mais je dois clairement dire que j’ai largement préféré Sociologie du Dragueur et Misère du Desir...


        • Morgan Stern 10 mars 2011 09:45

          Quelques rectifications :
          — 1789, la raison tue la bigoterie et les privilèges, mais se noie dans le chaos des intérêts.
          — 1799-1815, guerre de la France contre les monarchies européennes et toute une caste de tyrans.
          — 1815, défaite de la France.
          Ensuite, ce n’est plus qu’une lutte permanente entre intérêts divergents.

          Tout n’est pas faux dans ce qui est écrit, mais dénoncer le pouvoir des banques pour encenser l’Église papiste, c’est de l’idéologie et une lecture de l’histoire biaisée.

          L’Église est une saloperie pire que les banques, et on ne remerciera jamais assez les francs-maçons d’avoir aider à la déloger du pouvoir. Ces derniers ont payé bien cher l’établissement de la République, et ne sont plus grand chose. L’Église a réussi à les discréditer avec son fiel.

          L’Église n’a pas triomphé de la République, et c’est tant mieux.
          Mais ce que Soral voudrait, c’est que la France redevienne la putain de l’Église.

          L’Église et la République ne sont plus que des ombres, face à la finance.

          Mais il faut être idiot pour penser que l’Église aurait pu s’opposer à la finance. On peut même raisonnablement penser qu’elle eût épousé ce pouvoir s’il lui laissait le pouvoir d’imposer ses dogmes. Mais les banquiers n’ont pas besoin d’elle.

          La preuve : dans les autres pays où l’Église n’a pas été démise par une révolution, la finance s’impose aussi, en plus du cortège d’âneries papistes.


          • oncle archibald 10 mars 2011 18:04

            « La preuve : dans les autres pays où l’Église n’a pas été démise par une révolution, la finance s’impose aussi, en plus du cortège d’âneries papistes. »

            Pourriez vous éclairer « la preuve » en citant les dits pays« soumis » à l’Eglise ??

          • Cocasse cocasse 10 mars 2011 10:01

            Merde, la majorité de ce qui est relaté dans le résumé, je le savais déjà !
            J’achète son bouquin ou pas ?! Il mérite bien un parpaing de plus. smiley


            • Cocasse cocasse 10 mars 2011 12:09

              Si, si, je vais l’acheter ! J’espère qu’on peut le trouver à la Fnac !


            • Jean-Fred 10 mars 2011 10:15

              Je viens de terminer la lecture de son livre et je dois bien avouer qu’il est très bon.
              La tâche était difficile, il s’en sort avec brio, la lecture est facile mais il faut rester concentrer !

              Les concepts exposés ont été très peu diffusés ces dernières décennies dans notre société, c’est pourquoi on a parfois du mal à comprendre où il veut en venir.

              Cependant, ces idées n’ont rien de révolutionnaire, son argumentation s’appuie essentiellement autour de la pensée de Proudhon et de Maurras.

              J’aime bien Soral, il n’a pas de langue de bois, c’est un authentique patriote, mais je ne partage pas sa vision maurrassienne pour résoudre les problèmes de notre époque.

              Bref, son ouvrage a le mérite de mettre les choses au point et d’aider le plus grand nombre à comprendre les enjeux actuels de notre société sans langue de bois, c’est ce que je retiens de positif.

              A contrario, les solutions qu’il envisage dans son livre me dérangent beaucoup, je ne peux pas y adhérer, il serait prêt à remettre un roi sur le trône de France pour contre carrer le pouvoir de l’argent.

              Un livre que je conseille fortement néanmoins ne serait-ce que pour se faire une idée précise des enjeux actuels et de bien cerner le personnage atypique qu’est Alain Soral.


              • Jean-Fred 10 mars 2011 10:19

                Juste pour finir, une citation de Wilson Churchill que j’approuve entièrement :

                "La démocratie est le pire des régimes - à l’exception de tous les autres déjà essayés dans le passé"



              • pierrot123 13 mars 2011 10:09

                Jean Fred,
                « ... la lecture est facile mais il faut rester concentrer  !... »

                Dites-moi, vous l’avez (un peu) fait exprès, non ?


              • DG. DG. 10 mars 2011 10:32

                le problème de ce livre, est qu’il demande un certain bagage de connaissance pour en apprécié toutes les subtilités, alors même qu’il se veut un essai de vulgarisation (sans être péjoratif).


                • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 10:54

                  C’est vrai que la présentation volontairement très sèche, succinte, et pauvre en références, peut sembler abrupte et non argumentée. La plupart des thèses exposées seront difficiles à croire pour une personne peu au courant du sujet ou bien peu désireuse de se documenter pour vérifier.
                  Cela dit, je suis conscient que c’est un choix de l’auteur, lié au fait de rendre le livre pécuniairement accessible.


                • King Al Batar King Al Batar 10 mars 2011 11:51

                  NOn le problème de ce livre c’est qu’il n’est pas assez approfondi. A force de vulgarisation, je trouve qu’il ne rentre pas assez dans le détail de ses concept. Par conséquent il les annonce (ses concepts), les explique (mais trop succintement à mon gout), puis les tient pour acquis....

                  Je trouve par exemple que sa défense de la Monarchie Chretienne, de tout le début du livre un peu trop succinte. Autant il arrive à nous expliquer que ce qui est arrivé après, la démocratie libérale, la République n’est pas celle que l’on nous a vendu. Autant il nous donne pour acquis le fait que, par conséquent, la monarchie chretienne c’était mieux, sans trop nous expliquer pourquoi.
                  Alors c’est sur que je suis capable de remettre en cause l’éducation que l’on nous a transmis scolairement, puisque comme l’on dit souvent « l’histoire est toujours ecrite par les vainqueurs ». Mais de là à nous vendre la monarchie chretienne comme un havre de paix, avec plein de vertus... C’est con je n’ai pas le livre à portée de main, sinon j’aurais cité des passage ou je trouve qu’il va trop loin dans son concept...

                  Bref, je trouve que par moment, dans sa logique il admet des concepts qu’il présente, mais qu’il explique assez peu. En fait je pense que ce livre aurait été mieux s’il avait 800 pages, et qu’il avait contenu toutes les explications et reférences necessaires à l’établissement de son argumentation.


                • Rounga Roungalashinga 10 mars 2011 12:18

                  Autant il nous donne pour acquis le fait que, par conséquent, la monarchie chretienne c’était mieux, sans trop nous expliquer pourquoi.

                  Je ne suis pas sûr qu’il dise aussi clairement que la monarchie chrétienne était mieux que la République. Il effectue un détricotage du mythe fondateur de la République : absolutisme du pouvoir royal pas si absolu que ça ; l’école obligatoire n’a pas été inventée par Jules Ferry mais les paroisses de l’Ancien Régime avaient obligation de fournir une instruction aux enfants ; mythe du soulèvement populaire alors que cette version ne tient pas compte des Vendéens, et que l’effondrement de l’Ancien Régime s’explique bien par divers facteurs : effritement du socle idéologique et philosophique de l’Eglise par l’intérêt supérieur que représentent les Lumière par rapport à la scolastique, activité de différents réseaux et groupes de pression, motivés par cette même philosophie des Lumières, etc.

                  Au final, ce que Soral propose, c’est une relecture de l’Histoire, prenant en compte la totalité (car la réalité, c’est le Tout). Il n’y a pas une lecture réactionnaire de l’Histoire et une lecture révolutionnaire, entre lesquelles il faudrait choisir son camp, mais il est temps d’inclure dans notre lecture des évènements de la Révolution aussi bien le point de vue de de Maistre que celui de Robespierre. La vision d’une Eglise marchant main dans la main avec les rois de France pour imposer une main de fer sur le pauvre peuple est à nuancer, de même qu’il faut oser comparer les promesses de la Révolution avec ce qu’elle a réellement apporté.

                  J’ai trouvé que dans ce livre Soral ne donne pas beaucoup son avis, contrairement aux autres ouvrages où il poussait pas mal de coups de gueule. Par exemple, sur la Franc-Maçonnerie, on sent bien qu’il la tient dans une certaine admiration tant qu’elle restait une association d’esprits libres, dont Kipling qu’il cite, par exemple. Il en a moins lorsque ce mouvement regroupe des hommes voulant se rapprocher par là des réseaux de pouvoir (qu’il n’a plus, selon lui).

                  Un livre plus subtil qu’il n’y paraît à première lecture, même si l’écriture reste légère.


                • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 13:05

                   Il effectue un détricotage du mythe fondateur de la République : absolutisme du pouvoir royal pas si absolu que ça ; l’école obligatoire n’a pas été inventée par Jules Ferry mais les paroisses de l’Ancien Régime avaient obligation de fournir une instruction aux enfants 


                  Bien sûr ! 
                  Le remplacement des devoirs de l’état (école obligatoire libre et gratuite, bien public, droits sociaux, code du travail, code pénal, etc.... ), par le retour à .......... la charité des Seigneurs... ! 
                  Formidable avancée ! 
                  Back to the future ! 
                   smiley smiley 

                  Pauvre Soral ; il va peut-être finir moine ; mais moine kick-boxer, parce que ça le démange...
                   smiley 

                • Rounga Roungalashinga 11 mars 2011 15:07
                  Bien sûr ! 
                  Le remplacement des devoirs de l’état (école obligatoire libre et gratuite, bien public, droits sociaux, code du travail, code pénal, etc.... ), par le retour à .......... la charité des Seigneurs... ! 
                  Formidable avancée ! 

                  Est-ce que tu es complétement con Sisyphe ? Parce que tout mon commentaire expliquait que ce n’est pas du tout ça que Soral veut dire.
                  C’est pas mal de lire les commentaires en entier. C’est encore mieux d’essayer de les comprendre...

                • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 15:22

                  @ rougalashinga 


                  ah bon ! N’est-ce pas dans ton post, que je lis :

                  mais il est temps d’inclure dans notre lecture des évènements de la Révolution aussi bien le point de vue de de Maistre que celui de Robespierre. La vision d’une Eglise marchant main dans la main avec les rois de France pour imposer une main de fer sur le pauvre peuple est à nuancer, de même qu’il faut oser comparer les promesses de la Révolution avec ce qu’elle a réellement apporté. 

                  ainsi que le passage que j’ai cité plus haut...

                  C’est moi qui ne comprends pas ce que je lis, ou toi qui n’assume pas ce que tu écris ? 

                • Rounga Roungalashinga 14 mars 2011 08:17
                  C’est moi qui ne comprends pas ce que je lis, ou toi qui n’assume pas ce que tu écris ? 

                  C’est la première option. J’ai bien utilisé le terme « nuancer ». Tu sais ce que ça veut dire, « nuancer », non ?

                • bleu Marine 10 mars 2011 10:42

                  Il a le cerveau en compote le soral...la boxe a perturbé ses neurones sans doute !


                  • bakounine 10 mars 2011 11:19

                    Guillaume semble être le leche cul de Soral ou son porte bidet ?!!

                    Qu’une personne peu eduquer passe radicalement de coco à facho ca arrive.
                    Mais qu’un mec soit disant cultivé le fasse, la ca releve de la connerie donc la conclusion de dire que Soral est une personne perturbée n’a rien de choquant sauf pour des.......Gogo avec un G comme Guillaume.


                  • gloc 10 mars 2011 12:04

                    Ceux qui n’ont pas compris que l’on peut passer de la gauche à la droite, à finalement ni l’un ni l’autre, sont ceux qui n’ont pas compris que la lutte des classes n’est qu’une pièce de théatre nécessaire pour entretenir l’illusion d’une démocratie.

                     

                    La rivalité gauche-droite est une rivalité pour le pouvoir, entre protagonistes sélectionnés par le système et non par le peuple. Ils s’opposent  sur des points de détails, afin  d’entretenir l’illusion du débat mais sont absolument tous d’accord sur l’essentiel, c’est-à-dire ce qui n’est jamais soumis à la sanction populaire. Il s’agit de tous les sujets tabous, comme la création monétaire par exemple, qui sont en fait le vrai siège du pouvoir, et sur le fonctionnement duquel le peuple est maintenu dans une ignorance crasse.

                     

                    Il y a quelque chose d’exaspérant chez les donneurs de leçons qui sont le moins enclin en réfléchir par eux-mêmes et sont donc plus manipulables que n’importe qui, c’est que par mauvaise foi ou ignorance, ils jugent (et condamnent) des propos non pas sur la qualité de l’argumentaire qu’ils n’ont souvent même pas fait l’effort de comprendre, mais sur le curriculum vitae de son auteur.



                  • Cocasse cocasse 10 mars 2011 12:17

                    Soral c’est un super théoricien avec un grand esprit de conceptualisation.

                    Ca peut lui prendre n’importe quand, le matin en se lavant les dents, ou assis sur les gogues.
                    Tu lui parles d’un truc, n’importe quoi, et soudain avec deux-trois analogies, c’est l’éclair lumineux : il te sort un concept et toute une architecture théorique là dessus.
                    Que ca tienne debout ou pas, qu’importe, il fait ça pour la beauté du geste, c’est un artiste. Même si c’est bancal, ça se tient toujours plus ou moins quelque part.

                    Il le mérite bien son pavillon de banlieue ! Le jour où il aura besoin d’aide pour bétonner sa terrasse, je répondrais présent !
                     smiley smiley smiley


                  • sisyphe sisyphe 10 mars 2011 13:38
                    Par bakounine (xxx.xxx.xxx.59) 10 mars 11:19

                    Guillaume semble être le leche cul de Soral ou son porte bidet ?!!


                    D’après moi, pour être aussi fidèle à son chantre, qu’il défend avec le même mépris, la même fatuité, la même bêtise, et le même manque d’argument, c’est Soral lui -même ! 

                    Soral, sors de ton pseudo ; on t’a reconnu ! 

                     smiley 


                  • Cocasse cocasse 10 mars 2011 14:10

                    Guillaume semble être le leche cul de Soral ou son porte bidet ?!!

                    C’est peut être juste son constructeur immobilier... smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Jean Lannes

Jean Lannes
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès