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Comprendre la pensée et le religieux dans le nouvel essor du monde - AgoraVox le média citoyen

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Comprendre la pensée et le religieux dans le nouvel essor du monde

 Pour comprendre le monde d’aujourd’hui, il faut avant tout nous, en tant qu’êtres existants, en tant qu’humains, nous définir, comprendre non pourquoi nous existons, mais ce que nous sommes réellement. Et expliquer ce que nous sommes est un sujet très vaste ; ni une vie ni plusieurs vies ne suffiraient à l’expliquer tant le sujet humain est ce qu’il est. Chaque instant, chaque seconde, même en dormant nous pensons dans le rêve, parfois nous nous remémorons ce qu’on a rêvé, parfois non. Toujours est-il nous pensons ; par cette pensée nous existons. Et notre cœur ne bat que parce qu’il est mû par la pensée. Qui fait fonctionner les battements du cœur ? Un courant électrique neuronal venant du cerveau ? Qui fait fonctionner le cerveau, i.e. toutes les lobes cérébrales et leur octroie cette électricité ? Des réactions chimiques « automatisées », « programmées » au sein herméneutique de la matière cérébrale ?

Sûrement ! Le neurologue, le cogniticien peuvent-ils l’expliquer ? Difficile de répondre. Une seule réponse, la pensée humaine, une matière immatérielle, provenant de l’éther, est certainement à l’œuvre dans le fonctionnement, dans la direction du cerveau humain.

Si nous ne pensions plus, nous ne pouvons plus exister ; un être humain dans le coma, et son cœur bat, il pense sans qu’il prenne conscience qu’il pense, mais il pense tout de même, sinon il n’est pas vivant. Et cette pensée en nous, nous pourrions très bien en discuter durant notre vie, nos vies et jamais nous n’aurions terminé d’en discuter. Pourquoi ? Parce que nous sommes des êtres pensants et nous ne pourrons que penser notre pensée, et, dans l’absolu, en fait, ce n’est pas nous qui pensons notre pensée, on croit seulement que nous pensons, mais « c’est notre pensée qui pense nous », « qui pense en elle », bien sûr à travers nous parce que « nous sommes ses êtres » ; « nous sommes les êtres humains de la pensée ».

Ceci étant, le sujet de la pensée est vaste, et ce n’est pas le thème qui est abordé dans cette analyse, la question se porte sur le religieux, sur son sens, parce que ces dernières décennies, le religieux a tant fait parler de lui, et encore aujourd’hui, le débat reste toujours actuel, toujours ouvert. Aussi interrogeons-nous ? En Occident, en particulier où un courant athée est très fort, le religieux fait-il peur ? Faut-il en avoir peur ? Selon les opinions et les événements qui ont eu lieu dans le monde, surtout depuis les guerres au Moyen-Orient, en particulier après les attentats du 11 septembre 2001, tout se ligue pour faire accroire qu’il y a danger pour l’Occident.

Evidemment, le religieux a bouleversé les donnes géostratégiques aujourd’hui, cela obéit en grande partie aux enjeux géoéconomiques qui opposent les grandes puissances sur les richesses fossiles qui se trouvent dans les pays musulmans. Donc l’impact du religieux, notamment l’islam, dérive de cette situation de répartition des richesses fossiles entre les nations. Et il se trouve que le monde de l’Islam est favorisé et, par cette donne, se trouve propulsé malgré lui sur l’avant-scène du monde. Mais pouvons-nous reposer la problématique du religieux seulement sur les enjeux géostratégiques qui se jouent entre les grandes puissances ? Et la crise identitaire en Occident, qu’en est-il ? Il y a donc une question de fond qu’il faut débattre si l’on veut comprendre le phénomène qui est récent, qui n’a existé que depuis un demi-siècle.

Pour y répondre, il faut aller jusqu’à l’« essence » de la question. Qu’appelle-ton « religieux » ? Evidemment, la réponse ne doit pas être prise dans le sens classique du terme sinon on aurait une réponse biaisée, insuffisante pour comprendre la problématique que pose le « Religieux » pour les êtres humains. L’essentiel ne serait pas expliqué et les antagonismes seraient pris comme des épiphénomènes au lieu et place du phénomène lui-même. C’est comme faire abstraction d’une crise identitaire réelle en Occident.

 Dès les années 1970, s’est opérée une floraison de mouvements sectaires, d’écoles confessionnelles, de théories créationnistes et d’intégrisme de tous bords. Auquel il faut ajouter l’intégrisme islamique. En réalité, toute cette flambée religieuse dans le monde est liée à l’évolution du monde qui a suivi la reconstruction de l’Europe et la libération des pays du Tiers monde. L’agent déclencheur a été le mouvement de libération des pays d tiers monde, suivi de la crise économique à la fin des années 1960, qui s’est poursuivie dans les années 1970. L’islamisme politique a été pendant à la fois aux guerres israélo-arabes, à la crise économique, aux krachs pétroliers et aux enjeux qui divisaient l’Est et l’Ouest. Le monde arabo-musulman était devenu pour ainsi dire un «  joker » dans les stratégies planétaires des grandes puissances, en particulier pour l’Occident, dans la guerre froide contre les pays du bloc communiste.

 Cependant, les crises économiques qui n’ont pas discontinué ont affecté tant l’Occident que les pays du reste du monde. On peut même dire, dès cette période, que les idéologies nationalistes, socialistes, social-démocrates n’étaient plus porteuses ; elles perdaient de crédibilité avec la nouvelle donne, la « mondialisation ». Les classes sociales moyennes et pauvres de tous les pays du monde ne se retrouvaient plus dans la nouvelle économie mondiale. La multinationalisation a changé complètement les repères comme les règles socio-politiques, les États-nations se trouvaient désarmés devant les conditions souvent draconiennes imposées par les multinationales. De gigantesques entreprises, et aucun pays au monde n’échappait à cette nouvelle donne internationale. L’Occident perdant ses entreprises, l’Orient, i.e. le reste du monde est exploité jusqu’à devenir dans une forte dépendance du capital essentiellement occidental. Qui ne s’aligne pas paie évidemment le prix, et des régions entières se retrouvent dans le dénuement. Un essor d’associations caritatives et même onusien, comptant sur l’apport d’aides financières des pays occidentaux, est constaté dans le monde pour combler l’insuffisance des États pauvres à prendre en charge les besoins de leurs populations.

 On comprend alors pourquoi des pans entiers de populations dans le monde se sont trouvés attirés par le religieux, trouvant en lui un « refuge » contre l’angoisse de la mal-vie, la misère et des lendemains sans visibilité aucune. Et cette angoisse existentielle ne pouvait que s’étendre aux autres classes sociales ; riches et intellectuels ne vivaient pas dans un cocon séparé, donc mêmes nantis, ressentant des frustrations de tout ordre, se retrouvaient pris dans le sillage du religieux qui n’est pas seulement pour les classes pauvres. Une remise en question totale des repères idéologiques, et le religieux, i.e. le rapprochement avec le Créateur devenait un besoin spirituel comme réponse à cette incompréhension de cette marche à pas forcés du monde, totalement commandée par les puissances du moment.

 Aussi peut-on dire que le retour du religieux n’est pas venu ex nihilo mais s’est avéré une « nécessité » pour une grande partie des peuples du monde. Et l’islam n’était pas seul dans la course ; en Inde un fort courant religieux imprégné les peuples. Quant aux pays occidentaux, en particulier les pays européens, ils sont aussi touchés, et ce n’est pas seulement dû à la crise économique mais surtout au brassage des populations en Europe, conséquence aux guerres mondiales et à la colonisation. L’Etat-nation en Europe et dans le monde s’est affaibli ; les institutions étatiques dans les pays hors-Occident n’assuraient plus le rôle qui leur est échu dans la sécurité politique, économique et sociale des populations au sein des nations, et poussait à l’émigration vers les pays du Nord. Le sentiment de défiance envers les institutions provoquant un repli sur soi concourait forcément à une crise identitaire tant au Nord qu’au Sud.

 Aujourd’hui, on peut dire que le monde a changé, et cette situation rappelle un peu l’après-crise 1929 où le national-socialisme allemand et le fascisme italien avaient bouleversé les cartes du monde. Evidemment, dans la conjoncture actuelle, il n’y a ni Allemagne nazie avec des idées revanchardes ni une Italie fasciste ni une Union soviétique stalinienne. Néanmoins, cette effervescence du religieux dans le monde pose cette question : « Le retour du religieux dans la sphère politique est-il une nouvelle donne pour l’humanité ? »

 Après ce bref aperçu sur le « retour du religieux », il convient d’énoncer que tout est lié à l’évolution, et donc nécessairement à la transition que vit le monde aujourd’hui. D’autant plus que le religieux est lié à l’homme, et à sa transformation au quotidien depuis ces dernières décennies de l’après-libération du monde hors-Occident de la tutelle coloniale européenne. Une situation qui a entraîné d’essence même de l’évolution une métamorphose de l’ensemble des peuples dans le monde. Une métamorphose qui a marqué aussi bien les populations occidentales que les populations du reste du monde.

On assiste aujourd’hui à une forte émancipation de la société occidentale et en retour à un retour du religieux dans les pays du reste du monde, religieux qui affecte aussi très fortement l’Occident du fait du brassage des peuples, dû à la forte émigration qui a touché principalement l’Europe suite à la chute démographique, relevant des séquelles de la deuxième guerre mondiale, et aussi à la chute de la fécondité des populations européennes de souche, se traduisant par une dénatalité en Occident.

 Dès lors peut-on dire que l’humanité a été dirigée non par elle-même, mais par les forces de l’évolution ; en clair, une « herméneutique métamorphosante » de l’humain par l’écoulement du temps. Le monde était réellement en mutation ; un monde qui n’était plus à la veille de deux guerres mondiales, comme en 1914 et 1939 ; même la guerre en Ukraine aujourd’hui opposant un pays de puissance moyenne, l’Ukraine, et une grande puissance, la Russie, n’affecte pas l’opinion internationale ; le monde est loin des lourds événements qui ont marqué le monde, il y a un peu plus d’un siècle.

Cependant, d’autres événements plus complexes sont en train de marquer le monde et risquent de l’être durablement. Tout d’abord le recul à la fois manifeste de l’Occident, qui se fait paradoxalement avec de grandes avancées des autres régions du monde. Le plus étonnant est que ces avancées vont de pair avec les inquiétudes occidentales sur l’avenir de l’équilibre politique et économique mondial, qui n’est pas favorable à l’Occident. De donneur de leçon, l’Occident, et le reste du monde l’« écoutant », l’« obéissant », la situation est en train subrepticement de changer. Et on le voit dans les crises politiques et économiques dans les conflits de l’Occident avec les grandes puissances adverses ; les solidarités au sein de l’Occident s’effilochent ou à défaut atteignent des limites, avec un retour de levier négatif. La contestation hors Occident se traduit depuis au moins deux décennies par des difficultés financières réelles dans nombre de pays en Europe, y compris aux États-Unis qui en paient le prix par des crises politiques et économiques à répétition.

Sur le plan géoéconomique, la situation mondiale s’est trouvée, en moins de cinquante ans, complètement changée. L’Occident est désormais « talonné » par une Asie qui veut être « victorieuse », et pas seulement concurrent l’Occident mais cherche à s’imposer comme acteur incontournable dans les affaires du monde.

Le monde de l’islam est aussi en pleine effervescence et regarde lui aussi l’avenir, sa destinée. La Russie, le plus grand territoire du monde avec ses plus de 17 millions de km2 n’est pas en reste. Avec l’Ossétie du Sud en 2008 et la Crimée en 2014, le Donbass ukrainien presque totalement conquis, la Russie cherche à elle seule à se placer comme pôle indépendant de l’Occident et de l’Asie, une situation que l’on peut dire complexe et qui exclut toute détente. Pourra-t-elle se préserver d’un Occident « envahissant et lui-même envahi » ? Qu’en sera-t-il de l’Asie qui, « mystérieuse » par son essence, n’a pas dit son dernier mot ? L’histoire du monde s’accélère.

Pourra-t-on dire que les événements en Ukraine sont des signes avant-coureurs d’une autre mutation du monde ? La montée fulgurante de l’Inde et surtout de la Chine ne changeront-ils pas les donnes du monde ? Précisément, dans ce « envahissement », l’Occident tente de « colmater les brèches » comme l’explique la fuite en avant contre le monde moyen-oriental, pendant deux décennies, et le retrait qui s’est opéré en catastrophe en 2021 ; ce envahissement qui a repris dans l’Europe de l’Est, de nouveau mal lui en a pris l’Occident, à voir les dommages lourds au plan militaire, économique, financier et surtout géopolitique et stratégique.

Un autre problème et non des moindres, la « montée en puissance de l’Islam » dans le monde, surtout en Europe et dans le monde arabo-musulman. Ce qui nous fait dire qu’il y a un véritable faisceau de forces historiques herméneutiques en jeu dans l’évolution de l’histoire de l’humanité. Par le terme « herméneutique de forces historiques », il faut entendre que des forces dans le monde agissent par elles-mêmes et vont au-delà de la volonté des hommes. Et c’est la raison pour laquelle la compréhension de l’avancement du monde est peu claire, très réduite. L’homme ne sait pas où il va, mais ce qu’il y a de curieux sur cette « herméneutique » qu’elle a sur l’homme et sur laquelle l’homme n’a aucune prise, l’« Essence d’elle » sait où elle va. L'histoire en témoigne de la logique du Temps, dans le mouvement de l'Histoire.

 Quant au « retour du religieux », c’est non seulement un phénomène naturel mais il s’inscrit dans l’Essence. Les civilisations comme les idéologies sont mortelles, et toutes s’inscrivent dans le développement du monde ; mais les religions ne sont pas mortelles ; elles sont la transcendance, l’indépassable essence qui fait la nature de l’humain. L’humain religieux ou irréligieux existe par sa pensée, son existence est déjà reli-gieuse sans même qu’il n’en prenne conscience. S’il n’a pas la foi, c’est simplement parce que c’est voulu par l’Essence qui lui a donné vie pour qu’il vive son existence selon ce qui lui est donné dans son libre-arbitre. L’humain qui a été créé n’a pas été créé pour être un robot, mais pour exister et jouir de son existence. Et peu importe en bien ou en mal, il reste redevable pour chaque action qu’il commet dans son existence envers l’Essence à qui il doit existence. Il existe mais il est existé, Heidegger dira qu’il est « ek-sisté ».

On comprend les masses des déshérités qui cherchent, qu’ils ont un refuge en Dieu, qui est leur seul soutien vrai dans leur dure existence. Évidemment, si ces masses étaient plus riches, elles auraient certainement eu plus de désirs, probablement recherché plus d’émancipation, dès lors que tout va pour le mieux pour eux, comme ce qui s’est passé dans l’émancipation des peuples d’Europe. Mais toute cette richesse et cette pauvreté qui vient ou qui s’en va relève de l’évolution du monde. Et qui ordonne la marche du monde ?

L’être humain riche ou pauvre est faible et ne se sait pas. Un jour du 20 décembre 2007 dans un discours à Latran, un orateur affirmait : « Dans la transmission de l’apprentissage entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer un curé ou un rabbin, il lui manquera toujours le charisme d’un engagement porté par l’espérance »… « Je reconnais là la souffrance provoquée par la loi de 1905 »… et dans son livre, la religion comme un calmant social, donnons des imams aux banlieues... je suis pour la laïcité positive. » C’était le discours de l’ancien président français, Nicholas Sarkozy, qui haranguait les foules selon l’air du Temps.

S’il y avait une sécurité économique pour tous, comme dans les années 1960-1970, du temps de l’âge d’or de la décolonisation, il y avait au sein des peuples une volonté de libération, malgré la guerre, les souffrances, il est certain que les antagonismes auraient été beaucoup plus atténués qu’ils ne le sont aujourd’hui. Mais la nature humaine est changeante selon ce que lui offre l’existence, la vie, ce que l’on constate aujourd’hui qui n’est qu’une réponse de l’existant tant pour l’Occident que le reste du monde.

Ce qu'il faut retenir est que toute stigmatisation d’une culture ne pourrait que renforcer celle contre laquelle on lutte ; donc, deux essences humaines qui s'étreignent en s'opposant dans l’angoisse existentielle n’auront pas d’échappatoire possible que de donner le temps au temps pour qu’à la fin, elles s’acceptent et conjuguent ensemble.

L’herméneutique de l’existant est à l’herméneutique du devenir. Et c’est cela qui est intéressant dans la marche de l’histoire. Chercher à comprendre où le monde va. Ce qui dans un certain sens est dans les possibilités de l’existence, puisque l’homme existe et pense, « je pense donc je suis ». Et le cogito ergo sum n’est pas seulement je pense donc je suis, mais je pense donc j’existe pour me projeter au-delà de mon existence, au-delà de ma finitude. J’ai besoin de toute ma pensée, et pas seulement la pensée de tous les jours, la pensée qu’il m’est pratique de penser. Il faut que je m’élève à la pensée pure, à celle ce qui n’est pas donnée, mais qui est le seul chemin pour m’enquérir du sens de mon existence. Et le religieux pur comme la pensée pure participent dans le chemin de cette connaissance, dans le chemin du devenir.
 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective.

 


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12 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 août 2022 14:47

    Ce qu’il faut comprendre aujourd’hui plus que jamais, et sur quoi il faut agir, c’est le religieux criminogène, plus que jamais en activité dans l’islam.


    • Hamed 25 août 2022 16:54

      @Pierre Régnier

      Vous dîtes : « Ce qu’il faut comprendre aujourd’hui plus que jamais, et sur quoi il faut agir, c’est le religieux criminogène, plus que jamais en activité dans l’islam. »

      La question est comment ? La guerre en Ukraine est une guerre criminelle de part et d’autres des protagonistes. Que ce soit du régime ukrainien, de l’Occident qui souffle dans les braises ou de la Russie qui entre avec chars, missiles, et même menace de troisième guerre mondiale.

      Donc le débat est biaisé, le religieux criminogène ou une guerre des villes entières en Ukraine sont décimées et pas seulement en Syrie, en Irak, en Afghanstan, et des millions de morts, tout est criminogène et même plus un génocide perpétré par les grandes puissances.

      Et la colonisation de l’Afrique, l’Asie, les Amériques, et des millions de morts pendant des siècles, des génocides tout à fait normaux. Et les croisades pendant des siècles en terre d’islam. Force de dire que le religieux islamique apparaît un bébé avec le religieux occidental ou russe qui peuvent effacer en quelques secondes des villes et les millions d’êtres humains qui y vivent.

      Hiroshima et Nagasaki en sont un avertissement à l’humain

      Pour cause, il y a quelque chose de ridicule dans les ordres que donne l’Occident au régime ukrainien. FAITES LA GUERRE A LA RUSSIE AVEC NOS ARMEMENTS MAIS ATTENTION NE TOUCHEZ PAS AU TERRITOIRE RUSSE.

      UNE CONDITION SINE QUA NONE... PARCE QUE SI VOUS LE FAITES ? LA RUSSIE VA ATTAQUER LES PAYS D’OTAN, ET ON NE VEUT PAS DE GUERRE AVEC LA RUSSIE. QUI PLUS EST UNE GUERRE NUCLEAIRE, ET ON NE VEUT PAS PAYER POUR VOUS.

      Et VOUS AUREZ ARGENT ET ARMEMENTS ET DEBROUILLEZ-VOUS

      Donc, en Ukraine, c’est une guerre aux conditions occidentales. Qui paie ? N’est-ce pas le peuple ukrainien, mais il l’a voulu parce qu’il est conscient de cette drôle de guerre de faire la guerre chez lui mais en dehors de cher lui.

      La criminalité est partout et elle est bien plus criminogène que le religieux islamique en vérité sponsorisé par l’Occident dans leur guerre froide depuis longtemps, depuis 1945 contre l’Union soviétique et la Chine, et qui se perpétue aujourd’hui.

      Le vrai débat est là. Eliminons le cerveau qui opère et fait fonctionner guerre et terrorisme d’obédience islamique ou autre ; ce qui n’est pas possible. Et puis ne nous lamentons pas, il y a un esprit du monde qui veille et que s’IL LAISSE FAIRE, parce que les êtres humains sont cruels entre eux, et ne cherchent qu’à dominer. Et ils le méritent.

      Voilà le vrai mal-être, à un niveau très supérieur. Donc dire criminogène apparaît même un gros mots quand des hères terroristes agissant an nom de l’islam tuent, égorgent alors qu’ils sont à la solde de ceux qui prêchent la guerre contre le terrorisme.

      N’est-ce pas hilarant, grotesque comme cette guerre en Ukraine. Un nain devant un éléphant, l’humanité aura tout vu ; une véritable comédie que cette guerre.

      Et on se demande comment elle va se terminer. Elle se terminera certainement par ce qui est le plus juste dans ses droits aujourd’hui. Mais les vrais droits et non les droits apparents comme s’y plaît l’Amérique poussant sa remorque, l’Europe.

      Je crois que c’est tout dit. Merci Régnier pour votre post, dont le sens est plus que profond.


    • Clark Kent Philippulus 25 août 2022 14:51

      Pour comprendre le monde d’aujourd’hui, il faut avant tout s’interroger sur l’origine et la destination des profits dans le monde de la finance mondialisée.


      • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 août 2022 15:26

        @Philippulus

        Même si l’évolution économico-politique vers un « mondialisme capitaliste » est une réalité il y a, non pas un problème mais un drame religieux : la criminalité religieuse, qui ne dépend pas principalement de cette réalité.

        Si cette criminalité a pu être mise en place dans l’islam, il y a 14 siècles, pour le présent de l’époque et pour le futur, c’est parce que, jusque là, le judaïsme et le (faux) christianisme avaient cultivé la croyance en une « bonne violence voulue par Dieu » à l’époque de l’Ancien Testament.

        On n’éliminera pas les très concrètes mises en application de la violence islamique dans le monde futur si l’on ne met pas en débat cette histoire de la croyance religieuse criminogène.


      • Clark Kent Philippulus 25 août 2022 16:25

        @Pierre Régnier

        lien


      • Jean Keim Jean Keim 26 août 2022 08:53

        Chaque être humain EST ce qu’il pense être, que faut-il dire de plus ?

        Nous sommes globalement dans une phase de changement, seulement la plus grande part des êtres humains cherche une réponse dans ce qui s’offre à elle comme solution, sans s’efforcer de se démarquer des idéologies consensuelles, les religions ne font pas des esprits religieux mais des esprits radicalisés, l’Islam n’est pas en reste, elle est une régression notamment en rétablissant la loi du talion, ce qu’un esprit embrigadé aura toute les peines du monde à percevoir.

        Ce n’est pas l’ouverture d’esprit qui la plupart du temps favorise l’expansion d’une religion (comme l’Islam) mais la force de sa violence qui n’est pas due uniquement à des actes terroristes, mais également à cette violence qui se manifeste dans son catéchisme, en menaçant des pires tourments ceux qui s’écartent des préceptes.

        Si une démarche religieuse n’émancipe pas, alors elle vient des hommes et non pas de la source fondamentale, elle doit être rejetée, abandonnée.

        Toutes les religions ont trahie leur message originel en l’endoctrinant, le Coran hypocritement vénère Jésus mais en rejette l’essence, les chrétiens n’ont pas fait beaucoup mieux.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 26 août 2022 10:59

          @Jean Keim

          Les « chrétiens » ont, dès l’origine du « christianisme » (après le rejet du marcionisme) ré-introduit la croyance criminogène de l’Ancien Testament dans leurs propres croyances. Cette croyance criminogène est incompatible avec le message de Jésus. 

          Moins grave que la croyance criminogène de l’islam, puisqu’elle ne concerne que le monde d’il y a 3000 ans, elle est tout de même toujours présentée comme sacrée dans le nouveau catéchisme. Je ne crois pas destructible la criminalité islamique si la croyance criminogène du (faux) christianisme n’est pas désacralisée.

          Les militants de la laïcité non religieusement croyants se trompent gravement quand ils pensent n’avoir pas à se mêler de théologie. Ils sont alors aussi responsables que les croyants face à la culture de la croyance criminogène.


        • Hamed 26 août 2022 11:30

          @Jean Keim

          Vous êtes dans la « pensée pratique », et une grande part de cette pensée ne pense que l’apparent pour l’être humain.

          Et tous les êtres humains croient penser leurs pensées, alors qu’en réalité, ils ne voient pas que la pensée pratique n’est là que pour leur donner ce pourquoi ils sont sur terre ; d’autre part, elle les laisse penser selon l’essence originelle qui est en eux, et cela relève de la Pensée Pure qui gouverne le monde.

          Quand vous dîtes Jean : " 

          Ce n’est pas l’ouverture d’esprit qui la plupart du temps favorise l’expansion d’une religion (comme l’Islam) mais la force de sa violence qui n’est pas due uniquement à des actes terroristes, mais également à cette violence qui se manifeste dans son ca] téchisme, en menaçant des pires tourments ceux qui s’écartent des préceptes.

          [...]

          Toutes les religions ont trahie leur message originel en l’endoctrinant, le Coran hypocritement vénère Jésus mais en rejette l’essence, les chrétiens n’ont pas fait beaucoup mieux. "


          C’est votre pensée pratique qui vous laisse penser ce que vous pensez, ce que vous croyez juste ; mais elle ne vous confirme pas intérieurement que ce que vous pensez est juste. Et c’est la raison pour laquelle, dans une discussion entre amis, entre collègues ou au sein de votre famille ou dans n’importe quelle situation, vous ne pensez ou n’émettez que des opinions pratiques comme d’ailleurs dans votre commentaire.

          Et ce processus est commun à tous les êtres humains sans exception. Mais ce qui est rare, c’est que lorsque l’être humain s’élève sans même qu’il le sache, et qu’il se sent qu’il ne pense pas comme les autres. Et c’est cela qui différencie les êtres humains et ces derniers qui pensent autrement sont rares, très rares. Généralement des savants ou de grands philosophes ; et c’est là où entre la Pensée Pure.

          Ces êtres humains qui n’ont rien fait pour ce pourquoi ils sont sont dans une certaine façon des êtres élus parce qu’ils sont traversés par la Pensée Pure. Si on prend Newton, Descartes, Pasteur, Einstein, Adam Smith ou Keynes et tant de milliers et Platon, Aristote et tant d’ordre, ces êtres humains qui ont émis des doctrines, ou découvert des lois ou des remèdes pour guérir et apporter le bien-être, les êtres humains reconnaissent en eux les valeurs, mais dans l’absolu, ces valeurs leur ont été révélées par leurs pensées qui s’est élevé de la pensée pratique qui est commune à tous les êtres.

          On comprend dès lors qu’ils ont hérité de la Pensée Pure pour arriver à ce qu’ils doivent apporter à l’humanité.

          Tout ce qui est dit dans ces mots, pour simplement, que vous fassiez la distinction de la Pensée Pure qui est métaphysique, herméneutique, l’être humain traversé par Elle est subissant mais aussi acteur alors que la pensée pratique reste un existant fait de beaucoup d’apparent, et donc loin de la vérité des êtres humains dans leur existant, dans leur étant qui leur est « donné ».


        • Jean Keim Jean Keim 26 août 2022 19:42

          @Hamed

          La pensée effectivement devrait se limiter à l’aspect pratique de l’existence car de par sa nature processuelle elle ne peut manifester que ce qu’elle puise dans des mémoires.

          Si vous étiez pleinement en accord avec votre commentaire du 28/8 11:30, vous rejetteriez les religions y compris celle initiée par le Coran, il est urgent que l’esprit religieux l’emporte sur les idéologies en général et la religiosité en particulier, c’est l’essence même de la spiritualité.

          Il est à noter que vous éludez ce qui est... dérangeant dans le Coran.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 26 août 2022 21:11

          @Jean Keim

          Vous dites : « il est urgent que l’esprit religieux l’emporte sur les idéologies en général et la religiosité en particulier. »

          J’avoue n’avoir pas compris votre opposition entre l’esprit religieux et la religiosité.


        • Hamed 27 août 2022 00:27

          @Jean Keim

          Je vous comprend parfaitement quand vous dites " La pensée effectivement devrait se limiter à l’aspect pratique de l’existence car de par sa nature processuelle elle ne peut manifester que ce qu’elle puise dans des mémoires.

          « 

          Effectivement, sans même que vous preniez conscience vous vous scindez en deux personnes, votre » moi « d’abord et votre » soi « , comme s’ils étaient indépendants alors que tous deux sont régis par votre pensée.

          Comme je l’ai dit, tous les êtres humains sont régis par la pensée pratique, vous cherchez à vous élevez à la Pensée Pure, mais vous n’arrivez pas. Cette Pensée Pure, Emmanuel Kant, le célèbre philosophe allemand en a développé les formes sur le plan moral essentiellement, et peu sur le fond.

          Cela ne signifie pas que vous êtes dans l’erreur même si vous l’êtes, votre pensée » pratique « reflète dans un certain sens votre incompréhension de ce qui se passe en vous, vous cherchez et c’est cela qui compte.

          Quand vous répliquez et me dîtes » Si vous étiez pleinement en accord avec votre commentaire du 28/8 11:30, vous rejetteriez les religions y compris celle initiée par le Coran, il est urgent que l’esprit religieux l’emporte sur les idéologies en général et la religiosité en particulier, c’est l’essence même de la spiritualité. « 

          Si vous pensez que je devrais rejeter les religions, je vous fais remarquer encore que vous êtes dans la pensée » pratique « . Vous êtes loin du fond du sens du pourquoi l’avènement des religions.

          Prenez hamia qui ne cesse de citer les versets du Coran, il n’a pas compris que le Coran n’a pas besoin de publicité ni toute religion. Pourquoi ? Pour la simple raison, que tous les êtres humains ont été » créés « , et surtout ils sont cruels, et cela reste dans leur nature depuis la nuit des temps.

          Ce qui signifie en clair qu’ils sont ainsi et cela relève de leur » pensée pratique « , en perpétuel en conflit intérieur entre le moi et le soi, deux êtres en un seul être qui n’arrive pas à se concilier et qui fait l’angoisse de leur existence.

          Précisément la Pensée Pure qui gouverne la Création a résolu en partie cette cruauté humaine qui est en fait naturelle, à l’époque romaine, on faisait s’entretuer dans les lieux de spectacle des êtres humains (gladiateurs) et avant l’empire romain, on jetait en pâture des êtres humains aux lions, et on riait.

          On tuait par jeux. L’Ordre de Création a décidé autrement de cette inhumanité en humanisant les êtres humains qui étaient en fait inhumains par nature, inconscients de leur état animal. Les êtres humains vivaient comme dirait Freud leur »ça« auquel il ne pouvait opposer ce pourquoi ils étaient créés, et ce pourquoi est leur »humanité« et non leur »animalité« .

          D’où les Messagers de la Pensée Pure et les religions et malgré cela des guerres de religions. L’être humain est un éternel incorrigible, et cela fait partie du sens de son avènement sur terre. Ainsi va je dirais le monde comme on le voit aujourd’hui entre les peuples et les nations entre elles.

           » L’humanité est un long cours d’éternité. "


        • Jean Keim Jean Keim 27 août 2022 08:44

          @Pierre Régnier

          Religiosité : inclination vers la religion en général.

          Religieux : étymologiquement (dico. Littré) relegere, recueillir et/ou religare, relier.

          Nous sommes naturellement religieux dans le sens étymologique ou nous ressentons plus ou moins, quand nous sommes recueillis, que nous sommes reliés à un inconnu fondamental que la pensée ne peut pas appréhender ; des hommes retors savent exploiter, parfois inconsciemment, ce ressenti pour exploiter leurs semblables, leur profit est tout autant matériel que psychologique, c’est la religion dans toute son horreur et la religiosité va parfois (souvent ?) jusqu’à étouffer ‘’dans l’âme’’ l’élan naturel religieux en le remplaçant par un catéchisme aliénant, curieusement ‘catéchisme’ signifie faire du bruit et il contient un suffixe homophone de ‘schisme’.

          Il n’y a donc pas vraiment d’opposition, simplement insidieusement dans une conscience la religion remplace l’esprit religieux, comme le mal empêche le bien de se manifester.

          Les religions ne sont finalement que de la manipulation mentale.

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