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Accueil du site > Tribune Libre > Contre les inégalités extrêmes, exigeons la mise en oeuvre de droits (...)

Contre les inégalités extrêmes, exigeons la mise en oeuvre de droits universels et inconditionnels !

"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ...mais certains sont plus égaux que d'autres " ajoutait Coluche - inspiré peut-être par la lecture de la Ferme des animaux de George Orwell dans l'extrait suivant : "Et quand la jument Douce demande à l'âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu'il n'en reste plus qu'un seul :Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres."

Photo de couverture du dernier rapport de l'OXFAM :

Un homme poussant son vélo chargé de pastèques passe devant un panneau publicitaire d’Oman Air, faisant la promotion de ses prestations enpremière classe, Népal (2013). Photo : Panos/GMB AKASH

 
 

L'article premier de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 semble aujourd'hui avoir perdu beaucoup de sa force tant les inégalités sociales sont en train de dresser les uns, les nantis, contre les autres, les exclus. Sous le jeu permanent des intérêts particuliers et catégoriels la société est en miette. La solidarité n'est plus de mise et, succombant à la démagogie fiscale les gouvernants renoncent à lever l'impôt pour permettre à chacun de jouir des droits élémentaires à une existence digne, à l'accès aux soins, au bien-être des enfants, à l'éducation. Les exclus, les chômeurs et les précaires sont condamnés en permanence à révéler leur situation de miséreux pour avoir accès à des aides de survie, devant une classe moyenne suspicieuse qui s'accroche à son emploi et à son pavillon et qui accepte de moins en moins d'être la seule à devoir payer pour cette solidarité élémentaire. Pendant le même temps une petite minorité, ces 1 %, libérée de toute contrainte fiscale, avec la complicité des gouvernants,( Le Luxembourg, pays membre de l'UE est à la pointe dans l'optimisation fiscale -Le Monde du 05/11/2014 - lien -) accumule et dépense sans compter dans un univers " hors-sol" totalement déconnecté de toutes les contingences du quotidien de la majorité de la population.

Le "coût des autres" l'emporte sur l'empathie. Tout se passe comme si une partie de la population était gagnée par cette « fatigue de la compassion », selon la formule de Julien Damon (Le Monde du 17/10/2014 : lien ). Les dispositifs mis en place au profit des plus démunis, ne permettent pas de sortir de la pauvreté. Au contraire pour connaître le maquis des aides et prestations ou pour faire valoir ses droits il faut s'installer "pour de bon" dans la précarité et ne pas avoir ni fierté ni amour propre pour remplir les multiples formulaires ou répondre aux questions inquisitrices des services sociaux. L'exemple du RSA dont le montant varie avec les revenus du travail et la situation familiale n'encourage pas le retour à l'emploi surtout si celui-ci est partiel ou temporaire, poussant ainsi l'allocataire à l'inactivité et à la marginalisation. Ainsi, une aide, transitoire par nature, peut se transformer en un boulet qui vous enfonce.

La machine à exclure tourne à fond. Le nouveau rapport de l'UNICEF «  Les enfants de la récession  » montre que 2,6 millions d'enfants ont plongé sous le seuil de pauvreté dans les pays les plus riches du monde depuis 2008, portant l’estimation totale à 76,5 millions d’enfants. En France, ils sont 440 000 enfants pauvres supplémentaires. Dans son rapport annuel, le Secours catholique constate une aggravation de la pauvreté des seniors, et en particulier des femmes. Les étrangers en grande précarité sont aussi de plus en plus nombreux.( Libération du 5/11/2014 ). Dans le dernier rapport de l'OXFAM "A égalité ! Il est temps de mettre fins aux inégalités extrêmes", on peut lire : "Les inégalités économiques extrêmes ont explosé dans le monde ces 30 dernières années, jusqu’à représenter l’un des plus grands défis économiques, sociaux et politiques de notre époque. Les éternelles inégalités fondées sur le sexe, la caste, la race et la religion (des injustices en elles-mêmes) sont exacerbées par le décalage qui se creuse entre les nantis et les démunis." 

"La liberté est une illusion, si une classe d’hommes peut impunément en affamer une autre ; l’égalité est un leurre aussi longtemps que les riches exercent le droit de vie et de mort sur leurs concitoyens. La République est un fantôme si les trois quarts des citoyens ne peuvent payer les denrées sans verser des larmes"écrivait Jacques Roux, ce curé rouge, dans le cadre du débat sur la Constitution de l’An 1 et la nouvelle Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 23 juin 1793 qui reprend les droits politiques et garanties juridiques de l’homme déjà présents dans la Déclaration de 1789 mais en leur donnant un contenu démocratique et social plus précis.

Après plus de deux siècles de capitalisme et trente années de casse sociale sous le joug d'un système économique mondialisé totalement libéré des contraintes des Etats, tout est à reprendre, tant les nations sont défaites.

VERS DES DROITS INCONDITIONNELS ET UNIVERSELS

Avant que le chaos ne l'emporte dans cette "guerre de tous contre tous", reconstruire ce qui nous unis, ce commun accessible à tous est une impérieuse nécessité. Ce qui fonde notre qualité de citoyen est, d'une part, de pouvoir exercer un droit où que l'on se trouve sur le territoire et quelque soit sa condition et, d'autre part, de contribuer selon ses moyens à l'exercice de ce même droit par les autres citoyens. Partager les mêmes droits au bien-être et à l'éducation pour les enfants, à l'accès aux soins, à une existence digne par exemple, n'est-ce pas contribuer à l'émergence d'une société qui accepte de construire un art de vivre fondé sur des valeurs communes ? Un droit n'est pas, contrairement à une aide, la manifestation de la compassion d'une catégorie humaine envers une autre. Il ne peut pas être modulé ou réservé à une seule classe de la population. Il est par nature universel et inconditionnel. C'est à l'ensemble de la nation de se donner les moyens de permettre à tous de jouir de ce droit. Réserver par compassion ou solidarité un droit aux plus démunis, comme c'est souvent le cas, c'est appauvrir ce droit. C’est encore ce que vient de faire le gouvernement en brisant l’universalisme du système de protection sociale, dont les allocations familiales constituent le socle. Les allocations familiales ne seront plus du même montant pour tous. Ce montant sera conditionné au niveau des revenus de la famille. Or c'est bien l'universalisme qui constitue le ciment qui légitime l’ensemble d'un modèle social. C’est parce que les couches aisées jouissent aussi du même droit à l'allocation familiale qu’elles acceptent d’y contribuer beaucoup plus que les autres. Les cotisations qu’elles paient sont proportionnelles à leurs revenus. Les allocations qu’elles reçoivent représentent beaucoup moins pour elles que pour les plus démunis, mais constituent le fil qui les rattache à un système d’ensemble. Enfin l'inconditionnalité libère chacun d'apporter la preuve de sa condition d'ayant-droit.

Au fil de ces deux derniers siècles, les progrès techniques ont permis une progression ininterrompue de la richesse produite, mais celle-ci est captée par une petite minorité. En 2014, le niveau des inégalités et le poids des patrimoines sur les revenus sont comparables à ceux qui existaient avant 1914, un siècle auparavant (Thomas Piketti- Le capital au XXI ° siècle ).

  • Au niveau mondial : la moitié de la richesse appartient à 1 % de la population, les 99 % se partagent l’autre moitié, en 2014 ,67 personnes (85 en 2013) possèdent ce que possède la moitié de la population mondiale la plus pauvre.
  • Aux Etats-unis : les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90 % les moins riches se sont appauvris.
  • En Grande Bretagne : 5 familles sont plus riches que 20% de la population soit 12 millions de personnes.
  •  En France : La crise frappe bien davantage les ménages les plus modestes. En 2013, la richesse des 500 premières fortunes a augmenté de 25 %. Entre 2008 et 2010, le niveau de vie moyen annuel (après impôts et prestations sociales) des 10 % les plus riches, a augmenté de 1 795 euros, soit + 3,2 % , Les 10 % les plus pauvres, ont perdu 360 euros soit une baisse de 4,3%.

 Face à ces inégalités extrêmes il est temps de réveiller les consciences pour redéfinir les droits universels et inconditionnels que nous souhaitons partager dans notre espace politique en refusant que la majorité continue à baisser la tête et à devoir se contenter de la compassion des gagnants pour survivre.Il faut reprendre chacun des droits que l'histoire des mouvements sociaux a conquis au fil du temps ( Voir la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ), faire l'état des lieux des dégradations dans le respect de ces droits dans le domaine de la santé, de l'éducation, du travail et de la dignité humaine et établir la juste contribution de chacun à la hauteur de ses moyens pour rendre inconditionnels et universels tous ces droits que nous acceptons de partager. Il y a suffisamment de moyens pour que chacun participe à sa mesure, dans la plus grande transparence, et suivant un mode de calcul de sa contribution simple, progressif et universel qui ne souffrirait d'aucune exemption. Rendre entièrement gratuit et public l'accès aux soins, l'école fondamentale pour tous jusqu'à 16 ans et l'accès à la formation de son choix sont déjà des chantiers à réactiver tant les dégâts de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes sont importants dans ces deux domaines. Face à la division sociale du travail, à son intermittence, à la diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée, au nécessaire partage du travail par la réduction du temps de travail, allouer un revenu d'existence inconditionnel et universel de la naissance à la mort, permettrait une socialisation accrue du revenu. "Ce serait le sens d'un revenu universel garanti ou d'un salaire social déconnecte du travail, non dans sa version libérale d'une aumône de survie,mais dans une logique du droit à l'existence et de l'extension des domaines de gratuité." (Daniel Ben Saïd - Eloge de la politique profane ). Sans remettre en cause le régime de retraite par répartition, ni le système de l'assurance chômage, ce revenu primaire universel se substituerait à toutes les aides conditionnées que sont actuellement les allocations familiales, les aides au logement, les bourses d'études, le RSA et le minimum vieillesse ( ASPA). A ces aides diverses et complexes à mettre en oeuvre et à percevoir, stigmatisantes et dévalorisantes, divisant encore la société en de multiples sous catégories d'ayant droits, il faut opposer un droit inaliénable, individuel et universel à un revenu d'existence minimal.

La liste et la qualité des droits auxquels chacun peut prétendre dépendent du niveau de socialisation qu'une communauté politique se donne. On peut discuter de l'extension des droits à d'autres domaines comme le droit à la mobilité avec l'accès pour tous à un mode de transport gratuit ou à l'allocation d'un dividende énergie universel à la condition que pour chaque nouveau droit on soit capable de se donner les moyens pour que tous puissent l'exercer et en jouir.

Nous sommes à la croisée des chemins, il est encore temps de choisir entre une société duale où deux mondes se font face, le premier toujours plus avide toujours plus minoritaire interdisant au second, majoritaire, de vivre dans le bien-être et la dignité et un monde où tous sans exception jouissent réellement des mêmes droits en gardant comme seule perspective le premier article de la constitution de 1793 :

"Le but de la société est le bonheur commun."

LA SCIENCE DU PARTAGE


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28 réactions à cet article    


  • jpm jpm 7 novembre 2014 09:41

    Bonjour Karol,

    A propos de la remise en cause de l´inconditionnalite des allocations familiales, une petite video de 4 minutes de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) sur les consequences de la mise sous conditions de ressources des allocations familliales.


    • Karol Karol 7 novembre 2014 11:46

      Merci. Très bon document bien argumenté.


    • jpm jpm 7 novembre 2014 13:48

      en parlant de droits universels, notre cher président a évoqué hier l’élargissement du service civique en un service civique « universel », sur la base du volontariat dans un premier temps … mais surtout du bénévolat. En effet, à l inverse de l´actuel civique chichement rémunéré (moins de 600 euros par mois, soit à peine plus que les minima sociaux) notre cher président compte désormais donner le droit à nos concitoyens… de donner gratuitement de leur temps. Il a même parlé d´organiser un referendum pour en faire un devoir, comme si c´était la priorité de trouver le moyen de faire travailler gratuitement les gens.

      Curieuse forme de sevice universel dans l´esprit de notre président… car là où au contraire, on aurait souhaité un droit universel à pourvoir effectuer librement un service civique rémunéré pendant une période suffisamment longue… on obtient un devoir universel de donner gratuitement son temps. Affaire à suivre donc...


    • njama njama 9 novembre 2014 15:32

      un service civique « universel », [...] notre cher président compte désormais donner le droit à nos concitoyens… de donner gratuitement de leur temps. Il a même parlé d´organiser un referendum pour en faire un devoir, ...

      le mythe de la mixité sociale, comme du temps de la conscription ?
      F Hollande confond bénévolat et service civique !
      En même temps, s’il ressert le couvert avec un service qui serait « obligatoire », ça va restaurer du coup le statut d’objecteur de conscience parce que s’il croit que tous les jeunes seraient prêts à travailler pour des prunes, il se fout le doigt dans l’oeil... d’ailleurs, quel syndicat pourrait être d’accord avec cela ?
      Sous des allures d’être innovant, F Hollande flirte à droite, et s’affiche dans la parfaite continuité de son prédécesseur N Sarkozy :

      LE MYTHE DE LA CASERNE

      Le service militaire, classe prépa de la vie en société ?

      Les nostalgiques de la conscription voient dans le service militaire une préparation au « vivre ensemble ». Une erreur qui en dit long sur une certaine idée de la société et des qualités nécessaires pour s’y intégrer.

      [...]
      Ainsi la charte des valeurs du service civique (crée en 2010 à la demande du Président Nicolas Sarkozy pour remplacer le service civil volontaire) met-elle à l’honneur la solidarité, l’épanouissement, le respect et la mixité sociale – des idées par ailleurs associées à l’expérience du service militaire.
      [...]
       L’idéalisation posthume du service militaire n’a d’égale que la reconnaissance de son rôle présumé dans l’apprentissage de la vie sociale.

      Or c’est là que le bât blesse : voir dans le service militaire une initiation au sacro-saint « vivre ensemble », c’est méconnaître les différences fondamentales entre la caserne et la société, l’obéissance et la civilité, la camaraderie et le lien social, et plus généralement entre les groupes restreints et les groupes plus larges, où le prochain est un inconnu. L’ordre militaire du contingent ne prépare pas les conscrits à l’ordre spontané de la société, ni les règlements et feuilles de routes aux lois non écrites de l’interaction sociale, bien plus nombreuses et subtiles. En d’autres termes, le service militaire n’est en rien une « préparation » à la vie en société. Il en est plutôt l’antithèse.

      Ce gouffre entre discipline militaire et adaptation sociale dépasse la distinction banale entre le front et la vie civile. Ceux qui aujourd’hui voient dans le service militaire un remède à la décadence des sociétés occidentales oublient que celles-ci se sont formées non sur le modèle des casernes mais sur le principe de la coexistence pacifique de volontés distinctes et souvent opposées. Sans doute apprend-on aux conscrits à faire passer leur intérêt personnel après les ordres de l’instructeur. On ne leur apprend pas à tolérer cette valse des intérêts privés qui caractérise les sociétés ouvertes, où le respect des hiérarchies est limité à l’entreprise et présuppose le consentement de l’intéressé. Les Spartiates ne comprennent pas Athènes.

      On rétorquera que, malgré les insuffisances que nous venons d’évoquer, un retour du service militaire aurait au moins le mérite de « mater » les voyous. C’est probable. Faudra-t-il donc que, pour la rédemption de quelques égarés et sous couvert d’égalité, des millions de jeunes marquent une pause dans leur travail et/ou leurs études dans un contexte économique déjà difficile ?

      http://marchegris.fr/2013/09/23/le-service-militaire-classe-prepa-de-la-vie-en-societe/


    • njama njama 9 novembre 2014 16:19

      Le « service civique universel », pour faire baisser les chiffres du chômage ?

      Les annonces de Hollande, un air de déjà-vu
      Le Monde.fr | 06.11.2014
      Développer le service civique est une promesse ancienne : dès sa campagne, François Hollande assurait : « Mon objectif, c’est 100 000 jeunes dans le service civique, à la fois pour rendre service à la nation et pour vous rendre service ». Il indiquait hier soir que seuls 35 0000 jeunes étaient actuellement dans le dispositif.
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/06/les-annonces-de-francois-hollande-un-air-de-deja-vu_4519904_4355770.html
      .
      La proposition de Hollande est très irréaliste, aux dires même des organismes qui le mettent en oeuvre :

      « 2 à 3 mois, cela n’est pas suffisant pour mener des missions en profondeur, et ainsi représenter une vraie étape dans la vie d’un jeune. »
      .
      « Sans cette indemnisation, on est dans le domaine du bénévolat, et non plus du service civique, »
      .
      1 place pour 4 volontaires
      .
      http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20141107.OBS4409/rendre-le-service-civique-universel-le-modele-existant-a-fait-ses-preuves.html
      .


    • larebil 7 novembre 2014 11:37

      Mon voisin est plus beau que moi, il n’existe pas de moyen de me rendre plus beau, alors par soucis d’égalitarisme je demande qu’on lui crève un œil ? Non, bien sur.

      Mon voisin est plus riche que moi, il n’existe pas de moyen de me rendre plus riche « par mon travail », alors par soucis d’égalitarisme je demande qu’on lui prenne une partie de sa richesse pour me la donner ? Pour moi, c’est toujours inacceptable, mais pour vous c’est indispensable.

      Aux états-unis, les riches participent volontairement (et massivement) à la redistribution des richesses, avec l’avantage que l’utilisation de cet argent est alors contrôlé pour qu’il vienne en aide à ceux qui réellement ne « peuvent pas ». En France on le fait de force (et on en prend jamais assez selon certains), et cet argent est ensuite redistribué autant à ceux qui ne veulent pas que ceux qui ne peuvent pas. Conclusion, ceux qui ne peuvent pas (et qui seuls méritent d’être aidés) reçoivent moins que ce qu’ils pourraient recevoir.


      • Karol Karol 7 novembre 2014 11:55

        Vous m’avez mal compris. Il ne s’agit pas d’égalitarisme ; chacun est libre de conduire sa vie, d’avoir les capacités et la chance de la réussir mais personne ne devrait devoir la perdre ou souffrir d’un manque de soins, d’éducation ou de bien être élémentaire ; il y a suffisamment de richesse pour éviter que cela se produise sans faire appel à la compassion des puissants.


      • larebil 7 novembre 2014 15:00

        Le problème c’est de quantifier le niveau minimum de soins, d’éducation ou de bien être au sens large.

        Supposons qu’une société américaine mette au point un traitement à prendre à vie et qui permet de faire gagner une année de vie à chaque être humain. Mais ce traitement coûte 10 000 € par personne et par an. Est-ce que la Sécu devrait prendre en charge ce traitement pour tous ? Si vous répondez oui, on arrive à la question suivante : comment financer les 660 milliards d’euros qui partiraient vers les Etats-Unis pour le payer ?

        Dans chaque volonté de « faire le bien » pour les uns (celui qui reçoit), il est nécessaire de fixer jusqu’à quel point on accepte de faire le mal pour les autres (celui qui donne, si c’est de force, c’est lui faire du mal). La seule réponse est « on n’accepte pas de faire le mal pour les autres », on les laisse choisir eux même, car sinon, il n’y en aura jamais assez, ça finira donc dans la confiscation totale.

        Pour « votre bien » l’état a inventé la vignette (c’était pour les vieux, ça partait d’un bon sentiment, fallait être d’accord, pas de chance, ils n’en ont jamais vu la couleur), la redevance télé (c’est pour votre bien, puisque c’est pour diffuser la culture), la csg (c’est pour couvrir le déficit de la sécu, pas de bol on a beau augmenter la csg la sécu est toujours en déficit), ... Dernier exemple en date ? Les taxes écologiques, c’est pour le bien de la planète (qui n’en a strictement rien à faire d’ailleurs, à moins de croire en « Gaïa »).

        Hollande à promis hier qu’il n’y aurait aucune hausse d’impôt en 2015, pour personne. Certains ont compris jusqu’en 2017, les naïfs. Je prend le pari qu’avant fin mars 2015 il y aura au moins une nouvelle taxe annoncée (devenue indispensable parce quelle aura un objectif « noble » ou parce qu’un évènement imprévu ne permettra pas de faire autrement), une hausse d’une taxe existante (parce que c’est une taxe donc pas un impôt ou parce que c’est une taxe sur les entreprises donc pas sur les personnes), ou une annonce de suppression d’un avantage fiscal (parce que changer la base d’un impôt ce n’est pas augmenter son taux). Ou bien sur ce sont les charges ou les impôts locaux qui augmenteront par transfert la pression totale des dépenses publiques augmentera bien.


      • julius 1ER 9 novembre 2014 09:29

        @larebil

        çà ne te pose aucun problème, ni questionnement qu’une soixantaine d’individus se partagent l’équivalent de ce que devraient avoir 3,5 milliards d’individus, qu’en Angleterre quelques familles possèdent l’équivalent de ce que devraient avoir 12 millions de personnes ?????????????
        çà ne te pose aucun questionnement sur le fonctionnement de l’économie, sur le comment on en arrive à de telles inepties économiques ??????
        faut-il rappeler à des gens comme toi que l’économie suite à la seconde guerre mondiale visait à assurer la prospérité pour le plus grand nombre or depuis une trentaine d’années « ce pacte » ou cet objectif n’est plus de mise, les inégalités ne font que se creuser et toi çà ne t’interpelle même pas !!!
        et bien continuons comme çà et on verra ce qu’il adviendra de cette société !!!!!!!!!!!!! 

      • larebil 9 novembre 2014 14:25

        « qu’une soixantaine d’individus se partagent l’équivalent de ce que devraient avoir 3,5 milliards d’individus »

        La seule question que je me pose suite à cette phrase c’est « qu’Est-ce qu’elle signifie ? ». C’est surtout le « devraient » qui me choque.

        « l’économie suite à la seconde guerre mondiale visait à assurer la prospérité pour le plus grand nombre »

        oui, ça s’est appelé les 30 glorieuses. Puis, le socialisme est arrivé en France en 1981, et depuis c’est les 30 piteuses. On prélève de plus en plus aux « riches » (enfin, pas les super riches, eux ils peuvent s’exiler donc ils s’en fichent) pour donner aux pauvres et il y a de plus en plus de pauvres (enfin, ça dépend de ce qu’on appelle pauvre, car le pauvre en France a un train de vie équivalent à celui de la classe moyenne dans beaucoup d’autres pays). Pendant ce temps la, en Chine on leur a dit « bossez pour vous, ne bossez plus pour les autres, on a compris que c’est comme ça qu’on fait progresser le plus vite et le mieux la richesse collective et qu’elle se partage alors toute seule », et maintenant la chine est la première puissance économique, et une grande partie de leur population est déjà sortie de la pauvreté. Et ça, ça ne vous questionne pas ?


      • Piotrek Piotrek 7 novembre 2014 12:17

        Il ne faut surtout pas intégrer ce genre de choses dans une constitution, on aurait ensuite tendance à y inclure tout le reste (qui va construire les routes etc etc)

        La constitution c’est l’organisation du pouvoir point.

        La nouvelle constitution c’est pour redonner le pouvoir aux citoyens, c’est créer un vrai débat, se décarcasser pour convaincre, et laisser le vote se faire : 1 citoyen = 1 voix.

        Si la majorité des citoyens décident dans votre sens tant mieux. Mais vous n’avez pas le droit d’inclure des choses qui ne concernent pas exclusivement le pouvoir.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 12:43

          Piotreck
          Constitution : définition d’une Constitution.
          La Constitution ce sont les rapports entre le pouvoir de l’ Etat et les citoyens.

          Pour cela, il faut qu’il existe « un demos », un peuple, donc des frontières.
          Il n’y a pas de peuple européen.
          Le droit européen est supérieur aux droits des Etats.
          Et la Constitution des européens, c’est le traité de Lisbonne.
          Qui dit que les décisions ne se prennent plus au niveau national, mais européen.


          Donc dans l’état actuel des choses, une Constitution nationale n’a aucune utilité.
          Il faut d’abord sortir de l’ UE, c’est ce qu’explique Etienne Chouard.
          Mais certains continuent à ne pas entendre ce qu’il dit.... dont vous. 

        • Piotrek Piotrek 7 novembre 2014 12:50

          Ha mais je vous répète que pour moi la sortie de l’UE ou non, ce n’est juste qu’un paramètre.

          En revanche vous voulez sortir de l’Europe sans vraiment faire du Chouard constituant derrière.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 13:19

          Piotreck
          L’UPR n’a pas la même analyse des causes que Chouard.

          La question centrale, c’est qui décide et où ?
          Où est exactement le lieu du pouvoir des décideurs actuellement ?

          Dans l’ UE, les citoyens n’ont aucune prise sur les lieux de décisions et de pouvoirs.
          Les élus (nationaux et européens) ne décident rien d’important, et les décisions sont prises par des non élus, qui se cooptent entre eux. Elle est là la vraie raison de la disparition de la démocratie, pas dans « qui va écrire la Constitution ? »


          Représentants du peuple tirés au sort ou élus, quels pouvoirs de contrôle et d’action, ont les citoyens français :

          * sur le FMI à Washington ?

          * sur la BCE à Francfort ?

          * ou sur la Commission européenne ?

          Nada, aucun pouvoir ! Zéro + zéro = la tête à Toto !


          Il n’y a qu’au niveau national, comme en Suisse, que les responsables ont des comptes à rendre aux citoyens. C’est la question de la souveraineté qui est centrale, donc la sortie de l’ UE.

          « Représentants » tirés au sort ou élus, ils « représentent » de toute façon les citoyens.
          La forme que doivent prendre ces « délégations de pouvoir », c’est aux citoyens d’en décider, pas à vous, ni à Chouard.
          Si les Français veulent le tirage au sort, il faudrait quand même penser à leur demander leur avis ?!
          Ou vous comptez le leur imposer ?

          Quant à la Constitution, jusqu’à présent, je connais les propositions de l’ UPR, parce qu’elle sont dans le programme. Chapitre 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 par exemple.

          Mais aucune proposition de vous ou de Chouard ou de quiconque.
          Si vous voulez une autre Constitution, c’est pour y mettre quoi ?
          Si vous ne savez qu’y mettre, à quoi bon perdre son temps à discuter ?

          Si c’est pour qu’on y retrouve :
          * le vote blanc
          * le referendum d’initiative populaire
          * 2 mandats pas plus
          * inéligibilité à vie des condamnés pour corruption etc
          Tout cela est déjà dans le programme de l’ UPR.



        • Piotrek Piotrek 7 novembre 2014 13:55

          Car vous n’avez pas compris la démarche de Chouard, comme l’auteur.

          Le but en soi n’est pas d’écrire une constitution. C’est de créer un système politique immunitaire incorruptible.

          Exemple simple :
          L’UPR propose de nationaliser les médias. C’est compréhensible. Mais comment par confiscation ou rachat de part ? Les médias privés ne vont-ils pas diaboliser l’UPR jusqu’à la mort ?

          Dans un système de démocratie directe, il n’y a pas de « grand plan »
          - Nationaliser les médias ? Le peuple vote
          - Nationaliser en rachetant ou en confisquant ? Le peuple vote
          Avec un débat de qualité qui va révéler les enjeux et les coûts, le peuple décidera. Pas moyen de corrompre 51% de la population, et si le peuple se goure : il continuera à gouverner par la suite quoiqu’il arrive.

          Un simple changement de système rend la politique, la vraie, indestructible.

          L’étude de cette constitution nous concerne tous, et une fois la constitution en place, la bataille ne fera que commencer


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 19:11

          Pour éviter la corruption du monde politique :
          * il faut limiter à 2 mandats pour en finir avec la politique professionnelle.
          * permettre le financement public des petits Partis (et pas imposer 5% des suffrages)
          * contrôler régulièrement les conflits d’intérêts
          * interdire les lobbies
          * contrôler le financement des Think tank.
          * et un Conseil Constitutionnel formé de juges et pas d’anciens politiques.


          Toute la philosophie de Chouard repose sur l’idée que les citoyens lambda sont aussi honnêtes que lui, et n’ont qu’une idée, c’est le bien public ! Rêve !

          Allez passer quelques jours aux audiences des tribunaux, vous changerez vite d’avis. Des malhonnêtes lambda tirés au sort ne feront pas mieux que les politiques.


        • Piotrek Piotrek 7 novembre 2014 19:50

          La démocratie directe c’est :
          - La garantie que la politique professionnelle n’existe pas
          - La garantie que les partis n’existent pas, on vote idée par idée. Même si de grands courants émergent (libéraux, keynésiens...) on ne sera plus obligés de choisir tout le panier garni de l’idéologie : au cas par cas. On n’aura plus de trahison du style « plus personne n’aura à dormir sur un banc » (Sarkozy) « mon ennemi c’est la finance » (Hollande)
          - On a pas à créer un organe de « contrôle » des conflits d’intérêt : le débat le fera.
          - L’affaiblissement mécanique des lobbies (ou think tank) qui au lieu de s’adresser à un élu en douce, devront convaincre tous les électeurs en public.
          - Tous les organes doivent être repensés au cas par cas, rôle par rôle, par les citoyens et non plus contre les citoyens.

          Allez passer quelques jours aux audiences des tribunaux, vous changerez vite d’avis. Des malhonnêtes lambda tirés au sort ne feront pas mieux que les politiques.

          Car vous croyez qu’au lieu d’élire un président-roi on tire au sort un gogo-roi ? Vous n’avez pas compris la démarche (en construction) de Chouard ! Vous oubliez la division des pouvoirs ! L’importance du législatif face à l’exécutif !

          Là je vais être dur : les estimations d’immigrés en france vont de 350.000 à 20 millions ! Moi je crois qu’il faut percer l’abcès, arrêter l’hypocrisie, compter en parfaite indépendance, le nombre et le coût.
          Prendre (ou pas) les décisions par la voie du vote, et cesser cette exploitation permanente d’un coté comme de l’autre et enfin passer à la suite.

          La vraie démocratie, c’est un début,
          C’est pas un consensus : c’est un combat permanent mais non idéologique,
          C’est pas des vérités absolues : c’est un débat exigeant mais ouvert,
          C’est pas un avoir momentanément un représentant compatible avec ses idées à la tête du pouvoir, mais une succession de choix indépendants

          Si on vous dit clairement demain que conserver l’universalité des allocations familiales ca va couter 0.956% (au pif) de hausse d’impôts, et qu’on peut voter pour ou contre après un débat enflammé... ça vous semble pas vachement plus efficace que le prochain sauveur avec son panier garni ?


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 12:34

          Karol,
          Pour aider les autres pays, encore faut-il ne pas être ruinés...
          Pouvez-vous nous dire qui les Grecs peuvent-ils aider ? Absolument personne.


          Il faut savoir être égoïstes dans un premier temps, sortir de l’ UE et de l’euro, pour remettre l’économie en fonctionnement, sauver les emplois, et le modèle social français.

          Et sortir de l’ OTAN par la même occasion. On ne peut pas continuer à balancer nos bombes « démocratiques » sur des civils innocents, au nom du gaz et du pétrole, ou des intérêts géostratégiques des USA dans son bras de fer avec la Russie.

          Ensuite, on peut aider les autres. Il faut savoir définir les priorités.
          Et les priorités en France, ce sont les 8 ou 9 millions de Français en dessous du seuil de pauvreté, les entreprises qui ferment, les agriculteurs qui se suicident, et le modèle social qui part en barigoule, au nom de la « compétitivité ».

          « Sortir de l’ UE, de l’euro et de l’OTAN » par Vincent Brousseau, ancien économiste de la BCE, qui a fini par comprendre les buts de cette construction européenne.

          • Piotrek Piotrek 7 novembre 2014 12:45

            Il faut savoir être égoïstes dans un premier temps

            Non il va falloir montrer l’exemple, comme la France l’a fait à une autre époque, sinon on se fera soit corrompre, soit démolir. Faire de l’égoïsme c’est déclencher des égoïsmes ailleurs, c’est donc pousser à un cercle vicieux qui ne pourra que tendre à la baisse.

            sortir de l’ UE et de l’euro, pour remettre l’économie en fonctionnement, sauver les emplois, et le modèle social français.

            « sauver » dans le système actuel c’est faire du dumping, il n’y a pas de miracle. Sauver un système ça signifie tenter de sauver sa mathématique viciée.


          • lsga lsga 7 novembre 2014 12:48

            oui puis la souveraineté nationale, on a vu ce que ça a donné en Algérie : c’est une illusion.


            Dans le Capitalisme mondialisé, aucune souveraineté nationale n’est possible.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 13:21

            Piotreck
            Et quel exemple faut -il donner ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 13:25

            Piotreck
            Si l’exemple, c’est le boxon que Chouard plébiscite à St André de Valborgnes, vous risquez de ne pas faire beaucoup d’envieux !


          • Piotrek Piotrek 7 novembre 2014 14:01

            Fifi

            La démocratie directe, le droit de s’exprimer à ceux qui ne sont pas d’accord avec moi, un vote pour tous d’un pouvoir égal au mien.
            Ou si vous préférez : faire taire ceux qui ne cessent de hurler dans nos oreilles ce qu’on doit penser et voter sur les plateaux de télé, réduire le pouvoir du vote de ceux qui une fois élus, se comportent comme des roitelets.
            C’est la même chose, et le génie modeste et honnête de Chouard c’est ça.

            C’est ce que vous prêchez mais tout le contraire de ce que vous faites


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 21:54

            Pioteck
            Ils se comportent comme des roitelets parce qu’ils sont des politiques à vie !
            2 mandats et pas plus, et c’est terminé la politique à vie.
            Vous cherchez des choses compliquées où il n’y a pas la place.


          • Bastienou Carcajou 7 novembre 2014 14:44

            Nous allons rétablir des taxes protectionnistes pour les produits venant de pays où nos frères humains sont exploités.

            Nous refuserons les produits issus de pays où les conditions de travail ne comportent pas un minimum de sécurité et d’hygiène.

            Nous allons apporter une aide directe c’est-à-dire gérer par nous aux populations des pays avec lesquels nous concluront des accords impliquant cette clause pour favoriser les TPE et PME qui fixeront la population « au pays ». Une coopération existant déjà mais à grande échelle et sur laquelle nous garderons un droit de regard en particulier pour l’utilisation des fonds.

            Nous inciterons ces pays amis à dresser à leur tour des protections douanières afin de pousser à leur industrialisation.

            Par ce biais, nous créeront une amorce d’égalité économique sans une réelle mondialisation uniforme. Il ne s’agit pas de repli sur soi, mais d’une harmonisation dans le respect des différentes cultures.

            Pays des Lumières, nous mettrons ainsi en concordances nos intérêts économiques et nos convictions. Nous rétablirons nos finances publiques par notre labeur et nous montrerons au reste du monde que les Droits de l’Homme universels ne sont pas, pour nous, un vain mot.

            Cordialement


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 2014 19:15

              Bastienou,
              Merci de votre commentaire, c’est bien ce qu’il faut faire, mais.
              Tout ce que vous proposez ne peut se faire que dans un pays souverain.


              Remettre des taxes aux importations, passer des accords de coopération, contrôler les mouvements de capitaux pour éviter les délocalisations, tout cela est totalement contraire à la mondialisation et aux Traités européens.

              • Bastienou Carcajou 7 novembre 2014 23:08

                @Fifi

                Mais nous tirerons un bras d’honneur spectaculaire à la mondialisation heureuse et aux traités européens.

                Impossible, diront d’aucuns. À ceux-là je répondrai : « Impossible, disaient-ils tous. Un homme est venu qui ne le savait pas et qui l’a fait ».

                Soit nos 65 millions d’habitants comptent sur le marché et nous pouvons l’infléchir par une volonté inflexible, soit nous ne pesons pas grand chose et personne ne s’occupera de ce que nous faisons.

                Qui ose, vaincra. Sursum corda.

                Cordialement


                • Collectif Réaction Utopiste Collectif Réaction Utopiste 8 novembre 2014 20:20

                  ok, bien... qui s’y colle ? au boulot là !
                  Ah, non, pardon vous attendiez qu’un « autre » s’en charge en fait ?
                  Amère ironie,désolé.

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