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Accueil du site > Tribune Libre > Crache ta rigueur !

Crache ta rigueur !

Ils sont formidables, non ? Les gens du gouvernement de la France ! Oh si ! Je dirais même que je les trouve épatants ! Non mais, vous vous rendez compte ! Alors que nos “voisins” allemands et anglo-saxons (qui ne sont pas les derniers au classement ATP du PIB, loin s’en faut) viennent d’annoncer des plans d’austérité que, comme le camarade journaliste incroyablement inventif, je qualifierais de “sans précédent”, nous, en France, ben non. Tout va bien !
Mais comment se fait-il ?

La France d'Après.jpgOr, donc, le 7 juin dernier, Angela Merkel, mine contrite, annonçait à ses joyeux compatriotes que, vu le déficit de l’Allemagne, et vu surtout la dette qui ne cesse de se creuser, bref, que tout bien pesé, il allait falloir faire de lourds "sacrifices". Et hop, un plan d’économies de 80 milliards d’euros d’ici à 2013.
Le lendemain, le tout frais mais déjà pas très pimpant, Premier ministre britannique, le sieur Cameron, mine toute aussi défaite, n’y allait pas avec le dos de la cuillère à thé, en dévoilant, pour les mêmes raisons (déficit, dette) itou un plan d’économies assez gigantesque, promettant au passage, à ses ouailles, des “années de souffrance”.

Autant dire que ça rigole pas chez nos “voisins”

Pas besoin de sortir de la cuisse d’un prix Nobel d’économie pour deviner que lesdites “souffrances” et autres “sacrifices” se traduiront par une hausse des impôts.

Et nous ?
Non.

Il faut dire que - mais qui l’a oublié ? - dans cette crise “nous nous en sortons mieux que nos voisins” [il est permis, oui, de rire …]

En même temps, il n’a cessé, n’est-ce pas, de nous le rabâcher, ce fieffé Sarkozy, il “n’a pas été élu pour augmenter les impôts”. Et comme il a promis de faire ce qu’il a dit, il est - n’ayons pas peur des mots - considérablement embêté, ce garçon. Tant l’équation devient foutrement compliquée (rappelons, que d’après Fillon, nous sommes en faillite depuis trois ans déjà, soit bien avant que la crise ne survienne, celle qui augmente le déficit et creuse la dette).
Certes, pour qui veut bien s’en rappeler, “Ensemble, Tout Est Possible” [rires, là itou, vivement permis]. Sauf que, y’a des limites. Un peu.

En fait, la question est simple :
Comment se fait-il que des pays économiquement forts (sur le papier) s’engagent devant leurs concitoyens dans une politique de rigueur conjuguant réduction des déficits publics et hausse des recettes, donc des impôts, et pas nous ?
Serait-ce la marque du génie français ?
Serions-nous gouvernés, administrés, gérés par des super héros ?
Pardonnez-moi, mais ça se saurait ..

Ceci dit, notre sarthois-en-chef a quelque peu annoncé la couleur de la rigueur-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom, le samedi 12 juin, depuis la Salle Gaveau. Mais - et comme c’est bien étonnant - aucun journaliste (ou si peu) n’a décortiqué le petit plan-plan du Premier Ministre. Un plan-plan à la noix qui sent pas bon du tout, autant vous le dire tout de suite.

Mais entrons dans le vif.

Entouré de champions du monde du “parler vrai”, soit de Nadine Morano et de Xavier Bertrand, M. Fillon nous dévoila un plan de bataille visant (comme ses amis Cameron et Merkel) à réduire le déficit et cette fichue-dette-qui-ne-cesse-de-croître. Un plan d’économies sur 3 ans de 100 milliards d’euros.
Comme disait ce bon Michel Chevalet : “Comment ça maaaaarche, ton plan, François ?
T’inquiètes Michel, François l’explique très simplement, pour ne pas dire benoîtement de la façon suivante :

100 milliards que nous allons trouver pour la moitié dans les réductions de dépenses et pour moitié dans des augmentations de recettes !

STOooooOOP !

Vous notez au feutre rouge (mais nous y reviendrons, plus tard) : “et pour moitié dans des augmentations de recettes” (prenez cette phrase en photo, et laissez sécher).

Puis, emporté par son élan et son Mouvement Populaire, François nous explique qu’il va trouver – puisque c’est le verbe du premier groupe qu’il emploie - “45 milliards en réduisant la dépense publique, 5 milliards sur la réduction des niches fiscales” ..
… Et nous voilà tout ébaubis !
Ah ben, c’est ambitieux, tout de même !
Mais bon, c’est bien.
Je veux dire : d’avoir de l’ambition.

Mais quid de l’autre moitié (soit 50 milliards) ?

Ah ben, c’est tout ce qu’il y a de plus simple. François Fillon mise (ah, c’est un jeu ?) sur “35 milliards de rattrapage” (? ??) “après la crise” (C’est quand ça, "après la crise", M. Fillon ?) “des pertes de recette conjoncturelle” (ah, c’est conjoncturelle, donc .. Mais la faillite de la France en 2007, c’était quoi, alors, M. Fillon ?)

Et là, vous me dites : ne manquerait-il pas 15 petits milliards d’augmentation de recettes ?

… Patience, ça arrive …

Ces 15 milliards proviendront de la croissance, nous dit gentiment M. Fillon.
Ce qui oralement se traduit de cette façon :
Au fur et a mesure que la croissance revient, les recettes recommencent à croître.”.
Ce qui n’est pas faux (mais un peu léger, tout de même).
Encore faut-il que la croissance “revienne”, voyez-vous.

Ce qui est formidable, ce que dans la presse (mais la presse est formidable, c’est bien connu) de ce plan-plan, elle n’a retenu que les “45 milliards de réduction de la dépense publique”. Et le reste, non, ça l’intéresse pas.
Etonnant, non ?
Pourtant, c’est certainement la partie la plus intrigante du joli plan-plan de M. Fillon. Car ces augmentations de recettes sont subordonnées à la croissance.

Et c’est là que nous revenons à nos poids-lourds allemands et anglo-saxons : comment se fait-ils que ces deux champions économiques ne "misent" pas, eux, sur la croissance pour espérer augmenter leurs recettes ?
Peut-être - j’dis ça, j’dis rien - parce qu’ils ont consulté les avis de quelques éminents économistes (et c’est pas c’qui manque) et ont pu constater que la croissance sera molle, très molle dans les 3 années qui viennent. Et que donc, il ne faut pas trop compter sur elle pour augmenter les recettes. Mieux vaut augmenter les impôts, bref ne pas attendre, sinon, c’est creuser d’autant plus la dette déjà fort abyssale de leurs pays respectifs.

Or, donc, que va-t-il se passer ?

Eh bien, il est fort probable, que ce gouvernement, effectivement, ne va pas augmenter les impôts.
Il va donc, l’inconséquent, laisser filer la dette.
Pour deux raisons :

  • La première étant la réforme des retraites. Qui n’est déjà pas une bonne nouvelle pour nous autres. Or, un gouvernement ne va pas s’amuser à nous annoncer deux mauvaises nouvelles en même temps. Ça s’fait pas.

Surtout à deux ans d’une échéance présidentielle.
Ah bien sûr, si cette réforme des retraites, il l’avait faite passer dès le début quinquennat, c’eut été différent. Les anglais et les allemands, eux, n’ont pas ce problème de retraites. L’ont réglé bien avant. C’est pourquoi, ils peuvent, aujourd’hui, en bons libéraux qu’ils sont, passer à l’étape suivante.

  • La seconde étant que Nicolas Sarkozy, fanfaron comme jamais, n’a pas cessé de le crier sur les toits (tous en chœur et plus fort que 1000 vuvuzelas) : “Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts" !”. Et comme il prépare sa réélection, il tiendra cette ligne.

Ce qui veut dire ?

Ce qui veut dire qu’en cas de réélection de Nicolas Sarkozy (qui constituera son dernier mandat à l’Elysée, ce qui peut se traduire par : “Après moi, le déluge, et surtout pas Copé”) c’est inévitable, nous aurons droit à une hausse des impôts (à moins qu’il nous fasse l’acte II : “Je n’ai pas été réélu pour augmenter les impôts” - mais je vous le dis : n’y comptez pas trop).
Et nous aurons également droit au couplet larmoyant (et tellement patriotique, n’est-ce paaaaas ...) des “souffrances” et des “sacrifices”.

Mais cela signifie itou, que même en cas de victoire des socialistes, nous n’y couperons pas, à cette augmentation des recettes (oui, ça fait moins mal, dit comme ça).
Tout simplement parce que la dette sera telle, ajoutée à Bruxelles qui se sera fâché tout rouge vif, que, comme nos voisins, mais avec bien du retard, et quelque soit la couleur du gouvernement, nous passerons à la casserole fiscale.

Voilà pourquoi, il serait bien plus raisonnable, monsieur le gouvernement, que tu la craches, sur le champ, ta rigueur.

Oh bien sûr, j’ironise. Il y a d’autres solutions. Equitables. Des solutions où TOUT LE MONDE participerait à l’effort (y compris les responsables, ceusses qui nous ont mis dans cette panade). A la juste hauteur de ses moyens.
Mais je te sais libéral, viscéralement attaché aux valeurs du capitalisme galopant et celui des marchés financiers, toi, du Mouvement Populaire (tout comme toi, du Parti Socialiste). Je te sais peu enclin à la justice sociale.
C’est pourquoi, je le redis :
Crache-là, de suite, ta rigueur !


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16 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 18 juin 2010 10:42

    on verra cet ete


    • Gabriel Gabriel 18 juin 2010 10:51

      Une des principales arnaques de la réforme des retraites est le transfert insidieux des déficits des retraites sur les Assedic. En effet, a vouloir faire travailler les personnes jusqu’à 62 voir 65 ans alors que les seniors de plus de 50 ans et les jeunes de moins de 25 ans ont d’énormes difficultés à trouver un emploi, ceux-ci iront gonfler les chiffres du chômage et mettrons à genoux les finances des Assedic. Cela n’est pas fait par hasard. Ainsi ce gouvernement pourra justifier une casse des prestations chômages sous prétexte de déficits. Ils sont pas idiots, ils pourris !


      • Philippe Sage Philippe Sage 18 juin 2010 10:54

        Depuis la rédaction de cette article, le FMI (puis L’INSEE) s’est prononcé sur le plan-plan Français :

        Extraits :

        «  »Le FMI estime que la croissance en France “devrait être atone en 2010″ et “n’enregistrer qu’une légère reprise au cours de l’année 2011″. ses estimations portent sur une croissance de + 1,5 % cette année puis de + 1,8 % en 2011."

        L’article complet : La France sous-estimerait les efforts de redressement


        • Bulgroz 18 juin 2010 12:28

          Sage, vous citez l’Insee qui est un organisme payé pour donner des chiffres contestés.

          Et je maintiens que l’Insee est contesté par une partie de la profession. Voilà tout. C’est un fait. Que voulez-vous que je vous dise .. Allez vous contester un fait, juste pour le plaisir de contester ?

          Si un garagiste vient vous expliquer comment ça se danse chez les garagistes, vous allez lui dire : sortez-moi des liens, des chiffres, jurez-moi sur l’honneur que ... Pourquoi douter ainsi de la bonne foi des gens,Sage ? C’est assez symptomatique, non ? .. Il me semble. Mais je peux me tromper. Je ne suis pas médecin ..

          Je ne vous demande pas de me croire sur parole. Je fais simplement part d’une réalité professionnelle.


        • Alpo47 Alpo47 18 juin 2010 11:01

          Dans une système d’imposition logique et « juste », ceux ci sont proportionnels, donc augmentent au fur et à mesure que l’on atteint les tranches supérieures de revenus. Ce n’est plus du tout le cas chez nous, puisque les plus haut revenus payent bien moins, en pourcentage, que les « classes moyennes ». Ajoutons que c’est là le principe du libéralisme, notamment européen, en train de s’installer partout.

          La première réforme d’importance serait donc de rétablir un barème proportionnel. Evidemment, ce gouvernement s’y refuse, puisque ce sont ces électeurs et qu’il défend uniquement LEURS INTERETS .
          Alors, il emprunte ... sur le marché des capitaux. C ’est à dire à ceux qui ont encore des capitaux, les privilégiés, leurs « amis ». Et, IL LEUR REMBOURSERA , AVEC INTERETS ;

          Chacun voit la différence entre imposer, argent perdu, ou emprunter de l’argent, que l’on rembourse, pour les déjà riches. Une augmentation exponentielle de leur richesse ... tandis que le poids des charges de l’Etat repose sur les classes moyennes au travers de l’impot et sur les plus modestes, au travers des sacrifices.

          Nous assistons donc, le cerveau lessivé par le foot ou la télévision, à la plus formidable entreprise de captation de richesses au détriment du plus grand nombre.

          Que se passe t-il en retour ? Rien. Etonnant, non ?


          • Lucien Denfer Lucien Denfer 18 juin 2010 11:30

            Cela revient à dire qu’une partie importante de la population ne leur sert plus à rien, si on regarde les seuls qui sont rétribués grassement en situation de crise, les tricheurs et les spéculateurs. Si seulement tout ceux qui sont pris pour des cons décidaient de tout laisser tomber (sauf bien sur le strict minimum vital), ne serait-ce qu’une petite semaine ou un mois, on verrait bien l’utilité des financiers pour faire marcher la société.

            Il faut virer les coucous du nid et tous les parasites qui vivent en symbiose, pompent toutes les forces vitales et décrètent, les salauds, que le corps est malade et que le seul remède c’est une saignée supplémentaire...


          • PhilVite PhilVite 18 juin 2010 11:31

            Où l’on s’aperçoit que le but de la société de consommation est moins de créer de la richesse, que de détruire de l’intelligence.
            Les peuples zombifiés ne se révoltent pas, ils n’en voient même pas l’utilité.
            Que les vuvuzélas résonnent et que le massacre continue, dieu reconnaîtra les siens (parole d’athée !).


          • Ronald Thatcher rienafoutiste 18 juin 2010 14:41

            « Les peuples zombifiés ne se révoltent pas, ils n’en voient même pas l’utilité. »

            Comment, pragmatiquement, se révolter quand une grande majorité est en permanence en situation de survie, avec le minimum qui suffit à fermer sa gueule ou à fermer les yeux, qui sera assez fort pour fédérer tout ces gens en une formidable machine à révolte et de justice ?
            Qui est prêt à perdre le peu qu’il a pour ce qu’il ne connaît pas ?
            Les très pauvres, les jeunes désabusés, les laissés pour compte, les marginaux... et les cons !


          • iris 18 juin 2010 16:53

            ON EST PAS ECNORE EN FRANCE COMME HAITI-


          • dom y loulou dom 19 juin 2010 04:07


            on n’est pas encore en haïti

            ce pas encore est plus qu’inquiétant iris pourtant


            merci sage

            oui

            sans chercher la vérité qui est comme l’océan atomique appelé univers


            nous sommes sans l’amour-guide comme les fous sur le radeau de la méduse à hurler où allons-nous ?!? en accablant nos boucs émissaires favoris, selon les humeurs, selon les jours.


            tout en vendant cordes, rames et voiles (dans l’oubli du savoir-faire de celles-ci) à des puissances exotiques vantées sur papier glacé Hurleplan (marque agrée par les ministères cons joints des moeurs homosexuelles dues aux hormones et oestrogènes disséminés un peu partout, mais néanmoins sous la supervision très sérieuse du très compétent ministère des legos et associés robocop - sous-entendu qu’ils s’auto congratulent)

            contre des assurances vies et du dernier monde idéal derrière écran made in taiwan et deux semaines de vacances par an.


            contre des racing megawatt sportscars à incorporation mécanique de bébés

            il ferait même la nurse et l’aspirateur

            on dit qu’il taille même censuré


          • Bulgroz 18 juin 2010 12:22

            Bien, bravo, 1500 lignes pour taper sur les réformes et Sarkozy (avec photo ad hoc, SVP), quelle courage !! et quel plaisir cela a du vous procurer !!

            1500 lignes contre, mais,
            2 lignes seulement pour des solutions alternatives « Il y a d’autres solutions. Equitables. Des solutions où TOUT LE MONDE participerait à l’effort... »

            et c’est quoi les solutions ? C’est maigre 3 lignes !! 

            Mais dans l’ensemble, votre texte est très constructif et fait vachement avancer le schmilblick.

            Vraiment, chapeau bas, je ne trouve pas mes mots pour qualifier ce texte. Etre contre, c’est super efficace.

            • foufouille foufouille 18 juin 2010 13:14

              « et c’est quoi les solutions ? »
              le lampadaire ...........


            • dom y loulou dom 19 juin 2010 04:11

              les lampadaires entre autres foufouille

              les lanternes aussi  ;)

              www.ludus.ch


            • fhefhe fhefhe 18 juin 2010 18:02

              Après la fin de la 2 éme Guerre Mondiale .nous avons connu les 30 « Glorieuses » , puis les 30 « Rigoureuses » (déjà ) l’ AN 2010 est le début des 30 « Affreuses » ....mais le nombre de morts « blanches » va EXPLOSER !!!!

              L’Argent étant « l’oxygène » de l’Etre Humain (dixit Cousteau Père) beaucoup d’Etres Humains décèderont par asphyxie ... !!!!!!

              La 

              R évolte (des)
              I ndividus (sera)
              G randissante (et)
              U niverselle .
              E xplosive (sera l’)
              U nion (des)
              R évoltés .



              • Annie 18 juin 2010 19:29

                Le gouvernement conservateur britannique est aussi allergique à une augmentation des impôts que le gouvernement français, et ne veut pas freiner la production nationale (enfin ce qu’il en reste) ainsi que les exportations et aliéner ses plus fervents supporters. Par contre les coupes sauvages dans les services publics ont déjà commencé. N’oublions pas que le service de santé national est le premier employeur du pays, et déjà, des employés partant en retraite ou en congés maternité ne sont pas remplacés, ce qui est dramatique dans un service public qui commençait juste à porter les fruits d’investissements soutenus en fonds publics surtout, mais aussi privés. Mais effectivement le gouvernement britannique ne table pas sur la croissance. Je ne parierai pas non plus dessus.


                • Radis Call 18 juin 2010 19:47

                  « Crache la ta rigueur » !! :

                  Oh la du calme !

                  D’abord il y a la séduction, les préliminaires , la vaseline..

                  Il a dit : je n’augmente pas les impôts des riches mais il n’a pas dit qu’il n’augmenterait pas la CSG et la TVA , impôts démocratiques , comme chacun sait !

                  Et puis il a commencé à s’attaquer aux niches fiscales , le petit fielleux : les tickets restaurants par exemple ! Fallait oser !

                  Et puis restent la santé, l’éducation pas encore privatisées : encore un scandale !

                  Notre patrimoine :Notre Dame, les musées , la Corse !

                  Et puis nous ne sommes que le 18 juin : notre grand résistant va aller sur les traces de De Gaulle ,à Londres , mais ensuite la période de congés ( je ne parle pas de vacances car ce serait indécent pour beaucoup..)

                  Et là , je fiche mon billet que les décrets ne vont pas chômer, eux , histoire de nous donner du courage pour reprendre le collier !

                  Drôle de guerre sociale on appelle ça !

                  Et puis la dette, la dette !!!

                  Voui, voui, c’est ennuyeux pour les finances de l’état , mais pas pour les créditeurs et pas pour faire passer ses réformes progressistes , indispensables , quel autre stimulant ?

                  La preuve : même ruiné on claque du pognon comme c’est pas permis , mais attention , pour les potes les pépètes , le peuple il faut l’endormir , le subjuguer ,l’hypnotiser , le narcolepsier ! Et c’est un maître en la matière , lui et son équipe !

                  Rende -vous en septembre ! Je fiche mon billet que le paysage aura bien changé !

                  On refera les comptes et une nième réforme indispensable pour nos arrières petits enfants , s’ils ont le courage de naître !

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