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Accueil du site > Tribune Libre > Crise : Pourquoi rien n’a changé ?

Crise : Pourquoi rien n’a changé ?

Après plusieurs mois de silence et d’observation, j’ai décidé de synthétiser dans un article unique les raisons qui m’amènent à penser que, même le nez dans le mur, rien n’arrêtera la cupidité profonde d’une minorité qui définie le système.

La mécanique est trop forte, les contre-pouvoirs trop minces, les défis à relever trop importants.

Il ne s’agit pas de résignation, mais de lucidité : en l’état actuel des choses, ce que certains dénomment comme étant la crise ne sera qu’une occasion ratée de changer radicalement de cap avant qu’il ne soit trop tard. Le syndrôme du Titanic : c’est bien de cela dont il s’agit.

I. Une crise pour rien

Déclenchée dès 2007 puis révélée au grand jour suite à la faillite de la banque d’affaire Lehman Brothers, la crise issue du délire des prêts hypothécaires Subprimes, n’a finalement eu aucune conséquence majeure de modification des pratiques au sommet des hiérarchies.

Le G20 n’a acté d’aucune décision déterminante. Les banques, après avoir bénéficié du renflouement sympathique d’Etats dont les dettes ont explosé, n’ont absolument pas changé leurs pratiques. La distribution de Bonus continue, mais pire encore, le système bancaire s’est sans aucun doute renforcé de nouvelles protections pour manier des masses financières colossales au détriment de l’économie réelle.

Sur le terrain, bien sûr, les activités économiques "traditionnelles", dont les plus fragiles c’est à dire les activités industrielles, ont trinqué. Les directions ont profité du prétexte pour délester du personnel et délocaliser. Les conséquences, après quelques mois "tampons", ont été dès début 2009 une forte remontée du chômage, une récession et un effort des finances publiques d’autant plus important en dépenses que les rentrées d’argent ont été moindres.

Le bilan est sans appel : pour l’Etat français, le déficit annuel est passé de 42G€ en 2007 à 75G€ en 2008 et une estimation avoisinant les 110G€ en 2009, soit près du triplement en moins de 2 ans.

Parallèlement, les institutions bancaires, non contentes d’avoir été sauvées d’une faillite causée par leur avidité sans limites, peuvent aujourd’hui se congratuler d’avoir obtenue une bouée de sauvetage sans contre-partie aucune : ni régulation, ni modification des gouvernances, ni changements des règles du jeu. Et cela, à l’ensemble de l’échelle Européenne, voire au delà.

Le cas de l’Islande, plus encore que le cas Irlandais, est symptomatique d’un Titanic qui, en plein naufrage, se croit encore insubmersible.

Le fameux modèle Islandais, construit sur du virtuel (la croissance du pays - comme d’autres - n’était générée que par les bénéfices issues des transactions boursières, donc sur de la valeur "financière" sans réelle connexion avec une activité concrète de production ou de service) a été balayé en quelques mois, révélant alors les connivences, cooptations et délits en tous genres tels que les emprunts sans conditions octroyés aux cadres dirigeants et personnalités des grandes institutions financières ou publiques du pays.

Une sorte de départ chapeau d’initiés, à la Forgeard ou Madoff, en sachant pertinemment que le bateau allait sombrer et qu’il faudrait des dizaines d’années avant de retrouver le chemin de leurs pillages. Une société Islandaise surendettée sur plusieurs générations au bénéfices d’une minorité qui est finalement parti avec les coffres-forts du pays, mais aussi des Anglais, bien mal leur ayant pris de croire dans un système aussi fictif (ce que l’on appelle du reste un superbe vecteur de contagion de la crise).

Le bilan est là aussi sans appel, avec des récessions à deux chiffres et autres révoltes qui se réveillent parmi ceux qui vont payer pour ces excès.

Face à ces réalités, on aurait pu s’attendre à des prises de position fortes pour freiner puis stopper les délires à l’œuvre. Non content d’avoir adoubé ce système, la gouvernance mondiale démontre son incapacité totale à affronter le monde de l’argent.

Pire encore, elle s’y soumet, posant alors les États comme les puits sans fond où l’on peut s’endetter pour financer les "excentricités folles" d’une minorité qui abuse à ne plus s’en rassasier de règles du jeu inexistantes là où elles devraient être les plus coercitives.

Le Congrès Américain comme beaucoup d’autres institutions, privées ou publiques, sont vampirisées par l’argent : plus les dettes des Etats augmentent, plus les prêteurs sont en position de force, même s’il s’agit de prêteurs renfloués à grands renforts d’argent public. Goldman Sachs, la Fed, la BCE : tous se tiennent pour maintenir le pillage à l’ordre du jour.

Les banques et les banquiers tiennent ce monde par la peau des couilles, c’est pourtant clair.

Le G20 n’a rien apporté, si ce n’est la confirmation qu’il est impossible, seul, d’imposer à des banques multinationales de respecter des règles. Pire encore, ceux-là mêmes qui seraient censés leur en donner, jouent leur carte de carrière et visent des places de prestige pour bénéficier des subsides des lois qu’ils auront créées et dont ils connaîtront les failles.

Dommage en effet que l’économie réelle soit sacrifiée sur l’autel de la finance et de la cupidité sans fin.

En France, rien n’a changé également, si ce n’est en pire, puisqu’au lieu de tirer des enseignements sur ce qui constitue une alerte avant crash, il a été décidé de maintenir des règles type bouclier fiscal, niches fiscales mais en plus de les compléter avec d’autres mécanismes encore plus inégalitaires comme la loi Scellier, l’investissement dans les PME pour liquider l’ISF etc... le tout permettant à moins de 1% des plus riches de voir arriver un chèque d’environ 350K€ de la part des impôts au mois de septembre. On aura ensuite beau jeu de vous raconter qu’une hausse de 5€ des prestations vieillesses c’est beaucoup...

Le politique est lui-même en otage : aujourd’hui il n’a plus aucune prise sur des institutions qui pèsent à elles seules autant que leur PIB et peuvent l’évincer à tout instant. La cupidité à un prix : la dépendance au milieu de l’argent.

Dans cette gestion économique de haut vol (c’est le cas de le dire), on s’est même demandé comment ne pas abuser encore un peu plus, du cadeau de la TVA aux restaurateurs en passant par le report de dettes passées à Bruxelles sur le dos des contribuables ou même encore à la vente à prix d’or des bijoux de famille (autoroutes, immeubles, entreprises publiques) : tout y passe !

Bien entendu, le train du vie du régime, comme avant 1789, lui reste royal et somptuaire : maintenant qu’il sait comment endormir la plèbe (cela s’appelle les médias) il peut continuer à "dépenser sans compter".

Tout repose donc sur les 45% de contribuables imposables et sur la TVA. Autant prévenir d’emblée : la crise, ce sont sur ces 2 facteurs qu’elle va se payer plein pot, surtout qu’en 2010, les chômeurs d’aujourd’hui seront en fin de droit et que "l’embellie de la reprise" est une fiction pour maintenir les esprits dans l’espoir.

Les seules reprises à attendre, sont celles des excès financiers (qui généreront des reprises de taux de croissance... ) et celles des impôts. Et autant vous dire que la suppression de la TP sur le volet investissement ne va pas alléger la facture des ménages qui, concrètement, perdent chaque année en pouvoir d’achat (ce qui les sauve actuellement étant l’entraide familiale et les transmissions de patrimoine).

 

II. Un système d’inégalités croissantes

Dans ce panorama réjouissant, les défis à relever sont immenses.

L’environnement, en soit, est déjà un défi colossale que nous serons sans doute jamais à même de relever tant l’indexation du taux de croissance est lié au rythme de bétonnement de la planète. Une contradiction qu’il sera difficile de résoudre sans véritablement se pencher sur le but de nos vies : consommer sans compter ou bien vivre avec d’autres valeurs plus humaines et plus qualitatives que la course au score sur un compte en banque ?

La lutte contre les inégalités, est un défi encore plus colossal à mon sens, et tout aussi important.

Du point de vu des élites, noyées dans des sommes d’argent générant toujours plus de rentes, se pencher sur les inégalités revient à mettre le nez dans la masse informe de prolétaires qui, puisqu’ils ne sont pas arrivées à être riches, doivent bien d’une façon ou d’une autre mériter leur médiocre train de vie. On omettra dans l’analyse de préciser que le fait de payer la majorité dans des canaux de rémunérations compris (en France) entre 1000 et 3000€/nets/mois conduit mécaniquement - en plus de prestations sociales qui tirent les classes moyennes vers le bas - à comprimer une majorité des citoyens dans une masse de "médiocres", masse comprimant encore plus bas les classes en difficultés qui ne subsistent que par d’autres voies de rémunération.

Bref, une minorité contrôle totalement la redistribution des richesses et ne souhaite pas les partager, le tout en habillant ce choix de "compétitivité", "mérite" et autres justifications de bon aloi.

Effectivement, ils ont raison : quand un trader ou bien un "avocat de cabinet conseil" réalise en un mois ce qu’un salarié de base (cadre ou pas d’ailleurs) gagne en une vie, on imagine très bien qu’il y a une justification rationnelle et raisonnée...

Ce principe, purement délirant, revient à devoir se poser une question clé : puisqu’il n’existe actuellement aucune règle mathématique liant effort/mérite et rémunération, ne serait-il pas grand temps de lisser les écarts et donc d’appliquer des mécanismes de compression des hautes rémunérations pour une meilleure redistribution ? Celle-là même permettant ensuite de réinjecter les crédits dans le système, générant croissance et hausse du niveau de vie globale ?

Malheureusement ce concept est aujourd’hui écrasé.

Les mécanismes de concentration à l’œuvre sont beaucoup trop puissants pour être arrêtés sans une convergence forte de plusieurs autorités nationales, elles-mêmes de plus en plus dépendantes lors de leur élection des jeux de pouvoir à l’œuvre, autant dire que cela semble compromis.

Par ailleurs, l’individualisation des sociétés, conséquence directe de l’égoïsme parfois arrogant des plus aisés et du renfermement sur soi afin de se protéger d’un système prédateur, conduit à ne plus savoir croire dans un mouvement collectif de rééquilibrage de la donne.

En d’autres termes, l’immense majorité des citoyens vit avec des moyens extrêmement limités qui ne donnent pas le droit à l’erreur et ne sait plus comment revendiquer son droit à exprimer ses difficultés. La crise du PS provient d’ailleurs de cette incapacité à relayer les cris et attentes des moins aisés et classes moyennes autour d’idées fortes constituant un projet fédérateur.

Les citoyens se retrouvent alors face à eux-mêmes, conscient ou non de ces réalités, payant pour les erreurs des autres parce qu’ils n’ont pas le choix, subissant parce qu’ils en ont pris l’habitude, les assauts répétés d’une gouvernance cherchant à rogner sur les progrès du passé. Autrefois les gens se battaient pour avoir mieux, maintenant ils se battent pour conserver ce qu’ils ont acquis.

Loin de moi l’idée de défendre les "acquis sociaux", faut-il encore savoir de quels acquis il s’agit et à qui ils profitent. Car si les raids actuellement menés sur les plus faibles peuvent satisfaire certains esprits libéraux, il serait bon également, en toute libéralité, de briser les acquis de position, de rente, de lignée ou de pouvoir que certains s’arrogent comme étant un dû inaliénable. En clair, il semble vital de commencer là où les plus gros excès en volume sont commis.

En quelques décennies, plus que jamais auparavant, les inégalités se sont creusées et accrues au point de conduire la société, en France et ailleurs, à se rapprocher d’un modèle d’Ancien Régime où l’élite détient tout et détermine tout au détriment d’une masse incapable de prendre son destin en main ou de comprendre sa piètre condition. La seule chose qui ait changée entre temps, étant les avancées technologiques et sociologiques permettant de consoler le plus pauvre de sa condition parce qu’il détient un écran plat et quelques jours de congés par an (quand il lui reste un emploi).

 

III. Les banques et le politique d’abord

Le système peut changer, reste à savoir qui le veut et qui peut conduire ce changement.

A l’heure actuelle, certains leviers cruciaux me semblent incontournables si l’on souhaite réellement agir pour la majorité. Reste à savoir s’il est encore possible d’agir, si les rapports de force à l’œuvre ne conduisent pas, inéluctablement, à l’impasse de pouvoir oligarques hard ou light, qui détermineront avec les moyens dont ils disposent, toujours des règles du jeu favorisant leur "monde".

Cela peut sembler abstrait, mais ceci est très réel.

La privatisation de l’éducation, la détermination de filières d’élites, la cooptation, le langage, le cercle de relations, la consécration autour de valeurs communes, le mépris des plus faibles, la soumission au plus fort... toutes ces caractéristiques conduisent une partie de la société à s’auto-sélectionner pour reproduire, encore et encore, un modèle de domination qui consiste à exploiter la faiblesse des autres, plus nombreux mais moins organisés, pour en tirer un bénéfice de situation.

Là où une génération pouvait jadis l’assurer à sa lignée (droit du sang), les générations au pouvoir cherchent, quel qu’en soit le prix, à rétablir cette souveraineté par d’autres biais.

Parallèlement, la recherche du bouc-émissaire, la sanction de la faute, la poursuite de l’excès mineure, l’évincement de toutes classes ou catégories rebelles, constituent le pendant visible d’une stratégie clairement établie dont l’objectif est de "chasser et compliquer" la vie du faible pour mieux consacrer l’énergie du fort à concentrer toujours plus de richesses.

La loi "HADOPI" en est un parfait exemple : on chasse le "pirate" parce qu’il porte atteinte à la rente de situation de majors, le tout sous un habillage médiatique de "juste rémunération des artistes". Mais qu’en pensent-ils eux ? Est-ce que leur rémunération est toujours "juste" ?

La remontée du "niveau de l’eau" par la hausse vertigineuse de tarifs comme celui du gaz ou de l’électricité est également une conséquence d’une stratégie de "rente" qui s’appuie sur le fait de faire payer aux "captifs" les prises de risques notamment pour des rachats d’actifs ou d’activités douteuses dont le bénéfice ne sera jamais redistribué à ceux qui paient in fine.

Ce "transfert du risque" est tout aussi lisible via des dispositions qui renforcent les "forts" comme Bouygues ou Vinci sur les marchés de travaux et affaiblissent les faibles, en leur faisant assumer via sous-traitance ou "statut d’auto-entrepreneur" les risques sur les délais ou sur les accidents de chantier.

Cet échantillon de disposition, parmi tout un éventail, n’est qu’un extrait dont la conséquence finale est de conduire à l’accroissement des inégalités, le renforcement des forts et l’affaiblissement des moyens et des faibles.

Au niveau mondial, la finance procède de même, jouissant à n’en plus pouvoir de sa position pour "presser le citron" jusqu’au bout, quitte à demander au serveur d’autres citrons même s’ils n’existent pas.

Ces réalités sont lisibles, compréhensibles, visibles.

Si on veut les voir, si on veut les affronter, on peut le faire.

Les outils existent, ils sont principalement d’ordre public, mais ils peuvent aussi être privés si le principe de concurrence n’est pas biaisé pour devenir entente.

Les leviers les plus forts résident dans la fiscalité, dans le rétablissement d’un impôt sur les revenus progressif et non émietté, dans l’affectation des impôts locaux à des échelons dotés de compétences claires, dans la répartition des efforts rationnelle entres les entreprises et les particuliers, mais aussi entre les entreprises en effectuant le même travail de rétablissement de progressivité de l’impôt pour les entreprises.

Il faut pour cela casser, briser, effacer des règles sédimentées dans le temps dont les plus puissants usent et abusent pour se soustraire à l’impôt, voire pour en bénéficier.

D’autres leviers, organisationnels et légaux, comme l’organisation du travail, la répartition des bénéfices, les règles de rémunération des organes de direction, tout cela peut et doit être réécrit.

Les banques doivent elles aussi avoir des comptes à rendre et être sous contrôle d’une autorité supranationale, d’individus qui ne pourront pas aller vendre leurs services à ces mêmes firmes qu’ils auront ou iront contrôler. Il semble plus que jamais nécessaire d’abattre les cloisons opaques qui entourent le monde de la finance, des banques et des assurances. Les Etats eux-mêmes en étant dépendant des établissements bancaires ont signé en bas à droite l’hégémonie d’un système qui vampirise toutes les ressources pour la satisfaction de la cupidité de certains.

Les Bonus en sont la face émergée, mais qu’y a-t-il encore d’autre à découvrir ? Des retraites chapeaux en passant par les prêts à taux nuls non échéancés ? Qui sait ?

On vit dans un système où le détail est contrôlé mais où l’essentiel est laissé hors de porté du regard.

 

IV. Les règles du jeu doivent changer

L’environnement ne doit plus venir également en support publicitaire d’opportunité, mais doit être pensé en amont et mis en priorité pour tous les projets. Cela signifie également de ne plus céder à tous les lobbies en place, et notamment celui du pétrole, alors même que les ressources seront nécessairement consumées plus vites que prévues.

Là où le gouvernement s’attelle à amonceler de nouvelles "réformes" inégalitaires, il est vital de faire le ménage juridique sur des piles de lois dont on sait que la profusion conduit à un libéralisme sans contre-pouvoir. L’idée de liberté n’est pas contradictoire avec celle d’égalité. Elle ne doit pas néanmoins occulter que toute liberté a des limites, et qu’il n’existe pas de libertés pour 6 milliards d’individus sans règles à respecter.

Je ne suis pas optimiste pour l’avenir proche car l’aveuglement et l’incompétence sont bien trop ancrés au pouvoir pour que le monde puisse changer avant qu’une crise, bien pire, ne déferle.

Je ne suis pas optimiste parce que les systèmes sont verrouillés de l’intérieur, que les techniques à disposition des pouvoirs en place et de l’ordre établi ne permettent plus de dialoguer sans engager le rapport de force, que l’influence des égoïsmes et de la médiocrité tend à refouler toute intellectualité et esprit collectif des sphères de décisions.

Je pense enfin que les hommes se trompent en mettant l’argent au dessus de tout le reste.

En oubliant de placer l’homme au centre du jeu (ce que l’on appelle l’humanisme) nous allons, forcément, droit vers des crises bien plus graves.

Il paraît que nous ne savons réagir qu’une fois le nez dans le caca : faut-il encore qu’il soit encore possible d’infléchir les cours du destin. Autrefois l’aristocratie avait encore le mérite d’être cultivé : aujourd’hui les milliardaires sont des imbéciles aux dents longues et à la progéniture sans repères... autant dire qu’il sera difficile d’infléchir les tendances à l’œuvre à court terme.

Néanmoins, nous avons toujours la possibilité, à moyen ou long terme de réagir.

Les outils existent, les gens existent, les idéaux sont là et n’ont pas encore été réalisés.

Plus concrètement, plutôt que de laisser une jeunesse livrée à elle même et au chômage, nous avons aussi la possibilité de la former, de lui proposer des fonctions et perspectives gratifiantes. Nous avons la possibilité de donner aux "séniors" la possibilité d’exprimer leur expérience pour la mettre au service du progrès collectif. Nous avons aussi la possibilité de ne plus tout accepter en fermant les yeux et en espérant, dans le secret dans nos sphères individuels, que demain sera moins pire qu’aujourd’hui.

Si nous cessons de nous détester, montés les uns contres autres à se regarder les avantages et autres privilèges, si nous levons les yeux pour constater que nous avons trop longtemps détourné notre regard de l’essentiel, à savoir la qualité de vie, peut-être que nous pourrons espérer améliorer notre quotidien. Je sais, certains ne croient pas dans ce type de discours mièvre et sympathique. Ils préfèrent consommer leur réalité finalement pas si mal et se contempler dans leur réussite propre qui finalement se fiche bien de la détresse du voisin, ou même de la grand-mère qui crève lors d’une canicule. Bien sûr, rien ne les oblige à penser qu’ils puissent espérer vivre mieux en essayant, un instant, de ne plus courir sans arrêts dans le jeu qui consume leur vie pour produire des euros.

Mais pour ma part, je pense que l’humanité arrive à un tournant de son existence : non seulement parce que son poids sur Terre devient un danger pour elle-même, mais également parce que les modèles que nous poursuivons nous conduisent irrémédiablement à des crises, plus dures, plus injustes, plus inégales et plus violentes qu’on ne l’imagine.

Certains diront alors, qu’ils ne savaient pas. Pourtant ils savent, et en jouent dans la course à l’immédiateté.


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192 réactions à cet article    


  • marie 6 août 2009 09:53

    bravo, bel article


    • Alpo47 Alpo47 6 août 2009 11:54

      D’accord. Je trouve que l’auteur fait un listing fidèle et argumenté des « errements » de nos sociétés.

      Et, je pense qu’après avoir énuméré tout cela, il faut s’empresser de dire que cette situation de PREDATION d’une minorité sur la société ne changera pas de bon gré, en faisant appel au bon sens, à l’empathie et à la solidarité. Il n’y a aucun exemple, me semble t-il, où le « maître » ait rendu de son plein gré la liberté à l’esclave.
      Pour que ces « rentiers-actionnaires », nos maîtres-manipulateurs, cèdent leurs exorbitants privilèges, il faudra LES LEUR ARRACHER .

      Je rappelle que je ne suggère à aucun moment d’actes violents.

      Imaginons ensemble une troupe à qui le général commande de monter à l’assaut et dont quasi l’ensemble des soldats réponds : « .. Vas y ... passe le premier .. on te suit ... » et s’assoit à l’abri. Si un nombre conséquent agit ainsi, partout, que peut faire le général ?

      Le temps des grandes décisions individuelles et collectives approche à grands pas...


    • sisyphe sisyphe 6 août 2009 12:25

      @ Alpo

      Entièrement d’accord.
      Résistance passive, campagnes de boycott, grèves générales, réunion d’associations de citoyens, pour cesser d’alimenter la machine à broyer.

      Si les citoyens s’unissent dans un mouvement de refus généralisé, le colosse aux pieds d’argile qu’est le capitalisme libéral peut s’effondrer de lui-même, faute des ressources grâce auxquelles il asseoit sa domination prédatrice.

      Le capitalisme libéral n’est qu’un tigre de papier (monnaie).


    • Alpo47 Alpo47 6 août 2009 13:20

      Considérons par exemple les grèves de transports collectifs, qui en raison du blocage, deviennent vite, très impopulaires.
      Et, imaginons ensemble, que lors de la prochaine revendications, le mot d’ordre soit : « ...laissons passer tous les usagers, sans les faire payer... ». Combien de temps, le gouvernement tiendra t-il ?
      Imaginons ensemble que, mécontents de leur utilisation, une majorité de nos concitoyens, cessent de payer leurs impôts ? Leurs loyers ? Comment vont ils faire ?
      Imaginons ensemble que, dans nombre de secteurs (?) nous créions nos propres règles et nous y conformions, en ignorant les leurs ? Que vont ils faire ?

      Bien entendu, aucune de ces idées n’a été éprouvée. Certaines peuvent être excellentes et d’autres « fumeuses ». Mais il y a tellement de possibilités ...

      Ils ne sont nos maîtres, que parce que nous leur accordons ce pouvoir. Si nous le leur retirons, ils ne sont plus rien.


    • cathy30 cathy30 6 août 2009 13:33

      alpo
      avez vous lu « l’insurrection qui vient » pour lequel coupat a probablement été arrêté, très instructif.


    • Alpo47 Alpo47 6 août 2009 13:47

      Je l’ai lu. J’ai trouvé l’analyse pertinente. Les solutions souvent moins, car il me semble qu’il ne faut pas tomber dans la violence qui ouvre la possibilité de répression, sous toutes ses formes.
      D’ailleurs, le sort fait à Coupat, en lui niant ses droits, montre bien qu’il inquiète les « pouvoirs publics » et que ceux ci ont voulu faire un « exemple ».

      Tout le monde dans le rang, pas une tête ne doit dépasser.
      On nous monte ainsi qu’on peut se permettre beaucoup de choses en matière d’idées et de communication, sauf celles qui remettent en cause « l’ordre établi »...

      Ce faisant, ils nous montrent également où se situent leurs faiblesses ...


    • Gül 6 août 2009 14:08

      @ Alpo47,

      Vos propositions de réactions non-violentes sont assez tentantes. J’aurais moi aussi tendance à relayer les appels à la désobéissance civile.

      Le problème est que ce type de résistance risque d’être réprimé de manière peu douce.

      On en revient à un état de révolte et donc de violence. C’est un cercle vicieux, quel que soit le point duquel on regarde, une situation extrême semble inévitable à un moment ou un autre.

      Nous devons nous préparer à cette éventualité, et tenter de la rendre la moins dramatique possible.


    • Alpo47 Alpo47 6 août 2009 15:47

      Bon, tout d’abord, un tel mouvement est une hypothèse qui n’est pas dans l’état actuel des choses, à l’ordre du jour. Il faudra d’abord que la situation empire.
      Ensuite, la répression ne peut s’adresser qu’à quelques milliers, pas à des millions (rêvons un peu).
      Et enfin, oui, parfois le prix à payer est parfois important pour retrouver son indépendance et son libre choix.

      Quasi de tout temps, ce sont les jeunes qui lancent de tels mouvements. On comprend mieux pourquoi le pouvoir cherche à les fragiliser, diviser. Drogue, alcool, fêtes, musiques hypnotiques, esprit de compétition ou symboles de « réussite », starisation, émission débilitantes... aident à contrôler la frange à priori la plus active de la société. Jusqu’à présent, cela fonctionne.

      La société est actuellement en situation de « raz le bol » et d’attente, et la question qu’on pourrait se poser, c’est : Quel pourrait bien être le déclencheur à une révolte populaire ?

      Il y en a beaucoup ...


    • RebelBird RebelBird 6 août 2009 17:09

      > Imaginons ensemble une troupe à qui le général commande de monter à l’assaut et dont quasi l’ensemble des soldats réponds : « .. Vas y ... passe le premier .. on te suit ... » et s’assoit à l’abri. Si un nombre conséquent agit ainsi, partout, que peut faire le général ?

      Un passage en tribunal militaire suivi d’une exécution pour l’exemple. Dans notre société civile, ça consisterait à s’acharner judiciairement sur les activistes les plus virulents afin de les coller durablement sur la paille.


    • Alpo47 Alpo47 6 août 2009 17:32

      Oui, cela, c’est ce qui est arrivé à nos (certains de) grand-pères, qui refusaient de monter à l’assaut à Verdun. Parce qu’ils étaient seuls, se sont soumis au tribunal, et que d’autres ont accepté de « continuer de jouer leur rôle »...
      Mais si un, deux, trois..5 millions de Français, voire plus, (pour ne parler que de nous) disent STOP ? Que se passe t-il ? Nous reprenons notre pouvoir.
      D’ailleurs, rappelons que dans une « démocratie », le pouvoir est censé appartenir au peuple.

      Mais il faudra d’ailleurs que ça aille bien plus mal, pour commencer à l"envisager.


    • Alain-Goethe 6 août 2009 20:03

      Article excellent

      Comment réveiller les consommateurs abrutis par la facilité et l’attrait des « miroirs aux alouettes »  ??


    • Croa Croa 6 août 2009 22:52

      Alpo47 a écrit « Considérons par exemple les grèves de transports collectifs, qui en raison du blocage, deviennent vite, très impopulaires... »

      et a tout faux dès le départ ! Ce n’est pas le « blocage » qui rend la grève impopulaire mais les médias. D’ailleurs est-elle vraiment impopulaire ?

      Par ailleurs, à supposer que ce soit vrai, l’alternative que tu propose qui la fera connaître ? Pas la télé en tout cas !


    • Alpo47 Alpo47 7 août 2009 08:27

      Ben, tu vois, mes jambes se souviennent d’une grève de la RATP qui avait duré 3 semaines, à Paris donc. Matin et soir, je faisais 8/9 km à pied pour aller et revenir au travail et ce n’était pas aux média que j’en voulais.
      Par contre les 3 ou 400 conducteurs en grève, nous étions très, très majoritaires à les maudire.


    • appoline appoline 7 août 2009 13:03

      @ Alpo,

      L’idée me paraît tenir la route pour la désobeissane civile mais il faudra de la coordination et qui tienne la route sinon, nous pourrons comprendre que les inquiétudes de Gül ne soient pas totalement injustifiées.

      Je te remercie Alpo, d’avoir voulu me tempérer dans tes derniers posts mais avec tout cela, je poserais bien quand même quelques pétards à des points stratégiques car le soft risque de mettre trop de temps pour faire comprendre aux élites qu’il est grandement temps pour elles de se mettre en sourdine.


    • cubitus cubitus 7 août 2009 14:55

      je citerais rousseau « les peuples se sont donnés des chefs pour défendre leurs libertés »


      C’est un paradoxe mais c’est vrai. La majorté des gens se satisfont de ce qu’ils ont maintenant.

      Sinon on aurait déja eu une révolte depuis bien longtemps. On dirait que c’est ceux qui n’arrivent pas à se satisfaire de ce qu’ils ont en ayant déja beaucoup qui créent des attentes et des rancoeurs pour obtenir la révolte. C’est un autre paradoxe.

    • RebelBird RebelBird 7 août 2009 16:10

      > Mais si un, deux, trois..5 millions de Français, voire plus, (pour ne parler que de nous) disent STOP ? Que se passe t-il ? Nous reprenons notre pouvoir.

      Pas forcément. Si les tenants du système prennent soin de couper les branche mortes au fur et à mesure qu’elles apparaissent, l’arbre peut encore tenir un moment. La chute du pouvoir d’achat rend la vie difficile mais pas impossible. Aujourd’hui, tout le monde a quelque chose à perdre et pas moyen de faire sa révolution sans se retrouver tout seul sur le carreau.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 août 2009 19:47

      @ Alpo

       
       Je me suis permis de copier votre note « Je rappelle que je ne suggère à aucun moment d’actes violents » Tout le monde devrait en faire autant. Cette phrase va devenir aussi usuelle que de dire bonjour, à mesure qu’il deviendra évident que la situation ne changera jamais sans violence et quel seule la résignation est l’attitude correcte. Même ceux qui ne se résigneront pas - il y a toujours des résistants à forte tête - apprendront à affirmer qu’ils ne suggèrent à aucun moment d’actes violents.

      Ceux qui oublieront de le faire serviront d’exemples. S’ils ne l’étaient pas, ils seraient de toute façon écrasés par le Pouvoir, une organisation plus puissante que toute organisation qui pourrait lui être opposée. 
       
      En fait, il semble que seule une forme d’anarchie apportera le changement. Une anarchie vue comme un état permanent - c’est la thèse de l’INSURRECTION QUI VIENT qu’on peut décharger ici - où comme un passage obligé débutant par un Mai 68 total et spontané menant à la mise en place d’une Nouvelle Société.




      Pierre JC Allard



    • millesime 9 août 2009 15:25

      non sans un certain humour de crise :
      on ne change pas une équipe bancaire ...qui gagne.... !

      lire :
      http://millesime.over-blog.com


    • appoline appoline 9 août 2009 15:46

      @ Cubitus,
      « C’est un paradoxe mais c’est vrai. La majorté des gens se satisfont de ce qu’ils ont maintenant »

      Libre à vous de voir diminuer vos libertés comme peau de chagrin mais sachez que ce n’est qu’un début, ce qui va suivre va peut-être vous faire réagir, comme les autres « veaux » comme les appelait le Général. Les loups existent, très cher, parce que les montons sont bel et bien réels.
      Que ferez-vous quand le bilderberger en aura suffisamment soupé de ces brebis qui bêlent en allant directement à l’abattoir ?


    • Fergus fergus 6 août 2009 10:18

      Pourquoi rien n’a changé ? Parce que des types comme Sarkozy le Menteur ont vendu, avec la complicité des médias, aux populations l’idée que, grâce à leur action, les problèmes avaient été résolus par le G20 et le monde de la finance engagé sur la voie de la vertu.

      Sans cette énorme manipulation de l’opinion occidentale, la pression des classes populaires et médianes aurait été beaucoup plus forte et aurait pu déboucher sur un véritable assainissement. Au lieu de quoi nous avons eu droit à une anesthésie générale, orchestrée par le pouvoir occulte des grands groupes et mise en musique par les gouvernants, dont on voit qu’elle nous renverra très vite dans le mur. Et sans doute avec des dégâts pire encore !


      • Walden Walden 6 août 2009 11:27

        Le constat dressé par l’auteur ne concerne pas que notre pays, et même sans aucune sympathie pour lui, on ne peut tout mettre sur le dos d’un seul homme : il a quand même été élu, certes sur des promesses mensongères, mais aussi sur une certaine vision égoïste des relations sociales en appelant volontiers à l’exclusion, que semble hélas partager une majorité d’électeurs plus consommateurs que citoyens.

        C’est aussi cette majorité silencieuse profondément conservatrice du fait de ses petits avantages (de luxe superflu vécu comme un confort nécessaire, de rentes diverses, etc.) qui fait que rien ne change. L’anesthésie consciente du citoyen découle d’une servitude volontaire passive du consommateur aliéné.

        Merci à l’auteur pour cette analyse lucide et implacable de la situation. Mais il n’y a aucune mièvrerie à rappeler fort justement qu’il s’agirait désormais de rejeter les valeurs négatives de la compétition et de l’accumulation du gain pour leur substituer celles, plus humaines, de solidarité et de sobriété (=> quitte à l’imposer aux plus réticents, en l’occurrence les puissants). Sans quoi, effectivement, il est permis de ne pas être optimiste (euphémisme).


      • bluelight 6 août 2009 13:15

        Enfin des réflexions lucides !
        Certains sur AV prennent leurs désirs pour des réalités .
        Il n’y a pas d’un côté les ’traders’ et de l’autre des ’citoyens’ ’exploités’ soumis à la ’crise’ .
        Ceux qui sont nés dans les années 70 en France entendent d’ailleurs les media évoquer une ’crise’ depuis toujours .
        Pourtant le trafic routier et aérien a explosé, c’est bien qu’au delà des classes populaires et des classes moyennes et intermédiaires qui s’en sortent tout juste, il existe des classes moyennes supérieures et aisées qui vivent très bien grâce au système, et ce en France comme dans les autres pays riches, et dans les pays émergents .
        Ces classes sociales là, pour l’instant, quand bien même elles ont des états d’âme plus ou moins hypocrites, n’ont pas intérêt à ce que la répartition des richesses change .
        Et que personne dise ici qu’elle n’existent pas ...
        Vous savez, ces voisins qui viennent de changer de voiture pour la n-ième fois, dont l’horizon est le prochain voyage lointain qu’ils feront ... ils existent, et ils sont nombreux .
        Quand ils n’ont aucun état d’âme, ils votent UMP, quand ils font semblant d’en avoir un peu, ils votent gauche caviar hypocrite PS ou MoDem (ou Obama aux USA) pour la même politique ...
        La seule solution viendrait d’une grève dure des impôts, refuser de payer les impôts tant qu’il n’y aura pas transparence totale sur un certain nombre de circuits financiers pour lutter contre corruption et copinage (de la rémunération des cadres et traders aux dépenses des politiciens) ... or les classes aisées, à travers les niches fiscales non remises en cause par la gauche, et le bouclier fiscal, paient déjà peu d’impôts, leur complicité a été achetée, comme celle de toute clientèle électorale .
        En résumé, ce qui est choquant n’est pas que des traders se goinfrent, mais que la majorité de ceux qui ont plus que la moyenne soient ainsi, à leur niveau .
        Telle classe moyenne supérieure, telle élite ...
        Et c’est là que la gauche de la gauche agoravoxienne se fait des illusions ou fait semblant : non le système n’est responsable de rien, ne broie rien, ce qui est responsable c’est la nature humaine .
        En théorie vous pouvez imaginer des systèmes capitalistes et communistes respectant l’environnement (un système capitaliste conservateur conservant l’environnement par exemple), en pratique tous les systèmes ont détruit l’environnement car l’être humain est un prédateur sans éthique, dans la plupart des cas .
        Ce qui fait changer l’espèce humaine, comme toute espèce au sens évolutionniste, ne sont pas les états d’âme hypocrites ni je ne sais quelle prise de conscience, c’est la force des choses .
        Quand l’environnement de la planète, détruit sans la moindre dignité par prédation humaine démographique et consumériste, ne permettra plus la croissance quantitative dont une partie du produit est volé par les oligarques et leurs courtisans, le système actuel s’effondrera, pas avant, le système tiendra encore quelques décennies .
        La solution n’est pas la révolution, mais l’évolution .


      • bluelight 6 août 2009 13:27

        ’élite’ il faut plutôt dire ...
        et régulation financière en plus de la transparence


      • sisyphe sisyphe 6 août 2009 14:36

        Et c’est là que la gauche de la gauche agoravoxienne se fait des illusions ou fait semblant : non le système n’est responsable de rien, ne broie rien, ce qui est responsable c’est la nature humaine

        Bel euphémisme pour prôner que rien ne change !
        Bah oui, ma brave dame ; on n’y peut rien ; c’est la naturumaine !!

        Sauf que... justement, la civilisation, l’instauration de démocraties, de Républiques s’est fait, au prix de combien de souffrances, de victimes, pour que s’instaure un système permettant que la vie en commun soit régie par des lois qui empêchent que la « nature humaine » ; c’est à dire la loi du plus fort, ne préside aux relations entre les hommes, et permette plus de justice, d’égalité.

        Le capitalisme libéral a totalement détruit ces règles, ces lois, au profit d’une course à l’argent qui a réinstauré la loi de la jungle, et détruit tous les progrès instaurés par cette évolution.

        Alors, oui, c’est bien le système qui est responsable, qui broie, qui lamine, qui oppresse, qui exploite la très grande majorité au profit d’une petite minorité ; cette crise en est le plus aveuglant exemple, sauf pour ceux qui refusent de voir, ou qui continuent de s’en référer à « la nature humaine » ; concept ontologique dont il a été démontré, depuis des siècles déjà, qu’il est totalement creux, et qu’on le remplit de ce qu’on veut bien ; par cynisme, par intérêt personnel, ou par commodité de ne rien vouloir faire.

        Au lieu de continuer, pavloviennement, à accuser la gauche et la gauche de la gauche qui, je vous le rappelle à tout hasard, ne sont pas au pouvoir, et ne sont donc pas responsables du rouleau compresseur du libéralisme et de son cortège d’inégalités, d’injustice, d’oppression, d’exploitation, de misère, de famine, et de mort, et de venir évoquer, comme une invocation transcendantale, la « nature humaine », vous feriez bien de tenter de procéder à l’analyse des causes et des effets ; ça vous évitera ce discours de concierge et de café du commerce.


      • bluelight 6 août 2009 14:48

        La café du commerce, vulgaire qui plus est, c’est vous .
        Si vous aviez une formation scientifique, ce dont je doute, vous comprendriez que cette question de ’nature humaine’ est statistique .
        Statistiquement trop peu d’humains sont prêts à tout faire pour que triomphent certains idéaux qui n’en ont pas moins été portés par certains humains au péril de leur vie et là est l’ ’honneur’ de l’espèce humaine .
        N’allez pas dire que les citoyens s’ils en ont envie ne peuvent aller sur internet, sur AV par exemple, rechercher un discours critique sur le pouvoir .
        Si une majorité n’a pas ce discours critique et n’est pas prête à agir en conséquence, à commencer par virer les politiciens qui ne servent pas l’intérêt général (cela fait du monde ! ), c’est bien qu’une majorité de citoyens s’accommodent du système .
        Les Révolutions, historiquement, ne sont jamais nées uniquement d’un simple désir de justice, mais de crises .
        Tant que les classes moyennes continueront à se satisfaire de la société de consommation, tant que la destruction environnementale n’aura pas atteint le point de rupture crevant la bulle de société de consumation, il n’y a pas de raison de penser que le système changera .
        Non, le système n’est pas responsable, c’est un sophisme de dire que le système serait responsable, n’est responsable qu’une entité pouvant être incriminée devant un tribunal et devant répondre de ses actes, une personne morale ou physique, etc, puisque vous parlez de lois !
        Sont responsables ceux qui profitent du système, ceux qui s’en accommodent, ceux qui collaborent avec, etc .
        Dans votre dialectique d’ultra gauche, le capitalisme est responsable de la destruction environnementale par exemple .
        Dans la dialectique scientifique, l’explosion démographique et le consumérisme en sont la cause .


      • bluelight 6 août 2009 14:57

        L’aversion pour l’extrême gauche est justifiée .
        Sociologiquement l’extrême gauche enragée vient ou finit souvent par la bourgeoisie, exemple le ’socialiste’ Weber au mariage bling bling .
        L’extrême gauche est prête à tout, y compris à vomir les principes démocratiques, pour arriver au pouvoir, et oppresser la population .
        Un exemple ?
        Julien Coupat soutient les caïds contre la République .
        Et ne faites pas semblant de ne pas comprendre, j’irai chercher la citation s’il le faut .
        Il y a même des preuves de collaboration entre Etat bling bling, gauche caviar, et ultra gauche, ce sont les affaires Battisti et Petrella où l’UMP au discours pseudo sécuritaire attrape gogos non seulement encourage les délinquants des affaires à continuer, mais en plus libère les terroristes d’extrême gauche reconvertis en bobos qui ont du sang sur les mains, la barbarie a été choisie sur la protection des faibles, l’inverse de ce que vous avez prêché dans un commentaire, vous en pensez quoi que la collaboration UMP-Battisti-Petrella ?
        Avec de tels pseudos opposants d’ultra et autre gauche anti, vautrés jusque sur la banquette d’un Drucker tel un Besancenot, le ’capitalisme’ a un avenir assuré mdr


      • sisyphe sisyphe 6 août 2009 15:22

        Le monomaniaque Bluelight :

        "Si vous aviez une formation scientifique, ce dont je doute, vous comprendriez que cette question de ’nature humaine’ est statistique .« 

        Lol de lol de lol !! (rendez nous les smileys)

        Expliquez nous, ô bluelight, en grand scientifique, comment  »la question de nature humaine est statistique" :là, je crois qu’on va rigoler...

        On attend, évidemment, vos références scientifiques...(en philo-anthropo-psycho-socio-statistique ??)

        Lol de lol !!


      • bluelight 6 août 2009 17:19

        Apprenez déjà à citer !
        C’est une question d’observation .
        Après l’observation établir des statistiques .
        D’après les résultats aux dernières élections présidentielles, une majorité d’électeurs ne sont pas choqués par le clientélisme, qu’il soit bling bling (paquet fiscal), socialiste (RMI jeune) ou autre, sinon ces partis n’auraient pas autant de voix ...
        Alors ce n’est certainement pas de vous que je recevrai des leçons de pertinence .
        Vous servez des généralités et ne dites rien de précis .
        Vous êtes par exemple incapale de répondre à la mise en cause de la collaboration UMPbling-gauche caviar-ultra gauche dans l’aide active apportée aux lâches assassins Battisti et Petrella .
        Un scientifique se réfère toujours à des faits .
        J’ai évoqué l’explosion démographique, une réalité difficile à nier également .
        C’est vous qui êtes au stade du café du commerce .



      • xbrossard 6 août 2009 17:23

        Malheureusement Sisyphe, j’ai bien peur que blueLight ai raison

        lisez par exemple « le principe de Lucifer » qui vous expliquera depuis que l’homme existe que toutes les civilisations sont soumises aux diktats inconscient de l’âme humaine, et que l’homme ne change que dans la violence et la destruction.

        Le mène actuel est le capitalisme, et il se défendra jusqu’au bout (guerre, destruction) avant de mourir pour être remplacé par autre chose (mieux ? rien n’est sûr)

        Finalement, la meilleur chose à faire et de toujours chercher à réduire le pouvoir de tout être humain pour limiter sa capacité de nuire ; aujourd’hui, la capacité de nuire des êtres humains est très importante car des groupes importants d’être humains, typiquement les entreprises, agissent de manière individuelle et violemment ; il est illusoire de vouloir créer d’autres groupes aussi puissants en face, car ils seront aussi destructeurs à terme.
        La solution passe par la réduction de tout ces blocs. Idéalement, et en suivant VRAIMENT la théorie de nos chers libéraux, on devrait n’avoir que des entreprises individuelles, et chaque projet de grandes ampleurs devraient faire appel à un grand nombre d’intervenants qui resteraient indépendants.

        Comme ce système est difficilement applicable du fait de sa complexité, il faut agir à l’inverse ; dans chaque entreprise, chaque individu devrait avoir ce même type de pouvoir, à savoir de refuser ce qui ne correspond pas à ses choix. On en arrive donc à la mise en place d’un vrai système démocratique dans chaque entreprise, ce qui serait pour le coup la VRAIE révolution attendu (d’ailleurs vous remarquerez que le sujet de la démocratie dans les entreprises n’est JAMAIS abordé par les médias ni tout les spécialistes, c’est un sujet tabou...)


      • sisyphe sisyphe 6 août 2009 17:38

        Par bluelight (xxx.xxx.xxx.66) 6 août 17:19

        « Apprenez déjà à citer ! »

        Lol ; je vous ai cité intégralement ; tout le monde peut le constater ; faut assumer, mon vieux...


        « C’est une question d’observation .
        Après l’observation établir des statistiques . »

        Ah ; c’est donc ça, votre méthode scientifique ? Probant !!

        "D’après les résultats aux dernières élections présidentielles, une majorité d’électeurs ne sont pas choqués par le clientélisme, qu’il soit bling bling (paquet fiscal), socialiste (RMI jeune) ou autre, sinon ces partis n’auraient pas autant de voix ...
        Alors ce n’est certainement pas de vous que je recevrai des leçons de pertinence .
        Vous servez des généralités et ne dites rien de précis .« 

        C’est exactement ce que je me dis en lisant votre indigeste prose...

         »Vous êtes par exemple incapale de répondre à la mise en cause de la collaboration UMPbling-gauche caviar-ultra gauche dans l’aide active apportée aux lâches assassins Battisti et Petrelli« 

        Non ; mais sérieux, vous croyez que vous allez m’entrainer dans votre fixation monomaniaque paranoïaque et obsessionnelle , quand ce n’est absolument pas le sujet de l’article ?

         »Un scientifique se réfère toujours à des faits .« 

        Oui. A ce propos, j’attendais, de votre part, ô grand scientifique, une démonstration, donc, scientifique de votre brillante et définitive assertion : »la nature humaine est statistique«  : or, je ne lis qu’une bouillie de déductions fumeuses et de rapprochements douteux ; je suis déçu, là, franchement... lol !

         »J’ai évoqué l’explosion démographique, une réalité difficile à nier également .« 

        Oui ; et alors ? Un angle d’analyse ? Des solutions ?

         »C’est vous qui êtes au stade du café du commerce ."

        Mais non ; c’est la naturumaine ....

        Sinon, j’attends toujours de savoir le cheminement précis de votre démarche scientifique, et de quelle science il s’agit ; merci de m’éclairer.


      • bluelight 6 août 2009 18:11

        Il n’est pas possible de débattre avec vous, sauf à avoir des idées très proches, d’autres auront pu le constater sur ce forum .

        J’ai écrit : ’cette question de ’nature humaine’ est statistique’ à savoir : il suffit de constater qu’une majorité d’humains sont comme ceci ou comme cela, par exemple une majorité d’électeurs votent comme des consommateurs pour des politiciens s’adressant à eux comme à une clientèle ...

        rien à voir avec votre déformation

        quant à l’ ’ultra gauche’, ce que je lui reproche essentiellement est d’être une pseudo alternative, non crédible, et d’aliénation

        en clair Coupat peut bien dénoncer l’individualisme des sociétés actuellement alors que ce gosse de riche égocentrique à l’attitude de gourou sectaire en est la caricature ... 


      • Thucydide Thucydide 6 août 2009 19:02

        Rien n’a changé tout simplement parce que rien ne devait changer

        La crise a été déclenchée de façon tout à fait artificielle par la création d’actifs financiers ubuesques boostés par une inflation démesurée des excès délibérément non contrôlés, voire même encouragés.

        But réel ? Prendre ce qui restait à prendre dans les pays dits « riches » avant que le sabotage méthodique de leurs économies et tissus sociaux ne mettent les peuples à genoux. Ce qui s’est passé ces derniers mois le démontre avec tant de limpidité que c’en devient du pur cynisme.
        Ainsi, plus d’opposition solide à craindre là ou les acquis économiques et culturels auraient pu motiver et entraîner une rebellion efficace.

        Et pour ce qui est des sociétés dites pudiquement « en voie de développement » les choses se mettent en place depuis quelques décennies déjà, le carnage s’organise lentement, difficilement, mais sûrement puisque pour jouir pleinement d’un pouvoir absolu, il est indispensable d’avoir la maîtrise absolue des ressources : énergétiques, minérales, alimentaires...

        Tout le drame de l’humanité résulte de cette caractéristique majeure, : le refus du partage.

        Ce refus, en totale contradiction avec notre vocation grégaire et surtout sociale nous précipite régulièrement dans le chaos.
        Cette fois, cela devient grave, nous atteignons des seuils démographiques tels qu’il faut énormément de mérite (de naïveté ?) pour compter sur une issue qui ne soit pas atrocement sanglante.


      • bluelight 6 août 2009 19:33

        L’espèce humaine a un très fort instinct de territorialité, de possession ...


      • appoline appoline 7 août 2009 13:09

        @ Walden,

        Oui mais le rôle du chef de l’état est aussi de bannir toute manipulation des masses ; son rôle est de protéger tout citoyen. Cela n’existe plus depuis plusieurs décennies, c’est aussi cela la honte de la France, de ne plus savoir protéger ceux qui n’ont pas la chance de savoir décortiquer l’information comme nous le faisons. Cela ne nous mettra sans doute pas l’abri


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 août 2009 20:28

        La nature humaine, à court terme - disons quelques milliers d’années, mais je réduis pour simplifier - ne changera pas et est responsable de tout. Cela admis, ce n’est pas de ça qu’il s’agit ; la nature humaine est une donnée qui doit être prise en compte et gérée. Comme l’ingénieur qui construit un pont n’a pas à accuser la loi de la gravité si son pont ne tient pas. Le défi est de bâtir une société d’ordre, de progrès et d’équité en tenant compte de la nature humaine. OUI, c’est possible. Ici, 1200 textes qui en parlent. On peut aussi résumer ... smiley


        Pierre JC Allard

      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 août 2009 10:56

        Ô Rage, Ô infamie...

        On sent que vous avez chaussé des gant de velours pour rédiger ce pamphlet mou. C’est l’absence d’affect qui permet d’exprimer les pires souffrances sans pour autant pleurer, pourtant il y aurait de quoi ! A chaque fois que je retourne dans un lieu de mon enfance, de ma jeunesse ou de vacances, je suis profondément dégouté par ce béton qui a tout ravagé. Bien des artistes peintres, dégoûtés de ne point trouver de beauté à peindre, jusqu’à Monet qui a fabriqué son propre jardin pour ce faire, se sont suicidés de désespoir. Défendre la beauté de notre paradis n’est plus la priorité que de quelques maires de villages décentrés qui ne sont heureusement pas sur le tracé de l’autoroute du progrès qui avance tel un rouleau compresseur aveugle conduit par des gouvernants avides d’immédiateté. C’est l’argent qui a pris le pouvoir au point que l’on piétine tout ce qui est gratuit, y compris, de très purs textes qui paraissent tous les jous sur ce site.

        Pour conserver l’espoir, il faut le délocaliser, ce que permet le web. 


        • Rage Rage 6 août 2009 11:10

          Bonjour,

          J’oubliais de préciser un point dans le registre des « solutions » :
          Sans être un expert en finances et banques, il me semble plus qu’urgent de rétablir dans la sphère du « trading » une relation entre volume financier manié et prise de risque.

          Je m’explique : Si une banque confie à 1 trader la somme des dépôts de plusieurs millions d’épargnants, ou si ce même trader dispose des dépôts des actions achetées et non vendues de dizaines de milliers d’actionnaires : ce trader dispose d’une « mise » - qui ne lui appartient pas - mais qui lui ait confié par la banque pour « générer » du gain sur les sommes alors en attente.
          En clair, on file les clés du coffre à quelqu’un en lui disant : tu as 2 jours pour faire fructifier ce pactole.

          Si tout se passe bien, le pactole produit des gains. Au passage, compte tenu des volumes en jeu, autant dire que le petit porteur est lui le dindon de la farce des variations.
          S’il y a gains, il y a bonus, et hop nous voilà tous apprentis traders.

          Problèmes :
          1. On oublie d’une part que le volume confié n’appartient pas à la banque : si le pactole disparait suite à une chute de cours, la banque est à poil : elle ne peut plus rembourser la somme initiale qu’on lui a confié : donc si tout le monde se pointe et retire tout... c’est la faillite. Les banques joue de ce « dégré » de couverture pour utiliser votre argent pour générer encore de la plus-value sur les marchés (ce qui ne génère du reste aucune richesse intrinsèque, mais génère de la valeur... donc fictive et fluctuante).
          En 2008, celles qui étaient le plus à poil, ont donc été les premières à « sauter ».

          2. Le volume confié engage également une prise de risque exponentiel au volume. En effet, si vous avez une mise de 100, faire +4 est assez facile. Si vous disposez en revanche de 5, faire +4 relève de l’exploit. En corollaire, celui qui dispose de 100 a entre ses mains un « cadeau » sans avoir pleinement connaissance du risque.
          Comme le but est aujourd’hui de refiler le risque sur les ignorants, les traders (Wall-Street, City and co) font fi du risque, le cache quand ça va mal, et finalement le révèle une fois que c’est trop tard.
          Cette prise de risque n’a aucune contre-partie, le trader jouant d’un « vide » lui permettant d’obtenir des supers-bonus via une mise qui ne lui appartient pas qu’on lui confie. Un peu comme si on vous donnait demain un gain du Loto en vous disant : tu as 5 mois pour le placer et en faire ce que tu veux, et dans 5 mois je récupère le montant initial, en réel ou en titres.

          Bilan des courses : Là où le quidam trime pour des cacahuettes, on confie à des « inconnus » des sommes colossales susceptibles de faire tomber les banques, et plus encore, de creuser abysallement les déficits publics : le tout pour qu’une minorité puisse se gaver de rolex à 50K€ pièce. Cela n’a pas de sens, ni de rationnalité.

          Si on continue à sacrifier l’économie réelle sur l’autel de la finance, si le politique poursuit dans son aveuglement et sa dépendance, effectivement, je crainds le pire.


          • taktak 6 août 2009 17:12

            Cessons d’accabler les traders qui font j’en suis sur du mieux qu’il peuvent pour maximiser les gains de la banque.
            Au final, il est tout de même utile de rappeler qu’ils ne touchent que quelque pouillème des bénéfices réalisés, le reste allant dans la poche des actionnaires des banques !

            Par ailleurs, la valeurs arrachés dans les spéculations n’est pas du tout quelque chose de virtuelle.
            C’est une vrai pression sur le travail réel (soit directement par extraction de plus value sur le travailleur, soit indirectement par des jeux spéculatifs sur le consomateur (énergie, logement matière première au sens large).

            Il est par contre vrai que ce jeu de spéculation, de bulles n’est pas maitrisé par les financiers.
            Il ne peuvent cependant y échapper puisqu’ils DOIVENT se débrouiller pour faire croitre un capital investit, y compris lorsque la production de valeur réelle n’augmente pas, ou pas aussi vite que les volontés de gains.

            Au final, la bulle explose, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les valeurs « fictives » dues à la spéculation ne sont pas rayés de la carte, mais arraché par les plus forts au plus faibles (les banques sont renflouées par les peuples, les constructeurs auto par leur sous traitants....)

            Et en bout de chaine, c’est génial, c’est les petits qui ramassent. La seule différence est que le capital est encore plus concentré et donc encore plus monopoliste et donc encore plus rapace et violent....


          • Micheld 6 août 2009 19:49

            Bonjour,
            Dans le cadre de solutions, il y a une qui doit être imposée :
            Que l’Etat reprenne son droit régalien d’émettre la monnaie. C’est R. Barre dans les années 70 qui a donné aux banques, seules, de prêter de l’argent à l’Etat. Ce qui coûtait avant, le papier et l’impression coûtent en plus, depuis, les intérêts des emprunts versés aux banques.

            Jamais dans l’histoire un pouvoir ne s’est dessaisi du principe « de battre monnaie », bien au contraire chaque prince voulait battre la sienne ! Le « meilleur économiste de France » par idéologie a supprimé ce principe important.

            A+

            Michel


          • Rage Rage 6 août 2009 22:46

            Bonsoir,

            Votre commentaire est tout à fait exact.
            Effectivement les « plus-values » non sont pas fictives dans le sens où leurs conséquences induisent une pression accrue sur les acteurs de l’économie réelle.

            Ainsi, les actionnaires gourmands et autres chasseurs de rendement sont les premiers à générer une pression monstre sur le dos des entreprises, puis des salariés. En bout de chaîne, ce sont les sous-traitants, les PME, les entreprises les plus fragiles qui ramassent.

            Le pire, c’est que cela ne corrige en rien le système qui, en haut, se concentre encore un peu plus et veut toujours plus de rendement. Les traders ne font effectivement que « catalyser » la chose en accélérant et amplifiant la mécanique.

            Bref, si rien n’est fait, ça cassera à nouveau, et encore plus fort. Et c’est bien parti pour.

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