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Croyances & Civilisation

 Le besoin de croire est étroitement associé à l’établissement des civilisations. Doit-on s’attendre à une nouvelle civilisation dans un futur immédiat ?

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 Il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, des crânes d’ours sciemment accumulés ont fait déjà penser à un culte, celui de l’ours. Dès le IIIe millénaire av. J.-C. en Mésopotamie, des divinités mi-animales, mi-humaines sont représentées qui régentent le monde. Un Dieu unique YHWH apparaît ensuite dans la bible hébraïque écrite entre le VIIIe et le IIe siècle av. J.-C. Zeus fut considéré comme le roi des Dieux dans la mythologie grecque. Le Dieu chrétien, Père de Jésus, annonce un message universel basé sur l’Amour. Au delà des différences, la création d’un dieu s’accompagne toujours d’une soumission. Cette soumission permet d’éviter des châtiments terribles en cas de faute ou, plus prosaïquement, de faire venir des pluies abondantes ou d’éviter des nuées de sauterelles. La civilisation actuelle, que l’on peut qualifier de judéo-chrétienne, est fondée sur un rapport de subordination entre un concept ou un symbole insaisissable et des individus bien terrestres, avec souvent une intermédiation par des lettrés ou des ‘sachants’. Dieu aime ses fidèles, ses fidèles doivent impérativement l’aimer pour échapper au pire.

 Mais le besoin de croire est enraciné dans l’humain indépendamment de tout aspect religieux.

 Le nouveau-né fait face à d’innombrables défis : apprendre à parler, à marcher, à manger seul... Pour les relever, les bébés communiquent avec leurs parents et leur entourage par des cris, des sourires, des regards. Le bébé observe ses parents et en déduit la conduite à tenir en supposant que c’est la meilleure possible. Le nouveau-né a besoin de croire en ses proches, il ne peut pas à tester lui-même tous les cas de figure envisageables.

 L’école représente une croyance institutionnalisée hors de l’influence familiale. Il existe par exemple diverses méthodes d’apprentissage de la lecture, si l’enfant ne croit pas dans le bien-fondé de celle de l’instituteur, il est probable qu’il ne saura jamais lire (il y a 7% d’illettrés en France, pourtant scolarisés). La scolarité durera environ 16 ans permettant la transmission de connaissances mais aussi l’ancrage des relations maître-élève. Cette sujétion n’est pas assurée par une force céleste mais (théoriquement) par une recherche de la vérité, le Maître détient la vérité et éclaire en conséquence ses élèves. Le réel ne peut cependant pas se résumer en une suite même infinie de vérités. Une théorie physique donne une image d’une partie seulement du réel et quelquefois une prévision pertinente de son comportement, mais elle ne prétend jamais énoncer une vérité. Les théories peuvent par contre aisément débusquer les contre-vérités ou les tromperies. ‘Le divin ne se trompe jamais, il commet juste des erreurs’, et il est possible de les mettre au jour. La Raison (professorale) choisit sa vérité et dans ce cadre ne se trompe jamais… ou rarement, mais le cadre est arbitraire. Une vérité est toujours teintée par la culture dominante qui observe la facette du réel qui lui convient. La vérité dépend forcément de l’observateur.

 Amour et crainte de Dieu ou respect du ‘savant’ ? Dans les deux cas une soumission à plus puissant ou plus instruit que soi semble nécessaire à toute collectivité.

 Mais ne va-t-on pas vers un nouveau mode de subordination : l’obéissance non pas aux meilleurs mais aux plus nombreux ?

 Il est demandé périodiquement aux citoyens de s’exprimer sur le bien fondé d’une politique applicable à tous. Le choix se fait lors d’élections qui ont été sacralisées afin d’éviter leur remise en cause. Le choix, sur une base rationnelle, de la gauche plutôt que de la Droite (ou inversement) est peu probable ! Il faudrait examiner avec minuties toutes les propositions des candidats et leurs implications. Par voie de conséquence on se fie à une personnalité avec laquelle on pense avoir des affinités électives sans réelle raison plus profonde. On croit en quelqu’un ce qui évite de faire un choix, ce qui évite de tester toutes les autres options possibles. Un vote individuel n’a presque aucune influence sur la décision qui est confiée à la majorité, c’est une multitude d’égaux qui décide. La Démocratie représente donc l’amorce d’une nouvelle civilisation rompant avec la dualité Maître/élève ou Divin/fidèle.

 Mais si le choix d’un leader se fait parmi des semblables, pourra-t-on toujours croire l’élu ? Après les premiers temps, le sacré de l’élection se dilue et le caractère ordinaire du ‘leader’ ressort, il est en alors en général violemment contesté. Chacun donne son avis qu’il juge tout aussi pertinent que celui donné par celui censé le diriger. L’incapacité de toute action collective devient alors la règle.

 La capacité d’égaux à construire un destin commun semblait compromise. Le Numérique allait y suppléer. Chaque action, chaque mouvement, chaque conversation, chaque désir et à terme chaque pensée peut faire l’objet d’une quantification, introduit dans une mémoire d’ordinateur et comparé mathématiquement à une norme. Les notions diffuses de Bien ou de Mal pour les dieux, de Vrai ou de Faux pour les gens sensés, disparaissent pour laisser place à une évaluation chiffrée multifactorielle. Si l’Homme agit bien en fonction d’une multitude de paramètres dont il n’est conscient que d’une partie, l’ordinateur lui est susceptible de les expliciter et de signaler tout comportement qui s’écarte de ce que le ‘bien commun programmé’ commande. Toute trace d’affectivité est bien entendu exclue du processus calculatoire mais une certaine dose peut être ajoutée artificiellement. Les décisions prises ainsi seront souvent douloureuses car le ‘bien commun’, basé essentiellement sur la survie de l’espèce, s’accommode mal du bien-être individuel.

 La démocratie numérique représentera bien une nouvelle civilisation car le caractère divin du décideur fera place à une suite complexe de nombres qu’on ne pourra pas contester. Mais il est beaucoup plus probable qu’une prétendue élite s’emparera du pouvoir de programmer les ordinateurs pour définir à son profit ce qu’est le bien commun, écartant ainsi la plèbe. Il subsistera encore une différence le quantitatif tangible supplantant le qualitatif insaisissable comme critère d’évaluation et de croyance. 

 


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45 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 16:38

    «  Mais il est beaucoup plus probable qu’une prétendue élite s’emparera du pouvoir de programmer les ordinateurs pour définir à son profit ce qu’est le bien commun, écartant ainsi la plèbe. Il subsistera encore une différence le quantitatif tangible supplantant le qualitatif insaisissable comme critère d’évaluation et de croyance.   »

    Cette conclusion peut être conjuguée au présent. Il ne s’agit pas d’une éventualité, mais d’une réalité présente, et ça s’appelle toujours la lutte des classes. Les outils ont évolué, mais pas les rapports sociaux qui ont plutôt tendance à se dégrader, l’illusion de l’ascenseur social n’étant même plus crédible pour motiver les candidats à l’ambition..


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 octobre 17:20

      @Séraphin Lampion
      C’est vrai, c’est déjà une réalité.


    • Ausir 7 octobre 17:29

      @Séraphin Lampion

      Faux , l’ascenseur social fonctionne : un élève issu de milieu pauvre a toujours matériellement la possibilité si en a la volonté de faire des études , d’aller à l’université , on peut constater tous les jours , et même au sein du gouvernement que telle personne issue des banlieues ou de milieu modeste st arrivé à un niveau élevé professionnellement ,
      mais c’est la volonté qui prime , il faut le vouloir 
       la famille a une influence sur le choix d’un métier , il y a des familles qui poussent et d’autres pas :les échecs viennent de là , et ca on ne pourra jamais le changer.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 17:40

      @Ausir

      vous m’obligeriez en m’accordant que j’ai aussi un neurone

      il existe toujours un Oncle Tom quelque part


    • foufouille foufouille 7 octobre 17:53

      @Ausir

      faux tout le monde ne peut devenir un mauvais médecin et la prépa est payante.

      avant tout le monde pouvait avoir une baraque même en campagne et un salaire moyen un certain temps pour avoir une retraite correcte.

      rachida = sodomie.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 octobre 18:30

      @Ausir

      Faux , l’ascenseur social fonctionne

      C’est tout à fait vrai. Les dominants ont toujours besoin de sang neuf pour leurs institutions. Madame Avia en est la preuve vivante. Elle a été extraite de sa banlieue sordide, et moyennant une absence complète de conscience dans l’exécution des basses œuvres du régime, elle se voit gratifier d’une juteuse enveloppe qui lui permet de se dire : j’ai « réussi ». 

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 octobre 20:05

      @Ausir
      Je crois que le problème n’est pas de réussir ou pas. Il fut un temps où on était fier d’être ouvrier, artisan, travailleur manuel de tous ordres. La fierté est maintenant ailleurs.


    • Ausir 7 octobre 21:12

      @Jacques-Robert SIMON

      Autrefois le fils était fier de reprendre le métier de son père , et celà donnait un sens à sa vie , 


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 octobre 08:22

      @Ausir
      Pourquoi pas ? Tout ce qui sauve de l’absurde et de la déchéance est bienvenue.


    • I.A. 8 octobre 10:00

      @Ausir

      Vous avez tout à fait raison dans votre conclusion, et du coup vous êtes en contradiction avec une partie de votre réaction (« c’est la volonté qui prime »).

      L’auteur a parfaitement résumé ce besoin de croyance et d’appartenance de l’enfant, au minimum à une « communauté génitrice », pour être en confiance.

      Des géniteurs qui, alors, se donnent et donnent à l’enfant les moyens d’évoluer (bibliothèque, ordinateur et logiciels, abonnements...)


    • Laconique Laconique 7 octobre 17:09

      C’est amusant tous ces scientifiques qui sont taraudés sur le tard par le sacré et qui ne sont pas du tout tout équipés intellectuellement pour penser le sacré, qui ramènent tout à des catégories morales ou politiques, et qui n’utilisent jamais le mot exégèse. Il y en a beaucoup sur ce site.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 octobre 17:23

        @Laconique
        L’étude de textes est probablement utile mais je ne pense pas que le mien soit dû à ma nature scientifique.


      • Ausir 7 octobre 17:35

         Mais ne va-t-on pas vers un nouveau mode de subordination : l’obéissance non pas aux meilleurs mais aux plus nombreux ?



        C’est pour ca que la démocratie ne fonctionne pas , les plus nombreux étant les plus incultes et rustres , c’est aux plus sages de gouverner et non au plus nombreux .

        La démocratie est une institutions récente par rapport à l’histoire de l’humanité, et elle va de pair avec l’athéisme , 

        Dans toutes les civilisations d’avant le chef est celui qui est guidé par le divin , le plus sage , il ne tire pas son pouvoir de la base .


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 17:42

          @Ausir

          ce commentaire est en contradiction totale avec celui que vous avez fait en réponse au mien, plus haut


        • Ausir 7 octobre 18:17

          @Séraphin Lampion

          pas du tout 


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 18:45

          @Ausir

          démonstration ?


        • Ausir 7 octobre 19:54

          @Séraphin Lampion
          c’est à vous de démontrer 


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 octobre 20:07

          @Ausir
          Je connais des imbéciles mais il n’est pas vrai que les plus nombreux sont rustres.


        • Ausir 7 octobre 20:27

          @Jacques-Robert SIMON

          La démocratie selon Platon s’appuie sur les plus bas instincts du peuple (préjugés, passion , désirs ...) , alors que le sage s’appuie sur la raison, 

          le peuple démocratique met en place une égalité arithmétique (la même chose pour chacun), tandis que la théorie de Platon prône une égalité géométrique (à chacun selon son mérite) qui suppose une hiérarchisation de la société sous la direction des philosophes-rois.

          Il y a actuellement des imbéciles à tous les niveau , la société n’est plus hiérarchisée de façon correcte (selon le mérite de chacun ) avec les vrais sages capable de diriger de façon juste et éthique au sommet :les « élites » actuelles ont le pouvoir et l’argent comme motivation , 

          La démocratie mène au désordre. Ce régime visant la liberté de tous, il n’imposerait pas les règles précises que requiert la vie en société, et il tendrait donc à laisser s’épanouir la licence. Il devient alors un « bazar de constitutions » où chacun se sent libre de faire ce qu’il entend : il obéit s’il le veut bien, fait la guerre si l’envie lui prend, etc.

          « N’est-il pas inévitable, écrit Platon, que dans une pareille cité l’esprit de liberté s’étende à tout ? Qu’il pénètre dans l’intérieur des familles, et qu’à la fin, l’anarchie gagne jusqu’aux animaux ? Que le père s’accoutume à traiter son fils comme son égal et à redouter ses enfants, que le fils s’égale à son père et n’a ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre, que le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque, et l’étranger pareillement. (…) Or, vois-tu le résultat de tous ces abus accumulés ? » (La République, livre XIII).

          La démocratie décuplant les discordes et les dissensions, le peuple en arrive en dernière instance à confier le pouvoir à un tyran pour empêcher la guerre civile. Elle constitue donc, pour Platon, un excès de liberté qui entraîne, comme une violente réaction, un nécessaire excès de servitude.

          Ca ne vous rapelle rien ?




        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 octobre 08:26

          @Ausir
          Bien entendu, je vois la dérive des démocraties. Cependant, je ne vois comme solution que la continuation et l’approfondissement de celles-ci.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 8 octobre 08:56

          @Jacques-Robert SIMON

          Vous rendez-vous compte à quel point vous êtes ici atypique, et terriblement révolutionnaire ?


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 octobre 11:16

          @Pierre Régnier
          Je ne sais franchement pas. J’essaie d"expliquer ce que je crois comprendre, c’est à peu près tout.


        • infraçon 7 octobre 18:43

          Bonjour Jacques-Robert,

          « basé essentiellement sur la survie de l’espèce, s’accommode mal du bien-être individuel. »

          tout dépend ce que vous appelez le bien-être individuel.

          Si c’est avoir de la nourriture en suffisance, quelques vêtements et un endroit pour se reposer à l’abri du froid, de la pluie et du vent ou des fortes chaleurs, la survie de l’espèce ne devrait pas le remettre en question.

          Par contre si le bien être, c’est l’addiction à la (sur)consommation (tant qu’à faire de luxe) et pour conséquence la destruction de la nature, alors là oui ça va coincer.

          Par contre pour ce qui est de la démocratie numérique « écartant ainsi la plèbe », j’œuvre depuis quelques mois à proposer une réflexion « de la plèbe » sur un nouveau type de société... ( https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/societe-fraternelle-4-fontaine-je-226906 ) et j’ai du mal. Ici sur AV, il y a (qui s’exprime) une majorité accro d’un parti ou d’une idéologie. Et penser « du neuf » semble leur être insurmontable et trop curieux (?) pour les autres (ceux qui n’ont pas d’a priori)... Ah, il y a aussi une catégorie qui ne voit autour d’elle que de grossiers incultes et qui ne voit aucun intérêt à faire advenir une autre société (et pour eux là, ça ne m’étonne pas que je « m’égosille » à inciter à la fraternité). Donc à regret j’ai bien peur que la plèbe sera effectivement shuntée encore une fois.

          Pour ce qui est du qualitatif (si je ne me plante pas sur votre dernière phrase), même si on n’y est pas encore, je pense que ceux qui « feront » programmer les ordinateurs sauront aussi manipuler l’IA et le quantitatif (avec l’aide des agences de comm, des critiques d’art et des media) pour faire gober le qualitatif (culturel) qu’ils voudront à la plèbe, à part quelques « fous » du genre Van Gogh...


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 octobre 20:11

            @infraçon
            Je vous admire de vouloir changer les choses, c’est impératif de le faire. Vous avez raison les algorithmes sont aux mains de quelques uns. Je faisais bien allusion à la surconsommation qui elle ne pourra pas être assurée.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 octobre 20:22

            @infraçon

            Depuis Van Gogh, l’art a beaucoup régressé, tout particulièrement la peinture. Je ne parle pas du contenu mais du rapport aux amateurs. Ce qui est montré dans les salles du domaine public est choisi par des administratifs ou des commerçants.

            Aujourd’hui Van Gogh, Modigliani, Picasso, Mondrian, Manessier… ne pourraient faire connaître leur peinture, dans les salles du domaine public qu’en présentant en même temps un numéro d’URSAFF et une preuve d’affiliation à la Maison des artistes.

            Du 17 octobre au 20 décembre aura lieu, au Château de Chamarande, une suite d’expositions, RENCART 2020, pour les artistes de l’Essonne. Mais elle sera réservée aux professionnels.


          • babelouest babelouest 9 octobre 09:15

            ussit @Pierre Régnier je connais un groupement d’artistes qui réussit à exposer, mais uniquement dans les toutes petites communes, car dès qu’elles sont un peu plus grandes le snobisme est de rigueur.
            .
            En tout cas, ces petites communes sont bien contentes de les accueillir, et en proportion de leur taille il y a pas mal de visiteurs.
            .
            Oui, il y a un vrai public pour les vrais artistes. Celui des « gens qui ne sont rien ».


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 9 octobre 15:23

            @babelouest

            Oui. Mais l’Institution culturelle (le Ministère de la Culture, les responsables départementaux de la Culture, les « services publics culturels »...) détruit très activement la libre créativité culturelle.

            Ce que je veux dire c’est que la Culture n’échappe pas à la réduction des activités de la France actuelle, dans tous les domaines, à la domination de l’économie.

            Les arts ne sont plus qu’une activité commerciale comme les autres.


          • pallas 7 octobre 19:05
            Jacques-Robert SIMON

            Bonsoir,

            La religion est chose importante, c’est une forme d’éducation et non d’asservissement, c’est son role.

            Cela est la base.

            En étudiant celle Mycénienne, on y retrouve beaucoup de précepte simple.

            Mais c’est comme tout.

            Un tournevis donner à un criminel il en fera une arme.

            Donner une contine Oui oui ou la BD d’Astérix, sa créera des traders et autres parasites notoires.

            Un lecteur fera interprétation de l’objet en ses mains.

            Homère dans la « La guerre de Troie » en fait l’apologie.

            Exemple

            Les Étrusques sont devenu décadent et fécondant l’idéologie de « Rome », c’est le véritable « 1984 » de George Orwell (étonnant qui ne l’ai pas vu)

            Salut


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 octobre 20:12

              @pallas
              Je suis en accord, avec des nuances, avec ce que vous écrivez.


            • pallas 7 octobre 20:31

              @Jacques-Robert SIMON

              Je n’est aucune nuance, d’ailleurs on a pas avec moi.

              C’est quoi la culture française ?, absolument rien, il ni en pas.

              J’aurai aimé que « La Nouvelle Calédonie » redevienne libre, les votes ont été truqué.

              Le peuple Kanak a été empêché de voter.

              C’est dans les infos de la presse étrangère.

              C’est ça la france.

              Soit dit en passant

              Salut


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 octobre 08:28

              @pallas
              Il y a deux sortes de nuances, celles qui obscurcissent et celles qui complètent une vérité.


            • binary 7 octobre 22:16

               Le besoin de croire est étroitement associé à l’établissement des civilisations.

              Je suis bloqué à la première phrase ! Qu est ce qui vous permet de conclure ça ?

              Parce que vous ne connaissez pas de civilisation sans croyance ? Ou parce que vous supposez que les croyances sont civilisationnelles ? Arguments ?

              A mon avis , il n y a aucun rapport.


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 octobre 08:29

                @binary
                Une civilisation est un collectif, pour que le collectif agisse de façon cohérente il faut une force transcendante.


              • etonne 8 octobre 11:23

                Un nouveau Gustave Le Bon est né !

                voir Les opinions et les croyances. Genèse, évolution (1911)


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 octobre 08:39

                  @etonne
                  L’âge où nous entrons sera véritablement l’ère des foules.


                • AlLusion AlLusion 8 octobre 15:10

                  J’écrivais récemment dans un de mes billets sur le caractère social : « La vie c’est dans la diversité d’opinions qu’il faut en chercher le suc, pas chez les croyants rêveurs d’un autre monde possible. »


                  • infraçon 8 octobre 16:55

                    @AlLusion

                    je suis d’accord avec vous : les rêveurs n’aboutissent à rien (si on prend le rêve comme la réalité future imaginée sans s’occuper des autres).

                    Par contre une opinion est « la réalité » qu’on peut SE bâtir à l’instant t avec SA propre expérience.
                    Mais s’abstenir de confronter (ou de faire dialoguer) ces opinions pour essayer d’en extraire les anomalies, c’est pire que d’être rêveur !

                    Parce que le rêveur fout la paix à tout le monde, ce qui n’est pas le cas de celui qui veut imposer son opinion (bon y’a aussi le rêveur qui devient dictateur, là c’est plus gênant, c’est rare mais ça s’est déjà vu).

                    Maintenant vous pouvez vous délecter de contempler les fourmis (humaines) se bouffer le nez, depuis votre balcon, si ça vous amuse... (me trompé-je dans l’interprétation de votre phrase énigmatique ? « le suc » ?)


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 octobre 08:40

                    @AlLusion
                    Il ne faut écarter personne, sauf ceux qui veulent convaincre.


                  • Claudec Claudec 8 octobre 16:57

                    « Mais le besoin de croire est enraciné dans l’humain indépendamment de tout aspect religieux. »  Toutes nos croyances et idéologies nous sont dictées par nos angoisses et nos peurs ; angoisse existentielle, peurs du lendemain, peur de notre environnement et de nos semblables… ; ou plus généralement, de ce que nous ne comprenons pas.

                    Et nos réponses résultent d’abord de notre obscurantisme, fait de crédulité et de superstitions, depuis toujours suscitées autant que de besoin et entretenues, par ceux qui y trouvent leur compte


                    « Le réel ne peut cependant pas se résumer en une suite même infinie de vérités. »  N’est-ce pas précisément le rôle et le mérite de la science, que de vaincre l’obscurantisme, par le doute et le raisonnement (contraires de la foi) et l’expérimentation ?

                    Sans compter le rêve, dans lequel nous fuyons si souvent les réalités, ou tentons de les nier.

                    Pour les croyances religieuses, lire

                    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2018/06/dieu-et-la-pyramide-sociale.html


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 octobre 08:42

                      @Claudec
                      Les croyances peuvent provenir d’une angoisse, elles peuvent aussi venir d’un idéal ou d’un besoin d’apprendre.


                    • Claudec Claudec 11 octobre 07:49

                      @Jacques-Robert SIMON

                      Idéal et besoin d’apprendre, pourquoi ? en réponse à quoi ? À quelle question se réduit finalement notre curiosité en tout, sinon à que suis-je ? 
                       “angoisse” pourrait être remplacé par “angoisse existentielle”, pour être plus précisément en rapport avec votre article, sans changer grand-chose à l’affaire.


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 12 octobre 08:02

                      @Claudec
                      Il n’y a pas besoin de ressentir une angoisse existentielle pour être curieux et chercher derrière l’inconnu. La joie de la pure découverte est immense.


                    • babelouest babelouest 9 octobre 13:26

                      Je pense que l’enfant se contente de répéter « bêtement » les comportements de ce qu’il voit, humains ou animaux. Il n’y a pas sacralisation, du moins pas obligatoirement. Il y a plutôt mimétisme, ce qui est plus primaire. Les adultes tentent de sacraliser les choses pour les enfants, mais ce n’est pas naturel.

                      .

                      En grandissant, certains enfants vont sacraliser, d’autres pas. Ceux-là, on les traitera de « cabochards », de « fortes têtes » ou autres qualificatifs peu amènes. Involontairement, ils seront une certaine élite, celle qui ose se poser des questions, et en poser à son entourage. Cette élite ne dirigera pas, elle donnera du fil à retordre aux dirigeants, ceux qui ont besoin de dominer sans se poser trop de questions, et sans que d’autres leur en posent. En sourdine, ce sont eux qui aideront une civilisation à se pérenniser, parce qu’ils oseront remettre en question l’ordre établi avant qu’il ne se sclérose. Je pense que ceux-là, on connaîtra rarement leur nom, mais a posteriori leur influence sera perceptible.

                      .

                      Sans doute dira-t-on d’eux « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Des noms ? Peut-être Léonard de Vinci, Diderot, Mandrin, Malcolm X....


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 octobre 12:05

                        @babelouest
                        Je ne suis pas certain que ceux qui se posent des questions forment l’élite. Il suffit de regarder autour de soi. Pour Léonard de Vinci et quelques autres c’est possible mais ça reste improbable. Les enfants n’imitent pas bêtement loin de là.


                      • babelouest babelouest 10 octobre 16:39

                        @Jacques-Robert SIMON j’ai bien précisé « une certaine élite », qui n’a rien à voir avec l’élite dirigeante. Bien au contraire, se posant des questions elle ne peut que s’y opposer.

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