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Accueil du site > Tribune Libre > Danser encore ; le chant des opposants

Danser encore ; le chant des opposants

 

JPEG Pour Gilles Deleuze, Créer c’est résister ! « Quel est le rapport de l’œuvre d’art avec la communication ? Aucun. L’œuvre d’art n’est pas un instrument de communication. L’œuvre d’art n’a rien à faire avec la communication. L’œuvre d’art ne contient strictement pas la moindre information. En revanche, il y a une affinité fondamentale entre l’œuvre d’art et l’acte de résistance. Alors là, oui. Elle a quelque chose à faire avec l’information et la communication, oui, à titre d’acte de résistance. Quel est ce rapport mystérieux entre une œuvre d’art et un acte de résistance, alors même que les hommes qui résistent n’ont ni le temps ni parfois la culture nécessaire pour avoir le moindre rapport avec l’art ? » (Extrait de la conférence « Qu’est-ce que l’acte de création ? » Donnée dans le cadre des Mardis de la fondation Femis, 17 mai 1987.)

 

 S’il fallait illustrer ce texte par un exemple remarquable, alors on penserait immédiatement au phénomène actuel que représente le succès d’une chanson diffusée dans les manifestations contre le passe sanitaire, dont le nombre de vues dépasse les cinq millions et qui du reste a été reprise dans nombre de pays européens, chantée en espagnol ou en allemand et reprise maintes fois en flash mob. N’ayant pas trop d’affinité avec la chanson française mais plus avec le prog européen, j’ai eu l’occasion de l’entendre distraitement dans les manifestations organisées les samedis à Bordeaux et puis cette mélodie et ces paroles se sont imprimées dans ma tête et même ma conscience ; pourquoi ? Il est probable que mon intellect (plotinien) était branché à l’inconscient historique. J’ai assez vite capté en quoi cette chanson représente bien plus que des paroles chantées et se situe dans un autre registre qui n’a rien de commun avec un tube diffusé à la radio à des fins commerciales pour égayer et divertir. Cette chanson, si légère, si enjouée, raconte des choses graves, elle invite à prendre conscience d’une dérive prise par les régimes en place et plus particulièrement, le régime en marche en France. J’ai capté ce rapport mystérieux entre cette chanson et les résistances face à la politique sanitaire. Il est possible que cette chanson soit un phénomène historique comme le fut le chant des partisans, composé sur un texte russe il y a 80 ans, en 1941, par la franco-russe Anna Marly, qui rejoignit la résistance à Londres. Cet hymne devient l’indicatif d’une émission de la France libre diffusée par la BBC avant d’être habillé de paroles écrites en français par Maurice Druon et Joseph Kessel.

 

 Danser encore s’inscrit dans une toute autre époque, marquée par de nouvelles menaces, la tonalité joyeuse et les paroles pacifistes traduisent bien l’état d’esprit de ces mouvements contre les politiques sanitaires, les peines, les tourments et les aspirations à vivre autrement, retrouver le sens du partage, de l’amitié, la gaîté, la joie de vivre, bref, de restaurer un peu de cette France éternelle, ce « pays où les gens au creux des lits font des rêves, où chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe ». Danser encore est une chanson du chanteur HK (nom d'artiste de Kaddour Hadadi) sortie en décembre 2020. Alors qu'il devait présenter un spectacle avec son groupe à Avignon, celui-ci est supprimé durant la crise sanitaire car jugé « non-essentiel ». C'est alors que vient l'idée de créer une chanson.

 

 « HK, se souvient précisément du soir où il l'a composée : « C'était au moment de l'annonce du deuxième confinement, je répétais un spectacle dans une résidence à Avignon avec des amis et, de fait, notre spectacle a été annulé, car nous n'étions pas considérés comme essentiels. Nous, on pense au contraire qu'on est tous essentiels. C'est un message terrible qui nous est envoyé, comme si, en France, on ne pouvait que travailler et consommer. Et c'est faux de dire qu'on ne peut pas faire autrement : il y a des pays européens, comme l'Espagne ou l'Allemagne, pendant un certain temps, qui ont fait autrement. » a-t-il déclaré pour LCI » (Wikipédia).

 

 La chanson est enregistrée en live le 11 décembre 2020 dans les rues d'Avignon, et publiée ce jour-là sur les réseaux sociaux, en guise de protestation face aux mesures sanitaires prises par le gouvernement durant la pandémie de Covid-19.

 

 Quelle portée historique ? Une chose est certaine, cette chanson est devenue le symbole d’une minorité agissante contestant les excès des régimes autoritaires et sanitaires, dont le combat est quelque peu brouillon et manque de cohérence et de vision philosophique ou historique. Les résistants à l’ordre sanitaire sont des gens du peuple, des gens de peu, des travailleurs souvent qualifiés, des saltimbanques. Les intellectuels et les catégories sociales influentes n’ont pas adhéré au mouvement, tout au plus elles ont exprimé une sympathie. Sans doute ces Français bien comme il faut pensent-ils à une passade sanitaire et à un retour des affaires courantes une fois l’épidémie maîtrisée. Mais les gens du peuple ont autant d’intuition que les gens aux affaires et parfois savent pressentir les nuages sombres provenant d’un futur devancé. Cela dit, le mouvement de résistance sanitaire n’a rien de comparable avec la résistance de 1940. Il n’y a pas d’armée de libération ni d’alliés prêts à débarquer, ni d’une armée d’occupation. C’est simplement la résistance de gens qui ont du cœur et un minimum d’intelligence pour comprendre les abus de pouvoir du régime. Il est possible d’élargir et de transcender ce mouvement à une échelle supérieure. Possible mais difficile, les grandes œuvres ne se sont pas faites dans la facilité. Transcender, avec les enjeux intellectuels, moraux, spirituels, civilisationnels. S’il s’avérait que par un miracle de la conscience les Français, surtout les jeunes, puissent s’éveiller, alors cette chanson pourrait figurer comme le troisième hymne national, après la Marseillaise et le Chant des partisans. Les penseurs visent le monde des Idées, bien trop haut, mais la réalité fait que l’Histoire ne va pas forcément dans le sens des Idées et s’abime dans la matière. Il ne faut pas s’illusionner, notre époque est sans doute traversée par les mirages et les illusions, dans nombre de sujets de société. Danser encore n’aura peut-être été que le chant crépusculaire de citoyens pénétrés par la lumière de l’espérance. Cette lumière ne s’éteindra pas mais pour que la flamme des valeurs, des vérités et les libertés, puisse se propager, il faudra bien plus pour réveiller cette société française minée par les égoïsmes

 

 Aux résistants, ne lâchez rien, salut et fraternité !

 

 

 

DANSER ENCORE (HK - © Epicerie des Poètes 2020)

Clip tourné à Avignon - Cloître des Carmes le 10/12/2020.

 

Avec :

HK - Chant

Jacotte Recolin - Violon

Mathilde Dupuch - accordéon

Martin Choquet - saxophone

Raphaël André - trombone

Saïd Zarouri - guitare

Thibault Delbart - guitare

 

 

www.hk-officiel.com

www.facebook.com/hksaltimbanks

 

Refrain :

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords

 

* * * * * * *

 

Refrain x2

 

Nous sommes des oiseaux de passage

Jamais dociles ni vraiment sages

Nous ne faisons pas allégeance

À l’aube en toutes circonstances

Nous venons briser le silence

 

Et quand le soir à la télé

Monsieur le bon roi a parlé

Venu annoncer la sentence

Nous faisons preuve d’irrévérence

Mais toujours avec élégance

 

Refrain x2

 

Auto-métro-boulot-conso

Auto attestation qu’on signe

Absurdité sur ordonnance

Et malheur à celui qui pense

Et malheur à celui qui danse

 

Chaque mesure autoritaire

Chaque relent sécuritaire

Voit s’envoler notre confiance

Ils font preuve de tant d’insistance

Pour confiner notre conscience

 

Refrain x2

 

Ne soyons pas impressionnables

Par tous ces gens déraisonnables

Vendeurs de peur en abondance

Angoissants, jusqu’à l’indécence

 

Sachons les tenir à distance

Pour notre santé mentale

Sociale et environnementale

Nos sourires, notre intelligence

Ne soyons pas sans résistance

Les instruments de leur démence

 

Refrain x2

 

https://www.youtube.com/watch?v=SyBEMRyt6Qg

 


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Réagissez à l'article

41 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 septembre 08:31

    Merci Bernard Dugué.

    Je vois comme une grave erreur les premières lignes de l’article, mais tout le reste est excellent.

    Oui, cette magnifique chanson peut être placée aux tout premiers rangs de la création populaire française.



    • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 septembre 08:37

      En faisant entendre le plus possible cette chanson, on pourrait peut-être en profiter pour modifier - enfin ! - ce qui doit l’être dans La Marseillaise : 

      Qu’un sang impur abreuve nos sillons

      Cette demande populaire est pour beaucoup dans la persévérante incapacité à ne voir la défense de la patrie que dans la violence.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 17 septembre 09:25

      @Pierre Régnier
       
      ’’Je vois comme une grave erreur les premières lignes de l’article ’’
       
      Bernard Dugué a écrit, demande :
       
      « L’œuvre d’art ne contient strictement pas la moindre information.

      Quel est ce rapport mystérieux entre une œuvre d’art et un acte de résistance »


       
       À quoi je vous réponds : Une création n’apporte pas une information mais du sens.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 septembre 10:10

      @Pierre Régnier Il n’y a aucune erreur, je n’ai fait que reproduire quelques lignes écrites par Deleuze. On peut après ne pas être d’accord. Je suis prêt à m’entretenir avec lui, mais si cela arrive, je souhaite que cela soit le plus tard possible


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 septembre 11:16

      @Bernard Dugué et @ Francis, agnotologue

      «  Ils quittent un à un le pays
      Pour s’en aller gagner leur vie, loin de la terre où ils sont nés..
      . »

      Comme ici dans La Montagne de Jean Ferrat, les plus belles chansons populaires commencent parfois par une information d’une importance capitale.

      Ici, Ferrat c’est mieux que Deleuze.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 17 septembre 11:54

      @Pierre Régnier
       
       sauf erreur, la 1ère phrase est :
       
      « Ils quittent un humble pays ... »


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 septembre 11:58

      @Francis, agnotologue

      Il y a erreur, la première phrase est bien celle que j’ai reproduite.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 17 septembre 12:33

      @Pierre Régnier
       
       merci, j’ai toujours fait l’erreur.


    • Furax Furax 17 septembre 08:46

      Merci pour de petit peuple France de France, si méprisé par les « élites » et tous« ceux qui voudraient bien en avoir l’air, mais qu’ont pas l’air du tout », un peuple qui sent qu’on ne lui ment pas quelquefois, souvent, mais TOUT LE TEMPS !!!

      https://twitter.com/lolaCoh82550541/status/1437486975989297157

      Qui sait ce qu’on a pu faire à nos vieux

      https://twitter.com/lolaCoh82550541/status/1437182159823978496

      Et aux petits !

      https://twitter.com/StephanMarie11/status/1437337100337221633


      • chantecler chantecler 17 septembre 08:46

        Un bien beau rappel .

        De bien belles paroles

        Et de bien belles images que j’aimerais voir plus souvent sur ce site .

        Et qui finissent enfin par arriver ...

        Ca fait un peu d’air frais .


        • Laconique Laconique 17 septembre 09:10

          « Ne rien lâcher » est une formule sarkozyste. Elle est apparue après la campagne perdue d’avance de Sarkozy en 2012.


          • alinea alinea 17 septembre 10:12

            @Laconique
             ?
            HK le chantait pour soutenir la campagne de Mélenchon, pour les mêmes élections !! ( ce n’était pas HK, le groupe, mais je ne connais pas le nom de l’auteur-compositeur)


          • Laconique Laconique 17 septembre 10:53

            @alinea
            Eh bien justement. Cette chanson date de 2011. En plein sarkozysme. On est toujours imprégné par ses adversaires, c’est le B-A-BA de l’art de la guerre. Elle est complètement imprégnée d’esprit sarkozyste. Elle signifie : « On se fout du résultat, c’est perdu d’avance, mais on lâche rien ». Elle a d’ailleurs été complètement récupérée par les sarkozystes, qui ne s’y sont pas trompés. Tapez « Sarkozy on lâche rien » ou « Pécresse on lâche rien » dans Twitter et vous verrez. Tout cela vient du bonapartisme français, complètement imprégné dans vos gènes sans que vous vous en rendiez compte : « la garde meurt mais ne se rend pas », etc. Cette bonne conscience absolue de vous, de Fergus, de Bernard Dugué, qui avez avalé toutes les avanies de l’histoire, mais qui le fait en chanson, avec panache, avec une pleine bonne conscience.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 septembre 10:59

            @Laconique
            Reposez-vous et prenez des fleurs de Bach, ça va aller
            Le lâchez rien ne figure pas dans les paroles de la chanson d’HK, c’est juste un épigramme conclusif de ma plume


          • Laconique Laconique 17 septembre 11:05

            @Bernard Dugué
            « On lâche rien » est le titre de cette chanson d’HK. Elle n’est donc pas issue de « votre plume », vous n’avez fait que reprendre un cliché assez vulgaire.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 septembre 11:13

            @Laconique


            1. Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,
            2. en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

            NT, Epitre aux hébreux


          • Yann Esteveny 17 septembre 11:20

            Message à avatar Laconique,

            Bien résumé !
            Le navire coule mais eux ils veulent demeurer dans une insouciance enfantine et danser. Un seul mot d’ordre : « Laisser nous faire la fête ! ». Savent-ils comment terminent ces enfants sans conscience dans le très maçonnique « Pinocchio » ?
            https://www.youtube.com/watch?v=FYV2kzUmW9Y

            Respectueusement


          • alinea alinea 17 septembre 12:23

            @Yann Esteveny
            La fête, le repos et le travail sont les trois nécessités de la vie de l’Homme.
            Un artiste, il donne pour la fête ; aujourd’hui les médecins trinquent question travail ; et notre repos est gagné par les soucis.
            Donc ce n’est pas futilité qu’un musicien chante et dise qu’on a besoin de chanter, jouer et danser ! nous en priver est nous priver d’un besoin élémentaire.


          • Yann Esteveny 17 septembre 12:46

            Message à avatar alinea,

            Qu’un musicien dise qu’on a besoin de chanter est une chose. Il peut même chanter qu’il a besoin de chanter pour vivre et demeurer chanteur ou payer ses impôts. Mais il y a un temps pour tout.

            Je vous cite : « Aujourd’hui les médecins trinquent question travail ». Que des médecins subissent un chantage à la fausse vaccination d’autant plus pendant une prétendue épidémie, c’est du jamais vu dans l’histoire de l’humanité ! Croyez-vous que cela soit la musique de circonstances ?

            "Il y a temps pour l’amour, et temps pour la haine ; temps pour la guerre, et temps pour la paix." Ecclésiaste (Ch. 3, Ve. 8)

            Respectueusement


          • alinea alinea 17 septembre 13:00

            @Yann Esteveny
            Pour mener un combat il faut être en forme ; pour être ensemble il faut :

            " De même la musique a le pouvoir de dissiper dans les cœurs la tension, effet des sentiments sombres. L’enthousiasme du cœur s’exprime spontanément dans le chant, la danse, les mouvements rythmiques du corps. Depuis toujours, la vertu exaltante des sons invisibles qui émeuvent et unissent les cœurs des hommes a été ressentie comme une énigme. Les souverains mettaient à profit ce goût naturel pour la musique. Ils le rehaussaient et l’ordonnaient. La musique était regardée comme une chose grave et sainte, devant servir à purifier les sentiments des hommes. Elle était destinée à célébrer les vertus des héros et à lancer ainsi un pont en direction du monde invisible. Dans le temple, on s’approchait de la divinité en s’accompagnant de musique et de pantomimes (celles-ci ont ultérieurement donné naissance au théâtre). Les sentiments religieux envers le Créateur du monde étaient purifiés au moyen des sentiments humains les plus saints, la vénération à l’égard des ancêtres. Ceux-ci étaient invités à ces services divins en tant qu’hôtes du Seigneur du ciel et représentants de l’humanité dans ces régions supérieures. En unissant le passé humain et la divinité en de solennels moments d’émotion religieuse, on scellait le lien entre la divinité et l’humanité. Le souverain, qui honorait la divinité dans ses ancêtres, était par là le Fils du Ciel en qui le monde céleste et le monde terrestre entraient mystiquement en contact. Ces pensées constituent le résumé ultime et suprême de la civilisation chinoise. Confucius a lui-même déclaré au sujet du grand sacrifice au cours duquel ces rites étaient accomplis : « Celui qui aurait pleinement compris ce sacrifice pourrait gouverner le monde comme s’il le faisait tourner dans le creux de sa main »

            Yi King, l’Enthousiasme, Image.


          • Yann Esteveny 17 septembre 14:07

            Message à avatar alinea,

            Pour mener un combat, il faut savoir où l’on est, qui est l’ennemi, dans quelle direction l’on se dirige, etc...
            La musique n’est pas l’Alpha et l’Oméga. L’ardeur ou la cohésion dans le n’importe quoi mène à une déroute certaine.

            La musique profane qui en plus se prétend être « opposant » alors que forme et fond révèlent une soumission complète aux désidératas de l’oligarchie n’est là que pour dissiper les énergies. Cela fait de nombreuses décennies que la musique, les arts, les spectacles sont soigneusement encadrés par le Régime qui promeut ses faux-rebelles.

            Respectueusement


          • Zolko Zolko 17 septembre 15:19

            @Yann Esteveny

            Le navire coule

             
            ça fait 1 an et 1/2 qu’il coule le navire !!! Enfin, je veux dire : ça fait 1 an et 1/2 que vous prétendez que le navire coule, vous pensez nous emmerder encore longtemps ?
             
            Comme disait Einstein : la folie c’est de toujours faire la même chose et espérer un autre résultat. Ca fait 1 an 1/2 que vous et vos sbires imposez votre Covid, alors il n’y a que 2 possibilités :
             
            1. la pandémie est réelle et nous suivons les mauvaises solutions pour en finir (et on devrait se tourner vers la Suède, l’Ivermectine, l’azythrotrucbidule, le Zinc, la vitamine D....)
            2. la pandémie n’existe plus et nous écoutons les mauvaises personnes qui ont un intérêt à faire durer la farce


          • alinea alinea 17 septembre 15:28

            @Yann Esteveny
            Je comprends absolument ce que vous voulez dire, mais le rassemblement international qu’a provoqué cette chanson, ce n’est pas rien ; si les gens ne sont pas prêts à lutter contre les dramatiques évènements en cours, ce n’est pas la faute à cette chanson.
            celle-ci a fait ce qu’elle avait à faire ; beaucoup d’autres n’en ont pas fait autant.
            Soyons positifs sans être dupes, cela ouvrira les portes de la fraternité, porte essentielle.
            Je vous conseille de bien discerner ce qui est à bannir, à honnir, à fuir, à combattre, et ce qui vous paraît accessoire, et néanmoins positif dans le but que nous partageons. Un sourire, une distraction, un partage ne sont pas à négliger, , mais à plus forte raison par les temps qui courent.
            (J’ai l’impression de faire une leçon pour enfant de quatre... je vais arrêter ce genre de connerie)


          • Yann Esteveny 17 septembre 16:16

            Message à avatar alinea,

            L’isolement des individus et la destruction des moments conviviaux font partis du projet. C’est pour cela que l’enfermement à domicile et l’interdiction de spectacles, lieux sportifs, restaurants, cérémonies sont dans la feuille de route. L’heure n’est pas à se rassasier de ceux-ci une dernière fois avant fermeture définitive.
            Bonne chance à vous !

            Respectueusement


          • Taverne Taverne 17 septembre 11:10

            Je danse donc je suis.

            Mais le simple fait d« être » est considéré aujourd’hui comme un acte extrémiste par la bonne société policée par le pouvoir.


            • tashrin 17 septembre 12:42

              Sans doute ces Français bien comme il faut pensent-ils à une passade sanitaire

              La chanson « Laissez nous travailler » est sympa aussi...

              Oui c’est ainsi que l’on s’oppose
              À sa Majesté présidentielle
              Car entre lui et nous la question se pose
              De savoir qui est vraiment non essentiel


              • tashrin 17 septembre 12:42

                @tashrin
                il manque « jolie formule » apres passade sanitaire


              • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 17 septembre 12:54

                C’est quoi être résistant en 2021 ?

                Pour beaucoup c’est le simple fait de ne pas être d’accord avec ce qu’on nous impose au présent. Mais aujourd’hui, je ne vois aucunement de réflexion sur le temps long, sur les tenants et les aboutissants.

                Or pour résister efficacement, il faut faire l’effort de comprendre pourquoi nous en sommes là et où est-ce que nous allons ? Sinon il ne peut y avoir qu’une contestation stérile et non objective.

                Quand je vois les dits « résistants » qui sourient, qui rigolent et qui s’éclatent alors qu’ils devraient avoir la rage, c’est la preuve qu’il n’y a plus de volonté de comprendre l’origine des maux et qu’on se contente d’y coller nos propres pulsions personnel et fabriqué

                L’indispensable premier acte de résistance, c’est de mettre de coté les « on dit » et de prendre de recul pour saisir la réel signification de ce qui se dit, sinon ce n’est même pas la peine de se prétendre résistant. 


                • Albert123 17 septembre 15:56

                  danser c’est penser avec ses pieds.


                  • I.A. 17 septembre 17:06

                    Cette chanson est effectivement mélodieuse, et ses paroles sont joliment rebelles.

                    Qui plus est, de les voir tous danser spontanément dans les flash mob au milieu des foules, ça ne gâche rien, ça vous entraîne et vous fait chaud au cœur.

                    Bon, en plus de créer, j’espère seulement qu’ils participent à quelques manifestations anti-pass de-ci de-là. Nous avons tous quelque chose d’autre à faire, mais il faut continuer à se battre par tous les moyens, sinon :

                    • Le pass ne sera jamais supprimé
                    • Les gosses seront bientôt astreints à se vacciner (d’abord 12 ans, puis 6)
                    • La troisième dose sera imposée
                    • Etc...

                    • PascalDemoriane 17 septembre 18:57

                      En contrepoint et en contre sujet à l’intuition respectable de l’auteur j’espère que cette molle complainte complaisante, nième ode à la rebellitude démissionnaire visqueuse ne symbolise ni ne synchronise rien ! Ce serait de bien mauvaise augure.

                      Etant d’abord musicien, et sans aucun reproche pour mes pairs de tous poils, je n’y entend que pénible trémoussements, pléonasmes harmoniques re-plagiés et conventionnels de fin de fête (d’époque) à gueule bois poussive, danse binaire de l’ours chorégraphiée par un troupeau de limaces. Tu parle d’un élan historique préfiguré et enjoueur. Fallait-il convoquer Deleuze pour tenter de faire décoller ce vieux coucou mélodique bipédique essouflé et éculé dans les sphère de la transversalité et de la transcendance historique.Bof.
                      Comme y répondrait la fourmi Macron : vous chantiez tous l’été, j’en suis fort aise, eh bien danser maintenant !
                      Pardon pour ce canard en contretemps, mais là je ne le sens vraiment pas !


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 septembre 19:14

                        @PascalDemoriane
                        En tant que mélomane, féru de Bartok, Martinu et King Crimson, je suis bien placé pour apprécier le niveau musical de cette chanson qui éveille quelques émotions en moi, parce que j’essaie d’être bienveillant face à ces gens qui s’opposent à un régime que les bons Français ne voient pas venir, surtout les jeunes, décérébrés et dépolitisés. Le texte de Deleuze convient assez bien au contexte de cette chanson et de sa diffusion. Puisque tu es musiciens, j’aimerais avoir ton avis sur le chant des partisans, est-ce un coucou mélodique ? 


                      • alinea alinea 17 septembre 20:39

                        @PascalDemoriane
                        La facilité d’une mélodie, fait qu’elle est apprise vite par tout le ;monde; l’évidence des rimes et des paroles, fait qu’elles sont comprises par tout le monde : cette aptitude à faite œuvre populaire n’est vraiment pas donnée à tout le monde.
                        Et puisque que nous refusons un monde de compétition, nous accueillons avec joie ce qui se partage.
                        Mais cette « rengaine » ne s’est pas partagée dans le monde entier à coup de pub et de pognon du business et de harcèlement audiovisuel ! non, juste par la bande.
                        Oui, de quoi rendre jaloux.


                      • PascalDemoriane 17 septembre 20:58

                        @Bernard Dugué

                        Le chant des partisans de Marly / Druon ?, sobrement lyrique en russe, c’est tragique a capella en français, très abimé par sa dévolution commémorative ultérieure statique, choralisée et un peu dégradante. Une marche çà s’entonne en marchant ou on s’abstient, et c’est pas une marche funèbre de faux culs !

                        Non, sérieux, il y a une osbination frappante implacable, accablante dans ce chant, dans l’absence de modulation, dans la demi cadence récurente, obstinée et pesante sur la dominante qui conclu ses couplets, de sorte qu’on y sens vite que c’est une marche sans conclusion possible, sans retour à la tonique anticipable, un peu un tunnel sans espoir, on est jamais sûr d’en revenir si on y entre spirituellement. Lourd quoi !

                        Je lui préfère de loin les deux versions russes antagonistes, rouge et blanche, de l’autre chant des partisans de 1828 et suivantes. Occasion de renvoyer gauchos & fachos dos à dos sur le même airs !
                        Ou dans un univers décalé, l’entrain d’une proclamative « El pueblo unido jamás será vencido » de Quilapayún / Ortega 1970, antithèse absolue de cette lubrique « Danser encore » en question à 4 temps et à quatre pattes sans quarte en anachrouse mélodique qui marque le volontarisme viril des marches populaires...
                        El puebo unido, J’aimerai brailler çà tous les samedi dans le rues !
                        Voilà ma confession camarade !


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 septembre 21:19

                        @PascalDemoriane

                        Le peuple uni ne sera jamais vaincu,Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
                        Debout, chantons, que nous allons triompher.Ils avancent déjà, les drapeaux d’unité,Et tu viendras, marchant à mes côtés,Et ainsi tu verras fleurir ton chant et ton drapeau.La lumière rouge d’un lever de soleil,Annonce déjà la vie qui viendra.
                        Debout, combattons,Le peuple triomphera.La vie qui viendra sera meilleureConquérir notre bonheur,Et en une clameur, mille voix de combatSe soulèveront, ils diront,Chanson de liberté,Décidée, la patrie vaincra.
                        Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutteAvec des voix de géants criants : En avant !Le peuple uni ne sera jamais vaincu,Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
                        La patrie forge l’unité.De nord au sud, elle se mobilisera,Du Salar ardent et minéralA la forêt australe,Unis dans la lutte et dans le travail, ils irontIls protègeront la patrie.Son pas annonce déjà l’avenir.
                        Debout, luttons, que nous allons triompherDes millions déjà imposent la vérité.Ils sont d’acier, ardent bataillon.Leurs bras vont porter la justiceEt la raison, femme,Avec feu et valeur,Déjà tu es ici, avec le travailleur.
                        Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutteAvec des voix de géants criants : En avant !Le peuple uni ne sera jamais vaincu,Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

                      • PascalDemoriane 17 septembre 21:24

                        @alinea
                        Ok, moi je ne l’entend pas de votre oreille qui semble valoriser la viralité du simplisme musical qui me semble aussi un critère très « publicitaire »... ambigu çà.
                        Cette chanson de style « standard » qui veut plaire me semble déjà mille fois vendue et survendue par les canaux mercantiles, et plait sûrement pour çà...alors ?
                        Mais Ok, j’ai mauvais esprit ! Si çà rend heureux...
                        Autre idée, oui nous refusons un monde de compétition, toujours mafieuse par essence d’ailleurs, mais non, moi je n’accueil pas ce qui se partage par principe du partage : par exemple l’impératif vaccinal est très partagé, et alors ! Ne confondons pas ce qui est partagé et ce qui est commun, c’est même le contraire : le capitalisme est le système le plus partageur qui puisse être, en musique notamment, en pharmacologie, mais il confisque et détruit ce faisant ce qui nous est commun  ! Nuance de taille.


                      • alinea alinea 17 septembre 21:31

                        @PascalDemoriane
                        non, ce n’est pas :
                        (854) Grândola, Vila Morena (25 de Abril) - YouTube

                        ni :
                        (854) Canti Anarchici - Sante Caserio - YouTube

                        chant beaucoup plus beau là :
                        (854) A Sante Caserio - Pietro Gori - YouTube

                        il y a aussi :

                        (854) Bella Ciao - ORIGINALE - YouTube
                        et bien sûr :
                        (854) Quilapayún 1973 - El pueblo unido jamás será vencido [VIDEO EN VIVO] - YouTube

                        Combien d’accords ?

                        Cliquez, sur You tube, sur l’un ou l’autre de ces titres, vous tomberez dans la file de titres proposés à droite de l’écran, sur Kaddour Hadadi !
                        Un chant populaire est beau de ce qu’il porte et parce qu’il a été adopté, habité...
                        les époques changent ! en tous cas, le jeune Kaddour, un super mec !!


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 septembre 21:48

                        @PascalDemoriane Ton radicalisme idéologique fort respectable du reste t’empêche de « voir » que cette chanson est devenue dans le domaine du commun, autrement dit de la communion. Cela dit, je ne suis pas très optimiste pour la suite. La jeunesse s’effondre


                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 septembre 23:42

                        @Bernard Dugué

                        Un Chant des résistants actualisé

                         

                        Ami entends-tu ces discours qui appellent à la haine

                        Ami entends-tu tous ces chants qui menacent sans gêne

                        Ohé braves gens ne restez pas dans la peur et les larmes

                        Soyez résistants que d’autres cris d’autres chants soient vos armes

                         

                        Ami entends-tu ces peuples révoltés qu’on fait taire

                        Vois-tu ces hivers qui chassent leurs printemps éphémères

                        Il est des pays où nos droits nos libertés on en rêve

                        Ici des dhimmis volontaires les piétinent les achèvent

                         

                        Il est des pays où l’on cache et lapide des femmes

                        Ici c’est celui qui s’indigne que l’on juge et condamne

                        Laïcs authentiques de couleurs et d’opinions différentes

                        De la République refusez la soumission dégradante

                         

                        Il est des micros que l’on tend à tous ceux qui déforment

                        Il est des radios des télés aux mensonges énormes

                        Ohé braves gens n’acceptez pas ce naufrage de la France

                        Soyez résistants redessinez des chemins d’espérance

                         

                        (musique des deux premiers vers bouche fermée) (1)

                         

                        Ami entends-tu ces discours qui appellent à la haine

                        Ami entends-tu tous ces chants qui menacent sans gêne

                        Ohé braves gens ne restez pas dans la peur et les larmes

                        Soyez résistants que d’autres cris d’autres chants soient vos armes.

                         

                        Septembre 2012

                        Texte de Pierre Régnier

                        Musique d’Anna Marly

                         

                        (1) Anna Marly disait qu’à Londres on avait constaté qu’il était plus difficile aux nazis de brouiller la diffusion sur les ondes quand les résistants “chantaient” bouche fermée. Pour symboliser l’actuelle difficulté d’exprimer le refus d’islamisation de la France j’ai proposé qu’on “murmure” de la même manière la musique des deux premiers vers entre le couplet 4 et la reprise.


                      • alinea alinea 18 septembre 10:05

                        @Pierre Régnier
                        C’est superbe.. ;en tout cas cette époque favorise la créativité tous azimuts et ça c’est gagné à jamais.
                        Je la copie, hein ?


                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 septembre 11:37

                        @alinea

                        Merci.

                        C’est extrait d’un site que j’ai nommé Trente-six chants d’elles

                        C’est ici :

                        http://trentesixchantsdelles.fr

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