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Accueil du site > Tribune Libre > De l’importance et de la nécessité du combat idéologique

De l’importance et de la nécessité du combat idéologique

En ces temps de débandade généralisée, le combat idéologique, en parallèle de la lutte économique et politique, revêt une importance capitale. En effet, les attaques idéologiques de la bourgeoisie, facilitées par d'innombrables moyens de diffusion de plus en plus sophistiqués, sont permanantes, perfectionnées et cyniques. L'idéologie dominante est partout. Elle est omniprésente et omnipotente. Aucun domaine ne lui échappe. Elle se renouvelle constamment sous des formes les plus variées. Livrés à eux-mêmes, les prolétaires modernes n'échapperont donc pas à son influence et à son emprise. Le combat pour l'émancipation passe nécessairement par la lutte contre cette idéologie totalitaire. Parmi ces idées fausses inculquées d'une manière systématique aux masses populaires, à travers notamment les médias, les instituts de sondages, l'industrie culturelle, les programmes scolaires-universitaires etc. on trouve, pour l'essentiel, la négation de la lutte des classes et la négation de la révolution. La démocratie parlementaire est présentée à son tour comme l'alpha et l'oméga de tout changement. Celui-ci doit être progressif et graduel grâce au suffrage universel. Pour la bourgeoisie, la lutte des classes et la révolution sont un formidable anachronisme, le socialisme a définitivement échoué et le capitalisme reste l'horizon ultime de l'humanité. Ces idées ainsi que bien d'autres, sont indispensables non seulement pour le maintien de l'ordre établi, mais aussi pour tromper, démoraliser et priver la classe des travailleurs des instruments idéologiques qui lui permettent de résister et de lutter efficacement contre toute sorte d'exploitation et d'oppression.

 

« L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte des classes (...) Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat » écrivaient Marx et Engels en 1848. Cette idée hante toujours la bourgeoisie 175 ans après ! Alors pour dissimuler cette lutte entre prolétaires et bourgeois, entre travail et capital, la classe dominante travestit la réalité pour donner, tel un prestigiditateur habile, l'illusion que nous vivons dans une société où règne plutôt l'entente et la conciliation des classes. Elle remplace tout simplement, avec un certain succès d'ailleurs, la guerre entre deux classes dont les intérêts sont irrémédiablement inconciliables par la collaboration de classes. Les nouveaux acteurs ne sont plus des ennemis, mais des partenaires sociaux. Les patrons et les directions syndicales dialoguent, collaborent ensemble au maintien de la paix sociale. Le mot patron qui évoque les rapports d'exploitation et de domination est en train de disparaître du vocabulaire courant. On lui préfère celui, moins archaïque, d'employeur, d'entrepreneur ou encore celui de chef d'entreprise. Même les prolétaires les plus exploités travaillant pour des plateformes comme Uber ou Deliveroo par exemple sont appelés autoentrepreneurs ! Le Conseil national du patronat français (CNPF), organisation patronale est remplacé par le Mouvement des entreprises de France (Medef). Le profit qui trouve son origine dans l'exploitation du travailleur est de plus en plus appelé résultat net ou encore retour sur investissement (1).

La lutte des classes est niée également à travers le mythe de la classe moyenne. Il s'agit selon Henri Mendras (2) d'une vaste "constellation centrale", une véritable classe, qui s'intercale entre une élite minoritaire et une classe populaire réduite excluant ainsi toute opposition et tout affrontement. Aujourd'hui face à l'explosion de la précarité et de la misère sociale, cette prétendue moyennisation de la société n'a plus la préférence du discours sociologique et médiatique. On lui préfère des notions issues des enquêtes statistiques comme les fameuses Catégories socioprofessionnelles (CSP) ou des couples de mots censés être en opposition comme par exemple peuple/élite, inclus/exclus etc. Il n'est plus question ici ni de bourgeois ni de prolétaires et encore moins de leur lutte.

 

Une autre manière sinon de nier la lutte des classes du moins la rendre moins visible consiste à mettre au premier plan des combats qui portent sur les conséquences et non sur les causes des phénomènes qu'ils sont censés combattre. On substitue ici le combat politique de classe contre classe par des actions éparpillées, isolées, corporatistes et séparées les unes des autres ce qui les rend particulièrement inefficaces. Les luttes par exemple contre les inégalités, le racisme, les discriminations, le sexisme, la destruction de notre planète, l'exclusion etc.etc. sont des luttes justes et légitimes, mais menées sans lien avec le capitalisme qui les produit et/ou les amplifie.

Aujourd'hui, les grandes multinationales instrumentalisent cyniquement ces thèmes pour mieux vendre leurs produits et augmenter leurs profits (3). Ce faisant, elles participent à la confusion idéologique tout en mettant à l'abri toute critique de l'exploitation capitaliste. Or il est illusoire de vouloir résoudre valablement ces problèmes graves sans remettre en cause le système lui-même. Car l'inégale répartition des richesses, l'écologie...sont d'abord les conséquences des rapports sociaux de classes au sein d'un système économique déterminé. Il ne faut pourtant pas être d'une grande perspicacité pour comprendre que la destruction systématique de notre planète par exemple est intimement liée à cette course effrénée au profit qui caractérise le capitalisme. On ne peut résoudre raisonnablement ces problèmes graves qu'en s'attaquant aux causes qui les engendrent et non à leurs conséquences : « plus on va parler des changements climatiques dans les médias, moins on va expliquer leurs causes et plus on va parler de leurs conséquences. Or quand on traite des causes, on peut en venir assez vite à des explications structurelles relevant de l’ordre social, et donc politique — ce qui n’est pas le cas avec les conséquences du problème (...)Tant que l’écologie ne sera pas pensée d’abord comme une lutte idéologique contre le capitalisme, elle aura toujours le souffle un peu court » (4).

Cela ne signifie nullement qu'il faut renoncer aux combats contre le racisme, le sexisme, l'exclusion etc. Bien au contraire, la lutte contre l'oppression de race, de genre etc. doit être menée au quotidien et sans trêve. Mais en même temps, il ne faut pas surestimer les résultats obtenus par ces combats. Car il s'agit des luttes qui portent sur les effets et non sur les causes du mal.

 

L'illusion démocratique contribue également à cette gigantesque escroquerie idéologique selon laquelle en dehors de la démocratie bourgeoise point de salut. La démocratie parlementaire est présentée par les classes dominantes comme la clef de tout changement, capable de réaliser les aspirations les plus profondes de l’immense majorité de la population. Or elle n’est en réalité qu’un paravent à la domination économique et, partant, politique. La démocratie est toujours une démocratie de classe. La démocratie dans l'absolu, la démocratie en général n'existe nulle part. Ce qui existe réellement c'est la démocratie de la classe qui domine économiquement et politiquement.

Dans les sociétés capitalistes, la démocratie ne supprime ni l'esclavage salarié ni l'exploitation qui en découle. La démocratie bourgeoise est utilisée par la classe dominante comme une arme idéologique pour servir ses propres intérêts.

Doit-on déduire de tout cela qu'il ne faut pas utiliser le parlementarisme bourgeois ? Absolument pas. Il faut utiliser cette forme de démocratie étriquée sans pour autant exagérer le résultat final de cette participation électorale. Car les intérêts de classes, rappelons-le, sont irréconciliables. Il ne s’agit pas seulement de réformer ou d’améliorer la société capitaliste pour la rendre supportable, mais de l’abolir par la révolution sociale.

 

Mais dans sa guerre idéologique, la bourgeoisie a réussi à faire croire notamment à celles et ceux qui ont objectivement intérêt à révolutionner leurs conditions d'existence, que la révolution appartient désormais au passé et que la fin de l'Histoire est une réalité des temps modernes. Hors du capitalisme point de salut ! Même certains partis se réclamant pourtant de la classe ouvrière ont supprimé de leur programme toute prise de pouvoir par la révolution se contentant du jeu parlementaire. Ce sont des organisations politiques domestiquées et intégrées qui ont renoncé à organiser les luttes sociales d'envergure. Elles sont réduites à gérer avec la classe dirigeante le système en place alors même que la tendance générale du capitalisme n'est pas d'améliorer les conditions de celles et ceux qui produisent la richesse, mais à les dégrader. Il faut dire aussi que la base sociale de ces organisations s'est nettement affaiblie. Dans ces conditions, il devient difficile de parler de révoluion. La minorité d'exploiteurs a réussi à inculquer aux dominés que l'amélioration de leurs conditions misérables d'existence passe par la seule et unique voie, le processus électoral.

Pourtant tous les faits qui rendent la révolution urgente sont là : aggravation de l'exploitation, crises économiques à répétition, saccage systématique de la nature, menaces réelles de la guerre, marchandisation et déshumanisation de tous les rapports humains etc. La révolution tant haïe et niée par les classes dominantes, n'a jamais été aussi légitime et aussi nécessaire qu'aujourd'hui.

 

 

Les classes dirigeantes ont tout intérêt à propager les idées, les concepts et les théories qui servent leurs propres intérêts et perpétuent l'ordre établi. Rien de plus normal dans une société basée sur la lutte des classes. Et tant que subsiste l'exploitation capitaliste que subissent au quotidien tous les travailleurs salariés, la lutte des classes se poursuivra. La guerre des idées n'est en dernière analyse que l'expression de cette guerre des classes. L'idéologie bourgeoise, quelle que soit sa puissance, ne peut se substituer à la réalité, elle ne fait que la déformer, la travestir.

La première des tâches est de poursuivre cette lutte en combattant partout cette idéologie mortifère et en diffusant des idées de l'avenir, celles d'une autre société débarrassée des classes et des antagonismes de classes et « où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous » (5).

 

Mohamed Belaali

Mohamed Belaali Over bog

 

---------------------------------

(1) Voir la critique sémantique d'Eric Hazan : Propagande du quotidien. Raison d'agir, 2006.

(2) La seconde Révolution française 1965-1984, Henri Mendras, Gallimard, Paris, 1988.

(3) https://www.mediapart.fr/journal/economie/220122/le-wokewashing-la-nouvelle-strategie-des-majors-petrolieres

Voir l'exemple de BP : https://www.bp.com/en/global/corporate/careers/life-at-bp/diversity-equity-and-inclusion/lgbt.html?fbclid=IwAR11O_UY6U-EYzniSIqgV6Juyh0xqWgRLvfqa8UXImirpfX9RWIytsScdXY

(4) https://www.revue-ballast.fr/jean-baptiste-comby/

(5) K Marx, F Engels : Manifeste du Parti communiste.


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19 réactions à cet article    


  • wagos wagos 14 février 09:59

    Il était grand il était beau, il sentait bon le sable chaud, mon prolétaire !!!!! 


    • Lynwec 14 février 10:15

      La lutte des classes est une des méthodes de division du monde permettant aux initiateurs de la division de contrôler les tendances. La révolution bolchevique a donné quoi : des apparatchiks au sommet du système, profitant de tout, et le peuple récupérant les miettes. Le capitalisme n’est bien sur absolument pas mieux. Ce sont les deux tenailles cherchant à écarteler la population.

      Tant qu’on en restera au système de la représentation truquée ou du totalitarisme prétendument destiné à donner le pouvoir au peuple, les gros poissons continueront de se goberger,ce qui ne me gênerait pas si les 858 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim en ce moment étaient nourries elles aussi.

      https://www.worldometers.info/

      Lutte, oui, mais pour modifier le mode de pensée égoïste et trouillard des gens en priorité, le reste suivra logiquement.


      • PascalDemoriane 14 février 11:15

        @Lynwec
        Nous ne serons évidement pas en accord si vous inverser le sens de l’histoire et de la critique légitime du concept de lutte de classe émergent en partant de la révolution bolchevique qui lui est postérieur. La méthode marxienne n’est pas une recette de cuisine révolutionnaire blanquiste ou proudhonienne ou léniniste qu’on peut essayer pour voir si çà marche ou pas ! Le capitalisme n’est pas non plus une recette ni un système qui marche ou pas.

        Non, la méthode marxienne c’est à la fois un rapport au monde repensé et une conscience de soi critique et autocritique méthodique. Justement !
        Vous dites « Lutte, oui, mais pour modifier le mode de pensée égoïste et trouillard des gens en priorité, le reste suivra logiquement. »
        Oui, là d’accord. Et vous faites comment ? Sans conscience critique analytique des rapports de forces ? Sans révision des référentiels psychiques induit par la techno-structure de l’exploitation ? Sans conscience commune de l’humain es qualité commun, sans analyse de la valeur d’échange du quantitaif totalitaire, etc...

        Vous pouvez creuser le comment faire dans tous les sens, vous retomberez mécaniquement sur les axes dialectiques intemporels marxiens bien compris, car il n’y a qu’une seule réalité physique qui fonde nos diverses idées subjectives. A un moment donné (maintenant, c’est urgent !) on ne peut que converger... ou disparaître.
        Laissez donc Lénine dans son mausolé, on en a plus besoin... on sait pourquoi il s’est gouré.


      • Lynwec 14 février 12:17

        « Oui, là d’accord. Et vous faites comment ? »

        L’évolution est d’abord individuelle. Une réflexion sur soi-même et un travail destiné à éliminer tout le formatage éducatif reçu lequel véhicule les notions de compétition, de concurrence, de comparaison à l’autre toutes ayant en point commun l’ego.

        Une fois qu’on a intégré réellement que blesser l’autre,c’est se blesser soi-même, l’état d’esprit change et l’accaparement devient impensable.

        Une fois ce travail spirituel accompli et mis en pratique, la vertu de l’exemple et la diffusion de la méthode feront peu à peu leur office. N’attendez pas d’effets immédiats ni de transformation du monde en cadeau par des conflits qui ne feront que reproduire les situations déjà vécues auparavant.


        • Yann Esteveny 14 février 13:18

          Message à avatar Lynwec,

          Vous donnez un très bon conseil qui demeurera incompréhensible pour les personnes enfermées dans leur idéologie de guerre sociale.

          Vous employez l’expression « formatage éducatif » qui est un oxymore.
          L’éducation est une très belle chose. Elle permet à l’enfant puis à l’adulte de s’armer pour faire face aux difficultés de la vie.

          Le formatage est une vilaine chose. Il est le contrôle social que l’État et l’oligarchie financière imposent comme mode de pensée à la population pour l’asservir. Des parents indignes feraient de même.
          Le juge de paix pour savoir si vous êtes éduqués ou formatés sera la rencontre avec le réel. Si vous ne comprenez pas les évènements importants qui surviennent comme le mouvement des Gilets-jaunes ou les manifestations d’opposition au pas-sanitaire c’est que vous êtes formatés. Si vous ne les évoquez même pas actuellement ou les dénigrez, c’est que vous collaborez au formatage social en compagnie des journalistes, syndicalistes, faux parti d’opposition tous aux ordres du Régime.
          L’idéologie est un formatage qui restreint la personne à des concepts au lieu de l’ouvrir sur le monde.

          Respectueusement


        • PascalDemoriane 14 février 13:49

          @Lynwec
          Je sais que vous êtes sincère et bien inspiré. Ok. Mais vous ne pourrez pas en rester à proner une démarche émancipatrice individuelle, spirituelle ou pas. L’individu n’existe pas ! il n’a pas d’autonomie psychique ! Il n’y aura aucune révolution par l’individualité illusoire. La conscience humaine, qui fait la spécifité humaine es qualité c’est la conscience collective (métaphysique) du milieu concret (physique), donc des modes de relations productives & reproductives concrètes (l’infrastructure). Les marxistes comme les hermétistes chrétiens (gnostiques) disent « ce qui est en haut comme ce qui est en bas », et réciproquement. Et en bas il n’y a que le collectif, pas l’individu fictionnel de l’illusion marchande capitaliste.
          Nous sommes substancielement tous des êtres collectifs.

          Vous dites "Une fois qu’on a intégré réellement que blesser l’autre,c’est se blesser soi-même, l’état d’esprit change et l’accaparement devient impensable.« 
          Encore une fois comment faites vous ?

          Ben il n’y a qu’une seule solution : abolir dans la communauté humaine la médiation de l’échange marchand par la valeur monétaire vicelarde.
          Lynwec : votre mère vous a t-elle présenté un facture après accouchement de vous ? Votre père vous a t-il reconnu via un crédit bancaire ? Non évidement !
          Eh bien voilà, vous avez là la seule première réfence sérieuse de ce que Marx nomme la Gattungwesen, que Mauss appellera la réciprocité du don. Aujourd’hui dans le merdier totalitaire covidien cela se traduit par la lutte pour le soins donné (infirmières, aides soignants et médecins dissidents) contre le pseudo-vaxxin thanatique mercantile et payant.
          Vous voyez bien que le commun émancipateur (communisme vrai) c’est du concret collectif et empathique (praxis), pas une idée individuelle »spiritualiste" de mon cul.... L’évolution individiduelle, çà n’existe pas !
          à Suivre, c’est le coeur du problème.


        • Yann Esteveny 14 février 14:05

          Message à Monsieur Pascal Demoriane,

          Je vous cite : « L’individu n’existe pas ! »

          La négation de l’homme en tant qu’individu est la base des systèmes totalitaires. Vous avez incontestablement le mérite de dire les choses franchement et d’aller au bout de votre pensée. Je vous aurais bien félicité au moins juste pour cela mais si vous ne vous reconnaissez pas vous-même comme individu...

          Respectueusement


        • PascalDemoriane 14 février 14:39

          @Yann Esteveny
          ne soyez pas de mauvaise foi hâtive via ce jeu de mot, cette pirouiette contre productive, et tel que je crois vous comprendre malgré votre pseudo, je sais que vous savez et croyez que non ! l’individu ipséitaire n’est pas en soi apriori porteur de son salut ni de son émancipation, qu’on soit chrétien ou marxiste. C’est l’évidence !
          Les systèmes totalitaires, dites vous ? justement ils individualisent à l’extrême, égoïsent, jusqu’à l’indifférenciation des ego égaux, au point qu’il n’y a plus de relation intersubjective singulière entre êtres objets. On l’a vu expérimentalement encore avec le faux-covidismes totalitaires individuants, fragmentant, muselant dans l’individualité stérile. Pourquoi ?
          Parce que l’individu est une matérialité comptable, statistique, vu comme un corps objet-là, par opposition à la personne qui est un spectre relationnel riche à la fois singulier et commun. Mais tout le monde tombe dans le panneau avec des grands mots sans avoir travaillé la question.
          Yann, franchement : en communauté

          voulez vous être traité d’individu objectif ou être traité de personne subjective ? Faites l’expérience, interpellez autrui autour de vous en mode « eh ! toi l’individu là », vous aurez un retour défensif-agressif et au contraire « toi, là en tant que personne à qui je m’adresse,. » vous verrez la différence. Navrant de devoir vous indiquer ce B.A.BA impensé.
          A Auschwitz, les juifs déportés était-ils vus comme des personnes ou comme des individus selon vous ? Réfléchissez bien à cette nuance décisive.
          On en reparlera.


        • Lynwec 14 février 14:53

          @PascalDemoriane
          "Une fois ce travail spirituel accompli et mis en pratique, la vertu de l’exemple et la diffusion de la méthode feront peu à peu leur office."
          Si vous diffusez des énergies positives et en particulier de l’amour autour de vous, vous changerez imperceptiblement mais petit à petit votre entourage, ce que je nomme vertu de l’exemple.
          Ceci fonctionne aussi à l’inverse, la peur, la colère et la haine étant contagieuses et provoquant des égrégores et phénomènes de foules.
          Vous pourrez juger cela utopique, démontrant ainsi que je me trompe
          (ou que votre ego vous commande encore, les deux sont envisageables ) . L’utopie ne reste utopie que tant qu’un pourcentage insuffisant de personnes y adhèrent.


        • Yann Esteveny 14 février 16:49

          Message à Monsieur Pascal Demoriane,

          Je limite ma réponse à trois sujets car nous sommes en désaccord profond sur tout.

          Si vous écrivez que « L’individu n’existe pas, c’est la personne humaine qui existe ! » nous pourrions peut-être être partiellement d’accord sur un sujet.

          L’émancipation marxisme est terrestre. Elle dépend uniquement de la mise en place d’un Régime marxiste ne pouvant apporter suivant cette idéologie que bonheur et prospérité à tous (sauf bien sûr aux « ennemis du peuple » qu’il faut exterminer ou « rééduquer » pour le Bien Commun supérieur).
          Le salut chrétien n’est pas de ce monde, il dépend de nos actions terrestres et de notre Foi construite mais avant tout de la Grâce de Dieu. Alors que les marxistes poursuivent exclusivement la construction d’un projet politique, les chrétiens poursuivent un projet moral individuel et collectif qui s’inscrit également dans un projet politique pour construire la Cité de Dieu. L’assemblée des chrétiens, c’est à dire l’Église, sert au Salut individuel. Le chrétien a contrario du marxiste est porteur de son Salut. Il n’attend pas du Régime en place ou à mettre en place son Salut ou son émancipation.

          Le mondialisme combine l’individualisation à outrance et le collectivisme dans un nouveau système totalitaire. La plandémie promeut la solidarité de la Terre dans l’injection. En une image : http://oise.pcf.fr/117513
          Voici un peu de lecture pour s’initier à ce nouveau système totalitaire : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ploutocratie-chronique-d-un-228982

          Respectueusement


        • Yann Esteveny 14 février 17:04

          Message à avatar Lynwec,

          Il n’est pas simple d’expliquer à un marxiste que l’acte bon possède une valeur immatérielle supérieure.

          Respectueusement


        • PascalDemoriane 14 février 22:29

          @Yann Esteveny
          "L’émancipation marxisme est terrestre. Elle dépend uniquement de la mise en place d’un Régime marxiste ne pouvant apporter suivant cette idéologie que bonheur et prospérité à tous « 
          Non la notion de »régime marxiste« n’a pas de sens ! Pas plus que n’en aurait le  »Régime du Christ« . Méconnaissance et incompréhension. Je n’aurai pas osé !
          Et ce n’est pas une idéologie !

           »(sauf bien sûr aux « ennemis du peuple » qu’il faut exterminer ou « rééduquer » pour le Bien Commun supérieur)".
          Non encore un procès anachronique de mauvaise foi qu’on fait d’ailleurs souvent à l’église dénaturée du Christ.... Vous le savez bien ! C’est bête ! Yann, vous prêchez contre vous même sans le savoir et sans le comprendre.
          Quel gâchis ! Ne nous trompons pas d’ennemi.

          Bon, affaire à suivre. Dieu tranchera ! ou pas...


        • PascalDemoriane 14 février 22:39

          @Yann Esteveny
          « Il n’est pas simple d’expliquer à un marxiste que l’acte bon possède une valeur immatérielle supérieure. »
          Ah bon ? c’est si difficile de faire humblement du bien autour de soi ? Oui, sans doute si on prémédite une « valeur immatérielle supérieure » spéculative....dans je sais trop quelle monnaie émise par je ne sais trop quelle banque en rachat de je ne sais trop quelle dette malsaine !
          Yann vous vous égarer, non ?


        • cettegrenouille-là cettegrenouille-là 14 février 12:59

          Bonjour Mohamed

          Merci pour ce bel article.

          GJ


          • Mohamed Belaali 14 février 13:08

            @cettegrenouille-là
            Merci.
            Fraternellement.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 18 mars 18:25

            @Mohamed Belaali
            Je souhaite faire plus ample connaissance avec vous pour envisager des actions communes. Je propose que nous échangions en visio-conférence. Il faut pour cela établir un premier contact par mail.
            Je vous laisse mon adresse email : jeandugenet@gmail.com
            Voir le site de l’AGIMO.


          • chapoutier 19 mars 09:04

            @Mohamed Belaali
             dugenet propose à l’auteur de collaborer mais l’auteur écrit

            ’’ Mais l’invasion de l’Ukraine s’inscrit dans un rapport de force mondial. L’impérialisme américain et ses alliés européens portent une lourde résponsabilité dans ce conflit armé. Les pays capitalistes ont une longue et terrible tradition dans l’oppression et l’asservissement des peuples. Leur histoire n’est en dernière analyse que pillage des richesses des nations par la violence et la cruauté

            ’’

            comment dugenet peut-il faire croire qu’il est en accord avec l’auteur puisque dugenet refute dans tous ses posts que ’’ L’impérialisme américain et ses alliés européens portent une lourde résponsabilité dans ce conflit armé

            ’’

            dans tous ses articles et commentaires dugenet criminalise la Russie et Poutine, allant jusqu’a écrire que poutine est pire que hitler , et que l’otan et les usa n’ont aucune responsabilité dans cette guerre,

            dans certains textes et commentaires dugenet dénonce publiquement comme traites pro-russes d’extreme-droite ceux qui refusent de s’aligner derriere la narrative de macron-biden.

            alors que cherche dugenet
             


          • racbel 14 février 22:08

            Quand on refuse de suivre le vrai Dieu on suit automatiquement l’autre c’est à dire Satan.

            Donc pour ma part, tant que les gens refuseront de suivre la voie des prophètes (1) toutes les tentatives seront avortées.

            (1) Abraham =>Moise=>Jésus=>Mohamed 


            • JPCiron JPCiron 15 février 16:09

              @racbel

              Bonjour,
              Quand on refuse de suivre le vrai Dieu on suit automatiquement l’autre c’est à dire Satan.> 

              Satan lui aussi prétend être le vrai Dieu. Va-t-on jouer à pile ou face ?
              En tout cas, il y a bien deux êtres divins : le Vrai Dieu et l’autre Vrai Dieu, son opposé.
              Le Christianisme est donc clairement dualiste.
              Les trois hypostases/ personnes de la Trinité forment, comme chez les Egyptiens, un seul Dieu. Certains pensent que les Egyptiens Anciens et les Chrétiens sont polythéistes... Allez savoir !
              .
              Pourquoi suivre des Prophètes qui ne sont que des ’’constructions théologiques’’ (= inventions) humaines, comme c’est le cas pour Abram et Moïse ?

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Mohamed Belaali


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