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Accueil du site > Tribune Libre > Des Saintes Écritures aux richesses extra-terrestres

Des Saintes Écritures aux richesses extra-terrestres

 

Genèse https://www.info-bible.org/lsg/01.Genese.html (À utiliser si le lien ne fonctionne pas) 27 — Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28 — Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. 29 — Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.

Tels sont les commandements des Saintes Écritures et des religions qui s’y plient en refusant obstinément de mettre en cause le dogme nataliste qui en a résulté et qui guide depuis la destinée des peuples.

Sale temps pour la planète, la biodiversité et l’humanité !

 

Qu'en est-il advenu pour l’homme ?

Ici et maintenant, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort, comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire, et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi ramené, avant toute autre opinion ou considération, à un agent économique au service de la société, aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

Tous les malheurs du monde en découlent.

Incité à se multiplier sans limites, dans le but proclamé de rallier un nombre toujours plus élevé de croyants, puis plus tard d'électeurs et autres supporters d'innombrables pouvoirs autres que religieux, il l’a fait pendant des millénaires et notamment durant les 2 à 3 derniers siècles, avec l’aide du progrès scientifique et technique, sans restriction ni la moindre précaution. C’est donc dans une imprévoyance n’ayant non seulement rien de divin, mais contraire à la moindre miséricorde, que le Livre a conduit à une exploitation destructrice de la planète par le couple indissociable population-économie, celle-ci déterminant celle-là dans une croissance incessante. Et qu’une telle aberration puisse s’expliquer par le fait que la Terre étant considérée comme une étendue aux confins ignorés il ne pouvait qu’en être de même de ses ressources, ne fait que renforcer l’idée que les Saintes Écritures aient été d’inspiration plus allégorique que divine, avec pour autres effets :

— l’irrépressible désir d’améliorer sans cesse sa condition, distinguant l’humanité des autres espèces peuplant avec elle la planète, tel qu’il ne pouvait que résulter d’une telle incitation,

— la faculté de l’homme de s’inventer des besoins qui viendraient s’ajouter à ceux que lui imposait la nature ; sans compter ceux d’un supplément d’obscurantisme, en particulier de la part de la chrétienté, face aux sciences et à leurs découvertes. Par exemple : refus d’admettre la rotondité de la Terre, sacralisation du corps humain en interdisant l’autopsie, interdiction du droit de disposer de sa propre vie (par mise en conformité du serment d’Hippocrate avec cette sacralisation) ayant favorisé l’allongement de sa durée et conduit à exonérer l’humanité de la loi de la sélection naturelle, etc.

C’est ainsi que :

— Environ 2,5 Millions d’êtres humains ont peuplé la Terre en l’an 1 du christianisme

— 8 Milliards de Terriens la peuplent aujourd’hui

— Plus de 11 milliards la peupleront dans quelques décennies – si la nature en laisse le temps.

— Parmi les 8 Milliards d’hommes à ce jour, 1 à 2 vivent au niveau zéro de la richesse, avec moins de 1,9 $ par jour), soit 4 à 8 fois la population mondiale à l’époque du Christ, toutes conditions confondues, dans la relativité de celles-ci et quel que soit leur nombre échappant à la pauvreté.

Car c’est aussi dans ces conditions que les Saintes Écritures, de même que tous ceux qu’elles ont inspirés, ont manifestement ignoré ce qu’était une pyramide, ou pour le moins ont négligé – voire nié –le caractère pyramidal de toute société faite de l’interdépendance hiérarchisée de ses membres, comme l’est celle des hommes. Elles n’ont notamment tenu aucun compte des enseignements à en tirer en matière de vie sociale – sauf peut-être concernant l’ordre public, favorisé par la peur d’un châtiment divin –, ni du fait que pouvoir et contre-pouvoir, comme richesse et pauvreté – en tout – existent l’un par l’autre. Sans puissants points de faibles, sans riches point de pauvres, et réciproquement. Sans omettre l'illusion (pour ne pas parler de mensonge) relative à la liberté de chacun de choisir sa propre existence.

Depuis, trop rares ont été ceux qui ont pensé devoir remettre en cause l’injonction nataliste des Écritures. L’immense majorité des êtres humains, intellectuels en tête, négligeant les fondamentaux de leur condition, ont passé outre, incapables de concevoir que leurs malheurs augmentaient irrémédiablement avec leur nombre et leurs activités, aidés par un progrès dont ils se souciaient bien peu de savoir jusqu’où il irait.

Conséquence particulière sur la condition humaine, dans ce qu’elle peut avoir de plus cruellement incontournable, tout autant négligé que ce qui précède : la relativité des notions de richesse et de pauvreté – en tout – et l’existence d’un niveau zéro de la pauvreté, autant irrémédiable que rarement dénoncé en tant que tel. D’où le véritable tonneau des Danaïdes, offert aux humanitaires les mieux intentionnés ; des centaines de millions, puis entre 1 et 2 milliards de miséreux survivant parmi une population structurellement composée de 86 % de pauvres pour 14 % de pauvres. Voir pour plus de précisions : 

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Et pour la planète ?

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture »

Tout n’est-il pas dans ces quelques lignes, de ce qui a fait de l’être humain le premier prédateur de la planète, l’ennemi irréductible de son environnement… et de lui-même, en attendant que le remplacent des machines qu’il aura imaginées dénuées de désirs autant que de vanité, et beaucoup plus frugales que lui.

Peut-être est-il nécessaire de souligner que les ressources non renouvelables existaient dans la création, et que si les renouvelables existaient elles aussi, c’est encore le progrès scientifique et technique qui devait autant en révéler l’existence que les rendre utiles.

Toujours est-il qu’une multitude d’espèces a ainsi été sacrifiée par les religions, pour satisfaire des besoins vitaux comme accessoires de l’être humain et ce qui deviendra vite sa cupidité, sentiment acquis très rapidement, sinon inné, distinguant lui aussi l’humanité des autres espèces peuplant avec elle leur univers commun, et connu.

Question et conclusion

Les fusées qui s’envoleront bientôt pour leurs voyages intergalactiques, seront elles comme les navires de Christophe Colomb, chargées d'êtres humains allant agrandir et peupler le royaume de Dieu ou accroître leurs richesses matérielles ?

Quoi qu'il en soit, chacun peut et doit être conscient des raisons originelles et structurelles dans lesquelles ces richesses sont acquises et ne seront jamais mieux partagées qu'elles le sont, sauf à isoler la société du niveau zéro de la pauvreté.


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66 réactions à cet article    


  • Samson Samson 22 octobre 20:51

    « Toujours est-il qu’une multitude d’espèces a ainsi été sacrifiée par les religions, pour satisfaire des besoins vitaux comme accessoires de l’être humain et ce qui deviendra vite sa cupidité, sentiment acquis très rapidement, sinon inné, distinguant lui aussi l’humanité des autres espèces peuplant avec elle leur univers commun, et connu. »

    Rassurons-nous, le monde est bien fait, et l’humanité pleine de ressources !

    Si des religions archaïques ont sacrifié bien des espèces à la pullulation humaine, le culte de la cupidité et son dogme de la Sainte Croissance exacerbés en Pensée Unique néo-libérale - ont par l’automation et l’informatisation du travail déjà permis à cette nouvelle aristocratie mondialiste qui s’est déjà accaparée plus de la moitié des richesses planétaires d’élever à la grosse louche plus de 7 milliards d’individus au rang d’« excédentaires ».

    « — Plus de 11 milliards la peupleront dans quelques décennies – si la nature en laisse le temps. »
    Votre propos est affligeant de défaitisme ou d’aveuglement !

    Planifiée par Bill, Melinda et leurs très eugénistes « amis », la « résolution » vaccinale de l’actuelle pandémie devrait - pour le plus grand bonheur de l’élite survivante et ses larbins triés sur le volet - très élégamment solutionner ce problème passager et en conséquence très rapidement restaurer la nature à tous ses charmes !

    Puisqu’on vous dit que c’est en cours !!!

    En Marche vers Nulle Part, elle est pas belle, la vie ??? smiley


    • Claudec Claudec 22 octobre 21:18

      Les commandements du Livre, la prolifération humaine qui en a découlée, l’état actuel de l’humanité et de son habitat comme l’avenir qui leur est promis à bref terme, sont des considérations factuelles.

      Quelques arguments du même ordre seraient plus utiles à un débat, pour autant qu’il vous intéresse réellement, plutôt que des affirmations gratuites dictées par la foi et les mystères sur laquelle elle se fonde, ainsi que sur des idées aux relents de pensée unique figée dans son archaïsme.


      • Samson Samson 23 octobre 12:45

        @Claudec

        « ... plutôt que des affirmations gratuites dictées par la foi et les mystères sur laquelle elle se fonde, ainsi que sur des idées aux relents de pensée unique figée dans son archaïsme »

         ???

        La substitution au travail humain de l’automation de la production, la concentration sans précédent du capital financier, l’actuelle pandémie, le « reset » économique mondial qu’elle occasionne et les solutions exclusivement vaccinales privilégiées pour y faire face, le financement et le contrôle par la « fondation Bill & Melinda Gates » de l’OMS, l’érection des « Georgia Guidestones » et les solutions eugénistes envisagées par certains cercles d’influence U$ pour endiguer la croissance démographique m’apparaissent autant de « considérations factuelles » ne relevant en rien d’« affirmations gratuites dictées par la foi et les mystères sur lesquels elle se fonde » (Je me demande même où vous êtes allé chercher çà dans ce que j’écris !)

        J’en tire peut-être des conclusions hâtives ou biaisées mais - sauf à vouloir en être le dupe vous-même - en quoi pourriez-vous me faire grief de ne pas avaler sans quelque questionnement ou interrogation le battage propagandiste répandant sur tous nos médias les consignes sanitaires de rigueur en Pensée Unique ???

        Çà ne vous pose pas question, ce qui se passe actuellement ???

        Bien cordialement ! smiley


      • oncle archibald 23 octobre 15:12

        @Samson :

        Quelques auteurs sur ce site qui invoquent facilement les « relents de pensée unique figée dans son archaïsme » ont négligé de lire l’Évangile selon saint Matthieu chapitre 7, versets 01-05, qui s’adresse à ceux qui ont un problème pour distinguer une paille d’une poutre : "Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère."


      • Claudec Claudec 24 octobre 01:46

        @Samson

        Je pense que mon article atteste précisément du fait que je me pose des questions, que nombre de ceux qui y réagissent ne se posent pas, dans le confort de leurs croyances et de mystères assez obscurs pour que la vérité y soit tenue à l’écart.

        Bien cordialement.


      • Samson Samson 24 octobre 21:35

        @Claudec

        « ... dans le confort de leurs croyances et de mystères assez obscurs pour que la vérité y soit tenue à l’écart »

        Sinon - auréolé de votre bien-pensante modernité « écologo-humanitaro-rationalisto-dénataliste » de « franc-tireur de la pensée libre », ce qui en cette sombre époque permet à tout le moins de quelque peu poser son homme - prêcher « La Vérité » à nos contemporains afin de ne conforter que vos propres certitudes et, si les choses se mettent au mieux, passer peut-être à la TV, que pourriez-vous donc attendre d’un quelconque « débat », quand le mépris que vous exprimez d’emblée pour tout point de vue ou toute conviction alternatifs aux préjugés du temps disqualifie d’emblée vos interlocuteurs et leurs idées ???

        En vous présentant mes très « obscurantistes » salutations ! smiley


      • Claudec Claudec 25 octobre 04:31

        @Samson

        Continuez, vous n’êtes pas loin, vous aussi, du point Godwin

        Si je méprisais comme vous le dites tout point de vue… , nos échanges seraient plus brefs qu’ils ne le sont, non ?

        Je le répète, je n’ai d’autres convictions que celles qu’imposent des faits et chiffres accessibles au premier venu ; sachant que convictions ne sont pas certitudes, ces vérités des sots dont nous portons hélas chacun une part plus ou moins importante.

        Je précise par ailleurs qu’ayant toujours dédaigné une richesse qui me l’a bien rendu, j’ai largement passé l’âge de convoiter une notoriété que je souhaite par contre aux idées en lesquelles je crois.


      • Samson Samson 25 octobre 14:40

        @Claudec
        « Continuez, vous n’êtes pas loin, vous aussi, du point Godwin »
        Qui donc parle de point Godwin, sinon vous ???

        Quant au problème de la démographie planétaire et ses effets sur un éco-système limité, je ne nie pas le problème.
        Je souligne ironiquement, mais peut-être êtes vous bien trop sérieux et imbu de vous même pour y être encore accessible ! - dans mon premier post les soupçons que pose la gestion de l’actuelle pandémie et ses perspectives exclusivement vaccinales sur en sus de l’évidence du « reset » économique actuellement en cours une possible manœuvre planifiée de contrôle et de réduction planétaire des populations !
        Si même les cercles prônant la solution eugéniste existent, influent au plus haut niveau et disposent maintenant des moyens techniques et scientifiques de la mettre en œuvre - considérations purement factuelles à l’heure d’un prix Nobel de Chimie récompensant les inventrices du CRISPR-Cas9 mon plus grand souhait est et reste que ce soupçons soient infondés et ne relèvent que du pur fantasme « complotiste » ou « conspirationniste » !
        A noter encore que je ne vous accuse en rien dans ce premier post !!!
        Est-ce cela que vous entendez par « Point Godwin » ?

        Quant à l’« obscurantisme » dont vous prétendez me taxer, j’en trouve bien moins de traces dans mon propos (et je cherche encore !) que dans la facilité de l’actuelle mode consistant pour tout « esprit fort » qui s’entiche de « progressisme » ou de modernité à cracher sur tout ce qui si même du fait de l’invention du test génétique déterminant une « paternité » biologique, l’ère patriarcale amorcée au néolithique se voit maintenant techniquement révolue et ses institutions par voie de conséquence définitivement frappées d’obsolescence - nous a été transmis et légué par les traditions, coutumes, religions, textes « sacrés » et autres trésors de sagesse ancestraux, ...
        Quelle est donc cette extraordinaire prétention relevant du nihilisme de notre modernité et de ses tenants à prendre tous ceux et celles qui les ont précédé pour des cons ???

        En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


      • Claudec Claudec 25 octobre 18:34

        @Samson

        Ma prévention du risque de vous voir aboutir au point Godwin – que vous avez prise au premier degré –, venait du fait qu’un autre commentateur qualifiant ma réflexion de nazie, je pensais que vous l’aviez lu. Mille excuses, bien qu’avec votre soupçon d’eugénisme vous n’en soyez pas loin.

        Si ça vous intéresse, voir à ce sujet mes propres inquiétudes par le lien ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/covid-19-pop-science-fiction.html).

        J’insiste sur le fait que l’idée de dénatalité, en tant que moyen de réguler la population est d’ordre strictement quantitatif, sans idée de sélection.


        Pour ce qui est de l’obscurantisme dont vous refusez d’être taxé, je me contente de le constater dans votre appréciation inconditionnelle de « traditions, coutumes, religions, textes “sacrés” et autres trésors de sagesse ancestraux… » parmi lesquelles précisément, des commandements millénaires et les dogmes religieux y ayant fait suite, tels qu’ils ont généré et continuent d’encourager une démographie galopante.


        Enfin, je ne vois pas où se situe le moindre nihilisme (avec ou sans prétention), dans une réflexion ayant pour objet d’éviter l’anéantissement, par sureffectif humain, de notre civilisation et peut-être de l’humanité, de son habitat et de toutes les espèces qui le peuplent avec elle.


      • Samson Samson 25 octobre 19:16

        @Claudec
        Simple question : avez-vous envisagé dans votre pyramidologie sociale le cas du modèle social et économique cubain, soit une île aux surfaces et ressources limitées, une économie planifiée mais soumise à embargo de la première puissance mondiale, disposant d’un climat propice mais régulièrement exposée à la puissance destructrice des cyclones, contrainte du fait de la chute de l’Union Soviétique à passer à l’agriculture bio et ayant aménagé de vastes potagers collectifs dans ses zones urbaines, ayant contrairement à son puissant vis-à-vis éradiqué le niveau de pauvreté zéro et si même de régime socialiste de tradition et culture afro-chrétienne, à la pointe en matière de soins de santé et exportant son savoir-faire en la matière lors de chaque crise sanitaire (Ebola, Covid19, etc .), ... ?


      • Claudec Claudec 25 octobre 21:16

        @Samson

        Comme toute structure sociale reposant sur l’interdépendance hiérarchisée de ses membres, la nation cubaine peut être représentée par une pyramide dans laquelle richesse comme pauvreté se répartissent dans leur relativité, à partir d’une base inamovible – niveaux les plus peuplés – et un sommet – niveaux les moins peuplés – dont l’apex a pour seules limites l’appétit de ceux qui ambitionnent de l’occuper et les ressources dont ils tirent leur enrichissement.

        La vie, sociale comme sous toute autre forme, s’y déroule comme ailleurs, sous la pression d’un environnement naturel, culturel, scientifique, géopolitique, etc. déterminé par la géographie mondiale.

        Vous pourrez trouver à l’adresse ci-après quelques indications précisant ma réponse https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html et je demeure à votre disposition si nécessaire. 

        À noter que le niveau zéro de la richesse (et non de la pauvreté comme vous l’écrivez probablement par erreur) existe inévitablement dans toute richesse allant d’un minimum (niveau zéro au-dessous duquel il est impossible de descendre) et un maximum, qu’il soit fixe ou variable. Cette notion est particulièrement importante (de mon point de vue) en ce qui concerne la conception et l’instauration du fameux revenu universel, par lequel pourrait être éradiquée la pauvreté profonde (les potagers cubains dont vous parlez ne pourraient-ils en être une forme ?)

        . Plusieurs articles traitent de ce sujet particulier sur mon blog.


      • Samson Samson 26 octobre 04:07

        @Claudec
        « Tels sont les commandements des Saintes Écritures et des religions qui s’y plient en refusant obstinément de mettre en cause le dogme nataliste qui en a résulté et qui guide depuis la destinée des peuples. »

        Je peux certes entendre la critique des religions - et de la mienne en particulier - dans leur refus d’une mise en cause du dogme nataliste résultant de ces commandements au regard des effets de l’actuelle croissance démographique sur l’ensemble de la biosphère, et j’entends bien toute sa pertinence.

        Mon « obscurantisme » ne souffre toutefois l’extension du champ de cette critique à la substance même du texte sacré, précisément parce qu’il est « sacré » et peut en conséquence être tout aussi valablement interprété comme consigne morale relevant d’un dogme désuet et son clergé décrépi que comme la sublime expression par la Genèse de l’immense poésie et toute la beauté du projet divin pour l’homme, ...

        Comme tout bon jardinier, je sais qu’un arbre ne peut croître privé de ses racines ! J’aime donc irriguer et fertiliser les jardins de mon imaginaire de la beauté et la poésie des textes sacrés et autres récits mythiques, et je tiens en conséquence profond respect aux trésors de sagesse qu’ils recèlent et aux aïeux qui nous les ont transmis et légués, ... et tant pis pour les néants modernes du consumérisme, de la bien-pensance « progressiste » et des trop étroites œillères d’un rationalisme borné ! Sans rancune ?

        Je dois par contre reconnaître que le recours à la géométrie de la pyramide pour exprimer une constante hiérarchique sociétale m’évoque par trop l’attribution traditionnelle et ésotérique des lois géométriques régissant les polyèdres réguliers et/ou semi-réguliers à l’expression de l’harmonie des lois régissant le cosmos pour ne pas m’intriguer et piquer ma curiosité ! smiley

        Et, trêve cette fois de tout apparent « obscurantisme », si - comme pourrait le laisser supposer votre choix de la pyramide - vous avez la fibre quelque peu géométrique, et si ce n’est déjà le cas, la théorie des catastrophes fondée par René Thom, visant en topologie différentielle à la modélisation morphologique de phénomènes dynamiques et trouvant de nombreuses applications dans la modélisation morphologique de processi relevant tant des domaines de la biologie que des sciences humaines et sociales, ... pourrait vous intéresser !

        Hi, hi, ... Je vais donc prendre le temps d’examiner et creuser tout cela bien à mon aise ! N’attendez pas de réaction rapide ! Lent de nature, toute notion ou idée nouvelle me demande invariablement un temps de maturation avant pleine assimilation.

        Vous disposez ainsi de l’ensemble de la réaction que m’inspire votre tribune !En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


      • Claudec Claudec 26 octobre 17:21

        @Samson

        Pour moi, lobscurantisme (religieux) n’est pas une injure mais simplement l’effet de nos sentiments et de nos émotions, accentué par notre angoisse existentielle ; sans parler de notre goût pour la rêverie, l’allégorie, la poésie…, autant de dispositions émoussant notre sens critique.


        Ceci précisé,

        L’honnêteté intellectuelle dont vous assortissez votre curiosité est trop rare pour que je ne me permette pas de vous en faire compliment et en sois moi-même honoré, puisqu’elle vous conduira si j’ai bien compris , à vous intéresser de plus près à ma “pyramidologie sociale”, me tirant ainsi d’un isolement pouvant favoriser et entretenir l’erreur.

        Les articles aux nombreuses insuffisances et maladresses dont il vous faudra souffrirque j’y ai publiés depuis plus de dix ans et dont certains ont été repris sur Agoravox, sont accessibles sur mon blog, d’où vous pourrez me joindre par formulaire de contact direct, autant que de besoin. Je pourrais de la sorte vous fournir le cas échéant, plus commodément et discrètement que sur un forum, les précisions pouvant vous être utiles.


      • binary 22 octobre 22:11

        Les populations qui « prolifèrent » le plus, comme vous dites, n ont jamais lu, ni même entendu parlé de ce livre.

        Les populations qui connaissaient , plus ou moins, cette légende, ont le plus faible taux de reproduction de la planète.


        • Claudec Claudec 23 octobre 05:53

          @binary

          Lorsqu’un prédateur en est à piller en moins de 6 mois ce que la nature lui offre pour une année entière, sa reproduction est-elle être autre chose que de la prolifération ?

          Dans la relativité des notions de richesse et de pauvreté, parce que la société humaine se répartit irrémédiablement de manière pyramidale, sa population est structurée en 14% de riches pour 86% de pauvres ; ceux-ci se reproduisent donc 6 fois plus que ceux-là. 
          https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2018/01/pyramidologie-sociale-methodologie.html

          Aucun livre n’a jamais été autant lu que la Bible dans ses diverses variantes. Et l’important n’est pas qu’il soit lu par le plus grand nombre mais par ceux qu’il se donne pour guides spirituels.


        • chantecler chantecler 23 octobre 06:18

          @Claudec
          « ceux-ci se reproduisent donc 6 fois plus que ceux-là.... »
          Erreur de raisonnement : ce n’est pas parce que les pauvres sont plus nombreux que les riches qu’ils se reproduisent davantage .


        • Claudec Claudec 23 octobre 07:37

          @chantecler

          C’est peut être parce qu’ils se reproduisent davantage qu’ils sont plus nombreux ?
          Quoi qu’il en soit, structurellement, quand 100 êtres humains s’ajoutent à la population, 86 vont grossir les rangs des pauvres (relatifs) et 14 vont rejoindre les riches (relatifs), quels que soient les aléas heureux ou malheureux de l’existence de chacun par la suite.
          Sachant qu’à population constante, tout déclassement d’un occupant de la pyramide sociale dans un sens a pour contrepartie le déplacement d’un autre en sens inverse. Ce qui explique l’illusion d’ascension sociale résultant de la croissance démographique. Sans développement du binôme économie-démographie – celle-ci conditionnant celle-là et non l’inverse – par d’ascension sociale.


        • oncle archibald 23 octobre 08:27

          @Claudec "quand 100 êtres humains s’ajoutent à la population, 86 vont grossir les rangs des pauvres (relatifs) et 14 vont rejoindre les riches (relatifs),« 

          Ah ! Enfin ! Je vais savoir où se situe le fameux seuil si important qui sépare les riches des pauvres .... Précisez svp comment se définit ce seuil (relatif) qui serait la source de tous les maux de l’humanité ....

          Si j’ai bien compris, les 86 pauvres ne peuvent pas être heureux et pour pouvoir quand même jouir un peu ils passent leur temps à faire des enfants tout en maugréant les 14 riches, même si »les aléas heureux ou malheureux de l’existence de chacun par la suite« peuvent quand même moduler un peu la tristesse résultant de leur »pauvreté relative« .

          Sœur Emmanuelle qui vivait ordinairement au milieu des enfants grouillant sur les décharges d’ordures du Caire était au contraire très surprise du contraste entre la joie de vivre de ces enfants et la gueule sinistre des Parisiens lorsque de temps à autre elle revenait en France chercher du pognon en secouant les gens.

          En gros le niveau de vie est il le bon critère pour définir ce qui est »bon« ou »pas bon« pour les Hommes, avec un H majuscule parce que nous le vallons bien, tous, les 86 ou les 14.

          Et si vous vous faites du souci pour les ressources de la planète, pas moi ! Réfléchissez un peu à la surface de toutes les terres en friche, à tout le gaspillage de ce que nous produisons, au génie humain qui a permis de créer un élevage de truites dans le désert du Neguev, au coût exorbitant des armes dans le monde, etc etc ...

          Il y a largement de quoi faire vivre pour tout le monde, aujourd’hui et demain. Ça n’est qu’une question de choix, à condition d’accepter que nous soyons »fratelli tutti" comme vient de le rappeler le Pape François.


        • Claudec Claudec 23 octobre 09:04

          @oncle archibald

          Si vous êtes suffisamment intéressé par le sujet et surtout si vous acceptez de remettre vos certitudes cause – ce à quoi veulent inviter les faits et chiffres objets de mon article –, vous pourrez tout savoir de la répartition 86/14% en cliquant sur le lien suivant
          https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2018/01/pyramidologie-sociale-methodologie.html
          Je précise que cette répartition se ramène à l’application de la loi de Pareto

          au polyèdre qu’est la pyramide, extrapolation validée par un calcul à la portée de tous.

          Pour ce qui est de la tristesse du sort des plus pauvres, vous pourrez aussi voir ce qui semble être à même d’y remédier, au-delà d’un traitement au quotidien qui n’est que cautère sur jambe de bois, y compris lorsqu’il est pratiqué par les âmes les mieux intentionnées et les philanthropes les plus exemplaires.
          https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/07/pour-un-revenu-universel-minimum-et.html

          Quant à votre propos concernant les ressources de la planète, par rapport au nombre de ceux qui les consomment, je rappelle simplement que ces derniers avaient pillé cette année, en 5 mois, ce que la planète leur offrait pour un an. Et votre optimisme à l’égard des 11 milliards de Terriens qui se partageront les restes dans quelques décennies sur un espace qui non seulement rétrécit, mais s’épuise et se désertifie un peu plus chaque jour, au gré des caprices d’une nature qui n’en est pas avare, n’y changera rien.


        • oncle archibald 23 octobre 11:03

          @Claudec

          J’ai suivi votre lien et j’ai bondi sur cette affirmation « dogmatique » que je ne partage pas du tout : "

          ... parmi ces fondamentaux, les suivants : Richesse et pauvreté, en tout – puisque telle a toujours été l’aune à laquelle est mesuré le bonheur de l’homme – existent l’une par l’autre dans leur relativité. Sans richesse point de pauvreté ; sans riches point de pauvres ; et vice versa. « 


          Cf »l’argent ne fait pas le bonheur« écrit au tableau noir par l’instituteur Topaze. Tout juste pourrais-je être un peu d’accord avec Stephen king qui ajoutait à la citation de Marcel Pagnol : »l’argent ne fait pas le bonheur mais il permet de supporter le malheur dans un certain confort.« 

          Mais l’argent permet-il mieux de supporter le malheur que l’affection partagée ? J’en doute en référence à ma grand mère maternelle déjà citée pour ses souhaits de nouvel an, veuve très jeune par le fait de la guerre de 14, femme d’un seul homme comme il était très courant à cette époque, qui a vécu avec très peu d’argent car à cette époque c’était les hommes qui gagnaient l’argent du ménage.

          Cette femme a été heureuse de partager le peu qu’elle avait avec sa famille mais aussi avec tous ceux qu’elle estimait plus mal lotis qu’elle même, avec une générosité énorme et une discrétion absolue qui a fait que nous n’avons appris beaucoup de ses actions philanthropiques qu’après sa mort. Son bonheur c’était de nous penser sincèrement »fratelli tutti", sa raison de vivre était d’essayer de mettre en pratique l’évangile du bon Samaritain. C’est ça qui la rendait heureuse, qui rendait sa vie incomparablement riche, pas de savoir à quel niveau de la pyramide elle pouvait se situer pour essayer de monter plus haut.


        • foufouille foufouille 23 octobre 11:26

          @oncle archibald

          un croyant est certainement aussi heureux en esclavage.


        • oncle archibald 23 octobre 15:27

          @foufouille

          Contrairement à la doxa les croyants ne sont pas nécessairement tous des cons et savent peut être même apprécier mieux que d’autres ce qui est bon pour l’homme en général et pour eux en particulier.

          Si vous croyez que l’argent fait le bonheur demandez donc au fils de Samuel Paty ce qu’il en pense ! Je n’arrête pas de penser à ce pauvre enfant qui à ce que j’ai entendu allait prendre son petit déjeuner avec son père au café tous les matins .... Perdre ses repères affectifs, la est la vraie misère !

          Et à l’inverse les pauvres gamins tout aussi à plaindre qui ont envoyé leur prof à l’abattoir pour une poignée de billets, vous croyez que leur vie en sera « enrichie » ou qu’elle restera pour des années et des années « misérable ». Décidément l’argent est et restera toujours de la merde, et en aucun cas "l’aune à laquelle est mesuré le bonheur de l’homme" !


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 octobre 15:37

          @oncle archibald

          Bonjour. Je pense aussi à ces gamins qui n’ont rien compris de ce qui se jouait .


        • foufouille foufouille 23 octobre 15:40

          @oncle archibald

          Être pauvre et heureux tout le temps est rare sauf avec un certain aveuglement ce que permet la croyance.

          C’est pire en étant malade mais le fric aide beaucoup.


        • Xenozoid Xenozoid 23 octobre 15:41

          @Aita Pea Pea
          Bonjour. Je pense aussi à ces gamins qui n’ont rien compris de ce qui se jouait

          rect : ...qui n’ont rien compris de ce qui se joue


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 octobre 15:45

          @Xenozoid

          Je te laisse au vent de tes délires...adios.


        • Xenozoid Xenozoid 23 octobre 15:53

          @Aita Pea Pea

          c’est pas fini,donc l’imparfait est imparfait,pas un délire ,mais bon ....


        • Claudec Claudec 24 octobre 01:35

          @oncle archibald

          Je crains que vous teniez votre lorgnette par la mauvais bout, ce qui vous empêche de voir que notre pyramide sociale résulte du fait que chacun de ses occupants s’y positionne comme étant plus riche ou plus pauvre, que plus pauvre ou plus riche que lui..
          Sachant que richesse matérielle et bonheur sont deux choses bien différentes, au point que bien des pauvres – sans pour autant être heureux de l’être –, puissent être infiniment plus heureux que bien des riches.


        • Étirév 23 octobre 05:23

          « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu »
          Les premiers témoins de l’enfantement d’une femme durent éprouver un étonnement mêlé d’épouvante en face d’un fait si inattendu dans la vie de l’humanité. Ils ignorèrent d’abord complètement la cause qui l’avait produit, et du reste ne s’en préoccupèrent pas ; ce n’est que dans la période que l’on peut appeler moderne, c’est-à-dire historique, que cette cause a été connue.
          La Maternité occupe une place immense dans les anciennes traditions sacrées des Déesse-Mères.
          Partout nous voyons la Mère sous un nom collectif, représentée comme la créatrice de l’humanité, en même temps que l’organisatrice de la vie sociale.
          Chez les Chaldéens, une femme appelée Amaka est la Mère Universelle. Elle enfante des filles et des fils, représentés symboliquement, plus tard, par le Ciel et la Terre.
          La glorification de la Mère est restée dans toutes les religions issues de la Théogonie primitive qui était la suprématie féminine dans l’âge primitif de l’humanité.
          Aussi, cette suprématie avait trois formes, donc trois aspects.
          Elle était religieuse (Théocratie) et représentée par la Déesse.
          Elle était familiale (matriarcat) et représentée par la Mère.
          Elle était sociale (gynécocratie) et représentée par la Maîtresse (Reine ou Déesse-Mère) (Içwara chez les Hindous et qui donnera le nom Israël).
          La Théocratie dura ce que dura la gynécocratie, puisque ce régime, c’est le règne de la direction morale exercée par la Femme divine. Plus tard les hommes en firent une parodie ridicule.
          « La nature est parfaite partout où l’homme n’y apporte pas son tourment. » dit un dicton allemand.
          C’est la Femme qui élève l’homme et le mène à la Vérité et à la beauté morale ; c’est la Mère qui le fait à son image, c’est la Déesse terrestre vivante qui lui enseigne la première la langue divine. C’est Elle qui a en main le gouvernement des sociétés, Elle qui les guide dans leur marche évolutive, en attendant que vienne la révolte de l’homme contre Elle.
          En Egypte, dans les hiéroglyphes, Thoth (ou Taoth) est désigné par les mots « Nuter Aa Heonet », qu’on traduit mal à propos par « Dieu trois fois grand », parce que le mot « Nuter » (Nouter ou Noutir) ne signifie pas Dieu il signifie Nature ou « Renouvellement » (par la maternité), donc, ici, il désigne la Divine Mère.
          Thoth est la Déesse des lettres, celle qui a créé le langage articulé et donne des noms à tous les objets, ce qui est bien le rôle d’une Mère qui dirige et instruit ses enfants.
          Elle invente l’écriture, elle fonde la science et la médecine « qui a mis en fuite les ténèbres de l’ignorance ; elle chasse la nuit de l’âme, l’erreur et les mauvais principes émanés de l’homme ». (Livre des Morts, chap. XLIV).
          C’est Thoth qui établit la religion (Théogonie) et créa les cérémonies du Culte ; elle fit connaître aux hommes l’astronomie et la science des nombres, la géométrie, l’usage des poids et mesures.
          Un des livres sacrés de Thoth comprenait une description de la Terre, un autre était spécialement consacré à la description de l’Egypte.
          La Théocratie féminine, c’est le gouvernement légitime ; il occupe une place immense dans l’histoire.
          Jusqu’au 10ème siècle avant notre ère, la Femme a régné et fait régner la Vérité. Son verbe, c’est cette voix des temps primitifs entendue par les premiers poètes qu’elle inspirait.
          La légende d’une époque de bonheur dans un Eden est répandue partout.
          « Dans la vocation initiative de la Femme, dit Bachofen, la gynécocratie trouve sa profonde expression. La Justice, la Vérité, toutes les grandes vertus humaines sont d’origine féminine. Le principe religieux de la gynécocratie nous montre le droit maternel dans sa forme la plus digne et nous fait voir toute la grandeur de cette antiquité. Les hauts et les bas de l’histoire découlent directement de cette source divine. Sans elle nous ne comprendrions aucune page de la vie antique, la vie primitive surtout serait un mystère impénétrable ».
          Il est bien entendu que la Religion dont Bachofen parle ainsi, c’est la Religion naturelle, la Théogonie, et que la déchéance sociale est venue des religions surnaturelles.
          L’antique gynécocratie est le fonds du monde, ce roc des sociétés. Ecoutez Bachofen ; il vous dira :
          « L’humanité doit à la Femme sa primitive élévation, ses premiers progrès, son existence réglée et surtout sa première éducation religieuse et morale, elle doit à la Femme les jouissances d’un ordre supérieur. Toute la première civilisation est son œuvre propre. C’est à elle qu’on doit la première connaissance des forces naturelles. Vue ainsi, la gynécocratie est la période éducative de l’humanité en même temps que la réalisation des lois de la Nature, qui s’appliquent aussi bien au bien de l’individu qu’à celui de l’espèce ».
          Les poètes exaltent leurs sentiments d’égalité et de fraternité. C’est particulièrement chez les gynécocrates que l’on réprime sévèrement le mal fait à son prochain, même fait aux animaux.
          Les signes de la plus belle, de la plus grande humanité distinguent la civilisation des mondes gynécocratiques et lui font une physionomie où se reflètent toutes les grâces, tous les bienfaits que la maternité porte en elle-même. C’est le bonheur : avec sa disparition la paix s’envola de la terre. On peut dire que l’époque gynécocratique fut la Poésie de l’histoire, par sa grandeur héroïque, par la beauté sublime qu’elle donna aux femmes, par le développement des idées de courage, de valeur, par les sentiments chevaleresques qu’elle inculqua aux hommes, par l’importance qu’elle donna à l’amour féminin, par la discipline et la chasteté qu’elle imposa à l’adolescent.
          On peut se demander où sont ces héros sans peur et sans reproche, fidèles serviteurs de la Féminité ! « Tous les peuples guerriers obéissaient à la Femme », dit Aristote.
          Braver les dangers, chercher les aventures, servir la beauté, telles étaient et seront toujours les vertus d’une jeunesse forte et virile.
          « O poésie de ces temps passés ! Vous avez disparu avec les siècles de gynécocratie, avec les émotions généreuses, inaccessibles aux poètes de nos jours, civilisés mais énervés.  »
          En réalité, l’homme ne peut être heureux qu’à la condition de ne pas diriger lui-même sa vie, de confier à la femme ses plus graves intérêts, de lui confier le soin de lui rendre deux choses qu’il n’a pas su conserver et qui contiennent tous les éléments du bonheur : la Vérité et l’Amour.
          THÉOGONIE


          • Claudec Claudec 23 octobre 06:17

            @Étirév

            Explication aussi intéressante que poétique, dont il faut bien admettre, objectivement, qu’elle est sérieusement malmenée par un progrès aboutissant à la “mère-éprouvette”.

            Sans compter que le rôle de la mère ainsi que ses vertus, n’ayant jamais rien changé à l’héritage génétique et socioculturel de chacun, celui-ci nous renvoi à l’incontournable caractère pyramidal de toute société fondée sur la Vérité de l’altérité de ses membres, avant l’Amour.

            Avec plus de 200 000 êtres humains supplémentaires qui naissent chaque jour, est-il encore permis de rêver ?


          • oncle archibald 23 octobre 08:36

            @Étirév ;

            Et ça n’est pas par hasard que les premiers artistes de notre humanité aient représenté des « Vénus callipyges » dont les grosses fesses, le ventre rond et les seins lourds célébraient la fécondité et la maternité.


          • oncle archibald 23 octobre 08:39

            @Claudec :

            La “mère-éprouvette” serait donc « un progrès » de notre humanité ? Au moment ou tant d’enfants des 86 pauvres pourraient être adoptés par les 14 riches ? Vous allez à l’encontre de votre raisonnement !


          • Claudec Claudec 23 octobre 09:10

            @oncle archibald

            J’ai l’impression que vous êtes surtout trop englué dans vos dogmes pour chercher à comprendre ce raisonnement.


          • oncle archibald 23 octobre 09:54

            @Claudec

            Je doute que vous puissiez comprendre que les plus grandes joies de mon existence furent la naissance de mes enfants et de mes petits enfants, que vous puissiez apprécier les vœux de ma grand-mère chaque année au premier janvier qui espérait qu’à la même date l’année suivante nous soyons plutôt un de plus un de moins, bref que l’on célèbre la vie plutôt que la mort. Aucun dogme là dedans et j’espère que des athées convaincus sont capables de cette préférence simple.

            Quant aux comptes d’apothicaire qui nous sont présentes pour justifier l’urgence d’une politique de dénatalité ils font fi du génie de l’homme et de ses capacités d’adaptation. Et si l’on se contente d’examiner la situation à ce jour, croyez vous vraiment qu’il ne soit pas possible par d’autres choix budgétaires d’assurer une vie décente à tous les habitants de notre planète ? Combien coûtent un missile intercontinental et sa munition nucléaire ? On pourrait faire quoi de positif pour les vivants avec cette somme dépensée pour dispenser la mort ?


          • Claudec Claudec 24 octobre 01:19

            @oncle archibald

            Des milliards d’êtres humains ont une grand-mère, des enfants et petits enfants qu’ils affectionnent. Et qui parle de célébrer la mort plutôt que la vie ?
            La question n’est pas là ; elle est de savoir 1/ quelle est la responsabilité des religions dans l’état de l’humanité et de la planète, pour avoir instauré et sacralisé le dogme de la natalité. 2/ jusqu’où elles iront pour le maintenir.
            Noyer le poisson comme vous le faites ne fait qu’ajouter à l’obscurantisme dont procèdent un tel dogme et ses conséquences pour une population croissante de pauvres profonds.


          • oncle archibald 24 octobre 09:04

            @Claudec

            Tous les etres et tous les organismes vivants fonctionnent sur un moteur extrêmement puissant : perpétuer l’espèce. Qu’il s’agisse d’un lion, d’un cerf ou d’un éphémère, d’une de ces plantes improbables du désert oú de la toundra qui n’existent que quelques heures, juste le temps de se reproduire, tout sur cette planète ne vit que pour assurer sa descendance ..... et à ma connaissance sans suivre les conseils d’un imam d’un rabbin ou d’un curé.

            Tout votre raisonnement n’a qu’un seul but : assurer le niveau de vie auquel vous êtes habitué et auquel vous tenez comme étant la base de votre bonheur (malgré votre pirouette de dernière minute), niveau de vie que vous croyez menacé par une prétendue surpopulation de la planète.


          • GoldoBlack 24 octobre 10:17

            @oncle archibald
            Qu’en savez-vous ?
            Ce n’est pas parce qu’une interprétation est populaire, y compris chez les scientifiques, qu’elle est vraie.
            L’Histoire reste truffée de postulats imbéciles posés par les historiens du XIXe...


          • oncle archibald 24 octobre 10:53

            @GoldoBlack

            Vous semblez confondre interprétation et observation.

            Le rut du Lion le brame du cerf ce ne sont pas des interprétations, c’est le constat de la vie de ces animaux. Si dans le groupe le lion dominant devenu trop vieux est évincé le jeune commence par massacrer sa descendance et la remplace par la sienne ... Idem pour le cerf qui règne sur le harem de toutes les biches, il ne veut pas dans la harde d’autres descendants que les siens ...


          • Claudec Claudec 24 octobre 11:00

            @oncle archibald

            Seule l’espèce humaine s’est affranchie de la loi de sélection naturelle, aux dépens des autres espèces et de leur environnement commun.
            Là sont l’obscurantisme, la vanité et l’égoïsme.

            Ce qui distingue néanmoins l’être humain des autres espèces est la conscience qu’il a de lui-même, sa volonté, sa capacité ainsi que ses facultés d’améliorer sa condition ; qu’il exerce avec cet égoïsme stupide.


          • oncle archibald 24 octobre 12:35

            @Claudec :

            Votre volonté à vouloir absolument rendre les religions responsables de tout ce qui ne colle pas sur notre bonne planète vous amène à dire des énormités et notamment ci-dessus ou vous dites en deux phrases tout et son contraire !

            L’espèce humaine s’est affranchie peu à peu au cours des siècles des lois de la sélection naturelle non pas en invoquant un Dieu ou des dieux mais en prenant conscience de sa capacité et de ses facultés lui permettant d’améliorer globalement les conditions de vie du groupe.

            C’est ce qui fait qu’on soigne les vieux, que l’on vient en aide aux handicapés, que l’on donne des subventions sociales à ceux qui gagnent pas assez pour arriver à vivre, et perso je trouve que c’est très bien comme ça.

            Mais vous craignez qu’en raison de l’augmentation de la population mondiale ça finisse par couter trop cher pour continuer à assurer votre train de vie confortable et donc vous pensez qu’en réduisant le nombre de pauvres gens ayant besoin de secours on arriverait à maintenir le train de vie actuel des habitants des pays occidentaux. Ça n’est peut être pas faux mais il faut savoir ce que l’on veut.

            Qui prône l’égoïsme ? les curés ? les rabbins ? les imams ? vous et les autres dénatalistes  ?


          • Claudec Claudec 24 octobre 13:25

            @oncle archibald

            « Mais vous craignez qu’en raison de l’augmentation de la population mondiale … »
            Je ne crains rien, je constate : qu’en raison d’une sacralisation de la vie humaine fondée sur le mystère, l’ignorance et l’angoisse existentielle de l’espèce, toutes souffrent bien au-delà de ce qui pourrait être, et que la planète a été saccagée par son premier prédateur qu’est l’être humain.

            « Qui prône l’égoïsme ? les curés ? les rabbins ? les imams ? (Là, vous ratissez large, mais pas assez ! )

            vous et les autres dénatalistes ? »
            Tous les pouvoirs abusant de la crédulité de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent, en se préoccupant davantage de leur nombre que de leur bien-être.


          • oncle archibald 24 octobre 15:00

            @Claudec

            Ainsi la vie n’est pas sacrée mais sacralisée par quelques malfaisants incultes ignares et idolâtres ... Qu’est-ce qui est sacré pour vous ? Votre IPhone dernier cri ? Le jambon « pata negra » bio à 150 € le kg ?

            Vive Brassens qui chante à propos des gens que vous qualifieriez de surnuméraires : « la vie est à peu près leur seul luxe ici bas ».


          • Claudec Claudec 24 octobre 17:10

            @oncle archibald

            Pour faire court et le rappeler autrement : La question est de savoir 1/ Si les religions sont ou non responsables de l’état de l’humanité et de la planète, tels qu’ils résultent du nombre et de l’insatiabilité du premier prédateur qu’est l’être humain. 2/ Combien de temps elles imposeront l’erreur dogmatique auquel est soumise la natalité humaine. 

            Réponse à votre dernière réaction :
            Pourriez-vous préciser en quoi peut être sacrée (ou un luxe) – ou simplement digne d’être vécue pour les 1 à 2 milliards d’être humains les plus démunis – une existence réduite au rôle d’agents économiques, producteurs et consommateurs de biens, autant superflus que nécessaires ? (mis à part l’amour qu’ils ont la consolation de pouvoir se porter entre eux, quand ce n’est pas la haine ou simplement l’indifférence).
            Nota - le nombre de ces agents économiques, de toutes conditions, augmente cependant de plus de 220 000 par jour et passera de 8 à plus de 11 milliards durant les prochaines décennies.


          • oncle archibald 24 octobre 18:24

            @Claudec

            Pour faire court je réponds succinctement à vos questions 

            1/ Non ! Les hommes n’ont absolument pas besoin des religions pour se massacrer entre eux et détériorer leur planète, ils se débrouillent très bien tous seuls depuis la nuit des temps .

            2/ Les religions n’imposent rien à personne, elles proposent leur point de vue et y adhère qui veut. Dans les pays « riches » l’indice de fécondité n’est même pas suffisant pour renouveler les générations, et lorsque les pays pauvres deviennent des pays « émergeant » donc moins pauvres l’indice de fécondité baisse systématiquement, quelle que soit la religion ou l’absence de religion dans ces pays .

            Enfin s’agissant de décider quelle vie vaut d’être vécue ou pas je vous laisse à votre jugement de valeur qui conduit inévitablement aux abjections ayant amené Hitler à euthanasier les malades mentaux, puis les trisomiques, puis les trop vieux, puis les tsiganes, puis les juifs .... sans réaction d’une grande partie de la société allemande, comme quoi vos idées matérialistes ad nauseam sont finalement très partagées !

            Beaucoup de ces « minus habens » stricto sensu « ayant moins » ont des sentiments autrement élevés que ceux qui prétendent leur donner des « leçons de vie » et ne font pas rimer le bonheur avec la consommation de biens matériels « autant superflus que nécessaires ».


          • Claudec Claudec 25 octobre 04:00

            @oncle archibald


            1 Qui ignore que partout et de tous temps, les religions ont été la cause de guerres les plus obstinées comme les plus barbares ? N’en avons-nous pas de nos jours la démonstration au quotidien, partout dans le Monde ?

            2 Qui parle de tuer pour ramener la population humaine à une mesure respectueuse des ressources que lui offre la nature ? Je préconise la dénatalité, et ne pas naître n’est pas mourir que je sache.


            Mais ça y est, vous avez atteint le point Godwin !

            Pensez-vous avoir ainsi disqualifié mes arguments ?

            Je crois au contraire que vous démontrez en avoir vous-même aucun de sérieux à leur opposer. Comment en serait-il autrement, en opposant mystères et dogmes à des faits et chiffres accessibles à qui veut s’en donner la peine.

            Qui de nous deux a davantage le souci des « pauvres », dont le nombre croissant structurellement depuis que le monde existe, est encouragé par toutes les religions, comme si elles craignaient que l’humanité manque de chair à boulot, et à canon ?


          • oncle archibald 25 octobre 10:23

            @Claudec

            Il ne suffit pas de répéter de façon péremptoire un mensonge pour qu’il devienne une vérité. Faites moi donc la liste des guerres ayant leur origine dans le désir d’un groupe religieux d’imposer sa religion à un autre groupe et je vous ferai celle des guerres ayant leur origine dans un désir de conquête territoriale ou de rivalité de dirigeants, il n’y a pas photo !

            J’observe avec plaisir que vous ne contestez pas que lorsque les pays pauvres deviennent moins pauvres l’indice de fécondité baisse systématiquement, quelle que soit la religion ou l’absence de religion dans ces pays, ce qui balaie votre argument.

            Lorsque vous décidez que « pauvres » n’ont aucune raison de vivre puisqu’ils ne peuvent pas être« heureux » suivant vos critères vous partez sur la planche savonnée de l’eugénisme, et perso je trouve ça immonde. Je n’ai rien dit d’autre.

            Enfin la seule religion que je connaisse à peu près bien, le christianisme, considère qu’aucun homme ne vaut plus (ni moins) qu’un autre, elle prône la paix et le désarmement, nombre de ses adeptes œuvrent concrètement dans les pays pauvres pour améliorer le sort des plus faibles, et franchement je ne vois rien qui puisse justifier ce que vous dites " ... comme si elles (les religions) craignaient que l’humanité manque de chair à boulot, et à canon« . Encore une affirmation péremptoire sans le moindre argument concret ».

            Je ne me permet pas de penser avoir disqualifié vos arguments, je relève vos erreurs factuelles et je fais valoir mon point de vue. La discussion est, ou plutôt était, la raison d’être de ce site non ?


          • Claudec Claudec 25 octobre 13:25

            @oncle archibald

            Vaine polémique, n’importe quoi, amalgame et diversion, faute d’arguments crédibles en rapport avec le sujet de l’article, ce sur quoi je me suis déjà permis d’attirer votre attention.
            J’en reste à mon précédent post et laisse ceux qui nous lisent se faire leur opinion.
            Merci de votre contribution.


          • GoldoBlack 25 octobre 21:59

            @oncle archibald
            « Vous semblez confondre interprétation et observation. »
            Je parlais de ça :
            "Et ça n’est pas par hasard que les premiers artistes de notre humanité aient représenté des « Vénus callipyges » dont les grosses fesses, le ventre rond et les seins lourds célébraient la fécondité et la maternité."


          • oncle archibald 26 octobre 09:59

            @GoldoBlack

            Vous avez raison, c’est l’interprétation qui est généralement admise, mais après tout pourquoi pas, c’est peut être juste parce que les lointains ancêtres de Kim Kardashian les faisaient bander .....


          • Samson Samson 27 octobre 00:32

            @Étirév
            "C’est la Femme qui élève l’homme et le mène à la Vérité et à la beauté morale ; c’est la Mère qui le fait à son image, c’est la Déesse terrestre vivante qui lui enseigne la première la langue divine.« 

            Quoique les Saintes Écritures, Torah et Bible relèvent sans surprise du Patriarcat inventeur de l’écriture -, c’est bien à la femme que s’adresse le serpent et c’est bien elle qui la première goûte au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, avant pour son malheur de la transmettre à l’homme.

            Hors l’indigence par trop freudienne de la seule symbolique phallique à attribuer au serpent pour une interprétation sexuelle du »péché originel« , ne justifiant jamais qu’à la Renaissance une répression sexuelle qui culminera en Chrétienté au XIXème siècle, le serpent peut à bon droit symboliser les cycles lunaires déterminant les cycles menstruels.

            Cette interprétation de l’épisode permettrait d’envisager la femme comme inventrice du calendrier (le serpent) et comme celle qui transmet à l’homme le fruit de la connaissance du bien et du mal . A noter qu’en éthologie, on observe chez nos proches cousins chimpanzés que ce sont les femelles qui les premières découvrent et font usage d’outils, puis en instruisent les jeunes.

            L’émergence au néolithique de l’ère patriarcale visant par ses institutions (écriture, lois, mariage, religions, ...) à substituer à l’évidence naturelle d’une filiation matrilinéaire les multiples codes et règles permettant de déterminer et garantir au mieux une filiation patrilinéaire toujours présomptive n’a pu se constituer que sur l’établissement du lien de causalité entre coït, grossesse et enfantement, probablement du fait de l’observation du bétail domestiqué. Serait-ce notamment cette découverte que nous relate symboliquement le récit biblique de la Chute, pouvant aussi figurer par l’expulsion de l’homme du jardin d’Eden sa transition du stade de chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur-éleveur ???

            PS : Si l’ère patriarcale visait à établir les institutions garantissant une filiation patrilinéaire, l’invention du test ADN déterminant une »paternité« biologique y met techniquement terme et frappe en conséquence ses institutions (civiles, religieuses, ...) d’obsolescence. L’émergence contemporaine des fondamentalismes et fanatismes religieux ne manifeste en fait jamais que les raidissements et parfois violents soubresauts de son agonie.

            Re-PS :
             »En réalité, l’homme ne peut être heureux qu’à la condition de ne pas diriger lui-même sa vie, de confier à la femme ses plus graves intérêts, de lui confier le soin de lui rendre deux choses qu’il n’a pas su conserver et qui contiennent tous les éléments du bonheur : la Vérité et l’Amour.« 

            Bien mignon, mais peut-être quelque peu »utopique" quand en reconquête d’autonomie à l’ère du tout-jetable, la femme passe pour soumise aux yeux des copines si elle n’a pas balancé au moins une fois son mec ! smiley smiley smiley

            En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


          • Claudec Claudec 27 octobre 08:44

            @Samson & Étirév

            Que ce soit la femme qui ait élevé la condition de l’homme ou l’inverse, je préfère pour ma part attendre que la science nous éclaire, plutôt que d’en rester à une négation du patriarcat et à l’explication de l’essor de l’espèce humaine à partir d’un inqualifiable inceste à répétition, auquel l’homme a mis fin de son propre fait, se distinguant là encore des autres espèces animales.


          • zygzornifle zygzornifle 23 octobre 11:00

            La religion comme la politique sont du poison distillé par leurs commerciaux, les chefs religieux et les chefs des partis politiques .....


            • I.A. 23 octobre 15:19

              Oui, si un potager d’un hectare parvient à nourrir 20 personnes, par exemple, il est certain que ça va coincer à partir de 40 pékins.


              Nul besoin, toutefois, de croire ou de pratiquer une quelconque religion pour en arriver là où nous en sommes : le problème se serait de toute façon posé un jour ou l’autre.


              La question du contrôle des naissances étant très délicate  on l’a vu en Chine comme en Inde  commençons donc à nous poser celle de l’incitation à la reproduction, avec cette politique de natalité commencée en France après la seconde guerre mondiale, mais qui se poursuit aujourd’hui sans raison officielle.


              En vérité, nous ne sommes pas aussi évolués que nous le pensons. Et à l’instar de Cro-Magnon aux temps de la foudre, des maladies et des grands prédateurs, les morts jugées « acceptables » sont celles de ces personnes qui ne succombent pas directement de la main d’un semblable. Car ainsi elles peuvent être considérées comme accidentelles, dues à la malchance, à la pauvreté, voire à leurs mauvaises dispositions ! 


              Les hommes ont fait l’effort d’intellectualiser leurs pulsions animales pour mieux poursuivre cette lutte qui, en plus d’acquitter leurs besoins organiques, permet d’octroyer un rang à chacun. Sans compter que ce souci de distanciation prétend éviter, à nos proches comme à nous-mêmes, la vue de crimes qui seraient par trop évidents. Un carnage pour les premières places de votre « pyramide sociale » traumatiserait la cohérence collective, à force de cris et de sang, et interrogerait la civilisation à force de brutalité.


              Pour verrouiller le tout, nous avez établi des règles qui désignent les plus éloignés de la norme comme premières victimes de notre économie, à savoir les plus démunis. Ce sont là des usages qui nous paraissent cartésiens tant ils sont naturels, et acceptables parce que prévisibles. D’autant plus acceptables que ces martyrs survivent à la périphérie de notre monde, pour ne pas dire sur nos ordures ménagères.

              « Loin des yeux, loin du cœur », et « ni vu ni connu », pour reprendre nos formules proverbiales ! Pas joli, hein ?


              ... Sinon, oui, la science est sensée nous trouver d’autres potagers dans l’univers. Et vous avez sans doute raison, en supposant que les colons seront essentiellement constitués d’employés de multinationales, accompagnés de prisonniers volontaires.


              • Claudec Claudec 24 octobre 01:57

                @I.A.

                Croire ou pratiquer une religion ou une autre n’est pas le problème.

                Le problème est que ces mêmes religions, se fondant sur des commandements aussi obscurs que mystérieux, ont sacralisé des règles de conduites protégées par des tabous, qui ont conduit l’humanité à sa propre perte, dans le pillage de son habitat.


              • Jean Keim Jean Keim 24 octobre 18:11

                @Claudec

                Les religions sont un obstacle, un écran entre nous et la réalité.

                De même que la chenille choisit pour y déposer ses œufs les feuilles les plus belles

                Ainsi le prêtre pose ses malédictions sur nos plus belles joies.

                William Blake


              • Claudec Claudec 25 octobre 03:29

                @Jean Keim

                La chenille choisit-elle ces feuilles parce qu’elles sont les plus belles ou parce que leur beauté exprime un état de santé le mieux adapté au développement de sa progéniture ? Elles fourniront l’énergie dont l’organisme de cette progéniture aura besoin pour se développer, c’est certain ; quant à l’appréciation du beau par la chenille ???


              • Jean Keim Jean Keim 25 octobre 07:05

                @Claudec

                Le poème est une allégorie et la chenille a ses propres critères de beauté, par exemple est beau ce qui est appétissant, finalement on est pas si différent que ça smiley


              • Claudec Claudec 26 octobre 12:03

                Jean Keim 25 octobre 07:05

                Ce qui accorde à la chenille des facultés bien éloignées de celles que leurs prêtent les Saintes Écritures et les religions qui s’en inspirent, effectivement davantage influencées par l’allégorie poétique que par la Vérité .


              • zygzornifle zygzornifle 23 octobre 15:40

                Si les richesses extraterrestres viennent de Jupiter comme Macron qu’elles restent la bas on en veut pas c’est déjà assez le Bazard en ce moment ....


                • Sarah Volt 23 octobre 16:26

                  Ce texte me semble en parfait accord avec ce que je perçois ou reçois actuellement. Si je dis « reçois », on va me croire perchée ... mais en ce moment, je me mets plus en récepteur d’une conscience collective ? Noosphère évoquée par Bernard Werber ? Et il me semble effectivement qu’on se fourvoie ... et que l’homme doit redevenir humble face à la création. 


                  • Samson Samson 24 octobre 01:38

                    @Sarah Volt
                    Si le concept de noosphère évoqué par Bernard Werber vous questionne plus avant, je vous recommande vivement la lecture des œuvres de Pierre Theilard de Chardin qui l’a développé, en commençant par « Le phénomène humain ».

                    « En récepteur d’une conscience collective », çà crépite fort par les temps qui courent !

                    Veillez donc bien sur vous et ceux que vous aimez, en vous présentant mes cordiales salutations ! smiley


                  • Claudec Claudec 24 octobre 02:18

                    @Sarah Volt

                    Merci de votre attention et de cet accord encourageant.

                    La conscience collective est une richesse qui peut se partager. Mais s’il peut en surgir une réaction assez convaincante et puissante, aura-t-elle encore le temps de produire ses effets ? 


                  • Jean Keim Jean Keim 24 octobre 17:58

                    Il est improbable que nous allions dans les étoiles avec des fusées.


                    • vachefolle vachefolle 25 octobre 00:30

                      Non mais serieux, comment des modérateurs peuvent laisser passer des trucs de fumette pareil ??

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