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Des textes cryptés, de la Bible au Coran

Notre monde est mal parti ; c'est une banalité que de le dire. Dans la nouvelle et récente hypothèse des mondes multiples - je dis bien "hypothèse" - les spécialistes du vivant qui connaissent les processus de l'évolution ne peuvent ignorer que pour un monde qui a un maximum de chances de survivre et de se prolonger, il y a un maximum de mondes qui échouent, ce qui signifie que notre chance est bien faible, surtout si nous continuons à penser dans le mythe d'Adam.

Je reviens à ma thèse d'un Coran crypté, dans la suite de mon travail de décryptement des textes juifs et chrétiens.

Moïse, dans le symbole, étaient donc des prêtres égyptiens d'Osiris touchés par la lèpre. C'est écrit presqu'en toutes lettres dans le "Contre Apion" de Favius Josèphe. Ces prêtres d'Osiris s'enfuient d'Egypte en compagnie des prêtres hébreux nommés symboliquement Aaron. Dans le combat biblique commun, ils sont devenus frères. Le peuple hébreu, soi-disant opprimé, qui les a suivis prend le nom de Myriam. Nous sommes dans un texte doublement crypté où Aaron désigne les prêtres hébreux et Myriam le peuple - frère et soeur dans le symbole, - ce qui fait que Myriam est également soeur de Moïse. De même, Abraham désigne, quelques siècles plus tôt, les prêtres sémites et Sarah, sa troupe militaire, époux et épouse dans le symbole. De même, dans l'histoire d'Anne et de Joachim, la première est une population galiléenne et Joachim, son mari, nouvel Imram/Abraham, des guides (religieux ?) qui s'étaient "absentés". Je reviens sur mon dernier article car l'affaire est importante.

Protévangile de Jacques, plus exactement "Nativité de Marie, Révélation de Jacques". (texte écrit à la mort d'Hérode, vers l'an -4, extrait.)

...Il existait un certain Joachim fort riche que la nature avait comblé de tous ses bienfaits. Il ne lui manquait qu’une chose. Il était en effet le seul juste à ne pas avoir engendré de postérité à Israël, car sa femme, Anne, était stérile. 

Qui était Joachim ? C’est le nom du dernier roi de Juda avant l’exil à Babylone. Anne, population galiléenne parmi d'autres, son épouse, n'enfantait pas de lui.

Alors, Joachim partit dans le désert et durant 40 jours et 40 nuits, il jeûna (I, 4).

C’est spirituellement qu’il faut comprendre car une terre étrangère - Babylone - ne peut être qu’un désert spirituel. Car la vraie nourriture ne peut être que celle que Dieu transmet à son peuple depuis le sanctuaire de son temple de Jérusalem.

Vint le grand jour du Seigneur, et les fils d'Israël apportaient leurs présents. Or Ruben se dressa devant Joachim et dit : " Tu n'as pas le droit de déposer le premier tes offrandes, puisque tu n'as pas eu de postérité en Israël ..."

Et voici que deux messagers frappèrent à la porte de la maison, disant : « Anne, Anne, ton mari Joachim descend de la montagne avec ses troupeaux (les exilés de Babylone reviennent en Israël). Un ange lui est apparu et lui a dit que tu concevras dans ton sein. » Et Anne courut à la porte, et elle accueillit Joachim. Neuf mois après, Marie naquit (4, 2)...

Dans cet étonnant symbolisme, quel est le présent que Joachim ne donnait pas mais que finalement il donna en la personne de Marie ? Qui est Marie ? Réponse : Marie est le nom du contingent de jeunes travailleurs que la Galilée, après avoir hésité, se décida finalement à envoyer à Jérusalem pour participer à la construction du temple d'Hérode. L'effectif prévu codé de ce présent était de 122 agneaux, veaux et chevreaux...

 Le temps passe. Les jeunes gens qui, selon l'historien Flavius Josèphe, décrochèrent l'aigle d'or du fronton du temple où Hérode l'avait mis ne serait-ce pas eux, jeunes Galiléens, et d'autres jeunes gens originaires de Judée ? D'où la répression, d'où la fuite des rescapés, les uns vers les montagnes de Judée, Jean, fils d'Élisabeth, population de Judée et de Zacharie (ses prêtres qui officiaient dans le temple)... les autres, Marie, jeunes Galiléens, vers la Galilée ? Marie est donc repartie à Nazareth où elle a épousé Joseph... Ce Joseph ne serait-il pas dans la descendance spirituelle du Joseph d'Égypte ? Bref...

Marie est le nom que se donnait la population sainte d’Israël, plus précisément la partie qui se fixait la mission, en quelque sorte, d'engendrer le messie espéré. Exemple : la Marie des fresques de Gourdon, mère du messie Cleopas ; la Marie de Magdala, la Marie de Nazareth, mère de Jésus dans l’Évangile ; la Marie de l’évangile de Luc, soeur de Marthe, qui écoutait et lavait les pieds de Jésus. Enfin, dans le Protévangile de Jacques, la colonie envoyée par la Galilée à Jérusalem pour travailler à la construction du temple d’Hérode ...

Marie, c'était déjà Myriam, la population sainte d'Israël qui est sortie d'Égypte.

Qui est Marie dans le Coran ?

La sourate 19, versets 16 à 34, commence ainsi : "Parle dans le Coran de Marie, comment elle se retira de sa famille (de Galilée) et alla du côté de l'Orient. Apparemment, c'est bien le texte de Jacques que l'auteur du Coran demande à Mahomet d'enseigner à son peuple mais avec des corrections. Dans mon précédent article, la traduction de Mme Leika Qadr n'est pas exacte et m'a induit en erreur ; il faut lire "du côté de l'Orient" et non du côté du temple de Jérusalem lequel est au sud de Nazareth. Cette direction "vers l'Orient" nous conduit à Bosra, plus précisément au monastère de Ba Hira, là où se trouvent des vestiges de fresques représentant Marie dans la scène de l'Annonciation. Le message est clair. Pour le Coran, ce sont les moines de Ba Hira/Bosra qui ont annoncé la venue de Jésus. Dans son retour vers la Galilée, l'accouchement de Marie au pied du palmier essénien d'Engaddi, près de la mer Morte, me paraît logique.

La sourate III, la famille d'Imran, est beaucoup plus explicite. Je la date tout juste après la défaite musulmane d'Ohod. Il est possible que dans un esprit de réconciliation, l'auteur de la sourate ait été mis en demeure de revenir à un rappel plus complet et plus exact du texte de Jacques. En revanche, il maintient que Jésus ne peut être qu'un prophète en faisant parler l'enfant à son retour en Galilée (sans passer par le temple de Jérusalem) : Je suis le serviteur de Dieu, répondit l'enfant. Il m'a donné l'Évangile et m'a établi prophète (verset 31). Ainsi parla Jésus, vrai fils de Marie, sujet de doutes d'un grand nombre (verset 35). Dieu ne saurait avoir un fils... Dieu est mon Seigneur et le vôtre (versets 36 et 37). Il s'agit bien là d'une mise au point anti-concile de Nicée. On se rappelle que ce concile avait imposé son crédo en un Jésus, fils de Dieu, Dieu lui-même. 

De quand date le début de l'écriture du Coran ?

Découverts à Birmingham, les deux feuillets d'un ancien Coran vont dans le sens d'un écrit d'époque. Les spécialistes reconnaissent que leur contenu est très proche des versets du Coran actuel, ce qui renforce la thèse d'une bonne transmission depuis le temps de Mahomet jusqu'à aujourd'hui et condamne la thèse d'un Coran tardif réécrit presqu'entièrement au temps des califes. Je ne suis évidemment pas d'accord avec ceux qui contestent cette découverte, vu que depuis un certain nombre d'années, j'explique que les textes juifs, chrétiens et musulmans qui nous sont parvenus sont crédibles et d'un intérêt historique certain mais qu'ils doivent être décryptés pour qu'on en comprenne le sens et la logique.

Que dans l'interprétation de Mme Chabbi, on puisse concevoir une lente émergence d'une pensée coranique dans le milieu des tribus caravanières, ce serait assez logique, mais sa thèse se trouve bousculée dès lors que l'on comprend que l'essentiel vient du monastère de Ba hira de Bosra et que nous avons affaire à une pensée intellectuelle, documentée et structurée qui s'est forgée au sein d'une communauté de moines érudits de culture juive et nestorienne hostile au crédo de Nicée.

Bref, le Coran témoigne pour lui-même. Les sourates sont bien le fruit d'hommes inspirés qui les recevaient dans leur conscience et leur esprit, comme si elles venaient du ciel, soit lors des réunions du conseil, soit par le relai de l'ange Gabriel. 

La naissance du Prophète.

Mahomet est né à la Mecque, en 550, lors de l'année de l'éléphant qui vit le vice-roi du Yemen envahir le pays. Une inscription indiquant la mort de ce vice-roi en 553 le confirme. Le père de Mahomet est mort à Médine, probablement en combattant l'envahisseur, laissant à La Mecque son fils orphelin.

Cette date de 550 est confirmée par la sourate 18, verset 25. Corrigeant la légende des sept dormants d'Éphèse, la sourate nous dit que ces "enfants" demeurèrent 300 ans dans la caverne plus neuf ans, ce qui nous amène à l'an 550 et non 570, les plus neuf ans étant l'âge auquel Mahomet fut reconnu comme prophète par les moines de Bahira.

Ibn Ishâq raconte avec force détails comment l’enfant orphelin fut recueilli par une femme nommée Halîmah qui lui servit de nourrice. 

Pourquoi Halîmah (population nomade, ma thèse) est-elle montée à La Mecque pour y chercher un nourrisson (un groupe de sept jeunes gens en début de carrière) ? Réponse : c’était une année de sécheresse (les troubles avaient compromis non seulement les ressources du commerce mais aussi les productions qu’on tirait de l’élevage). En fait de caravane, il ne restait plus à la pauvre Halîmah qu’une misérable chamelle qui n’avait même plus de lait. Il lui fallait trouver un nouveau maître faisant office de chef d’escorte, d’intendant… et de banquier, pour se remettre à flot.

Pourquoi aucune femme ne voulait prendre en nourrice un orphelin tel que Mahomet ?
Réponse : parce que le jeune conseil ne pouvait assurer la sécurité “dissuasive” d’une population que dans la mesure où il bénéficiait du soutien efficace de son clan de la Mecque. Le père de Mahomet ayant disparu dans la tourmente des combats, le jeune conseil ne pouvait compter que sur l’aide éventuelle d’un grand-père ou d’oncles.

Pourquoi le lait monta-t-il dans le sein d’Halîmah et dans les mamelles de la chamelle, la nuit qui suivit le jour où Halîmah décida d’adopter Mahomet ?
Réponse : parce que par la seule force de son génie, le jeune conseil a ramené la prospérité dans cette population. Dans l’âpre lutte de la concurrence nomade, la caravane d’Halîmah (l’ânesse) allait toujours plus vite que les autres. Le troupeau découvrait toujours le premier les verts pâturages à paître. Manifestement, le doigt de Dieu était au-dessus du conseil Mahomet.

Pourquoi Halîmah a-t-elle sevré le conseil Mahomet à l’âge de deux ans ? Pourquoi l’a-t-elle ramené à sa mère, à La Mecque ? Pourquoi l'a-t-elle repris ?
Réponse : parce que la caravane ou tribu bédouine n’a fait que louer provisoirement les services de ce jeune conseil pour rétablir une situation difficile. N’oublions pas qu’Halîmah avait un mari et un fils. Et remarquons qu’il n’est jamais venu à l’esprit du conseil Mahomet d’épouser Halîmah. Il faut être sérieux ! Il n’avait que deux ans… deux ans seulement d’expérience ! Deux ans, c’est la durée normale d’un stage de formation. Et comme le stage avait été fructueux, il ne faut pas s’étonner si Halîmah a insisté pour le garder encore un temps, prétextant qu’il valait mieux qu’il ’’grandisse’’ auprès d’elle plutôt qu’à La Mecque où sévissait ‘’la peste’’.

Origine céleste de l'ange Gabriel.

Nos savants et nos théologiens ont-ils percé le mystère de l'existence ? Non ! Alors, ne reprochons pas aux Anciens de l'avoir cherché en essayant de déchiffrer le ciel qu'ils voyaient, ce même ciel qui inspire encore aujourd'hui les astrologues. Au Ier siècle avant J.C., les Gaulois de Bibracte en ont représenté le centre dans le temple/église de Mont-Saint-Vincent, en Bourgogne. J'en ai pris une mauvaise photo avant ia restauration de la fresque. Il n'y a aucun doute. Nous avons là la représentation du ciel antique dont nous avons perdu le souvenir, avec ses quatre archanges. que le Coran avait encore en mémoire. Dans la carte astrologique essénienne que j'ai essayé de reconstituer, Gabriel est en haut, à gauche. Il est l'ange qui balance l'encensoir. Il symbolise l'homme, l'ensemble des hommes. Il est à la droite de Dieu. Dans ma reconstitution du ciel astrologique antique, il est l'archange qui figure à la place d'honneur (1). Le deuxième archange est la constellation de l'aigle qui représente le monde vivant des airs. Le beuf évoque le monde animal domestiqué et le lion le monde sauvage.

(1) Celui-ci est le Fils de l'homme, à qui toute justice se rapporte, avec qui elle habite, et qui tient la clef de tous les trésors cachés ; car le Seigneur des esprits l'a choisi de préférence, et il lui a donné une gloire au-dessus de toutes les créatures. (Enoch, 45,2).

Le 18 septembre 2018


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10 réactions à cet article    


  • bob14 19 septembre 12:12

    Savez vous cher auteur, que la canard enchainé à plus le sens des réalités que la Bible...


    • Decouz 19 septembre 12:16

      Pour les réalités de la mare certainement !


      • Antenor Antenor 19 septembre 21:21
        @ Emile

        Ces anges de Gourdon et du Louvre rappellent beaucoup la constellation du Cocher qui dans le ciel fait face à celle de la Vierge. Logique.


        • Antenor Antenor 19 septembre 21:46
          En fait, c’est le Bouvier qui se trouve le plus proche de la Vierge. Le Cocher est un peu plus loin.

          A Gourdon, c’est bien le Bouvier qui est représenté lors de l’Annonciation :


          Dans le cœur de Gourdon, ce n’est donc pas Gabriel mais un autre ange qui est représenté sous la forme du Cocher. Dans la miniature du Louvre, vous êtes sûr qu’il s’agit de Gabriel et non d’un autre ange ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 20 septembre 10:39

          @Antenor


          Je viens de jeter un coup d’oeil sur une carte du ciel représentant les constellations. Je pense toujours qu’en haut à gauche, l’ange balançant l’encensoir est actuellement la Vierge, en haut à droite, c’est le cygne qui a succédé à l’aigle, en bas à gauche, c’est toujours le lion, et en bas à droite, c’est Pégase. Le sceptre entouré du serpent se retrouve dans la constellation du Dragon, Dieu trônant dans la Petite Ourse, le sceptre dans la grande Ourse. Mais cette interprétation essénienne, à mon avis, c’est avant les quatre évangiles et avant le Coran.

        • Antenor Antenor 20 septembre 17:56
          @ Emile

          Il semble y avoir eu des divergences quant à l’identification de Gabriel. Sur le vitrail de Chartres, il est bien représenté sous la forme du Bouvier mais sur le tableau de Broederlam, il a à nouveau celle du Cocher. A l’arrière-plan du tableau, en haut à droite, un autre ange a clairement la forme de la constellation du Serpentaire.


          Certains rechignaient peut-être à identifier Gabriel avec le Bouvier parce que Jésus lui-même se présentait comme le « bon berger » (évangile de Jean). Et l’apparition de Gabriel à la Vierge est fugitive alors que le Bouvier lui fait face en permanence.

          La constellation de l’Aigle existe toujours comme le Lion et le Taureau. Il est dommage que nous ne connaissions pas aussi précisément l’astrologie judaïque de l’époque comme nous connaissons celle des Grecs dont nous avons largement hérité (Persée, Pégase, Héraklès...)

          L’ange Michel a souvent la forme d’Orion (combattant) ou celle de la Balance (juge des âmes)

        • Emile Mourey Emile Mourey 20 septembre 21:33

          @Antenor


          Vous ouvrez là un nouveau champ d’exploration : les interprétations qui ont suivi, notamment au moyen-âge, notamment dans les vitraux d’églises.

          L’intérêt de la fresque de Gourdon est qu’elle est au début. On peut la déchiffrer car, ici, l’artiste a bien représenté son ciel astrologique dans la vision que se faisaient Ézéchiel et Énoch, non pas une élucubration mais une explication rationnelle de « l’univers a-t-il un sens ? »

          Quand je parle de ciel gaulois ou essénien, j’aurais pu tout aussi bien dire : ciel judaïque ou juif. Nous somme là à l’origine d’une croyance, mais aussi de la pensée, telle qu’on peut la retrouver dans les livres sacrés. Les quatre archanges ont donné leur titre aux quatre évangiles ; ils se retrouvent dans le Coran, Gabriel en premier, celui qui reçoit la parole de Dieu, mais en revenant à la fresque de Gourdon.

        • Eschyle 49 Eschyle 49 20 septembre 00:21
           Désolé , mais le Coran est un outil politique de destruction du christianisme, de surcroît un faux et

          • Decouz 20 septembre 09:21

            @Eschyle 49

            si le christianisme avait encore quelque vitalité et quelque envergure intellectuelle face aux traditions orientales dont l’islam est finalement proche, il n’aurait rien à craindre,
            malheureusement les chrétiens (certains) se perdent dans des rivalités stupides recherchant l’appui des sciences actuelles au lieu d’approfondir leur propre message, oubliant leur propre tradition qui bien comprise et bien pratiquée serait le meilleur rempart, je devrais écrire aurait été le meilleur rempart.

          • soi même 20 septembre 22:09
            @ Emile Mourey medité car il est évident sur le sujet vous battez la campagne !

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