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« Détectivement » votre

Où est le temps où seul les lecteurs de détective s’intéressaient aux affaires criminelles tandis le reste de la société percevaient cela comme un voyeurisme malsain.

Bien sûr nous avions toujours nos criminels que rejetait la société, aujourd’hui c’est incontestablement le criminel sexuel qui fait le plus peur parce qu’il représente des passions les plus fortes et les plus refoulées.

Au point que nous retrouvons sa représentation dans tous les téléfilms, entretenant ce rejet social au-delà de sa prégnance, avec une palme pour " plus belle la vie" qui reprend la totalité de la représentation des faits divers, et assure son succès avec car les populations s’y projettent et s’y reconnaissent. Ce feuilleton ratisse tellement large que chacun connaît dans son environnement une personne qui en a vécu un de ces sujets. Son succès se comprend par la représentation sélective de notre quotidien. Mais là n’est pas mon propos

La sympathie ou l’empathie pour les drames d’autrui bien naturelle, est toujours liée à soi, et à l’information orchestrée de celui-ci car c’est par elle qu’il se répand. Il en découle que chacun ignorant la réalité des faits, les analyses par sa sensibilité en fonction de l’image qui lui en est délivré et partir de sa propre existence dans laquelle ses choix de téléspectateur renforceront une opinion ou la feront naître.

Le comportement qui en naîtra ira d’un hommage de solidarité, à une perception de la réalité au travers d’un filtre sélectif et grossissant donnant une image distordue de cette réalité.

Le risque qu’il en ressort et celui que nous connaissons, le sentiment que l’existence correspond au portrait qu’il en est donné, alors que les médias nous promènent dans un Palais des glaces.

Mais le comportement le plus déformé en est, quand des individus recherchent dans leur environnement une situation qui pourrait coller à l’image qu’ils ont enregistrée. Et celui le plus connu est le sentiment d’insécurité, dont chacun a connu l’utilisation politique qui en a été faite.

 "Détective" cette revue spécialisée dans les affaires criminelles ne concernait qu’un nombre relatif de lecteurs, tout comme il n’y a qu’un nombre relatif d’accro aux assises.

Sauf que depuis l’avènement d’un discours politicien sur l’insécurité, la structure informative des médias a changé et les faits divers sont devenus au-delà de l’information le jeu de la peur.  

Il ne s’est pas passé une année sans que les gouvernants ne souscrivent à cette tendance paranoïaque de donner en pâture médiatique une affaire émotionnellement sensible pour justifier de leur efficacité dans la lutte contre l’insécurité.

Ainsi au fil des années une rubrique des faits divers a été créée et existe sur toutes les chaînes télévisuelles, les radios et les journaux. Tous relatent la même information en boucle, comme s’il n’y avait sur les trois millions et plus de crimes et délits que celui qui est présenté. Nous pourrions espèrer en connaître d’autres, il y a trois morts par jour, le choix du mort mis en vitrine dans le jeu de la peur est donc bien un choix politique. (nous en avons l’exemple avec les agression dans les lycées dont le but politique est d’y faire entrer la police)

Naturellement aucune information complémentaire permettant un jugement circonstancié n’est donné, car ils ne sont pas chargé d’éduquer la population mais de faire de l’audimat pour recevoir le maximum d’argent publicitaire ; sinon pourquoi sur la quantité de faits, choisir le même (au cas où vous seriez perspicace il en est de même en politique et autres, c’est unicité de l’information avec une pluralité de « diffuseurs » et cela ne donne pas la pluralité de l’information).

De la sorte l’auditeur ou lecteur reconstitue ce qui l’arrange à la hauteur des ses connaissances ou de ses ignorances, à hauteur de son "moi ».

Il faut savoir que dans la perception d’une souffrance la partie du cerveau qui s’active n’est pas la même pour celui qui la vit et celui qui en exprime l’empathie.

Ainsi donc pas une surenchère constante les gouvernants depuis plus d’une vingtaine d’années accroissent les systèmes punitifs pour répondre aux souhaits des associations de victimes, relayés par l’opinion publique mobilisée médiatiquement.

Victimes qui sont bien fondées dans leur souffrance, mais ce n’est pas d’elles qu’il faille attendre une clarté de jugement, car lorsqu’elles réclament justice il faut entendre vengeance. Ainsi donc la mort est devenue un feuilleton dramaturgique journalier rentable où il est difficile de faire le tri entre, le mimétisme théâtral médiatique, et la réelle empathie des citoyens qui ne trouve sa source que dans l’existence de chacun, et peut cacher d’autres raisons qui s’expriment dans cette dramaturgie.

Ainsi les drames les plus banals du monde sont devenus l’objet de débat du seul fait de la tendance voyeuriste et de charognards que nous développons par tous les "reality shows".

Nous allons Même chercher les morts à l’étranger quand il n’y en a pas assez chez nous.

Naturellement dans cette structuration de l’information il ne faut pas être dupe, ce n’est pas un acte gratuit, mais bien le rappel permanent d’une insécurité qui en appelle à l’acceptation de force de police voire à la constitution d’un état policier.

Compte tenu de la permanence de l’information dramaturgique, où chacun peut considérer que le même événement peut lui arriver, s’il nous fallait vivre avec cette angoisse de tous les risques que nous côtoyons, ce ne sont pas les risques qui nous tueraient, mais l’angoisse.

Force et donc de constater que si nous vivons toujours c’est que notre empathie relève aussi un peu de « l’hypocrisie » (trop long a expliquer). Mais l’intérêt de cela pour ceux qui en ont fait une utilisation politique, n’est pas celui notre réellement compassion, mais de se réserver notre bulletin de vote, en associant leur image aux drames.

Ainsi cette information comporte sa propre nocivité en véhiculant une information paranoïaque où elle invite chacun à se sentir concerné, parfois à se reconnaître dans l’événement par une théâtralisation au plus près de la réalité, dans une perspective moins honorable.

Il en est ainsi aussi pour bien des drames et leurs auteurs malheureux n’échappent pas à l’amalgame humain des suiveurs bêlants médiatiques où beaucoup trop se croient devoir ajouter une tirade dans le grand théâtre « audimatique » du jeu de la peur.

Son enchaînement dans la durée imprègne inévitablement les esprits, alors il est demandé à la justice et l’état vengeance.

Ce qu’il n’a pas manqué de faire en durcissant les pénalités au prétexte de plus de dissuasion, (ce que les spécialistes savent faux)

Or l’état est la représentation collective, et jamais il ne pourra satisfaire la perception individuelle du drame, à cause du principe d’impossibilité.

La conclusion qui s’impose reste donc une stratégie d’acteur politique du gouvernement qui prend toute sa place dans ce jeu de la peur en le nourrissant et en retirant son profit politique.

Le crime n’est que social et punir le criminel ne supprime pas les événements l’ayant engendré.


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18 réactions à cet article    


  • Naja Naja 24 février 2010 10:57

    « Victimes qui sont bien fondées dans leur souffrance, mais ce n’est pas d’elles qu’il faille attendre une clarté de jugement, car lorsqu’elle réclame justice il faut entendre vengeance. »

    Vous parlez ici au nom d’un ensemble de citoyens que vous regroupez dans une unique catégorie « Victime » pour asséner des généralités sur ce que chacune d’entre elles penseraient... autrement dit, sur ce que vous pensez qu’elles pensent, sans les connaître. Et ces généralités ne manquent pas de les rabaisser, à vos yeux tout au moins, en discréditant par avance tout ce qu’elles pourraient faire valoir (« ce n’est pas d’elles qu’il faut attendre une clarté de jugement »).
    Il serait intéressant de s’interroger sur la fonction que remplit la déclaration d’empathie de pure forme dont vous vous fendez au préalable (« Victimes qui sont bien fondées dans leur souffrance, mais »). S’agit-il ici de l’hypocrisie dont vous parlez plus loin ? Ou du procédé rhétorique équivalent à « avec tout le respect que j’ai pour vous... » ?

    " De la sorte l’auditeur ou lecteur reconstitue ce qui l’arrange à la hauteur des ses connaissances ou de ses ignorances, à hauteur de son « moi » »

    Tout à fait d’accord avec vous. C’est d’abord dans votre « moi » qu’existe cette image de la victime que la souffrance a rendu débile et qui ne peut que hurler vengeance, même quand elle demande justice et distingue bien les deux.

    Un tel jeu de projections et dénigrement porte le nom de racisme quand la catégorie de population visée est caractérisée par son origine ethnique.


    • ddacoudre ddacoudre 24 février 2010 13:06

      bonjour naja

      évidement que je suis obligé de globaliser, je ne peut saisir dans un article toutes les singularité, mais l’histoire de la création de la justice démontre qu’elle a été retiré aux individus, car la singularité des émotions démontraient une vengeance en disproportion avec le préjudice subit, c’est pour cela que nous sommes passé à la loi du talion et ensuite à la justice du droit positif.
      l’état c’est seulement substitué a la vengeance individuelle.

      mais le fond du sujet n’est pas là ce que je dénonce c’est l’usage politique des drames individuels et l’obligation d’une empathie de circonstance face à certaine situation qui non pour but que de déclencher un comportement , comme les dons et autres. nous ne vivons pas l’événement au point qu’il nous coupe l’appétit quand nous sommes à table , si cela été depuis longtemps nous le saurions pour. ceci dit le degré dont chacun vie ces événements médiatiques, varient en fonction de la durée et du contenu de leur vécu.

      mais je persiste et signe qu’en dehors de la réalité des drames, notre société, nous vend de la peur.

      je te joins le lien d’un article ou j’en explique brièvement la complexité.

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=70244

      cordialement.


    • Naja Naja 25 février 2010 19:54

      Bonsoir,

      « évidement que je suis obligé de globaliser, je ne peut saisir dans un article toutes les singularité, »
      Non, je regrette. Vous alimentez un préjugé en portant un jugement global et discréditant sur une catégorie donnée de personnes . Rien ne vous oblige à le faire, sinon votre propre conviction ou cécité.
      De même que si vous écriviez un article sur l’immigration et l’identité nationale, rien ne vous obligerait à partir du principe globalisant que tous les maghrébins sont des islamistes. Vous en conviendrez peut-être plus aisément.

      Pour le reste, en effet, j’ai noté que ce propos n’était pas le seul objet de votre article, c’est juste celui que je commentais.

      Cordialement aussi

      Naja


    • iris 24 février 2010 12:43

      Où est le temps où seul les lecteurs de détective s’intéressaient aux affaires criminelles tandis le reste de la société percevaient cela comme un voyeurisme malsain-

      C’est vrai
      il manquait à ce journal les conclusions des jugements et la suite des affaires-

       à la télé on nous montre procès de faits divers-maintenant-
      mais n’est t il pas nécessaire aussi de montrer la justice et ses jugements ??et comment cela se passe reelement -si la télé peut faire ca bien ???


      • ddacoudre ddacoudre 24 février 2010 13:26

        bonjour iris

        il y a 3 600 000 affaires ans, l’intérêt de l’analyse de ces faits est d’en comprendre leur causalité afin d’y apporter une solution, le crime et la délinquance ne sont que social cela signifie quand son nombre augmente que le contrôle interne des individus (morale, respect des règles) diminue. mais ce n’est pas aussi simple, car la morale et les règles varient en fonction de l’évolution de la société (on ne puni plus l’adultère ou l’IVG, mais l’on met en prison l’automobiliste et le fumeur de cannabis et bientôt de cigarette).

        ainsi l’analyse ne doit pas se faire seulement sur un plan émotionnel mais sur un terrain sociologique. or le traitement de ces drames ne concours qu’a développer , le spectacle émotionnel (même si en lui même le drame en est un), et par effet loupe médiatique, les citoyen transposent dans leur environnement l’inquiétude que peut soulever le drame.
        s’il s’avère utile de distribuer l’information judicière, il ne manque pas de moyens pour faire une chaine à cet effet et assurer un suivit complet avec analyse judiciaire et sociologique.

        mais l’objectif n’est pas celui là. nous sommes maintenant très nombreux à avoir compris l’usage politique de cela et son utilisation gouvernementale pour légiférer.
        http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=70244

        cordialement.


      • zelectron zelectron 24 février 2010 18:45

        Les jugements concernent à 99% les résultats rarissimement les causes.
        Il est vrai que pour un magistrat c’est plus facile d’appliquer la loi brute de brute que de chercher à comprendre afin de pouvoir trancher en faveur de la vérité et de l’innocence fussent-elles partielles. C’est le temps, qui, in fine est leur pire ennemi, trop de dossiers à examiner....c’est ainsi qu’au fur et à mesure ils deviennent des machines à juger et non des hommes libres de refléchir : ils n’ont plus ce temps !


        • ddacoudre ddacoudre 24 février 2010 19:50

          bonjour zélectron

          l’ennuie de cela c’est qu’ensuite l’on s’étonne que les décisions punitives ne soient pas dissuasives alors on les aggrave en croyant que cela fera cesser le troubl et puis le trouble continue et l’on aggrave encore jusqu’où avant de s’interroger quand nos enfants se retouvent en garde à vue.

          cordialement.


        • Annie 24 février 2010 19:36

          L’article est aussi intéressant que le commentaire de Naja, qui d’une certaine manière confirme que la justice dessert en premier la société, bien avant les victimes, et toujours d’après son commentaire, on peut se demander si la justice ne pourra jamais étancher cette soif de justice que réclament ces dernières. La confusion est entretenue lorsque la justice cède devant la pression publique et donne l’impression de servir plusieurs maîtres. Quelle justice pour les parents d’un enfant assassiné ? 
          Mais il est vrai que certains crimes sont montés en épingle, crimes sexuels par exemple, alors que les crimes plus banals, violences conjugales ou sévices d’enfants, font rarement la une des journaux.
          Il n’y a pas seulement du voyeurisme dans cet attrait pour des histoires criminelles, mais aussi une façon de se rassurer sur sa propre normalité et de jouer à se faire peur comme les enfants, en arrêtant le jeu lorsqu’il va trop loin. Le fait que le pouvoir exploite cette peur à des fins politiques n’enlève rien au pouvoir imaginaire de ces histoires qui ont pris pour les adultes le relais des contes de fées. http://www.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2006-6-page-31.htm


          • ddacoudre ddacoudre 24 février 2010 20:40

            bonjour annie

            Si dans la plupart des pays nous avons encore des sanctions punitives, de l’ordre de la peine de mort, de détention à perpétuité, ou des peines dites « exemplaires », il s’agit moins de justice au sens noble ou nous l’entendons, que l’exercice de la vengeance individuelle ou vindicte populaire, qui a été retirée à l’individu, comme engrenage à la violence (vendetta, œil pour œil dent pour dent etc.) pour être conféré à la communauté organisée. Il apparaît donc bien difficile que la communauté puisse évaluer la part de responsabilité qui lui incombe dans tout manquement d’un des acteurs de la dite communauté.

             

             

            La Solution et la Justice sont inexistantes en dehors de nous, et de l’usage que nous faisons de notre intelligence, et des débats que nous sommes capables d’avoir entre citoyens. Quand l’on sait que l’activité criminelle se justifie par l’égocentrisme, en désignant celui-ci comme criminogène, nous qualifions ainsi les bases mêmes du développement biologique de toutes les espèces vivantes ; nous petit humain narcissique nous qualifions l’origine, la genèse de la vie de criminel, si cela n’est pas se prendre pour Dieu, qu’est-ce ?

            Ainsi, suivant que nous voulions une justice réparatrice des « mauvais essais de notre évolution culturalisé et acculturé » ou une justice vengeresse de nos émotions impulsives, nous criminaliserons nos rapports et nous condamnerons encore à titre individuel des Etres à la mort ou à perpétuité, tout en qualifiant d’humaniste la substitution de la perpétuité à la peine de mort. D’autres condamneront des hommes à deux, voire trois cents ans de peine de prison, sans qu’un seul n’en relève l’absolu absurdité ; et c’est dramatique de confier le destin de certains Êtres à des hommes qui, campés dans la représentation d’une instance législative essentielle, ne font pas plus preuve de bon sens que ne le ferait un robot, c’est la difficulté de comprendre les schémas qui transforment notre agressivité naturelle en violence persécutrice.

            Une « irraison » qui fait que nous habillons la vengeance du qualificatif de justice pour exercer nos mêmes impulsions criminelles par le biais d’un tiers (État) ; tiers qui soumis à une opinion publique régressive (égoïsme, isolationnisme, peurs paranoïaques), n’ose plus s’en écarter, soit parce qu’ils en sont le prolongement élu ou bien parce qu’ils n’en ont pas le courage. Le danger en cela est de réveiller un Eichmann culturalisé qui sommeille encore en chacun d’entre-nous.

             cordialement.


          • srobyl srobyl 24 février 2010 22:05

            Bonjour dd à coudre

            Vous soulignez, à juste titre, qu’en nous ressassant des faits divers violents, des procès (bien sélectionnés),les médias participent au renforcement de l’idée d’insécurité, justifiant ainsi les projets de renforcement de l’hyperflicage et de la répression.
            Ne pensez-vous pas qu’il y a là-dessous aussi un autre but : donner en pâture à de nombreuses personnes en détresse sociale de quoi se « consoler » (car « on jouit en secret des malheurs qu’on évite ») et aussi une occasion de détourner leur attention de problèmes plus généraux et qui les concernent personnellement ?


            • ddacoudre ddacoudre 25 février 2010 00:24

              bonjour srobyl

              certainement c’est ce que je soulignes ne disant que chacun a ses raisons de manifester une compassion ou une empathie.

              cordialement.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 février 2010 23:28

              slu DD,

              j’aime beaucoup tes textes et ne suis pas surpris qu’il soient assez peu compris, car tu es bien un vrai philosophe. Ta façon d’éplucher l’actualité pour en décrire les tendances et les relier à cette revue qui paraissait en noir et blanc avec titres cinglants couleur sang...tout ce tapage quotidien est là pour alimenter la grande peur et ainsi justifier les vidéo surveillances et l’État policier auprès des payeurs que nous sommes. Bien de ces histoires vraies sont horribles, bien sûr, mais combien d’excellents scénarios pour Pariswood ?

              Nos décideurs en haut lieu préparent le terrain pour la génération qui vient, nourrie aux séries américaines et au rap...a+, L.S.


              • zelectron zelectron 24 février 2010 23:40

                La justice préserve d’abord et avant tout la société et l’état, punit les coupable (lorsqu’elle le fait) de prison et/ou d’amendes, quand à la ou les victimes..., pardon vous avez dit victimes, quelles victimes, il y a des victimes ? mais on s’en fout des victimes, c’est pas notre problème les victimes.


                • ddacoudre ddacoudre 25 février 2010 01:01

                  bonjour zelectron

                  toutes les victimes ne sont pas à placer sur le même piédestal, mais pour les cas ciblé par la loi il existe une mesure d’aide aux victimes la demande se fait auprès du TGI. pour beaucoup d’autre il existe des couverture d’assurance contre les divers risques, mais en tout état de cause il y a toujours une demande en dommage et intérêts qui peut être formulé dans une saisine d’une instance judiciaire.

                  cordialement.


                • vivien françoise 25 février 2010 01:53

                  Bonsoir,
                  les dommages et intérêts dont devraient bénéficier les victimes puisque accordés par le tribunal sont si longues à être payés. Ma fille attend encore, un an après le procès aux assises une indemnisation qui à mon avis ne sera pas le montant auquel elle pouvait prétendre. Son avocat lui a demandé de produire les dernières feuilles d’imposition, ce qui revient à dire que les dommages et intérêts pour son préjudice seront fonction de son niveau de vie. Victime deux fois.
                  Je dénonce aussi la pratique des remises de peine pour bonne conduite.
                  La peine prononcée est pour le délit commis et ne devrait en aucun cas être diminué. Victime trois fois.
                  VF
                   


                • ddacoudre ddacoudre 25 février 2010 10:58

                  bonjour Françoise

                  indépendamment des dommages de la cours, la CIVI peu verser des fonds via le FTGI, renseigne toi auprès de ton avocat.

                  face a un drame, il n’y a aucune compensation juste, la seule justice serait de pourvoir reculer les événements, sinon ils nous marquent pour la vie avec plus où moins d’intensité. notre culture nous pousse à s’accrocher à eux en plus de la mémoire traumatique qui le fait ressurgir devant chaque élément qui se sont enregistrés dans le non conscient. c’est pour cela qu’une thérapie est utile parfois tout comme est nécessaire le droit a l’oublie.

                  cette représentation de l’oublie existe même dans la bible quand jésus dit a Jacques laisse les morts avec les morts les vivants avec les vivants. il est bien évident que ce n’est pas aussi simple que ce qu’il le dit car les attachements affectifs nous ont conduit au processus inverse, car inconsciemment il y a une espèce de culpabilisation qui se fait jour, et des objets divers qui nous les rappelles.

                  mais cet attachement à la souffrance n’a rien de rédempteur bien au contraire, elle complique l’existence de ceux qui s’y attache trop longtemps et trop fort.

                  comme il est impossible de se laver la mémoire, les expériences bonnes ou mauvaises doivent servir et servent au futur mais il est évident que du vécu de leur intensité, et de sa capacité a l’oublie en naitrons des appréciations du futur bien différente.

                  n’étant que des humains fragiles, l’espérance est essentielle à notre bien être, et l’on ne peut la trouver dans la mortification.

                  c’est le problème de notre société aujourd’hui,et c’est l’exploitation politique de ceci que je dénonce, car l’on trouve cette désespérance dans tous les champs de la société et cela ne peut pas être une bonne chose

                  cordialement..


                • ddacoudre ddacoudre 25 février 2010 11:09

                  re françoise

                  nous sommes toujours sous un principe éculé de notre rapport au sens de la peine, il y a de grande chance si nous n’explosons pas tout dans un conflit, que les neurosciences fixe un cadre différents au sens de la peine. souvent je dis que seule la victime à le droit de crier vengeance, parce que la souffrance n’a pas de raison, tandis que la société qui est impersonnelle à une part dans l’avènement de toute chose, et ne peut donc se plaindre de ce qu’elle a construit.

                  cette vision holistique, est en permanence rejeté car elle est le produit de « la raison » qui s’observe, mais c’est pourtant elle qui fait de nous un être dit civilisé.

                  c’est pour cela que bien des auteur disent que le crime n’est que social.


                • ddacoudre ddacoudre 25 février 2010 00:55

                  bonjour lisa

                  merci du compliment. heureusement que c’est un peu plus complexe que ce que je le décris, mais en grand trait çà y ressemble. a un moment il faut se trouver en position d’observateur sur la durée. or notre mode de vie nous en empêche et l’information qui distille des événement ne prend même plus la peine d’en vérifier ses sources, en se disant que même si cela fait tapage elle en retirera son écots et que de toutes les manières cela sera absorbé par les événements suivant, alors difficile d’y voir une voie.
                  il est naturel que dans la souffrance les victimes la crient a la face du monde, mais généralement le monde se limite à leur sphère et à la porté de leur voix, ensuite c’est la rumeur qui poursuit le travail. actuellement avec les médias cela va plus vite.

                  parfois je raconte l’histoire d’un personnage qui se prenait pour le messie et il fit école et son message par la circulation des pèlerins et commerçant se répandit en france fit des adeptes, mais lui dans le même temps il fut fait prisonnier des musulmans et abdiqua sa foi, alors que son message essaimait. aujourd’hui cela serait impensable, nous devançons même parfois l’événement.

                  cordialement.

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