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Accueil du site > Tribune Libre > Discours de Philippe Seguin du 5 Mai 1992 à l’Assemblée (...)

Discours de Philippe Seguin du 5 Mai 1992 à l’Assemblée Nationale

Pour tout commentaire de cet admirable discours, en tous points prémonitoire, je me contenterai de souligner les phrases qui me paraîssent les plus importantes, les plus en rapport avec le désastre démocratique que représente l'Union Européenne aujourd'hui.

J'ai eu beaucoup de mal à faire des choix, tant ce discours était précis, et annonçait 27 ans à l'avance notre malheur actuel dans ses moindres détails.

Philippe Seguin est mort 18 ans plus tard, dans le chagrin d'avoir échoué, ou à cause de cela.

Nous avons gâché De Gaulle en le renvoyant honteusement.

Nous avons gâché Philippe Seguin en ne l'écoutant pas.

Allons-nous gâcher aussi François Asselineau ?

Philippe Seguin était européiste, il ne pourrait plus l'être aujourd'hui, au vu du désastre.

La convergence d'idées entre ces deux hommes est évidente.

A vous d'en juger.

5 mai 1992 (exception d'irrecevabilité en application de l'article 91, alinéa 4, du Règlement) 

Transferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne (en vue de l'application du traité de Maastricht) 


Voir la Vidéo 

Version intégrale de la séance publique publiée au Journal Officiel de la République Française 

Extrait du journal de 20h de TF1 

(Exception d'irrecevabilité en application de l'article 91, alinéa 4, du Règlement) 

M. Philippe Séguin. 
Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'exceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! 

C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'État et de gouvernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. 

Cette irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la souveraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution . 

Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souveraineté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre État de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. 

La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. 

Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraordinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. 

Ayant fait référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. 

De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, 

Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. 
Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. 

C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. 

Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procédure, à la méthode, imposée par le Président de la République. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. 
Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement ! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! 

Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. 

Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. 

Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. 

En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' à l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décidé, 
Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice. 

Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. 

Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. 

A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. 

Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. 

Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti-1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu'ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes ! 
Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance ! Il est de bon ton, aujourd'hui, de disserter à l'infini sur la signification même du concept de souveraineté, de le décomposer en menus morceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, 
Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. 

La méthode est habile. En présentant chaque abandon parcellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se permettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. 

Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. 

Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » 

La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. 
Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signifier pendant « le printemps de Prague » la doctrine de la souveraineté limité, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée », « la souveraineté limitée » sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté  ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'États fondée sur la coopération intergouvernementale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux États, 

En fait, ce traité est un « anti-compromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'intérêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. 

Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. 
Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la souveraineté des États membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. 

Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. 

Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. 
Évidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, 

Mettons à part le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planificatrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie européenne ! 

Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maastricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadvertance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négligence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, 

Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranationale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. 

De toute évidence se posait un problème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commission, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes communautaires. 

L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commission, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéraliste. 

C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. 

Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. 

Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument : il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi ! Comme si le respect des souverainetés interdisait la coopération, l'ouverture, la solidarité ! Comme si les États souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi ! 

C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un État peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un État à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. 

La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des États. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. 

On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. 

D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les États fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédération. On sait comment aux États-Unis les États du Nord ont interprété ce droit quand les États du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougoslavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'occurrence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. 

Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. 

Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'État admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inacceptables pour la France. 

Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous ? 

Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable ? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! 

Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine communautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législateur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. 

Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maastricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. 

Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin 
On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 

Alors, si nous organisons l'Europe, organisons-la à partir des réalités. Et les réalités, en Europe, ce sont toutes les nationalités qui la composent. 

Comment allons-nous articuler la construction de l'Europe avec ces données de faits qui plongent si profond dans le passé et dans l'inconscient collectif ? Comment allons-nous bâtir un système de coopération assurant la paix et la prospérité sans négliger ces réalités nationales dont les mouvements ne nous paraissent parfois imperceptibles que parce qu'ils appartiennent à la très longue durée ? Voilà qui devrait tout naturellement être l'objet d'un vrai et grand débat public. 
Mais, constatons-le, Ce débat ne s'engage pas vraiment. On se contente de faire dans l'incantation : « c'est beau, c'est grand, c'est généreux, Maastricht ! Ou dans la menace à peine voilée - Maastricht ou le chaos  ! Si vous ne votez pas Maastricht, vous ne serez jamais ministre ! » L'opinion est d'autant plus décontenancée qu'elle sent bien qu'on fait souvent silence pour de simples raisons d'immédiate opportunité et qu'elle assiste à de surprenants chassés-croisés. Les idéologues de la reconquête du marché intérieur se font les chantres de la monnaie unique. Les tenants de la relance et autres théoriciens de l'autre politique économique expliquent doctement qu'il n'existe pas d'alternative à Maastricht. Sans parler de ceux qui nous ont expliqué tour à tour que Maastricht était parfaitement conforme à la Constitution, puis que la ratification imposait la révision de celle-ci : que Maastricht était l'acte le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale, puisqu'il n'était jamais que le prolongement du Traité de Rome et de l'Acte unique... Tout se passe en réalité comme si personne n'avait vraiment envie de débat. 

Bien sûr, on peut toujours prétendre - on commence à le faire çà et là - que la question est beaucoup trop technique pour être valablement abordée lors d'un débat public, dans un climat passionnel, à un moment dans la conjoncture qui ne s'y prêtent pas et devant des électeurs dont il est avanta­geux de postuler l'incompétence. Curieuse conception de la démocratie derrière laquelle, une fois de plus, se profilent la méfiance du suffrage universel, celle du peuple souverain et le dépérissement de la République. 

D'autant que la construction européenne n'est pas du tout, par nature, un problème technique. C'est par tactique que, depuis l'échec de la C.E.D. en 1954, les idéologues du fédéralisme et les eurocrates cherchent à dissimuler leur dessein politique sous le manteau de la technique. 
Il est vrai qu'ils n'y ont pas si mal réussi jusqu'à présent ; Mais jusqu'où est-il permis d'imposer au peuple, sous couvert de technicité, des choix politiques majeurs qui relèvent de lui et de lui seul ? Jusqu'où la dissimulation peut-elle être l'instrument d'une politique ? Il serait indécent et dangereux d'aller plus loin. 

Le moment est venu de regarder en face la vraie nature des choses qui n'est pas technique mais politique, et de dire ouvertement, franchement, honnêtement, quels sont les enjeux. Il est temps que ce débat ait lieu. Il est temps de montrer aux Français qu'il y a plusieurs voies possibles et qu'ils ont le choix. Il est temps de leur montrer qu'on les mène vers une impasse et que l'espérance est ailleurs - seIon moi du côté de la nation qui est la leur. 

Qu'on le veuille ou non, en effet, c'est l'idée qu'on se fait de la nation qui commande l'idée qu'on se fait de l'Europe. C'est pourtant une attitude fort répandue que de marteler le thème de l'Europe sans jamais même effleurer celui de la nation, comme si celle-ci n'était nullement en cause. Il est tellement plus commode de rester dans le flou, dans l'implicite ou le non-dit... 

C'est, bien sûr, ce principe d'extrême prudence politique qui a conduit les auteurs du traité de Maastricht à gommer de leur texte le mot « fédéral », Pourtant, cela ne change rien à la chose, car ce qui compte dans un traité, c'est son esprit, ce sont les mécanismes qu'il met en place, Et vous-même, monsieur Dumas, avec la franchise qui vous caractérise, vous l'aviez reconnu ici même, sans détour : cette Europe est à finalité fédérale. 

Pourtant, j'en conviens volontiers, ce qu'on nous propose aujourd'hui ce n'est pas le fédéralisme au sens où on l'entend quand on parle des États-unis ou du Canada, C'est bien pire, parce que c'est un fédéralisme au rabais ! 

On ferait vraiment beaucoup d'honneur au traité en affirmant, sans autre précaution, qu'il est d'essence fédérale, Il ne comporte même pas, en effet - ce serait, après tout, un moindre mal - les garanties du fédéralisme. 

Car le pouvoir qu'on enlève au peuple, aucun autre peuple ni aucune réunion de peuples n'en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés encore moins démocratiquement qu'auparavant qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, s'en trouve aggravé. 

Dans ces conditions, un véritable fédéralisme, avec son Gouvernement, son Sénat, sa Chambre des représentants, pourrait demain apparaître comme un progrès, sous prétexte qu'il serait alors le seul moyen de sortir de l'ornière techno­cratique dans laquelle nous nous serions davantage encore embourbés. 

C'est la raison pour laquelle je suis d'autant plus résolument opposé à cette solution d'un fédéralisme bancal qu'elle serait fatalement le prélude à un vrai et pur fédéralisme. 

Or, soyons lucides, il n'y a aucune place pour des nations vraiment libres dans un État fédéral. Il n'y a jamais eu de place pour des nations réellement distinctes dans aucun État fédéral. Libre à certains de caresser l'illusion qu'il s'agit de créer une nation des nations : c'est là une contradiction dans les termes et rien de plus. Convenons plutôt qu'il y a quelque ironie à proposer à nos vieilles nations le fédéralisme comme idéal, au moment même où toutes les fédérations de nationalités sont en train de déboucher sur l'échec. 

A ceux qui, malgré tout, s'imaginent que le temps et les textes l'emportent sur tout le reste, je voudrais rappeler simplement comment, depuis plus de deux siècles, se pose la question québécoise. Comment, depuis plus de deux siècles, le peuple québécois, à la fois si proche et si différent de ses voisins par ses origines, sa langue et sa culture, vit sa situation d'État fédéré au sein d'un État fédéral qui est pourtant autrement plus démocratique que la construction échafaudée à Maastricht. 

En vérité, le fédéralisme ne marche bien que lorsqu'il procède d'un État-nation, comme en Allemagne ou dans les États-unis d'aujourd'hui, au Mexique, au Brésil, ou en Australie. Comment, dans ces conditions, peut-on raisonnablement croire possible de réunir sous une même loi, sous un même pouvoir, à partir d'une union conventionnelle un ensemble transnational qui se suffirait à lui-même et se perpétuerait sans contrainte ? 

Dans cette affaire éminemment politique, le véritable et le seul débat oppose donc, d'un côté, ceux qui tiennent la nation pour une simple modalité d'organisation sociale désormais dépassée dans une course à la mondialisation qu'ils appellent de leurs vœux et, de l'autre, ceux qui s'en font une tout autre idée. 

La nation, pour ces derniers, est quelque chose qui possède une dimension affective et une dimension spirituelle. C'est le résultat d'un accomplissement, le produit d'une mystérieuse métamorphose par laquelle un peuple devient davantage qu'une communauté solidaire, presque un corps et une âme. Certes, les peuples n'ont pas tous ]a même conception de la nation : les Français ont la leur, qui n'est pas celle des Allemands ni celle des Anglais, mais toutes les nations se ressem­blent quand même et nulle part rien de durable ne s'accomplit en dehors d'elles, La démocratie elle-même est impensable sans la nation. 

De Gaulle disait : « La démocratie pour moi se confond exactement avec la souveraineté nationale. » On ne saurait mieux souligner que pour qu'il y ait une démocratie il faut qu'existe un sentiment d'appartenance communautaire suffi­samment puissant pour entraîner la minorité à accepter la loi de la majorité ! Et la nation c'est précisément ce par quoi ce sentiment existe. Or la nation cela ne s'invente ni ne se décrète pas plus que la souveraineté ! 

Le fait national s'impose de lui­-même sans que personne puisse en décider autrement ; il n'est ni repli ni rejet, il est acte d'adhésion. 

Car la nation ce n'est pas un clan, ce n'est pas une race, ce n'est pas une tribu. La nation c'est plus fort encore que l'idée de patrie, plus fort que le patriotisme, ce noble réflexe par lequel on défend sa terre natale, son champ, ses sépultures. Car le sentiment national c'est ce par quoi on devient citoyen, ce par quoi on accède à cette dignité suprême des hommes libres qui s'appelle la citoyenneté ! 
C'est assez dire que la citoyenneté non plus ne se décrète pas, qu'elle ne relève ni de la loi ni du traité. Pour qu'il y ait une citoyenneté européenne, il faudrait qu'il y ait une nation européenne. 
Alors oui, il est possible d'enfermer les habitants des pays de la Communauté dans un corset de normes juridiques, de leur imposer des procédures, des règles, des interdits, de créer si on le veut de nouvelles catégories d'assujettis. 

Mais on ne peut créer par un traité une nouvelle citoyen­neté. Curieuse citoyenneté d'ailleurs que celle dont on nous parle, parée de droits, mais exempte de devoirs ! 

Le droit de vote exprime ainsi une adhésion très forte sans laquelle il n'a aucun sens. On ne vote pas dans un pays simplement parce qu'on y habite, mais parce que l'on veut partager ses valeurs et son destin. L'obstacle à la citoyen­neté européenne n'est donc pas tant constitutionnel que moral. 

Oserai-je dire à cet égard que je suis moins choqué à la limite, sous les précautions que l'on sait par la perspective d'admettre des étrangers à des élections locales qu'à l'idée de reconnaître le droit de vote pour les élections européennes aux ressortissants des autres États membres de la Commu­nauté résidant en France ? Car là est bien, au niveau des principes, la dérive fédéraliste. 

Dans l'esprit d'une confédération respectant les souverai­netés nationales, ce qui est, jusqu'à preuve du contraire la seule voie sur laquelle nous soyons jusqu'à présent officielle­ment engagés, les députés au Parlement européen sont les représentants de chacun des peuples de la Communauté. C'est donc tout naturellement qu'ils sont élus sur des bases nationales. Ouvrir ce corps électoral aux résidents des autres États membres, serait rompre avec ce principe et ouvrir une brèche qui nous conduirait bientôt à tenir les décisions du Parlement de Strasbourg pour l'expression de la volonté générale d'un hypothétique « peuple européen », au même titre que la loi édictée par chaque Parlement national est l'expression de la volonté générale de la Nation, 

C'est là, bien entendu, où veulent nous conduire les auteurs du traité de Maastricht et il est clair que tous les moyens sont bons à leurs yeux pour y parvenir, Cette disposition est donc absolument inacceptable, quelles qu'en soient les conditions d'exercice. 

Je prendrai néanmoins le risque d'étonner en affirmant qu'il faut probablement tenir la création de la citoyenneté européenne pour ce qu'elle est, c'est-à-dire un simple corollaire de la monnaie unique qui est, elle, le vrai, le puissant mécanisme par lequel se réalisera non seulement l'intégration économique mais aussi finalement l'intégration politique. 

Ceux qui se contentent de demander l'abrogation des dispositions sur le droit de vote s'attaquent ainsi, je le crains, aux effets anticipés sans s'attaquer aux causes. On peut d'ailleurs se demander légitimement jusqu'à quel point cette disposition provocante, qu'on pourrait éventuellement paraître atténuer, n'a pas pour seule fonction d'être un abcès de fixation, un leurre, un change comme on dit sur certains terrains de chasse. 

Nous en aurons du moins tiré parti pour nous souvenir que le sentiment national n'est pas le nationalisme, Car le nationalisme, avec ses outrances et, son égoïsme forcené a quelque chose de pathologique qui n'a rien à voir avec la nation ni, bien sûr, avec la République. 

C'est dire combien la France, dont il nous faut préserver la souveraineté, en refusant de la dissoudre dans l'Europe fédérale, n'est pas la France des extrémistes de droite qui est en fait une anti-France, 
Que peuvent d'ailleurs bien comprendre à la nation ceux qui, il y a cinquante ans, s'engageaient dans la collaboration avec les nazis pour bâtir l'ordre européen nouveau ; ceux qui, dans Paris occupé, organisaient des expositions sur la France européenne au Grand Palais, ceux qui prophétisaient qu'on parlerait de l'Allemagne et du Danemark comme on parle de la Flandre et de la Bourgogne, ou encore que dans une Europe où l'Allemagne tiendrait le rôle que l'Angleterre entendait s'arroger, ses intérêts et les nôtres se rejoindraient tôt ou tard ? 

Je ne crois pas que ceux-là aient rompu avec ces penchants, malgré les efforts qu'ils déploient pour jouer sur l'égoïsme, tout en dissimulant l'idéologie qui les anime, qui dépasse d'ailleurs les frontières et qui est antirépublicaine parce qu'elle est viscéralement contre l'égalité des droits et la reconnaissance universelle de la dignité de la personne humaine. 

Mais qu'on y prenne garde : c'est lorsque le sentiment national est bafoué que la voie s'ouvre aux dérives nationalistes et à tous les extrémismes ! 

J'ai parlé de république, de valeurs républicaines. Il faut à ce sujet bien nous entendre. En France, la République n'est pas seulement un régime institutionnel. Et s'il fallait lui trouver une date de naissance, je la situerais à Valmy, le 20 septembre 1792, avec le « peuple en armes », plutôt qu'à la Convention, le lendemain, quand les députés décidèrent d'abolir la monarchie, Car la République, c'est avant tout ce système de valeurs collectives par lequel la France est ce qu'elle est aux yeux du monde, Il y a une République française comme il y eut une République romaine. Depuis l'origine, sa maxime est la même : la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice. Elle est inséparable de la dignité de la personne humaine et de son émanci­pation, de l'État de droit, de l'équité et de l'égalité des chances. Elle est inséparable de la solidarité nationale, de l'ambition collective nationale, de l'esprit national, de l'indépendance nationale, Elle est inséparable de l'État qui, en son nom, doit arbitrer, rendre la justice, attaquer inlassablement les privilèges, combattre les féodalités, accorder la primauté aux mérites et à la vertu. C'est dire que forgée dans le même moule, la République n'est pas séparable de la nation. Et tout cela, bien sûr, ne date pas d'hier ! 

N'y avait-il pas déjà un sentiment national dans les groupes anti-Anglais de Normandie pendant la guerre de Cent Ans ? Ou quand pour la première fois, on a crié à Marseille en 1585 « Vive la République ! » contre la Ligue qui pactisait avec les Espagnols ? N'y avait-il pas déjà au Moyen-Âge un modèle culturel français dans cette université de Paris qui imposait à l'Europe la suprématie de sa méthode et quand l'abbé Suger ouvrait, à Saint-Denis, le temps de ces cathédrales, que l'on n'appelait pas encore gothiques, et dans lesquelles toute l'Europe d'alors reconnaissait l'art de France ? N'y avait-iI pas déjà une volonté nationale chez Philippe Le Bel, quand il refusait de tolérer aucun État dans l'État et chez le « petit roi de Bourges » quand il rejetait le traité de Troyes par lequel Isabeau de Bavière avait livré la France aux Anglais ? Et chez François Ier quand il signa à Villers-Cotterêts l'édit par lequel le français allait devenir la langue officielle de l'État ? 

A chaque étape de notre histoire, il y a déjà ainsi un peu de la République comme il y en avait quand Napoléon faisait rédiger le code civil et qu'il disait : « Ma maxime a été la carrière ouverte aux talents sans distinction de fortune. » 

Il fallait passer par là pour qu'un jour il y eût vraiment la République et les philosophes et la Déclaration des droits et l'école de la République, pour que la France devienne ce pays si singulier dont Malraux disait qu'« il n'est jamais plus grand que lorsqu'il parle à tous les hommes ». Ce pays si singulier qui, depuis toujours au fond, se veut plus exemplaire que dominateur. Ce pays si singulier qui, malgré ses faiblesses et ses renoncements, garde, tout au long des vicissitudes de l'histoire, un statut exceptionnel de guide spirituel et moral : car il y a indubitablement une exception française. 
Une exception française, oui, qui traduit cet extraordinaire compromis que la République a réalisé chez nous, entre la nécessité de l'État et la liberté de l'individu et qui ne peut s'accorder avec la normalisation, avec la banalisation que l'on veut imposer à la France, au nom de la logique de Maastricht. 

Comme il faut bien nous apaiser, voilà qu'on nous promet de respecter les identités nationales, en cherchant à nous convaincre que ces dernières sont trop fortes pour que le creuset fédéraliste les menace de disparition. 

Des concessions nous seront faites, concernant - sait-on jamais ? - nos fromages et quelques-unes de nos coutumes ­parce que le folklore ne dérange personne, jamais un mouvement folklorique n'est devenu révolutionnaire. On nous laissera peut-être la Marseillaise, à condition d'en changer les paroles parce que ses farouches accents comportent des dangers et rappellent à notre : peuple son histoire et sa liberté. 

On nous abandonnera notre langue, quitte à nous laisser le soin de l'abâtardir alors que, pour tant de peuples, le français reste encore synonyme de liberté. Déjà, nous nous rallions à cette idée folle que notre langue n'est rien de plus qu'une technique de communication. 

Déjà, nous acceptons l'idée qu'il est peu rationnel de cumuler neuf langues de travail et qu'il y a là un vrai problème pour l'Europe. 

 Or cet utilitarisme à courte vue, auquel se convertissent nos élites et qui fait progresser à grands pas l'Europe fédérale, est de nature à détruire l'âme de la France. 

 Il est d'ailleurs tout à fait significatif d'avoir choisi le mot identité pour désigner ce qu'on consent à nous laisser. Cette assurance qu'on se croit obligé de nous donner est déjà l'indice d'un risque majeur. 

On parle de l'identité lorsque l'âme est déjà en péril, lorsque l'expérience a déjà fait place à l'angoisse. On en parle lorsque les repères sont déjà perdus ! 

La quête identitaire n'est pas une affirmation de soi. C'est le réflexe défensif de ceux qui sentent qu'ils ont déjà trop cédé. En ne nous laissant que l'identité, on ne nous concède donc pas grand-chose, en attendant de ne plus rien nous concéder du tout ! 

Que veut-on mettre à la place de ce qu'il est question d'effacer ? A quoi veut-on nous faire adhérer quand on aura obtenu de nous un reniement national ? Sur quoi va-t-on fonder ce gouvernement de l'Europe auquel on veut nous soumettre ? 

Sur la conscience européenne ? C'est vrai, cette conscience existe ; il y a même quelque chose comme une civilisation européenne au confluent de la volonté prométhéenne, de la chrétienté et de la liberté de l'esprit. Bien sûr, nous autres Européens avons un patrimoine et toutes sortes de similitudes, mais cela ne suffit pas pour forger un État. 

S'il y a une conscience européenne, c'est un peu comme il y a une conscience universelle ; elle est de l'ordre du concept et n'a à voir ni avec l'âme du peuple ni avec la solidarité chamelle de la nation. La nation française est une expérience multiséculaire, La conscience européenne est une idée qui d'ailleurs ne s'arrête pas aux frontières de la Communauté. Et l'on ne bâtit pas un État légitime sur une idée abstraite, encore moins sur une volonté technocratique. 

Ainsi, l'État fédéral européen manquerait de fondement réel et de justifications profondes. Ce serait un État arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaîtrait. Les plus lucides des fédéralistes européens le savent bien et ils ont une réponse toute prête. Il s'agit de l'Europe des régions, laquelle présente le double avantage de rapprocher, disent-ils, le pouvoir du citoyen et de mettre hors-jeu - ça c'est sûr ­ les États nationaux, 

Seulement voilà : ce fédéralisme régionaliste signifierait à coup sûr la fin de notre République. Ce serait anéantir dix siècles de volonté d'unification du pays, dix siècles de rassemblement des provinces, dix siècles de lutte contre les féodalités locales, dix siècles d'efforts pour renforcer la solidarité entre les régions, dix siècles d'obstination féconde pour forger, de génération en génération, une authentique communauté nationale. 

Qu'en adviendra-t-il à terme ? On remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réelles. On formera de petites provinces là où il y avait de grands États avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux. On laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres devenir toujours plus pauvres. 
On confiera les affaires à des notables que le gouvernement fédéral, du fait de son éloignement et de son manque de légitimité, ne pourra contrôler, pas plus que ne pourront le faire les gouvernements nationaux politiquement affaiblis et limités dans leurs compétences..) Ce sera le grand retour des féodalités, lequel, je vous le concède, a déjà largement commencé. 

Ce sera, pour le coup, cette Europe des tribus que nous dit tant redouter M. le Président de la République. Il n'y aura plus en France de redistribution, de péréquation, d'aménagement du territoire. Viendra la règle du chacun pour soi et de Dieu pour personne. 

Se noueront des relations de région à région par-dessus la tête des États ; c'est déjà entamé ! Ce sera le contraire de la République et le contraire de la démocratie. 

Ceux-là mêmes qui ont multiplié les échelons de l'administration nous disent maintenant qu'il y en a trop, qu'il faut en supprimer, pour rationaliser, pour simplifier. Il y a trop d'échelons, comme il y a trop de communes. Et même s'il n'y a pas de calcul, s'il n'y a pas de préméditation, même si M. Delors est probablement sincère quand il déclare qu'il ne veut pas faire disparaître les nations, l'engrenage qui se met en place est tel qu'au bout du compte ce n'est pas le choix entre le département et la région qui s'imposera dans la multiplicité des échelons du pouvoir : c'est l'escamotage de l'État-nation qui se dessinera ! 

Et l'idée fait subrepticement chemin : déjà les régions traitent directement avec Bruxelles, pour quémander des subsides, déjà elles s'allient entre elles pour organiser des groupes de pression à l'échelon communautaire ; déjà voient le jour des politiques régionales qui ne tiennent plus aucun compte des impératifs nationaux. 

Et voilà que se crée à Bruxelles un comité des régions qui n'a pas encore beaucoup de pouvoirs, mais qui se présente déjà comme organe de représentation. C'est la manifestation ouverte d'un dessein régionaliste qui ne prend même plus la peine de se déguiser, mais dont, comme toujours, on dissi­mule les véritables ambitions. 

Là encore, si nous sommes tellement vulnérables, la faute en est due à notre propre renoncement, un renoncement qui se situe dans la dérive d'une décentralisation mal conçue et mal maîtrisée dont la perspective de l'Europe des régions fait apparaître tout à coup les immenses dangers ! 
Nous avions pourtant choisi la décentralisation, pas la désintégration ! 

Les choses vont-elles donc continuer à se défaire sans qu'a aucun moment le peuple français ne soit consulté ? (...) 

Mais voilà qu'on nous assure que Maastricht serait la condition de la paix et de la prospérité, ce qui signifie par là même que son échec équivaudrait à la régression et, j'ima­gine, à la guerre. C'est l'une des idées reçues du moment : les nations seraient inévitablement condamnées au déclin par le progrès de la civilisation matérielle. Leur souveraineté serait incompatible avec le renforcement inéluctable des interdépendances écono­miques et techniques. L'évolution des choses conduirait nécessairement vers un monde sans frontières, chacune de celles-ci constituant un obstacle à l'efficacité, une entorse à la rationalité, une entrave à la prospérité. 

Ce sont là des affirmations qu'il nous faut vérifier avec soin car ce qu'on nous demande d'abandonner, pour atteindre la prospérité, ce n'est pas seule­ment le droit de battre monnaie, c'est la possibilité de conduire une politique économique qui nous soit propre. 

Suffirait-il de constituer un grand ensemble intégré pour brusquement et sûrement accroître ces performances ? On en douterait au spectacle de grands ensembles existants qui péri­clitent ou se divisent. L'ancienne Union soviétique, la Chine, l'Inde sont-elles à ce point prospères qu'il nous faille à tout prix les imiter ? 

Les États-unis eux-mêmes sont-ils à ce point heureux dans la gestion de leurs affaires intérieures qu'il faille les prendre pour modèles ? N'observe-t-on pas à l'inverse des réussites éclatantes qui ne doivent rien à l'immensité au Japon, à Taiwan, en Corée du Sud, voire dans les villes­États, comme Singapour ou Hong Kong ? 

 Comment s'en étonner ? La mise en commun des faiblesses et des défaillances de chacun n'a jamais amélioré les performances de tous. 

Si l'argument de la taille ne convainc pas, on tient en réserve l'une de ses variantes : elle consiste à condamner la tentation de l'autarcie. C'est ce qu'a fait M. le Premier ministre cet après-midi. L'autarcie est-elle la plus sûre façon de ruiner l'économie, d'étouffer l'initiative, d'appauvrir la culture ? Certes oui, mais qui dit le contraire ? Qui parle de replier le pays sur lui-même ? Qui parle de renoncer à la liberté des échanges ? Qui donc ici prône l'exclusion, la fermeture aux autres ? Personne ! En tout cas pas moi ! Mais en quoi donc le rejet de l'autarcie a-t-il quelque chose à voir avec la prétendue nécessité d'une Europe fédérale ? La réponse est simple : cela n'a rien à voir ! 

Il y a des siècles que les échanges internationaux se déve­loppent et depuis 1945 ils ont enregistré une formidable progression, contribuant à la prospérité et à l'accroissement des niveaux de vie. A-t-on eu besoin pour cela de réduire le nombre des nations ? Leurs frontières politiques ont-elle fait obstacle à cette évolution ? Les particularismes nationaux ont-ils compromis l'allocation des ressources, freiné l'innovation, ralenti la croissance ? Dans les faits, n'est-ce pas tout le contraire qui s'est passé, et n'est-ce pas le pays qui en a le plus profité, le Japon, qui est aussi le plus rebelle à tout sys­tème qui l'intégrerait ? Il est vrai que, pour échanger, il faut avoir quelque chose à échanger. Il est donc autorisé d'être différent et il est même plus souhaitable d'être complémen­taire que semblable. 




 
 

 


L'avenir n'est donc pas contradictoire avec la volonté des peuples de garder leur caractère, de tirer le meilleur parti de ce qu'ils sont, de leurs atouts, de leurs spécificités pour donner au monde la plus belle part d'eux-mêmes. 

La compétition, la concurrence, c'est d'ailleurs cela : c'est le jeu où des producteurs placés dans des situations particu­lières, avec des capacités et des savoir-faire différents, s'effor­cent en permanence de se dépasser afin de produire à moindre coût et de vendre davantage. 

Gardons-nous donc de la vision angélique et réductrice d'une internationalisation économique dégagée de toute réfé­rence aux nationalités ! Pour garder leur efficacité, les entreprises ont à prendre en compte les caractéristiques des marchés locaux, des mentalités, des comportements, des langues. 

Tenir l'économie mondiale pour un système unitaire et indifférencié procède à l'évidence d'une analyse superficielle. En réalité, un espace de concurrence est un espace d'échange libre et non un vase clos dans lequel une bureaucratie tatil­lonne s'efforce de gommer toutes les différences en imposant avec obstination ce que les auteurs de l'Acte unique ont appelé « l'harmonisation des conditions de la concurrence ». 

Redoutable contresens économique, d'ailleurs, que cette « harmonisation » à laquelle nous devons déjà des centaines et des centaines de directives et de règle­ments communautaires ! Mesurons l'absurdité d'une telle démarche en posant, comme le fit un jour un économiste, cette impertinente mais judicieuse question : « Puisqu'il faut harmoniser les conditions de la concurrence, pourquoi, comme sur le nez de Cyrano, ne pas poser des petits parasols sur les tomates cata­lanes, gorgées d'un soleil qui fait si injustement défaut aux tomates néerlandaises ? » 

Ne rions pas, nous ne sommes pas loin de cela ! Nous n'en sommes pas loin quand on se met à réglementer, pour toute la CEE, les conditions de production pour les chasses d'eau, les survêtements, les fromages. Croyez-vous que cela a quelque chose à voir avec la vitalité des marchés, avec la force créatrice de la libre entreprise, avec le stimulant de la concurrence ? 

On nous fabrique aujourd'hui en Europe un espace écono­mique plus uniformisé que le marché intérieur américain lui-même, qui vit et prospère très bien sans même l'harmonisa­tion des fiscalités, alors que, pour créer un marché unique, on pourrait s'en tenir à la libre circulation des biens et des personnes et à la reconnaissance mutuelle des réglementa­tions, en limitant l'effort d'harmonisation à ce qui relève de la santé publique et de la protection de l'environnement. 

Mais ce n'était pas assez pour nos eurocrates qui veulent supprimer la concurrence en préten­dant la préserver. On met en avant de prétendus impératifs de concurrence pour réglementer, centraliser, diriger l'éco­nomie européenne, à la seule fin, non d'accroître l'efficacité et la prospérité communes mais de forger à la fois l'instru­ment et la raison d'être d'un futur gouvernement fédéral, un gouvernement fédéral qui ne pourra certainement pas souffrir l'existence d'une réelle concurrence entre les États fédérés. 

La monnaie unique qu'on nous propose maintenant. est la conséquent:e logique de cette stratégie. Voyons ensemble ce que vaut cette touche finale. . 

On nous dit que la monnaie unique est la clé de l' emploi. On nous annonce triomphalement qu'elle créera des millions d'emplois nouveaux - jusqu'à cinq millions, selon M. Delors, trois ou quatre, selon le Président de la République. Mais que vaut ce genre de prédiction, alors que, depuis des années, le chômage augmente en même temps que s'accélère la construction de l'Europe technocratique ? Par quel miracle la monnaie unique pourrait-elle renverser cette tendance ? Oublierait-on que certaines simulations sur les effets de I"union monétaire sont particulièrement inquiétantes pour la France puisqu'elles font craindre encore plus de chômage dans les années à venir ? En vérité, tout ce que notre éco­nomie doit d'incontestablement positif à la construction euro­péenne, c'est la fin du protectionnisme intracommunautaire, ce qui n'a rien à voir ni avec l"harmonisation à tout prix ni avec la monnaie unique. 

On nous dit que les risques cambiaires tendent à limiter les transactions. Mais les échanges internationaux n'ont souffert d'aucun ralentissement notable après la généralisation des changes flottants, moyennant la mise au point de techniques de couverture fort élaborées. 

On nous dit que la monnaie unique va favoriser nos exportations, mais les échanges intra­européens sont déjà considérables et I'unification de la mon­naie ne supprimera pas les risques de fluctuation vis-à-vis du dollar et du yen. Mieux : dès lors qu'il y aura trois pôles monétaires comparables, les arbitrages triangulaires iront se multipliant, avec tous les risques de change y afférent. 

On nous dit que la monnaie unique favorisera les investis­sements français dans les autres pays de la Communauté. Or aucune statistique ne permet de conclure à un effet signifi­catif du risque de change sur I"investissement. 

On nous dit que la monnaie unique fera économiser d'énormes coûts de transaction, mais personnes n'est réelle­ment capable d'évaluer ces coûts et tous les chiffres cités à ce sujet, y compris les vôtres, sont le plus souvent totalement fantaisistes. 

M. Rocard nous dit que, si Louis XI n'avait pas eu raison de Charles le Téméraire, la Bourgogne d'aujourd'hui vivrait dans la hantise de voir se détériorer sa balance des paiements avec l'Île-de-france et l'Aquitaine. 

Et il nous prédit que la monnaie unique mettra fin à ce genre d'archaïsme, entrave à la crois­sance. Mais qui donc est obsédé par le solde des paiements courants sinon ceux-là mêmes qui confondent les consé­quences et les causes, qui confondent les écritures comp­tables avec les mécanismes économiques et qui sont paralysés par des contraintes imaginaires ? 

Comment peut-on penser en effet que la balance des paie­ments est en elle-même une contrainte économique bien réelle et croire qu'il suffit de ne plus libeller les transactions que dans une seule monnaie pour qu'elles s'envolent miracu­leusement ? 

On nous dit que la monnaie unique fera baisser tes taux d'intérêt, mais cela est plus que douteux dès lors qu'il va falloir intégrer des pays plus sujet à l'infla­tion et ensuite tout dépendra de la politique de la Banque centrale européenne qui sera indépendante, c'est-à-dire incon­trôlable. 

On dit encore, en effet, que la monnaie unique entre les mains d'une banque centrale indépendante permettra de mieux assurer la lutte contre I"inflation : mais nul ne peut garantir que les dirigeants de cette banque, qui n'auront de comptes à rendre à personne, feront toujours la meilleure politique possible ! Ou alors doit-on considérer l'irresponsa­bilité comme le gage le plus sûr de l'efficacité ? 

L'expérience de la FED aux États-unis est-elle à cet égard concluante ? Le comportement actuel de la Bundesbank est-il si encourageant ? Certes non, d'ailleurs les plus grandes figures de l'orthodoxie monétaire, comme l'Américain Milton Friedman ou le Français Maurice Allais, sont farouchement opposés au principe de l'indépendance de la banque centrale. 

En vérité, il n'y a pas de meilleure incitation à bien gérer la monnaie que la concurrence moné­taire même si cette incitation est loin d'être sans défaut. Or, que nous propose-t-on, sinon de supprimer la concur­rence entre les monnaies européennes ? 

Alors on vient nous dire, argument ultime et présumé décisif, que nous n'aurions plus d'autre choix qu'entre « subir » et « codécider ». 

Que répondre à ceux qui nous disent qu'en acceptant de participer au SME, notre pays a déjà renoncé à sa souverai­neté dans ce domaine ? Que c'est oublier un peu vite qu'il existe des marges de fluctuation significatives. Que nous gardons, c'est vrai, la possibilité de dévaluer si nous le décidons et que nous pouvons sortir du système si nous le jugeons nécessaire. Que, dans le SME, la France choisit libre­ment les contraintes qu'elle s'impose jusqu'à ce qu'elle décide de s'en affranchir, Au contraire, avec la monnaie unique, nous abandonnons définitivement ou presque le droit de choisir notre politique monétaire. Toute la différence est là ! 

Alors on objecte encore que, même si elle le voulait, la France ne pourrait pas exercer sa souveraineté, qu'elle n'au­rait d'autre possibilité que celle de s'aligner sur les décisions des autorités allemandes afin d'éviter la fuite des capitaux flottants et l'effondrement de sa monnaie. 

C'est oublier, me semble-t-il, que le maintien à tout prix d'une parité arbitraire entre le franc et le Mark est un choix politique qui n'a rien d'inéluctable. C'est oublier qu'une monnaie qui ne se maintient qu'en s'appuyant sur des taux d'intérêt réels exorbitants ne peut pas être considérée comme une monnaie forte et qu'en adop­tant une telle politique, la France a permis d'accentuer la sous-évaluation du Mark au sein du SME où tous les experts s'accordent pour constater qu'il est déjà sous-évalué depuis 1979, ce qui est un comble puisque nous donnons ainsi à l'Allemagne une prime supplémentaire de compétitivité. Et quand j'entends dire, comme hier, qu'on veut réévaluer le franc par rapport au Mark, je me demande si on ne nage pas en pleine folie ! 

En tout cas, rien n'impose aujourd'hui à la France la poli­tique monétaire qu'elle s'est choisie, qui joue au détriment des salariés, qui disqualifie les investissements à long terme et qui a des effets tellement désastreux sur l'activité qu'ils finiront de toutes les façons par faire fuir les capitaux étrangers. 

Et puisque rien n'impose à la France cette politique, rien ne l'empêche non plus d'en changer ! 

Que ceux qui me disent qu'en ne nous alignant pas systématiquement sur l'Allemagne, nous rejetterions la rigueur et choisirions l'isolement me comprennent bien : il ne s'agit pas à mes yeux de prôner le retour au contrôle des changes, au laxisme budgétaire, à l'inflation, ni même de recommander la sortie du SME, encore moins de la CEE. Mais enfin, le SME a bien survécu à onze ajustements depuis 1979 ! Et ce n'est pas parce que le franc a été dévalué en 1986 et le Mark réévalué en 1987 qu'on peut dire que la gestion d'Édouard Balladur n'a pas été rigoureuse ! 

Dans le domaine monétaire comme dans les autres, il faut se plier aux réalités. Il faut donc savoir ajuster les parités quand c'est nécessaire, non pour faire de la dévaluation compétitive, mais pour éviter la défla­tion. 

Eût-il été déraisonnable de laisser le Mark se réévaluer quand la Bundesbank décida de relever ses taux d'interven­tion pour gérer les conséquences de la réunification ? On pourrait en discuter, mais le choix existait pour la France, Il n'en sera plus de même quand elle sera emprisonnée dans le système de la monnaie unique, Dans ce système, en effet, on chercherait en vain la présence du pouvoir national au milieu des mécanismes de codécision. 

Une véritable codécision exigerait l'unanimité, ce qui, bien sûr, paralyserait une institution qui doit en permanence com­poser avec la conjoncture, les décisions seront donc prises à la majorité, non par des représentants des États, mais par des personnalités indépendantes, qui ne recevront pas d'ordre de leurs gouvernements respectifs. Donc, la France, en tant qu'État, n'aura absolument aucune part à l'élaboration de la politique monétaire. C'est cela, sans doute, qu'on appelle la « souveraineté partagée ». Curieux partage qui tendrait à priver la France de toute liberté de décision ! 

Et ne négligeons pas les conséquences de ce qui se pré­pare : conséquences économiques et conséquences politiques. 

Conséquences économiques d'abord. Il n'est de politique économique cohérente que dans la mesure où elle dispose de l'ensemble des moyens d'intervention sur l'économie : budget, fiscalité, actions structurelles en faveur des entreprises, mon­naie. L'aliénation de notre politique monétaire entraîne donc l'impossibilité de conduire une politique économique autonome, processus que l'Union économique et monétaire recon­naît d'ailleurs, en le qualifiant joliment de « convergence ». 
Dès lors, le processus de l'union économique et monétaire mérite trois commentaires. 
En premier lieu, il renouvelle le choix d'une politique qu'on pourrait qualifier de « monétarienne », qui est syno­nyme de taux d'intérêt réels élevés, donc de frein à l'investissement et à l'emploi et d'austérité salariale. Notons à ce propos l'hypocrisie fatale qui consiste à parler de « franc fort » lorsque le refus de la dévaluation se paie du blocage de l'investissement et de l'explosion du chômage. C'est très exactement la réédition de la « politique du bloc-or » qui a conduit l'industrie française à la crise au cours des années trente. Bonjour la modernité ! 

Maastricht, c'est ensuite la suppression de toute politique alternative, puisque la création d'un système européen de banque centrale, indépendant des gouvernements mais sous influence du Mark, revient en quelque sorte à donner une valeur constitutionnelle à cette politique de change et à ses conséquences monétaires. 

Quant à ceux qui voudraient croire qu'une politique bud­gétaire autonome demeurerait possible, je les renvoie au texte du traité, qui prévoit le respect de normes budgétaires tellement contraignantes qu'elles imposeront à un gouvernement confronté à une récession d'augmenter les taux d'imposition pour compenser la baisse des recettes fiscales et maintenir à tout prix le déficit budgétaire à moins de 3 p. 100 du PIB. 

Enfin, et je souhaite insister sur ce point, la normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision A la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l'harmonisation que pour la fameuse « conver­gence » des économies. 

Que la crise de notre Etat providence appelle de profondes réformes, je serai le dernier à le contester, Que cette moder­nisation, faute de courage politique, soit imposée par les ins­titutions communautaires, voilà qui me semble à la fois inquiétant et riche de désillusions pour notre pays. Il suffit d'ailleurs de penser à cette « Europe sociale » qu'on nous promet et dont le Président de la République, lui-même, inquiet, semble-t-il, des conséquences de la monnaie unique, cherchait à nous convaincre, à l'aurore de ce 1er mai 1992, qu'elle aurait un contenu, qu'elle nous assurerait un monde meilleur, 

Hélas, quand on lit les accords de Maastricht, on ne voit pas très bien où est le progrès social ! On voit bien, en revanche, qu'on ouvre la porte à l'harmonisation, c'est-à-dire à un processus où, comme en matière fiscale, on cherchera au mieux à se mettre d'accord sur une moyenne plutôt que sur un optimum et où, chaque fois que nous voudrons faire une innovation dans notre législation sociale, il faudra aller demander la permission de nos partenaires. 

Les conséquences politiques à escompter du processus ne sont pas moins importantes. Rappelons-nous une évidence. Dès lors que, dans un territoire donné, il n'existe qu'une seule monnaie, les écarts quelque peu significatifs de niveau de vie entre les régions qui le composent deviennent vite insupportables. L'expérience des États fédéraux, mais aussi celle de la réunification allemande devraient dissiper tous les doutes à ce sujet. 

Or, si l'on veut, comme l'affirme le traité, imposer une monnaie unique à tous les pays membres, un effort colossal devra être consenti pour réduire les écarts actuels, qui sont immenses, un effort colossal sans commune mesure avec ce que nous réclame présentement Jacques Delors pour doter ses fonds de cohésion. 

Il sera sans doute nécessaire de porter progressivement, comme le pensent assez raisonnable­ment, me semble-t-il, certains experts, le budget communau­taire jusqu'à 10 p- 100 du produit national brut, c'est-à-dire huit fois plus qu'aujourd'hui. On n'imagine pas un budget de cette ampleur sans un contrôle politique. Cela ne s'est jamais vu. Il faudra donc bien qu'un Parlement européen vote le budget comme un parlement national et qu'un gouvernement, responsable devant lui, l'exécute. C'est ainsi que la nécessité budgétaire engendrera tout naturellement les organes fédé­raux appelés à gérer un gigantesque système centralisé de redistribution à l'échelle de la Communauté. 

Et puisqu'il s'agira de redistribuer, ce sera bien entendu aux pays les plus avancés d'en supporter la charge. C'est dire combien la France devra payer, elle dont la contribution nette à la Communauté s'élève déjà, d'après la commission des finances du Sénat, à 25 milliards de francs pour 1991. 

C'est ainsi que la France, qui ne trouve déjà plus les moyens de financer pour son propre compte une vraie politique d'aménagement du territoire et d'aménagement urbain, devra demain engager des ressources considérables pour financer l'aménagement du territoire de ses voisins ! 

C'est ainsi que la France, qui verse déjà un tribut à la réu­nification allemande sous la forme de taux d'intérêt exorbi­tants, devra demain débourser une deuxième fois pour l'Alle­magne de l'Est par le biais de sa contribution au budget communautaire. 

Alors, bien sûr, on peut se rassurer à la pensée que, d'ici à l'an 2000, certains parmi les dix autres pays qui ont accepté le principe de la monnaie unique seront amenés à y renoncer et que l'union monétaire se limitera, au moins provisoire­ment, à ceux d'entre eux bénéficiant du niveau de vie le plus élevé, de finances publiques en ordre et de prix stables. Mais, dans un noyau dur où ne figuraient ni l'Angleterre ni l'Europe du Sud, que pèserait la France ? 

Bref, ou bien l'union monétaire se fait à dix ou à douze, et nous voilà payant très cher, au profit du budget communau­taire, des interventions largement inutiles, ou bien elle se fait à six, et nous voilà réduits à un statut proche de celui d'un Land ! 

Dans tous les cas, la monnaie unique, c'est l'Europe à plu­sieurs vitesses : à trois vitesses si on la fait à six puisqu'il y aurait alors une Europe du Nord, une Europe du Sud et une Europe de l'Est. A deux vitesses si on la fait à douze puis­qu'on continuerait à exclure les pays de l'Est. Et, dans tous les cas, la monnaie unique, c'est une nouvelle division entre les nantis que nous sommes et les autres, c'est-à-dire les pays de l'Europe centrale et orientale. 

On nous sert déjà, en effet, un autre plat que celui de la prospérité assurée : la ratification des accords de Maastricht, nous dit-on, serait la seule assurance de la paix, argument déjà entendu en 1954 A propos de la CED. Alors, comme vous, monsieur le ministre d'État, on nous presse de nous souvenir des conflits qui ont ensanglanté notre continent. La seule manière d'empêcher leur renouvel­lement, nous assure-t-on, c'est de signer des deux mains, sans maugréer ni rechigner. 

En fait, tout procède de la même erreur d'analyse et, à trop vouloir nous démontrer les dangers des nations, on débouche sur l'absurde. 

Certains théoriciens de l'Europe fédérale, qui ont du moins le courage d'aller au bout de leurs idées, nous assurent que l'humanité entre désormais dans une ère nouvelle, où la nation n'aurait plus sa place, parce qu'elle n'était dans l'avancée des civilisations qu'une étape historique, une sorte de maladie infantile, une phase nécessaire - et le temps serait enfin venu de la dépasser. 

On retrouve là ces vieilles obsessions post-hégéliennes qui nous annoncent toujours pour demain la « fin de l'histoire ». Ces vieilles obsessions, c'est un comble qu'elles reprennent du service au moment même où les doctrines politiques qui reposaient sur le « sens de l'histoire » se dissolvent. Il s'agit d'ailleurs plus d'une idéologie que d'une philosophie de l'his­toire, et d'une idéologie qui, comme toutes les autres idéo­logies, tourne le dos à l'observation du réel. 

La réalité, c'est que, le plus souvent, les empires sont nés avant les nations et non après elles. Certes, on peut trouver des régions où les nationalités s'imbriquent trop pour qu'il soit possible d'organiser des États mais, partout ailleurs, les ensembles transnationaux qui ont précédé les nations ont dû leur céder la place quand les peuples, enfin, ont revendiqué leur droit à disposer d'eux-mêmes, car il est clair, il est avéré que, dans l'histoire du monde, l'émergence des nations est allée de pair avec l'émancipation des peuples. 

Et puis les nations sont bien loin d'avoir été la cause prin­cipale de nos épreuves. Force est ainsi de reconnaître que, dans notre siècle, plus de malheurs nous sont venus des grandes idéologies et des impérialismes dominateurs que des ambitions nationales. 

Donc, finissons-en avec cette vue naïve des choses qui vou­drait nous faire croire que la disparition des États-nations signifierait la fin des conflits armés, « la paix perpétuelle », pour reprendre cette fois la terminologie d'Emmanuel Kant, lequel ne la concevait d'ailleurs que comme une paix entre nations souveraines. 

Et à ceux qui entendraient dauber encore sur les passions nationales et leur opposer la sagesse millénaire des commis­sions et autres conclaves technocratiques et supranationaux, je voudrais rappeler quelques exemples de l'histoire récente. Ils méritent qu'on s'y arrête avant de passer par pertes et profits la possibilité de conduire une politique étrangère nationale. 

Chacun a en mémoire l'absence radicale de la Commu­nauté de tous les événements majeurs de la fin des années quatre-vingt et du début des années quatre-vingt-dix : libéra­tion de l'Europe de l'Est, éclatement de l'Union soviétique, guerre du Golfe, tout s'est passé sans elle, lorsque ce n'est pas malgré elle ! 

Même le conflit yougoslave qui, tant par sa situation géographique que par la dimension de son territoire, semblait constituer un terrain d'exercices idéal pour la diplomatie communautaire, s'est transformé en un stand de démonstration de l'impuissance et de la désunion, impuissance qui, dans ce cas, ne tenait pas à l'absence d'une organisation intégrée, mais aux légitimes différences d'approche entre les pays membres - et je souhaite, s'agissant de la France, qu'elle puisse continuer à les exprimer, 

La crise des euromissiles apporte une autre éclatante démonstration du poids d'un vieil Etat-nation dans des cir­constances critiques. 

Le président Mitterrand croit laisser sa marque dans l'his­toire de ce pays comme le héraut de la cause européenne. Oserai-je dire qu'à mon avis, il s'agit d'un contresens ? Car, si cette empreinte historique existe, elle est à chercher plutôt dans son discours au Bundestag, qui a infléchi de manière décisive la position allemande devant la crise des euromissiles dans le sens de la fermeté ! Par là même était ouverte la voie aux événements de la fin des années quatre-vingts, qui ne le virent malheureusement pas faire preuve de la même lucidité. 

Ce qui fit peser en 1983 la balance dans le sens de la résis­tance, et donc de la liberté, ce ne fut certes pas l'intervention d'une communauté hétéroclite, ce fut le représentant d'un vieil Etat-nation, sûr dans le cas d'espèce de sa légitimité et du soutien des citoyens français, fort de l'opposition résolue du corps social et politique aux sirènes pacifistes, 

Qui ne voit, à la lumière de ce qui s'est passé lors de la crise du Golfe, que l'Europe de Maastricht, qui se serait pro­bablement préférée plutôt rouge que morte en 1983, s'accep­tera demain verte ou brune au gré des conjonctures, privée qu'elle est de ces garde-fous fondamentaux pour la démo­cratie que sont le sentiment national et la légitimité popu­laire. 

L'histoire, loin d'être achevée, est plus que jamais en marche et elle demeure tragique. 

Oui, nous sommes en guerre économique ! Oui, l'effondre­ment de l'Union soviétique ne signifie pas la paix mais la montée de nouveaux risques qui ont pour nom prolifération des armements nucléaires et classiques, multiplication des zones grises échappant à tout contrôle étatique, dangers tech­nologiques, menaces majeures pour l'environnement, exten­sion des trafics de stupéfiants ! 

La conjuration de ces nouveaux périls demande évidem­ment un renforcement de la coopération interétatique. Elle ne demande nullement la disparition des États-Nation dont la légitimité est plus que jamais requise pour intervenir effi­cacement contre ces fléaux. 

Alors, qu'on veuille bien cesser de considérer les réfractaires et les adversaires du traité comme autant de fauteurs de guerre et d'irresponsables ! Comme s'il n'y avait pas d'ail­leurs quelque chose de choquant dans cette suspicion mal dissimulée vis-à-vis de partenaires, d'une partenaire dont nous devrions ainsi ignorer les évolutions politiques, écono­miques, sociales, culturelles intervenues depuis un demi-siècle, dont nous devrions ignorer l'amitié retrouvée, comme si, en tout état de cause, la France après de Gaulle était aussi vulnérable qu'avant lui, comme si, depuis 1945, l'Europe de l'Ouest n'avait pas connu la paix avant même que le Conseil européen ne se donne rendez-vous à Maastricht, comme si enfin l'Europe se réduisait à douze pays. 

Car, si l'on veut aller sur ce terrain, est-on sûr que la démarche de Maastricht soit bien la plus prometteuse de paix pour l'ensemble du continent européen ? C'est une erreur de prétendre que l'on pourra réaliser en même temps ce que l'on appelle à tort « l'approfondissement » et ce qu'on nomme, sans mesurer tout ce que ce terme peut impliquer de morgue et de condescendance, « l'élargissement ». 

Oh ! bien sûr, l'in­tégration progressive des pays de l'A.E.L.E. est déjà pro­grammée avec la création d'un grand espace économique européen, même si la neutralité de certains États constitue encore un frein politique. Il n'en va pas de même, chacun le sait bien, en ce qui concerne l'Europe orientale et centrale, Car, en vérité, les contraintes qu'impose par exemple la mon­naie unique aux économies des États membres excluent de toute évidence, et pour des décennies, tout rapprochement avec le monde de l'Est, 

Alors, qu'est-ce donc que cette conscience européenne qui laisse de côté la moitié de l'Europe ? Qu'est-ce donc que cette morale politique qui nous parle sans arrêt de démocratie et ne fait rien pour elle là où elle tente de naître ou de renaître ? 

Qu'est-ce donc que ce « sens de l'histoire » qui ne tire aucune conséquence de la levée du rideau de fer et reste crispé sur un projet dépassé par des événements formidables ? Qu'est-ce donc que cette attitude de fermeture, d'égoïsme, de repliement, d'aveuglement qui constitue pour le stalinisme, pour l'Europe de Yalta une extraordinaire victoire pos­thume ? 

Oui ! C'est d'abord la morale qui devrait nous conduire à ne pas rejeter les pays d'Europe cen­trale et orientale. 

En effet, il faut le dire tout net, ces pays ont des droits sur nous. A deux reprises, ils ont payé pour nous. Ils ont tout d'abord payé notre libération au prix fort de leur asservissement, car la victoire sur le nazisme passait par leur invasion. Ils ont ensuite payé notre sécurité au prix fort de leur abandon. Nous les avons laissés à leur sort car nous ne vou­lions assumer aucun risque politique ou militaire face au totalitarisme soviétique. 

Nous sommes nombreux, ici, à appartenir à une génération qui a été bouleversée par les évé­nements de Hongrie en 1956 et ceux de Tchécoslovaquie en 1968. Et nous savons que c'est faire un mauvais procès à M. Claude Cheysson que de lui reprocher d'avoir résumé plus tard à propos de la Pologne ce qui fut notre attitude constante des décennies durant : « Évidemment, nous ne ferons rien. » 

Et aujourd'hui que, sans nous, presque malgré nous, ils accèdent à la liberté, nous laisserions, pour reprendre la belle expression de Jacques Chirac, un mur de l'argent se substi­tuer au rideau de fer ? Sommes-nous à ce point oublieux que nous puissions tolérer une telle perspective ? Et si la morale ne suffit pas à nous réveiller, ne voyons-nous pas où est notre intérêt ? 

Elles sont loin d'être assurées, ces démocraties balbutiantes d'Europe centrale et orientale aux prises avec la grande misère de l'après-communisme. Elles sont loin d'être assurées parce que le désordre, le chômage et la pauvreté auxquels nous sommes en passe de les condamner engendreront plutôt le populisme, le nationalisme et peut-être le fascisme. Le pitoyable spectacle de l'exode des Albanais vers Bari nous donne quelque idée de la formidable poussée migratoire qui pourrait s'effectuer d'Est en Ouest et s'ajouter à l'irrésistible pression qui s'exerce déjà du Sud vers le Nord. Qui ne voit, dans ces conditions, que l'Europe risque d'être autrement plus dangereuse, plus explosive que du temps des certitudes tranquilles de l'équilibre Est-Ouest. Est-ce bien là le chemin le plus sûr pour la paix ? 

Il reste à répondre à une ultime question qui donne toute la mesure de notre responsabilité : existe-t-il une alternative à la démarche de Maastricht ? 
La réponse est claire et nette : oui, bien sûr et à l'évidence ! Mais, certes, il y faut de la lucidité et du courage. 

De la lucidité d'abord pour comprendre les difficultés que nous vivons, car ce n'est pas le sentiment de la crise, comme on l'entend dire, qui crée la crise. La crise est une réalité profonde qui s'appelle nouvelle pauvreté, exclusion, ghettos, chômage, désespérance des jeunes, inégalités des chances, insécurité, déculturation, perte de repères, dérive du système éducatif. 

Il serait vain et dangereux de continuer de répéter que la France se porte bien. Si l'on ne répond pas au désarroi des Français, ils continueront à se laisser aller vers les extré­mismes et vers les intégrismes qui minent déjà le sentiment national. De renoncement en renoncement, nous avons nous-mêmes contribué à détourner le peuple de la chose publique et à ruiner le sens civique. A force de laisser entendre que tout se vaut et que l'action est impuissante face aux contraintes de l'économie et de la technique, nous avons accrédité cette idée dangereuse que la politique ne peut rien changer à rien, que ce qui arrive doit donc arriver et que nul n'en est responsable ni coupable. 

On ne pourrait rien contre la conjoncture internationale, rien contre la concurrence du Sud-Est asiatique, rien contre les feuilletons américains, rien contre le drame des banlieues, rien contre le progrès technique, prétendument seul à l'origine du chômage. Bref, tout cela serait inscrit dans la nature des choses. 

La référence constante à l'exemple des taux d'intérêt pour justifier de tels comportements vaut qu'on s'y arrête à nou­veau, car elle n'a pas seulement des conséquences écono­miques ou sociales, elle contribue à la démoralisation de la nation. Il y a quelque chose de pourri dans un pays où le rentier est plus célébré que l'entrepreneur, où la détention du patrimoine est mieux récompensée que le service rendu à la collectivité. 

Ce que cache la politique des comptes nationaux, ce que cache l'obsession des équilibres comptables, c'est bien le conservatisme le plus profond, c'est bien le renoncement à effectuer des choix politiques clairs dont les arbitrages bud­gétaires ne sont que la traduction. Que penser d'une politique économique qui se contente de guetter la reprise américaine ou la récession outre-Rhin ? 

Que penser d'une politique éco­nomique qui se résume à l'indexation de notre monnaie et de nos taux d'intérêt sur le deutsche Mark et les décisions arrêtées par la Bundesbank, au moment où l'Allemagne fait l'objet de critiques convergentes et croissantes au sein du G7 pour la manière dont elle gère les conséquences de la réunification ? Quelle est la logique d'une politique qui oscille au seul gré des parités monétaires, indifférente à l'économie réelle. 

Ce n'est même plus de l' « écono­misme », c'est de l' « économétrisme » ! Et n'est-il pas paradoxal de voir l'État, plus myope encore que les marchés, se déterminer au rythme de la publication de quelques indices financiers ? 
 
 

 


Oui, la libéralisation et l'internatio­nalisation des activités économiques sont à la fois souhai­tables et inéluctables ! Oui, elles entraînent une redéfinition du rôle économique de l'État ! Non, il n'en résulte pas que l'État n'ait désormais d'autre logique de fonctionnement que celle d'une entreprise - au reste plus mal gérée qu'une véri­table entreprise. Et oui, l'État conserve une fonction d'arbi­trage dans le partage de la valeur ajoutée, une fonction de régulation et d'anticipation, dont l'efficacité détermine la compétitivité des économies comme le montrent à l'envi le Japon, l'Allemagne ou les pays d'Asie du Sud-Est 

Mais le premier alibi de tous nos renoncements, c'est indu­bitablement la construction européenne. Nous ne pouvons rien faire, nous dit-on, puisqu'il faut harmoniser, Bruxelles en ayant décidé ainsi. Nous ne pouvons pas réformer la fis­calité puisqu'il faut soi-disant uniformiser les taux de T.V.A. 

Nous ne pouvons pas baisser les taux d'intérêt puisqu'il nous faut soi-disant rester accroché au Mark en vue de l'union monétaire. Nous ne pouvons rien pour notre industrie puisque le commissaire à la concurrence y fait obstacle. Nous ne pouvons rien faire pour l'aménagement du territoire puisque nos marges de manœuvre sont mises à la disposition de la Communauté. 

On voit bien l'avantage politique' à transférer sur Bruxelles ou sur les collectivités locales la responsabilité de ce que l'État n'a plus le courage d'assumer, A commencer par l'impôt, dont on veut bien désormais qu'il soit local ou même européen, pourvu qu'il ne soit pas national et qu'il n'en soit pas tenu compte dans les statistiques de la politique fiscale. 

Mais cette Europe alibi est pleine de dangers car il est vain d'espérer que nos problèmes seront résolus par ce qui n'est au fond qu'une fuite en avant. Il est illusoire de chercher ailleurs qu'en nous-mêmes les réponses à nos difficultés. Il est faux de penser qu'en mettant en commun nos problèmes nous allons miraculeusement les résoudre mieux, nous tous, Européens de l'Ouest qui, pris séparément, n'avons eu jusqu'à présent pour leur faire face ni la volonté ni l'imagination nécessaires. 

Comment peut-on croire que l'intégration apportera une meilleure sécurité à un moindre coût - alors que la défense, c'est d'abord la volonté de se défendre ! - qu'elle permettra d'augmenter les salaires tout en produisant moins, que la libre circulation des chômeurs autorisera la réduction de leur nombre, que les finances publiques seront mieux gérées à onze ou douze que dans le cadre national ? Il s'agit là de paris insensés ! D'autant plus insensés que le temps passe sans que personne cherche à résoudre des problèmes en voie d'aggravation rapide. 

Il faut dire qu'à force d'additionner une mauvaise conception de la décentralisation et l'affaiblissement délibéré de l'État, l'idée suivant laquelle la France n'est plus capable de se gouverner finit par acquérir quelque crédit. Est-ce là le fruit d'une stratégie politique ? Nul ne saurait le dire à coup sûr. Mais ce qui est certain, c'est que ceux qui ne voient plus d'autre solu­tion pour la France que de se fondre dans l'Europe intégrée et rétrécie de Maastricht sont précisément ceux qui préfèrent douter de la France el des Français plutôt que d'admettre que leur incapacité pourrait être seule en cause. 

On prétend - que n'a-t-on pas dit ? - qu'en refusant de ratifier Maastricht nous déciderions de fait, et peut-être même de jure, notre sécession de la Communauté. 

Voilà le plus infondé des procès d'intention, alors que, précisément, nous souhaitons conserver les acquis de la Communauté et la chance qu'ils représentent pour l'Europe, en la remettant sur les rails et en la remettant en perspective ! Car beaucoup de choses ont été accomplies au .sein de cette Communauté, qui ne sauraient être effacées. Beaucoup de liens ont été noués, qui ne sauraient être rompus. Beaucoup de coopérations ont été engagées, qui ne sauraient être arrêtées. 

Mais il nous faut redéfinir les règles du jeu pour que la souveraineté reste où elle doit être, c'est-à-dire dans les nations. Dès lors, il ne saurait plus y avoir aucun transfert Irrévocable de souveraineté, mais seulement des délégations de compétences, qui pourront tout naturellement être réinterprétées, reformulées ou amendées dès lors que ce Parlement le décidera, dans l'intérêt national. 

Alors, si nos partenaires font de même, la coopération entre les Douze fonctionnera comme elle fonctionne aujourd'hui dans le S.M.E., c'est-à-dire par consensus, sans que, ni en droit ni en pratique, aucun État ne se dessaisisse de façon irréversible de son pouvoir de décision. 

Mais dans la redéfinition des règles qui régissent la coopé­ration communautaire. il n'y a pas que la question des souverainetés nationales à résoudre ; il y a aussi la lancinante question du déficit démocratique. Or, pas plus après Maastricht qu'avant, le Parlement européen ne sera un véritable législateur et il n'exerce aucun contrôle effectif sur les déci­sions communautaires. Le gadget de Maastricht s'appelle la « codécision », qui succède à la coopération de l'Acte unique, la codécision n'étant guère que le pouvoir reconnu au Parlement, au terme d'une procédure qui relève du parcours du combattant, d'enterrer les textes sur lesquels il ne parvient pas à se mettre d'accord avec le Conseil. 

Pour combler le déficit démocratique, en fait, Il faut rendre leurs prérogatives. aux parlements nationaux. 

Cela ne veut pas dire qu'il faut se contenter d'associer les parlements à la discussion, ni même faire semblant de les faire participer aux décisions, et encore moins introduire dans notre Constitution la formulation théorique du principe dit de subsidiarité pour empêcher que le droit communautaire n'empiète sur les compétences du législateur national. 

Espoir vain si les traités internationaux ne sont pas modifiés ou si l'interprétation de l'article 55 de la Constitution n'est pas précisée.. Le principe de subsidiarité n'est pas, en effet, un principe juridique : c'est un principe d'efficacité. Et il n'appartient pas aux juges d'apprécier subjectivement l'efficacité comparée des organes nationaux et des organes communautaires. 

En réalité, si l'on veut rendre sa dignité à notre Parlement, il faut, dans un contexte radicalement différent de celui de Maastricht et de ce que vous proposez avec la monnaie unique que nous inscrivions dans Constitution que la loi nationale prime dans l'ordre juridique interne tout texte communautaire dès lors qu'elle est postérieure à celui-ci. 
Ce principe .juridique fondamental, dit de la loi écran, que reconnaissaient la Cour de cassation jusqu'en 1976 et le Conseil d'État jusqu'en 1989 doit entrer dans l'ordre constitutionnel pour qu'il soit possible à la majorité parlementaire de suspendre l'application d'une norme communautaire par le vote d'une loi contraire, qui s'impose à nouveau aux juges. 

Compte tenu des dérives récentes, il est également nécessaire que, pour toutes les matières qui relèvent du domaine législatif, aucune mesure ne puisse être introduite dans le droit interne sans qu'une loi l'autorise expressément ; de même qu 'aucune contribution ne doit pouvoir être versée par la France sans l'autorisation du Parlement Il appar­tient bien, en revanche, au Parlement européen de voter les dépenses de la Communauté, d'exercer éventuellement à cette occasion un droit de veto et d'amendement ou de mettre en jeu la responsabilité de la Commission. 

Dès lors, on cessera de prendre à Bruxelles, entre gouvernements, sur proposition d'une commission de technocrates, des décisions qui relèvent exclusivement des Parlements de chaque État. 

Encore faut-il, pour que l'ensemble .soit cohérent, que la Commission perde son monopole de l'initiative pour ne plus être que l'organe de préparation et d'exécution des décisions du Conseil. Voilà qui remettra à sa place la technocratie, pour le plus grand profit d'une démocratie qui n'en finit pas d'être vidée de sa substance. 

Reste la question monétaire. 

Ce n'est certainement pas l'Instabilité des monnaies appar­tenant au S.M.E. qui étouffe la croissance européenne, Aussi, quand on se pose la question de la monnaie européenne, on doit se poser en rait la question d'une amélioration marginale de l'efficacité de notre système monétaire, certes significative, mais certainement pas décisive pour la compétitivité de notre économie. 

Écartant le fantasme de puissance qui sous-tend le projet de monnaie unique, que reste-t-il pour améliorer le système actuel sans renoncer ni à notre souveraineté, ni à la souplesse d'adaptation que procurent les parités ajustables ? 

Eh bien, il reste l'intelligente proposition défendu au Royaume-Uni par John Major et, en France, par Édouard Balladur, et sur laquelle s'accordent de nombreux économistes, je veux parler de la création d'une monnaie commune circulant parallèlement aux monnaies nationales, une monnaie commune qui serait l'aboutissement logique du S.M.E. 
Celle-ci serait émise en contrepartie des monnaies nationales par un institut d'émission européen dont le pouvoir de création monétaire serait strictement limité pour éviter toute dérive Inflationniste. 

Quels services rendrait-elle ? Elle intensifierait la concurrence monétaire en incitant chaque pays à une meilleure gestion de ses liquidités. Elle offrirait aux entreprises un instrument efficace pour mieux gérer leurs risques de change. Elle pourrait rivaliser avec le dollar et le yen sur les marchés internationaux de capitaux. 

En adoptant la monnaie commune au lieu de la monnaie unique, on choisirait, je crois, l'efficacité contre l'idéologie. 

Tout le reste est l'affaire de la coopération entre États. On observera d'ailleurs que ce qui fonctionne le mieux aujourd'hui en Europe se situe souvent en dehors de l'orbite communautaire, qu'il s'agisse d'Ariane espace, du GIE Airbus ou du CERN. 

Donc, la stratégie est claire : il ne faut pas forcément des politiques communes, avec leurs programmes lourds, leur opacité, leurs procédures inextricables, leur arbitraire, leurs gaspillages, mais plutôt un cadre souple permettant des regroupements en fonction des moyens et des intérêts réels de chacun, des priorités et des circonstances. 

Mettons en place un cadre souple qui favorise des coopérations efficaces mais aussi un cadre ouvert où chacun pourra maintenir les solidarités qu'il entretient avec le reste du monde et qui sont souvent une part de lui-même. 

Un cadre ouvert pour intégrer au plus vite les nouvelles démocraties de l'Europe de l'Est et pour Ies associer aux programmes européens qui les Intéressent directement. Un cadre ouvert pour éviter que le repli de certaines nations sur elles-mêmes ne débouche sur celui de l'Europe tout entière. 

Cette communauté-là est, en tout cas, la seule susceptible de s'ouvrir rapidement aux autres nations européennes. A partir d'elle, grâce à elle, nous pourrions construire une Europe plus réaliste, une Europe rendue à sa dimension véritable, une Europe plus démocratique, une Europe plus sûre et, je n'en doute pas, une Europe plus prospère. 

Convenons d'appeler ce nouveau système de relations la Confédération européenne puisque les nations y resteront souveraines, tout en gérant ensemble et d'un commun accord leurs interdépendances chaque fois qu'elles le jugeront utile ou nécessaire. Mais ce ne sera pas la Confédération que nous propose M. Mitterrand - conçue comme un noyau dur et formée d'une communauté de nantis autour de laquelle gravitent des États subordonnés ! Les pays de l'Est en ont déjà refusé le principe à Prague il y a un an à peine ; ils ne l'accepteront pas davantage demain. Celle conception n'est pas la bonne. Elle est inadaptée et même dangereuse. 

Et c'est précisément parce que nous sommes pour l'Europe que nous sommes contre l'Europe de Maastricht. 

Ainsi conçue à partir des États, c'est-à-dire sur une base qui pourra être démocratique, l'organisation de l'Europe permettra d'assurer à tout le moins et sans délai l'entente, la détente, la coopération, ce qui n'est déjà pu si mal, 

Que sera cette Europe ? Ce sera une Europe enfin réunifiée, dotée d'un système de sécurité collective et d'un grand marché commun. Car il l'agit tout à la fois de conjurer de conjurer des risques et de garantir des chances. 

Les risques tiennent à la prolifération nucléaire, balistique et chimique. Ils sont technologiques et environnementaux. Les chances ce sont celles de la paix et de la prospérité à l'échelle du continent. 

Comment concevoir ce système de sécurité collective européen en faveur duquel la France doit agir de toutes ses forces, tout en modernisant sa propre défense ? 

Il s'agit de bâtir une organisation régionale conforme à ce qui est prévu par la Charte des Nations unies. Elle serait essentiellement fondée sur un Conseil de sécurité composé pour partie de membres permanents, car l'Europe a besoin au plus vite d'une instance d'arbitrage capable de prévenir les affrontements et, le cas échéant, de les circonscrire et d'en limiter les effets. Il existe, en effet, au sein de l'Europe actuelle une multitude de conflits potentiels, d'autant plus à redouter que le principe de l'intangibilité des frontières est souvent intenable, s'agissant de tracés imposés arbitrairement par les vainqueurs des deux guerres mondiales, au mépris souvent des réalités historiques, culturelles et politiques. 

Là est la voie, la seule voie d'une réelle indépendance européenne. J'oserai dire au passage que, dans les diverses célébrations de Maastricht, rien ne m'a choqué davantage que d'entendre quelques atlantistes patentés reprendre à leur compte la perspective d'une Europe indépendante, contribuant A un rééquilibrage politique et offrant un autre modèle au monde que le modèle actuellement dominant. Comme si cela était leur véritable objectif ! 

A l'inverse, un conseil de sécurité européen permettrait de signifier que si d'aucuns sou haltent organiser sous leur drapeau, comme on le dit, une gendarmerie mondiale, il faudrait lui trouver d'autres terrains de manœuvre que le continent européen. 

Pour indispensable qu'il soit, ce système de sécurité ne suffirait pas à empêcher les tensions, les affrontements et les mouvements de population incontrôlés, sans un traitement simultané de la question économique., Et l'on ne pourra pas progresser sur le terrain de l'économie si, au nom du « gradualisme » et des nécessités de la transition, on inflige aux anciennes démocraties populaires ce qu'on a fait subir aux pays du tiers monde depuis trente ans, à savoir la fermeture de nos frontières à leurs produits. 

Il faut donc songer à réaliser au plus tôt un grand espace européen à l'intérieur duquel serait progressivement garantie la liberté des échanges. Certes, l'état actuel des législations ne permet sans doute pas d'envisager l'ouverture très rapide d'un marché unique comportant la reconnaissance mutuelle de toutes les réglementations sur l'ensemble du continent, 

En revanche, rien ne s'oppose à la mise en place d'un grand marché commun dans l'esprit du traité de Rome, avec la libre circulation des marchandises. Rien ne s'oppose non plus à ce que soit signé un accord européen unique portant sur la protection des investissements, avec la création d'une instance arbitrale unique pour régler les litiges en la matière et la mise au point d'une assurance unique destinée à garantir les investissements étrangers contre le risque politique. 

Et pour éviter que ne le referme une fois de plus le piège de la dette extérieure, peut-être faut-il admettre, pour apurer les comptes, que les créances publiques soient remboursées en monnaie locale et réinvesties sur place. 

Remarquons à ce propos que si la libération des échanges doit être réalisée au plus vite, le passage à la convertibilité monétaire demande moins de hâte et ne pourra s'opérer avant que les banques centrales nationales aient rétabli l'équilibre entre la circulation fiduciaire et le niveau des transactions. 

Enfin, un vaste plan de protection de l'environnement et du patrimoine est à mettre en œuvre dans cette Europe centrale et orientale qui est au bord du désastre écologique. Sans doute, une haute autorité de l'environnement aux compétences bien définies, pouvant statuer dans certains cas à la majorité, est-elle nécessaire pour préserver ou restaurer un patrimoine que l'Europe tout entière considère comme un bien commun. 
Dans cette Europe-là, la France trouvera naturellement sa place, Elle a un grand rôle à y jouer et rien ne sera sans elle. 

Voilà, en tout cas, un projet qui appelle à I'enthousiasme plutôt que de se nourrir de frayeurs et de fantasmes. 

Il est temps de dire que bâtir l'Europe des Douze sur la peur obsessionnelle de la puissance de l'Allemagne est tout de même une bien étrange démarche,proche de la paranoïa. D'autant qu'à force de vouloir faire cette intégration à tout prix, on va finir par faire l'Europe allemande plutôt que de ne pas faire l'Europe du tout, ce qui serait un comble. 

Il ne servira à rien de tenter de ficeler l'Allemagne. Car l'Allemagne,et c'est bien naturel dans sa position et avec,les moyens dont elle dispose, ,ne renoncera à sa souveraineté que si elle domine. l'ensemble, certainement pas si elle lui est subordonnée. 

Le débat qui se développe en ce moment en Allemagne à propos de Maastricht en fait la démonstration : les Alle­mands veulent bien d'une banque centrale européenne, mais seulement si celle-ci est peu ou prou entre les mains de la Bundesbank, et d'une monnaie unique, si celle­-ci s'appelle le mark. 

Et comment peut-on imaginer que l'Allemagne va renoncer à jouer son jeu en Europe centrale ? N'a-t-elle pas d'ailleurs clairement annoncé la couleur quand elle a reconnu unilatéralement la Croatie, sans se soucier des engagements communautaires qu'elle avait pris quelques semaines auparavant ? 

Une fois de plus, il nous faut considérer le monde tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit. Et dans ce monde- !à, ce que la France peut apporter de plus précieux à l'Europe, c'est de trouver en elle-même assez d'énergie et de volonté pour devenir un contrepoids, pour équilibrer les forces en présence, pour peser lourd face à l'Allemagne, sinon pour faire jeu égal avec elle. 

Le meilleur service que nous pouvons rendre à l'Europe, c'est donc de nous engager résolument sur la voie du redres­sement national, c'est de restaurer la cohésion nationale et l'autorité de l'État. 

Encore faut-il que nous gardions les mains assez libres pour cela. 

Pour autant, il ne s'agit pas de rompre l'axe franco-allemand, qui est essentiel, mais au contraire de le consolider en le rééquilibrant, en redevenant un partenaire crédible, un associé influent, un interlocuteur valeureux. Un couple franco-allemand où l'Allemagne serait tout et la France plus grand-chose ne serait pas un couple heureux. 

Derrière la question de savoir quelle Europe nous voulons, se pose donc fatalement la question cruciale de savoir quelle France nous voulons. 

Bien sûr, la France est solidaire du reste de l'Europe, bien sûr, sa participation à la construction européenne est un grand dessein. 
Bien sûr, elle se doit en particulier de rassembler l'Europe méditerranéenne. Bien sûr, elle se doit de retrouver ses responsabilités vis-à-vis de l'Europe danubienne. 

Mais la France ne saurait avoir l'Europe comme seul horizon, comme seul projet, comme seule vocation. Il suffit de regarder la carte de la francophonie pour comprendre combien la vocation de la France va bien au-delà des frontières de l'Europe. 

Tant pis pour les intellectuels de salon qui montrent dédaigneusement du doigt ceux « qui ont cette conviction obsessionnelle que la nation française est porteuse d'un message universel de valeur supérieure et d'une mission civilisatrice ». Oui, la France a une vocation messianique, elle doit "assumer et même y entraîner l'Europe, en particulier dans la coopération Nord-Sud pour prévenir les grands exodes que nous préparent la misère africaine. 

Encore faut-il que, chez les hommes d'État, le visionnaire l'emporte encore un peu sur le gestionnaire, l'idéal sur le cynisme et la hauteur de vue sur l'étroitesse d'esprit. Car pour donner l'exemple aux autres, il convient d'être soi même exemplaire. Il faut, pour que la France soit à la hauteur de sa mission, qu'elle soit, chez elle, fidèle à ses propres valeurs. 
Et la France n'est pas la France quand elle n'est plus capable, comme aujourd'hui, de par­tager équitablement les profits entre le travail, le capital et la rente, quand elle conserve une fiscalité à la fois injuste et inefficace, quand elle se résigne à voir régresser la solidarité et la promotion sociale, quand elle laisse se déliter ce qu'autrefois on appelait fièrement le creuset français et qui était au cœur du projet républicain. 

Les défis que nous avons à relever sont immenses, Jamais ils n'avaient touché aussi profondément ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. Ils tiennent en une seule et même obligation : rompre enfin avec des schémas de pensée, des modes d'approche totalement dépassés du fait de l'évolution de nos sociétés. Et c'est parce que nous nous y accro­chons contre toute raison que nous donnons cette impression d'impuissance. A nous de savoir nous en dégager au lieu de nous y résigner ! Quel meilleur service rendre à l 'Europe que nous voulons construire ! 

Sachons, par exemple, prendre la vraie dimension de la crise. Elle n'est pas seulement économique et sociale. Elle est aussi et probablement surtout culturelle. Elle tient à l'incapa­cité de nos sociétés à s'adapter aux conséquences de la révolution technologique et de l'évolution des mentalités. 

Ainsi la lutte contre le chômage passe-t-elle par une meilleure égalité des chances. La reproduction sociale quasiment à l'identique n'est plus seulement intolérable en termes moraux, elle est un handicap insupportable en termes d'efficacité ! 

La mutation de notre système éducatif est elle-même une clef essentielle, car le problème culturel, le problème des mentalités, le problème de l'adéquation de la modernité à son rythme trouveront leur solution d'abord dans les repères intellectuels et les modes de pensée que nous saurons donner à nos enfants. 

La grandeur éducative des débuts de la IIIe République avait su donner à l'immense majorité des Français les moyens d'affronter le grand basculement de la modernité urbaine, industrielle et scientifique de la fin du XIXe siècle. Un siècle après, voilà la République à nouveau confrontée aux mêmes grands défis. Il n'y a plus aujourd'hui aucun grand projet politique qui ne commence par là. 

Il est temps de comprendre aussi que la compétitivité d'une nation doit s'apprécier globalement et que la tradition­nelle distinction entre l'économique, le social et le culturel est désormais caduque. Mais rien ne se fera sans rétablir l'équilibre entre une nécessaire décentralisation et le rôle absolument irremplaçable de l'État. Il faut en finir avec le développement inégal, rendre leur sens aux principes d'unité, de continuité, d'indivisibilité de la République et les inscrire dans la géographie. 

Rien ne sera non plus possible pour la France sans recons­truire le creuset français pour assurer l'intégration des communautés accueillies. Sachons en particulier donner à ce qui est devenu la deuxième religion de France la possibilité d'être pratiquée hors des influences politiques étrangères et dans le cadre des lois de la République laïque. L'Islam est un des grands problèmes européens. Pourquoi la France ne montrerait-elle pas les voles de sa solution ? 

J'ai assez dit que la nation doit redevenir ce qu'elle est : notre principe fondateur. Cela implique la restauration de l'État et la réhabilitation de la République. Nation, État et République, ce sont là les moyens de construire une Europe compatible avec l'idée que la France s'est toujours faite d'elle-même. 

On ne cesse de nous répéter, on n'a cessé de me répéter ce soir que la jeunesse a déjà fait son choix, qu'elle est contre les frontières, pour le droit de vote aux étrangers, pour la supranationalité, pour la dissolution de la France au sein de l'Europe fédérale. 
Mais quelle est la France qu'on lui propose ? Quel est l'avenir qu'on lui dessine dans son propre pays ? Quelle est donc cette politique pitoyable qui, renon­çant à faire vivre l'espérance nationale, se contente de faire miroiter à sa jeunesse l'attrait des grands espaces tout en n'étant pas capable de lui donner sa chance ? 

Au lieu de continuer à désespérer la jeunesse de ce pays, il faut enfin lui poser la question cruciale, que chacun élude soigneusement, la seule question qui vaille dans ce débat : est-ce qu'on garantira plus aisément la paix, la démocratie, le bonheur, les conditions les plus favorables à l'épanouisse­ment personnel et aux grands élans collectifs en renonçant à notre souveraineté ou bien en la préservant ? 

Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, si j'ai déposé cette exception d'irrecevabilité, c'est parce que, je le répète, j'ai le sentiment que Maastricht et ses conséquences sont à prendre ou à laisser. (…) 

Une fois ouverte la discussion sur le texte qui nous est soumis, le piège sera refermé. Nous serons prisonniers d'une logique dont nous ne pourrons plus nous dégager. 
Le traité, nous le savons tous, n'est pas amendable. Le Président de la République a été particulièrement clair à ce sujet le 1er mai : nulle réserve portant sur le cœur même du traité ne pourrait être opposable aux cocontractants. Quant à la voie de la modification du texte constitutionnel, elle me parait en l'état sans issue. 

Du fait de la dérive vers la suprématie du droit commu­nautaire, nous ne disposerons d'aucune garantie en cas de contradiction entre le traité et la Constitution, D'ailleurs, l'obligation de débattre à nouveau de la monnaie unique ne pourrait figurer ni dans l'un ni dans l'autre, et serait de nul effet. De nul effet aussi l'obligation pour le Gouvernement français de s'expliquer devant l'Assemblée avant d'aller se lier les mains à Bruxelles. Quelle en serait la sanction ? 

Quant au principe de la subsidiarité, en rappelant sa nature subjective, je crois en avoir d'avance limité la portée. D'ailleurs, tous les règlements et de nombreuses directives s'appliquent sans passer devant le Parlement et, pour tous ces textes, la saisine du Conseil constitutionnel est impossible. 

Quant à la maîtrise de notre politique en matière de visas, si elle pouvait être prévue dans la Constitution, elle demeure­rait absente du traité. Alors, comment les juges interpréteraient-ils cette contradiction ? 

Quant au droit de vote des étrangers, je n'en parle même plus puisque j'ai déjà eu l'occasion de démontrer qu'on confondait probablement en la matière l'accessoire et l'essen­tiel. 

Il n'y a donc, je le crains, aucune garantie à attendre d'un quelconque amendement du projet de loi. Il y a encore moins d assurance à attendre de l'usure du temps. Ce serait d'ailleurs une bien curieuse démarche que de nous en remettre à la survenance d'hypothétiques catastrophes dans les années à venir pour nous sortir d'un piège dans lequel nous nous serions nous-mêmes enfermés. 

Il est donc vain de chercher de subtiles esquives. Il faut se déterminer sans détour, Il faut se déterminer en pensant au droit de notre peuple, C'est à lui de statuer. Voter l'exception d'irrecevabilité, c'est, me semble-t-il, proclamer que nous refusons de nous substituer à lui pour décider de ce qui relève de lui et de lui seul. 

Il faut se déterminer en pensant à la France. Le 24 novembre 1953 – peut-être est-ce un débat auquel vous avez participé, monsieur le ministre des affaires étrangères - Pierre Mendès-France s'exprimait en ces termes : « On parle souvent de choix, j'ai fait le mien, je choisis l'Europe, mais je veux les conditions de son succès, qui sont aussi les conditions du renouveau de la France. » 

Ce qui trouble le débat, c'est qu'une fois encore on nous propose séparément un but dont nous sentons la valeur et la grandeur, mais dont nous redoutons de ne pas voir réunies les conditions de son succès. 

Je pense qu'à quarante ans de distance le problème ne se pose pas en termes radicalement différents. L'avenir de la France ne dépend pas seulement du succès de l'Europe, mais l'avenir de l'Europe, à ce moment crucial de son histoire, passe certainement par le redressement de la France. En entravant sa liberté d'agir, en la contraignant à renoncer un peu plus à elle-même, on rendrait un bien mauvais service à l'Europe. Car la République française pourrait être l'âme ou le modèle de cette Europe nouvelle, aujourd'hui aspirée par le vide et qui hésite entre espoir et angoisse, goût de la liberté et peur du désordre, fraternité et exclusion. 

En votant l'exception d'irrecevabilité, je crois donc que nous commencerons à travailler à rendre aux Français un peu de cette fierté mystérieuse dont pour l'heure - comme le disait André Malraux - ils ne savent qu'une chose, c'est qu'à leurs yeux la France l'a perdue, 
Il faut se déterminer enfin en fonction de l'Europe que nous voulons, En votant l'exception d'irrecevabilité, nous ne signifions pas un congé, nous exprimons la volonté de construire une autre Europe, la seule Europe qui vaille à nos yeux. 

En 1958, le général de Gaulle arriva au pouvoir au moment même où, après une décennie d'incantations euro­péennes, la IVe République était en passe de solliciter de nos partenaires le bénéfice de la clause de sauvegarde, différant l'entrée de la France dans le Marché commun. On raconte que Jacques Chaban-Delmas, missionné pour se faire l'écho des inquiétudes de tous ceux qui s'étaient persuadés que le traité de Rome était condamné, se serait entendu répondre par le général de Gaulle : « Nous entrerons, comme convenu, dans le Marché commun, nous y entrerons, oui, mais debout » 

De fait, le redressement national que les élites dirigeantes d'alors ne croyaient plus possible permit à la France de devenir le moteur de l'Europe. 

Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, la question et la réponse n'ont pas varié : oui, nous voulons l'Europe, mais debout, parce que c'est debout qu'on écrit l'histoire ! 




Philippe Seguin
Ancien ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, président de l'Assemblée nationale (1993 à 1997) et président du RPR (1997 à 1999), il était Premier président de la Cour des comptes depuis le 21 juillet 2004, jusqu'à sa brutale disparition, le 7 janvier 2010.
 

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125 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 20 août 18:17

    Comme quoi, ça fait plus de 30 ans que les données du problème sont posées publiquement.

    Alors le discours selon lequel « c’est parce que l’UPR n’est pas connue qu’on ne fait que 1 % » ou alors « Avant Asselineau, personne n’en parlait », c’est du flanc, du vent et encore du vent.

    Personnellement, je retiendrai un truc, l’indépendance de la Banque centrale européenne, dont il était clair dès 1992 que c’était dangereux.

    Si à cette époque on avait évoqué la possibilité d’exercer un chantage monétaire contre un pays tout entier, ça aurait paru fou. C’est pourtant bien ce qui s’est passé pour la Grèce en 2015, réalisant les pires prévisions des « souverainistes » de 1992 smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 août 19:12

      @Olivier Perriet
      ça fait plus de 30 ans que les données du problème sont posées publiquement.


      Combien de Français ont pris le temps de lire le discours de Philippe Seguin ? A peu près autant que ceux qui connaissent l’ UPR, à la louche 5%, et en comptant large... Combien de politiques et de médias se réfèrent au discours de Philippe Seguin : 0% !

      Sauf l’ UPR, ce qui explique la censure de tous ces européinomanes, ces shootés au pouvoir supranational. Vous auriez pu avoir l’honnêteté de reconnaître que l’ UPR tient le même discours que Philippe Seguin, mais c’est sans doute trop demander.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 20 août 21:00

      @Fifi Brind_acier

      Jusque là, et d’après ses propres dires, Asselineau était comme sorti du néant.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 09:53

      @Olivier Perriet
      Où avez vous trouvé cette idée ? Il y a toujours eu des opposants à l’UE & à l’euro ! Le PCF par exemple, jusqu’au moment où il viré sa cuti pour rejoindre Mitterrand. « L’analyse du Parti Communiste de l’ Europe entre 1947 et 1980 »

      Asselineau a constaté dans son travail de Haut fonctionnaire que les gouvernements n’avaient plus la main. Le PCF devenu européiste, Asselineau a rejoint les seuls qui parlaient de sortir de l’ UE, qui étaient les Gaullistes historiques. Il les a quitté quand il a compris qu’ils n’en feraient rien, et a créé l’UPR en 2007.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 11:55

      @Olivier Perriet

      Asselineau était comme sorti du néant.

      Bonjour, en langage diplomatique, concernant la politique, sortir du néant, c’est construire quelque chose, une idée, une théorie politique, alors que vous n’êtes pas connu, parce que non médiatisé. On remarquera que depuis 40 ans, ce sont les medias qui font la pluie et le beau temps et jouent le baromètre hausse-baisse des politiciens les instituts de sondages jouent aussi un rôle prépondérant, puisqu’ils appartiennent à des officines privées.
      Et depuis Sarko, les ploutocrates qui nous gouvernent, ne se gênent même plus pour annoncer la mise en place de leurs pions, qu’ils installent à l’Elysée. Dernière info : ce serait une femme.

      Qu’est-ce qui permet cela ? Que la France ayant perdu sa souveraineté, avec l’UE, la 5eme colonne peut à plaisir faire ce qu’elle veut avec notre pays, considérer que la Constitution n’est plus qu’une chiffe, que les politiciens sont des marionnettes, que les institutions ne valent que si elles sont pilotées depuis l’extérieur, de l’étranger, que les « droits de l’homme » ce sont eux qui décident de la valeur à leur accorder, que les lois sont leur pré-carré.

      Et qu’est-ce qui facilite cette intrusion dans nos institutions ? L’Union Européenne, elle-même vérolée par une 5eme colonne très active. Si l’on se penche sur les arcanes de l’Union Européenne, qu’y trouve-t-on ? Les mêmes qui se targuent de décider en lieu et place du peuple souverain.

      C’est donc au peuple de retrouver sa souveraineté. Mais avant, balancer par dessus bord, ce « machin », l’UE ! Après, une fois débarrassée de ce phlegmon, il sera temps de nettoyer les Ecuries d’Augias. Et à mon avis, il va y avoir du boulot en perspective.


    • doctorix doctorix 22 août 10:15

      L« Europe ne nous protège pas, elle nous met à nu...
      C’est le discours d’Arnaud Montebourg au Sénat : Ici à 3’05 » :
      https://www.youtube.com/watch?v=c_oBhbCjRKI
      Il parle de l’armement mais aussi de l’industrie, du dumping...
      Il est devenu par la force des choses une bonne recrue possible pour l’UPR. En tous cas il professe maintenant la même chose.
      La lucidité serait donc une maladie contagieuse à potentiel épidémique ?


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 25 août 14:10

      @doctorix

      Montbourg aurait été bien inspiré comme toute la ploutocratie d’ailleurs, de parler de l’UE et non de l’Europe. Je tiens à faire ce distinguo. Rien des valeurs européennes ne se trouve en effet dans l’UE qui est une construction franco-anglo-américaine qui ignore le reste de l’Europe, surtout du Sud qu’elle méprise profondément, (Grèce, Espagne, Italie, Malte, etc. Quant aux pays de l’Est, ils les méprisent encore plus, puisqu’ils les considèrent toujours comme les « débris » de l’ex-URSS. Et ne font que s’en servir.
      Rien des valeurs spirituelles non plus de l’Europe ne se retrouve dans l’Union Européenne, rien de son art millénaire, littéraire, musical, pictural, religieux, etc. et ce n’est pas parce que c’est la 9eme symphonie de Beethoven qui en est l’hymne choisi pour la représenter, que cet hymne le fruit de tant de siècles de valeurs et de culture européennes accumulées, représente cette merde en plaque qu’est l’UE.
      Par contre, qui la représentent ? Le trading renforcé, l’offshore fiscal, le lobbying à tous les étages, la banque, les fonds de pensions, etc...
      Comme quoi, rien que de bonnes choses bien européennes comme on peut le constater !
      Notre vieille terre ancestrale est passée avec armes et bagages dans l’escarcelle des banques et de quelques milliardaires qui se font les poches sur les contribuables européens, surtout Français, vu le niveau très élevé de taxation sur notre pauvre dos tricolore. Je ne parle pas non plus, du renforcement de la répression avec la construction de l’Eurogenford !

      Alors, Bojo, l’échevelé anglais, a la très bonne idée de se tirer de ce pandémonium qu’est l’UE, ça fera aux Anglais de l’air, sans les pestilences de la Commission de Bruxelles, avec ses clones et ses centaines de fonctionnaires à surveiller, sous l’ordre des agences de notations, si la France et les autres Etats-membres ne dépassent pas le 3 %... de déficit ! Ils surveillent également nos petits oeils orwelliens formés dans les Grandes Ecoles et les Universités, comment pouvoir démanteler tous les services publics en France et dans l’Europe. Mais comme nous étions en pointe, il me semble depuis le CNR de 1945, c’est bien la France qui est dans le viseur des rapaces. Et par ici la monnaie. Nous sommes sous surveillance constante d’une bande de rigolos en bras de chemise tous transpirants devant leurs algorithmes, ce sont les centaines de larbins aux ordres des banques et des multinationales. Comptons avec ces pauvres clones, nos inénarrables hommes et femmes politique, qui se servent de l’UE comme d’un os à ronger, sans même lever le petit doigt pour tenter d’en sortir, alors qu’ils savent pertinemment que l’UE est une construction de type totalitaire. Même si, au début,pour certains, ils ne faisaient que de subodorer la toxicité extrême de l’UE, les événements successifs leurs foutent devant les yeux le résultat actuel de leurs années de lâcheté et de silence complice. Ils sont absolument impardonnables. Mais peut-être que ça leur plaît de collaborer à ce point !


    • p.castor p.castor 20 août 19:20

      Ph.Séguin, il tenait beaucoup à l’accent sur son nom.

      Tout aussi prémonitoire son positionnement sur la décentralisation et les potentats locaux qu’elle allait inexorablement générer.


      • doctorix doctorix 21 août 11:13

        On nous serine jour après jour que les britanniques ont changé d’avis sur le Brexit, que si c’était à refaire...blablabla...Mais il n’en est rien :

        54 % des Britanniques favorables à un Brexit « par tous les moyens » ! 

        Portant sur un confortable échantillon de 1 645 personnes, une enquête d’opinion ComRes réalisée au Royaume-Uni et dont les résultats viennent d’être publiés ce 13 août indique que 54 % des personnes interrogées disent être d’accord avec la proposition suivante : « Boris Johnson doit réaliser le Brexit par tous les moyens, dont la suspension du Parlement si elle est nécessaire pour empêcher les députés de le stopper. »

        Notons que les instituts de sondage ne sont probablement pas plus favorables à la sortie de l’UE qu’en France, et que le pourcentage pourrait être bien plus élevé encore.

        De plus, ils sont remontés contre le Labour Party et son chef Jéremy Corbyn qui les trahit.

        Quand les Français verront que le Brexit se passe sans les catastrophes annoncées et qu’ils se sont faits baratiner, nul doute qu’ils envisageront la sortie de l’UE avec sérénité et impatience.




      • quid damned quid damned 21 août 14:06

        @doctorix
        Bonjour,
        je ne suis pas aussi convaincu que vous que les français auront une telle lucidité.
        Mais un Brexit à issue heureuse aura cependant la vertu de fermer les clapets des catastrophistes.
        Il est plus qu’envisageable que les media tairont tout aspect positif même majeur du Brexit comme une baisse du chomâge (c’est déjà le cas) et n’auront aucune gêne pour trouver, amplifier et marteler la moindre petite conséquence sans grande importance. Ils n’auront pas plus de remords à en inventer.

        .

        Une anecdote au passage : je discutais avec une amie prof d’anglais qui m’expliquait un travail qu’elle faisait avec ses élèves pour un exposé sur « la catastrophe Brexit ». Inutile de dire que je convoquais toutes mes ressources pour ne pas exploser. A l’instar de nos voisins britanniques je parvins à garder mon flegme.
        Je me suis contenté de souligner le fait que le problème véritable et objectif était surtout démocratique et que les anglais faisaient actuellement face à un manque de fair-play de la part des européistes et de l’ue face au résultat du referendum. Réponse : « ouais, mais ils ont fait que 52%. » sous-entendu une légitimité bancale.
        Avant que mon flegme ne m’abandonne et que quelqu’un eût la présence d’esprit de changer de sujet j’ai eu le temps de rétorquer  : « Et si ce résultat avait était en faveur des pro-ue ? » qui resta évidemment sans réponse.

        .

        La prise de conscience des français n’ira pas de soit, il y aura encore beaucoup de travail d’information à faire. La routine.

        Très heureuse initiative que d’avoir publié ce discours de Philippe Séguin.
        La première fois que je l’avais entendu, il m’avait interloqué et m’avait fait prendre conscience des a priori que j’avais sur cet homme. J’avais encore des réminiscences du formatage clivant, inepte et artificiel droite/gauche.

        Comme quoi les partis politiques traditionnels ont un grand pouvoir de dilution des talents et des bonnes volontés.

        Excellent, historique et visionnaire discours qui devrait figurer dans les livres scolaires d’histoire en remplacement de la bouillasse européiste que l’on peut y trouver actuellement.


      • Clocel Clocel 20 août 19:38

        Ce n’était pas un perdreau de l’année pépère, compagnon de route de Pompidou, VGE, qui a cheminé dans la chiraquie aux côtés des Pasqua et consorts, ses pudeurs tard venues étaient pour le moins suspectes.

        Il devait connaître les dessous de l’affaire Boulin, cela ne l’a pas empêché de dormir même si dans la panier de crabes, il faisait figure d’honnête homme...


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 août 20:36

          @Clocel
          Seguin est à l’origine de plusieurs mesures sociales, cf Wikipédia.
          Vous supputez sans rien prouver, à la seule fin de le salir, pour ne pas avoir à dire que son discours était prémonitoire.

          La CGT aussi, dès les années 50/60 faisait une analyse prémonitoire du Marché commun, l’ancêtre de l’ UE.


        • doctorix doctorix 21 août 10:01

          @Clocel
          Et encore une petite couche de Pasqua.
          Comme vous êtes prévisible, et comme vous manquez d’imagination...
          Il vaut mieux avoir des pudeurs tardives qu’aucune pudeur, comme les autres.
          Vous susurrez des accusations gratuites comme une vieille concierge alcoolique au bistro du coin.
          Et vous salissez un honnête homme : c’est une manie !


        • njama njama 21 août 00:10

          Si Fillon a été médiatiquement dézingué avec un acharnement médiatique inouï lors de la dernière présidentielle, certes l’on pourrait penser à des sous-marins de Sarko (des bons amis du Fouquet’s ?) vu que la candidature de son ex premier ministre lui faisait de l’ombre, comme aux petites (relativisons) casseroles des emplois fictifs de Pénélope Fillon... mais je crois bien davantage que, en coulisses, l’âme politique de François Fillon restait rivée autant que faire se peut à celle de Philippe Seguin son mentor !

          Vibrant hommage de François Fillon à Philippe Séguin à l’Assemblée Nationale

          https://www.youtube.com/watch?v=-SeTasoDoKo

          et c’est ça qui dérangeait le plus ! je pense... ce fond de gaullisme (dans le bon sens du terme), d’intangible souveraineté nationale sous-jacente qu’il ne fallait pas brader, et cette adhésion à l’Otan, et à l’atlantisme...à laquelle la France ne devait pas vraiment adhérer...

          Je précise que mes idées politiques ne sont pas du tout à droite, je me revendique politiquement proche de l’UCI, mais ne saurais avoir de pensée politique sans respecter mes adversaires, leur personne, leurs qualités d’âme selon leur foi politique... Philippe Seguin est une personne que j’ai hautement apprécié pour son engagement, pour sa probité politique, pour son franc-parler...qui transparaissait de son personnage, dans sa simplicité, et ses paroles sans que l’on ait à mettre en doute une seconde sa bonne foi.


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 08:14

            Un autre discours de Séguin est celui qu’il a prononcé à la mort de Bérégovoy. Ce morceau de bravoure en dit long sur le personnage. Sa maitrise de la rhétorique lui permettait d’emballer tout est son contraire dans le même papier alu et d’entrainer derrière lui les esprits fragiles, plus nombreux qu’on ne croit à l’assemblée nationale. Dans le cas présent, alors qu’il s’agissait d’un truc glauque qui faisait peur, il a « rassemblé » derrière son étendard de chevalier blanc tous les pleutres qui avaient soudain besoin d’un père.

            Séguin était un pur produit de la mécanique d’état mise en place à la libération, un carriériste opportuniste qui a utilisé l’ascenseur social public pour gravir les échelons sans sortir du moule de l’état, centralisé, décentralisé, concentré et déconcentré, passant du statut de fonctionnai à celui d’élu et utilisant toutes les ficelles du favoritisme électoral pour consolider sa position, à commencer par le parachutage dans les Vosges où la vie politique est passée du népotisme médiéval au clientélisme moderne.

            C’était avant tout un virtuose de l’arrivisme opportuniste, imbu d’un idéologie laïque qui n’avait rien à envier aux sommets atteints par les jésuites en matière de duplicité.

            Carrière administrative

            1968 : chef de la circonscription administrative des Îles du Vent, par intérim

            1970 : auditeur de deuxième classe à la Cour des comptes

            1970-1971 : chargé de mission auprès du recteur de l’académie de Nice et chef de la division de la scolarité

            1971 : auditeur de première classe à la Cour des comptes

            1972-1973 : chargé de mission auprès du Premier président de la Cour des comptes

            1973-1974 : chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République

            1974-1975 : adjoint au directeur de l’éducation physique et des sports

            1975 : réintégré dans les cadres de la Cour des comptes

            1977 : conseiller référendaire de deuxième classe à la Cour des comptes

            1977 : directeur de cabinet du secrétaire d’État, chargé des relations avec le Parlement (avril-septembre)

            1977-1978 : chargé de mission au cabinet de Raymond Barre, Premier ministre

            1999-2002 : professeur invité à l’université du Québec à Montréal (Canada) et en résidence à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, il a reçu un doctorat honoris causa de l’UQAM49

            2002 : réintégré dans les cadres de la Cour des comptes

            2002, 2005 : délégué du Gouvernement français au conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT)

            2003 : conseiller maître à la Cour des comptes

            2004, 2005 : président du conseil d’administration du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT)

            2004-2010 : Premier président de la Cour des comptes

            Membre du conseil d’administration de l’Institut de relations internationales et stratégiques

            Président du conseil d’administration de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence

            Président de la commission nationale tripartite à la Fédération française de football

            Président de Grands Stades Euro 2016

            2008-2010 : président de l’Association de préfiguration de la Fondation du football (APFF)50

            Mandats et fonctions politiques

            3 avril 1978-1er avril 1986-23 juin 1988-18 juin 2002 : député de la 1re circonscription des Vosges

            1979-1986 : membre du conseil régional de Lorraine (vice-président de 1979 à 1983)

            2 juillet 1981-1er avril 1986 : vice-président de l’Assemblée nationale

            mars 1983-novembre 1997 : maire d’Épinal (Vosges)

            1984-1986 : secrétaire national du RPR, chargé de la décentralisation

            20 mars 1986-10 mai 1988 : ministre des Affaires sociales et de l’Emploi

            2 avril 1993-21 avril 1997 : président de l’Assemblée nationale

            6 juillet 1997-16 avril 1999 : président du RPR

            21 mars 2001-11 octobre 2002 : président du groupe RPR au conseil de Paris

            Alors, son discours sur l’Europe…


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 09:32

              @Séraphin Lampion
              Vu son parcours, il n’a que plus de mérite d’avoir fait un discours dont la lucidité étonne encore aujourd’hui ! Au fond, ce que vous lui reprochez, c’est d’avoir eu raison.


            • p.castor p.castor 21 août 10:05

              @Séraphin Lampion
              Votre vision du mandat municipal de Ph.Séguin relève de l’affabulation primaire.Le spinalien que j’ai été un certain temps a vu débarquer dans les Vosges deux conseillers référendaires à la cour des comptes, l’un à Saint Dié : Ch.Pierret avec l’étiquette PS, l’autre Séguin .La politique municipale qu’il a menée, résolument iconoclaste a conduit à penser que le plus à gauche des deux n’était pas celui qu’on pense.
              Enarque , il a eu un parcours politico-administratif, comme beaucoup.
              Je l’avais trouvé très en retrait dans son débat sur Maastricht avec Mitterrand ; il a expliqué plus tard qu’il savait ce dernier gravement malade et qu’il l’avait volontairement ménagé ; s’il avait fait preuve de sa pugnacité habituelle, le non l’aurait peut être emporté.
              C’était un esprit libre, indépendant avec un caractère ombrageux ce qui lui a joué quelques tours.Il était tout simplement porteur d’une vision du monde, de la politique, de la société.
              A toute fins utiles, je précise n’avoir jamais voté pour lui.


            • doctorix doctorix 21 août 10:22

              @Séraphin Lampion
              Et si, au lieu de parler de Ph. Séguin, vous parliez de ce qu’il a dit ? Le messager vous importe plus que le message ?
              Par exemple :
              1)le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la souveraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution . 
              2) le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d’une généralité telle qu’elle peut être assimilée à un blanc-seing. 
              3) on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n’existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu’il s’agira de normes communautaires directement applicables
               4) On demande donc au Parlement, qui n’en a pas le droit, rien de moins que d’abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l’application du traité. 
              5) ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. 
              6) la construction européenne se fait sans les peuples, qu’elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice. 
              7)Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences.
              8) le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd’hui, disqualifie par avance quiconque n’adhère pas à la nouvelle croyance, et l’expose littéralement à l’invective.
              9) la logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l’anti-1789.

              Qui d’autre disait ça en 1992, et y-a-t-il une chose qu’il n’ait pas prévue ? Et encore, je n’ai cité que des extraits du 1/4 du discours...
              Asselineau n’est-il pas le seul à dénoncer l’UE avec cette force, aujourd’hui ?


            • JL JL 21 août 11:09

              @doctorix,
               
              ces arguments que vous déployez sont justes et bons mais incompatibles avec le respect de l’article 50.
               
               L’article 50, on le voit avec le Brexit, relève davantage du parcours du combattant ou d’un bras de fer, que d’une négociation. De ce point de vue, le plan B de Mélenchon de la FI (ou LFI) n’est pas pire.


            • doctorix doctorix 21 août 11:27

              @JL
              Vous faites une grosse erreur.
              L’application de l’art 50 n’a été rendu difficile que par la mauvaise volonté évidente de Théresa May.
              La sortie de l’UE aurait lieu 2 ans jour pour jour après l’élection de FA. Pas un jour de plus.
              A noter que dans sa morgue hautaine, Bruxelles va réussir à provoquer une sortie de la GB sans accord, ce qui va coûter à l’UE et à ses membres (dont nous, hélas) la peau des fesses.
              Quant à Mélenchon, son plan B, c’était juste pour attirer le chaland : Mélenchon, c’est Tsipras : aucune intention de quitter l’UE.


            • JL JL 21 août 11:41

              @doctorix
               
               ’’Mélenchon, c’est Tsipras : aucune intention de quitter l’UE.’’
               
               Qui vous dit que les Français ont envie de quitter l’UE ?


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 11:52

              @JL
              Thérésa May était anti Brexit, elle a joué la montre aussi longtemps qu’elle a pu.
              Asselineau a étudié les problèmes techniques à régler, il estime que 6 à 8 mois de négociations suffisent. Si la Commission est de mauvaise foi, au bout de 2 ans, la sortie est automatique, et on peut sortir sans accord.

              Exemples de questions techniques à régler :
              A partir de quelle date la France ne versera plus rien au budget de l’ UE ?
              A partir de quelle date la PAC ne sera plus versée aux agriculteurs français ?
              A partir de quelle date les Députés et les fonctionnaires ne seront plus payés ?
              Que faire avec les bâtiments du Parlement de Strasbourg etc


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 11:59

              @p.castor

              « Ch.Pierret avec l’étiquette PS, l’autre Séguin .La politique municipale qu’il a menée, résolument iconoclaste a conduit à penser que le plus à gauche des deux n’était pas celui qu’on pense. »

              il n’a jamais été très difficile d’être ç gauche du PS, la difficulté aujourd’hui est d’être à sa droite !


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 12:03

              @p.castor

              cala dit, votre observation est assez révélatrice des techniques de manipulation dont Séguin avait justement fait sa spécialité. Pour rehausser votre idole, vous enfoncez un autre carriériste de la politique aui avair moins d’envergure mais nageait dans le même bocal. On peut toujours expliquer qu’une truite est meilleure qu’un hareng, les deux restent des poissons.


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 12:05

              @Séraphin Lampion

              Bonjour, on peut être un pur produit de la mécanique, mais pour autant, avoir une vision à long terme de la politique. Séguin l’avait, et cela lui permettait, malgré toutes les zones d’ombres de son personnage, de mettre le doigt sur les tares de l’UE.
              D’ailleurs n’oublions pas que Séguin avant d’être un pur produit de la mécanique, comme vous le dîtes, était plutôt un homme de gauche. Ah ! non pas de cette fausse gauche frelatée qui s’appelle Socialisme dévoyé à la sauce Mitterrand, mais la gauche qui frôlait le PC de G. Marchais, et je vous invite à revisiter les discours très patriotiques de G. Marchais, ses appréhension sur le programme Commun et surtout, ce qu’il pensait de Mitterrand. Je pense que Séguin aimait la France, alors que que les socialards ne l’aimaient pas. Comment pourrait-on penser que ces « gens-là » ont aimé notre pays, son peuple, alors qu’ils n’ont eu de cesse de le détruire ?
              Dépassons la petite politicaillerie ordinaire, les petites querelles de clochers, et regardons dans le texte ce que disait sur l’UE Séguin. Il a véritablement désossé ce qu’était l’UE, une charogne en pleine décomposition.
              Aujourd’hui, où l’Union Européenne montre sa face la plus hideuse, après sa mise à sac des Etats-membres, des lois les plus sociales concernant notre pays, le discours de Séguin sonne comme un glas, le jour où la France est morte !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 12:19

              @JL
              En GB, la presse est pluraliste, elle a relayé les discours de Farage, elle a relayé les prises de position et les arguments des Travaillistes et des Conservateurs pro Brexit. En France, rien de tel  !

              L’UPR est censurée, 100% des médias et des politiques sont opposés à la sortie de l’ UE & de l’euro, ils font peur aux Français et annoncent des catastrophes.

              Comment s’étonner que les Français, avec ce bourrage de crane, n’aient pas envie de sortir de l’ UE ?


            • JL JL 21 août 12:23

              @Fifi Brind_acier
               
               nous sommes d’accords.
               
              Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde : les médias en France ne diffusent que la pensée unique.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 12:38

              @JL
              Merci de le reconnaître !


            • leypanou 21 août 15:04

              @p.castor
              C’était un esprit libre, indépendant avec un caractère ombrageux ce qui lui a joué quelques tours 

               : ombrageux n’est pas le mot utilisé par quelqu’un que j’ai rencontré et qui a eu l’occasion d’avoir été rue de Lille à une époque de son existence.
              Il y a une différence entre ce qu’on sait des gens que l’on voit seulement à la télé et ce qu’ils sont réellement.
              Cela n’empêche pas que P Séguin fait partie des gens pour qui j’ai beaucoup de respect (comme Jean-Louis Debré aussi).


            • p.castor p.castor 21 août 16:03

              @leypanou
              J’ai rencontré, à plusieurs reprises, professionnellement Ph.Seguin lorsqu’il était maire d’Epinal et j’avais aussi noué des relations de sympathie , sinon d’amitié , avec son chargé de com à la mairie. Le terme ombrageux, utilisé par bien d’autres, me parait bien correspondre au bonhomme, réputé localement aussi pour ses colères et son caractère quelque peu solitaire, mais bien sûr cela relève de l’appréciation subjective...


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 18:56

              @JL

              Bonsoir, ce n’est pas que les Français n’aient pas l’intention de quitter l’UE, c’est que le medias n’ont pas donné aux scotchés à l’écran plat, l"ordre express de la quitter !


            • capobianco 21 août 19:20

              @doctorix
              «  Quant à Mélenchon, son plan B, c’était juste pour attirer le chaland : Mélenchon, c’est Tsipras »
              Ne vous étonnez pas que beaucoup vous rappelle la « carrière » ump et corse (tyberi et pasqua..) de votre idole. Vous reprochez qu’ils salissent un « honnête homme » mais vous n’êtes pas en reste dans ce registre...
              «  aucune intention de quitter l’UE »
              Et ? Il n’est pas dans votre mouvance que je sache. Votre rengaine qui vous a juste fait dépasser les 1% ne semble pas convaincre grand monde pas plus que vos 400 000 « militants ». 
              Ce que l’ue fait aux anglais (Bruxelles va réussir à provoquer une sortie de la GB sans accord) votre génie l’évitera, quel homme !!!! 
              Merci de me respecter en évitant de me traiter de toutou, rat ou autres mots méprisants que vous avez tendance à utiliser pour « nous convaincre ». 


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 19:56

              @capobianco

              Bonsoir, je préfère rester dans la nuance. Vous même vous ironisez sur les « génie » de l’homme Asselineau quant à éviter des problèmes de sortie de l’UE par un Frexit ! C’est votre droit.
              Mais le fond du problème de l’UE n’est absolument pas abordé, par les partis politiques de tous bords, à moins de quelques concessions, dialectique oblige, je pense à des partis de droite comme de gauche qui se targuent d’être des anti-UE sans complexes. Mais si l’on creuse un peu ils ne disent rien sur la véritable nature de l’UE, ils se contentent de dire : oui.... nous allons renégocier, certains traités ne nous conviennent pas, oui... etc. Avec des oui, on mettrait Paris en bouteille ! En attendant, le projet d’une Europe fédérale avance à grands pas. Les gilets jaunes n’ont toujours pas gagné leur révolution, et comme je le dis plus bas, Macron, lui a gagné la sienne, avec la complicité, du moins le silence de la classe politique. Et si, un homme, un seul, ose lever son petit doigt pour dire : Non ! cela ne se passe pas comme ça, puisque la nature de l’UE fermée, cadenassée ne permet pas des remises en questions, superficielles, et de circonstances, en renégociant des traités, réputés non négociables, eh bien, cet homme-là doit être salué au passage, comme quelqu’un de conscience.
              Eh bien non ! on préfère, en se crispant sur ses positions partisanes, s’attarder sur tout autre chose que son programme et ses propositions pour en sortir. Vous voyez, ce n’est pas si simple, il n’y aura non plus aucune facilité à sortir de l’UE, même en faisant jouer l’article 50, parce que nous vivons dans un monde extrêmement complexe.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 20:14

              @capobianco
              Asselineau n’a jamais été l’ami de Pasqua.

              Par contre Mélenchon a deux bons amis, le milliardaire Dassault .
              Et Patrick Buisson.


            • capobianco 21 août 22:42

              @doctorix
              «  Vous reprochez qu’ils salissent un « honnête homme » mais vous n’êtes pas en reste dans ce registre... »
              Cette même réponse pour vous. Je me demande si vous ne seriez pas pire que votre toubib en ce domaine.


            • capobianco 21 août 22:44

              @capobianco
              erreur 

              Réponse pour la ou le nommé fifi,


            • capobianco 21 août 22:55

              @Nicole Cheverney
              «  Bonsoir, je préfère rester dans la nuance. »
              Comme doctor ou fifi ?
              Pour le reste je ne débats plus avec votre équipe sur le soi-disant fond de « votre » problème. Vous faire bouger d’un millimètre est sans espoir et sans fin, donc débattre est inutile et lassant .


            • doctorix doctorix 22 août 09:40

              @capobianco
              Dites plutôt que, comme les autres, vous êtes à court d’arguments quand il s’agit de débattre.
              Personne parmi le personnel politique ne veut débattre avec François Asselineau, parce qu’ils en savent bien moins que lui, et qu’ils savent qu’ils passeraient pour ce qu’ils sont : des nuls et des menteurs.
              Oui, proposer le moindre projet aux Français qui ne comprenne pas pour préalable la sortie de l’UE, c’est leur mentir, et c’est nul. Parce que dans ce carcan, non seulement rien n’est réalisable, mais il est l’assurance de nous voir perdre nos acquis un par un. Ce qui est en bonne voie.


            • doctorix doctorix 22 août 09:54

              @JL

              les médias en France ne diffusent que la pensée unique.

              C’est bien pourquoi FA veut dégager les media de l’emprise des 7 (ou 9) milliardaires qui les possèdent, et les rendre aux journalistes, afin de leur donner l’indépendance qu’ils n’ont jamais eue. C’est écrit noir sur blanc dans son progaamme.
              Aujourd’hui, si vous êtes journaliste, ou bien vous dites comme le patron ou bien vous êtes viré.
              Mais c’était déjà le cas en 1914, avec John Swinton :
              « Nous sommes les outils des hommes riches en coulisses. Nous sommes les pantins, ils tirent les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos possibilités et nos vies sont leurs propriétés. Nous sommes des prostituées intellectuelles. »
              Ici, la totalité de son discours d’adieu à l’American Press Association :
              https://www.agoravox.fr/commentaire4060949


            • capobianco 22 août 10:57

              @doctorix
              «  Dites plutôt que, comme les autres, vous êtes à court d’arguments quand il s’agit de débattre. »
              Il y a 1 an ou 2 j’avais essayé de « débattre » avec vous et vos copains, très vite j’ai compris avoir à faire à des gens en adoration d’un personnage détenteur de LA vérité, voyez : «  Oui, proposer le moindre projet aux Français qui ne comprenne pas pour préalable la sortie de l’UE, c’est leur mentir, et c’est nul.  » et «  comme les autres, vous êtes à court d’arguments....  »
              Débat inutile donc ! 


            • doctorix doctorix 22 août 12:53

              @capobianco
              C’est bien ce que je dis : le débat ne s’arrête que parce que vous n’avez pas d’arguments à nous opposer. Pour la simple raison qu’il n’y en a pas.
              Vous nous reprochez notre enthousiasme pour un projet (bien plus que pour un homme), mais vous continuez à voter pour des gens qui n’ont pas de projet, ou des mauvais, et qui ne suscitent chez vous aucun enthousiasme...
              Ca doit être désespérant...
              Mais alors, pourquoi continuer dans cette impasse ?
              Ah oui ! Il y a Mélenchon... Toujours enthousiaste, après la douche ?
              Parce que nous avons progressé de 50%, partant de trois fois rien et sans l’aide des media, tandis qu’il a chuté des deux tiers, malgré l’aide de tout l’attirail médiatique.


            • capobianco 22 août 17:06

              @doctorix
              «  bien plus que pour un homme  » Ah non, çà vous ne pouvez pas nous faire, surtout vous avec vos propos dithyrambiques pour votre idole et ce, depuis toujours. 
              «  vous continuez à voter pour des gens qui n’ont pas de projet, ou des mauvais,  »
              Ben oui, seul le grand maître haut fonctionnaire a un projet et le bon, mais c’est bien sûr.... Vous avez quel âge sérieusement ???? 
              «  partant de trois fois rien et sans l’aide des media  »
              Vous êtes décidément spécial, vous ne voyez pas le ridicule de vos « arguments » ?
              Vous semblez pavoiser avec vos 1% et des poussières wouahou ! Le parti animalier avait les médias pour faire mieux que vous ?


            • capobianco 22 août 17:12

              @doctorix
              «   vous n’avez pas d’arguments à nous opposer »

              Ben non puisque «   des gens qui n’ont pas de projet, ou des mauvais, » ne peuvent pas infléchir l’admiration que vous manifestez pour la VERITE formulée par votre génie...


            • capobianco 22 août 17:14

              @doctorix
              «  malgré l’aide de tout l’attirail médiatique »
              Et malhonnête avec çà !!!!


            • doctorix doctorix 23 août 18:49

              @capobianco

              « malgré l’aide de tout l’attirail médiatique »
              Et malhonnête avec çà !!!!

              Du temps où il s’est présenté aux présidentielles, il a eu un score correspondant exactement à son temps de passage médiatique : un peu moins de 20%.
              Nous aussi, hélas.
              Ce sont les media qui font le président, l’ignorez-vous ?


            • Xenozoid Xenozoid 23 août 18:55

              @doctorix

              Ce sont les media qui font le président, l’ignorez-vous ?

              mais pourquoi voter alors,si vous savez les dés pipés ?
              Cela ressemble a du masochisme


            • cevennevive cevennevive 21 août 08:47

              Bonjour doctorix,

              Votre admiration pour Monsieur Asselineau vous égare.

              Comment pourrions-nous comparer Monsieur Séguin avec Monsieur Asselineau qui n’a jamais fait partie d’un gouvernement ?

              Cela dit, j’ai beaucoup apprécié Monsieur Séguin en son temps, et c’est grâce à lui que j’ai compris le désastre que représenterait cette curieuse union européenne...

              Il avait tout prévu. Etrange don de double vue...


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 09:15

                @cevennevive

                la lucidité n’a rien à voir avec un don de double vue.
                Il n’était pas le seul à avoir compris la véritable nature de la « construction européenne ». Mais le problème est le même en France qu’au Royaume-Uni, en fait : si la propagande pro-UE a réussi à lisser un discours présentable angélique et positivant (comme Carrefour), les « eurosceptiques » sont dans des camps antagonistes irréconciliables, et ce n’est pas sur ce terrain qu’il faut attendre un « changement ».


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 09:36

                @Séraphin Lampion
                Vous aussi vous succombez aux médias mensonges..., vous prenez les eurosceptiques pour des adversaires de l’ Union européenne, alors qu’ils prônent tous « Une Autre Europe » depuis plus de 30 ans... 

                Les seuls qui veulent en sortir sont le PRCF et l’ UPR.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 09:59

                @cevennevive
                En quoi le fait d’avoir fait partie d’un gouvernement change quelque chose ? Mélenchon a fait partie d’un gouvernement, et refuse portant la sortie de l’ UE, qui est pour lui « une idée nationaliste où chacun rentre chez soi ».


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 12:44

                @cevennevive

                Bonjour, nous partageons toutes les deux, je crois, non pas de l’admiration, mais de la reconnaissance pour l’esprit d’à propos de monsieur Séguin. Mais je pense qu’ effectivement, nous ne pouvons pas comparer les deux hommes, aux parcours différents, aux vécus différents, pas de la même génération, cela joue beaucoup.
                Mais il n’en reste pas moins que parmi les femmes et les hommes politiques actuels, Asselineau est le seul, aujourd’hui, à revendiquer que l’UE est un danger permanent pour tous, et que l’on ne peut détruire un pays comme la France, par les tripatouillages constitutionnels constants depuis Maastricht, pour faire triompher l’ultralibéralisme, cette idéologie politique vernaculaire de l’UE.
                J’ai bien écouté tous les politiciens de droite comme de gauche qui nous parlent de l’UE, ils contournent sans cesse le sujet, ils survolent, et finalement donnent d’eux l’image de faux-culs.
                On se demande même ce qu’ils peuvent bien trouver de si affriolant à l’UE, pour redouter à ce point une sortie de l’UE et s’y incruster. Eux seuls connaissent la réponse et les raisons de toutes sortes qui justifient personnellement leurs positions pro-UE. Quant collectivement, au niveau national, une sortie de l’UE serait le préalable pour une reprise en main de notre économie dont la bonne santé est bien entendu subordonnée à notre souveraineté retrouvée.
                Asselineau est dans la logique des Français qui voient tous les jours leur pays se dissoudre dans le magma européiste, qui fait de la France un vague territoire, sans identité, sans nom, sans histoire, sans passé, sans présent, et dont l’avenir des son peuple sera de se perdre dans l’UE, de s’y soumettre, d’y souffrir et de se retrouver privé de liberté. Qu’imagine-t-on ? Que les ploutocrates qui s’accrochent au fromage, vont partager à travers l’UE avec les peuples européens ? Qu’avons-nous gagné au jour d’aujourd’hui ?
                Agricultre ? Kapout !
                Pêche hauturière ? Kapout !
                Petites et moyennes entreprises ? Kapout !
                Sécurité Sociale ? Kapout !
                Poste et Télécommunications ? Kapout !
                La SNCF ? Kapout ! 
                L’UE traîne ses cadavres derrière elle.
                L’UE c’est pour eux, la manne ! Pas pour nous ! Elle n’a été fondée que pour la ploutocratie et les politiciens soumis la défendent mordicus, avec des sueurs froides dans le dos de la voir disparaître.
                Je trouve Asselineau bien courageux de prôner contre cette machine infernale, la sortie de l’UE. C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé, personnellement de lui apporter ma confiance.
                J’avais voté NON à Maastricht, j’ai voté NON à la constitution européenne, et je dis NON à l’UE ! Il faut être logique avec soi-même.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 18:49

                @Nicole Cheverney
                J’ai remarqué que les Mamamouchis européistes ne parlent plus ni de Nations, ni d’ Etats, mais de « territoires », comme s’il s’agissait d’un Empire colonial...


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 18:59

                @Fifi Brind_acier

                Bonsoir, c’est Merkel qui a annoncé l’année dernière que les Européens devaient donc se préparer à se passer des nations. Mais pour les autres, bien sûr, en Allemagne, s’aventurer sur ce terrain-là, c’est un peu risqué à mon avis ! smiley


              • capobianco 21 août 23:05

                @Fifi Brind_acier
                «  Mélenchon a fait partie d’un gouvernement, et refuse portant la sortie de l’ UE »
                JLM est bien votre seul adversaire comme il l’a toujours été pour votre grand visionnaire. Normal il est difficile de s’en prendre à la droite qui est la famille politique de toujours du conseiller municipal ump de tyberi et donc la votre.


              • doctorix doctorix 21 août 23:54

                @capobianco
                N’importe quoi !
                Nous mettons Mélenchon au ras des pâquerettes (pour ses trahisons), mais nous mettons toute la droite et l’extrême droite au quatrième sous-sol.
                Relisez donc le programme...
                J’ai parlé de rats, je précise : ce sont les agoravoxiens de la toute dernière heure (parfois moins de 24) sortis des égouts au même moment que la parution d’un article sur FA. Et je ne crois pas au hasard.
                Il ne faut donc pas le prendre pour vous.
                A propos, comme moi un moment, vous soutenez JLM. Vous croyez encore au plan A ? Vous êtes sur qu’il y aurait un plan B ? Vous êtes sur de ne pas vous faire entuber ?
                Comme disait De Gaulle, Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! ».
                Moi, c’est ce que j’ai fait.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 août 08:04

                @capobianco
                L’UPR met dans le même sac tous ceux qui proposent « Une Autre Europe ».
                La FI en fait partie. Mais pour la Gauche, c’est plus grave, car elle est sensée défendre les citoyens et l’intérêt général.
                « La promesse d’une autre Europe depuis plus de 30 ans »

                Mélenchon a toujours eu une grande admiration et une grande affection pour Mitterrand, « C’était un grand bonheur de travailler avec le vieux comme chef de meute » .  Vous avez oublié que Mitterrand à été décoré de la francisque par Pétain et qu’il était un grand ami de Bousquet, qui a envoyé plus de 6000 juifs en camp de concentration ? Ses fréquentations avec Mitterrand, Dassault ou Buisson, pourquoi n’en parlez-vous jamais ?


              • capobianco 22 août 10:21

                @doctorix
                «  Vous êtes sur de ne pas vous faire entuber ? »

                Ha, ha, ha !!! ET VOUS ?
                «   Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! ».  » Vous allez bientôt repartir... quoi qu’avec un tel niveau d’adoration votre réflexion .......... 


              • capobianco 22 août 10:39

                @Fifi Brind_acier
                «  Ses fréquentations avec Mitterrand, Dassault ou Buisson, pourquoi n’en parlez-vous jamais ? »
                1/ parce que je m’en fous
                2/ parce que mon problème c’est de voir mis en place, un jour, le programme de la FI.
                3/ Je ne vénère aucun homme ou femme politique surtout pas un « socialiste » genre mitterrand. Contrairement à vous, je ne suis en adoration devant personne. Ce que fait JLM aujourd’hui me va, demain on verra, mais il m’inspire plus confiance et me parait bien plus sérieux que votre haut fonctionnaire de droite. 


              • capobianco 22 août 10:44

                @doctorix
                «  ce sont les agoravoxiens de la toute dernière heure (parfois moins de 24) sortis des égouts »
                Vous sortez d’où vous avec vos insultes et votre mépris ? Si vous mettiez la droite au « 4ème sous sol » vous ne resteriez pas « ébloui » par votre haut fonctionnaire.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 août 13:04

                @capobianco
                Si vous vous en foutez des fréquentations de droite et d’extrême-droite de Mélenchon, pourquoi parler de celles d’Asselineau ??
                Vous êtes incohérent.


              • doctorix doctorix 22 août 15:59

                @capobianco
                Si vous mettiez la droite au « 4ème sous sol » vous ne resteriez pas « ébloui » par votre haut fonctionnaire.

                Et vous, si vous aviez jeté un oeil sur le programme de l’UPR, vous auriez compris que c’était un vrai programme de gauche : renationalisations, relocalisations, contrôle des mouvements de capitaux, liberté des media, vous croyez vraiment que c’est fait pour faire plaisir à la droite, ça ?
                Mais vous préférez en parler sans l’avoir lu, ou critiquer par principe, ça vous met à l’abri d’être en contradiction avec vous-même.


              • capobianco 22 août 17:22

                @Fifi Brind_acier
                «  pourquoi parler de celles d’Asselineau »
                JLM a été élu sur une liste ps à l’époque et n’a jamais manifesté de proximité « politique » avec la droite ou l’extrême droite. Votre dieu vivant a toujours été de droite dans l’ump, avec tybéri, et n’a travaillé qu’avec des ump parti dont il était adhérant. 
                Vous le considérez de gauche votre chef ou ni de gauche ni de droite ou honnêtement de droite ? 


              • capobianco 22 août 19:00

                @doctorix
                «  Et vous, si vous aviez jeté un oeil sur le programme de l’UPR, vous auriez compris que c’était un vrai programme de gauche »
                Une volte face complète de votre idole difficile à croire. Quant programme de gauche celui de la FI élaboré par plus de 3000 soutiens FI me convient tout à fait.
                Je n’ai aucune confiance en un homme providentiel seul détenteur de la vérité.
                «  c’est fait pour faire plaisir à la droite, ça ? »
                Oui, la multiplication de listes sert le pouvoir en place, même une liste avec un score ridicule... 
                «  Mais vous préférez en parler sans l’avoir lu » 
                Où m’avez vous vu en parler de votre « lumineux programme » ? Vos méthodes, vos certitudes me font penser aux religions et cela me suffit .


              • doctorix doctorix 22 août 19:55

                Une volte face complète de votre idole difficile à croire.

                Que savez-vous de ce qu’il pensait avant, et de l’évolution de sa pensée ? Rien. 
                Mais ce qu’il pense maintenant, vous l’avez dans son programme. Et c’est la même chose depuis au moins 12 ans : ce qui n’est pas le cas de tout le monde, hein ?.

                la multiplication de listes sert le pouvoir en place, même une liste avec un score ridicule... 
                Mais JLM n’est-il pas lui-même un dissident du PS (2008), et ne lui a-t-il pas fait perdre des voix, pour aboutir à sa disparition ?

                Où m’avez vous vu en parler de votre « lumineux programme » ?
                Ainsi, vous arrivez à démolir un programme sans en parler ? Trop fort... Ah oui !Vous démolissez juste le bonhomme et ses partisans, pour le plaisir...
                Enfin vous essayez...


              • San Jose 22 août 22:34

                @doctorix
                .
                Songez à nous expliquer quels sont ces résidus communs aux armes nucléaires et au thermite. 


              • doctorix doctorix 22 août 23:32

                @San Jose
                The decorative Aluminum Cladding + Iron Oxide + high heat = thermite  spheres, which were residue. 
                p.64 :
                https://phibetaiota.net/wp-content/uploads/2018/07/911-POTUS-Final-101-Pages.pdf
                Je n’ai pas retrouvé pour l’instant l’aticle ou la vidéo en Français qui expliquaient la présente de thermite.
                Il faudra vous contenter de ça.

                Vous pourrez en apprendre davantage ici :
                https://resistance71.wordpress.com/?s=11+septembre+nucl%C3%A9aire


              • doctorix doctorix 22 août 23:40

                @San Jose
                Il y a aussi ça, qui pourrait vous intéresser :
                https://www.veteranstoday.com/2018/05/03/488735/
                Bon, je cherche mon autre source pour la thermite (oui, on dit LA thermite)..
                Vous me faites bosser tard, à mon âge...


              • doctorix doctorix 23 août 00:11

                @San Jose
                Trouvé ici :
                https://www.veteranstodayarchives.com/2014/08/28/nuclear-911-revealed-theories-and-disinformation-the-misguided-and-the-inhuman/
                Depuis 1992, plus de 50 micro-armes nucléaires ont été déclenchées à travers le monde, et le même groupe de terroristes parrainés par l’État que celui qui a perpétré le 11 septembre les a tous faits.

                Ils incluent Fukushima, Oklahoma City...
                J’avoue que j’ai du mal à suivre.
                Mais bon, je cherche, et je lis...
                L’auteur de la théorie est Dimitri Khalezov. 
                Il a écrit un bouquin, The Third Truth , qu’il faudrait trouver en Français.


              • San Jose 23 août 00:53

                @doctorix
                .
                Je ne saisis pas... Pour qu’on ne puisse distinguer l’une ou l’autre sorte de bombe après explosion, est-ce la mini-bombe atomique qui ne disperse rien de radioactif ou est-ce la bombe à la thermite qui disperse de la radioactivité ? 


              • doctorix doctorix 23 août 09:09

                @San Jose
                Selon ce que j’ai compris, ce qui évoque la thermite serait un sous produit de l’explosion nucléaire, parce que cela résulte de la combinaison d’alu, de fer, sous une énorme chaleur. 
                En fait des résidus identiques à ce que laisserait la thermite.
                Ce sont ceux qu’on a détectés.
                Mais il n’y aurait pas eu de thermite.
                Pour le reste, il est bien expliqué dans l’un ou l’autre lien qu’ils ont réussi à limiter énormément la quantité de radiations et de particules émises.
                Mais pas au point d’éviter de nombreux cancers chez les sauveteurs en particulier, tous ceux qui étaient très proches.
                Je crois qu’on s’approche ici très près de ce qui doit être la vérité.


              • doctorix doctorix 23 août 09:11

                Une vérité qui écarte définitivement la farce Ben Laden...


              • capobianco 23 août 09:14

                @doctorix
                «  Mais JLM n’est-il pas lui-même un dissident du PS (2008), et ne lui a-t-il pas fait perdre des voix, pour aboutir à sa disparition  ? »
                Oui mais JLM est resté un homme de gauche et c’est pour cela qu’il a quitté le ps devenu un parti de droite avec les hollande, cambadelis et consorts. Il est resté de gauche comme votre génie est resté de droite. Quant à la disparition du ps seuls les gens de droite s’en plaindront... C’est votre cas ?
                «   Ah oui !Vous démolissez juste le bonhomme et ses partisans »
                C’est cela, je vous montre vos excès de certitude et de langage ainsi que la démesure de votre admiration, surtout vous, pour ce personnage qui a toute sa carrière évolué auprès de la droite la plus exécrable genre pasqua et tyberi.
                Oui j’ai plaisir à démolir vos fanfaronnades tout en sachant que cela ne changera ni votre adoration, ni vos excès verbaux. Je m’amuse c’est bien non ?


              • doctorix doctorix 23 août 10:06

                @capobianco
                En passant, Pasqua a été le seul à s’opposer aux américains ( avec Villepin plus tard) en expulsant 20 (ou 5 ?) diplomates américains pour espionnage. Du jamais vu avant et après.
                On peut quand même lui reconnaître ça.
                Mais vous continuez dans l’absurdité en prétendant que je suis de droite d’une part, et en prétendant qu’Asselineau l’est aussi.
                Il n’est qu’à lire le programme de l’UPR pour comprendre qu’il n’en est rien, et que c’est bien le programme le plus à gauche qui ait jamais été proposé.
                https://www.upr.fr/programme-elections-presidentielles-france/
                Vous préférez en parler sans le lire, c’est votre droit ; mais arrêtez de propager des mensonges.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 août 10:20

                @capobianco
                Vous faites la confusion habituelle des ignorants qui confondent un politique comme Mélenchon, avec un Haut fonctionnaire comme Asselineau.

                Les Hauts fonctionnaires sont au service de l’ Etat, ils ne choisissent pas les Ministres pour lesquels ils travaillent.

                Ils travaillent pour des Ministres de Gauche quand les Français votent à Gauche.
                Et pour des Ministres de Droite quand les Français votent à Droite !

                Ils travaillent aussi dans les Ambassades, les Conseils régionaux, les Conseils Départementaux, les Consulats ou les Préfectures. Ce sont des salariés.


              • doctorix doctorix 23 août 10:24

                @Fifi Brind_acier
                Bof...
                Il le sait parfaitement.
                Il espère qu’en salissant Asselineau qui monte, il va ressusciter Mélenchon qui descend.


              • Armelle Armelle 23 août 12:42

                @Fifi Brind_acier
                Oui certes mais Asselineau deviendrait un politique comme les autres s’il était élu. Tous sont plus ou moins des hommes d’état avant d’occuper ces fonctions. Le problème c’est que la fonction elle même pervertit le sujet !!! Des hommes d’état il n y en a plus depuis De Gaulle, même s’il est loin d’avoir tout fait de bien...

                « Les Hauts fonctionnaires sont au service de l’ Etat » ils ne choisissent pas les Ministres pour lesquels ils travaillent "
                Bien sûr que si !!! leur travail ne relève pas des travaux forcés à ce que je sache !!! Ils n’auraient pas le droit de refuser le poste à vous lire !!!

                « Ce sont des salariés »
                Les politiques en fonction également, d’ailleurs les dirigeants de partis politiques aussi dans peu de temps...


              • doctorix doctorix 23 août 18:59

                @Armelle
                Ils n’auraient pas le droit de refuser le poste à vous lire !!!

                Pourquoi aurait-il refusé ce poste ? Pasqua n’avait ps de casseroles à l’époque. Et les bonnes places ne courent pas les rues.
                Le vrai courage, il l’a montré en abandonnant un poste bien payé, parce qu’il en avait compris les implications, alors qu’il aurait pu finir dans la banque à 200,000 euros annuels.
                Comme tout le monde.
                Quand à Mélenchon, c’est un rentier de l’Europe, tout comme la Le Pen’s Family.
                Conseil municpal, conseiller général, sénateur, député européen, normal, quoi.
                A ce propos vous lirez avec plaisir (ou horreur) l’article que j’avais écrit sur nos députés :
                https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-tous-les-parlements-du-204585


              • Clocel Clocel 21 août 11:33

                En lisant les articles et les commentaires, je finis par me demander si le rôle de l’UPR n’est pas finalement de ringardiser la contestation de l’UE...

                Je vous vois reparti dans votre opération de trollage bien casse-couilles, qui a déjà donné les résultats que l’on sait et qui fait que cela devient de plus en plus compliqué d’assumer ses positions anti UE...

                Si c’est le cas, surtout ne changez rien, vous êtes redoutablement efficaces !


                • cevennevive cevennevive 21 août 11:41

                  @Clocel, bonjour,

                  Trop de pub tue la pub !


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 11:59

                  @cevennevive & clocel,
                  C’est vrai que les médias et les politiques français ne font jamais de pub pour l’ Europe !? Ils ne font que ça, à longueur d’émissions et de débats, auxquels ne sont conviés que des pro européens et des pro « Une autre Europe à la St Glinglin ».

                  100% des médias et des politiques français sont contre la sortie de l’ UE !
                  Mais cela ne vous gêne pas, puisque vous même en faites partie.


                • cevennevive cevennevive 21 août 12:10

                  @Fifi Brind_acier, bonjour,

                  Taratata ! Je ne sais pas pour clocel, mais je ne fais partie de rien du tout, et vous le savez sans doute, j’ai voté contre Maastricht, et depuis, je ne vote plus jamais lorsqu’il y a des élections européennes. J’ai dit non une fois, je reste sur mes positions.
                  Par contre, vous êtes quelques-uns qui ne semblez pas comprendre que vos interventions multiples et renouvelées à l’infini risquent de lasser. Vous répétez toujours les mêmes antiennes, que l’on connaît, que l’on sait, et que l’on approuve la plupart du temps.

                  Alors, essayez de ne pas trop fatiguer les éventuels aspirants UPR.
                  Je vous l’avoue en confiance, et ne le répétez pas : j’étais une partisane de JL Mélenchon. Et ce sont les litanie et outrances de ses partisans qui m’ont un peu détournée de ce candidat...
                  Mais ne faites pas attention, je suis une « réboussière » comme l’on dit chez nous. Et ce que l’on me fait trop miroiter me semble toujours suspect et me fait tourner le dos.
                  Bien à vous !


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 12:12

                  @Clocel

                  Bonjour, compliqué d’assumer ses positions anti UE ? Mais c’est l’UE, elle même qui assume dorénavant nos positions, par sa politique chaque jour davantage destructrice, mortifère. Nous n’avons pas besoin de grands efforts pour prouver chaque jour la nature véritable de l’UE ! Elle le fait toute seule, comme une grande !
                  Et si vous allez sur les ronds-points de gilets jaunes, vous discutez un petit peu avec eux, vous verrez qu’avant de vouloir remplir leurs frigidaires, ce que veulent les Français, c’est sortir de l’UE, car ils savent ce qu’il leur en coûte de cette construction imposée aux Français par la fraude électorale, et par la manipulation de l’opinion publique, avec Maastricht, et plus tard par la félonie de politiciens prêts à tout. 
                  Et je suis étonnée de voir ce genre de réaction de votre part.
                  Qu’invoquez vous, vous, comme contestataire de l’UE ? Le laisser-faire ? Le laisser nous bouffer par les ploutocrates de Bruxelles ?
                   


                • Agafia Agafia 21 août 12:24

                  @cevennevive

                  Bonjour, et Merci à vous d’avoir exprimé (avec plus de formes j’avoue ^^) ce que j’ai voulu dire par ma formule un peu brute de décoffrage de « fanatiques débitant des mantras »...
                  D’accord ou pas d’accord, c’est gonflant et contre productif... Et c’est tout ce que je reproche aux aficionados d’un parti quelqu’il soit... 
                  Bonne journée smiley


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 12:34

                  @cevennevive
                  Le texte de Philippe Seguin a été lu à cette heure par 640 personnes, ce qui excède largement le nombre de blogueurs habituels sur Agoravox. C’est pour les lecteurs que vous écrivons des commentaires, si l’ UPR n’était pas censurée, nous serions à la plage !

                  Si les blogueurs habituels du site ne sont pas contents, libre à eux de ne pas les lire... Personne ne vous a obligé à venir sur le billet de doctorix.

                  J’aime bien tous ces droit-de-l’hommistes, prêt à signer des pétitions pour protéger les lanceurs d’alerte du monde entier, qui pestent contre les comportements liberticides du gouvernement, mais qui font le canard depuis 12 ans devant la censure de l’ UPR , et en plus, qui se permettent de donner des leçons ...


                • Clocel Clocel 21 août 12:43

                  @Nicole Cheverney

                  ’lut Nicole

                  On ne joue pas au Monopoly avec un adversaire qui peut changer les règles à volonté en cours de partie.
                  Je n’attends rien par les voies « normales », les urnes sont faites pour nous baiser, pas pour nous sortir le cul de ronces.

                  Lorsqu’une masse critique suffisante sera atteinte, alors peut-être, en attendant, on morfle.

                  On n’est pas encore assez nombreux dans la merde, mais ça vient.

                  Chez moi, il y a beau temps que les ronds points ont été « nettoyé » et vu l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de chaque réfractaire, on n’est pas près de les voir réoccupés.

                  En des temps moins farouches et un peu plus éclairés, on aurait sans doute désigné ces pratiques comme totalitaires, mais depuis que la majorité de nos concitoyens passent leurs vies connectées à leurs angoisses...

                  La phéromone du contrôle social passe par les réseaux...


                • cevennevive cevennevive 21 août 12:45

                  @Fifi Brind_acier,

                  Méchante ! Ce n’est pas mon cas ! Je serais plutôt l’âne qui ne veut pas boire...

                  Et le texte de Monsieur Séguin, je l’ai sans doute lu, connu et approuvé bien avant vous. C’est grâce à lui que viennent mes positions concernant l’UE et qui datent de presque trente ans.

                  Quant à doctorix, je l’aime bien, je suis régulièrement ses publications et je lui reconnais (comme à vous-même d’ailleurs) le fait qu’il ait des opinions légèrement différentes des miennes.

                  Allez, topez là !


                • Clocel Clocel 21 août 12:46

                  @Clocel
                   Lire « on n’est pas prêts »... Sorry...


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 12:48

                  @Agafia
                  Qui vous oblige à venir sur des billets politiques, si vous êtes allergique à la politique ? Allez donc sur les billets de Rosemar , elle n’attend que vous.


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 12:49

                  @Agafia

                  Bonjour, dommage que vos commentaires soient si indigents, lorsque vous écrivez de si beaux textes. J’ai apprécié l’histoire de votre aÏeul, mais vraiment, je ne sais pas si vous êtes faites pour l’argumentaire, c’est une méthode qui semble vous échapper. A moins que ce ne soit qu’une petite mise en bouche pour venir plus tard nous démontrer ce qui est gonflant dans nos commentaires sur un article de doctorix qui se borne à faire un retour en arrière sur Ph. Séguin et ses mises en garde sur l’UE.
                  Prouvez-nous que vous êtes championne dans l’argumentaire, nous vous répondrons.
                  J’attends cependant vos futurs article que j’irai plusser avec le plaisir de lire un beau texte. Merci.


                • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 12:54

                  @Nicole Cheverney

                  un argumentaire n’est pas une méthode, mais une liste d’arguments disponibles éventuellement utilisables dans une démonstration

                  ce qui est une méthode, c’est une « argumentation » !

                  il est vrai que beaucoup de vendeurs confondent les deux et ne savent que réciter leur bréviaire alors que les techniques de vente consistent à être capable de montrer au client que le produit à vendre est la solution à son besoin
                  il existe même des tas de ficelles en vente comme en politique pour faire prendre des vessies de cochons pour des lanternes, mais justement, il faut être habile en rhétorique et non pas en récitation


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 12:56

                  @Clocel
                  On n’est pas encore assez nombreux dans la merde, mais ça vient.


                  Merci pour vos précisions. Les Grecs sont ruinés, mais ils ne veulent pourtant pas sortir de la prison européenne. Ils ont fait plus de 20 000 manifestations, sans aucun résultat. Ce que je comprends, c’est que vous préférez une guerre civile à un retour pacifique à la souveraineté. C’est parfaitement votre droit.


                • doctorix doctorix 21 août 13:00

                  @cevennevive
                  Il n’y a pas de mauvaise publicité : il n’y a que de la publicité. Donc l’intérêt est grand qu’on parle de l’UPR, en bien ou en mal, et tous azimuts.
                  Nous ressassons les mêmes arguments, mais c’est toujours pour répondre aux mêmes mensonges.
                  Ainsi, il faudrait cesser de répondre au mensonges en laissant croire que nous convenons que sont des vérités ?
                  Que les menteurs cessent de mentir et nous nous passerons de rectifier inlassablement. Les menteurs se fatigueront avant nous.
                  C’est fatigant de lire (!), c’est encore plus fatigant d"écrire, d’autant que nous ne pratiquons pas le copier-coller.
                  Mais si vous croyez que nous sommes inefficaces, reportez-vous aux étoiles, et comparez les nôtres avec celles de nos adversaires, systématiquement moinssés.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 13:00

                  @Séraphin Lampion
                  il faut être habile en rhétorique et non pas en récitation

                  Nous attendons avec impatience votre brillante rhétorique pour aider les Français à sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN ! Surtout ne vous privez pas !


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 13:06

                  @Clocel

                  L’un n’empêche pas l’autre. Faire changer les choses avec les gilets jaunes et proposer la sortie de l’UE, par un candidat à la présidentielle comme Asselineau. Les partis politique existant toujours, les élections toujours, puisque la république est toujours sur pied, malgré ce qu’il en reste perdue dans le magma de l’UE d’ailleurs vous etes vous penché sur l’inconstitutionnalité du décret Valls ? et de ce qu’ils en fait de notre Constitution qui n’est plus qu’une peau de chagrin ? Asselineau a pris son baton de pélerin et gagne chaque jour du terrain sur le sujet à hauts risques de l’UE. C’est ce qu’on lui reproche, de parler d’un sujet hautement tabou, et que Mélenchon dans une réaction épidermique, associe à du nationalisme. Le culot !
                  Alors qu’il ne s’agit ni plus, ni moins, de défendre tout simplement la République Française, une et indivisible ! D’en défendre les principes fondateurs. Ce que Asselineau fait avec ses moyens à lui, didactiques, pédagogiques, car, oui, il faut bien expliquer les choses et notamment ce qu’est l’UE, ses fondations, plus que contestables, l’érection de ses murs porteurs, et les différents étages de cette construction, ses rajouts successifs. Finalement, l’UE, c’est un peu la maison de Cadet Rouselle, qui n’a ni porte, ni fenêtres, ouverte à tous les vents du capitalisme prédateur. J’image, bien évidemment.
                  Pour moi, et pour beaucoup d’entre nous, l’idée de se sortir le cul des ronces est salutaire, mais la priorité sera de sortir son derrière des ronciers de l’UE !
                  C’est pas gagné, je sais, mais nos concitoyens commencent à y voir clair, pour témoignage, alors que sur les réseaux sociaux F. Asselineau est soit très suivi, soit vilipendé, comme à la télé, d’ailleurs, sur les marchés Asselineau est porteur d’une image de respectabilité, car et je ne l’invente pas, il est sobre, classique. Et je puis vous assurer et surtout parmi les jeunes les électeurs en ont marre des farfelus, des olibrius déjantés, et des fou-dingos qui hantent les sphères politiques et qui nous donnent cette classe politique si méprisable.


                • doctorix doctorix 21 août 13:08

                  @Séraphin Lampion

                  il faut être habile en rhétorique et non pas en récitation

                  Vous proposez l’habileté (autre vocable pour mensonge) à la sincérité.
                  C’est votre choix, pas le nôtre.
                  Nous pensons que notre sincérité et notre honnêteté finiront par transparaître et l’emporter.
                  Nous n’avons pas les mêmes valeurs, sans doute. Je vous laisse les vôtres, bien frelatées, et je garde les miennes.
                  On préfère perdre dans l’honneur que vaincre dans le déshonneur.
                  (Mais quand même, on aimerait bien gagner un jour...).


                • Clocel Clocel 21 août 13:10

                  @Fifi Brind_acier

                  Ce n’est pas ce que je souhaite particulièrement, mais c’est bien comme ça que ça finira...

                  La suite du scenario l’exige, on est au bout des voies « normales », on ne peut plus croire au verdict des urnes...

                  J’avais envisagé la victoire de Macron quand tout le monde se marrait de cette option et pronostiqué que dans ce cas, ce serait la dernière élection telle que nous les connaissions...

                  Vous savez qui est derrière la baudruche, n’est-ce pas ?

                  J’ai confiance au peuple grec, c’est un grand peuple, il l’a montré par le passé et le paie aujourd’hui...


                • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 13:11

                  @Fifi Brind_acier et Doctorix

                  dommage qu’on ne joue pas à la bataille navale, j’aurais eu l’impression de toucher duex cuirassés e visant un croiseur !


                • Clocel Clocel 21 août 13:16

                  @Nicole Cheverney

                  Nicole, dès l’instant où des textes extérieurs et non négociables ont la main sur notre constitution, on peut considérer que nous n’en avons plus et une République sans constitution, ça n’existe pas !
                  C’est à peu près ce que disait Séguin dans son discours.


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 13:40

                  @Clocel

                  Je relis effectivement le passage sur l’inconstitutionnalité du traité de Maastricht. Il y a eu dès le départ une fraude, un vice de forme constitutionnel et il semble bien, avec le recul, que toute la classe politique ait été complice. Aujourd’hui ils reviennent, « la gueule enfarinée » vous expliquer que l’UE c’est l’avenir. Il a surtout été l’avenir pour eux !
                  Maintenant, résumons : l’UE : 1/ Maastricht inconstitutionnalité.
                  2/ 2005 le résultat du référendum : non respecté par le gouvernement.
                  3/ le décret VALLS ! Inconstitutionnel par essence, puiqu’il supprime de facto la séparation des pouvoirs en mettant la justice sous le marteau de l’Elysée.
                  4/ qu’attendons-nous pour réagir ?
                  5/ l’Union Européenne est une institution illégale, illégitime et donc, nous devons nous en débarrasser.
                  6/n Le piège, c’est ce que vous évoquez, à partir du moment où les textes extérieurs et non négociables ont été entérinés, il m’apparait tout à fait impossible d’en sortir en renégociant des traités.
                  Seul, l’article 50 est raisonnable, quant tout le reste ne l’est plus. C’est à mon sens, la seule échappatoire.


                • Clocel Clocel 21 août 13:52

                  @Nicole Cheverney

                  Le conseil constitutionnel s’est toujours couché, ce n’est plus un outil à notre service...
                  Alors ? On fait quoi ? On est en cage, les voies normales sont closes.

                  « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
                  JC Juncker

                  Il ne fait pas que picoler cet homme, il nous parle aussi, par moment...


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 16:32

                  @Clocel
                  Des révoltes sûrement, une révolution, j’ai des doutes. Pour faire une révolution qui aboutisse, il faut un projet clair et un Parti. Il y a 30 Partis qui se disent de Gauche en France, incapables de s’unir, s’excommuniant, se divisant comme les amibes, je ne vous raconte pas la foire d’empoigne pour savoir qui dirigera le machin ...


                • Clocel Clocel 21 août 17:06

                  @Fifi Brind_acier

                  Oui oui... Fifi... J’ai bien compris... Tu veux garder le troupeau à la bergerie, garder la laine au chaud...

                  Les révolutions ne se font pas avec les Partis, heureusement, elles se font quand un quorum d’individus en ont plein le cul et qu’ils inversent le rapport de force.

                  Car soyons clair, les lois, les règles ne viennent que pour valider un rapport de force, mais la base d’un mouvement, c’est la violence, réelle ou symbolique.


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 19:10

                  @Clocel

                  Oui, entre deux hoquets il nous dit la vérité : l’UE est tout sauf un choix démocratique, tout sauf une voie démocratique, tout sauf faite par des démocrates ! Mais bien une dictature à l’échelle européenne, sous bannière étrangère.
                  Il le sait, il le dit et nous ne l’écoutons pas. Pire, les politicards s’entêtent à nous faire croire que l’UE c’est un passage obligé pour une démocratie universelle. C’est une fumisterie innommable ! Un mensonge éhonté, un travestissement de la vérité.

                  Mais...

                  Au milieu des mensonges, un peu de vérité, une once de sincérité, une pinte de bon sens : l’article 50 qui n’est pas pour moi une obsession, simplement le Krik lorsque tout le véhicule est en panne avec ses pneus crevés. L’UE c’est le pneu crevé des européens.
                  Si vous voulez d’autres comparaisons imagées sur l’UE et ses multiples travers, je suis à votre disposition.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 19:14

                  @Clocel
                  Je voudrais surtout éviter que les Français se retrouvent ruinés comme les Grecs !
                  Ce serait déjà un grand progrès que de conserver les acquis sociaux qui vont passer à la moulinette, et de créer des emplois.

                  Vous pensez que les gouvernements ne se préparent pas à une révolution ? Le nouveau Gouvernement grec est en train de faire voter des lois qui classent les anarchistes comme « terroristes ».
                  « Grèce : La chasse aux jeunes rebelles est ouverte »


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 19:19

                  @Clocel

                  Pour l’instant ce que l’on constate c’est que celui qui fait sa révolution c’est Macron, car il dispose de tout, c’est comparable au régime de Vichy où l’Etat français disposait de la presse, de l’armée, de la police, de la propagande, etc. Mis à la disposition des Allemands. Macron, lui, c’est les banques et les multinationales qu’il bichonne.


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 19:29

                  @Séraphin Lampion

                  Bonsoir, vous jouez sur les mots. Vous me rappelez ce présentateur de télé qui avait recalé un candidat car il avait répondu à tord le mot fraise au lieu du mot fraisier, sur une question botanique.
                  Toujours est-il que de l’argument, à l’argumentaire, il n’y a que l’espace que vous voudrez bien lui accorder puisque mon argumentation vous déplait à ce point. Et je laisse le rhéteur que vous êtes m’expliquer cette différence fondamentale qui changerait tout d’un commentaire dont la subtilité est si évidente, qu’elle aura échappé à tout le monde.


                • Clocel Clocel 21 août 19:37

                  @Nicole Cheverney

                  Il fait ce qu’on lui permet de faire et ce n’est pas les urnes qui l’arrêteront.

                  Si les français sont trop cons pour préserver leurs acquis, à qui la faute ?

                  L’Histoire qui ne repasse jamais les plats, c’est une blague, elle ne fait que ça !


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 20:04

                  @Clocel

                  Pour que les urnes arrêtent Macron, il faudrait que les bulletins de vote soient effectivement TOUS décomptés, et non une partie foutue à la poubelle comme l’on a vu et notamment ceux de Asselineau dans certaines municipalités. Avec la complicité des présidents de bureau, et des équipes chargées de la surveillance du déroulement des scrutins. Je dis Asselineau, mais il n’est pas le seul, et dans les enveloppes que l’on reçoit chez soi, avant les scrutins, la moitié ne contiennent pas la totalité des candidats en piste.
                  Pour les medias aussi : on n’invite pas les petits candidats, seulement les grands, les médiatiques.
                  Le Régime décide en lieu et place des électeurs, avec leurs cornets à piston, les journaleux, toujours prêts !


                • doctorix doctorix 22 août 00:02

                  @Clocel

                   Lire « on n’est pas prêts »... Sorry...

                  Non, c’était bien.
                  On dit « on n’est pas près de »... ou "on n’est pas prêts à...
                  Pardon pour le cours...

                • capobianco 22 août 19:18

                  @cevennevive
                  «  Taratata »
                  Pour fifi critiquer leurs méthodes, leurs excès c’est une « preuve » que vous êtes pro cette ue. Et ils vous demandent de « débattre »...
                  Perso je suis un soutien de la FI pour son programme. Je trouve JLM bien dans son rôle pour le moment et nos élus plutôt convaincants dans leur diversité, voir indépendance : Ruffin, Catenens, C Autain.... L’avenir (court à mon âge) confirmera ou pas cette bonne impression. 


                • doctorix doctorix 23 août 00:34

                  @capobianco
                  Mais si, on a compris que vous n’étiez pas pro-UE.
                  Ce qu’on ne comprend pas, c’est que vous suiviez Mélenchon alors qu’il est maintenant clair qu’il ne peut pas la modifier et qu’il ne veut pas vous en sortir.
                  Et je crois que c’est ce que ses partisans ont compris quand ils lui ont mis cette claque aux européennes.
                  Maintenant, on a Jadot qui crane avec ses 13%.
                  Il n’a pas compris que les gens se sont dit
                  « on ne veut plus de macron, on ne veut plus des socialistes, on ne veut plus de la droite, ni de l’extrême droite, alors qu’est-ce qu’on fait ? Eh ben on va voter propre sur nous avec les écolo ou le parti animalier, n’importe quoi plutôt que »les autres"


                • capobianco 23 août 09:42

                  @doctorix
                  «  Mais si, on a compris que vous n’étiez pas pro-UE.  »
                  Ce n’est pas ce qu’écrit fifi et vos autres copains pourtant ! Vous affirmez «  qu’il ne peut pas la modifier  », ce n’est que votre point de vue pour discréditer la FI. Et puis, nous ne sommes pas votre parti où tout repose sur votre grand homme, si JLM est l’instigateur de talent du mouvement les contenus ne relèvent pas de lui seul, arrêtez de lui attribuer des pouvoirs personnels, la FI est son idée pas sa propriété, il en est la figure de proue (de grande qualité) pas le chef suprême comme chez vous.  

                  «  Et je crois que c’est ce que ses partisans ont compris quand ils lui ont mis cette claque aux européennes. »... Oui je sais au moins vous , vous avez progressé de 50% avec un peu plus de 1%. Votre dévotion vous aveugle.
                  «  Il n’a pas compris que les gens se sont dit »
                  Parce que vous vous avez compris ? On n’est pas arrivé....


                • doctorix doctorix 23 août 10:45

                  @capobianco
                  Arrêtez avec ça.
                  La France Insoumise ne sortira pas de l’Europe parce que Mélenchon ne veut pas sortir de l’Europe, point final.
                  Ca m’étonnerait que quiconque dans son parti lui fasse changer d’avis. Parce qu’entre nous, il a l’air d’une sacré tête de mule, avec son plan B, en particulier.
                  Je vous signale que l’UPR a aussi un bureau élu, avec 29 titulaires et 29 suppléants...
                  Bon, la dévotion que vous vouez à JLM est aussi palpable que l’admiration que j’ai pour FA. D’ailleurs on ne vous a pas vu critiquer une seule de ses décisions non plus.
                  15 partout la balle au centre et regardez dans votre assiette.


                • Armelle Armelle 23 août 13:04

                  @doctorix Bonjour
                  "Ce qu’on ne comprend pas, c’est que vous suiviez Mélenchon alors qu’il est maintenant clair qu’il ne peut pas la modifier et qu’il ne veut pas vous en sortir"

                  Ce n’est peut être pas parce qu’il ne veut pas mais parce qu’il ne PEUT pas. Il n’y a qu’à voir nos malheureux Anglais, 3 ans déjà et toujours rien !!! 3 ans !!!
                  Prochaine date le 31 octobre, avec peut être des élections entre temps et peut être jamais de Brexit tant l’histoire est complexe, tant bcp d’Anglais se questionnent et tant d’entreprise ont anticipé et déjà délocalisé (même les nôtres) Finalement il ne suffit pas de dire qu’on en sort par l’article 50, comme on nous rabâche ici !!!
                  Un type ne sachant pas nager peut se jeter à l’eau ! Oui, il peut le faire...
                  D’autant que les gros problèmes ne sont pas réglés, et pour cause, éludés depuis le début, comme celui que pose l’Irlande du nord.
                  Trump est heureux de voir le début de la dislocation de cette Europe. Il pourra enfin négocier avec chaque pays ce qu’il ne peut faire avec le bloc Europe. Il a d’ailleurs déjà promis à Boris Johnson une aide commerciale pour les sortir de la merde quand il sera l’heure d’entrer dans le dur !!! car pour le moment il ne s’est rien passé, et pour cause puisque ce Brexit n’est pas effectif à ce jour...
                  Les British pourraient bien devenir la main d’oeuvre Européenne low cost !!!


                • doctorix doctorix 23 août 14:48

                  @Armelle
                  « ce Brexit n’est pas effectif à ce jour... »
                  Les industriels ont largement anticipé le processus, et tout se passe pour le mieux.
                  « tant d’entreprise ont anticipé et déjà délocalisé (même les nôtres) »
                  Alors citez-nous quelques exemples.
                  Vous regardez trop TF1 et BFM TV.
                  En réalité, l’UE enrage de voir à quel point les choses se passent bien en GB, malgré tous les bâtons dans les roues qu’on lui met. Ca va être un très mauvais exemple pour les 27 qui restent.
                  Si on tape brexit-catastrophe sur google, on ne trouve que des articles alarmistes. Mais en cherchant, on peut trouver ça :
                  https://polony.tv/focus/brexit-la-catastrophe-vraiment-?autoplay=true
                  En fait, l’alarme est du côté de l’UE, qui ne survivra pas au succès de la GB hors UE.
                  Preuve en est le chômage, descendu à moins de 5% dès l’annonce du Brexit, et qui est maintenant à 3,9%.
                  De quoi faire rêver bien des gouvernements, dont le nôtre...
                  La dernière mesure prise par Johnson fait que les directives (les ordres !) de Bruxelles ne sont plus applicables au droit britannique. Un petit vent de liberté qui va encore améliorer les choses, tandis que nous garderons nos chaînes.


                • Armelle Armelle 23 août 15:30

                  @doctorix
                  Je mettrai, en toute logique ce beau décor futur que vous décrivez sur le dos de vos vives espérances et en cela je vous comprends. Pour ma part ces aspirations nationalistes ne m’inspirent absolument pas mais je respecte les vôtres qui ne pas moins louables que les miennes bien sûr. En revanche là où la raison s’impose c’est sans doute sur un propos qui consisterai à affirmer que PERSONNE ne sait véritablement ce qui se passera et comment cela se passera. Moi j’ai la conviction que les Anglais ont initié cette sortie dans le seul but d’espérer que suivent RAPIDEMENT les autres pays et du coup détruire cette U.E avant qu’elle ne soit contrainte à préparer une sortie douloureuse. D’ailleurs on voit bien au bout de trois ans que cette préparation était bâclée !!! Ne serait-ce que sur le sujet de l’Irlande du nord face à son riverain Européen qui pose quand même un lourd problème et sur lequel je vois d’ailleurs que vous ne vous exprimez pas !!!
                  Le chômage à 5% n’a rien à voir avec le Brexit puisqu’il pas encore eu lieu, il est à ce niveau de par l’effet d’annonce mais ne tient évidemment pas compte des distorsions économiques à venir, car affirmer qu’il n’y en aura pas me fait sourire !!! Le royaume uni Serait-il devenu un pays autonome ?
                  De plus, au même titre que la France, les Anglais ne disposent pas des technologies dont ils ont besoin pour poursuivre leur développement et seront obligés de négocier soit avec les Etats unis, soit avec la chine pour les acquérir. Alors déjà qu’à la table Européenne, la négo est difficile, je ne vois pas bien ce qu’un pays isolé pourra bien faire ?!?!??
                  ...A partir de 2020, Airbus ne fabriquera plus les ailes de ses avions au Royaume Uni...en voilà un exemple... Et il y en a d’autres ; Toyota, BMW...
                  La mondialisation a commencé avec Christophe Colomb, elle a façonné depuis 500 ans des échanges, des affinités et a fait évolué bon nombre d’entreprise à travers l’échange et la mixité, Vouloir anéantir cela brutalement ne peut qu’avoir de fâcheuses conséquences, à moins que pour retrouver ce petit vent de liberté ce Royaume uni ait déjà inscrit au menu des festivités de sacrifier qqes générations...Et si c’est cela, je dis bravo !!! Pour une fois qu’une gouvernance pense aux générations futures...ça ne craint pas arriver en France cette chose là !!!


                • Armelle Armelle 23 août 15:36

                  @doctorix
                  Heu... pour info, je ne regarde pas BFM TV et encore moins TF1...
                  Vous devriez le savoir pourtant vu mes idées


                • doctorix doctorix 23 août 19:19

                  @Armelle
                  A partir de 2020, Airbus ne fabriquera plus les ailes de ses avions au Royaume Uni.

                  Voilà typiquement le genre de mensonge destiné à faire peur, que vous propagez sans vergogne.
                  Airbus résulte d’une coopération franco-germano-britannique datant de 1966, c’est-à-dire bien avant l’UE.
                  Et le fait de quitter l’UE ne changer a rien à ces accords.
                  BMW, c’est autre chose, mais ça m’étonnerait qu’ils le fassent, sauf à éponger une baisse des ventes aux USA, et alors ils le feraient de toutes façons : mais c’est un bon prétexte..

                  Pour ma part ces aspirations nationalistes ne m’inspirent absolument pas

                  Insinuations malveillantes, qui ne doivent rien à la distraction...Ou avez-vous vu que nous étions nationalistes ? Parce que nous tenons à décider de notre sort ? A ne pas subir les diktats d’un groupuscule non élu ?
                  Sous de faux-airs bienveillants, vous êtes aussi fielleuse qu’avant.


                • doctorix doctorix 23 août 19:27

                  @Armelle

                  Le chômage à 5% n’a rien à voir avec le Brexit puisqu’il pas encore eu lieu, il est à ce niveau de par l’effet d’annonce
                  D« abord il n »est plus à 5% mais à 3,9%.
                  Et je ne comprends pas votre histoire d’effet d’annonce : cette annonce qui devait inaugurer les pires catastrophes il y a trois ans.
                  Maintenant,l’échéance est proche et inéluctable, et le chomage baisse toujours. Apparemment l’effet d’annonce est plutôt positif.
                  Je sais, c’est rageant : mais vous vous êtes plantée, comme les autres. 
                  On peut savoir vos sources, puisque ce n’est pas TF1, mais que vous parlez comme TF1 ?


                • doctorix doctorix 23 août 20:39

                  Ensuite, il y a les droits de douane, brandis comme l’étendard de la foi.
                  La belle affaire !
                  Les droits de douane c’est « Je ne t’emmerde pas avec ton pinard et tu ne m’emmerdes pas avec mon whisky. »
                  Ca se résume à ça.
                  « Alors tu sais pas, les droits de douane on va s’asseoir dessus, comme avant. »
                  Trump le matamore a essayé le coup.
                  25% de droits de douane sur les produits chinois, qu’y disait.
                  Ah oui ? eh bien moi je dévalue le yuan, et je vais t’inonder pire qu’avant. 
                  Résultat ? Les droits de douane, c’est pour...plus tard.
                  Les droits de douane, c’est fait pour pallier un déséquilibre insoluble. Les anglais n’en ont avec personne, vu que ce sont eux qui ont inventé le commerce mondial.
                  Ils ont 163 milliards d’importation. Qui a à perdre si on joue aux droits de douane ?


                • capobianco 24 août 17:28

                  @doctorix
                  «  Arrêtez avec ça. »
                  J’arrête si je veux, je ne suis pas dans votre parti et je dis ce que je veux.
                  «  Ca m’étonnerait que quiconque dans son parti lui fasse changer d’avis. »
                  Vous êtes qui pour affirmer ainsi vos « vérités » ? Est-ce que je peux me permettre de vous dire « la tête de quoi vous avez l’air » ? Vous avez bien appris votre leçon et comme les médias aux ordres vous tapez sur JLM et cela dans le même espoir d’affaiblir la FI. Quant à votre structure upr que voulez vous que cela me fasse, ? Vous croyez que cela risque de m’influencer dans mes convictions ? Votre tentative pour faire croire à un fonctionnement démocratique chez vous est assez pitoyable, surtout quand on a lu vos qualificatifs énamourés sur votre génie qui sais tout connait tout, a raison sur tout et dont il ne faut pas rappeler la « carrière » exclusivement droitière.
                  «  la dévotion que vous vouez à JLM est aussi palpable que l’admiration que j’ai pour FA ». Vous, ce n’est pas de l’admiration, je vous le dis plus avant et voila bien un « argument du style »c’est celui qui le dit qui l’est " niveau cm1. Ce n’est même plus drôle de vous répondre.


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 25 août 14:47

                  @capobianco

                  Bonjour, personnellement, je ne crois pas qu’il faille, aujourd’hui, vu la situation ET LE niveau de désintégration de la société civile, taper sur quiconque, ni sur JLM, ni sur Asselineau, ni sur personne d’autre. Il faut qu’au contraire, toutes les forces vives de la Nation se rassemblent et comprennent qu’on NE PEUT PLUS CONTINUER A FINANCER LES PARASITES DE L’UE. Sinon c’est l’UE qui nous sortira comme les Grecs, de nos maisons, qui videra nos comptes en banques, et nos maigres économies, qui continuera à faire crever nos agriculteurs, nos marins-pêcheurs, qui continuera à faire augmenter le chomage, dans une réaction inflationniste frôlant à la démence, pour préserver les banques, augmenter la TVA, les prix des marchandises de base et continuera à démanteler les services publics, à envoyer nos vieux ad patres par manque de soins, plus tôt que prévu, etc.
                  Peut-être que JLM a les pieds et poings liés, et qu’il ne peut faire plus. J’ai toujours estimé cet homme politique, mais réellement, sur la question de l’UE, il fait tout faux et ne tient pas un discours exempt de carences sur la question de l’Union Européenne. Il existe suffisamment de preuves intangibles, presque oserais-je dire que l’UE est profondément toxique pour les peuples. Comme l’est d’ailleurs, le capitalisme dans son ensemble, dans un grand réflexe de « fétichisation de la marchandise », dans le consumérisme à outrance. Lorsque l’UE se comporte comme un grand bloc extra-territorial où les peuples européens, n’ont même plus le droit de décider de leur destin, même par le vote, constamment détourné, alors il faut bien que cela s’arrête un jour. Jusqu’à présent, rien d’effectif n’a été mis en place pour arrêter cette machine infernale qui avance main dans la main avec les banques et les multinationales, les trusts  

                  Je pense que reprocher son passé de droite à Asselineau est un mauvais procès, car les évènements parfois vous forcent à changer votre fusil d’épaule. Posez-vous la question : pourquoi tant de gens de gauche déçus oh combien ! rejoingnent l’UPR ? Pourquoi des communistes rejoignent l’UPR ? Bien plus que vous ne le pensez.

                  J’en connais la cause : c’est l’amour de la France. Bien sûr, je sais que JLM aime son pays, mais ce que je lui reproche, c’est qu’il confond nationalisme étroit et patriotisme large et généreux.

                  Pour ma part je me sens proche de ce discours-là de G. Marchais sur la France :

                  « La nation Française s’est faite sur un certain territoire, par le travail, la coopération et les luttes de dizaines de générations. Dans ce creuset, les hommes ont façon dure, tout cela s’est constitué avec des différenciations et une unité qui font l’originalité de la France...
                  L’efficacité économique et sociale ne réside pas dans le nivellement des nations au sein de blocs standardisés, bureaucratisés, mais dans leur épanouissement et leur contribution à une coopération internationale fondée sur l’égalité, l’intérêt mutuel et le respect de la souveraineté ».
                  Vous voyez, G. Marchais use bien du mot : SOUVERAINETÉ.
                   


                • MagicBuster 21 août 14:06

                  Merci Doctorix pour ce rappel prémonitoire ( que les moins de 20 ans ne peuvent connaître ).

                  Je m’étonne tous les jours de la nullité des journalistes et des JT.


                  • Esprit Critique 21 août 18:08

                    https://www.cvce.eu/obj/Discours_de_Pierre_Mendes_France_sur_les_risques_du_ Marche_commun_Paris_18_janvier_1957-fr-c81bfdc2-20a9-4eaa-82ec-c2117fa1f3c2.html

                    En 1957 Mendes France annonçait tous les problèmes, constatés aujourd’hui, posés par la libre circulation des biens des hommes et du fric sans règles du jeu prealable.


                    • goal ken 23 août 08:38

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