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Accueil du site > Tribune Libre > Elite : reproduisez-vous !

Elite : reproduisez-vous !

Je trouve assez étrange, voire cocasse, d’entendre plusieurs des candidats à l’élection présidentielle proposer de réserver des quotas de places dans les classes préparatoires aux grandes écoles à des élèves de quartiers populaires, de zones défavorisées, voire de territoires ruraux. A gauche, au centre, jusqu’à Nicolas Sarkozy lui-même pour qui « les meilleurs élèves de chaque établissement doivent pouvoir être spécifiquement épaulés pour aller vers les grandes écoles ».

bicorne

Pour Ségolène Royal, « des classes préparatoires aux grandes écoles seront implantées dans les quartiers où elles ont toujours été absentes et chaque lycée devra ouvrir à au moins 5 % de ses élèves la possibilité d’entrer dans les classes préparatoires ».

C’est un peu, me semble-t-il, Faust signant un pacte avec le diable. Vouloir combattre ce lieu déterminant de la reproduction des élites que sont devenues les classes préparatoires aux grandes écoles, non pas en les réformant mais en en forçant l’entrée, me paraît d’une certaine façon un aveu d’échec.

Pour comprendre ce compromis, cette acceptation de la fatalité d’une sélection à outrance réservée aux rejetons des bonnes familles, il faut revenir un peu en arrière sur la question de l’avenir du système des grandes écoles en France. Système unique en son genre, exception dans le panorama des systèmes éducatifs des grands pays développés, système anachronique.

Il y a un large consensus pour constater que le recrutement dans les grandes écoles n’assure pas l’égalité des chances, que les moyens mis en œuvre dans ces grandes écoles sont nettement supérieurs à ceux consacrés dans les universités et que ceci crée un véritable fossé entre ces deux systèmes. Un large consensus pour constater que l’effort de recherche est faible dans les grandes écoles, que l’orientation volontairement professionnelle de la formation y éloigne de la recherche les meilleurs étudiants, et éloigne aussi les entreprises de la recherche. Une espèce de distinction artificielle s’est construite en France entre la notion d’excellence (les grandes écoles) et celle de recherche. Résultat : nos universités et nos grandes écoles sont de taille et de réputation insuffisante au niveau mondial. Notre recherche fondamentale marque le pas face aux laboratoires américains et anglais, voire à certains pays en développement. L’Université est en déroute par manque de moyens. Elle ne parvient pas à former en masse les étudiants sortis du secondaire.

Ces constats sont-ils nouveaux ? Non, bien entendu. On les retrouve déjà, identiques, dans le Rapport Attali de 1998 « Pour un modèle européen d’enseignement supérieur ». Jacques Attali y évoque longuement le rapprochement nécessaire entre universités et grandes écoles. Il suggère non seulement une modification du cursus des grandes écoles pour permettre aux étudiants de préparer aussi la licence en première année et la maîtrise à la sortie de l’école, mais il propose surtout qu’à terme, les classes préparatoires ne soient plus hébergées en lycée mais dans les universités.

Ce rapport avait été très largement contesté par les syndicats étudiants de gauche. Pour l’Unef, à l’époque, « seule la musique change un peu. Attali insiste sur la nécessité de rapprocher grandes écoles et universités. Cela a l’air d’une bonne idée, sympa, généreuse, anti-élitiste... Pas du tout. Il part d’un vieux préjugé : les écoles c’est bien, l’université c’est mal. Les rapprocher, ça veut dire obliger les facs à singer les grandes écoles. » Or, pour l’Unef, « les écoles donnent une formation professionnelle, pour les meilleures de très haut niveau, l’université une formation théorique : ce sont deux types d’enseignement supérieur différents, qu’il importe de maintenir car chacune a sa valeur et son utilité. »

Immobilisme général. Les syndicats étudiants défendent le statu quo sous le prétexte que l’on va faire des grandes écoles au rabais, les politiques prônent un statu quo avec un soupçon de discrimination positive sans remettre en cause le système par crainte de casser le seul outil qui fonctionne dans le système d’enseignement supérieur français, et les parents d’élèves des classes aisées se frottent les mains de voir se maintenir ce moyen quasiment infaillible de reproduction de leurs privilèges. L’égalité des chances est bien loin...

Le problème de la recherche et celui de l’égalité des chances sont liés. C’est une refonte du système en profondeur dont nous avons besoin, progressive mais en profondeur. Rapprocher les écoles et les universités, créer des campus de taille mondiale, redonner ses lettres de noblesse à la recherche, beaucoup de candidats le proposent. Pour François Bayrou par exemple, « il faut une réflexion, avec les grandes écoles et les universités, sur la place de la recherche dans la formation des élites des entreprises et de l’État. Dans les grands pays qui sont nos concurrents, la recherche est la voie royale pour la sélection des élites (...) Ce n’est pas le cas chez nous, il faut que cela le devienne, et cela passe par un accord entre les universités et les grandes écoles (...) Il faut que nous réconciliions les grandes écoles et le monde de la recherche. »

Pour Nicolas Sarkozy, « nos grandes écoles (...) sont trop petites, insuffisamment portées sur la recherche, socialement monolithiques ». Il critique ce « système éducatif à deux vitesses qui permet aux enfants favorisés d’obtenir rapidement un diplôme et un emploi tandis que d’autres, moins chanceux ou moins informés, sont abandonnés à leur sort dans des filières sans débouchés ou auxquelles ils n’ont pas été préparés  ».

Tout ceci est fort bien. Mais je suis convaincu, ayant usé mes pantalons sur les bancs des classes préparatoires, je suis convaincu que l’abandon de ce système de prépas et son intégration à l’université est une des clés du problème. Forcer l’entrée de ces cavernes d’Ali Baba en distribuant quelques précieux sésames à des étudiants de quartiers en difficulté triés sur le volet n’y changera rien.

Permettez-moi de conclure par une anecdote. Promenade dominicale, rue Soufflot. Un monsieur nous demande où se trouve le lycée Henri IV. Il est avec sa fille qui doit avoir sept ou huit ans. Je me demande s’il la prépare déjà à son avenir brillant. Cela me rappelle mon professeur de math de prépa qui nous expliquait pourquoi les élèves des lycées parisiens réussissaient mieux aux concours de Polytechnique ou de Normale sup. C’est parce qu’ils connaissent les lieux, disait-il, qu’ils passent devant les façades de ces écoles depuis qu’ils sont tout petits, c’est parce que cela ne les impressionne pas. A voir comment je réagis encore aujourd’hui en déambulant rue d’Ulm, je comprends un peu mieux ce qu’il voulait dire.

La reproduction des élites commence par des promenades...


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191 réactions à cet article    


  • (---.---.5.107) 23 mars 2007 10:26

    Si les bons élèves des quartiers « dit en difficulté » étaient si bons que cela, ils rentreraient sans problème dans les « grandes écoles ».

    Leurs accordés des places, c’est accordé des places à la « médiocrité ». Surtout que l’on parle d’écoles qui sont censés être la crème de la crème.

    Si on veut aider ses jeunes « dit en difficulté », on ferait mieux de leurs offrir des bourses plus importante, pour qu’ils puissent aller dans des écoles, qui les intéressent, qui peuvent se trouver loin de chez eux.


    • ade (---.---.225.25) 23 mars 2007 11:08

      Non, je ne peux pas laisser passer ça. Avoir des parents cultivés aide grandement l’acquisition de valeurs et de comportements (curiosité notamment) propices à la réussite. Le « paraître » pèse aussi dans la balance (présenter bien, savoir s’exprimer, etc.).

      Il n’y a pas de prédisposition génétique des riches à être plus intelligents ! Donc s’il y a statistiquement plus de riches dans les filières élitistes c’est le système qui est en cause. A quel stade ? c’est difficile à identifier car les facteurs sont multiples (avoir des potes qui font les zozos ou qui préfèrent mater la télé plutôt que de lire influe aussi). La république ne peut pas tout (et je pense que la « discrimination positive » reste une discrimination et ne résoud pas le problème à la base). Dès lors que le processus de sélection est (et restera, hélas) biaisé, la république se doit surtout d’assurer un enseignement supérieur de qualité pour tous, et cela passe aussi par un meilleur financement des universités !


    • thirqual (---.---.57.64) 23 mars 2007 11:10

      Sauf que pour rentrer en prépa, il faut faire un dossier où il y a le nom du lycée, les bulletins, etc. J’ai postulé en prépa en venant d’un lycée connu comme étant un lycée technique (mais ayant deux classes de S), j’ai eu ma réponse avec trois semaines de retard par rapport aux autres personnes ayant postulées dans cette même prépa mais venant d’autres lycées plus côtés.

      Au cours de ma prépa j’ai remarqué aussi que ce n’était pas les M. 18-au-bac qui tiraient leur épingle du jeu. Après le bac, au moins en sciences, l’environnement familial perd beaucoup de son importance. Les mathématiques repartent à 0, la physique pas loin, il ne reste que le pseudo-cours de français et les langues qui s’appuient encore fortement sur des acquis pré-bac.


    • habon (---.---.132.20) 23 mars 2007 13:15

      La seule vraie valeur que les parents transmettent a leur enfants est le gout du travail, de l’effort et de l’etude.

      Verifier que son enfant a fait ses devoirs, n’a pas seche ses cours, a de bonnes notes NE NECESSITE AUCUNE competence propres (math,physique,...). Je connais de tres nombreux cas de gens ayant fait des ecoles d’ingenieurs sans aucune aide de leur parents qui etaient agriculteurs, macons, petits commercants.... La seule qualite, mais essentielle, de leurs parents etaient d’etre convaincus que de faire des etudes etait essentiel, et de montrer a ses enfants que cela avait de l’importance pour eux. Quelque soit le milieu social cette motivation des parents est possible, et evidemment on comprendra que cette motivation est primordiale chez les parents-professeurs, d’ou leur taux de reussite au final.

      Vous savez, pendant tres longtemps les enfants travaillent d’abord pour faire plaisir a leurs parents, et avoir de l’estime de leur part. Bien sur, a partir d’un certain age cette motivation est moindre, mais le pli est fait.

      Donc sur le fond je suis absolument contre cette pseudo discrimination positive, surtout qu’il n’y a pas plus egalitaire que les concours a ces ecoles. Des devoirs ecrits et anonymes, pas de delit de facies....

      Mais a l’oppose, l’etat doit faire son maximum pour donner a chacun sa chance en augmentant le nombre de bourses, en faisant des zones d’education prioritaire.

      L’egalite en france est l’egalite des chances pas l’egalite de la reussite. Donner a tous les memes chances, et laisser la reussite au merite. Voila l’ideal francais et republicain.


    • Nicolas (---.---.18.110) 23 mars 2007 14:04

      Ces élèves « dits en difficultés » le sont réellement, car ils vivent dans des ghettos pourris où l’État n’existe plus et où les seuls fonctionnaires à rester sont les flics de la BAC. Comment voulez vous réussir lorsque votre seule chance est incarnée par des écoles peuplées d’élèves désabusés et de profs dépressifs, lorsque vos parents ont bossé à l’usine toute leur vie pour une misère et que l’on ose vous dire « liberté, égalité, fraternité » ? La réussite à l’école est étroitement liée à l’environnement social et familial, car il est beaucoup plus facile de s’y intéresser lorsqu’on habite à Neuilly (cadre sympa, moins de stress, bref environnement favorable à l’étude) qu’a Sarcelles (tout le contraire). L’intelligence n’est malheureusement pas la seule condition de la réussite scolaire.


    • (---.---.23.109) 23 mars 2007 14:17

      Sur la reproduction « des élites » : elle est naturelle, que ce soit par les grandes écoles français, ou les meilleurs universités anglo-saxonnes, cela fonctionne toujours de la même manière : Une élite, qui connait le fonctionnement des institutions et du système commercial, sait que pour arriver à une certaine position, il faut passer par cette étape. Comme tout parent, il cherche assurer à sa progéniture un avenir confortable, il orientera et préparera celle-ci à ce parcourt. Il a juste une visibilité réelle des réseaux : qui sont le seul moyen d’accéder au pouvoir. Donc savoir, si les grandes écoles ou les universités serait les mieux à même de ramener de l’égalité est me semble t-il bien peu efficace.

      De plus je pense que le système de « passe droit » à la Française est totalement dépassé à l’heure de la mondialisation et de la formation continue ! Même s’il était efficace à une certaine période, aujourd’hui il a créé une noblesse d’état qui n’est pas plus douée que la noblesse de sang.

      Sur la formation continu : Les grandes écoles, comme les labos d’universités devraient s’attacher à fournir à qui le veut, sans aucun critère de sélection la totalité de leurs connaissances. Il n’y a rien de plus facile, que de filmer chacun des cours magistraux, de les mettre à disposition sur internet, scanné l’ensemble des cours polycopiés, exercices et leur correction et de les mettre à disposition sur internet. Entre parenthèse, c’est exactement la voie qu’a prit le MIT américain. Depuis que j’ai terminé ma « Grande école d’ingénieur » je n’ai pas passé un seul moi sans me former à une nouvelle technologie et je pense que cela continuera jusqu’à la fin de ma carrière.

      Sur la mondialisation : Si aujourd’hui nous sommes dans une économie mondialisée cela veut dire que des chercheurs, cadres peuvent venir de n’importe quel point du globe, et réciproquement, donc réserver des places à certaines formations est stupide et peu efficace, qui ne favorise en rien l’excellence, mais effectivement la préservation d’une certaine caste d’élite. Nous passons à coté de talents étrangers ou même de nos propres talents qui partent à l’étranger. Les passes droits étaient efficaces dans un monde fermé, ils ne le sont plus aujourd’hui.

      Il serait peut-être tant de comprendre que l’on peut devenir une élite à tout âge et provenant de tout milieu sociale : que c’est la confrontation aux responsabilités qui révèle l’intelligence et non que c’est les élites du système scolaire qui sont à même d’occuper les postes à responsabilités. Peut être temps de comprendre que ce qui confère le statu d’élite n’est pas l’excellence intellectuelle mais la connaissance des réseaux. Ce sont les réseaux de pouvoir qui forme les élites : UNIQUEMENT eux ! Si l’on veut préserver l’égalité, il faut bouleverser le fonctionnement de ces réseaux régulièrement, c’est à dire toute les générations. Mais je ne me fait guère d’illusion sur la capacité et la volonté de nos candidats car ils sont issus de ce système il les a eux, consacrés comme élite : c’est donc le plus légitime à leurs yeux.

      Démanteler ou modifier les écoles et les universités est inutile si l’on cherche à supprimer la noblesse d’état ce sont les réseaux d’accès à ses responsabilité qu’il faut bouleverser. Si l’on cherche à augmenter les connaissances intellectuelles de nos concitoyens, il ne devrait y avoir aucune restriction à l’accès au savoir, d’aucune sorte.


    • titi (---.---.121.76) 23 mars 2007 14:20

      « Verifier que son enfant a fait ses devoirs, n’a pas seche ses cours, a de bonnes notes NE NECESSITE AUCUNE competence propres »

      Oui mais quand l’enfant se prend une « taule » a une interrogation, passer du temps a lui faire réviser ses lecons, lui apprendre a travailler jusqu’a ce qu’il soit remmonté a un bon niveau, ca necessite de savoir étudier soi même.

      ma mere est prof, elle m’a appris a travailler en sixième des mes premieres mauvaises notes, ensuite ca a roullé tout seul.

      Elle a certains élèves qui ont des parents un peu con, dont le seul réflexe quant leur gamin a une mauvaise note est une bonne torgnole et une engeullade. Ceux la sont mal barrés.


    • Rage Rage 23 mars 2007 15:19

      Votre article est fort intéressant : le serpent de mer de l’éducation national, les résultats de 1968 et l’inaction des pouvoirs politique en fond de scène depuis 40 ans.

      Je ne prendrais qu’une citation :

      « C’est un peu, me semble-t-il, Faust signant un pacte avec le diable. Vouloir combattre ce lieu déterminant de la reproduction des élites que sont devenues les classes préparatoires aux grandes écoles, non pas en les réformant mais en en forçant l’entrée, me paraît d’une certaine façon un aveu d’échec. »

      Effectivement, face à la réalité, il est toujours préférable de trouver des rustines plutôt que d’affronter le problème : solution de type ENA « on ne change pas le problème, on le déplace ».

      Le vrai problème de fond sur la question de la reproduction des élites est clairement lié au fait qu’en France « on » a choisi de faire des filières d’élites et non de former des élites de filières.

      Sans études dans les grandes écoles : point de salut !

      La France est le seul système au monde à distinguer « naturellement » le bon grain de l’ivraie sur des critères pré-établis (si t’es nul en math, t’es déjà dans la merde pour arriver à des hautes fonctions) et à autant se voiler la face :

      2 systèmes, cloisonnées, coexistent et ne cohabitent pas : Grandes Ecoles et Universités

      L’un sélectionne, bénéficie de la taxe professionnelle des entreprises du CAC 40, des réseaux d’ancien, des beuveries sponsorisées (humour) L’autre ouvre la porte à tout le monde, vivote dans des bâtiments qui s’écroulent, lâche ses meilleurs éléments dans la nature et ne maintien aucune cohésion, même dans les soirées à thème. Et dans cet autre, il y a université et université, fac de droit/médecine et fac de sciences/lettres pour simplifier.

      En somme, il y a très clairement 2 vitesses, 2 niveaux, et 2 divisions nettes qui sont arbitrés, qu’on le veuille ou non par une sélection.

      Et cette sélection ne se fait sur « l’être », même pas sur le scolaire, mais plutôt sur des éléments connexes qui n’ont rien à voir avec la capacité de l’individu à exceller dans un domaine, de « l’intellect » à la « cuisine » en passant par le sport.

      En France, la sélection se fait par l’argent, par les réseaux, par l’usure mentale : ceux qui n’adhèrent pas au moule - et à ses requêtes financières- sont inévitablement écartés.

      Bien sûr, il y a toujours des miraculés : mais que pèsent-ils face à la puissance de réseaux, de corps et d’associations déjà bien organisées tant structurellement que politiquement ?

      Bilan des courses :
      - La seule façon de faire évoluer le système, c’est de remettre l’égalité des chances à l’école, dès le primaire et jusqu’à l’université par un changement des contenus, pour diversifier les profils/débouchés/filières
      - La seule façon de changer , c’est de répartir les flux financiers Grandes Ecoles/Universités par des diplômes communs, des enseignement communs, par une nécessaire imbrication des 2 systèmes sous le couvert du titre « Université de ville X ».
      - La seule façon de changer, c’est aussi de savoir sélectionner, non pas pour évincer, mais pour orienter vers des filières respectables qui ne sont pas forcément intellectuelles (donc défendues par les profs - fond de commerce oblige) et qui ont besoin de talents. Etre chef de chantier vaut autant -et rapporte plus- que d’être enseignant.

      Pour casser la reproduction mécanique des castes, il faut changer le fond, la structure, les mécaniques de l’éducation nationale, puis, avec le temps, les mécaniques d’accès et d’évolution dans l’emploi.

      Autrement dit, il faut rattrapper 40 ans d’excès et changer les règles du jeu pour qu’enfin « mixité sociale » ne soit pas un mot creux prononcé par des « bobos » en mal de sensations.

      Qui osera le faire ?


    • BAERTJC (---.---.0.50) 23 mars 2007 16:31

      Ah ce syndrome FBI, Fausse bonne idée, ce miroir aux allouettes qui voudrait que chaque jeune soit un Einstein en puissance et qui dénonce le gâchis de compétences constaté dans nos cités deshéritées par le tirage au sort de l’humanité ! L’égalité des chances, mais quelle ineptie ! Seulement voilà on n’attire pas les mouches avec du vinaigre....alors on tartine la crème....c’est vrai qu’au pays de c’est go l’haine un peu de beurre ça part d’une idée juste : ça peut glisser qui sait ?!


    • jlouis (---.---.226.217) 23 mars 2007 17:57

      Ca va faire bondir ce que je dis, mais tampis, vous ne m’empecherez pas de le penser : Le mecanisme des classes prepa est un des plus productifs et stimulant du monde en terme de formation. L’abandonner pour l’universite sera une grande perte pour la France.

      Alors pourquoi ne pas reprendre le modele des classes prepa et l’appliquer aux universites ? (les concours, la competition, etc.)

      Maintenant, concernant le probleme de la discrimination positive, le resultat, ca sera que ceux qui ne pourront pas integrer les grandes ecoles francaises, les places etant reserves aux pauvres, ils iront a l’etranger pour faire leur etudes, dans des universites qui seront mieux cotes vus qu’ils sont statistiquement a la base « meilleurs » que ceux issus de milieus defavorises.

      La discrimination positive, c’est aussi priver d’etude un certain nombre d’etudiants potentiellement meilleurs au detriment d’une ideologie de dictature de l’egalite. C’est pas grave, ces bourgeois iront les faire ailleurs en Europe et y resteront probablement travailler. Ou alors ils iront dans des institutions privees qui deviendront probablement plus prestigieuses...


    • Pascal (---.---.193.78) 23 mars 2007 19:08

      Et une bourse pour que tu apprennes l’orthographe t’eût été salutaire...


    • (---.---.192.187) 23 mars 2007 19:41

      Quelqu’un qui engage un sortant de grandes écoles à intérêt à s’accrocher... me souviendrai toujours d’une expérience (je n’en faisait pas parti) menée entre une fac de science et une école normale sup (que je ne citerait pas)... un module commun, cours commun et intero communes. Elle a été stoppée au bout d’un an, motif invoqué par l’ENS : pas très utile... officieusement on a vite su que le directeur de l’ENS avait rameuté ses prof pour leur passer un savon quand il a vu que les deux premiers du module étaient des Faceux et que les petits génies de l’ENS s’en sortaient avec une moyenne de deux points inféreieur à ceux des glandeur de la fac. Ils aiment pas trop le ridicule à l’ENS :-P


    • (---.---.124.32) 23 mars 2007 21:46

      Je suis complètement de votre avis et je me retrouve complètement dans votre commentaire. Je fais d’ailleurs partie de ceux qui, passés par les classes prépas, étaient d’origine très modestes (fils d’agriculteur). Et ne surtout pas croire que le cursus classes prépa + grande école soit onéreux - en filière scientifique tout du moins - surtout lorsqu’on est boursier, ce qui était mon cas. Je suis heureux d’avoir pu faire mes études dans un pays - le mien - qui propose des bourses aux étudiants ayant de faibles ressources. De là à instaurer des quotas par CSP, ce serait absurde. Je confirme : l’importance accordée par les parents aux études de leurs enfants est fondamentale.


    • (---.---.124.32) 23 mars 2007 21:49

      Le commentaire ci-dessus, c’était une réponse à habon.


    • gerald (---.---.33.68) 24 mars 2007 04:57

      nous avons déja vu cela en oeuvre en médecine avec la fuite en belgique.

      attention à l’illusion d’uen absence de sélection : voulez vous que toutes les personnes qui souhaiteraient faire médecine puisse le faire sans sélection ou simplement en 5° année alors que la sélection importante dés la 1° année permet un enseignement avec des classes peu nombreuses .


    • saphir (---.---.130.70) 24 mars 2007 09:56

      Ah ! encore un méfait du CAC 40, vive la médiocratisation pour tous !


    • Milla 25 mars 2007 14:44

      @ Rage

      Et cette sélection ne se fait sur « l’être », même pas sur le scolaire, mais plutôt sur des éléments connexes qui n’ont rien à voir avec la capacité de l’individu à exceller dans un domaine, de « l’intellect » à la « cuisine » en passant par le sport.

      Dans les années 80, Chirac avait déjà cette politique élitiste, d’autant avec le tertiaire qui fleurissait, des nouvelles sections au sein des lycées apparaissaient, normal surtout par exemple dans les petites villes à forte concentration industrielles (usines qui fermaient toutes pour ainsi dire), il fallait donc des vendeurs en pagaille, et tous ce qui avait attrait au commerce... très peu de lycéens avaient donc accès aux longues études mais au BEP,CAP etc... Ce qui est sur, c’est que la plupart des ces gens ont pu obtenir des diplomes grace à la validation des acquis professionnels (processus inverse donc) ou l’ESEU ou DAEU. J’ai eu la chance d’être assistante dans un Lycée Municipal pour Adultes, des jeunes qui n’ont plus la possibilité de refaire une année de terminale dans des lycées de jour parce que majeurs les établissements ne sont plus obligés de les accepter. Dans ce LMA, qui dépendent de la mairie de la Paris et la DASCO, les auditeurs préparent leur BAC en cours du soir, ce sont aussi des adultes (age max 55 ans), mais je sais que ces sites sont encore très peu connus, allez savoir pourquoi... quand à la VAE, idem, très peu de diffusion alors qu’elle est relative à une loi de 1974...

      cordialement Milla smiley


    • prgrokrouk 25 mars 2007 15:33

      Il y a bien des gens qui soutiennent leur enfant dans leurs études, par exemple en CM2 quand ils éprouvent de la difficulté. Et sans espérer de « prépas » ou autre... simplement parce qu’ils voient leur devoir de parent... puisqu’il existe une Education Nationale... OK ? et ce sont ceux-là, parents isolés ou de condition modeste, qu’il faut Absolument valoriser. Parmi eux, la République cherche ses élites. Ce n’est absolument pas la démarche qui a cours. Depuis longtemps, la France a pour élite des Arrivistes plus capables de lécher et de faire la courbette... que de tirer le moindre profit de leurs études... ou de la culture. Ce drame permanent, on le ressent même sur cet espace... qui doit se doter de tout moyen de perdurer... contre la moitié de ses commentateurs, et dans l’espoir de les éduquer. C’est dire !


    • Argo Argo 25 mars 2007 23:55

      Des fôtes ? Où ça ? Mesquin, maîtresse, l’ortografe on s’en fout.


    • Seb (---.---.63.231) 26 mars 2007 02:53

      "Ca va faire bondir ce que je dis, mais tampis, vous ne m’empecherez pas de le penser : Le mecanisme des classes prepa est un des plus productifs et stimulant du monde en terme de formation. L’abandonner pour l’universite sera une grande perte pour la France.

      Alors pourquoi ne pas reprendre le modele des classes prepa et l’appliquer aux universites ? (les concours, la competition, etc.)"

      Pour te répondre sur cette première partie, il faut avant tout réaliser que la classe préparatoire n’est pas la panacée et que tout le monde n’est pas fait pour. Pas en terme de potentiel, mais en terme d’approche de l’enseignement. Les concours et la compétition sont plus assimilables à une idéologie de « marche ou crève » que « va, vis et deviens » que devrait, à mon sens, véhiculer l’éducation nationale. Preuve en est le fort taux d’échec !!!! Si déjà les « meilleurs » (car c’est bien comme ça, malheureusement qu’ils sont vus) n’y arrivent pas tous, que feront les autres ? La diversité des moyens d’accéder à un diplôme est un bien précieux car chacun peut y trouver son compte. Le tout est d’être bien informé, orienté et d’arrêter de présenter la classe préparatoire comme la « voie royale » (sans jeu de mot smiley).


    • (---.---.105.22) 26 mars 2007 11:03

      Si les enfants de prolo étaient si balaisent que ca, on les verrait aprés leur études faire des merveilles dans la création d’entreprise et autre. Ce n’est pas le cas. La selection à donc était juste. Des millénaires que l’aristocratie se reproduit et selectionne, forcement, on sait ou sont les bons génes et ou sont les cons, les fegnaces, les XXX (sauf exception, alors à intégrer à l’élite). De toute façon, quand on est pour l’égalité on ne fait pas d’étude.


    • hurlevent (---.---.44.148) 23 mars 2007 10:58

      « Il y a un large consensus pour constater que le recrutement dans les grandes écoles n’assure pas l’égalité des chances, » Heu, il sort d’où ce consensus ? J’ai passé le concours d’entrée de certaines grandes écoles il y a quelques années et le mode de recrutement, c’est le concours, avec copies anonymes. Je vois mal comment faire plus équitable.


      • prgrokrouk 25 mars 2007 15:46

        Rien qu’aux notes du Bac, la « Beauté » calligraphique compte devant le contenu. Avis ! et je ne suis pas un porc. Vous savez, le « brouillon » compte pour un écrivain. Pas dans une copie. Je conclus : la valeur on l’éprouve surtout APRES les études, et non PENDANT.

        Cela vaut exemplairement dans ma spécialité, la Philosophie. Les enseignants sont montés en épingle et se servent à leur gré... dans quoi ? sur le compte de qui ?

        Qui est Professionnel ?

        Quelle « matière » à enseigner quand on s’amuse à des exercices de lancer de baguette dignes de défilés de majorettes http://www.bba34.com/bba/displayimage.php?album=87&pos=1 . Applaudir quoi ?

        Il ne faut JAMAIS dissocier la considération des élites de la base qui l’alimente. Aussi, je mets en garde les débatteurs sur une dérive qui minimise la valeur de l’expérience, du travail réalisé, de la compétence et de la passion DEVANT la digestion de Bottins.

        De toute façon, des études qu’on peut mener à la Stakanov en ayant deux boulots pour les financer, soit 18h par jour... sont ANTI-sélectives. Car seuls les crétins sont sélectionnés. Ils ne valent pas le pauvre type qui défonce la chaussée pour 1000€euros par mois. OK ?


      • jak (---.---.87.136) 23 mars 2007 11:00

        je suis d’accord avec vous, comme dans tout les domaines le passage en force doit être interdit. On oublie un peu vite, que des parcours autres que les prépas, mènent aux grandes écoles


        • (---.---.96.6) 23 mars 2007 11:03

          Les grandes ecoles ont acquis leur valeur parce qu’elle pratiquent une selection a l’entree. Elles constituaient egalement un progres a cause du conformisme et du nepotisme regnant dans les universites francaises. Il ne peut y avoir de reforme du systeme francais qu’a deux conditions : 1) un changement radical dans les universites incluant selection anonyme et formation adaptee aux debouches ; 2) un pragmatisme economique qui aboutirait a la disparition de l’equation « diplome = position sociale assuree a vie ».


          • prgrokrouk 25 mars 2007 15:51

            Il faut absolument INFORMER les futurs bacheliers (éventuellement mal perçus dans leur milieu scolaire)... de leurs chances. Donc REPETER plus fermement qu’ils ont le DROIT et DOIVENT l’exercer... de se présenter... et seront traités ANONYMEMENT... et sans « oral » à ce niveau... si tant est qu’il leur soit proposé de réelle formation. (Pardon aux enseignants honnêtes)


          • UGH (---.---.29.75) 23 mars 2007 11:05

            Dans ma classe prépa, le « crack » était issu d’une famille modeste rurale. Il a dû rentrer à l’X je crois. Le système des classes prepa repose sur le travail et le mérite. Il n’y a pas de sélection par l’argent pour les matieres scientifiques du moins. Trois ans de ta vie à ramer comme un galérien, et ensuite, un avenir en théorie assuré ! Cela ne convient pas à tout le monde cependant.


            • (---.---.53.9) 26 mars 2007 10:10

              UGH a écrit : Dans ma classe prépa, le « crack » était issu d’une famille modeste rurale. Il a dû rentrer à l’X je crois. Le système des classes prepa repose sur le travail et le mérite. Il n’y a pas de sélection par l’argent pour les matieres scientifiques du moins. Trois ans de ta vie à ramer comme un galérien, et ensuite, un avenir en théorie assuré ! Cela ne convient pas à tout le monde cependant.

              Cela ne convient en tout cas pas dans un monde moderne en constante évolution.

              Des connaissances, autres que les connaissances scientifiques de base, acquises il y a 10 ans, n’ont pratiquement aucune valeur aujourd’hui.

              Comme on le voit trop souvent, une fois son bâton de maréchal obtenu à la suite d’une prépa et de l’X (par exemple), on s’assied dans un fauteuil et on y bouge plus jusqu’à la retraite. C’est totalement inadapté aux conditions actuelles, mais fréquent en France, ce qui explique sans aucun doute pas mal des problèmes de la France actuelle.

              Il faut revoir de fond en comble les filières de formation, promouvoir de façon intensive les voies parallèles et la formation continue. Cesser de penser qu’un diplôme est une fin en soit, en terminer définitivement avec le dogme des « peaux d’âne ». Le système des grandes écoles est à réformer complètement.

              Je travaille à l’étranger. Dans ce pays, la seule chose qu’un DRH déduit d’un cursus scolaire, c’est que de telle date à telle date, on a fait telle ou telle chose. C’est surtout la carrière professionnelle qui est déterminante. Et c’est fréquent de voir une personne ayant fait simplement un apprentissage occuper des postes importants, du moment qu’elle a fait preuve de sa capacité à l’occuper. Impensable en France ! Et ce pays occupe un rang bien supérieur à la France dans le ratio prix Nobel / nombre d’habitants. Preuve que la recherche fondamentale est loin d’y être négligée.

              Pour conclure, je suis frappé par l’orthographe totalement déficiente des messages postés par des personnes disant avoir suivi un cursus de prépa. Est-ce cela la rigueur qu’ont est supposé leur avoir inculqué ?


            • Avatea Avatea 23 mars 2007 11:19

              j’ai réussi à intégrer une ecole de commerce parisienne prestigieuse, alors que mes parents sont petits fonctionnaires (pas haut ou grand, je precise) j’ai juste décidé de le faire un jour. Ok, il y a reproduction, je le vois bien, mais il est possible de les intégrer. Comment ? en bossant comme un taré 2 ans (voire 3 !). Mais je suis d’accord sur le fait que ça manque de recherche en ecole et que les universités ne sont que des usines post bac menant souvent à la galere car inadapté au marché du travail.


              • Stephane (---.---.0.8) 23 mars 2007 11:21

                Le problème n’est pas tant le recrutement des grandes écoles sur concours national, mais le recrutement en prépa sur dossier.


                • thirqual (---.---.57.64) 23 mars 2007 11:33

                  Tout à fait d’accord. Une fois en prépa (scientifique), la motivation, la méthode et l’application permettent de faire la différence. Le travail en lui-même, non, en aucun cas, la majorité des étudiants en prépa ont des méthodes d’une innefficacité hallucinante ou travaillent pour se donner bonne conscience face à leurs échecs (le nombre de personnes qui apprennent leurs exercices-types par coeur mais ne savent ensuite plus rien faire d’autre m’a atterré pendant mes trois ans de prépa). En tout cas c’est mon impression, pour les prépas scientifiques.

                  En plus même en étant modeste, une fois arrivé en prépa, si on s’en sort même des revenus parentaux modestes ne sont plus un obstacle : faire un prêt étudiant quand on a de bonnes chances de finir ingénieur, et bien payé, c’est faisable. Par contre, pour les étudiants en université qui veulent faire de la recherche, le remboursement éventuel du prêt posera beaucoup plus de soucis.


                • T (---.---.231.1) 23 mars 2007 12:15

                  Absolument n’importe quoi.

                  J’ai fait ma prépas dans une classe préparatoire de province extrémement modeste. Ce qui ne m’a pas empeché d’intégrer une très belle école de commerce.

                  Dans ma classe se trouvaient des gens qui avaient redoublé certaines classes du lycée ou du collège. La selection était vraiment inexistante. Simplement, avant de postuler dans une prépas il faut se renseigner un peu et faire des choix cohérents. Oui en effet tout le monde ne peut pas être dans la meilleure prépas de France. Le problème est juste que lorsque l’on parle de prépas on ne parle pas forcément des prépas parisiennes.

                  Et, il faut aussi noter que l’on peut bien réussir en venant d’une petite prépas de province.

                  Pour finir, mon père est ingénieur, il vient d’une famille tres modeste, il s’est battu pour travailler et mes soeurs et moi sommes tous les trois dans une grande ecole (ingénieur et commerce). Alors, je crois que le probleme ne vient pas que du système comme d’habitude, mais aussi de la culture du travail et de l’effort en France. Des que qqun réussit mieux que nous il devient tout de suite une cible et en forcant l’entrée de ce système, on tire comme d’habitude l’ensemble du systeme vers la bas. Mais ca me direz vous, c’est la France mon cher ami, c’est la France...

                  T, pas content.


                • T (---.---.231.1) 23 mars 2007 12:21

                  Desolé je reposte mon commentaire ici, car je comptais au début ne répondre qu’à un commentaire, mais il me semble qu’il peut alimenter le débat.

                  J’ai donc fait ma prépas dans une classe préparatoire de province extrémement modeste. Ce qui ne m’a pas empeché d’intégrer une belle école de commerce.

                  Dans ma classe se trouvaient des gens qui avaient redoublé certaines classes du lycée ou du collège. Le problème est juste que lorsque l’on parle de prépas on ne parle pas forcément des prépas parisiennes.

                  Et, il faut aussi noter que l’on peut bien réussir en venant d’une petite prépas de province.

                  Concernant le probleme de « la fac il faut mettre plus d’argent, c’est scandaleux, les ecoles sont beaucoup trop soutenues ». C’est vrai. Mais pas pour les écoles de commerce. Alors prenez garde de ne pas tout mettre dans le meme sac par ignorance. Une école de commerce coute environ entre 19000 et 24000 € pour trois ans. Et les banques font facilement des prets pour ces études.

                  Pour finir, mon père est ingénieur, il vient d’une famille tres modeste, il s’est battu pour travailler et mes soeurs et moi sommes tous les trois dans une grande ecole (ingénieur et commerce). Alors, je crois que le probleme ne vient pas que du système comme d’habitude, mais aussi de la culture du travail et de l’effort en France. Des que qqun réussit mieux que nous il devient tout de suite une cible et en forcant l’entrée de ce système, on tire comme d’habitude l’ensemble du systeme vers la bas. Mais ca me direz vous, c’est la France mon cher ami, c’est la France...

                  T, pas content.


                • T (---.---.231.1) 23 mars 2007 12:22

                  Desolé je reposte mon commentaire ici, car je comptais au début ne répondre qu’à un commentaire, mais il me semble qu’il peut alimenter le débat.

                  J’ai donc fait ma prépas dans une classe préparatoire de province extrémement modeste. Ce qui ne m’a pas empeché d’intégrer une belle école de commerce.

                  Dans ma classe se trouvaient des gens qui avaient redoublé certaines classes du lycée ou du collège. Le problème est juste que lorsque l’on parle de prépas on ne parle pas forcément des prépas parisiennes.

                  Et, il faut aussi noter que l’on peut bien réussir en venant d’une petite prépas de province.

                  Concernant le probleme de « la fac il faut mettre plus d’argent, c’est scandaleux, les ecoles sont beaucoup trop soutenues ». C’est vrai. Mais pas pour les écoles de commerce. Alors prenez garde de ne pas tout mettre dans le meme sac par ignorance. Une école de commerce coute environ entre 19000 et 24000 € pour trois ans. Et les banques font facilement des prets pour ces études.

                  Pour finir, mon père est ingénieur, il vient d’une famille tres modeste, il s’est battu pour travailler et mes soeurs et moi sommes tous les trois dans une grande ecole (ingénieur et commerce). Alors, je crois que le probleme ne vient pas que du système comme d’habitude, mais aussi de la culture du travail et de l’effort en France. Des que qqun réussit mieux que nous il devient tout de suite une cible et en forcant l’entrée de ce système, on tire comme d’habitude l’ensemble du systeme vers la bas. Mais ca me direz vous, c’est la France mon cher ami, c’est la France...

                  T, pas content.


                • T (---.---.231.1) 23 mars 2007 12:23

                  ’tain, ca marche pas... j’arrive pas a répondre a l’article... ca doit etre mes cookies. Desolé pour ces trois commentaires, votez « - » s’il vous plait pour les cacher.

                  merci !


                • prgrokrouk 25 mars 2007 15:54

                  Qu’est-ce qu’on ECRIT et qui est habilité à le faire, dans ces « DOSSIERS » ? La performance n’en est-elle pas dévaluée au profit de la cooptation ? Et l’impartialité ? Et le Mérite ? eh bien voilà comment ça part au ruisseau. Le pire, c’est qu’après topuit un tas de crétins fanfaronnants s’imaginent règner sur la société, alors que ce ne sont que des ânes médaillés au concours agricole.


                • prgrokrouk 25 mars 2007 15:55

                  Excusez. J’ai fourché dans la frappe.


                • prgrokrouk 25 mars 2007 15:59

                  J’ajoute : les ânes médaillés passent ensuite pour tels. Et là c’est affligeant car la déformation de toute la vie et de toute la société est au bout de cette erreur. De vie, chacun n’en a qu’une à dépenser. Il faut savoir sur quel fléau mettre la Tare...


                • levoisin (---.---.84.10) 23 mars 2007 11:35

                  Citation de l’article : Pour Ségolène Royal, « des classes préparatoires aux grandes écoles seront implantées dans les quartiers où elles ont toujours été absentes et chaque lycée devra ouvrir à au moins cinq pour cent de ses élèves la possibilité d’entrer dans les classes préparatoires ».

                  Réalité du terrain : Lycée Faidherbe, Lille Sud, qui est considéré (à tort ou à raison) comme la meilleure prépa public du nord-pas-de-calais.
                  - 95% des lycéens d’origine noire ou maghrébine, qui habitent dans le coin
                  - 99% des élèves de prépa qui sont blancs et qui viennent de toute la région

                  Sachez que malgré une sélection stricte sur toute la région, environ 10% des élèves de classe prépa jettent quand même l’éponge avant les concours.

                  Alors mettre 5% des lycéens de Faidherbe dans les prépas de Faidherbe, c’est les envoyer tous au casse-pipe. Face à la déferlante de devoirs de haut niveau qui sont notés de manière impitoyable, ils finiront comme les spartiates face aux perses dans le film « 300 ».


                  • apami (---.---.78.114) 23 mars 2007 14:34

                    Commentaire nul et raciste.

                    Le fait que les eleves de ce lycée soient noirs et ou magrébin ne vous permet pas d’affirmer qu’ils ne réussirons pas.

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