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Accueil du site > Tribune Libre > Enseignement. Blanquer réussira-t-il à faire « bouger le mammouth » (...)

Enseignement. Blanquer réussira-t-il à faire « bouger le mammouth » ?

Son « plan » va être révélé sous peu. Il semble vouloir imposer un retour aux bases. Y arrivera-t-il ? C’est pas de la tarte !

Un enfant sur cinq ne maîtrise pas la lecture et donc l’écriture. C’est un constat d’échec terrible. Un grand nombre de nos enfants ne savent plus lire, plus compter, et donc plus penser. Le système éducatif français, qui fut un des meilleurs du monde, est maintenant non seulement montré par Pisa comme dépassé, mais surtout, et c’est bien pire, inefficace. La faute à qui ? La faute à quoi ? Des bonnes intentions qui foirent, des systèmes d’apprentissage et des programmes qui changent à chaque ministre de l’enseignement, une priorité donnée à la compétition entre élèves mais aussi entre établissements, un abandon de l’excellence au profit du privé et surtout une partie importante de la population scolaire laissée sur le côté.

Résultat, l’école a cessé d’être le moteur de l’ascenseur social. Ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche demeureront en haut, ceux qui sont nés dans la rue y resteront. Inégalité ! Avec en embuscade le privé qui rêve d’un enseignement essentiellement concurrentiel, avec des établissements gavés de pognon par les entreprises, débauchant les meilleurs professeurs du public, et fabriquant à la chaîne des « premiers de la classe » stéréotypés, formatés pour le système ultralibéral.

Sans oublier les écoles confessionnelles… Celles-ci n’ont pour vocation d’ouvrir l’esprit de leurs élèves, mais de les enfoncer dans le moule de leur idéologie. Il y a celles qui sont « sous contrat », aidées par l’État et, en compensation, tenues d’appliquer des programmes conformes à ceux de l’Éducation nationale. Et puis il y a les autres, les « établissements privés hors contrat » dont le développement a de quoi inquiéter. S’ils restent marginaux, ils sont en progression constante, surtout dans le primaire. Selon le ministère, il existe aujourd’hui un peu plus d’un millier d’établissements, tous niveaux confondus. Les profils sont très variés. On compte environ 300 établissements confessionnels : quelque 160 catholiques, 50 juifs, 40 musulmans et 30 protestants. Certains vivotent en attendant de signer un contrat avec l’État (possible au bout de cinq ans en principe). D’autres tiennent par-dessus tout à garder leur autonomie grâce à leur statut de hors contrat.

Les deux tiers de ces structures n’ont aucune appartenance religieuse. Une grande partie propose des pédagogies alternatives, type Montessori ou Steiner, pour les « déçus » du système scolaire classique. D’autres visent des publics spécifiques, comme les enfants bilingues, venant de milieux favorisés, avec des parents en mesure de payer des frais de scolarité élevés.

Les établissements hors contrat ne reçoivent pas un centime d’argent public, à la différence du privé sous contrat dont la rémunération des enseignants est prise en charge par l’État. Les hors contrat ont une gestion totalement autonome, embauchent qui ils souhaitent, sans condition de diplôme. Ils ne sont pas tenus de suivre les programmes officiels, mais l’État, au nom du droit à l’éducation de chaque enfant, veille à ce que le socle de connaissance soit acquis.

En France, la liberté d’enseignement est érigée au rang de liberté fondamentale, la plus élevée dans la hiérarchie des normes. N’importe qui, à condition d’être titulaire du bac, d’avoir plus de 21 ans et un casier judiciaire vierge, peut ouvrir un établissement scolaire. C’est aujourd’hui plus facile d’ouvrir une école qu’un bar, un restaurant ou un salon de coiffure !

Il fut un temps où l’école publique, gratuite et obligatoire assurait l’égalité des chances, en tout cas l’égalité dans l’obtention des savoirs de base. Ceci à travers ces formidables « hussards de la République » qu’étaient les instituteurs, respectés car respectables. Ce temps est révolu. Les profs sont mal payés, mal formés, de moins en moins motivés.

Les élèves ne se rendent plus compte de la chance qu’ils ont, de pouvoir acquérir un enseignement gratos. Ils s’en foutent, crachent à la gueule des profs, ont perdu la notion de l’effort en constatant que même les diplômes ne sont plus un rempart contre le chomdu, et que dealer du chit rapporte plus que marner en classe… Mais pour aimer l’école, encore faut-il qu’on leur en donne envie ! Pour que les élèves aiment l’école, encore faut-il éveiller leur curiosité, encore faut-il qu’ils sachent pourquoi ils y vont, leur donner des perspectives autres que des classes poubelles s’ils ont le malheur de lâcher prise.

Quant aux parents d’élèves, au lieu d’être des auxiliaires des profs, ils en sont souvent les adversaires.

Blanquer, inquiet du niveau pas très réjouissant des élèves, veut mettre lui aussi son nom sur une énième réforme en revenant aux bases.

Bon courage à lui. Parce qu'il est bien lourd à exciter le « mammouth »…

 


Photo X - Droits réservé


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29 réactions à cet article    


  • Sozenz 15 octobre 16:53

    voilà comment on peut redonner goût aux élèves d’apprendre !

    • troletbuse troletbuse 16 octobre 07:45

      @Sozenz
      Il a dit : « La main à la patte » et non « la main à la pâte »


    • NEMO Chourave 15 octobre 17:04

      d où sortent donc les majors de polytechnique de ces dernières années ?

      Ils ne viennent quand même pas tous du lycée jésuite « la providence » d’Amiens ?

      si ?

      • NEMO Chourave 15 octobre 17:08

        @Chourave



      • Alren Alren 15 octobre 19:17

        @Chourave


        C’est évident !!!

        Les chercheurs et ingénieurs français multiplient les exploits dans tous les domaines.
        La liste serait trop longue et n’en citer que quelques uns serait tronquer la réalité.
        Les Allemands ont bien de la chance de se raccrocher à nous dans le cadre de l’UE.
        Seuls ils n’auraient pas fait Ariane, Airbus ou Galileo (dont ils ont freiné au maximum la mise en place à la demande des USA pour leur GPS moins performant).

        Et je ne parle pas de ces jeunes qui créent des starts-up réellement révolutionnaires et non pas « bidons » comme on en voit trop aux USA par exemple.

        Ainsi, dans le domaine pointu du stockage de l’énergie, un groupe a trouvé le moyen de stocker le dangereux et volatil hydrogène, un carburant de rêve, sous forme d’hydrure de silice aussi stable que de l’eau à température ambiante.
        Un autre, pour des batteries de grande capacité a su remplacer par un liquide organique bon marché et non polluant l’électrolyte dangereux et cher utilisé auparavant. Etc.

        Pour un pays de soixante-sept millions d’habitants, nous sommes dans les toutes premières puissances scientifiques mondiales (Et je ne parle pas de mathématique et d’astronomie).
        Mais beaucoup de gens l’ignorent à la différence des espions étrangers !

        Autrefois la majorité des enfants restaient à l’école primaire jusqu’au certificat d’études qu’une minorité seulement obtenait.
        Les lettres des adultes n’ayant suivi que ce cursus étaient bourrées de fautes d’orthographe (J’ai la chance d’en posséder un certain stock datant de l’avant guerre et de l’Occupation).
        Aujourd’hui la majorité atteint un niveau de baccalauréat et une énorme partie de ceux-ci poursuivent des études dans le supérieur.

        J’ai lu que Blanquer s’inquiétait du niveau des élèves de CE1 en calcul mental (! !!).
        Or outre le fait que ces enfants sont très jeunes et maîtriseront aisément dans deux ou trois ans ce qui est montagne aujourd’hui, le calcul mental à l’ère des calculettes et des ordinateurs a beaucoup moins d’importance que quand les comptables faisaient leurs écritures à la plume Sergent-major !

        Bien plus important est de trouver la solution d’un énoncé de problème par exemple.
        Mais Blanquer est incompétent en pédagogie, ça se voit.

      • mac 15 octobre 21:37

        @Alren

        Vous parlez au passé car il semble bien que l’industrie française se fasse malheureusement tailler des croupières dans de nombreux domaines quand elle n’est pas tout simplement en train de disparaître. Vous parlez des médailles Fields mais ce sont actuellement des gens qui abordent la quarantaine ou plus, ils n’ont pas connu la réforme des lycées si je ne m’abuse.

        Pour ce qui est des fautes d’orthographe rien n’a changé si ce n’est que les élèves restent beaucoup plus longtemps à l’école pour le même résultat voire un résultat inférieur.

        Enfin en ce qui concerne la pédagogie et les « pédagogistes » je terminerai en me souvenant d’un de mes professeurs du supérieur qui citait à peu près cette phrase venant d’un de ses collègues : « quand on ne peut pas faire de la recherche on peut se consacrer à l’enseignement et quand on ne peut pas faire de l’enseignement on peut faire de la pédagogie... » A méditer même si on pense le contraire.

        Je ne remets pas en cause la valeur de la plupart des enseignants mais ce que nos politiques veulent faire de l’école et comme on n’est pas allé assez loin, on s’enfonce de plus belle.



      • Alren Alren 16 octobre 16:57
        @mac

        "Vous parlez au passé car il semble bien que l’industrie française se fasse malheureusement tailler des croupières dans de nombreux domaines quand elle n’est pas tout simplement en train de disparaître."

        Je ne parle pas des industries de production qui sont maintenant maîtrisées par les pays nouvellement industrialisés comme les automobiles, l’électroménager, les vêtements, les petits objets du quotidien.
        Je parle des domaines de haute technologie, la médecine et la biochimie, l’astronautique, le spatial, lanceurs et satellites, les ponts (comme celui de Normandie ou le viaduc de Millau), l’algorithmique notamment pour l’intelligence artificielle etc.

        Les Chinois qui disposent pourtant d’un réservoir de population sans commune mesure avec nous et forme un nombre d’ingénieurs sans commune mesure aussi, ont cru pouvoir fabriquer de A à Z un avion de ligne concurrent d’Airbus et Boeing.
        Si grâce aux transferts de technologies ils ont réussi à fabriquer un drone des avions occidentaux, Il leur a fallu déchanter pour les moteurs malgré des efforts sans compter.
        Ainsi pour leur avion, qui n’a pas fait ses preuves d’ailleurs, et à leur grand dépit, il leur faudra acheter des moteurs occidentaux.

        Et clairement les Chinois patinent pour finaliser, malgré des années d’efforts, des centrales nucléaires au thorium.
        Alors que j’ai de bonnes raisons de penser que les Français réussiraient en quelques années si le pouvoir politique était objectif et en finançait la mise au point sans doute dix fois moins coûteuse que l’EPR sans avenir.

      • Ouallonsnous ? 16 octobre 17:34
        @Alren

        Blanquer n’est pas à la tête de l’EN pour lui redonner ses capacités, mais pour la « saborder » comme Macron à la tête de la République !

      • Alren Alren 16 octobre 17:40

        @cric

        Autrefois, comme vous dites, il y avait au grand maximum un cancre par classe...

        Mais non !!! Il y avait comme maintenant une courbe de Gauss pour le niveau des élèves. Sans compter que beaucoup de parents des classes populaires ne voyaient pas l’intérêt des études et se désintéressaient des résultats scolaires de leurs enfants, attendant qu’ils aient l’âge pour quitter l’école, apprendre sur le tas un métier d’ouvrier ... et ramènent une paie à la maison !

        Souvent dans les campagnes où vivaient 30% de la population en 1939, beaucoup devenaient ouvriers agricoles. Activité pour laquelle aucune capacité intellectuelle était requise ...

        Autrefois,tout le monde savait lire, compter, écrire correctement en quittant l’école primaire...

        Absolument pas ! C’est une pure légende !

        Il faut dire que, dans les campagnes en particulier, du fait de l’absence de transport scolaire et de la non-mixité des écoles, les instituteurs devaient gérer des classes uniques comprenant des enfants de 5 ans à 12 ans (puis 14 après la Libération et l’application du programme de la Résistance) et comprenant jusqu’à quarante élèves (oui, bien qu’exceptionnel ce chiffre à été atteint après le "baby boom" d’après guerre).

        Il aurait fallu un cours particulier pour la SE, le CP, le CE1, le CE, le CM1, le CM2, les FE (fin d’études), avec dans chaque division des élèves de niveau différent. On imagine bien que c’était mission impossible. et souvent les grandes filles de FE s’occupaient - avec ravissement- des SE et des CP, pour ces derniers en les faisant lire individuellement.

        Naturellement, cet abandon des élèves n’avaient pas lieu dans les classes de lycées urbains et bourgeois où les enfants entraient en onzième, équivalent du CP, et sortaient après la terminale ... s’ils n’avaient pas été exclus en route.

        Autrefois, le simple brevet et souvent même le simple certificat d’étude primaire était d’un niveau supérieur au bac actuel (en connaissance et culture générale) ...

        Au CEPE, les problèmes d’arithmétique « réalistes » étaient complexes à résoudre d’autant plus qu’on n’avait pas recours à l’algèbre élémentaire.

        Comme ils ne figurent plus au programme actuel autrement plus vaste pour les élèves de quatrième et de troisième actuels, ces énoncés alambiqués de marchands de pommes de terre les désarçonnent.

        Mais eux sont capables de résoudre des problèmes d’algèbre et de géométrie qui auraient fait sécher les élèves du même âge des écoles primaires d’autrefois.

        Sur le niveau de culture générale, vous êtes aussi victime de la "rosification du passé"

        On imagine bien que des élèves quittant l’école à douze ou même quatorze ans ne pouvaient pas avoir le même niveau de culture classique que les élèves d’aujourd’hui qui ont des professeurs spécialisés en français, en histoire-géographie, en sciences qui les instruisent jusqu’à dix-huit ou dix-neufs ans !

        Savoir le noms des départements, les préfectures et les sous-préfectures, le noms des fleuves et de leurs affluents, fondamental autrefois ne sont pas d’un grand intérêt pour qui sait lire une carte ... sur son smartphone !

        Les élèves qui réussissaient le brevet d’autrefois faisaient déjà partie d’une élite ayant eu accès au vu de leurs résultats à l’enseignement secondaire. ce qui suppose aussi un milieu familial ayant conscience de l’importance des études pour devenir employé « peinard » et non ouvrier à la dure peine

        Autrefois, tous les enseignants corrigeaient les devoirs, et vérifiaient les cahiers de leurs élèves...

        C’est encore faux  !!! J’ai la chance de disposer de la feuille d’un cahier d’élève datant de 1883 qui a été conservée ... pour y faire des comptes bien plus tard.

        Le garçon qui tenait ce cahier a été premier du canton au certificat d’études l’année suivante, ce qui n’était pas donné à tout le monde. Eh bien, cette feuille de cahier est émaillée de fautes d’orthographe (y compris en copiant la leçon de morale) ... qui n’ont pas été corrigée par le maître !

        Je regrette beaucoup de ne pas pouvoir vous en envoyer une télécopie ...


      • Alren Alren 18 octobre 14:16
        @cric

        "Je me demande ce que dirait un patron d’usine si ses ouvriers exigeaient le droit de finir la moitié de leur temps travail à la maison..."

        Vous ne comprenez pas que outre les corrections, chaque heure de cours se paie d’une heure de préparation sinon plus à la maison des enseignants qui est aussi un lieu de travail, à la différence de la plupart des professions où chez soi, on oublie totalement le boulot ?

        Vous ne comprenez pas que lire et se documenter pour suivre le progrès des sciences, l’actualité de l’histoire et de la géographie fait partie de leurs obligations morales ?
        En maternelle, il faut préparer du matériel, chercher des idées d’animation etc.

        Ce que vous reprochez aux instituteurs vous devriez le reprocher encore plus ardemment aux professeurs des universités qui donnent au plus quinze heures de cours par semaine ?
        Vous croyez qu’ils passent le reste de leur temps à paresser sur leur canapé sirotant un bière ne regardant la télé ?
        Administration, recherche ... beaucoup travaillent plus de cinquante heures par semaine !

      • zzz'z zzz’z 15 octobre 19:09

        L’école publique a été faite pour que les péquenots avec leur patois partent au feu sous un même commandement.


        • Pere Plexe Pere Plexe 15 octobre 19:30

          @zzz’z
          ...les problèmes de langues n’ont jamais empêché d’envoyer les gueux se faire percer la panse au profits de puissants.

          Le commandement militaire se satisfait de quelques mots facilement appris.

        • zzz'z zzz’z 15 octobre 19:42

          @Pere Plexe
          Je ne peux vous répondre, n’étant jamais parti au feu…

          Néanmoins, lors de mon service militaire, je n’ai souvenance de cours en occitan.

        • Alren Alren 16 octobre 17:51
          @zzz’z

          La défaite de 1870, l’industrialisation rapide de la France sous la IIIème république naissante avait montré la nécessité d’un minimum de connaissance des soldats et ouvriers, en particuliers de savoir lire.

          C’est avec beaucoup de répugnance que la bourgeoisie a concédé l’existence d’un enseignement public non-confessionnel, l’enseignement catholique n’étant ni désireux ni apte à former tous ces enfants du peuple.
          Mais Jules Ferry l’a révélé dans une lettre confidentielle à un parent, les « rouges » étaient en train de s’organiser pour créer des « écoles du peuple » destinées aux enfants d’ouvriers, écoles qui pouvaient engendrer une foule de « partageux » plus tard. Il fallait donc leur couper l’herbe sous le pied en décrétant l’école publique « laïque ».
          Ce qu’elle n’était pas tout à fait vrai puisque les leçons de morale faisaient état des obligations envers Dieu (avant même les patrons et les parents).

          Bien entendu les instituteurs firent l’objet d’un contrôle strict, voire maniaque par le biais d’inspecteurs et par les notables qui pouvaient signaler les « mauvais éléments ».

        • zzz'z zzz’z 17 octobre 00:07

          @Alren
          Merci, c’était un fieffé tordu, colonialiste, raciste, … .


          « C’est avec beaucoup de répugnance que la bourgeoisie a concédé l’existence d’un enseignement public non-confessionnel, l’enseignement catholique n’étant ni désireux ni apte à former tous ces enfants du peuple. »

          Le pouvoir d’enseigner par les « curés » ( sous l’égide de Rome, dé-dissolution des jésuites, puis ils leur avait refilé leur pognon ?) avait été rétabli ?

        • zygzornifle zygzornifle 15 octobre 20:03

          Le mammouth est en Sibérie et c’est le réchauffement climatique et les asticots qui font bombance font croire qu’il bouge qui le fait bouger alors qu’il se décompose ....


          • exocet exocet 15 octobre 20:52

            Il y a eu un précédent, un certain Claude Allègre, a une époque, a essayé de « dégraisser » le mammouth.
            Il a politiquement disparu, écrasé par le Mammouth.


            • Alren Alren 16 octobre 17:57
              @exocet

              « Dégraisser le mammouth », expression d’un grand mépris, surtout dans la bouche du ministre de l’Éducation Nationale (! !!) signifiait toujours moins d’enseignants pour dégrader l’enseignement public en espérant que les parents inquiets inscrivent leur progéniture dans le privé jusqu’à obtenir 50% public, 50% privé.

              Mais ça n’a pas marché, le privé stagne à 20-22 % d’une classe d’âge malgré les avantages dont il bénéficie, le premier, exorbitant, étant, dans les faits, de pouvoir choisir ses élèves par différents moyens.

            • georges jean 17 octobre 15:55

              @Alren


              Je crois que le privé stagne à 20-22 % du fait des modalités d ’octroi des subventions. Si l ’on respectait la volonté des parents le privé serait peut-être à 40-50 %.
              Il est à noter que ce sont les parents en effet qui choisissent ou non le privé. Si une école privée ne donne pas satisfaction , elle coule.

            • sls0 sls0 15 octobre 23:44

              Pour ne pas avoir de problème pour suivre au niveau universitaire un QI de 110 ça aide. 21% de la population n’aura pas de problème.

              80% de réussite au bac ça veut dire qu’on va chercher jusqu’au QI de 85.
              Pour certains la marche est trop haute.
              Avant le bac était plus hard, il y avait moins de bacheliers, c’était moins esthétique sur le bilan d’un ministre.
              Non, on ne peut pas avoir que des ingénieurs et des docteurs.
              Avec la baisse des ressources à venir, des ingénieurs seront ils encore nécessaires ?

              Nota : Pour le calcul du pourcentage de QI, l’écart type est de 15 pour la courbe de Gauss.

              • EL Yagoubi 15 octobre 23:44
                "Ils s’en foutent, crachent à la gueule des profs, ont perdu la notion de l’effort en constatant que même les diplômes ne sont plus un rempart contre le chomdu, et que dealer du chit rapporte plus que marner en classe"

                Rares sont qui crachent à la gueule des profs. Beaucoup de profs qui crachent sur leurs élèves coupables d’être non conforme aux normes scolaires contraignantes.
                Dire que les élèves n’aiment leur école serait une forme de complicité dans la stigmatisation de leur identité en tant qu’enfant ou mineur. Ce qu’ils n’aiment pas est perceptible dans leurs attitudes et leur regard, mais on refuse de le dire et de l’entendre. Ils n’aiment pas des formes pédagogiques autoritaires de certains enseignants et ils se sentent démotivés quand les logiques des savoirs sont déconnectées de leur réalité écologique.
                Il y a aussi cette horreur qui a infecté le système scolaire surtout dans des quartiers marginaux de cette société. L’horreur de la toile psy. qui agit systématiquement dans le processus et les procédures de criminalisation du fonctionnement cognitif des élèves par le mécanisme de la psychiatrisation. L’invasion de la toile psy. dans le monde scolaire est une spécificité ou une exception française qui tant de mal que du bien. Et pourtant, l’école est d’abord un espace d’activation et de création des conditions du développement de l’intelligence dans ses dimensions multiples (Howard Gardner, 1983/1993). Malheureusement, dans son fonctionnement actuel à tous les niveaux de son fonctionnement, elle est plutôt un espace de valorisation de mise en conformité à un système de normes obsolètes et du réductionnisme pathologique. L’école en France est déjà à l’agonie. Les familles de sensibilités savent comment cette école ne correspondent plus aux attentes de leurs enfants et à elles-mêmes en dépit des investissements sans commune mesure. L’école à tous ses niveaux est non plus un espace de savoir de transmission des valeurs humaines fondamentales mais un espace d’élevage sous contrôle des logiques néolibérales.

                • math math 16 octobre 06:18
                  Vive le progrès ?
                  Tout ce qui fonctionnait avant ne fonctionne plus de nos jours grâce à la « connerie » de nos politiciens..on avance à reculons !
                  En 1958 il n’y avait pas de dette ni de chômeurs..il n’y avait pas 1.000 agressions par jours dans nos rues..Les rues étaient vides de SDF ou d’immigrés par milliers sous des tentes ?
                  C’est vrai il y avait une direction pour faire marcher le pays..pas des lavettes mafieuses à répétition !
                  Le dernier en date c’est le pompon.. smiley

                  • Self con troll Self con troll 16 octobre 10:25

                    Sur Avox TV, Zolko a mis en ligne une conférence intitulée « L’économie de la connaissance » qui a le mérite de contextualiser les questions d’enseignement.

                    Elle a le défaut est d’être un peu longue, mais sur la question de la formation des individus je la trouve très pertinente.

                    Dans les grandes lignes, le conférencier affirme que notre école est conçue pour une société de production : l’architecture de l’EN est conçue pour transmettre à certains individus les connaissances utiles pour pérenniser les savoir-faire.

                    Petit aparté : on pourra m’objecter que l’orientation utilitariste est récente, je vois plutôt un phénomène historique. La critique de cette orientation ne peut aller sans une vision politique révolutoinnaire de la société.

                    Cette économie de la connaissance ne pourra émerger que si l’individu perd la crainte de l’erreur et l’angoisse de l’immensité des savoirs, parce qu’on aura su concilier l’ambition du développement personnel et la modestie du savoir de groupe.


                    • BA 16 octobre 17:04

                      A propos du département de Seine-Saint-Denis et de la région parisienne :


                      Le 3 septembre 2002, le livre « Les territoires perdus de la République » était publié. C’était un livre qui racontait l’islamisation de la région parisienne.


                      Aussitôt, les bisounours répliquaient : « Mais non, ne vous inquiétez pas, tout va bien, ce livre est un tissu de mensonges, c’est une fausse nouvelle, etc. »


                      Seize ans plus tard, un autre livre confirme ce qui était écrit.


                      Le 17 octobre 2018, Gérard Davet et Fabrice Lhomme font paraître « Inch’allah : l’islamisation à visage découvert. »


                      Ils devaient répondre à une question, sensible  : l’islamisation de la Seine-Saint-Denis est-elle un fait ou une fake news  ?


                      Cette enquête choc est née du désir des grands reporters du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme de former une cellule d’investigateurs, baptisée «  Spotlight  », avec l’appui des éditions Fayard et, pour cette première année, du Centre de formation des journalistes (CFJ).


                      Ivanne Trippenbach, Célia Mebroukine, Romain Gaspar, Hugo Wintrebert et Charles Delouche, jeunes journalistes, ont cherché « la  » réponse, avec leurs doutes parfois, leur sincérité toujours.

                      Leurs découvertes  ? Une «  université  » islamique infiltrée par un réseau djihadiste, un dépôt de la RATP où la pratique religieuse, officiellement interdite, devient la norme, des élus prêts à toutes les compromissions, des fonctionnaires désemparés, de l’argent qui coule à flots en toute opacité, un communautarisme en pleine expansion…

                      L’islamisation progressive du 9-3 est bien une réalité.


                      En voici la preuve.


                      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=q5BiS0jgJaA





                      •  C BARRATIER C BARRATIER 16 octobre 20:44

                        Blanquer s’éparpille..il y a du bon (peu) dans ses reformes, mais il ne fait pas l’essentiel, nos enfants battent le record mondial du petit nombre d’heures de classe , et le record des vacances...Leurs enseignants aussi.

                        En table alphabétique des news :

                        Ecole,projets reforme Blanquer examen critique
                        http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=296

                        • Ruut Ruut 17 octobre 07:38
                          Au lieu de subventionner moultes écoles, il ne devraient faire que des écoles laïques communes a tous les enfants.
                          Mais ça forcerait l’excellence puisque les gamins des ministres et du cac40 y seraient.


                          • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 17 octobre 11:28

                            Comme vous dites, bon courage à Blanquer car le Mamouth a montré avec Allègre et d’autres sa capacité à résister à toute réforme dans l’intérêt des enfants et se satisfait de voir la place de la France reculer année après année dans les études internationales Pisa.



                            • Arthur Gohin 17 octobre 19:44

                                L’école laïque est une illusion, et Blanquer ne peut pas l’empêcher de s’enfoncer dans son illusion car il n’a aucune profondeur de vue.

                                En réalité chaque enseignant est un éducateur selon ses convictions, et les élèves le sentent très bien même s’ils ne sont pas autorisés à avoir un avis sur la question. 
                                Or ma conviction est que l’éducation consiste à mettre sa conscience en paix avec Dieu. Je ne suis pas près de croire à l’éducation nationale d’aujourd’hui, elle ne peut que continuer à s’enfoncer. Je n’ai pas envie de mégoter sur les programmes et méthodes d’éducation puisque le fond est absent aujourd’hui. 

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