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Accueil du site > Tribune Libre > Est-il raisonnable d’interdire la fessée dans un pays qui prône (...)

Est-il raisonnable d’interdire la fessée dans un pays qui prône l’égocentrisme ?

Nota bene avant lecture : mes élèves disent que je suis la plus gentille des maîtresses... ça évitera aux bien pensants de m’incendier dans les commentaires... c’est juste que mon métier est de plus en plus difficile à exercer même si on a à cœur d’élever les enfants dans le bon sens du terme, pour en faire des honnêtes hommes et femmes au sens du 18ème et les faire grandir dans un milieu de confiance en eux et en nous. Juste milieu difficile à trouver avec les enfants, avec les parents qui ont eu l’éducation d’hier et ne savent pas parfois trouver le compromis entre une éducation autoritaire ou permissive, mais aussi avec les collègues, qui répètent les méthodes autoritaristes des écoles d’autrefois avec des enfants éveillés pour ne pas avoir de,soucis avec les 2-3 enfants rois qui sont parachutés dans nos classes et qui mettent à mal des mtéhodes plus démocratiques d’enseignement.

 

Ce matin, je me suis réveillée avec cette idée qu’il n’était peut être pas raisonnable d’interdire la fessée dans notre pays. Peut-être que c’est cette histoire de directeur de centre qui se trouve accusé de violence aggravée sur un enfant de 4 ans pour lui avoir mis 2 tours de scotch autour des poignets d’un enfant pendant 2 minutes, qui me travaille à un jour de ma prérentrée ? Est-ce sensé d’interdire la fessée ? Ou deux tours de scotch ? Ou alors il faudrait que tous les enfants soient élevés par des parents qui ne les laisseraient pas exercer libre cours à l’égocentrisme normal de tout enfant à la naissance.

Un enfant naît, ce n’est encore qu’un petit être centré sur son tube digestif et son bien-être donc il pleure quand il a froid ou chaud, il pleure quand il a faim, il pleure quand il a mal, etc... Sa maman (ou son papa) arrive pour le secourir lorsqu’il envoie un signal sonore de détresse et tout cela est normal pour un bébé... Dans les années 50, on parlait alors de caprices, il fallait déjà réduire le bébé et le laisser pleurer avant d’intervenir pour lui apprendre déjà que la vie est dure... dura vitae sed vitae... nous avons évolué depuis... il y a eu Winicott et la mère suffisamment bonne pour donner l’idée bouddhiste du juste milieu... Il y a eu Dolto qui nous a culpabilisé sur l’éducation trop autoritaire de l’après guerre, il y’a eu mai 68 ou le slogan « il est interdit d’interdire » qui a peut être plus montré d’écueils que de réels progrès....

Le juste milieu, ce serait « on n’intervient pas immédiatement pour la toute puissance de l’enfant mais on laisse un petit moment pleurer et on intervient... » moi, je pense que c’est surtout une question d’âge... Tant que le bébé ne peut s’exprimer autrement que par les pleurs et qu’il est contraint d’appeler au secours parce qu’il ne peut ni bouger ni parler, on intervient et on lui porte secours... ça peut aller jusqu’à ses 1 ans voire 14 mois puis on régule son égocentrisme primaire quand il peut enfin agir ou parler... non, tu ne fais pas ce que tu veux, non je ne viens pas tout de suite te donner ce qui te manque... j’ai ma vie aussi et tu mangeras quand je pourrai te faire à manger, tu auras ton jouet que tu laisses tomber avec délectation de ta chaise haute pour voir l’effet de la gravité si tu arrêtes de l’envoyer par terre au bout de tant de fois car je ne suis pas ton esclave... oui, mon petit Newton en herbe, tu dois apprendre aussi que l’autre existe et ta maman te le fait savoir en n’étant pas ton esclave soumise... c’est ce qui s’appelle le contrôle du ça... l’enfant qui est dans dans toute puissance de son passé de bébé où il avait tôt ce qu’il voulait quand il le voulait apprend un début de règles de la vie en scociété : « ma liberté s’arrête quand commence celle de l’autre » et « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu on te fasse » et je dois me conformer cette règle d’or bouddhiste qui me dit que l’autre existe.

Malheureusement pour nous aujourd’hui (je suis enseignante !), beaucoup de parents croient cette règle innée et oublient de la faire vivre à leurs enfants à cette âge charnière de la première indépendance (l’enfant peut se deplacer et se faire comprendre... donc j’ai dit 12-14 mois mais ça commence avant quand il est en trotteur et qu’il montre déjà ce qu’il veut avec son petit doigt). Donc, je pense que beaucoup trop de parents négligent ce moment fatidique et accourent dès que l’enfant manifeste son besoin immediat comme lorsqu’il était bébé ou se mettent à hurler pour défendre leur propre intérêt à eux, parents, au lieu de réguler ces premiers conflits d’égo à égo. L’égo du petit humain crie sa volonté et l’égo du parent obéit servilement ou manifeste son désaccord en voulant alors réduire la toute puissance logique de l’enfant à cet âge charnière, logique parce que cet ex bébé n’avait pas jusqu’à ce moment là rencontré d’obstacles à ses désirs.

D’où l’importance d’agir à ce moment charnière et de verbaliser qu’on existe aussi et qu’il va falloir attendre un peu parfois pour obtenir ce qu’il souhaite tout de suite. L’enfant apprend alors à différer son désir et par là, à se décentrer en comprenant que nous aussi, parents, on existe et tout cela peut se faire sans crier et sans la fessée. C’est très facile à ce moment là, l’enfant est en pleine phase d’apprentissage et les règles s’intègrent entre ses 4 mois et ses 14 mois sans vrais heurts... je dis ça mais à y réfléchir, je me souviens qu’on avait surnommé mon fils « ta deule » à ses 14 mois car il avait dû entendre dire cela et comprendre que ça voulait dire « tais toi », l’ayant compris, il me l’a dit une fois devant sa grand-mère qui avait éclaté de rire, et après s’en était emparé pour faire rire et me faire enrager, car il avait compris que cette expression n’était pas neutre pour nous, adultes, et que ma belle-mère y voyait une preuve que je ne savais pas éduquer mon fils (toujours l’ego qui malmène)...

Au départ, j’enrageais, je ne le frappais pas parce que ça ne fait pas partie de mon éducation, mais j’enrageais. Et je me sentais mauvaise mère... qu’avais-je pu rater pour qu’il me parle ainsi à 14 mois... en fait, j ‘adoptais trop le point de vue des adultes, pas de l’enfant... il n’était pas insolent, c’était juste qu’il avait compris que sa phrase avait un impact... passé la phase de colère, je me suis mise à l’ignorer quand il le répétait en boucle, avec son air goguenard, puis voyant que sa petite phrase n’avait aucune prise sur moi, il a arrêté de la dire et tout est rentré dans l’ordre sans plus de heurts. A ses 18 mois, il m’a dit « non », non pour le bain, non pour le brossage des dents, nous pour manger mais forte de ma première expérience réussie, j’ai ignoré et je l’ai emmené au bain, je l’ai emmené au parc si j’avais décidé d’y aller... sans cris mais sans céder comme si je ne l’entendais pas, c’est facile à cet âge là, on peut les porter, ils ne font pas le poids... résultat : il a été propre à ses 18 mois.

Comme si le fait de ne pas céder à sa toute puissance l’a amené à la pleine maitrise de ses sphincters. Peut-être mon fils était-il exceptionnel mais je ne le pense pas. Je pense que trop de parents cédent au premier non, obéissent à la première volonté et se mettent à crier quand les limites ont été franchies depuis trop de temps. Donc l’enfant au lieu de sortir de toute puissance avec grâce comme une chenille devient papillon, l’enfant reste une chenille reine et devient enfant roi, puis on le dit capricieux quand il pique des crises quand il n’a pas ce qu’il veut à 4 ans, et enfin tyran quand il ne peut faire ce qu’il veut adolescent’ comme il n’a pas appris à temps la frustration, il ne la supporte pas... plus on attend de contrecarrer en douceur sa toute puissance naturelle, plus on se heurte à des problémes d’égocentrisme tardif. L’enfant, c’est normal qu’il soit égocentrique mais c’est à nous, adultes de l’obliger à se décentrer pour vivre avec nous.

Quand le processus n’est pas enclenché dans la prime enfance, ces petits « monstres » nous arrivent à l’école maternelle sûrs de leur bon droit et de leur toute puissance. Ils sont malheureux, ces enfants, car ils stagnent en tant que chenilles alors qu’ils auraient pu devenir papillon... et que nous restent ils nous, éducateurs, pour leur apprendre l’altérité ? Ils tapent, ils griffent, ils mordent leurs camarades si on leur prend ce qu’ils veulent , ils hurlent dès qu’on contrecarre leur désir ou jettent les jouets ou décident de ne pas se plier aux règles du groupe... Alors un directeur de centre se trouve accusé de violence aggravée parce qu il a mis 2 tours de scotch marron autour des poignets d’un des ces petits cherubins qui aurait été mis dans son bureau parce qu’il aurait crié « au loup » pendant la sieste ? (pas qu’une fois, je pense, ça les journalistes jouent toujours les vierges effarouchées pour rapporter de telles histoires, comme s’ils n’avaient vu jamais d’enfants tyrans.) Un enseignant se trouve écroué parce qu’il a secoue un peu violemment un de ces enfants, un de ces enfants mignons qui devaient certainement mettre du bazar ou en taper un autre ?

Bien sûr, autrefois, ces histoires se seraient réglés avec un coup de ceinturon, une fessée ou une éviction dans un placard et on ne criait pas « Au loup » mais aujourd’hui, on blàme les adultes qui veulent réguler la toute puissance de l’enfant roi pour le bien de tous... et c’est dans ce contexte que j’apprehende la rentrée, sachant que les chenilles sont de plus en plus nombreuses dans nos classes et que nous devons devenir leurs larves plutôt que d’évoluer tous ensemble libres comme des papillons...


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32 réactions à cet article    


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 août 18:58

    Y’a tellement de lois qui ne sont pas respectées et où tout le monde s’en fout, tant qu’on se fait pas prendre ^^

    Quoi tu fumes du Hakik Gérard ? Ma main ds ta gueule p’tit con !


    • placide21 2 septembre 10:01

      @bouffon(s) du roi
      Elles voudraient que les fessées soient exclusivement pendant qu’on les « besogne »


    • kimonovert 29 août 19:00

      Valérie, égocentrisme, nom masculin : Tendance à tout rapporter à soi, à ne s’intéresser vraiment qu’à soi. Votre post, lui, est egocentré... Je vous ôte une épine du pied : on vous a menti des l’instant où vous avez signé, ce n’est pas éducation qu’il fait lire sur le bulletin de traitement du ministère, c’est instruction. L’education c’est l’affaire des parents...Y a pas de mais... Je pourrais faire des longueurs sur votre spleen... Sinon, bonne rentrée, la vie est belle et plus que 7 semaines avant les vacances de la Toussaint.


      • Konyl Konyl 30 août 10:38

        @kimonovert
        L’éducation n’est pas que l’affaire des parents non. du latin ex-ducere, guider, conduire hors.
        Dire a quelqu’un qu’il parle trop fort dans son putain d’iPhone a 1200 € c’est de l’éducation.
        Expliquer a un marmot que la liberté est une valeur collective et n’existe pas au sens individuelle dans une société, c’est de l’éducation.. Si on veut faire ce qu’on veut sans se soucier des autres il faut aller vivre seul sur une ile déserte.

        Après les parents ont la responsabilité d’éduquer leurs enfants, et justement c’est ce qui est dit dans cet article. Aujourd’hui les mômes ont tous les droits et les parents considèrent que leurs enfants sont des merveilles plus belles et mieux que les autres, c’est totalement faux, évidemment. Vous devriez voir comment parlent certains parents au profs, c’est une honte.


      • kimonovert 30 août 11:55

        @Konyl

        Le sport développe aussi des aptitudes , sport individuel (contrôle de soi, etc.) comme collectif (intégration sociale, etc.). Moi, je veux bien entendre...mais déjà quand je vous lis, pas la peine de sortir des « putain » tous les 2 mots, L’exemple pour nos jeunes commence ainsi !


      • Konyl Konyl 30 août 12:11

        @kimonovert
        Un gros mot et vous en voyez tous les deux mots.
        Pour le sport oui, c’est hyper important.


      • sls0 sls0 29 août 19:22

        Dans ma vie je me suis aperçu que les enfants de mes amis qui avaient un commerce était moins chiants. Le ou les parents étaient peut être plus présent mais quand il y avait un client, le môme devait attendre.

        Un adulte a plein de choses à faire dans la journée, il a un temps compté pour chaque chose.

        Un enfant il n’a qu’une chose à faire c’est de contenter son envie du moment, il a tout le temps qu’il faut. Là on s’aperçoit que l’adulte a un sérieux handicap, on évitera la discussion, le temps joue contre nous. Oui/non, pas de discussions.

        Un adulte arrive à réaliser une fois sur 4 ses envies, ce sera une fois positif et 3 fois négatif. Un enfant a parfois plus de demandes irréalisables, il entendra à minima 3 non pour un oui.

        Les parents sont le modèle pour l’enfant, s’ils disent oui et qu’ils ne tienent pas parole le modèle prend un sale coup. De bon, fort et juste ils passent

        à ...

        Je suis un salaud et je vais vous donner un truc de salaud :

        Quand j’entends des pleurs de colère je me mets à coté de l’enfant et j’enregistre. Là souvent il s’arrête et je lui dit que je trouve agréable ses pleurs, il perd son arme principale. Normalement il travaille à l’usure, les pleurs sont un bon outil, si on montre que ça n’a aucun effet il ne perdra pas son temps.

        On est des impatients avec plein de choses à faire, c’est notre faiblesse.


        • Paul Leleu 29 août 21:17

          il me semble que le rapport à la violence a changé... pourquoi la baffe d’hier n’est plus possible aujourd’hui ? Parce-que le rapport au corps et à la violence a changé. Les modes de vie ont changé. Du coup, la baffe qui hier était « dans la bonne moyenne », devient disproportionnée aujourd’hui.

          en outre, nous sommes dans une société et une économie, où les gens doivent plus utiliser leur psyché et un moins leur physique... la performance psychique et émotionnelle est devenue essentielle dans les relations sociales et dans la vie professionnelle... on n’est plus au temps de la caserne, des charrues, des usines, et des enfants dans les mines. Dans l’économie actuelle les êtres humains doivent déployer beaucoup plus leur personnalité. Et du coup, les moindres anicroches deviennent très pénalisantes. De ce fait, un enfant traumatisé aujourd’hui sera peut-être plus pénalisé qu’un enfant traumatisé d’autrefois (je parle pas des cas extrêmes, bien-sûr).

          En conclusion, non seulement on est plus aisément traumatisé par un événement physique, mais on en sera aussi plus pénalisé dans notre vie ensuite.


          • Le Gaïagénaire 29 août 22:04

            @ l’auteur 29 août 2019

            La vraie raison "inconsciente du choix de ce métier et de la maternité c’est qu’ils vous autorisent à déplacer la violence refoulée en enfance sur des êtres sans défense : compulsion de répétition de l’exercice du pouvoir.

            SVP cherchez un emploi dans un entrepôt et gare aux emballages.

            http://0liviermaurel.free.fr/index.php/presentation-de-lobservatoire-de-la-violence-educative-ordinaire/

            « Les enfants sont d’ailleurs aujourd’hui dans presque tous les pays la seule catégorie d’êtres humains qu’il soit permis de frapper légalement, alors qu’ils sont aussi les êtres humains les plus fragiles, les plus vulnérables et ceux sur lesquels la violence a les conséquences les plus graves. »

             smiley  smiley 


            • ddacoudre ddacoudre 29 août 22:08

              Bonjour Je pense que l’on peut parfaitement élever un enfant sans violence physique. Cela ne veut pas dire qu’il y aura des instants pu l’on ne sera pas exaspéré. Il y a une mesure que nous ne prenons pas en considération, c’est le temps. Un enfant demande du temps pour son apprentissage et de la présence quand il est bébé. Sans nous en rendre compte nous le privons de l’un et de l’autre. La vie dites moderne où la mère ou la femme mais son confort et sa propre vie en balance avec les besoins de l’enfant suivant leurs natures et les réponses données affecteront. Jusqu’à deux ans ce qu’il aura entendu marquera des zones cérébrales en développement. Souvent ce sont mes parents qui pourrissent le nécessaire égocentrisme. Nous sommes obligés de tout absolument tout ramener à nous. C’est notre seul moyen d’enregistrer les informations du monde de notre environnement que l’on soit adulte ou un bébé qui arrive au monde. La difficulté est est sera toujours dans son développement de savoir quand bim franchi des étapes de compréhension. Et pour cela il faut lui donner ce que la plus part du temps nous lui refusons, justement du temps Ce que nous appelons de la patience. La plus part souhaiterais que si tôt dis si tôt fait. C’est impossible à moins de le lui répéter 100 fois, les fameuse 100 lignes de punition scolaire. L’enfant à besoin de contact affectif, c’est seulement dans les bras de sa mère qui le trouve, pas dans le berceau où on le pose pour dormir. Par le corps se véhicule des perceptions pas avec de l’osier. Combien de fois l’on s’en débarrasse de cette manière. Il y a un temps pour cette séparation affective corporelle. C’est comme pour la tété je ne crois pas que le biberon offre la même perception affective que le sein. Idem pour la frustration il ne s’agit pas de le laisser pleurer mais de l’accompagner dans cette apprentissage de l’attente, de la contrainte sociale des autres Le congé maternité fut une bonne avancé, celui sabbatique pour le ère et la mère un bon complément, à ma différence que les couple dans la première année devraient privilégié la femme car je doute que l’homme puisse donner le sein. Est que l’absence de cette attention, du temps quelle requiert est pas responsable ou la source des différents comportements des enfants plus tard,bien évidement. Nous connaissons l’impact du milieu social sur l’éducation. Si l’éducation nationale ne peut se substituer aux parents souvent les enseignants de fait si trouvent contraint comme tu le soulèves, pour paliers aux déficiences des uns ou des autres que les enfants emportent à l’école. Si l’école est faite pour instruire, l’enseignant de doit de vérifier si son enseignement est parvenu à la compréhension de tous les élèves. C’est là l’objet des notes des contrôles et des examens. Les enfants on besoin d’être rassurée pour s’ouvrir au incertitude de l’existence. Ce besoin se change lentement en assurance, pour le réussir faut en avoir conscience et la pratique. Un défit quasiment insurmontable si l’on fait passer sa vie d’adulte avant le développement de l’enfant. Ce qui ne signifie pas en faite un enfant roi. Quand à celui qui a lié les poignets de l’enfant il n’avait qu’à le porter à ceux qui le condamnent. Pas facile votre métier, mais ayez cela en tête la punition est toujours un constat d’échec. Nos sociétés en sont l’exemple flagrant. La loi est un constat d’échec, la justice est un constat d’échec, la punition est un constat d’échec . tous ces modulent qui démontre notre incapacité à disposer par l’éducation d’un contrôle interne de l’existence interdépendante des humains. C’est donc une bonne chose de ne pas soumettre les enfants à la fessée pour qu’il développement ce contrôle interne, sous réserve que les parents le comprennent. Ce qu’il me semble que nous ne prenons pas la peine de faire croyant que l’on y parvient par l’opération du saint esprit publicitaire là où il faudrait un enseignement. Cordialement ddacoudre OverBlog

              .

              Un .


              • Le Gaïagénaire 29 août 22:15

                @ddacoudre 29 août 22:08

                « C’est donc une bonne chose de ne pas soumettre les enfants à la fessée pour qu’il développement ce contrôle interne, sous réserve que les parents le comprennent. Ce qu’il me semble que nous ne prenons pas la peine de faire croyant que l’on y parvient par l’opération du saint esprit publicitaire là où il faudrait un enseignement. »

                Une thérapie avant d’être autorisé à « ensaigner » le gliale.


                • ddacoudre ddacoudre 30 août 07:59

                  @Le Gaïagénaire

                  Bonjour Si d’autres compétences que celles innées était nécessaire elles seraient inscrites à l’intérieur et l’on aurait pas à interroger. Mais ce n’est pas le cas personne ne naît avec l’apprentissage culturel. Personne ne naît en sachant ce qu’est le gliale ou la myeline. L’organisation culturelle « incide » les comportement maternel. Ce qui doit d’enseigner n’est pas de devenir maman, c’est de savoir comment fonctionne un cerveau avec lequel nous allons passer notre vie

                  Cordialement ddacoudre OverBlog


                • Le Gaïagénaire 30 août 15:39

                  @ddacoudre 30 août 07:59

                  « Ce qui doit d’enseigner n’est pas de devenir maman, » Vrai.

                  « L’organisation culturelle « incide » les comportement maternel. » Vrai.

                  Lorsque la mère a reçue la fessée, ou la négligence, elle transmettra cette « organisation culturelle » à la génération suivante ; à ses enfants ou à « SES » élèves.

                  Pensez au baobab du Petit Prince. La biographie rend conscient du baobab et brise la chaîne « culturelle ».

                  Cordialement


                • Valou33 29 août 22:37

                  Ça va, les propos n’étaient pas acerbes... en fait, je pense que vous avez compris que ce ne sont pas les enfants les responsables d’étre Devenus parfois des tyrans mais leurs parents qui n’ont pas su trouver la juste autorité pour les guider à devenir des êtres capables de vivre avec les autres... une collègue m’a dit un jour qu’il faudrait un permis pour devenir parent, à ce moment là j’avais trouvé sa position extrême, maintenant je me dis qu’avec le nombre de nouveaux parents qui laissent les enfants sauter n’importe où, parler tout fort au cinéma ou déchirer les livres sous leurs yeux sans intervenir ... il serait temps de dire stop et d’arrêter de fustiger sur la place publique des punitions peu humiliantes comme mettre un scotch ou taper sur la tête... quels moyens nous restent ils pour leur faire comprendre à ces enfants qu’ils pourrissent la vie de tout un groupe ?


                  • Le Gaïagénaire 30 août 00:53

                    @Valou33
                    «  une collègue m’a dit un jour qu’il faudrait un permis pour devenir parent, »

                    Erreur : Permis obtenu après une biographie, phylo et ontogenèse, avant l’âge de procréer, donc à l’école, par toutes les filles qui envisagent de devenir « maman ».

                    En attendant, pendant vos pauses café à l’entrepôt, je vous suggère d’étudier l’oeuvre d’Alice Miller en particulier « C’est pour ton bien », l’Enfant sous terreur« et  »La connaissance Interdite« . Le temps des »hussardEs noirEs« est révolu.

                    PS : Votre »image" de la larve, de la chenille et du papillon révèle le mépris. La relation duelle ou triade est l’outil privilégié pour pratiquer la maïeutique socratique en tant que témoin éclairé. La larve devient chenille et papillon sans aucune intervention extrinsèque...Il n’y a pas métamorphose.

                    Donc, à l’entrepôt et attention aux emballages.


                  • Stie 30 août 17:36

                    @Valou33

                    Ça fait peur des propos pareils ! La loi est la même pour tous et toute violence est interdite. Et puis, taper sur la tête est de toute façon gravissime. Très dangereux. Que diriez-vous si votre patron ou votre mari vous tapait sur la tête ? Défendre l’usage de la violence, d’autant plus sur les plus faibles, ceux qui ne peuvent pas se défendre est écœurant.


                  • the clone the clone 30 août 09:54

                    Hahaha quelle belle démonstration d’hypocrisie !!!!

                    On interdit la fessée alors que les flics crèvent des yeux , arrachent des mains tuent et se mettent a plusieurs pour rouer de coups un pauvre manifestant au sol , leur ministre leur distribue gratifications et mérdailles ...


                    • JP94 30 août 16:12

                      @the clone

                      Et si on en reste au niveau des enfants : fessée interdite, mais expulsions de mineurs, mises en centres de rétention (prisons), séparation forcée d’enfants ( même nourrissons) dans ces centres, ça c’est autorisé ! 
                      Au niveau international, ce n’est pas légal...mais c’est quotidien en France et dans l’UE.
                      Il suffit de se rapprocher du RESF pour voir le nombre de cas de mauvais traitement par la puissance publique...impunie.

                      Revenons aux manifs : mais on gaze aussi les enfants dans les manifs : le 1er Mai, manif en famille, Macron et auparavant gaze comme le Reich : toutes classes d’âges confondues...il faut dissuader de manifester, suivant le mot de Hugo « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ». 


                    • Stie 30 août 17:44

                      @the clone

                      Ni la violence sur les enfants ni celle des policiers sur les manifestants n’est acceptable. Merci de ne pas opposer la protection des uns à celle des autres. Cela dit, rien n’oblige non plus les gens à aller manifester. On sait qu’il y a des dangers à se retrouver dans une foule en colère. La violence peut aussi venir d’autres manifestants. Alors aller manifester, c’est toujours prendre des risques.


                    • lautrecote 30 août 19:59

                      @Stie

                      ah ! En voilà qui a bien retenu la leçon de MM. Macron et Castaner !


                    • Berthe 30 août 21:54

                      @JP94
                      vous oubliez la meilleure de toutes, « age du consentement sexuel à 10 ans », chère à Schiappa ! Cette histoire de « fessée » c’est encore l’arbre qui cache la foret, la violence institutionnelle étant le « vrai problème ».


                    • the clone the clone 30 août 09:55

                      Je me demande qui va intervenir dans les 1100 citées de non droit pour verbaliser les fessées ????

                      A non l’interdiction de concerne que les français.....


                      • Julot_Fr 30 août 10:21

                        C’est evident qu’interdire la fessee est un empietement de l’etat dans le role des parents. Qui leur a donner le droit de faire ca et ou s’arreteront ils ?


                        • kirios 30 août 11:51

                          j’ai 73ans , j’ai été élevé avec amour par mes parents et l’ensemble de ma famille.

                          je ne regrette aucune des roustes que j’ai prises.les enfants ont besoin .

                          la culture façonne l’individu pour l’adapter à un environnement, il lui faut des règles qu’il doit respecter et les règles sont contraignantes.

                          je connais des « enfants rois », ce sont des petits merdeux, j’ai été aussi un enfant roi (fils unique) mais coups de pieds au cul m’ont permis de respecter les autres .


                          • lala rhetorique lala rhetorique 30 août 14:53

                            Si on résume : on peut se faire passer un foetus de 14 semaines (foetus donc plus ambrion, formé, avec des pieds qui lancent des coups dans le ventre de la mère etc) ; on accepte d’empoisonner nos enfants avec les pesticides ; on conçoit la gestation pour autrui, faisant ainsi à son insu un enfant abandonné ; mais faut pas donner de fessées ? ya un truc là non ?


                            • vero 31 août 14:44

                              quel gloubiboulga d’arguments sans rapports les uns avec les autres, et incorrects en plus.
                              et on dit avorter.


                            • Stie 30 août 17:18

                              Alors comme ça, on commence par s’auto-encenser. Ensuite, quelle méconnaissance du développement de l’enfant de penser qu’on peut déjà faire respecter des règles à un bébé de 4 mois ! Et puis, on ne ressent pas beaucoup d’amour maternel dans ce post. Comme si s’occuper de son bébé était une corvée. Le bébé qui esclavagiserait sa pauvre mère par ses besoins... Et surnommer son enfant « ta deule » pour dire « tais-toi » et après, reprocher à l’enfant de répéter ce mot... C’est vraiment du « Fais ce que je dis mais pas ce que je fais ». Pareil pour l’histoire de « Il ne fait pas céder aux volontés de l’enfant afin de ne pas en faire un enfant-roi ». Mais par contre, le parent-roi, oui. Je cite votre phrase « J’ai ignoré, je l’ai emmené au bain, je l’ai emmené au parc SI J’AVAIS DÉCIDÉ D’Y ALLER ». Et après, c’est vous qui parlez d’égocentrisme ! L’idée n’est pas de « céder » à l’un ou à l’autre, mais de se mettre d’accord (mais faire plaisir à son enfant, cela nous fait plaisir aussi, non ?). Quel intérêt d’emmener son enfant au parc s’il n’en a pas envie ? Et puis, ne parlons surtout pas du titre de votre post ! Il est affligeant de bêtise. Déjà, que le pays prône l’égocentrisme, ce n’est que votre (drôle) d’avis. Mais on pourrait dans ce cas tout autant remplacer le mot « fessée » par « viol », « meurtre » ou autre et se demander s’il est raisonnable d’interdire le viol/ le meurtre « dans un pays qui prône, (selon vous), l’égocentrisme ». Cette question n’a ni queue ni tête. Quoi de plus normal que de protéger tout le monde de la violence et d’autant plus, les plus faibles ? Et pour ce qui est de votre défense du prof qui a scotché les mains d’un enfant, je ne m’en étonne même pas. C’est corporatiste. Mais que diriez-vous si on vous scotchait les mains pour avoir écrit toutes ces inepties ?


                              • Emohtaryp Emohtaryp 30 août 23:42

                                Est-il raisonnable d’interdire la fessée dans un pays qui prône l’égocentrisme ?

                                VS

                                Est-il raisonnable d’interdire la fessée dans un pays qui fait éborgner, mutiler, matraquer, gazer, diffamer ses opposants ?


                                • vero 31 août 14:41

                                  On croit rêver.

                                  En gros cet article défend ce directeur qui a scotché un élève ...

                                  et cette personne est instit, wow, c’est inquiétant. 

                                  comme beaucoup de personnes, elle confond absence de coups et laxisme.

                                  la lecture de Catherine Guéguen ou Catherine Dumonteil-Kremer lui ferait le plus grand bien, plutôt que d’être nostalgique de l’époque ou on pouvait frapper les enfants en toute impunité. le bon vieux refrain du « c’était mieux avant » « avant ils filaient droit » etc. confondre peur et respect ...

                                  interdire les violences physiques sir les enfants va dans le sens de l’évolution de la société et ce qui est honteux, c’est que la France l’ait fait si tard !
                                  si ça vous pose un problème, changez de boulot !


                                  • jef88 jef88 31 août 19:34

                                    Pour simplifier l’existence des parents il suffit souvent de savoir dire NON !

                                    Je vois des mamans penchées sur la poussette expliquer au petit qu’il faut faire ceci ou ne pas faire cela.... Il est évident que le bébé ne peut pas comprendre, alors qu’un « NON » sec s’enregistrerait beaucoup mieux .......

                                    En ce qui concerne les punitions corporelles (j’ai 75 ans) je me souviens de notre instituteur de CM1, CM2.

                                    Quand un élève avait fait une grosse bêtise il l’appelait près de son estrade.

                                    Il y avait une allée, au centre de la classe, entre l’estrade et le mur du fond.

                                    Le puni se tournait vers ce mur et l’instit lui mettait un coup de pied au derrière (avec l’intérieur du pied) et le gars se retrouvait contre le fameux mur !

                                    C’était fortement dissuasif !

                                    Il a fait subir cette punition 2 fois en CM1 et une fois en CM2......

                                    Alors, à coté de cela, la fessée ? ? ? ?


                                    • Valou33 1er septembre 11:34

                                      Mon titre était excessif pour faire réagir. Moi, j ai écrit l’article avec un petit sourire pour choquer un peu mais essayer de mettre le doigt sur une réalité d’aujourd Hui : certains enfants ne respectent pas les autres mais ne sont pas élevés dès le plus jeune âge. Ils n’ont pas appris le « non » assez tôt . . Quand les enseignants disent qu’ils font 80 pour cent de discipline ( entendez par discipline pas la matière mais le « assieds toi pour travailler » car il y a ceux qui ne s’assoient même pas à une table au collége, ( dans des villes calmes pas en banlieue !!), ne dis pas de gros mots, arrête de tirer la langue ( à 12 ans passé) ..il est temps de se pencher sur ce phénomène sociétal...je n’ai jamais mis de fessée à quiconque, je suis plutôt « cool » comme adulte et je suis pour les écoles type Finlande mais je suis parfois surprise des comportements des élèves aujourd’hui..quand j’allais à l’école, on se taisait même si le cours était ennuyeux...bien sûr, on doit évoluer mais ça ne veut pas dire « tout accepter » , le respect doit se faire dans les deux sens sinon quelle sorte de société de futurs adultes va t on avoir ? C’est vrai que j’ai été « scotchée « de stupeur de voir le directeur du centre arrêté pour violence aggravée pour du scotch.... il ne faut peut être pas non plus exagérer ! Certains enfants punis peuvent parfois vous jeter leurs chaussures à la figure ou lever leur main pour vous frapper... si, si...ça arrive...même dans des petites villes....et que peut on faire concrètement ? Nous sommes une génération post dolto , post 68 et le plus difficile aujourd’hui est de trouver le juste milieu pour un monde plus altruiste , d’où mon image de chenille et papillon qui n’etait pas du mépris mais plutôt une référence à la philosophie bouddhiste.

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