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Europe : Mélenchon abandonne le Frexit à la droite

Europe : Mélenchon abandonne le Frexit à la droite.

L’université d’été de la France insoumise a mis fin aux équivoques de Mélenchon sur l’Europe. Dans son discours de clôture, il a très clairement repoussé la possibilité même d’un « plan B », qui aussi trouble qu’il fût, promouvait au moins l’idée d’une sortie institutionnelle de l’Europe. Mélenchon -et par voie de conséquence ses troupes- marche maintenant à fond dans l’Union européenne. Deux conclusions s’imposent. D’une part, sans « plan B » dissuasif et crédible, Mélenchon se propose de négocier à Bruxelles sans rapport de force, ce qui est peut-être pire que tout (voir Tsipras en Grèce). D’autre part, avec lui, la gauche radicale officielle laisse définitivement le « Frexit » au bénéfice des souverainistes de droite.

Ce qui est fou, c’est que Mélenchon, en rejetant la menace du son « plan B », se prive de tout argument dans un rapport de force avec les partenaires et les institutions européennes. On pourrait bien imaginer mener une « négociation », mais encore faudrait-il avoir des menaces à faire valoir. On ne négocie pas avec des capitalistes sans moyens de pression. Mélenchon propose donc de partir en campagne avec des fusils vides. « C’est plus pacifiste » pourrait-il dire ! Sauf que c’est la pire attitude... soit on se soumet franchement, et on essaye de tirer son épingle du jeu, soit on part avec des munitions pour affronter son adversaire avec des chances raisonnables. Entre les deux, cela s’appelle le casse-pipe.

Les succès électoraux n’ont pas débouché sur de l’éducation populaire.

Ce choix révèle les lignes de fracture profondes au sein de l’électorat de la France Insoumise. Dans les 11% des élections de 2012, il y avait déjà une division notoire entre les gauchistes pro-Europe, et les communistes anti-Europe. Cette division s’est accentuée, en 2017, avec l’arrivée de bataillons d’électeurs socio-démocrates en mal du PS. Le succès méritoire de 2017 ne peut cacher aussi la « dilution idéologique » qu’il représente en même temps. Les nouveaux électeurs n’ont adhéré que du bout des lèvres, et en raison des conditions électorales spécifiques (Hollande ridiculisé, Hamon inconsistant, et Macron caricatural). Mélenchon a su parfaitement jouer des circonstances pour réaliser un gros score : on peut lui reconnaitre ce talent évident. Mais dans le même temps, aucun effort d’éducation populaire (le fameux « dissensus » cher aux insoumis) n’a été réalisé en direction de ce nouvel électorat.

Pourtant, les employés et petits fonctionnaires de plus en plus touchés par la crise (qui ne concerne plus que les industries ouvrières) deviennent sensibles à cette question. Il serait donc tout à fait opportun de profiter de cette période pour leur faire entendre des arguments, et porter à leur connaissance des faits éclairants. Mélenchon qui a participé à la campagne du « Non » en 2005 est-il en train de tourner casaque une fois de plus ? Mélenchon sait bien les lobbys et les pressions (sinon les menaces) qui s’exerceraient sans pitié si il venait à prendre positions ouvertement contre l’Union Européenne. Mais d’un autre côté, la première phase de sa démarche (qui avait une certaine forme de cohérence) est venue à bout : il a réussi à réveiller et rassembler tout un spectre de l’électorat socialiste et communiste. Qu’espère-t-il de plus maintenant ? Cela n’a pas de sens ! Fonder un parti, et distribuer des prébendes à ses assistants ? Recréer le PS ? Plusieurs des députés insoumis ont déjà la tête de l’emploi, et les plus « radicaux » en apparence ne sont pas les moins mûrs...

Dorénavant, plus rien ne justifie cette stagnation idéologique de la France Insoumise. 2022 ne peut pas constituer un objectif. Mélenchon espère-t-il nous jouer un troisième concerto ? Mini-Lénine en 2012, populo-jauréssien en 2017, va-t-il nous le faire « à la Georges Frêche » cette fois-ci ? A quoi cela sert-il, sinon à sa carrière et à celle de ses amis ? A quoi bon conspuer Pierre Laurent et les fantômes du PCF, Benoît Hamon et les réformistes bourgeois, si c’est pour en faire tout autant ? Quelles perspectives politiques propose-t-il maintenant ? Aucune. Sinon d’animer, comme autrefois, « l’aile-gauche du PS ».

Personne à gauche ne répond sérieusement aux arguments des pro-Frexit.

Le débat sur le Frexit (sortie de la France de l’UE) est pourtant largement présent dans les milieux militants. Des intellectuels « de gauche » aussi célèbres Jacques Sapir, Emmanuel Todd ou Jacques Nikonoff y appellent depuis longtemps (sinon depuis toujours). A droite, François Asselineau et Florian Philippot en font de même. Les arguments sont clairs.

Les conférences internet de François Asselineau sur ce sujet là sont extrêmement précises et convaincantes (quoi qu’on pense par ailleurs du personnage). Il nous montre clairement comment et pourquoi L’Union Européenne est mathématiquement irréformable. Dès lors, la notion « d’autre Europe » que nous propose la gauche est illusoire. Certes, on peut lui rétorquer qu’il ne prend pas en compte la notion de « rapport de force » que pourrait créer un grand peuple (et une grande économie) comme la France, pour obtenir des réformes. L’objection est juste, car la notion de rapport de force et de mouvements sociaux est inexistante dans la pensée de François Asselineau (en raison de son propre parcours politique). Mais dès lors, la balle est dans le camp de la gauche qui prétend obtenir ce « rapport de force » : cela se construit à l’avance et en profondeur, par une solide éducation populaire. Et on retombe sur la désertion de la France Insoumise sur le sujet. La boucle est bouclée ! Mélenchon nous envoie au combat avec des fusils vides, c’est le casse-pipe bruxellois assuré.

On voit donc que les partisans de « l’autre Europe » jouent un jeu trouble. D’un côté ils reprochent à juste titre à un Asselineau de ne pas prendre en compte la notion de négociation et de rapport de force. Mais dans le même temps ils refusent de se donner sérieusement les moyens de ce rapport de force. Volonté délibérée d’impasse ou inconscience ? Chacun pense ce qu’il veut. Mais d’un point de vue objectif, la gauche radicale apparait aujourd’hui comme un rabatteur du système, et un échec assuré. Les tenants de « l’autre Europe » ne se donnent pas les moyens de leur discours, et se disqualifient eux-mêmes, emportant leur hypothèse avec eux. Ils sont même pire que tout, car de ce point de vue, ils sont comme des gens qui jouent les va-t-en guerre tout en désarmant le pays. Hélas, le gauchisme et la social-démocratie ont souvent joué ce rôle de Janus, le dieu à double-face, entrainant le peuple à baisser sa garde au nom des grands principes.

On pourrait ajouter que des analystes comme Emmanuel Todd (qui s’est opposé à l’UE depuis les années 1980) ne pensent pas qu’une union économique et monétaire soit possible entre des nations aux structures anthropologiques si différentes que les nations européennes. Il fustige ceux qui nient les différences entre les peuples, qui nous font croire qu’être différents ne peut se conjuguer avec le bon voisinage et rime forcément avec la guerre. Il est vrai que c’est une atrophie de la pensée, les guerres ne venant pas des « différences entre les peuples », mais uniquement des appétits voraces et des rivalités des puissants. Il ne s’agit donc pas de faire jouer aux peuples la mauvaise comédie d’un mariage impossible, mais plutôt de juguler et de réguler les appétits, le pouvoir, et les rivalités des puissants... ce qui serait un vrai programme de gauche (en lieu et place des bisounours sucrés qu’on nous inflige aujourd’hui).

Je ne vais pas dérouler ici les arguments pour ou contre la sortie de l’UE. C’est un autre débat. Chacun les connait, ou peut prendre le temps de les connaitre sur internet. Mon sujet est plutôt de faire le constat de la totale inexistence à gauche d’un parti politique visible et crédible pour conduire le Frexit. C’est à dire que la gauche laisse définitivement la main à des souverainistes de droite (Asselineau et Philippot) sur ce sujet. Des petits groupes (par exemple le PRCF ou le Pardem de Nikonoff) sont plus des cercles de discussion que des partis authentiques. L’extrême-gauche « trotskyste » (LO, NPA) ou anarchiste est bien-sûr totalement inconsistante sur le sujet. Les anarchistes discutent de caillassage d’abri-bus, de vie de boy-scouts au fond des bois, et de fumette entre cadets de famille en révolte. Et les trotskystes en mal de prolétariat révolutionnaire, de rêver de « changer de peuple » en ouvrant grand les frontières aux migrants. Les uns et les autres rivalisant d’outrance et de sectarisme dans les argumentaires.

On peut conclure que la gauche radicale dans son ensemble (à quelques exceptions non organisées) laisse clairement et définitivement aux partis de droite le monopole du Frexit. C’est la leçon essentielle de l’Université d’été de la France insoumise : les équivoques sont éclaircies.

Dans le même temps, le FN a également remisé ses prétentions au Frexit. Marine Le Pen a renvoyé Florian Philippot. Et Marion Maréchal, qui s’est débarrassée (en vue du futur ?) du nom de « Le Pen », est allée à New-York se faire introniser par les néoconservateurs américains (depuis, la jeune femme de 28 ans seulement a miraculeusement trouvé les fonds pour financer son école de formation politique). L’agent américain Steve Bannon va maintenant pouvoir « sauver l’Europe » en fédérant les populismes européens (l’italien Salvini est déjà prêt à travailler avec lui). La boucle est bouclée.

Seize ans après 2002, treize ans après 2005, dix ans après 2008, il n’y a pas de contestation de masse organisée en France. C’est le point mort.


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461 réactions à cet article    


  • NEMO Joker 11 septembre 08:07

    en Grande Bretagne, les partisans du Brexit sont les nationalistes d’extreme-droite, une partie des conservateurs et une partie des travaillistes les autres travaillistes, les autres conservateurs et les communistes ne veulent pas sortir de l’UE


    cette question est typiquement une « wedge-issue » : en divisant les clans politique avec des sujets comme l’avortement, le mariage pour tous, et aujourd’hui l’Europe, les manipulateurs utilisent les médias dont ils sont propriétaires pour continuer à faire leur business quoi qu’il en soit

    en France, ce ne sont pas les mêmes familles qui défendent les mêmes points de vue

    vérité en-deçà de la Manche, erreur au-delà ?

    • NEMO Joker 11 septembre 08:12

      @Joker

      pour en remettre une louche, Corbyn est contre le Brexit et, comme il a une chance de devenirs premier ministres, ses frères ennemis pro-Brexit dans son propre parti l’accusent antisémitisme pour rendre inaudibles ses arguments et son discours, au point de l’obliger à se disculper d’un péché qu’il n’a pas commis

      cherchez l’erreur

    • Alren Alren 11 septembre 16:58

      @Joker

      @Joker

      Corbyn est contre le brexit pour conserver le minimum de protection qu’offre l’UE aux travailleurs britanniques et qui serait encore amoindri si un gouvernement conservateur pouvait faire voter des lois à la Thatcher de si douloureuse mémoire !!!

      Ce serait mauvais pour les travailleurs, ce serait aussi mauvais pour l’économie britannique, mais cela les esprits obtus des millionnaires anglais ne le comprennent pas !

      Mélenchon est un homme courtois. Il n’allait pas dire à Macron qui avait préparé cette pseudo rencontre-surprise pour salir le leader de la FI : « Casse-toi pauv’con ! »

      Il est député de la République française et l’autre, malheureusement, Président de ladite République.

      Il y a une diplomatie à respecter.

      Mais enfin alors que les européennes se profilent avec un fiasco annoncé pour LREM, sans poussée du RN et la grisaille pour les LR, PS etc., que donc un éventuel succès de la FI et des partis européens homologues (dont celui de Suède) effraient la « caste » et ses affidés journaputes, il faut trouver n’importe quoi pour attaquer JLM, ne pouvant attaquer les députés et les 400 000 membres de la FI.

      Il s’agit bien entendu de queues de cerises sauf en ce qui concerne le frexit.

      Mais en ce domaine il n’y a pas plus idiot que celui qui ne veut pas comprendre !

      Nous quitterons l’OTAN et appliquerons notre volet social point-barre !

      L’attitude des non-élus de Bruxelles amènera une riposte appropriée.

      Mais d’ores et déjà soyons assurés qu’on les verra beaucoup plus accommodants avec nous qu’avec la Grèce et autres pays du « Club Méditerranée », car si la France quitte l’UE, celle-ci n’existe plus.

      Après la fin de l’UE actuelle, inéluctable et compte-tenu que les gouvernants US n’acceptent pas le monde multipolaire, cela les gênera beaucoup si une Europe unie de peuples souverains se constitue pour faire pièce à leurs diktats.

      Cette Europe unie dans la guerre commerciale « fera le poids » face à la Chine.


    • malitourne malitourne 11 septembre 17:33

      @Alren
      La fin de l’UE est inéluctable pour vous donc vous choisissez d’y rester... Désolé mais moi je peux pas avec ça. La France c’est aussi le pays de Descartes quand-même !!!!!!


    • Alren Alren 11 septembre 17:51

      @malitourne

      "La fin de l’UE est inéluctable pour vous donc vous choisissez d’y rester... Désolé mais moi je peux pas avec ça. La France c’est aussi le pays de Descartes quand-même !!!!!!"

      MAIS NOUS NE VOULONS PAS Y RESTER !!!!!

      Arrêtez  d’interpréter nos propos, ceux de Mélenchon ou ceux des députés de la FI, dans le sens d’un désir de rester dans l’actuelle UE. C’est tout le contraire !!!!!

      Mais nous sommes trop conscients des rapports de force pour ne pas souhaiter un union européenne de peuples souverains.

      Elle seule, avec des lois progressistes pour ne pas dire plus, écologiques, peut servir au monde de modèle alternatif devant lequel le modèle US ou le modèle chinois paraîtront archaïques et détestables.


    • malitourne malitourne 11 septembre 17:56

      @Alren
      Le plan B prévoit-il le Frexit ? Non en est sûr à présent, oui ou non ?

      Le plan B prévoit d’imposer le programme de la France à l’UE, oui ou non ? Imposer son programme à l’UE, c’est un Frexit ?

    • Paul Leleu 11 septembre 21:22

      @malitourne


      le « plan B » était déjà très nébuleux... maintenant, Mélenchon a déclaré à Marseille « qu’on n’y aurait même pas recours »... alors je me demande ce qu’il reste ! 

      Tout le crédit du programme de la FI reposait sur la promesse d’établir (enfin) un rapport de force en Europe... c’était déjà fragile comme promesse... mais sans rapport de force crédible, c’est un échec annoncé... et ça tourne à la farce cynique et sinistre... 

      Dans le même temps, Asselineau fait valoir des arguments pertinents et pondérés, pour montrer que même avec un rapport de force l’UE est quasi irréformable... et on ne prend même pas la peine de lui répondre !!! 

      Pire... on évacue même le nébuleux « plan B ».... c’est le pompon ! 

      Le problème n’est pas de savoir si on va voter pour Asselineau, ou si il peut réussir... le problème pour la FI serait de répondre point-par-point à Asselineau sur la notion de réforme de l’UE... c’est tout... pas pour lui... pour la FI ! Pour sa propre crédibilité. 

    • malitourne malitourne 11 septembre 21:44

      @Paul Leleu
      Je suis d’accord et je le désire autant que vous croyez le bien. L’erreur de la part de militants FI vis à vis de l’UPR est de considérer avec a priori qu’il s’agit d’un ramassis de grincheux nationalistes de droite. Il y a des gens qui viennent de tous horizons et aussi de la gauche, j’en fait partie, qui ne veulent plus s’engager sur des lendemains qui chantent sans avoir de garantie. C’est le sens de ce rassemblement de personnes de convictions disparates : se rassembler pour retrouver les conditions effectives de faire de la politique, de faire valoir, en citoyen ces idées. Le Frexit, c’est la sortie du diktat de l’UE, c’est la reprise en main de la démocratie française.


    • Paul Leleu 12 septembre 00:00

      @malitourne

      Ne croyez pas que je sois un partisan de l’UPR dans l’état actuel des choses. Je dis juste que l’UPR apporte des éléments essentiels au débat. Je reconnais l’expertise d’Asselineau ou de Brousseau. Et je trouve que la FI (et les autres) devraient se mettre au niveau, et répondre point par point (ce qui n’est pas le cas). 

      Mais, je pense que l’UPR a plusieurs failles graves. Par exemple (et entre autres choses), que fera une « France souveraine » face aux attaques contre sa monnaie, aux sanctions économiques ou à la corruption des lobbys en interne ? De cela, Asselineau ne dit mot... Pire, son assistant Brousseau (très compétent par ailleurs) nous déclare joyeusement qu’il ne voit aucun problème avec les banques et le capitalisme mondial... 

      Asselineau prétend sortir la France de l’UE sans « ticket de sortie » de l’oligarchie ? Mais il n’est même pas capable de forcer cette oligarchie à l’inviter dans ses mass-médias pour se faire entendre des français ! C’est le serpent qui se mord la queue. 

    • malitourne malitourne 12 septembre 07:18

      @Paul Leleu
      Vous faites ce que vous voulez. L’UPR n’est pas une fin en soi. Le Frexit oui car il est nécessaire. 


    • Emmanuel38 12 septembre 10:01

      @malitourne


      Bonjour,
      Pour ma part, je viens d’envoyer un mail de démission à LFI, que je confirmerai par lettre.

    • malitourne malitourne 12 septembre 10:19

      @Emmanuel38
      Je n’ai pas à vous féliciter ou pas de votre décision. Je pense par contre que dans ce forum, il serait peut-être intéressant que vous en exposiez les motifs.


    • Paul Leleu 12 septembre 13:20

      @malitourne

      oui, bien-sûr. Ce que je pense, c’est qu’un vrai débat sur le Frexit doit avoir lieu. 

      Non pas seulement entendre les arguments des uns et des autres chacun dans son coin. Car chaque camp choisi les aspects qui lui plaisent le plus. Seule une confrontation argumentée peut permettre de tirer au clair les zones d’ombre des deux camps. Et de pouvoir prendre une décision sur cette question. 

      Asselineau (et les pro-frexit en général) apportent des vraies questions, qu’on ne peut pas se permettre de laisser sans réponse comme le fait la FI. En sens inverse, j’aimerais aussi entendre Asselineau (et les différents pro-Frexit) s’expliquer sur un certain nombre de zones d’ombre du Frexit. Voilà tout. On y verra plus clair après, il me semble. 

    • malitourne malitourne 12 septembre 13:36

      @Paul Leleu
      Tout le monde à l’UPR piaffe d’impatience et attend ce débat !


    • malitourne malitourne 12 septembre 13:40

      @Paul Leleu
      Arzen avait lancé un sujet là dessus il y a quelques mois


    • Paul Leleu 12 septembre 14:52

      @malitourne

      « Tout le monde à l’UPR piaffe d’impatience et attend ce débat ! »  ... je n’en doute pas... moi aussi !... mais je pense que les oligarques mitterrandiens de la FI n’ont aucune intention de risquer leurs prébendes dans un tel débat... d’où une certaine désillusion 


    • malitourne malitourne 12 septembre 14:57

      @Paul Leleu
      Ce débat est inéluctable. Il viendra tôt ou tard. Le plus tôt serait le mieux.


    • Doume65 12 septembre 15:30
      @malitourne
      « Imposer son programme à l’UE, c’est un Frexit ? »
      Non, c’est une farce de mythomane !

    • malitourne malitourne 12 septembre 15:35

      @Doume65
      Imposer son programme à l’UE, ce n’est pas un Frexit. Imposer le programme de LFI à l’UE, c’est déclarer la guerre à l’UE. Ni plus ni moins.


    • kirios 16 septembre 15:44

      @Paul Leleu

      "Asselineau (et les pro-frexit en général) apportent des vraies questions, qu’on ne peut pas se permettre de laisser sans réponse comme le fait la FI."

      d’un autre côté on constate jour après jour l’accentuation du danger que constitue la communauté européenne -cheval de Troie du fric international- pour la France et son peuple .

    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 16 septembre 16:07

      @kirios

      « ...on ne peut pas se permettre de laisser sans réponse comme le fait la FI. »


      Quand on est à 9 % dans les sondages, on ne se laisse pas influencer par ceux qui sont à 1 %

    • JulietFox 17 septembre 08:03
      @Emmanuel38


      LFI ne va pas s’en remettre !

    • Trelawney Trelawney 11 septembre 08:24

      Uniquement l’UPR et Philippot sont pour le Freixit. Tous les autres partis politiques évitent sagement le débat lorsqu’ils ne sont pas ouvertement contre.

      Il faut croire que le Freixit est une bonne mauvaise idée.

      A noter : Nigel Farrage, celui qui a conduit la campagne pour le Breixit a démissionné de ses fonctions après le vote et vit maintenant à Monaco. Il serait intéressant de demander à ce souverainiste convaincu pourquoi il a choisit ce style de vie loin de son île dont il défend les frontières avec ardeur.

      • leypanou 11 septembre 09:01

        @Trelawney

        Uniquement l’UPR et Philippot sont pour le Freixit  : soyez plus rigoureux, c’est faux.
        Si vous n’en connaissez pas d’autres, c’est que vous n’avez pas lu complètement l’article.

      • Trelawney Trelawney 11 septembre 09:14

        @leypanou
        Qui d’autre ? FI FN PCF ils restent ambigu sur la question, parce qu’ils savent que le remède serait pire que le mal.

        LTO gauche extrême etc ? que représentent-il sinon qu’eux même et la farouche volonté de ne pas être aux destinés d’un pays.
        En France la position contre l’Europe se résue à UPR et Philippot et c’est tout

      • cettegrenouilleci 11 septembre 17:13

        @cric


         Bonjour Cric

        Un grand merci pour cette édifiante petite fable.

      • HELIOS HELIOS 11 septembre 17:43

        @cric

        Excellent, il faudrait beaucoup d’autres expressions du bon sens, comme celles-ci pour que les rédacteurs d’Agoravox, qui font des articles pro-chats, fassent enfin des articles pro-souris a défaut d’en faire des contre-chats !

      • JC_Lavau JC_Lavau 11 septembre 17:48

        @cric. C’est plus fort que moi, je ne pense qu’à chat, parce que natte à chat.



      • Paul Leleu 11 septembre 21:30

        @Trelawney


        je ne dis absolument pas que le Frexit est la solution idéale et magique... je ne dis pas si je suis pour ou contre... ce n’est pas le sujet je crois... le sujet serait d’avoir un débat réel sur le Frexit... Hors, point de débat réel... c’est le signe d’un manque de confiance en soi de la FI, et d’un malaise... 

        je sais bien que Nigel Farrage est une ordure de trader... ça ne m’étonne pas qu’il soit parti vivre à Monaco ou aux Bahamas... je ne crois pas non plus (contrairement à Asselineau) que le Royaume-Uni va subitement devenir un paradis populaire et ouvrier ! Loin de là... 

        Je dis simplement que je ne vois aucune raison pour ne pas traiter pleinement et à fond la question du Frexit... car elle se pose... à l’issue d’un vrai débat, il serait possible de choisir notre orientation... je ne comprends pas pourquoi ce débat nous est refusé par la FI...  Il me semble que ça dévolie comme un léger malaise sur la question... D’ailleurs le PRCF communiste propose le Frexit

        Pourtant, la FI a des vrais arguments à faire valoir face à l’UPR, et sur les problèmes et les fausses-solutions d’un Frexit... mais pour cela il faudrait faire un débat... car d’un autre côté, Asselineau pose des vraies questions sur l’Union européenne... des questions très graves et argumentées, il me semble... 

      • Durand Durand 11 septembre 23:49

        @Paul Leleu


         Vous écrivez : « Je ne vais pas dérouler ici les arguments pour ou contre la sortie de l’UE. »

        Sans aller jusqu’à tout dérouler, pourriez vous citer une seule bonne raison d’y rester ?




      • Paul Leleu 12 septembre 00:21

        @Durand


        les libertés individuelles qu’elle garantit par exemple... que plusieurs mouvements populistes pourraient remettre en cause... c’est pas mince... et pas seulement pour les minorités... 

        éviter un clash avec l’oligarchie et des remous politiques, voir une guerre sur notre territoire... 

        oui, ça fait des raisons de rester dans ce petit enfer, et ne pas lâcher la proie pour l’ombre... 

        C’est pour cela que cela se discute posément. 



      • Trelawney Trelawney 12 septembre 07:56

        @Durand

        Sans aller jusqu’à tout dérouler, pourriez vous citer une seule bonne raison d’y rester ?
        Si on parle de l’UE, il ne faut parler que de l’Europe et des européens et faire abstraction des USA, Russie, Chine, qui ne rêvent que d’une seule chose : la disparition de l’UE, car il est toujours plus facile d’affaiblir une région désunie qu’une bloc uni.
        Quelques raisons d’y rester :
        - La possibilité de voyager, de communiquer, de commercer avec toute l’Europe comme si ce n’était qu’un seul pays.
        - La possibilité d’y vivre, d’y travailler de se faire soigner en conservant la protection sociale (retraite soin etc) de son propre pays.
        - La stabilité monétaire avec un euro suffisamment solide pour nous éviter les catastrophes dues aux dévaluations
        - La possibilité de faire des études dans toute l’Europe
        Il y en a d’autres, mais ces raisons que je vient de citer seront perdus par le citoyen anglais lorsqu’il sortira de l’UE

        On reproche à l’Europe nos propre turpitudes politiques et les fait que des pays de l’UE puissent faire n’importe quoi et être protégé par ce bouclier.
        On nous ment avec les 3% de déficit d’état à ne pas dépasser alors que ces 3% c’est un délire pour justifier le faite qu’un pays surendetté puisse encore s’endetter à condition qu’il ne dépasse pas ces 3%. Le vrai chiffre est 60% du PIB, car lorsqu’un pays a un endettement supérieur à 60% de son PIB, ça devient dangereux car il est dépendant de ses créanciers. Et c’est le cas de la France qui impose un taux de chômage aux environs de 9% pour limiter l’inflation et donc pouvoir rembourser correctement sa dette. Ce n’est pas la faute de l’Europe si nous sommes continuellement taxer et si notre protection sociale diminue. Ce sont simplement les exigences de nos créanciers qui nous l’impose.

        Maintenant il y a des pays qui ont choisit que le bien être de ses habitants est plus important que la stabilité économique du dit pays (la France n’en fait pas parti) et inversement d’autres pays qui ont choisit que la stabilité économique du pays est plus importante que le bien être de ses habitants (Le RU en fait parti). Pour le premier cas, le système politique ne peut être intégré dans l’UE car il impose des choix qui ne sont pas compatible avec la politique des pays membre de l’UE. Ils ont donc choisit de soit sortir de l’UE, soit conserver leur propre monnaie. Je ne connais que 2 pays (le Danemark et la Norvège) et si la Suède a des difficultés politiques c’est qu’à mon sens elle devrait très vite rejoindre ces 2 pays.

        Pour les autres pays, comme la France, vu que l’on a abandonné depuis la cinquième république notre système social spécifique (c’est un choix politique voulu par la droite et le PS qui sont les seuls partis à avoir gouverné), l’intégration à l’UE nous apporte plus d’avantages que d’inconvénients et sortir de cette UE ne nous ferra jamais recommencer l’histoire

      • Durand Durand 12 septembre 08:50

        @Paul Leleu


        Vos bonnes raisons d’y rester sont plutôt vagues, non ?

        Les libertés individuelles que garantissait la Constitution avant la réforme constitutionnelle qui lui a intégré les traités européens y figurent toujours... Et je ne vois pas quelles libertés individuelles supplémentaires ont apporté ces traités, mis à part la libre circulation des personnes – terroristes compris – et des capitaux, ce qui est excellent pour les oligarques qui, du coup, délocalisent à tour de bras...
        De plus, l’Union Européenne évite surtout les remous politiques en bâillonnant la démocratie et notamment ceux qui veulent en sortir... 

        Quant à éviter une guerre sur notre territoire, on le doit uniquement à l’équilibre de la terreur entre l’URSS et les USA. Mais les états membres étant tenus par les tratés (art.42 du TUE) de s’intégrer à la politique étrangère américaine, l’Union européenne a soutenu les guerres d’Irak, d’Afghanistan, de Libye, de Syrie, etc et de nombreux militaires français y ont laissé leur peau...
         Bon, ce n’est pas sur notre territoire, c’est vrai et les millions de cadavres basanés ne vallent pas cher, hein ?!

        Sans autres précisions, vos argument ne valent rien...

         



      • Durand Durand 12 septembre 09:07

        @Trelawney


         « Si on parle de l’UE, il ne faut parler que de l’Europe et des européens et faire abstraction des USA, Russie, Chine, qui ne rêvent que d’une seule chose : la disparition de l’UE, car il est toujours plus facile d’affaiblir une région désunie qu’une bloc uni. »

        Les USA, la Chine et la Russie savent pertinemment que l’UE n’est pas un bloc uni. Les états membres ne sont d’accord sur rien et c’est bien pour ça que l’on ne pourra pas modifier les traités. 

        Il ne faut rien avoir compris à l’Union Européenne pour la considérer encore comme un bloc uni pouvant faire contrepoids face au reste du Monde ! Ça, c’est exactement la salade qu’on a vendue aux peuples européens pour leur faire adopter les traités...
        L’UE est même la seule zone économique en régression très nette sur la planète !

        Vous avez tout faux !




      • Trelawney Trelawney 12 septembre 09:26

        @Durand
        Tient voila l’UPR qui nous reparle de traité. N’oubliez jamais que depuis que l’homme est homme, il peut soit se torcher le cul avec des traités, soit en tapisser ses murs s’ils les trouvent jolis. Exemple d’un Trump avec la COP21 ou l’Alena ou l’OMC.


        L’UE est tellement en régression économique que tous les pays du monde (Chine en tête) y font le pied de grue pour y vendre leur camelote.

        Si la France est dans une merde économique, elle ne le doit qu’à elle même, mais un Assellineau qui a participé en tant que haut fonctionnaire à ce désastre économique préfère pour ce dédouaner dire que c’est la faute à l’UE.
        S’il y a des gogos pour croire à ses conneries

        Et vous en pensez quoi de la liberté de circulation dans tous les pays d’Europe ?

      • malitourne malitourne 12 septembre 09:36

        @Trelawney
        Tiens voilà encore un europeiste qui nous demande d’accélerer pour mieux foncer dans le mur.


      • lejules lejules 12 septembre 10:26

        « En France la position contre l’Europe se résue à UPR et Philippot et c’est tout »


        il y a aussi le PRCF (Pole de Renaissance du Communisme en France) 

      • Paul Leleu 12 septembre 13:36

        @Durand @ cric 


        ce n’est pas la peine de caricaturer ce que je dis. Je dis juste deux choses : 

        Concernant les libertés civiles et individuelles, les états d’Europe continentale en 1940 n’étaient pas hyper avancés en la matière... c’est tout ce que je dis. On ne peut pas faire semblant de ne pas voir que les mouvements populistes (ce n’est pas péjoratif) risquent de revenir sur le « relativisme culturel » généralisé des dernières décennies. Les français souffrent de ce relativisme culturel, aussi bien qu’ils en bénéficient (parfois la même personne souffre et bénéficie d’aspects différents de cet individualisme exacerbé). Je ne suis pas sûr que les français mesurent bien et acceptent totalement ce retour à l’ordre national et à ses nécessités collectives. 

        Concernant l’affrontement avec l’oligarchie, c’est un peu cynique de ma part, mais c’est réaliste. Aller à l’affrontement avec l’oligarchie, c’est s’exposer à des rétorsions violentes. Comme tout mouvement de résistance. On pèse donc le pour et le contre. 

      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 12 septembre 14:11
        @Trelawney

        « Il faut croire que le Freixit est une bonne mauvaise idée. »

        Avec 3 Français sur 4, elle est, sinon mauvaise, à tout le moins complètement prématurée.

        Quand j’ai lu la première phrase du premier des « 144 engagements présidentiels » de Marine Le Pen :

        "Retrouver notre liberté et la maîtrise de notre destin en restituant au peuple français sa souveraineté (monétaire, législative, territoriale, économique)."

        J’ai su que c’était définitivement cramé. Et ceux qui l’ont poussé à ça le savaient peut-être aussi.

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