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Accueil du site > Tribune Libre > Faut-il repenser l’information des actes terroristes Islamistes (...)

Faut-il repenser l’information des actes terroristes Islamistes ?

Résultats dramatiquement identiques, bien qu’ils soient différents

Si le résultat est le même pour le drame atroce que vivent les familles des victimes, après l’assassinat d’un enfant ou d’un proche par un terroristes islamistes ou par malade mental qui agit par pulsion criminelle, on ne peut pas, toutefois, traiter les deux de la même façon au niveau de l’information.

Dans un acte isolé commis par un psychopathe, il n’entrainera pas une adhésion post-mortem qui conduirait à générer des « hordes de fidèles » prêts à l’imiter. Son arrestation met un terme aux crimes qui pourraient être commis ultérieurement. En règle générale, l’information ne fait pas les gros titres des journaux pendant très longtemps.

Dans le cadre d’un terroriste Islamique, même si celui-ci agit seul, comme à Marseille, Paris contre des militaires, ou ailleurs, il obéit à une organisation dont les actions sont fondées sur une idéologie religieuse et qui ne cessera de générer des supporters et des volontaires prêts à passer aux actes. Plus il y aura de l’information diffuse et plus celle-ci occupera l’avant scène médiatique, plus ce sera promotionnel post-mortem pour le criminel et naturellement pour l’organisation « djihadiste » qui revendique l’acte.

Ne pas oublier que le terrorisme Islamiste n’est qu’une substance vénéneuse de la religion Musulmane

Ici, je ne reviendrais pas sur l’instrumentalisation politique faite dans le passé des organisations islamiques, notamment par les USA ou dans le détail sur les versets du coran que privilégient les terroristes islamistes qui ont fait allégeance à Dech, Al Quaïada, Boko Aram et d’autres pour justifier leurs actes, mais formuler quelques rappels qui me semblent utiles pour aborder le thème de l’information des actes criminels islamistes. Les terroristes Islamistes qu’ils agissent seuls et de façon isolée ou en groupe ne le font pas, quel que soit leur état psychique, par hasard ou au nom d’une quelconque idéologie politique, mais d’une religion qu’est l’Islam.

Les assassins « Djihadistes » Européens, notamment en France, même ceux qui étaient en échec scolaire savent, au moins un peu lire et compter, surtout surfer sur le Net, ce qui n’était pas le cas de leurs grands parents, dont la plupart étaient totalement illettrés, ils sont issus du monde moderne, avec des préoccupations sociales politiques et économiques de leur temps, mais, convertis à des dogmes du coran, ils obéissent aux ordres de DAECH, Al Qaïda et consorts, qu’ils vont appliquer avec rigueur, convaincus que c'est Allah qui les a choisi et guide leurs choix. On a tendance à penser que le terrorisme islamique est le produit de l’inculture, ce qui voudrait dire que si les terroristes étaient cultivés, ils ne se livreraient pas aux massacres qu’ils commettent. A l’évidence, même si les jeunes gens qui tuent froidement au couteau ou se font sauter avec un explosif à la ceinture ne sont pas les personnes les plus intellectuelles qui soit, cela n’enlève rien au fait que l’islamisme est un véritable mouvement de réflexion intellectuel. La religion que prêchent les plus fervents partisans de DAECH et toutes les organisations Djihadistes Islamistes est issue d’interprétations cohérentes et même instruites du coran.

Si le coran formule bien des dogmes de charité, de miséricorde et des principes éthiques, « remake » en partie du Judaïsme et du christianisme correspondant à la période Mecquoise, il comporte également des dogmes qui justifient la violence, la tromperie et ordonne de tuer le non croyant, écrits lors de la période Médinoise où l’islam devient politique et violent.

Véhiculé par les Sunnites téléguidés par l’Arabie Saoudite (Salafistes, Wahhabistes) qui veulent régénérer l’islam, le réformer et le purifier en ramenant la société aux fondamentaux du VII ème siècle. L’inculture n’est pour rien dans ce phénomène. Ce qui signifie que le combat contre le terrorisme islamiste ne se gagnera pas par l’école avec des cours de morale républicaine en faisant chanter la Marseillaise et des saluts au drapeau tricolore. Pas plus que par la formule « Donguichottesque » de la "dé- radicalisation".

Pour les assassins islamistes, tuer est la seule façon de restaurer l’ordre du monde, l’islamiser tel qu’il le conçoive pour imposer la » charia » dictée par leur interprétation de certains versets du coran. Il faut une bonne foi pour toute comprendre que les islamistes n’ont pas la même vision de la vie et de l’homme que nous. 

Il faut avoir à l’esprit que pour les musulmans, le Coran n’est pas l’œuvre d’un homme, mais d’Allah qui l’a dicté au prophète. À ce titre, on ne peut pas changer Dieu. Les paroles de morts et de combats qui sont dans ce livre ne peuvent pas être supprimées ou effacées par les hommes puisqu’elles ne sont pas leur création. Toute la théologie musulmane repose sur le fait que le Coran est issu directement d’Allah. Changer cela, ce n’est pas réformer l’islam, c’est le détruire. On peut ne pas tenir compte de ces phrases, ce que font la grande majorité de musulmans, ou les interpréter dans un sens différent, mais nullement les supprimer. Mais n’est-ce pas là une contradiction sur le plan de l’intellect cultuel coranique, dans la mesure où l’on ne peut rien modifier du coran qui est considérer comme « sacré », œuvre de dieu et non des hommes, tout en autorisant de refuser d’appliquer une partie de ce texte, donc désobéir à dieu ? Au vu de cette contradiction, on peut ainsi considérer que cela ne dispenserait pas d’une refondation de la théologie musulmane, comme le réclame certains de leurs théologiens, ainsi qu’un nouvel enseignement du coran rendant caduque les versets violents de la « période Médinoise » qui seraient dès lors considérés comme « Blasphème », avec ce que cela signifie pour un croyant musulman.

Il faut toutefois éviter de considérer les « Musulmans » comme une sorte de « bloc » unique ou de voir chez tous leurs croyants de potentiels terroristes. 

L’islam, comme le christianisme est une religion avec ses divisions entre Sunnites, Chiites (90% de la population en Iran) et avec entre eux des différences telles qu’on peut les trouver chez les Sunnites avec les salafistes et les frères musulmans ou les alaouites chez les Chiites, dont le Président Syrien Bachar AL-ASSAD en est issu. Contrairement aux Chrétiens qui ont au cours des âges refondé la théologie, ce qui peut expliquer des divergences entre leurs églises, le coran est un livre dont le contenu est unique pour tous et immuable. Les différences entre Chiites et sunnites reposent sur des références successorales de leur prophète ou des interprétations des textes « sacrés ». On ne naît pas musulman, on le devient, ou non, soit par héritage cultuel, soit par conversion. Et même pour celles et ceux qui se disent croyant, la pratique peut être plus ou moins régulière, l’observation des dogmes et des règles également. Pourtant, beaucoup des actions criminelles des « Djihadistes », essentiellement Sunnites, Salafistes, paraissent insensées si on ne les envisage pas à la lumière d’une détermination sincère à faire revenir la civilisation à un régime juridique Islamique du VIIe siècle et la soumettre par la force et la violence extrême.

Après un assassinat Islamiste de quelle manière pourrait-on traiter l’information ?

Il est absolument nécessaire que les journalistes puissent faire correctement leur métier d’information. Mais est-il nécessaire que l’on s’attarde sur l’environnement social, familial, scolaire etc. du criminel, ce qui aura tendance à l’humaniser, alors que l’on accorde qu’un intérêt limité à la victime et à ses proches, ce qui est parfois ressenti comme si celle-ci avait une part de responsabilité dans ce qui lui est arrivé ?

Les gros titres des journaux qui s'efforcent pendant des jours et des jours d'être toujours plus "alléchants" les uns que les autres, parfois agrémentés d'histoires diverses et banales, ne font-ils pas sous certaines formes la promotion post-mortem de l'assassin islamiste et ne devrait-on pas mieux encadrer ces publications, y compris dans la durée ? 

Doit-on systématiquement publier la revendication de l'organisation islamique djihadite, lorsque celle-ci en fait état, plutôt que garder le silence à son égard, ce qui éviterait de lui faire inconsciemment de la publicité ?

Pour un assassin Islamiste et surtout l’organisation « Djihadiste » à laquelle il a fait allégeance et pour laquelle, au nom d’Allah il va tuer, l’amplification médiatique, sous toutes ses formes, y compris avec des informations sans rapport avec les faits ne peut que favoriser leur stratégie de communication pour enrôler des volontaires au « sacrifice » ultime, car pour un assassin islamiste, ce n’est pas lui qui tue, mais Allah qui l’a choisit et le récompensera pour l’éternité… sourate 8 Verset 17. » Ce n'est pas vous qui les avez tués : mais c'est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais (une poignée de terre, ce n'est pas toi qui lançais : mais c'est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d'une belle épreuve de Sa part ! Allah est Audient et Omniscient » Pour les musulmans, le Coran est un texte parfait dans son style et son contenu et c’est logique car, selon eux, il a été dicté par Dieu !... 

Pour un assassinat terroriste Islamiste, toute l’information mais que l’information

A l’évidence, lors d’un assassinat islamiste, l’information ne devrait porter sur les faits, rien que sur les faits, car je ne vois pas en quoi le fait d’interroger les parents qui vont raconter qu’il était gentil, serviable etc. bref un bon musulman ou encore les voisins, ami(e)s, ex-enseignants du ou des criminels relève d’une information utile, sinon à lui donner un masque de visage humain, mais aussi à faire diversion par rapport au terrorisme islamiste et à son essence religieuse telle qu’ils l’utilisent… 

Il ne faut pas perdre de vue que dans le monde occidental les responsables d’organisations de l’islam unnite (très majoritaire en France) savent comment jouer la partie. Les Salafistes et les frères musulmans excellent dans le style. Ils savent comment présenter leur cause d’une façon qui soit non seulement considérée comme acceptable par la majeure partie de la société, mais qui soit aussi considérée comme sensée et même juste. Ils feront appel aux institutions démocratiques, et aux Droits de l’Homme, tout en sachant très bien que s’ils en avaient le pouvoir ils aboliraient ces institutions et refuseraient ces droits aux autres conformément à la loi islamique ou « charia », dont près d’un tiers des musulmans de France la place au dessus des lois de la république.

L’islam est à la fois une religion et un système politique qui dicte, notamment, que l’on doit faire la guerre « aux mécréants » jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou se soumettent. Et c’est ainsi que les terroristes de par le monde justifient leurs actes, et cette justification est basée sur des éléments centraux de la tradition islamique.

Suivant le traitement médiatique d’un acte terroriste islamiste et du drame qui s’est déroulé peut être aussi un support promotionnel pour des organisations musulmanes controversées ayant « pignon sur rue » en France, dont les discours et prêches de leurs Imans contribuent au recrutement de « djiadhistes » criminels potentiels.A cet effet, le moins longtemps possible on fera les gros titres d'un attentat islamique, plus ce sera efficace pour que les organisations criminelles "djihadites" ne puissent s'en servir comme outil promotionnel au service de leur recrutement.

Pour conclure

Afin d’éviter par certaines « édulcorations » de tomber dans le piège de l’assassin islamiste et de l’organisation « djihadiste » à laquelle il a fait allégeance, seule une information des faits et rien que des faits devrait être la règle, en évitant également une overdose répétitive de l’information. Il vaut mieux suivre et soutenir sur le plan médiatique la famille et les proches des victimes, tout en évitant des reportages, notamment télévisuels qui pourraient s’apparenter à du voyeurisme.

Le terrorisme, quel qu’il soit, est d’abord une arme. On n'est pas en guerre contre une arme, mais contre ceux qui la manient. On n’est donc pas en guerre contre le terrorisme, mais contre les terroristes (islamiste en l’occurrence). Du reste, malgré l’intervention des forces militaires sur certains terrains d’opérations, je ne crois pas qu’en Europe nous soyons réellement en guerre. Combattre les terroristes cela ne fait pas une guerre, ce que je conçois et qui suppose donc une approche médiatique particulière et objective de circonstance pour traiter ce sujet.

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Faut-il repenser l'information des actes terroristes Islamistes ?

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29 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 09:48

    Lisez : Le Judaïsme et l’Esprit du Monde de Trigano, c’est exactement le même point de vue. Le jour de shabbat est le samedi (jour de Saturne-le cube noir)). L’auteur avance masqué, mais si nous lisons entre les lignes : la mort est nécessaire pour renaître. Notre société est partout dans l’Hubris : surpopulation, sur-consommation, pollution,... Nous ne pouvons nous opposer à ce qui est aussi un principe de ré-équilbrage. C’est la vie. Dans les années 70, j’ai travaillé dans les planning-familiaux parce que je voyais le danger futur. Cela n’a servi strictement à rien. Et la machine production-reproduction comme une roue qui tourne à vide à commencer à avancer. Le résultat est là. Et comme par un de ces hasards auquel je ne crois pas : l’Amérique est la première touchée.


    • Christian Labrune Christian Labrune 3 octobre 2017 12:10

      @Mélusine7
      Je connais assez bien les analyses, très souvent d’une grande pertinence, de Shmuel Trigano, et je ne reconnais absolument pas cet auteur dans ce que vous êtes en train de raconter. Je ne vois même pas très bien le rapport entre ce propos et les questions qui sont examinées dans cet article.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 13:49

      @Christian Labrune

      Vous ne savez pas lire avec l’esprit du judaïsme que j’ai acquis ayant vécu 20 ans avec des juifs, c’est à dire entre les lignes.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 13:53

      @Christian Labrune


      J’au eu de longues discussions sur le problème de l’avortement. C’est un point qui séparent totalement les chrétiens des juifs ;

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 13:58

      @Christian Labrune

      La judaïcité, c’est aussi : Entre le cristal et la fumée : essai sur l’organisation du vivant
      Livre de Henri Atlan.

      Je suppose que cet esprit est l’opposé du vôtre.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 14:06

      @Mélusine7
      EXTRAIT : Soulevant les problèmes fondamentaux qui concernent la vie et la science, savant et philosophe, spécialiste de Spinoza, Atlan met en regard plusieurs disciplines comme la science, les textes bibliques, mythologiques, talmudiques, la philosophie, etc. Ses travaux interrogent la nature complexe des relations entre la science et l’éthique, de même que la compatibilité entre une pensée scientifique souvent déterministe et la compréhension des complexités, source continue d’indéterminismes. Sa pensée contribue notamment à éclairer les questions de société que soulèvent le clonage, les découvertes récentes sur les prions, ou la biologie du développement.


    • Christian Labrune Christian Labrune 3 octobre 2017 14:45

      Vous ne savez pas lire avec l’esprit du judaïsme

      @Mélusine7
      Ah bon ! C’est bien la première fois qu’on me dit ça sur AgoraVox où je passe ordinairement pour un « sioniste ». Et de fait, je dois bien reconnaître qu’il serait difficile d’être plus intéressé que je puis l’être au très singulier destin d’israël et à une culture dont nous sommes ici les héritiers, tout autant que d’Athènes ou de Rome. C’est même ce qui fait que j’apprécie tant ces travaux de Shmuel Trigano dont vous paraissiez vouloir esquisser une manière de démolition. Il reste que j’ai peut-être aussi beaucoup de mal à comprendre le français tel qu’on l’écrit ici !
      Il ne me reste plus qu’à retourner à l’école pour apprendre à lire.
      Ou à trouver une corde pour me pendre !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 19:50

      @Christian Labrune


      Vous êtes écologiste, je suis décroissante. Des points communs et des différences.

    • Christian Labrune Christian Labrune 3 octobre 2017 21:35

      Vous êtes écologiste, je suis décroissante.

      @Mélusine7
      Vous avez vu juste : Je suis en effet aussi proche de l’écologie que Paris peut être proche de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande.


    • troletbuse troletbuse 3 octobre 2017 10:04

      La presse est bien dressée. Dimanche soir, les journaputes parlaient déjà d’attentats pour Marseille et le Canada alors que les ministres de l’intérieur n’avaient pas encore qualifiés ces assassinats.


      • bibou1324 bibou1324 3 octobre 2017 10:10

        Une approche médiatique objective.


        La bonne blague.

        Les médias publient ce qui fait vendre. Prenez l’affaire Maëlys par exemple. Une affaire qui dure depuis des semaines et fait régulièrement la Une des journaux. Pourquoi ? Parce qu’entrer dans les détails, humaniser, raconter une histoire à laquelle on s’identifie, c’est ça qui fait vendre. 

        Objectivement ? Il y a 50 000 disparitions par an en France, dont 12 000 d’enfants jugés inquiétantes. Chaque jour, il y a 32 Maëlys qui disparaissent. Ca, c’est être objectif. Mais les chiffres c’est moins vendeur.

        Pour le terrorisme, c’est la même chose. Avec 600 à 900 homicides par an en France, un terroriste qui tue 2 jeunes filles au couteau est si insignifiant comme info que ça ne devrait même pas paraître ailleurs que dans le canard local.

        Le but des médias n’est pas d’informer objectivement. C’est de raconter des histoires pour sensibiliser, émouvoir, bref accrocher son public, pour faire des parts d’audience, pour vendre, être sur le devant de la scène et donc monter les prix des espaces publicitaires.

        • jmdest62 jmdest62 3 octobre 2017 10:58

          @bibou1324
          « C’est de raconter des histoires pour sensibiliser, émouvoir, bref accrocher son public, »
          °
          De cette manière ils font « OBJECTIVEMENT » et gratuitement de la pub pour le commanditaire ...ça s’apparente à de la « complicité de terrorisme » puisque ,sous couvert d’information, cette mise en avant outrancière d’actes odieux, incite le moindre malade mental à passer à l’action avec la formule magique (« Allahu Akbar ») qui lui donnera son p’tit moment de gloire posthume.
          °
          Le gouvernement via le procureur François Molins et ses points presse réguliers (Est-ce bien dans les attributions d’un procureur ?) accrédite cette démarche.
          @+


        • Christian Labrune Christian Labrune 3 octobre 2017 12:23

          Pour le terrorisme, c’est la même chose. Avec 600 à 900 homicides par an en France, un terroriste qui tue 2 jeunes filles au couteau est si insignifiant comme info que ça ne devrait même pas paraître ailleurs que dans le canard local.
          -------------------------------------------------------------------
          @bibou1324
          Il y a tous les jours des automobilistes qui font assez durement la rencontre d’un platane, et on n’en parle pas, mais on ne saurait s’en prendre aux platanes qui ne se sont pas plantés tout seuls au bord des routes pour nous faire la guerre. Il n’a jamais été dans l’intention de cette espèce végétale, au demeurant des plus paisibles, de nous éliminer.
          Si vous avez peur des platanes, vous pouvez essayer de conduire plus prudemment, ou même renoncer à l’automobile. Mais pour échapper au risque d’un attentat, ce sera beaucoup plus difficile. Beaucoup de ces victimes -et il y en a déjà beaucoup - pensaient peut-être comme vous que cela ne pouvait arriver qu’aux autres.
          Le massacre délibéré de deux très jeunes femmes qui ne demandaient qu’à vivre, cela n’a rien d’INSIGNIFIANT et il y a quelque chose de particulièrement odieux dans une telle formulation. Maintenant, si vous ne voyez pas quelle différence il peut y avoir entre un accident et un crime, je vous renvoie aux dictionnaires et aux traités d’éthique.


        • Gambetta 3 octobre 2017 15:22

          @bibou1324

          "un terroriste qui tue 2 jeunes filles au couteau est si insignifiant comme info que ça ne devrait même pas paraître ailleurs que dans le canard local."

          Tu es vraiment atteint mon bonhomme, tu crois que participer à un site c’est vomir des imbécilités en quelque lignes.

          égorger 2 jeunes filles c’est insignifiant ? tu es vraiment malade.

          L’insignifiant c’est toi et tes propos ignobles.,

          Si,tu étais conscient de ton degré d’abjection et de bêtise. tu quitterais ce site en suivant petit bibou.

          Tu es l’étalon or de la nullité.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 3 octobre 2017 10:18

          Les écolologistes : promenez-vous dans les marchés bio ou les brocante. Vous ne trouverez que des familles nombreuses avec des colonies d’enfants. ancienne semi-bobos, je les connais bien. Leurs premiers enfants émargent au chômage ou touchent toute autre forme d’aide sociale, n’ont aucun but dans la vie et leur mère en met un troisième en route (oui, mais celui-ci sera réussi,..). Ils défendent la PMA et la GPA. Cela s’appelle de la schizophrénie.


          • Christian Labrune Christian Labrune 3 octobre 2017 11:43

            à l’auteur,
            Excellent article. J’aime bien critiquer - surtout quand il s’agit d’écologie !-, mais là je suis un peu frustré.
            Que dire, quand même ?
            Nous sommes confrontés à quelque que chose qui est bien une guerre : pour l’islam radical, qu’il soit chiite ou sunnite, nous sommes l’ennemi à abattre, et dans la prose des mollahs iraniens comme dans celle des jihadistes sunnites, tout ce qui n’est pas l’islam doit être éradiqué.
            Il reste que ce n’est pas une guerre qui ressemble à celles que décrivaient nos manuels d’histoire. Traînant cinq siècles de retard sur le progrès des sciences et des techniques, l’i’slam n’a aucune chance de jamais vaincre une civilisation moderne qu’on ne peut même pas dire occidentale : c’est la même, désormais, de la Californie à Tokyo en passant par Israêl, et comme le faisait déjà très bien remarquer Bussy-Rabutin dans sa lettres de 1677 au Comte de Limoges : « il est d’usage que Dieu soit du côté des gros bataillons contre les petits ». L’islam est donc à peu près dans la même situation que les mamelouks avec leurs sabres bien tranchants affrontant en 1798 la grosse artillerie de Bonaparte à la bataille des pyramides.
            En ce sens, l’islam peut continuer un certain temps à essayer de nous nuire, mais il est foutu d’avance.
            Allah est objectivement du côté d’une coalition qui est en train, grâce aux Kurdes, de réduire le Calitat beaucoup plus vite qu’il n’avait été prévu. Il faudra vingt ans, disaient nos politiciens après l’effondrement de l’armée irakienne. Hier, après l’attentat de marseille, tel « spécialiste » du renseignement, sur une chaîne d’information continue, répétait à l’envi qu’il faudrait une génération pour sortir de ce bourbier du terrorisme. C’est un effet de l’islamophobie. Les responsables politiques en France ont peur de l’islam, ils vivent dans la trouille de ce qui pourrait arriver si les banlieues s’enflammaient comme en 2005, et chaque jour ils croisent les doigts en espérant que ce ne sera pas pour le lendemain.
            Si on ne veut pas arriver à la guerre civile, il serait pourtant urgent de rompre avec cette trouille et de lancer au plus vite les offensives de la guerre idéologique la plus dure. Comme les idées ne tuent pas, on peut s’engager dans ce processus sans le moindre état d’âme.

            Cela implique de dire qu’un chat est un chat, comme vous le faites très bien dans cet article, et de mettre le Français musulman en face des ses responsabilités, renoncer au rienàvoirisme qui l’enfonce dans une shizophrénie calamiteuse. Je repense avec horreur à ces images que nous avons tous vues après l’attentat de Barcelone : des mères ou des soeurs des assassins, transformées devant les caméras, par les voiles que les salafistes leur imposent de porter, en véritables étendards de l’islam le plus criminel, expliquant qu’elles étaient pour ainsi dire les premières victimes de ce qui venait de se passer, qu’elles n’y étaient pour rien. Cette exhibition écoeurante, n’aura probablement pas trop choqué le public occidental parfaitement crétinisé par le prêt à porter idéologique : l’asservissement des femmes dans les banlieues, ça n’a rien à voir avec le jihadisme. Les horaires des piscines exigés par les Frères, ça n’a rien à voir, les cantines halal, ça n’a rien à voir non plus.
            Tout Français connaît les paroles de la Marseillaise : « Ils viennent, jusque dans vos bras, égorger vos fils, vos compagnes ». Dans le cas présent, « égorger » n’est même plus à prendre comme une hyperbole, c’est la réalité même. Au lieu de se rappeler immédiatement la phrase qui suit dans l’hymne national : « Aux armes, citoyens ! », que fait désormais notre compatriote décérébré ? Il accumule les bougies, les fleurs, les peluches, les petits mots d’un pacifisme niais, et le « vous n’aurez pas notre haine ! » semble être devenu le cri du coeur de toutes les lâchetés.
            Il serait temps que tout cela prenne fin.


            • sweach 3 octobre 2017 15:13

              *Pour un assassin ... l’amplification médiatique, sous toutes ses formes, y compris avec des informations sans rapport avec les faits ne peut que favoriser leur stratégie de communication*

              Je suis carrément d’accord, ce que je vais dire est assez dramatique car cela concerne des morts :

              Chaque années nous avons des dizaines voir des centaines de mort due au terrorisme où plus largement due aux meurtres, si nous faisons le parallèle avec les morts due aux accidents du travail, on peut voir que les chiffres sont assez voisin, mais nous n’avons pourtant pas tout ce catastrophisme médiatique autour de ce sujet.
              La maladie ou bien les accidents de la route sont bien plus mortel pour la population, mais les médias ne s’acharne pas.

              Ça me rappel la scènes médiatique que donne nos journalistes aux cités pour brûler des voitures en fin d’année, avec des chiffres en fonction des quartiers, ça devient presque une incitation à qui fera le meilleur score.

              Daech sont des branleurs, sans nos médias on entendrait pas parler d’eux, franchement réfléchissez 2s, un fou qui veut faire de gros dégas, il va faire comme à las végas.

              • leypanou 3 octobre 2017 15:38

                On n’est pas en guerre contre une arme, mais contre ceux qui la manient. : et si au lieu de se contenter de mener une guerre contre ceux qui manient l’arme, on mène aussi une guerre contre ceux qui sponsorisent ceux qui manient l’arme, vous ne pensez pas que ce serait mieux, si vous voyez ce que je veux dire ?


                • moderatus moderatus 3 octobre 2017 15:47

                  « 

                  Bonjour, Daniel MARTIN

                  Faut-il repenser l’information des actes terroriste ?

                  bien sur on peut se poser la question et l’article va au delà de cette analyse

                  Je dirai faut-il arrêter la désinformation sur les actes terroristes. Désinformation des politiques et des médias.

                  On a commencé à nous vendre des  »« déséquilibrés,  »au nom de pas d’amalgame

                  puis aujourd’hui on va plus loin, on nie la fait que ces terroristes agissent par adhésion à l’état islamique . On ne voit pas la main de Daech.

                  On nous prend pour des billes .

                  L’état islamique ayant des difficultés à organiser des attentats d’envergure a été très clair

                  « il faut tuer les mécréants par tous les moyens couteaux marteaux, pierres avec vos voitures etc. »

                  c’est ce qui se pratique presque tous les jours. Les consignes sont suivies.

                  Mais à mon avis le plus important c’est

                  que fait -on devant une telle menace ? pour l’instant rien de sérieux. !

                  Ces 2 jeunes fille seraient encore vivantes si ce tunisien qui traine chez nous clandestin depuis des années avait été renvoyé chez lui comme la loi l’exige.

                  il y a des dizaines de mesures à prendre que l’on se refuse d’envisager.

                  Informations et mesures à prendre , deux sujets cruciaux.




                  • Christian Labrune Christian Labrune 3 octobre 2017 16:42

                    que fait -on devant une telle menace ? pour l’instant rien de sérieux. !

                    @moderatus

                    Là, vous exagérez ! Ne va-t-on pas sortir bientôt de l’état d’urgence ?
                    Tous les politiciens s’accordent sur l’idée qu’on en a comme ça pour encore une ou deux générations. ll va bien falloir s’habituer ! De toute façon, quand il y aura plus de quatre ou cinq attentats par jour, comme dans l’Algérie des années 90, on cessera d’en parler.
                    On ne va quand même pas arrêter du jour au lendemain nos relations avec le Qatar qui finance si bien notre football et des cours très particuliers dans les mosquées de nos banlieues !
                    On ne va pas se mettre en mauvais terme non plus avec l’Iran. Certes, il y a bien un moment où l’argument atomique va surgir sous la forme d’une petite explosion, puisque le traité n’est prévu que pour dix ans, mais en dix ans, les entreprises européennes peuvent vendre beaucoup de chose à l’iran, et leurs actionnaires concevraient mal qu’on ne profitât pas de l’occasion. Après nous, le déluge, comme le pense très probablement Emmanuel0 le Bien-Aimé.

                    J’avoue que je ne comprends pas très bien cette fin de l’état d’urgence. Tant qu’il dure, et quand bien même il devrait durer dix ans, on saurait qu’un certain nombre de libertés démocratiques se trouvent un peu mises à mal, mais que c’est provisoire. Si des lois d’exception entrent dans le droit commun, c’est beaucoup plus inquiétant parce que, cette fois, ça peut durer indéfiniment.
                    A vrai dire, ce que je crains de plus en plus, à voir l’incompétence crasse de ce gouvernement d’opérette et la montée de l’islamisme, c’est qu’il ne faille monter d’un cran dans l’exception. On se retrouvera alors dans l’état de siège également prévu par la constitution. Plus haut encore dans l’exception, mais plus bas dans la déconfiture, c’est l’état de guerre, et il ne faut pas l’exclure non plus.


                  • OMAR 3 octobre 2017 20:12

                    Omar9
                    .
                    D. Martin "...le drame atroce que vivent les familles des victimes, après l’assassinat d’un enfant ou d’un proche par un terroristes islamistes ou par malade mental qui agit par pulsion criminelle,
                    .

                    Exclues les familles dont un membre a été tué par un extrémiste anti-musulman, comme ces innocents assassinés dans une mosquée durant leur prière :
                    http://www.lci.fr/international/canada-attaque-d-une-mosquee-de-quebec-le-suspect-alexandre-bissonnette-est-un-admirateur-de-donald-trump-et-marine-le-pen-2024188.html
                    Normal car pour vous, « on n’est donc pas en guerre contre le terrorisme, mais contre les terroristes (islamiste en l’occurrence » (sic). seulement.
                    Les autres, ils peuvent tuer... des musulmans..


                    • Daniel MARTIN Daniel MARTIN 3 octobre 2017 21:55

                      @OMAR
                      Vous avez mal interprété ce que j’ai écris et je vous assure que je n’ai jamais fait de différence dans la douleur qui affecte les familles et proches des victimes, quelle que soit leurs origines culturelles ou cultuelles. Et croyez bien que je dénonce avec force et suis aussi farouchement opposé à ce qui apparait comme une épuration ethnique des populations musulmanes aujourd’hui en Birmanie. Dire que ce pays est présidé par un prix Nobel de la paix, c’est une honte. Une victime restera une victime et un assassin restera un assassin, quelles que soient ses motivations


                    • wasp ♂♪♫ 4 octobre 2017 00:13

                      Oui, je pense : étaler nos souffrances sur les médias, c’est renseigner les terroristes sur l’efficacité de leur acte. C’est leur montrer qu’ils ont vu juste et qu’ils peuvent continuer dans cette même direction.

                      Pour eux, la victoire, c’est l’ embrasement médiatique qui suis leur acte.

                      Ce n’est pas une guerre à proprement parler, mais un combat qui oppose un groupe fanatisé à la société entière.

                      Nous devrions chacun, faire face, taire nos émotions, opposer un silence digne aux actes de ces gens.

                      Difficile sans doute...
                      Mais peut-être ne sont-ce pas les familles des victimes qui provoquent ces mouvements, ces bougies, ces fleurs, ces marches blanches, ces multiples émissions de radio et TV ... ?

                      Et si luter, c’était se taire, cacher nos peines, continuer à vivre comme avant ?

                      Et si les familles pouvaient être accompagnées dans la discrétion et l’efficacité ?

                      Nous devons tous luter, faire face et ne pas nous répandre...


                      • Jonas 4 octobre 2017 08:02
                        Vous voulez réellement connaître la vérité sur l’Islam ?
                        Alors regardez et écoutez les prédicateurs et imams dans les plus grandes mosquées de France endoctriner des centaines de milliers de musulmans au fondamentalisme islamique misogyne, antioccidental, antichrétien et antisémite :

                        • Jonas 4 octobre 2017 08:04
                          Les élus de la république française ont contribué à l’installation et au financement de l’Islam radical sur la ville de Marseille. Comment s’étonner ensuite que de tels actes puissent se produire ?
                          Conférence de l’Imam Haroun Derbal à la Grande Mosquée Islâh de Marseille : « la célébration des fêtes de fin d’année menace et met en danger notre Foi, notre Religion »

                          L’organisation politique misogyne, antioccidentale et antisémite des Frères Musulmans, avec la complicité de Samia Ghali, s’est installée dans la ville de Marseille.

                          • Crab2 4 octobre 2017 12:19
                            À l’Ouest - rien de nouveau

                            Ce n’est pas tout à fait exact : ce n’est pas dans son ensemble toute la société française, en effet dans sa plus large majorité , ….

                            suites :

                            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/10/a-louest-rien-de-nouveau.html


                            • Ruut Ruut 4 octobre 2017 17:06

                              Au lieu de parler de terroristes, les nommer correctement serait un bon début, des Lâches qui attaquent des faibles et désarmés pour des raisons stupides.
                              La terreur ne viens que de nos médiats qui amplifient les actes commis et mettent sur un piédestal ces lâches assassins.

                              Par contre oui, nous avons une justice défaillante qui libère et n’enferme pas ces personnes reconnues dangereuses pour la société.

                              Par contre un Travailleur qui a dépassé la limite de vitesse sur une autoroute vide, lui il mérite la prison surtout si son salaire ne lui permet pas de payer l’amende.......

                              Nous vivons une étrange époque.

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