• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Faute de refondation, dans 10 ans, la France aura définitivement (...)

Faute de refondation, dans 10 ans, la France aura définitivement décroché

Le rapport, « Quelle France dans 10 ans », que Jean Pisani-Ferry, Commissaire Général à la Stratégie et à la Prospective, vient de remettre au Président de la République, démontre la gravité de la situation française, mais ne propose pas une transformation à la hauteur de l’urgence :

- Alors qu’il montre que l’excès de dépenses publiques met en péril le modèle social, il ne propose que de les réduire de 6 points en 10 ans, et encore en comptant pour moitié sur une croissance revenue, tout en rappelant que d’autres pays ont réussi à les réduire de 10 points.

- Alors qu’il insiste sur le déficit de démocratie citoyenne et l’inefficacité des processus publics actuels, il n’évoque pas réellement comment doter les citoyens des outils pour peser sur les choix, et évite la remise en cause du statut de la fonction publique et de son mode de management.

- Quant aux organisations territoriales, s’il est ambitieux en recommandant d’aller vers 1700 communes et 10 régions et de supprimer les départements, il s’arrête à mi-chemin en ne remettant pas en cause le financement des collectivités locales. Comment croire que miraculeusement la France pourra contrôler globalement le niveau de ses dépenses publiques, sans cela ?

À quand un vrai programme qui ne sera pas seulement un diagnostic pertinent, mais une démarche cohérente et courageuse pour refonder la France, et libérer les énergies qui sont entravées de partout ? Il est urgent de ne pas seulement parler, mais d’agir. Faute de cela, dans 10 ans, la France aura définitivement décroché.

 

UN CONSTAT SANS CONCESSION : LA FRANCE NE PEUT PLUS CONTINUER À COMPENSER SES HANDICAPS STRUCTURELS EN ACCROISSANT LES DÉPENSES PUBLIQUES

La France a décroché par rapport à ses voisins

« Notre pays a reculé économiquement, en comparaison de ceux qui, il y a vingt-cinq ans, avaient un niveau de vie comparable au nôtre ; mais il a aussi reculé socialement, avec un chômage qui s’est installé jusqu’à finir par sembler inéluctable, alors qu’un coup d’œil au-delà de nos frontières suffit à rappeler qu’il n’en est rien ; l’État français, qui était jadis pris pour modèle de par le monde, n’est hélas plus guère considéré comme un exemple à suivre ; et quant à la pléthore de pouvoirs sectoriels ou locaux que nous entretenons, ils font de nous les meilleurs lauréats des concours de complexité administrative. »

Le manque de performance économique a été comblé jusqu’à présent par les dépenses publiques… ce qui n’est pas soutenable dans la durée

« Notre revenu par tête a sensiblement décroché depuis le début des années 2000. Il était (par construction) proche de la moyenne des pays de l’échantillon en 1988, il lui est en 2012 inférieur de 6 %.. (…) Ce décrochage est dû à une lente érosion de la productivité et à la progression limitée de notre taux d’emploi. »

« Notre dépense publique était dès les années 1990 un peu supérieure à la moyenne ; elle est maintenant nettement plus élevée. Notre ratio de dette publique était sensiblement inférieur à la moyenne ; il lui est aujourd’hui un peu supérieur. (…) À défaut d’un redressement structurel de sa performance économique, ce qui menace la France est d’une part de perdre la place qui est la sienne parmi les pays les plus avancés, d’autre part de devoir ramener ses ambitions sociales à l’étiage qu’autorise l’état de son système productif. »

« Pour l’État, la tenaille entre responsabilités et moyens peut être mortelle : s’il ne sélectionne pas ses priorités, ne modifie pas ses routines et ne gagne pas en efficacité, il ne pourra que constater un écart croissant entre ses devoirs et ses capacités. (…) À l’horizon de dix ans, maîtrise de la dépense et économies structurelles conditionnent ainsi tant le désendettement public que la création de marges de manœuvre pour une réforme de la fiscalité et une baisse des prélèvements, elles-mêmes ingrédients nécessaires de la croissance. »

« Malgré les efforts engagés depuis 2010, la dette publique dépassera 95 % du PIB en 2014, alors qu’elle n’atteignait que 64 % du PIB en 2006. Cette progression n’est pas soutenable : elle induit un risque de refinancement dans les années à venir, elle menace notre souveraineté, elle nous exposerait à un risque accru pour l’emploi, la croissance et l’innovation en cas de choc récessif. La stratégie de finances publiques doit être cohérente avec une réduction du ratio de dette publique à 75 % du PIB en 2025. »

Croissance et emploi industriel sont en panne… à la différence de certains de ses voisins européens

« Il serait donc erroné de considérer que la croissance est à l’arrêt partout, ou même dans l’ensemble des pays avancés. Le niveau de PIB par tête de la Suède est de 15 % supérieur au nôtre ; c’est par ailleurs un pays particulièrement attentif à la qualité de vie. Néanmoins la croissance y a vigoureusement redémarré après le choc de la Grande Récession de 2008- 2009. Il n’y a aucune fatalité de la stagnation. »

En prenant l’année 2007 comme référence, le PIB allemand est à 104, et la Suède à 106, alors que la France est moins de 101 :

JPEG 

« Depuis une décennie, la France se distingue cependant par l’ampleur de la désindustrialisation qui la frappe et par la rapidité de la dégradation de ses positions dans l’échange international. Nous ne partions pas de haut, nous sommes descendus vite et nous sommes arrivés très bas. Dans plusieurs domaines, nous sommes dangereusement proches du seuil critique en dessous duquel l’écosystème industriel est menacé dans son existence.  »

JPEG 

« Ces enjeux ne concernent d’ailleurs pas la seule sphère des entreprises. Le rapport coût-efficacité des services publics est un ressort essentiel de la compétitivité d’une économie. Or comme nous l’avons vu, l’écart de dépense publique entre la France et ses principaux partenaires n’est généralement pas la contrepartie de services de meilleure qualité. Toute inefficacité dans la sphère publique se paie soit d’un moindre pouvoir d’achat des salariés de la sphère des entreprises, soit d’une moindre compétitivité de celles-ci. »

Des réformes multiples… mais locales et inefficaces

« Une séquence de réformes partielles permet rarement d’améliorer la situation autant que le ferait un effort plus concentré et plus soucieux de cohérence. Bien souvent en effet, le problème à résoudre ne relève pas d’un seul levier mais d’un grand nombre d’instruments qu’il importe de mobiliser conjointement pour « faire système ». (…) La cohérence des initiatives sectorielles entre elles et leur capacité à faire système seront d’autant mieux assurées que les finalités seront claires et qu’elles auront été délibérées, dans le cadre d’une stratégie d’ensemble. »

« L’unité de commandement est en outre moins forte aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a encore quelques décennies. De fait, la décentralisation, la place faite à la négociation sociale, l’importance de la délibération au sein d’une société civile plus fragmentée, la complexité même des dispositifs en jeu et la diversité de leurs effets individuels font que toute réforme est plus ardue à définir et plus longue à conduire. »

Les Français font de moins en moins société… et doutent de plus en plus de leurs dirigeants politiques

« Les piliers de notre modèle souffrent d’un désamour inquiétant : un quart seulement des citoyens pensent que l’école diminue les inégalités sociales ; à force de déceptions, beaucoup de jeunes ont perdu confiance dans l’intégration par le travail ; le cumul des mandats, considéré comme un privilège scandaleux, nourrit un ressentiment aigu à l’égard des responsables politiques ; et le recouvrement des responsabilités entre niveaux d’administration est perçu comme source de gabegie. Les administrations publiques sont de grandes machines opaques dont on se sert, et éventuellement où l’on se sert. »

« La fermeture de l’élite politique sur elle-même, la distance entre sa composition sociologique et celle de la population française, le cumul des mandats, le sentiment que les manquements à la loi et à l’éthique ne sont que rarement sanctionnés entretiennent un climat délétère. »

« Enchevêtrement des compétences et limitation des capacités de chacun des acteurs de la décision publique contribuent à ce que la politique soit de moins en moins vue comme la modalité centrale de construction de l’intérêt général, et de plus en plus comme une forme particulière de défense des intérêts catégoriels, sectoriels ou régionaux. »

Éducation, social, logement, santé ou comment dépenser de plus en plus… avec de moins en moins de résultats

« La protection sociale reste dominée par une logique curative, au détriment de l’action préventive : notre dépense publique est proche des niveaux scandinaves, mais la part des dépenses d’éducation et de prévention des risques sociaux, qui agissent en amont des risques pour prévenir plutôt que réparer, reste relativement faible. »

« Les recettes de la protection sociale sont peu ou prou indexées sur la croissance, mais les dépenses comportent beaucoup d’inertie (retraite), suivent une tendance autonome (santé hors indemnités journalières), ou ont par nature un caractère contracyclique (chômage). Il en résulte un désajustement qui est en partie à l’origine de la dette sociale et n’a jamais été approché de manière systémique. »

« Le logement et l’emploi sont emblématiques de cette approche : l’un et l’autre mobilisent des moyens considérables (respectivement 45 milliards et entre 64 et 85 milliards, selon qu’on inclut ou non les allégements de cotisations sociales), pour des résultats insatisfaisants. (…) Les aides publiques (au logement) mobilisent 45 milliards d’euros, soit plus de 2 points de PIB, pour un résultat économiquement inefficace et socialement inéquitable. Pour une part, ce soutien public rend solvable la demande résidentielle et, compte tenu des contraintes sur l’offre, contribue à la hausse du prix. Pour une autre part, il est consacré à contourner les obstacles structurels au développement de la construction, en la soutenant artificiellement. Insuffisamment ciblée, la politique de l’habitat social ne parvient à assurer ni la mixité sociale urbaine ni l’accès au logement des plus défavorisés. »

DES PROPOSITIONS QUI NE SONT PAS À LA HAUTEUR DE L’URGENCE : LA REFONDATION NÉCESSAIRE N’EST PAS AU RENDEZ-VOUS

1. UN OBJECTIF DE RÉDUCTION DES DÉPENSES PUBLIQUES INSUFFISANT

Proposer 6% d’abaissement des dépenses publiques en comptant en partie sur la croissance pour l’atteindre

« Dans cette perspective, il est raisonnable de viser que d’ici dix ans, la sphère publique contribue à l’efficacité et à la compétitivité de l’économie en abaissant de deux points supplémentaires la part de la dépense publique primaire dans le PIB. Celle-ci passerait donc de 54,8 % en 2013 à 50,8 % en 2017 et à 48,8 % en 2025. (…) Sous des hypothèses économiques prudentes, réduire de 6 points le ratio de dépenses publiques primaires entre 2013 et 2025 : Une réduction de 6 points des dépenses primaires, de 54,8 % à 48,8 % du PIB, permettrait de stabiliser la dette à 75 % du PIB d’ici 2025, tout en gardant des marges de manœuvre pour réduire les prélèvements obligatoires de près de 1,5 point de PIB. »

« Dans le cadre de ce scénario, l’ampleur des économies structurelles nettes à dégager par ces différents moyens peut être chiffrée à 3 points de PIB, au-delà des mesures assurant le respect des normes d’évolution des dépenses de l’État qui permettent d’effectuer environ la moitié du chemin. Il faudra bien entendu envisager des économies structurelles supplémentaires pour financer les priorités de l’action publique, dont les dépenses nouvelles en faveur de la petite enfance et de l’enseignement primaire proposées dans ce rapport. » 

… alors que l’objectif visé doit être de 10% et que d’autres pays y sont arrivés

« Les dépenses publiques primaires (hors intérêt de la dette) ont atteint 54,8 % du PIB en 2013. C’est au moins 12 points de plus qu’en Allemagne, 7 points de plus qu’en moyenne dans la zone euro. L’objectif est de diminuer ce taux de 6 points d’ici 2025. (…) À ce niveau, (la dépense publique) resterait certainement une des plus élevées au sein des pays avancés. »

 « En moins de dix ans, d’autres pays ont su se redresser et recueillir les fruits de leurs efforts : il n’a pas fallu aussi longtemps pour que la Suède s’extirpe des conséquences d’une violente crise financière ou que le Canada réduise sa dépense publique de plus de 10 points de PIB ; il y a dix ans encore, l’Allemagne faisait figure d’homme malade de l’Europe. Depuis, elle a divisé son taux de chômage par deux. En une décennie, un pays peut se transformer. »

2. UNE RÉFORME TERRITORIALE QUI OUBLIE UN POINT ESSENTIEL : LE CONTRÔLE DE LA DÉPENSE

Passer à 1700 communes et une dizaine de régions, en supprimant les départements

« Selon l’Insee, la France compte aujourd’hui environ 1 700 « bassins de vie » au sein desquels s’organise la vie quotidienne des habitants. (…) L’approfondissement des intercommunalités devra se prolonger par la fusion des communes dans ces nouveaux cadres afin de donner aux intercommunalités une pleine identité démocratique. »

« À cette aune, on peut donc considérer qu’une structuration du territoire autour de dix à quinze régions est une cible pertinente. »

« Dépasser le cadre départemental : Dans les grandes agglomérations, ceux-ci devront, à l’instar du conseil général du Rhône, se dissoudre dans les métropoles et les grandes agglomérations. Toutefois, il est probable que, dans certaines zones rurales ou faiblement urbanisées, les collectivités locales issues des intercommunalités ne seront pas en mesure d’exercer dans des conditions satisfaisantes toutes les compétences aujourd’hui dévolues au département. Celles-ci auront vocation à être prises en charge prioritairement par la région. »

… mais sans aucune proposition pour enrayer le dérapage des dépenses publiques locales

Si rien n’est changé, la progression des dépenses locales, et l’accroissement des impôts locaux n’ont aucune raison de ne pas se poursuivre. Or rien n’est proposé en la matière.

3. UNE REFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE QUI N’ABORDE PAS LES VRAIS PROBLÈMES

Parler d’une ouverture de la fonction publique et du service de l’État

« Dans une société de compétences plutôt que de statuts, la direction de l’État par des grands corps d’excellence encore trop fermés sur eux-mêmes est désormais aussi souvent un handicap qu’un atout. (…) Pour s’en tenir aux seuls postes d’emplois de direction d’administration centrale, seuls 5 sur 149 ne sont à ce stade pas occupés par des fonctionnaires. »

« La gestion des carrières et des compétences doit s’abstraire de la logique des corps et aller vers une harmonisation des régimes de rémunération fondée sur les fonctions et les performances.(…) Il conviendra de réviser le statut de la fonction publique pour garantir une gestion des ressources humaines faisant plus de place à l’expérience, aux compétences acquises, aux responsabilités et aux performances, et moins au niveau de recrutement initial. »

… mais ne rien dire d’une réelle transformation du management public et de la fonction publique

Rien n’est dit sur la remise en cause du management public. Évoquer la réforme de la direction de l’État est certes nécessaire, mais quid de l’évolution de l’effectif de la fonction publique ? Quid de leur mode d’évaluation ? De l’avancement à l’ancienneté ? Du fameux GVT ? Du rôle des syndicats qui ont un rôle prépondérant souvent dans les promotions et les mutations ? Du temps de travail et de l’absentéisme ?...

4. UN RENFORCEMENT DU CONTRÔLE ET DU PILOTAGE BIEN TIMIDE

Un appel au renforcement de la démocratie locale et qui pose la question du paritarisme

« Concrètement, les citoyens devraient disposer au niveau communal de pouvoirs de décision sur certaines actions locales (affectation de crédits dans certaines enveloppes budgétaires, choix d’implantation de structures, organisation de services) ; au niveau national, les grandes réformes devraient plus souvent faire l’objet de consultations et débats publics organisés, préalables à la décision politique. »

« Fournir aux citoyens les moyens d’évaluer l’efficacité de tous les services publics et de toutes les politiques publiques : Pour que la décision prenne effectivement appui sur les évaluations, il serait utile que chaque nouvelle mesure de portée nationale prévoie d’emblée une évaluation rigoureuse et contradictoire dans un délai de 5 ans. »

« Comme celle de la démocratie locale, la légitimité de la démocratie sociale appelle une clarification des responsabilités et des compétences. S’agissant des institutions, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence d’une association des partenaires sociaux à la gestion de certains organismes qui sont de fait devenus des opérateurs de l’État et dans lesquels ils ne disposent pas de pouvoir effectif. Une telle situation ne rehausse pas plus leur légitimité qu’elle ne concourt à une bonne administration des organismes concernés. »

… mais qui ne prend pas clairement position sur le paritarisme, ni sur le nécessité de doter les citoyens d’outils pour exercer un pouvoir nouveau

Le rapport n’indique pas réellement s’il propose, oui ou non, la suppression du paritarisme.

De plus, s’il évoque l’importance de l’évaluation, rien n’est dit en matière de comptabilité publique, d’open data, de comment renforcer le pouvoir de la Cour des Comptes…

Enfin s’il parle du cumul des mandats, il fait écho aux dispositions récentes, et non pas au cumul des mandats dans le temps.

5. UNE ÉVOLUTION DU SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE TROP LENTE ET PROGRESSIVE

Le rapport propose de mieux lier croissance et évolution des dépenses sociales

« La France, on l’a dit, a connu une série de réformes successives des retraites, qui ont toutes visé à résorber des besoins de financement projetés résultant d’un désajustement entre la croissance spontanée de la dépense et celle des recettes. Une approche plus systémique, visant à lier plus directement l’évolution annuelle des dépenses sociales (retraite, famille) à la croissance, permettrait de rendre nos finances publiques plus robustes et moins vulnérables aux aléas de la conjoncture. »

« Une réforme systémique de ce type ne peut s’envisager que dans la durée, parce qu’elle suppose un rapprochement des différents régimes de pension et leur alignement sur des principes communs, dans le but que les salariés qui connaissent des mobilités professionnelles ne soient pas pénalisés. »

Un seul point réellement clair, la remise en cause des seuils sociaux : « Cela passe aussi par un aménagement des seuils sociaux, qui constituent un frein à la croissance des entreprises. On observe ainsi de nettes discontinuités dans la répartition des entreprises françaises par taille autour des seuils de 10, 20 et 50 salariés qui sont les plus importants dans notre législation. (…) Il faut éviter qu’ils freinent le potentiel de développement et de création d’emploi des entreprises de croissance. Or le franchissement d’un seuil, en particulier celui des 50 salariés, se traduit à la fois par des obligations déclaratives et procédurales, des coûts supplémentaires et l’extension des organes de représentation des salariés. »

… mais le diagnostic et l’urgence de la situation montrent que le temps est compté, et qu’il faut aller plus fort et plus vite dans cette direction

C’est une approche par la concertation qui est proposée. Certes elle est nécessaire, mais l’urgence est de mise : il faut trouver les voies et moyens d’agir rapidement pour se donner le temps des réformes de structure. Or rien de clair n’est dit sur ce sujet.

Quant au logement, si les problèmes du foncier et des normes sont évoqués, où sont les propositions d’actions ?

Impression


Moyenne des avis sur cet article :  2.29/5   (62 votes)




Réagissez à l'article

198 réactions à cet article    


  • Vipère Vipère 29 juin 2014 18:14
    Bonjour l’auteur

    A la question :

    « Quant au logement, si les problèmes du foncier et des normes sont évoqués, où sont les propositions d’actions ? »

    Je réponds : aucune action. Le vide de propositions. La loi BOORLO sur le Droit au Logement ou relogement sans expulsion est une vraie escroquerie digne du sus cité auquel on ne tire pas le chapeau !

    Dans un prétendu Etat de Droit, les gens sont jetés à la rue comme des déchets. Pour préserver l’ordre publique l’Etat ferait bien d’ouvrir des camps pour les sans domicile, ils seront de plus en plus nombreux, les français à la rue. Tandis que les logements chers restent vides. Les chiens abandonnés par leur maître sont mieux protégés que les hommes et les femmes, ils trouvent refuge à la SPA. 

    L’anormalité de cette situation ne semblent pas affecter nos cumulards politiques, des nantis au c.l bordé de nouilles, à l’origine du désastre locatif. Pas un seul pour dénoncer cette catastrophe humaine !

    Société de progrès ? rien ne plaide pas dans ce sens. C’est la guerre ouverte des administrations étatiques avec leur armada de fonctionnaires aussi repus que des chats domestiques contre les salauds de pauvre qu’il faut déloger avec le plus grand zèle pour faire place nette à un cochon payeur. 




    • Remi 29 juin 2014 22:26

      « administrations étatiques avec leur armada de fonctionnaires aussi repus que des chats domestiques »
       
      Repus ?
      Les traitements dans la Fonction publique sont gelés depuis 5 ans...
      La pâtée a drôlement diminué, en fait.
      mais c’est tellement bon de bavasser sur ce qu’on ignore.

      Surtout que ce que la population constate, c’est qu’en fait d’armada, il en manque des fonctionnaires, au moins et d’abord à l’Ecole, et à l’Hôpital.


    • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 22:33

      @Remi

      Je ne crois pas que l’on manque de personnel dans l’Education et dans la Santé, mais q’il n’y a pas assez de monde à s’occuper des enfants ou des malades. 
      Il faut diminuer le nombre d’administratifs, simplifier l’organisation, accroître le nombre de réels actifs (au sens au contact) en leur donnant plus de pouvoir, de responsabilité, et probablement en les augmentant (en fonction du temps passé).
      Le tout amènera à un meilleur service à un moindre coût.

    • Remi 29 juin 2014 22:58

      Il faudrait accepter l’idée simple que l’écrasante majorité des personnels sont des gens qui s’occupent des enfants et des malades. De plus, je vois mal ce qui vous autorise à dire qu’il faudrait liquider des emplois « administratifs ».
      Maîtrisez-vous votre sujet ?
      Que faites-vous vous même, dans votre existence professionnelle, qui soit tant utile à l’intérêt général ?


    • mmbbb 30 juin 2014 13:06

       @ Par Remi    Vous etes un peu arrogant il est de notoriete que la France ne sait pas faire simple Les lois elle les empilent, la reglementation est plethorique le code du travail inapplicable etc Avez vous pense une seule seconde a l’energie gaspillee a gerer tout ce fatras administratif   Exemple ouvrez une entreprise en France vous etes noye dans le maquis administratif Je connais l’administration nous souffrons d’une organistaion complexe et redondante Il suffit d observer les voitures de fonction lors d’une reunion d’officielle Ce rapport n’est qu’une redite actuelle qui avait deja ete denoncee il y a quelques annees par peyrefitte le mal francais A croire que nous ayons ce genie de nous mettre dans des situations delicates Par ailleurs Giscard ( que je n’apprecie pas autrement ) l’affirmait deja la faiblesse de nos PME PMI par raport a l’allemagne Donc les maux dont nous souffrons on ete deja diagnostique tres tot Quant a l’ecole il eut un rapport severe de la cour des comptes il y a un an Idem nous croyons nous les francais etre les meilleurs en tout mais n’avons pas forcément le meilleur systeme quoique nous en sommes persuades Sortir de l’euro nous mettrait au moins au pied du mur et nous devrions rendre des comptes qu’a nous memes et ne pas incriminer l’europe comme l’ont fait les politiques par faiblesse 


    • Robert Branche Robert Branche 30 juin 2014 14:04

      @Remi et @mmbb

      Merci d’abord à mmbb d’avoir apporté des réponses pertinentes, complétant et illustrant mon propos.
      Pour répondre maintenant à Mr Rémi :
      Pour préciser mon propos, je n’ai jamais dit qu’il fallait que tout le monde s’occupe des enfants et des malades, mais que dans l’Education et la Santé oui (les enfants pour les 1ers, les malades pour les seconds)... et non pas pondre des réglementations, changer sans cesse les programmes, surveiller le travail des autres...
      Qu’est-ce qui m’autorise à dire cela ?
      D’abord que nous sommes en démocratie, et que vous comme moi, nous avons le droit de nous exprimer, de proposer et de débattre. Tel est le principe de Nous Citoyens.
      Ensuite si vous aviez fait un tour dans mon CV, vous auriez vu que, par mon activité professionnelle, j’ai une expérience à la fois de l’Etat (j’ai été pendant 5 ans fonctionnaire et ai été alors commissaire à l’industrialisation des Régions de Haute et Basse Normandie), et du management et de l’organisation des entreprises. J’ai aussi présidé pendant quelques années l’association des anciens de la Délégation à l’Aménagement du Territoire.
      Enfin depuis qq années, je suis au bureau de l’Association des anciens élèves de l’Ecole des Ponts et Chaussées.
      Sans parler de tous mes livres, de mes conférences et des multiples débats et conférences auxquelles je participe.

      Et vous, au fait, qui êtes-vous, Mr Remi ?

    • manech42 manech42 30 juin 2014 20:32

      pour rémi,

      Tous ceux ou presque qui bavent sur les fonctionnaires sont des cons qui ont raté les concours pour entrer dans l’administration et qui n’ont pas digéré leur défaite, ils traitent les fonctionnaires de parasite et poussent leurs rejetons à passer les concours pour être fonctionnaires à leur tour, ils critiquent les agents de l’état en grève mais profitent des avancées sociales acquises grâce à ces luttes, enfin ils passent leur temps à sucer la bite de leur patron en espérant qu’ils en seront récompensés, voilà en gros ce que sont ces pourfendeurs de fonctionnaires, pauvre France !

    • Remi 30 juin 2014 20:43

      Je vous place face aux vos contradictions et omissions..
      Occupation à plein temps, M. Branche.


    • Robert Branche Robert Branche 30 juin 2014 21:48

      @Remi

      Franchement pas vraiment. Mais si vous le pensez... smiley

    • 65beve 65beve 29 juin 2014 18:18

      Bonjour,

      Et combien qu’il a touché le Pisani-Ferry pour nous pondre un énième rapport sur « on dépense plus que ce qu’on gagne » ?
      Y’en a marre de ces spécialistes qui se goinfrent sur nos déficits et qu’on change à chaque nouveau gouvernement ou président.
      cdlt


      • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 18:21

        Pisani-Ferry est salarié et donc payé pour produire des rapports... qui, comme celui-ci, ne sont que de bons constats, mais sans solution réelle.

        C’est pourquoi il faut que les citoyens se saisissent des sujets et proposent une nouvelle approche pour une refondation de la France, afin que l’on cesse de dépenser plus que l’on ne gagne ! 
        C’est le projet de Nous Citoyens au sein duquel je suis engagé.

      • laertes laertes 29 juin 2014 19:04

        @l’auteur : je croyais que l’auteur de l’article était Erwanet car c’est bien son style... (simplisme truismes grossiers, inhumanisme, esclavagisme déguisé derrière de fausses « vérités ») finalement je préfère encore Erwanet car au moins lui il est caricatural et marrant...
        Que dire de quelqu’un qui pense (ou du moins qu’il dit qu’il pense) qu’un pays doit être dirrigé comme une entreprise !
        Je ne discuterai pas avec vous du fond de cette pseudo pensée... Ce serait comme discuter avec un moine du XVI ème siècle de l’âme des indiens.
        Je veux simplement vous faire remarquer qu’une entreprise a des propriétaires qui se déguisent derrière le vocable « entrepreneurs ».


      • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 19:16

        @laertes

        Je n’ai jamais écrit qu’un pays doit être dirigé comme une entreprise. Cet article est d’abord un écho du rapport de Pisani-Ferry, dont je suis très critique, car il parle des problèmes, et peu des solutions. Mes seules phrases personnelles sont celles qui ne sont pas en italique, ni entre guillemets.
        Ceci écrit, il y a pas mal de chose à apprendre à partir des entreprises, ce sans manichéisme et sans volonté de transposition automatique.
        Avec Nous Citoyens, nous allons dans les jours qui viennent développer notre vision pour une refondation de la France.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 juin 2014 04:01

        Le Parti - que ce soit le vôtre ou un autre - qui sera source d’espoir sera celui qui commencera par avouer candidement que : a) le discours politique actuel est un bavardage prétentieux et ridicule pour cacher une arnaque tout simple qui est le détournemnt continu de la richesse, des faibles vers les forts ; b) nos politiques économiques sont un parcours des niaiseries en slalom autour de quelquess problemes simples dont nous connaissons parfaitement les solutions.... qui ne doivent PAS être appliquées ; c) ce qu’on appelle démocratie n’existe pas : c’est un leurre pour garder tranquilles des enfants mal elevés. 


         Un État comme la France ne peut etre refondé que sur la réalité. La réalité, c’est de comprendre que le defi est d’utiliser le travail (competence) pourr transformer nos ressources en ce que nous voulons, ajouter à cette production les services que l’abondance permet, distribuer cette richesse selon l’équité et le merite et encadrer le tout dans l’ordre et la justice. Ceux qui proposent autre chose conduisent une opération d’enfumage et sont un noeud de viperes àtrancher comme le noeud gordien.

        Les choses ne peuvent changer que si des « hommes de bonne volonté », animés par le désir du BIEN et non leur interet personnel, prennent le pouvoir par la force et les changent. Ceux qui dominent le monde aujourd’hui ne craignent rien, sauf l’emergence de tels hommes, d’ou la priorité sur une education qui détruit toutes les valeurs sauf celle de l’acquisition de richesse, conduisant a un individualisme sans faille et une cupidité sans limite.... un peuple-troupeau de prédateurs d’entredéchirant les uns les autres, sous la houlette de bergers psychopathes.

        Dans la vision du monde qui a été inculquéeà la société , ceux qui sont « animés par le désir du BIEN et non leur interet personnel » sont présentés comme irrationnels. Qu’on ne s’étonne donc pas que l’alternative à la nauséeuse societe actuelle semble de plus en ne pouvoir venir que de une - ou plusieurs - mouvances religieuses fanatiques.
         
        Il n’est pas impossible qu’autre chose soit proposé et réussisse. Mais penser que le noeud sera defait gentiment par la patience, sous les doigts habiles de démocrates bavards est une stupidité.

        Pierre JC Allard







      • OmegaDG OmegaDG 30 juin 2014 08:17

        @PJCA

        Votre résumé est d’une simplicité si déroutante que seuls quelques individus ayant frayés avec le réel pouvoir financier mondial, en tout en refusant systématiquement de le diffuser sous peine d’être excommunié du Système, ont depuis longtemps compris le danger qu’une profonde prise de conscience soit le couperet de leur privilège et du pouvoir que leur procure la richesse.

        Ladon aux multiples têtes règne en maitre absolu bien assis sur le veau d’or.

        Les peuples ont peu à peu aboli le pouvoir et les privilèges de la noblesse, il est temps que ceux de la richesse tombent dans le panier d’osier de la guillotine. Et le temps presse car le Système est à détruire toute forme de solidarité, en commençant pas la dissolution du pouvoir des nations tout en renforçant l’individualisme cupide, le nouveau dieu matérialiste de la réussite sociale.

        DG


      • Un Citoyen 29 juin 2014 19:27

        Article sans intérêt sur un rapport sans intérêt. On reconnaît bien là nos élites incapables de sortir du « cadre » étroit qui leur est imposé. L’argument « Tarte à la Crème » restant la comparaison avec l’Allemagne qui voudrait nous expliquer qu’« Yakafokon » faire comme les allemands. Ridicule.

        Rien d’étonnant à cela, « Nous Citoyens » est un thinktank qui confond la politique avec de la comptabilité, et un pays avec une entreprise.

        Que Denis Payre retourne à ce qu’il sait faire, créer des entreprises pour les revendre, il n’a manifestement aucune compétence pour parler d’autre chose, notamment de politique ou d’économie.



        • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 19:40

          Je comprends parfaitement que vous ne soyez pas d’accord, mais Nous Citoyens n’est pas un think tank, mais un nouveau parti politique.

          Nous allons dans les jours qui viennent rendre public notre vision pour une refondation de la France (et qui n’est pas la transposition d’un « modèle allemand »). Reparlons-nous alors ! smiley

        • Un Citoyen 29 juin 2014 20:13

          Et bien, nous verrons votre programme quand il sortira, parce que pour l’instant, ce que j’ai entendu de Denis Payre ne dépasse pas le cadre d’un ministre du Budget, comme souvent avec les chefs d’entreprises.


          Alors n’oubliez pas qu’un programme politique doit traiter des aspects économiques, mais également nationaux, sociaux, sociétaux, et proposer un projet qui inclut tous les français, sans oublier de traiter le dossier explosif de l’immigration.

        • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 20:17

          Tout à fait. 

          Le projet de Nous Citoyens est bien d’aborder progressivement tous ces sujets. Nous avons jusque fin 2016 pour construire cette vision globale.
          Et tous ceux qui veulent nous rejoindre pour la construire, sont les bienvenus...

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 juin 2014 05:15

          Vous n’auriez pas besoin de deux ans pour établir un programme, mais dun colloque d’une fin de semaine.... si vous vouliez sortir du vocabulaire ampoulé inventé pour « obfusquer » les culs-terreux. L’argent, le credit, la dette, le deficit et autres balivernes n’ont AUCNE VALEUR intrinseque. Ce sont des symboles qui ont le sens qu’on on leut donne et prennet donc valeur consensuelle qu’on veut Ce sont des concepts du méme niveau de tangibilité que la transsubstantiation ou la communion des saints. 


          Vous voulez regler le probleme de la dette ? Remboursez-la integralement immediatement en l’affectant a tous les contribuables au prorata de leurs actifs nets. 

          Le probleme du deficit ? Payez tout comptant ; la dette que l’on crée a UNIQUEMENT pour but de payer une rente aux petits copains les nantis.

          La production ? Avez vous pensé a identifir la demande - qu’on devrait travailler a faire coller prioritairement aux besoins ? Avez-vous pensé a rendre cette demande effective en réajustant les salaires pour que le revenu disponible corresponde à la conmmation qu’on souhaite. laquellei - ô surprie ! - ne devrait pas etre totalement dissociée de ces objectifs de production dont nous parlion... 

          En passant, nationalisez les banques : c’est une escroqueris institutionnalisée. Mettez au travail quiconque peut travailler et tend la main pour un revenu d’assistanat. On ne le fait pas, parce qu’on veut creer une « clientele » (au sens romain du terme) d’oisifs qui sont un lumpenproletariat docile aux instructions du Systeme.

          Je ne crois pas que la situatio actuelle permette de trouver une solution par le debat politique. Alors un nouveau parti....

          PJCA 






           

        • leprince.sherman 30 juin 2014 12:42

          A Monsieur Pierre JC Allard :
          merci !


        • Robert Branche Robert Branche 30 juin 2014 12:54

          @Pierre JC Allard

          Quelques éléments de réponse :
          - Croyez-vous vraiment que les Français seraient prêts à accepter de se voir affecter le montant de la dette publique en fonction de leurs avoirs nets ? Et quel mécanisme proposez-vous pour le faire ? Rien n’est vraiment simple, sauf à créer un impôt reposant sur l’actif net, impôt qui serait affecté en priorité au remboursement de la dette (qui sera à la fin de l’année autour de 2000 Mds €). Ce qui revient à dire que l’impôt rembourse la dette. Rien de neuf sous le soleil..
          - Le déficit n’a rien à voir avec le paiement comptant, mais au fait que les systèmes publics (Etat, collectivités locals, systèmes sociaux) dépensent plus que le montant des ressources. Payer comptant ne servirait pas à régler ce problème... le seul résultat serait que nous serions en cessation de paiement en cours d’année. Suggérez-vous que l’on arrête de payer les fonctionnaires, les retraites ou les remboursements de santé en novembre ? Brillante idée...
          - Quant à ce que vous proposez pour la production, correspond à une planification industrielle centralisée. C’est ce qu’a essayé l’URSS avec le succès que l’on connait. Comment en effet faire les ajustements théoriques que vous proposez autrement ? Et comment faire vos calculs dynamiquement en cours d’année dans une organisation aussi complexe que la nôtre.
          - Enfin la nationalisation des banques, et assimilez toute personne qui ne travaille pas à un profiteur, quelle belle avancée !

          Bref ce que vous dites n’est pas un programme mais un catalogue de mesures absurdes et dangereuses !

        • L'enfoiré L’enfoiré 30 juin 2014 15:39

          « Bref ce que vous dites n’est pas un programme mais un catalogue de mesures absurdes et dangereuses ! »


          Assez d’accord. On ne peut pas avoir et avoir été. Il faut faire le bilan de ses actions après coup et en vérifier le bien fondé.
          La France ne représente plus beaucoup à l’échelle des grandes nations du monde. 
          Elle s’intègre, c’est tout.
          Elle se base sur son passé en espérant que cela restera immuable.
          Prêcher la révolution est une hérésie. Vous n’avez qu’à constater ce qu’il est advenu de 1789.
          L’un a remplacé l’autre. 
          Le monde a changé. Les règles du commerce avec lui. S’adapter à la& nouvelle situation en la comprenant est bien plus salutaire. 
          Regardez cette vidéo et vous comprendrez smiley

        • Robert Branche Robert Branche 30 juin 2014 15:58

          @L’enfoiré

          Oui si nous n’y prenons pas garde, nous pouvons effectivement disparaître.
          Je ne connaissais pas cette série sur Arte, et vais la regarder (merci pour le lien !).
          Il y a aussi l’excellent livre « Effondrement » de Jared Diamond sur le même thème qui montre comment des civilisations ou des systèmes peuvent s’effondrer.

        • alinea alinea 30 juin 2014 16:06

          On y parle beaucoup de rois et de dieu, dans ce film !! au train où ça va, nos rois ni nos dieux ne mourront, seulement les quatre vingt dix pour cent du peuple inutile !! notre belle civilisation de robots, de béton de pétrole et de poisons, risque bien de tenir un peu du coup, non, l’Enfoiré ? à moins que le peuple ne s’attaque aux pyramides de la consommation ? Qu’en dîtes-vous ?? smiley


        • lsga lsga 30 juin 2014 16:14

          j’en dis que tu es un facho qui soutient Poutine et sa politique étatiste ultra-violente. 


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 juin 2014 18:28

          @ L’AUTEUR


          Reprenant vos points un-a-un, ce qui est la seule façon d’avoir une discussion constructive.


          1. Croyez-vous vraiment que les Français seraient prêts à accepter de se voir affecter le montant de la dette publique en fonction de leurs avoirs nets ? 


          - OUI. Ne s’y opposeraient que ceux dont les actifs sont très largement supérieurs à la moyenne... et qui sont une infime minorité. Vous parlez de démocratie ? C’est le moment ... :- : Et, sans blague, vous croyez que les Français "acceptent’ de la rembourser au prorata de leurs revenus, comme maintenant plutôt que de leurs actifs. ? Quelque chose me dit que vous allez vite changer de ligne de défense et déchirer votre tunique au nom du droit sacré de propriété. Manque de pot, le FMI , vient justement d’ouvrir la porte à une confiscation, comme on l’a testé a Chypre....

           

           http://nouvellesociete.wordpress.com/2013/10/14/le-fmi-passe-a-lextreme-gauche/


          2. « quel mécanisme proposez-vous pour le faire »


          Une seule ponction. Essentiellement des écritures aux livres. La technique est triviale pour quiconque y connait quoique ce soit 


          http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/12/19/26-la-dette-publique/


          3 « Le déficit n’a rien à voir avec le paiement comptant, mais au fait que les systèmes publics (Etat, collectivités locals, systèmes sociaux) dépensent plus que le montant des ressources. »... on s’en doutait smiley.. Je vous did simplement de créer l’argent dont l’État besoin. C’est ce qu’il fait faire dejà par sa complice la Banque européenne , Ce qu’il faut c’est changer mal notion de ’besoin’ de « ce qu’il fait pour enrichir les banquiers et autres crapules » à « ce dont ce pays a besoin pour fonctionner et prospérer » 


          4 « Ce que vous proposez pour la production, correspond à une planification industrielle centralisée’ » OUI... mais ce n’est pas si simpliste. Je vous suggère d’élire les bouquins que j’ai écrit sur cette question.


          http://pierrejcallard.com/2014/01/23/ns-1-la-crise-de-labondance/&nbsp ; et seq. 


          5. " assimilez toute personne qui ne travaille pas à un profiteur,.. :

           Sous réserve des pensions - établies selon consensus social - quiconque pouvant travailler ne travaille pas est en effet un profiteur.


          6. « un catalogue de mesures absurdes et dangereuses » 

           

          J’en ai faites aussi quelques autres. Absurdes ? Aux lecteurs d’en juger. Dangereuses ?  Pour l’oligarchie du 0,0001%, très certainement.


          Pierre JC Allard


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er juillet 2014 01:58

          Le lien 4 mom cpmmentaire supra ne fonctionne pas : le re-voici :



          PJCA

          ( Les huit (8) tomes suivants son pertinents, aussi, mais c’est long... )

        • Claude Simon Claude Simon 29 juin 2014 19:35

          Encore un crétin.


          Holbecq a démontré que la dette publique est essentiellement du fait des intérêts.
          Ces même intérêts, sur une fonction exponentielle (x taux) rendent les 3% du déficit intenables.

          Inutile d’aller chercher chez les gueux quand ce n’est qu’une erreur de maths.

          • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 19:44

            J’apprécie votre sens de l’ouverture en commençant votre commentaire par une invective.

            Par rapport à votre celui-ci (je parle du commentaire et non plus de l’invective), non, le déficit public vient d’abord d’un excès des dépenses publiques (ce que l’on appelle le déficit primaire), et secondairement du fait qu’il faut que l’on rembourse notre dette (qui, Dieu merci, pour l’instant, nous est facturée avec des intérêts très bas).
            Si nous continuons à creuser notre dette en poursuivant en dépensant plus que l’on ne gagne (en précisant à nouveau avant paiement de tout intérêt), alors ces intérêts vont finir par monter, et alors les vrais problèmes commenceront, car nous ne pourrons plus faire face aux paiements... sauf à lancer un plan brutal qui détruira notre modèle social.
            Il est encore temps d’agir, mais cela suppose une refondation de la France. C’est ce projet que Nous Citoyens va annoncer dans qq jours.

          • Claude Simon Claude Simon 29 juin 2014 19:50
            Désolé, l’invective concernait Pisani.

            En régime de monnaie d’endettement, pas de dettes, pas de monnaie.

            S’il y a trop de dettes, c’est qu’il y a trop d’épargne, de balance des paiements négative (les 600 milliards annuels dans les paradis fiscaux par ex).

          • lsga lsga 29 juin 2014 19:54

            vous êtes vraiment passionné par les pseudos-sciences financières vous...

             
            vous avez déjà calculé votre thème astral ? C’est très matheux aussi, et tout autant pseudo-scientifique que la finance. 

          • Claude Simon Claude Simon 29 juin 2014 19:56

            C’est surtout que culpabiliser par la dette est évidemment l’hypocrisie standard de ce type de proposition.


            On en a vu d’autres, elles échouent toutes.

          • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 19:57

            ok 

            Vous avez raison sur l’évasion fiscale contre laquelle il nous faut lutter.
            Mais si vous regardez tous les paramètres, notre dépense publique est élevée et inefficace :
            - nous dépensons 40 Mds € pour le logement, or nous manquons de logement, et les loyers sont trop élevés,
            - nous dépensons plus que nos voisins dans l’Education, et les résultats ne sont pas bons,
            - l’accroissement des dépenses de santé et de retraite ne sont pas contrôlées...
            Si nous n’entreprenons pas une transformation en profondeur de nos processus publics, tout va exploser...

          • Claude Simon Claude Simon 29 juin 2014 20:01

            Nous dépensons plus que nos voisins en éducation car nous faisons plus d’enfants (cf Pinsolle).


            Nous avons des frais médicaux qui sont semblables aux autres pays.

            Tout ce qui peut exploser, et qui doit exploser, c’est les formules financières.

          • Robert Branche Robert Branche 29 juin 2014 20:05

            Non si l’on ramène au nombre d’habitant, nous dépensons plus que nos voisins dans l’Education (essentiellement à cause du coût de la retraite des fonctionnaires et de la dispersion des écoles), alors que la qualité n’est pas au rendez-vous. Il nous faut revaloriser la fonction d’enseignant (qui ne sont pas assez payés), en diminuant les frais de structure.

            Pour la santé, il y a un très grand gaspillage entre tous les hôpitaux (il suffit de regarder les écarts entre les coûts d’intervention), une mauvaise articulation avec les cliniques, et une organisation mal pilotée à cause du paritarisme. 

          • Claude Simon Claude Simon 29 juin 2014 20:15

            Et oui, l’éducation se calcule en ramenant au scolaire et à l’étudiant.


            Pour la santé, c’est aussi que nos génériques sont facturés 3 fois plus chers en France qu’en Angleterre.
            Quand aux libéralités des praticiens...

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 juin 2014 06:11

            Robert Branche,
            Votre futur programme est nul et non avenu, avant même d’avoir été rédigé...
             Il n’est plus possible de faire des politiques intérieures nationales.
            C’est ce que Viviane Reding, Vice présidente de la Commission européenne, est venue expliquer aux Députés français.

            « Il n’y a plus désormais que des politiques européennes », c’est toujours Viviane Reding himself qui l’explique.

            Début Juin, Bruxelles vient de publier les GOPé, Grandes Orientations de la Politique économique, pour 2014/2015, pour les 28 pays de l’ Union.

            C’est l’euro qui plombe la compétitivité de l’économie française.
            Explication en 5 minutes, qui montre que la comparaison avec l’Allemagne, que nous servent les europathes en permanence, est une idiotie.

            Pour faire une politique intérieure nationale, il faut sortir de l’ UE et de l’euro, comme le propose l’ UPR. Et redevenir un pays souverain, qui gère sa monnaie nationale, son budget, ses frontières, régule les mouvements de capitaux, et fait ses lois, et peut prendre des mesures dans l’intérêt général et pas dans l’intérêt de la finance et des multinationales.

            Dans le cadre européen, il n’y a aucune issue que de privatiser les services publics, vendre le patrimoine, supprimer le code du travail, et devenir le Bangladesh...
             
            C’est ce que Robert Mundell, l’inventeur de l’euro, explique sans langue de bois, ce qui n’est pas votre cas. Lui, au moins est clair :

            « L’euro fera vraiment son travail quand la crise aura frappé. Le retrait du contrôle du gouvernement sur la monnaie empêchera alors l’utilisation de politiques monétaires et budgétaires par les vilains petits élus pour sortir une nation de la crise. »

            (Traduction, l’euro empêche toute relance de type keynésien)

            « Quand la crise arrivera, les Nations économiquement désarmées n’auront plus comme solution que de dérèglementer le droit du travail, privatiser les entreprises d’état en masse, réduire les impôts et envoyer les Etats providence aux égouts. »


          • manech42 manech42 30 juin 2014 20:43

            à robert Blanche,

            que les patrons commencent par rembourser les centaines de millions qu’ils doivent à la sécurité sociale et vous verrez que le gouffre sera vite comblé, nous avons en France le patronat le plus réac et le plus con d’Europe, ils sont responsables de l’état de la France et devront rendre des comptes le jour du grand soir qui approche à grands pas, quand les foules affamées et surexcitées s’empareront de la rue ces exploiteurs devront courir très vite pour sauver leur peau et je m’en réjouis d’avance, pauvre France !

          • lsga lsga 29 juin 2014 19:55

            Bon, Nous Citoyens semble être le premier courant authentiquement libéral en France. Espérons qu’il ne sombrera pas à son tour dans le nationalisme et le keynésianisme. 

             
              

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires