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Féminisation et statistique

 Peut-on associer un trait particulier à un homme, à une femme ? La domination généralement associée au masculin est-elle le pendant de la beauté liée le plus souvent au féminin ?

 Lorsqu’on compare deux espèces même proches, on commence généralement par regarder la moyenne d’une caractéristique des uns par rapport à la moyenne des autres. Pour se livrer à cet exercice il est prudent de se donner comme point de comparaison une particularité facilement mesurable et quantifiable, par exemple la taille, la hauteur. À cet égard, les hommes sont plus grands que les femmes. En France, en 2006, la taille moyenne des hommes était de 1,78 m et celle des femmes de 1,64 m. Cette taille n’était que de 1,66 m pour les hommes et 1,54 m pour les femmes cent ans avant. La différence, en un peu plus d’un siècle, est de 12 cm pour les hommes, ce qui les met à l’abri du grandissement concomitant des femmes (10 cm). Depuis 20 ans cependant, dans beaucoup de pays, la croissance de la taille stagne. Toutefois, il suffit de se promener quelques minutes en ville pour constater que beaucoup de femmes sont plus grandes que des hommes. C’est la raison pour laquelle il est avisé de considérer une courbe dite de Gauss en traçant le nombre de personnes d’une taille donnée en fonction de leur taille. Les courbes homme-femme ne se superposent pas et il est aisé de déterminer combien de femmes sont plus grandes que des hommes dans une situation donnée.

 Il est possible de poursuivre la réification des êtres humains, c’est à dire leur transformation en nombres, pour obtenir davantage de précisions.

 La taille moyenne des hommes dépend de l’endroit où ils vivent. Au Mozambique, la moyenne des hommes atteint à peine 1,60 m comme au Sri Lanka, tandis qu’ils mesurent plus de 1,78 m en Ukraine ou en Biélorussie. Par contre, dans tous les pays, un écart important entre hommes et femmes subsiste.

 Les choses se compliquent encore car de multiples autres facteurs influencent d’une façon très significative les tailles des hommes comme des femmes. Il est strictement impossible de lister tous les paramètres individuels qui ont une influence significative sur la taille moyenne d’une population (à peu près homogène pour que la notion de moyenne ait un sens). Il est acquis que le mode d’alimentation, les facteurs de santé et d’innombrables facteurs environnementaux interférent au plus haut point. Mais le ‘mur génétique’ se retrouvera constamment : dans des conditions comparables, les femmes restent plus petites que les hommes.

 De plus, l’atteinte d’une certaine taille est connue pour donner un type donné de comportement, ce comportement pouvant influer sur l’alimentation et donc aussi la taille. Ce comportement qualifié de non-linéaire est omniprésent dans les processus du vivant. Parmi les corrélations surprenantes, les hommes de grande taille ont une descendance plus nombreuse : les hommes qui ont le plus grand nombre d’enfants ont 5,5 cm de plus que la taille moyenne des hommes du même groupe. Le nombre de partenaires sexuels au cours de la vie est aussi corrélé à la taille : les hommes de plus de 1,85 m ont divorcé et se sont remariés deux fois plus que les hommes de moins de 1,65 m. Cependant, un écart de taille entre hommes et femmes est là encore toujours constaté quelles que soient les populations et il en est de même dans la plupart des autres espèces animales. Il n’y a aucun moyen connu de ne pas respecter (en moyenne) le patrimoine génétique : ni un métissage total, ni une ségrégation absolue entre d’éventuelles ‘races’, ne permettent une égalité des tailles sauf à faire appel à des manipulations génétiques devenues récemment accessibles.

 Il est possible de mesurer à ce point la difficulté d’attribuer avec certitude une caractéristique physique bien délimitée à un homme plutôt qu’à une femme. Il est plus simple de considérer que la démarche n’a pas de sens. Qu’en est-il si on essaie d’estimer les différences concernant un paramètre diffus, mal défini, non mesurable directement, comme l’intelligence.

 Le seul indice dont on dispose est le poids du cerveau : il est de 1 450 g pour le cerveau des hommes et de 1 300 g pour celui des femmes. Mais il n’est pas acquis que volume du cerveau soit relié avec les capacités intellectuelles même si on dénombre 16 % de neurones en plus chez les hommes. Par contre, il est certain que le cerveau des hommes et des femmes ne fonctionne pas (tout à fait) de la même façon comme il l’a été démontré par imagerie médicale. Lors de tests de langage, les hommes utilisent préférentiellement la partie gauche de leur cerveau alors que les femmes font appel aux deux hémisphères. Il n’en résultait toutefois pas des performances radicalement différentes. Les femmes obtiennent généralement de meilleures performances dans les domaines de l’attention, de la mémorisation des mots et des visages, de la prise de décision collective. Les hommes ont eux de meilleurs résultats dans le repérage tridimensionnel et la vitesse d’exécution. La mesure des QI embrouille plutôt les idées qu’il ne fournit des pistes de compréhension : il y a divers types d’intelligence, liés à la raison, aux émotions, au degré d’animalité… correspondant à diverses séries de tests. Des biais considérables sont de plus introduits par les auteurs des questionnaires à ces tests. Les hommes ont longtemps présenté des QI supérieurs aux femmes, mais pour la première fois depuis l'invention de cette mesure, il y a une centaine d'années, les deux sexes obtiennent maintenant des scores similaires.

 Reste le bon sens et l’observation.

 Les filles seraient bavardes, plus précoces et plus douées pour maîtriser les langues et se livreraient autant que possible à la séduction. Les garçons ont peut-être de meilleures aptitudes à se repérer dans l’espace mais surtout ils sont formatés pour la domination. Une enquête a montré lors d’études de management d’entreprises que pour 71 % des répondants, le leadership féminin possède des qualités spécifiques : l’écoute (7/10), la communication (5/10) et l’empathie (4/10). La vision stratégique n’est que minoritairement associée au leadership féminin avec 25 % des répondants. Le pragmatisme semble également échapper (du moins en partie) aux femmes (18 % des répondants).

 Que les hommes se montrent plus aptes à diriger les entreprises (publiques et privées) actuelles ne pose aucun problème car les Hommes politiques peuvent changer les règles du jeu pour qu’il n’en soit plus ainsi. Et c’est ce qu’ils font, indépendamment des partis, indépendamment des pays, indépendamment de toute option politique religieuse, philosophique. Il n’a échappé à personne que le féminisme et la promotion des minorités sexuelles représentent le plus gros des efforts de communication de beaucoup de gouvernements. Les arguments déployés n’ont aucune importance, ils ne font qu’habiller un choix stratégique profond et ils correspondent seulement à la nécessité de convaincre une partie de la population tout en diabolisant les autres. C’est d’ailleurs le seul rôle qui reste pour les décideurs visibles, ceux qui sont élus, ceux qui animent les débats, ceux qui font croire (de plus en plus vainement) que les démocraties existent encore. Mais ce sont les autres, les invisibles, qui décident selon une loi dite naturelle : les forts doivent dominer les faibles.

  Ce message est inaudible dans une démocratie. Les forts ont donc construit un sacré fait de virtualités insaisissables et d’algorithmes, de l’ordre de 80 % des transactions financières sont commandées par un ordinateur. Le nouveau dieu-marché est devenu le maître, les élus ne sont plus que ses apôtres. Ils répandent la bonne parole en déployant des trésors d’habiletés pour convaincre les incroyants. Puisque le paraître prime l’être ou le faire, la séduction devient un atout bien plus important que la domination pour les classes dirigeantes visibles. Le féminin et la beauté prennent le premier rang des atouts : peut-on résister à un sourire ?

 À long terme, une société ne survit qu’en écrasant celles avec lesquelles elle n’est pas compatible. Le féminin est aussi l’arme dont disposent les pays occidentaux pour vaincre les nations qui elles sont sous le joug d’Hommes forts (ce peut être une femme), autoritaires voire fascisants. Il ne s’agit donc pas d’un idéal mais d’une arme pour détruire des ennemis, la seule d’ailleurs dont peut encore disposer les occidentaux. Le féminin est présenté comme incontournable pour accéder au Monde rêvé par tous, fait de délices et de félicité. Un rêve qui participe à la nécessaire cohésion de la multitude. Ce rêve ne tient toutefois pas en compte les laissés-pour-compte de la mondialisation, les ‘meilleurs’ ont trouvé plus dociles, moins chers, tout autant qualifiés, bien loin de leurs terres d’origine et ils délaissent leurs compatriotes. La stratégie centrée sur le féminin est jugée pertinente car elle fait oublier qu’il existe des pauvres, qu’il existe des riches, et que les premiers ont cru naïvement qu’ils étaient sur le même bateau que les seconds.

 Le féminin ne serait-il que le cache-sexe attrayant d’une société de plus en plus inégalitaire, en charge de marginaliser culturellement et socialement les plus démunis ?

 


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34 réactions à cet article    


  • Pour le cerveau, rien à voir. Le cerveau de Freud était petit. Pour le côté relationnel, ce sont généralement les femmes qui s’occupent de leur enfant et apprennent de ce fait l’importance du : moi et l’autre. L’homme plus confronté au monde qui est une jungle : c’est moi au l’autre. ils sont conditionné à la « compet » : c’est moi au l’autre..... Avec cette vieille antienne : tuer le père....le dépasser.... Il est temps d’évoluer et de cesser de fonctionner dans une illogique darwinenne.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 10:08

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Il est difficile d’évoluer hors du cadre de l’évolution darwinienne.


    • @Jacques-Robert SIMON comme le chantait si bien Nougaro : il faut tourner la page,...Bien sûr qu’il est possible de sortir de la logique darwinienne....Primo, apprendre à se connaître : suis-je vraiment fait pour ce travail, cette compétition ne m’est-elle pas imposée par mon schéma familial. Dans la bible il est dit : famille quittera.... ta route est ailleurs.... Combien de fils pris dans les rets de cette route tracée d’avance (tu seras avocat mon fils,...) ratent leur vie parce que ce n’était pas leur envie.....Ou alors se conformer au schéma social : battants dynamiques ou OUT..... Hitler avait déjà tenté... Connaissez-vous le nombre de morts sur le tapis du cardiologue... ? L’histoire de l’homme n’est pas celle de l’animal : la spiritualité s’est intercalée. les derniers seront le premiers (HAMELIN, et sa morale)....C’est celui qui a un petit handicap qui survit...ne pouvant suivre les autres dans l’abime...


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 13:05

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      La logique de l’instant ou du moment n’est pas celle de Darwin. L’évolution concerne les temps très longs.


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 21 juin 09:55

      « Le féminin ne serait-il que le cache-sexe attrayant d’une société de plus en plus inégalitaire, en charge de marginaliser culturellement et socialement les plus démunis ? »

      Masquer les inégalités sociales et les enjeux sociaux en monopolisant la scène médiatique avec des billevesées sociétales est une des plus grandes manipulations à la mode de l’idéologie dominante. Mais la terreur sanitaire offre au système des outils plus concrets et contraignants. Le « genrisme » est un écran de fumée, mais le « pandémisme » est un aarsenat d’artillerie lourde qui permet confinement et fichage. 


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 10:09

        @Séraphin Lampion
        C’est exact, le but à atteindre est le fichage généralisé. Mais nous avons Toubon...


      • Gégène Gégène 21 juin 10:17

        @Jacques-Robert SIMON
        Toubon c’est fini ! nous avons basculé dans l’hédonisme smiley


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 13:06

        @Gégène
        Je plaisantais.


      • Et hop ! Et hop ! 21 juin 10:18

        Le dimorphisme sexuel qu’on observe chez l’homme existe chez tous les mammifères,

        • taureaux / vaches,
        • béliers / brebies,
        • lions / lionnes,
        • boucs / chèves, etc.

        Il est dû aux hormones qui agissent dès la formation du foetus, et pas du tout à la domination des tauraux ou des boucs sur les vaches ou les chèvres.

        Les femmes et les hommes ont de ce fait des aptitudes différenciées dans certains domaines, mais pas tous. 

        De ce fait il y a une spécialisation de pour certains tâches selon les sexes, ce qui n’a rien d’infamant pour personne.

        C’est un non sujet.


        • Gégène Gégène 21 juin 10:21

          @Et hop !
          pas que chez les mammifères ! chez le paon, seul le mâle a inventé la roue . . .


        • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 21 juin 10:59

          @Gégène

          On évitera d’évoquer les cas des gigolos de la Nephila Inaurata : ils déshonorent la gent masculine et par leur stature et par leur comportement.

          Une véritable honte !


        • Gégène Gégène 21 juin 12:13

          @Séraphin Lampion
          là, c’est carrément la femelle qui domine le web !!!
          et pourtant, ils sont petits mais font le maximum . . .


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 13:10

          @Et hop !
          C’est peut-être en effet un non-sujet, mais il est constamment abordé partout. Le taux de testostérone est lié à la volonté de domination, à la possibilité d’efforts physiques ou intellectuels... en fait en à peu près tout de ce qui fait l’homme et la femme. On revient donc aux gènes.


        • Et hop ! Et hop ! 24 juin 18:41

          @Jacques-Robert SIMON : «  Le taux de testostérone est lié à la volonté de domination »

          Il y a aussi une domination féminine, toute aussi important.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 juin 12:52

          @Et hop !
          La testostérone existe aussi, en moindre quantité mais cela dépend de la personne, chez les femmes.


        • quijote 21 juin 12:07

          Qu’en est-il si on essaie d’estimer les différences concernant un paramètre diffus, mal défini, non mesurable directement, comme l’intelligence.


          La tendance générale, initiée il y a maintenant de nombreuses années, consistant à mépriser la notion de QI et les tests destinés à le mesurer est une escroquerie allant dans le même sens que l’escroquerie communiste : nous sommes tous égaux. En terme de dignité, d’accord. Mais pas en terme de QI... Oh que non...

          Or, statistiquement parlant, plus le QI mesuré est haut, plus les chances de réussite sociale sont élevées. C’est le premier facteur de réussite dans ce domaine précis. Le deuxième étant le fait d’être plus ou moins consciencieux. Très haut QI + très consciencieux = indiscutablement les meilleures chances de réussite sociale, tant du point de vue quantitatif (proportion de gens qui réussissent socialement dans la population considérée) que du point de vue qualitatif (c’est cette population qui truste les postes socialement les plus élevés).

          J’en profite pour dire à tous les amateurs d’égalité totale quoi qu’il en coûte (fous furieux, gauchistes, droitdelhommistes de l’extrême et autres adeptes du « wokism ») que les hiérarchies sont nécessaires et inévitables. Le seul élément discutable (au sens de « au sujet duquel on peut discuter ») dans ce domaine est celui des critères sur lesquels est fondée la hiérarchie. Dans nos sociétés occidentales, elle sont encore fondées, sauf exception ( les tricheurs et les manipulateurs, ça existe, et nos sociétés doivent se prémunir individuellement et collectivement contre eux ) sur la compétence acquise grâce aux capacités et au travail personnels. Sur le mérite. Un modèle que je défends : je suis un de ses enfants et je lui dois mon progrès social.

          L’égalité intégrale ? Seuls des fous ou des ratés peuvent désirer ça. On a les deux dans notre société. Et comme si ça suffisait pas, en plus, on en importe...


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 13:17

            @quijote
            C’est la notion de réussite sociale qui peut être discutée. Dans votre schéma c’est apparemment le nombre d’admirateurs que vous engendrez qui fait la différence. Un contre-exemple, le chimiste S. Abbott fit une synthèse absolument géniale connue seulement d’une petite dizaine de personnes. Il a une famille merveilleuse et il est heureux. Vous préférez quelqu’un de plus connu ?


          • quijote 21 juin 16:12

            @Jacques-Robert SIMON

            L’expression « réussite sociale » dans mon commentaire est à prendre au sens généralement convenu de « position sociale ». Qui n’a rien à voir à priori avec « le nombre d’admirateurs ». Ni la « famille merveilleuse ». Ni le fait d’être « heureux » ou pas. Sinon j’aurais précisé dans quel sens particulier je l’entendais.
            Et je préfère rien du tout, mon gars... La réussite sociale au sens convenu et le fait de « réussir sa vie, être heureux, avoir une famille merveilleuse », le sens que tu tiens à donner à cette expression, peuvent avoir un lien. Peuvent aussi ne pas en avoir. Mais l’expression « réussite sociale » au sens convenu, celui qui est compris par presque tout le monde, a le sens que je lui donne. C’est une convention.


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 20:04

            @quijote
            On peut être content de soi-même ou les autres (que je nomme admirateurs pour simplifier) peuvent être contents de moi. La réussite sociale relève des autres à mon avis.


          • D’accord pour la « courbe de Gauss » pour la taille, mais « courbe de gosses » pour le tour de taille.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 juin 20:01

              @facta non verba au profil trendy
              Il y a aussi le fourbe de gosse.


            • I.A. 21 juin 22:04

              Depuis le temps que vous tournez autour du pot, Jacques-Robert... avec finesse et prudence, soit.

              Le féminin, tout comme le masculin, n’existent pas en soi. Ce sont des images, presque des poncifs impulsés par une Histoire, une caste dominante, une éducation, à savoir une culture  dominante, donc universelle.

              Si on éduquait les filles exactement comme on éduque les garçons, et les petits garçons exactement comme on éduque les petites filles — alors voilà très précisément ce qui se passerait : personne, Jacques-Robert, et je dis bien personne, ne se rendrait compte de rien. Le poils/muscle serait signe de « féminité », tandis que le glabre/tendre signifierait « virilité ». (Et je vous donne, là, des indices sur une authentique éducation...).

              Les garçons, comme les filles, n’auraient fait qu’échanger leurs... qualités ? Défauts ? Caractéristiques ? Au point qu’un cerveau de moindre poids pourrait même devenir le signe d’un surcroît d’efficacité poids/taille, hé hé, donc de méthodologie ou de découvertes de solutions...

              Bon, voilà : le cerveau est plastique, ni masculin ni féminin, et la « malignité » que vous attribuez à l’une ne démontre en aucun cas la « bonhomie » de l’autre, savez-vous ?

              Il faudrait changer de paradigmes. Si tout « nivellement » se fait par le bas, alors, et même si c’est triste à dire, la vérité ne pourra jamais être entendue par le plus grand nombre.


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 22 juin 08:25

                @I.A.
                Les textes que je publie correspondent, quelquefois avec des exagérations, à ce que je pense, sans aucune dissimulation, cela n’aurait aucun sens pour moi. Vous décrivez la mise en oeuvre d’une citation "on naît pas (n’est pas) femme, on le devient’. C’est une approche philosophique très à la mode. Je me fie quant à moi à la Biologie et aux études statistiques qui concluent que c’est, pour le plus grand nombre, faux.


              • I.A. 22 juin 09:30

                @Jacques-Robert SIMON

                Je ne vous accusais pas de dissimulation, excusez-moi si c’est ce que vous avez entendu.

                Mais oui, je pense que c’est l’éducation qui fait le féminin ou le masculin. Et oui, malgré cette éducation, je pense que les hommes sont capables de séduction et les femmes d’autorité.

                En vérité il existe deux sexes, que nous avons appelé « féminin » pour l’un et « masculin » pour l’autre. Ce sera poupées et princes-princesses pour les unes, voitures-foot et batailles pour les autres…
                Or dans les faits il n’y a pas de Yin d’un côté avec un Yang juste en face, pas d’initiative d’un côté contre une passivité de l’autre, ni de séduction versus autorité ou de douceur opposée à force. Tout cela est très étroitement intriqué, aussi bien dans les rapports sexuels que dans la réalité. Si étroitement intriqué, que les qualités que vous attribuez aux femmes se retrouvent incontestablement chez les hommes, et inversement, celles que vous attribuez aux hommes se manifestent magistralement chez les femmes.

                Et puisque lorsque vous écrivez « Le féminin ne serait-il que le cache-sexe attrayant d’une société de plus en plus inégalitaire, en charge de marginaliser culturellement et socialement les plus démunis ? », vous voulez dire « la séduction » (ou « la douceur ») ne serait-elle que le cache-sexe attrayant d’une société de plus en plus inégalitaire [...]" — eh bien, mais dites-le clairement, plutôt que laisser entendre que :

                • d’une part, séduction et douceur sont exclusivement des armes (ces deux qualités servent aussi, accessoirement, à aimer sincèrement et à se faire aimer sincèrement),
                • d’autre part, seules les femmes en sont pourvues (il semblerait que dans le domaine de la posture et de l’hypocrisie, nos hommes politiques  pour ne citer qu’eux  n’aient absolument rien à envier au féminin...).

                Ce parti pris est d’autant plus dommage, que nous comprenons ce que vous voulez dire, et que c’est finement amené.


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 22 juin 10:13

                @I.A.
                Vous contestez des affirmations que je ne fais pas. En particulier, j’utilise les statistiques pour démontrer qu’on ne peut rien montrer. Dire que telle qualité est associée à une femme ou à un homme est un non-sens, mais c’est pertinent sur une population dans le cadre du bon sens (comme précisé dans le texte).


              • ysengrin ysengrin 22 juin 10:09

                très bon sujet merci

                Il est une évidence que les hommes et les femmes sont différents, par leur morphologie, leurs centres d’intérêts, leur génome, leurs capacités physiques et intellectuelles, leur sexualité, leur aptitude à engendrer, etc...

                un fait notable que j’ai observé dans ma carrière d’enseignant : alors que la profession d’enseignant s’est massivement féminisée, au cours des cinquante dernières années, en particulier dans les petites classes, les plus prégnantes et les plus décisives pour la suite de la scolarité et de la carrière scolaire et professionnelle, les orientations professionnelles des filles et des garçons restent très marquées sexuellement.En gros les filles deviennent enseignantes et infirmières, les garçons veulent devenir ingénieurs pilote ou routier, et ce malgré une multitude d’actions destinée à masculiniser les parcours des filles et les inciter à ouvrir leurs perspectives de carrière, et malgré le fait que le personnel éducatif soit presqu’ exclusivement féminin tout comme les personnels d’orientation.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 22 juin 10:15

                  @ysengrin
                  Merci pour l’appréciation. Merci aussi pour vos renseignements très intéressants.


                • pierrot pierrot 23 juin 07:53

                  @ysengrin

                  Ce sont des propos pertinents, mais l’éducation n’est pas la seul influenceure des enfants : familles, relations, amis, et en particulier les expériences de la vie nous façonnent beaucoup.

                  On peut aussi citer Simonne de Beauvoir : « on ne nait pas femme, on le devient » qui est pertinent.

                  Car lorsque les historiens observent certaines civilisations, toutes ne sont pas de type patriarcale. 
                  La culture a aussi une grande influence contraignante sur le comportement homme/femme.

                  Le sujet est intéressant mais complexe.


                • pierrot pierrot 23 juin 07:59

                  @pierrot
                  J’ajouterai qu’il ne faut pas se laisser influencer par une situation actuelle mais voir l’histoire.
                  Pour prendre un parallèle, dans l’Antiquité, et jusqu’au XVII siècle, même les grands penseurs considéraient que les Noirs n’étaient pas tout à fait des hommes mais proche de l’animalité.

                  Une telle pensée n’est plus admise actuellement (heureusement).
                  Donc nos jugements sont relatifs l’état des connaissances et à la culture dominante.


                • ETTORE ETTORE 27 juin 23:01

                  @pierrot
                  A voir la votre d’éducation de cancre, ça n’as pas du être une sinécure. LOL
                  vous vous êtes fait « tout seul » comme on dit !
                  Entre le morpion et la sangsue.
                  Même si le premier à fait un déni de paternité en vous lisant pour la première fois.
                  Mais qu’il est chtarbi, ce gus !


                • Rita 22 juin 16:20

                  Le « féminisme » est une arme de l’Empire pour étendre sa domination

                  Les soi-disant féministes se fichent de la « cause des femmes »

                  Ce sont avant tout des politiciennes qui utilisent les femmes pour obtenir du pouvoir


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 22 juin 17:01

                    @Rita
                    C’est un aspect, peut-être pas le seul.


                  • Rita 22 juin 16:29

                    Le « wokeism » est devenu l’idéologie quasi-officielle de l’Empire.

                    De la CIA, du FBI, du Pentagone, du complexe militaro-industriel, de Wall Street, de quasiment toutes les multinationales américaines :->

                    Et ce n’est pas venu avec Biden, déjà sous Trump le drapeau LGBT flottait sur l’ambassade américaine à Moscou.

                    Et aussi maintenant le pavillon BLM.
                    Ceux qui croient naïvement que ce sont des opposants sont manipulés ; ce sont des « fake-opponents », un opposition contrôlée (au sens américain, c’est-à-dire commandée) smiley

                    Les pseudo-féministes en font partie smiley


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