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Accueil du site > Tribune Libre > Fin de la mascarade ?

Fin de la mascarade ?

Je continue de tirer ici ce qui semble être les derniers fils sur les conséquences et l’origine de l’obligation du port du masque (1). Le sujet s’épuise et l’été aura raison du pseudo-raisonnable. Comme le haut de l’iceberg, le masque est visible partout et par tous, mais il recouvre des conflits antiques et sous-marins. Il fait parti du menu de la folie collective. Il refera surface à chaque moment de crise. Sous cette forme ou d’autres.

Pour comprendre les enjeux qui agissent derrière le mur de papier-plastifié, je vous propose de suivre cette descente dans les profondeurs, d’abord à travers un témoignage personnel, puis d’appuyer ce témoignage par de nouvelles investigations concernant la politique sanitaire, enfin de débattre sur les arguments qui reviennent le plus souvent.
De là il nous sera loisible d’en tirer une expérience personnelle et collective qui nous aidera — la prochaine fois — à ne pas laisser son visage se couvrir sans mot dire, à ne pas considérer son voisin et soi-même comme un ennemi, à ne pas faire de chez soi une mortelle prison. Il s’agit de rejoindre le mouvement subtil du personnel lié au collectif, et non l’oppressant rythme médiatique au service d’une politique meurtrière.

Fin de la mascarade ?

Témoignage

Marseille. Près de Marseille, pas plus tard que 10 jours, les plages sont toujours séparées en « dynamique » et « statique ». La maman a eu le malheur d’aller porter notre fille à la mer dans une plage « dynamique ». Elle s’accroupie sur le sable en observant la petite courir dans l’eau. Une policière sévère surgit pour lui rappeler qu’elle ne peut rester assise et immobile. En guise d’exemple, elle pointe les joueurs de football qui s’empoignent. La maman pense qu’il n’y aucune distance de sécurité entre les joueurs et qu’à 300 mètres de tous, elle ne risque que de contaminer l’air pure et les vagues. Elle se dit qu’elle devrait se mettre au football. « Que dois-je faire ? » demande la maman. La policière sévère répond : « Sauter sur place ». Ne voulant pas « danser » sous les balles invisibles de la cow-boy, elle prend sa fille et vont sur les rochers un peu plus loin. Nouveau coup de sifflet. Une nouvelle policière, cette fois de loin, lui hurle : « il n’est pas possible d’être face à la mer en position assise ! » Qui l’eut cru. On a le droit d’être face à la mer debout en faisant des flexions, mais la méditation ce sera face de la police. La maman rentre chez elle complètement tourneboulée. Plus que l’injonction contradictoire voici l’injonction démente. Une course à l’absurde qui révèle la capacité de folie du système. Une folie en roue libre qui coûte la vie à beaucoup, et l’esprit à la plupart.

Paris. Pendant ce temps je vais sur Paris. Je découvre un métro à moitié déserté parcouru de zombies masqués mais bien disciplinés. Le train fait un freinage brusque. Une vieille dame perd l’équilibre. A cet âge une rupture du col du fémur peut être mortelle. Instinctivement, je la retiens. De justesse, la chute est évitée. Elle me regarde. Ses yeux s’écarquillent de terreur : je n’avais pas de masque et mes mains retenaient son bras et son épaule. Elle hurle : « Mais ... vous m’avez touché ! ». Je suis tellement surpris que je reste interdit. Je sors immédiatement du wagon pour prendre l’air. En remontant à la surface, je croise un vieux monsieur qui descend les escaliers tout en ajustant son masque. Il cherche sa bouche mais ne trouve que ses yeux. Il ne voit plus rien. Il est branlant sur les marches de béton. Je regarde à terre, bouche mes oreilles, monte les marches trois à trois ; ça y est je suis contaminé.

Torino. Dans le même temps mon amie retourne en Italie par le train. Son masque est mal mis. Les voisins se lèvent pour lui intimer de bien le coincer sur le nez. Elle tente d’expliquer qu’elle fait des allergies. Les voisins outragés appellent les contrôleurs qui, pour le coup, tentent de minimiser l’affaire. Rien n’y fait : elle fera le voyage seule, dans le sas, entre deux portes. Arrivée Turin ! Les amis ne veulent pas la prendre dans les bras. Ils attendent qu’elle soit mise quarantaine. Elle va faire le test sérologique qui n’a rien à voir avec ceux que l’on fait en France... La médecin lui dit que la maladie devait être forte car elle a créé une énorme quantité d’anti-corps. Elle ajoute : « Surtout ne dites rien à personne ! ». Elle fait l’expérience d’un nouveau statut : pestiférée.
On se rappelle alors que nous avions tous pris un COVID bien costaud dès janvier à l’hôpital. Et pourtant nous étions toujours rigoureusement masqués, gantés, les mains « purifiées » par le gel hydro-alcoolique et même avec une charlotte pour entrer dans la chambre de la malade.

***

Investigation

Gants et gel. Après avoir testés les dociles cobayes que nous sommes, l’OMS peut affirmer, ce 9 juin, que « l’usage des gants répand l’épidémie par auto-contamination et transmission (2) ». Cette information est importante, car à Milan, le port des gants est également obligatoire. Le rapport continue : « avec le gel hydro alcoolique utilisé en excès, on empêche nos bactéries d’interagir avec l’environnement et on ne laisse pas le système immunitaire de faire son travail (3) ».

Les masques. Ca va plus loin. Les associations italiennes refusent l’obligation du masque pour les enfants. Ils opposent à la très sérieuse FIMP, (Fédération italienne des médecins pédiatres), les analyses de l’OMS et celles d’imminents virologues comme Montanari. Je traduis quelques passages de l’article :

« Les études épidémiologiques montrent que les enfants constituent la catégorie de personnes présentant le moins de risques pour le Covid-19. En Italie, les données officielles publiées par l’Istituto Superiore di Sanità (et mises à jour au 20 mai) indiquent que sur 227204 cas au total, il y a 1851 cas d’enfants (0-9 ans) soit 0,8% et 312 cas d’enfants (10-19) soit 1,5%.
En ce qui concerne l’utilisation de masques, l’OMS elle-même signale certains risques potentiels liés à leur utilisation, tels que le risque d’auto-contamination, des difficultés respiratoires potentielles et un faux sentiment de sécurité, conduisant à une éventuelle réduction du respect d’autres mesures préventives.
L’utilisation correcte des masques prévoit également une série de manoeuvres difficiles à mettre en œuvre par des enfants.
Il y a donc un risque réel que le masque de sécurité se transforme en dangereux véhicule de contagion.
Quand on expire on émet du dioxyde de carbone, on émet de la vapeur qui baigne le masque, avec la possibilité qu’il devienne un réceptacle concentré de virus, bactéries, champignons, parasites, en contact direct avec les voies respiratoires.
Dans une étude publiée dans le Repository d’Épidémiologie et Prévention, revue destinée aux médecins épidémiologiques, le Dr Alberto Donzelli, spécialiste en hygiène et médecine préventive, souligne que ".... chez les sujets infectés inconscients, où la dissémination de virus est maximale dans les deux jours précédant les symptômes, le masque oblige à une re-circulation respiratoire continue de ses virus, en ajoutant la résistance à l’exhalaison, avec un risque réel de pousser en profondeur dans les alvéoles une charge virale élevée, qui pouvait être vaincue par les défenses innées si elle avait seulement affecté les voies respiratoires supérieures (4)".

Asymptotiques, personnes fragilisées. D’autres vérités plus dérangeantes apparaissent peu à peu. Par exemple les asyptomatiques en fait ne seraient pas porteurs (5). Je vous laisse en tirer quelques conclusions comme par exemple : les rassemblements ne sont pas contaminant en soi, les enfants ne sont pas des dangers, on aurait pu aller voir grand-père, etc.
Du coup, on apprend qu’en Angleterre des centaines de personnes fragilisées ne se sont pas déplacées pour ne pas contaminer et sont ... mortes chez elles (6).

Confinement : Le Docteur Pascal Sacré en conclut que le confinement total a favorisé « l’angoisse, le stress, la solitude, le désespoir, et toutes les maladies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires qui sont la première cause de décès dans le monde, 17,79 millions en 2017). Car la prise en charge de toutes ces maladies est aujourd’hui délaissée (...) Pour ma part, j’ai recensé les témoignages de pas moins de 30 experts dans le domaine de la santé, connus mondialement pour certains, qui critiquent les mesures gouvernementales de confinement qui ont été décidées dans les pays comme la Belgique ou la France (7). »

Le biologiste clinicien chercheur M.Zelmat dans un article récent (23p) va dans le même sens en dénonçant la très fameuse Imperial Collège of London (qui, pour ceux qui s’en souviennent, avait prédit 500.000 morts en Angleterre), plus encline à suivre les modèles mathématiques et les intérêts privés que la science. Je vous traduis une partie de la conclusion : « En médecine, on ne connaît que l’isolement et la quarantaine. Le confinement totale d’une population (qui n’existe pas en médecine, en épidémiologie, en infectiologie, en santé publique) est non seulement une hérésie, mais en plus il ne repose sur aucune preuve scientifique. En médecine, nous ne pouvons pas, et nous n’avons pas le droit, de mettre en place un traitement ou une mesure préventive si elle n’est pas basée sur des preuves (Evidence Based-Medicine)(8) ».

Vaccins : Les italiens en ont très peur. En effet une campagne est déjà en cours. Avant de rentrer en quarantaine, mon amie italienne, qui travaille en grande surface, s’est vue obligée d’assister à une conférence d’« experts » invités par l’entreprise pour faire un cours sur le COVID et l’obligation vaccinale. Ne croyez qu’on serait plus fins : même rengaine en France dans certaines écoles où les professeurs me parlent avec sidération de questionnaires pour les enfants qui doivent apprendre les bases du COVID et comprendre que le vaccin sera bon pour eux. Le professeur Stefano Montanari, parmi tant d’autres, est toujours catégorique : « Le nombre de morts par le coronavirus est bas et tous les autres décès sont dus à d’autres pathologies (...) Si nous devions tester toute la population en Italie, nous constaterions que la moitié a réagi positivement au virus car ce dernier a développé un anticorps naturel et tout ce qui se dit sur le vaccin, dans ces conditions, est une imposture mondiale vu que le virus mute de façon tellement rapide qu’on ne pourra pas suivre cette mutation et mettre au point le vaccin nécessaire à chaque fois (...) la vaccination contre les virus à couronne est un gros mensonge des grands groupes pharmaceutiques. Je suis certain qu’ils finiront par imposer ce nouveau vaccin à l’ensemble de la population, ce qui leur permettra d’engranger des milliards de dollars (9) ».

***

Argumentaire

Bien que le temps dévoile l’imposture, une série d’arguments revient et reviendra toujours. Concernant l’obligation du port du masque et de la vaccination j’entends souvent : « C’est comme le code de la route. Il faut l’imposer à tout le monde. Imaginons un pays où chaque conducteur aurait le choix de suivre ou non les règles du code de la route ? ». On peut rappeler d’une part qu’il n’y a pas d’obligation à prendre la voiture et d’autre part que le code de la route varie selon les moments et les pays. La limite de vitesse est passée récemment de 90 à 80. On sait pourquoi ... En Allemagne il n’y a pas de limitation de vitesse sur les autoroutes toujours non-payantes, ce qui ne fait pas plus de morts sur les routes. On oublie que les règles peuvent se nuancer. La loi peut dire 80,90 ou no limite. La loi peut prescrire une obligation totale, varier les critères de vérifications, interdire le vaccin (comme pour le ROR au USA) ou le masque, ou tout simplement ... laissez le choix. Si vous ajoutez l’industrie pharmaceutiques qui dirige le marché des vaccins et même de celui des masques (puisqu’on n’a jamais obtenu la gratuité), cela donne de quoi réfléchir sur le contenu qu’on aimerait que donner à la loi ... J’ai un exemple plus personnel qui me laisse encore rêveur : à Cotonou au Bénin, il n’y a, dans la pratique, aucun code de la route. C’est hallucinant. Les gens et les flux donnent un rythme particulier. En revanche il faut ré-apprendre à conduire sans respecter le code sinon vous êtes mort. Par contre à Shanghai, il y a un super code à respecter tellement on y est surveillé : le trafic est perpétuellement interrompu par des querelles entre le surnombre, le stress et le fameux code.

Au passage les masques qu’en Asie on porte depuis 20 ans, n’ont jamais empêché les virus de se répandre.

J’entends également parler de « couverture vaccinale ». Cet argument, relayé par les néolibéraux des firmes pharmaceutiques, fait parti du discours sur la politique de santé qui consiste à dire qu’il vaut mieux s’occuper de l’éradication d’une maladie que de s’occuper des personnes. D’où l’obligation totale, même si elle va à l’encontre des personnes. La liberté du choix thérapeutique protégée par loi (10) prend en compte les personnes, n’impose pas les remèdes, solidifie la démocratie, mais n’assure pas de profit de masse, tandis la couverture totale vise la maladie, impose l’obligation, démonte la démocratie et sert le profit de masse. On est en train de payer les conséquences de cette manière de penser. Rappelons que si on va en Afrique subsaharienne, on est obligé de se faire vacciner contre la fièvre jaune et les hépatites, sans qu’on demande à tous les habitants de se faire vacciner, vaccination et confinement que certains pays commencent d’ailleurs à refuser (11). Mais pour les masques on touche à l’absurde car les virus sont de l’ordre du nanomètre : une matière qui laisse passer l’air ne filtre aucun virus. Il protège des postillons. Certes. Maigre protection. Est-ce que vous postillonnez toujours à la face de votre voisin ? Est-ce que vous lui parlez même ?

Le problème de l’argument « la limite de la liberté individuelle s’arrête à partir du moment où elle peut nuire à autrui », est qu’il n’a justement... aucune limite. On peut aussi bien dire, « porte un masque pour ne pas me nuire » que « tu m’obliges à porter un masque qui me nuit ». On entre dans une logique binaire qui oublie la nuance de l’entre-deux démocratique : « Mets un masque si tu le souhaites mais n’oblige pas l’autre à le faire ». Nous approchons du noeud du problème

***

Problèmes de fond

La Loi : on a confondu démocratie avec obligation pour une fausse protection. Dans tous les cas que j’ai cités, on a substitué une sécurité (illusoire) à la liberté. On a substitué le choix à l’obligation. Cela fait entrer dans des logiques de conflits binaires : pour ou contre les masques, les vaccins, le code de la route etc. On fait de la loi un absolu, un grand inquisiteur qui doit s’appliquer à tout le monde de la même manière. On oublie le sens de la loi et de la démocratie qui veut que le sens change selon les temps, les circonstances, les territoires, etc. La terreur du virus nous rend totalitaire. Il n’y a plus de plus de place pour la nuance, la singularité, le doute, la lisibilité, la sociabilité. On va accuser celui qui doute et voudrait prendre du recul d’irresponsable, celui ou celle qui voudrait maintenir une liberté de meurtrier. Cela a donné que 70% des appels pendant le confinement était des délations (12). Cela a donné que les lois anti-sociales et scélérates continuent bon train. Cela donnera que la police continuera d’être protégée. Cela donne qu’on reporte sur la responsabilité individuelle, une responsabilité d’Etat qui ne s’occupe pas de la santé des citoyens. Cela donne qu’on monopolise l’attention sur le problème des masques pour détourner d’un désastre beaucoup plus énorme. Mais c’est la seule illusion de contrôle qu’on nous laisse dans le marasme social et scientifique que le virus a révélé. Perdus et aveuglés, on s’accroche à la chimère comme à un radeau.
On nous a éduqués au sens de la loi comme absolu. Mais cet absolu pour être pris au sérieux aujourd’hui, doit tenir le discours de la vérité scientifique. « La science a dit donc c’est vrai ». Ajouter la pression des médias et cela devient « donc c’est absolument vrai ». Et si au fil du temps vous doutez, la police est là. Trop tard. Restez chez vous ou prenez une prune. Quand la légitimité de l’Etat de droit ne suffit plus, la Loi a recours à la répression.

L’Etat : Mais au-dessus de la loi, de la science, des médias et de la police, il y a l’Etat. C’est lui qui a déclaré qu’il fallait une loi intransigeante, que le virus mettait l’humanité en péril, que les Comités Scientifiques valaient mieux que tout notre bon sens, que les médias devaient mettre le paquet et la police cogner comme elle voulait. Voici le noeud : qui a décidé d’obéir ? Qui a fait confiance en l’Etat, en la loi, en la science, aux médias, en la police ? Qui a donné son consentement ?

Nous : On clame que « nos vies valent plus que leurs profits ». On sait que Blackrock et l’OMS ne s’occupent pas de notre santé. On sait que la gestion libérale tue des milliers de personnes chaque jour. On sait, avec un peu d’efforts, qu’un masque en papier ne sert à rien, qu’il faudrait un autre masque pour le personnel hospitalier autrement plus efficace et surtout plus de moyens et une autre vision. On sait que la société civile n’a pas à être un hôpital militaire à ciel ouvert. On sait, et pourtant notre docilité n’a pas de limite. En nous mettant des masques qui couvrent presque l’intégralité de notre face, on a commencé à voir le visage de notre nouvelle religion : égalité et parité dans le conformisme de la peur, infantilisation, muselière des esclaves, prohibition antique du toucher, interdiction de se rassembler. Chacun ayant peur de chacun, personne ne se retourne contre la bête qui a instigué le processus. Ce processus hors de nous qui s’appelle l’Etat. Ce processus en nous qui s’appelle docilité. L’un ne va pas sans l’autre.

L’obligation du port du masque est un des symptômes d’une maladie terrible : celle de la confiance en les institutions, de la croyance en la nécessité d’un ordre transcendant étatique, juridique, scientifique, policier, etc. Nous avons perdu confiance en nous-mêmes. Nous nous sommes oubliés. Nous ne savons plus écouter notre corps, les signes fous d’une société, l’empathie envers l’autre et le monde. On va chercher confiance et protection chez ceux et celles qui ne nous la donneront jamais et qui ripaillent de notre ingénuité.

***

Pour faire lien avec les événements actuels.
Les violences policières : il était temps ! Ne perdons pas la concentration : visons la tête étatique plutôt que son bras armé. 
Espérons que ce soit un moment propice pour reconnaître la violence de la domination qui s’exerce dans chaque partie de la société. Espérons que cela amènera à dépasser la sectorisation des violences entre les races, les genres, dans le travail, selon les territoires, etc. Espérons que cela ne s’échouera pas dans les faux débats politiques qui alimentent le fond de commerce des partis de droite comme de gauche. Espérons qu’on parviendra à se solidifier autour du dénominateur commun qu’est la précarité. Espérons que cela contribue à une nouvelle forme de résistance et non à un autre succès de diversion politique. Car on connait bien la valse démocratique en 3 temps : 1) Les absurdités concernant le confinement apparaissent de plus en plus criantes, les « révélations » commencent à émerger. Mais après coup. Reconnaitre (un peu) le mal quand le moment de réagir est passé, lorsque le mal est fait. 2) Créer une diversion pour détourner l’attention populaire. On attend un peu, on fait semblant de laisser parler, d’écouter et d’être d’accord. 3) Laisser pourrir, jouer du statu quo et de la saturation, diviser et reprendre comme avant mais en pire. Le tour est joué : on a chassé un problème par un autre, une peur par une autre. L’indépendance personnelle et collective est une question de rythme. A chacun et à tous de suivre son rythme et non de se laisser imposer le rythme des médias.

Or la crise du COVID a fait une rupture de rythme. Elle nous a mis brutalement face à notre réel politique, humain et de civilisation ; face à notre asservissement volontaire. Nous ne sommes pas prêts. Nous ne sommes pas prêts à désobéir pour se rencontrer soi-même. Pour rencontrer l’autre et le monde. Nous ne sommes pas prêts à retirer notre confiance en la Loi, en l’Etat, au discours dominant, en l’Ordre. Dieu n’est pas mort. Le maître veille. Il change de forme. On s’est attaqué au corps, on a misé sur la peur de la mort et de la maladie, on a éveillé nos pathologies les plus profondes. Nous sommes restés aux balcons. La raison, la rationalité, l’information ont bien peu à voir avec le déclenchement de la désobéissance profonde ; autrement nous n’en serions pas là. Il y a un déplacement imprévisible, improbable, hors statistique qui doit s’opérer et sur lequel personne n’a de prise.
Le scandale des masques n’est pas seulement une affaire de profit, mais la pointe de l’iceberg d’un imbroglio de faux problèmes et de compromissions collectives et personnelles. « Fin de la mascarade » s’adresse à la duperie circulaire entre la Loi, les instituions et nous-mêmes. Ne passons pas à côté de cet état des lieux assourdissant. Arrêtons de se raconter des histoires et partons de là où nous sommes. C’est au fond du noir face à notre réel que se trouvent les forces du renouveau. Alors on pourra vivre les joies d’une plus juste cadence.

 

NOTES

(1) https://www.legrandsoir.info/masques-vrai-ou-faux-probleme.html
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-la-respiration-confinee-224551
(2) https://www.youtube.com/watch?v=xMloV9X9mzk#action=share3&nbsp ;Ibid
(3) ibid
(4) https://lanuovabq.it/it/autocontagio-e-museruola-i-rischi-della-mascherina5&nbsp ;https ://www.youtube.com/watch?v=xMloV9X9mzk#action=share
(5) https://www.youtube.com/watch?v=xMloV9X9mzk#action=share
(6) https://www.byoblu.com/2020/06/10/studio-harvard-il-virus-in-cina-tenuto-nascosto-circolava-gia-da-agosto-tgbyoblu24/
(7) https://www.mondialisation.ca/pas-dautre-choix-que-le-confinement/5644569
(8) https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3600511
(9) https://reseauinternational.net/un-professeur-italien-devoile-limposture-liee-au-covid-19/
(10) https://blogs.mediapart.fr/helene-ecochard/blog/051117/le-droit-au-refus-de-la-vaccination11&nbsp ;https ://www.youtube.com/watch?v=He_F56Vev2M
(11) https://www.youtube.com/watch?v=He_F56Vev2M
(12) https://francais.rt.com/france/74133-confinement-selon-syndicat-jusqu-70-appels-17-signalements


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22 réactions à cet article    


  • McGurk McGurk 17 juin 2020 16:48

    Nous avons hélas tous vécu tous des épisodes similaires.

    La semaine dernière, dans le bus, le chauffeur me dit de mettre ce foutu masque ou de descendre...mais je paye pour ces services et, n’étant pas malade et les autres tous masqués comme au carnaval, je n’aurais pas dû accepter ces mesures injustifiées, grotesques et attentatoires à mes libertés (surtout avec le prix de l’abonnement).

    Idem à Paris, dans l’une des grandes gares, où j’ai du courir masqué pour ne pas rater mon train ! Impossible d’entrer dans cette structure sans, de déambuler sans contrôle quasi policier par des soi-disant agents de sécurité, contrôle dans le train-même.

    Et puis, à chaque fois, il y a trois personnes par wagon, rendant encore plus ridicules des mesures qui l’étaient déjà...On riait de la CDN, nous y sommes arrivés !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 juin 2020 17:13

      @McGurk

      c’est quoi la CDN ?


    • McGurk McGurk 17 juin 2020 18:07

      @Séraphin Lampion

      Corée du Nord.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juin 2020 07:54

      @McGurk

      merci


    • alinea alinea 18 juin 2020 23:29

      @McGurk
      Cela ressemble pourtant plus à la CDS !


    • Montagnais .. FRIDA Montagnais 18 juin 2020 04:46

      « Covid-19 Is The Biggest Psy-Op In Human History »


      Mais chut ! on est quelques-uns à le savoir .. et ça a été tellement bien fait


      Bravo l’auteur


      • caillou14 rita 18 juin 2020 06:42

        Le monde se reconfine et nous nous ouvrons en grand nos frontières ?

        Encore une cagade de nos gouvernants décidément toujours aussi nuls ?

        Le virus est toujours là.. smiley


        • BA 18 juin 2020 07:15

          Mercredi 17 juin 2020 :


          Deuxième vague à Pékin : les autorités chinoises reconfinent la capitale.


          Coronavirus : la ville de Pékin en voie de confinement – écoles fermées, vols annulés et voyages déconseillés.


          La crainte d’une deuxième vague épidémique après la découverte en cinq jours de plus de cent malades a poussé les autorités de la capitale chinoise à prendre des mesures de restriction.


          Ecoles fermées, recours au télétravail, vols annulés… Pékin en voie de confinement


          Les deux aéroports de Pékin ont annulé mercredi plus d’un millier de vols – soit 70 % de ceux initialement prévus – après un rebond des cas de Covid-19 dans la capitale chinoise, ont annoncé les médias officiels. Pékin a exhorté mardi ses 21 millions d’habitants à éviter les voyages « non essentiels » en dehors de la ville.


          Plusieurs villes et provinces imposent désormais une quarantaine à l’arrivée aux voyageurs en provenance de la capitale chinoise.


          La découverte en cinq jours de plus de cent malades, liés à un marché de la ville, a constitué « un véritable signal d’alarme », a ainsi déclaré un responsable local du parti communiste, pour une situation décrite comme « extrêmement grave ».


          Selon la mairie, la capitale chinoise a enregistré, mercredi, 31 nouvelles contaminations, un chiffre globalement stable pour le quatrième jour de suite, pour un total de 137 cas dans ce foyer épidémique.


          « Cette épidémie est encore en phase ascendante, et nous ne pouvons pas exclure une nouvelle hausse du nombre de personnes infectées », a précisé, mercredi, un responsable sanitaire. Auparavant, Pékin n’avait plus découvert aucune contamination depuis deux mois et la vie avait repris un cours quasi normal.


          La crainte d’une deuxième vague épidémique à Pékin a poussé les autorités locales à agir. La mairie a ainsi lancé une campagne de dépistage massive et a confiné des zones résidentielles. Elle a également annoncé mardi une nouvelle fermeture de toutes les écoles. Les universités doivent quant à elles suspendre le retour des étudiants dans les salles de classe.


          L’origine de ce nouveau foyer reste, pour l’instant, inconnue, et les autorités craignent une propagation.


          « L’épidémie à Pékin n’est probablement pas apparue simplement fin mai ou début juin, a estimé Gao Fu, à la tête du Centre national de prévention des maladies. Le virus était là un mois avant. »


          https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/06/17/coronavirus-plus-d-un-millier-de-vols-annules-aux-aeroports-de-pekin_6043102_1651302.html


          • Patrick Samba Patrick Samba 18 juin 2020 13:03

            @BA

            "après la découverte en cinq jours de plus de cent malades"... sur une population pékinoise de 21 millions d’habitants

            On arrête le délire svp !

            100 contaminés (car testés), ça ne fait pas 100 malades, et encore moins 100 morts !

            C’est normal de trouver quelques cas de testés positifs même en fin d’épidémie. Et en plus ils sont dans quel état les virus ? Virulents ou tout flagadas ?

            Allons... arrêtez donc votre délire...



            • alinea alinea 18 juin 2020 14:52

              Superbe article, on peut commencer à dire « comme d’habitude » !!

              J’y ajouterais pourtant quelque chose qui me paraît très important :

              Cet épisode a scindé la société car, contrairement à ce qui est sous-jacent dans toutes les analyses, il y a eu des désobéissants ; des actifs qui parlaient ou écrivaient haut et fort ; des comportements qui sont restés habituels, même s’ils se heurtaient parfois à la distance imposée par l’autre.

              Ce qui fait que le désobéissant qui n’a me semble-t-il jamais été irrespectueux a été désigné comme dangereux, pestiféré, et s’est pris quelques humiliations dans la figure. Cela sous-tend que si on n’est pas obéissant à la lettre, on est hors-la-loi, et l’autre rêve de voir punir le hors-la-loi.

              Ceci se voit partout en dictature, il s’agit donc d’une attitude qui découle d’une autorité arbitraire ; et c’est grave.

              De plus, cela fait plus penser à la dénonciation des sorcières qu’à une querelle d’opinions ; et cette régression là, c’est grave.

              La société a été aussi scindée en deux il n’y a pas si longtemps, avec l’arrivée du mouvement Gilets Jaunes.

              Aujourd’hui, parmi les Gilets Jaunes, il y a des obéissants et des désobéissants à la loi de sécurité sanitaire.

              Encore un évènement de cette envergure et le risque sera grand que plus rien ne pourra se rassembler dans la défense de nos aspirations et libertés.


              • Tristan Edelman Tristan 18 juin 2020 23:33

                @alinea
                Merci du soutien ! Votre ajout est important. Il y eu en effet de la désobéissance. Il faut le ire et le redire. C’est ce qu’il reste de sain et qu’il nous faut entretenir. Il semble aujourd’hui que plus on se rapproche de la santé plus on passe hors la loi. Oui même au sein des GJ cela s’est scindé. J’ai été surpris je l’avoue. J’en ai pris acte. Rien de mieux qu’une chute dans ... le réel. Combien serons-nous à rester ?


              • pemile pemile 18 juin 2020 15:49

                @Tristan « Au passage les masques qu’en Asie on porte depuis 20 ans, n’ont jamais empêché les virus de se répandre. »

                Empêché totalement, non, mais freiner la propagation, si.

                Il ne semble pas non plus, comme vous le prétendez, que le port courant du masque en Asie, "bloque le souffle et les pores de la peau, le regard et la parole, intensifie la peur et dérègle le rythme de chacun«  dans ces pays dont vous semblez apprécier ce que vous appelez »l’approche spirituelle et vitale« et les »pratiques énergétiques"


                • Tristan Edelman Tristan 18 juin 2020 23:38

                  Oui j’aime Lao Tseu, la vision énergétique orientale et tant d’autres disciplines venues de la-bas. J’ai plus de mal avec les masques et la surveillance généralisée.


                  • pemile pemile 19 juin 2020 09:14

                    @Tristan « J’ai plus de mal avec les masques et la surveillance généralisée. »

                    Vous faites une confusion entre « local » et « global » !

                    Pour les masques, je constate qu’environ 30% ne les supportent pas, et je reste étonné qu’un coach professionnel comme vous accentue ce blocage, plutôt que d’apprendre à supporter sans stress ce petit changement dans la respiration.


                  • tobor tobor 19 juin 2020 15:43

                    @pemile
                    Pour les plugs anal, je constate qu’environ 30% ne les supportent pas, et je reste étonné qu’un coach professionnel comme vous accentue ce blocage, plutôt que d’apprendre à supporter sans stress ce petit changement dans la concentration.


                  • pemile pemile 19 juin 2020 15:46

                    @tobor « Pour les plugs anal, je constate qu’environ 30% ne les supportent pas »

                    Il feront des efforts si ça les protège lors d’une invasion massive de sodomites ?


                  • Tristan Edelman Tristan 19 juin 2020 22:20

                    @Tristan
                    Pour la « protection » des masques je vous invite à consulter les sources de cet article et du précédent. Il s’agit de scientifiques et de médecins. Un langage qui vous parlera sans doute plus.
                    En tant que coach, pour la respiration je suggère d’aller respirer en pleine nature plutôt que de s’habituer à se concentrer à « respirer » avec un masque. L’éducation à la frustration a fait ses preuves pendant le confinement. Nous ne sommes qu’au début. Je ne souhaite pas en rajouter. Mais bien entendu chacun respire comme il le souhaite.


                  • pemile pemile 20 juin 2020 10:04

                    @Tristan « Mais bien entendu chacun respire comme il le souhaite. »

                    Sans aucune pensée pour le personnel hospitalier ou ceux qui bossent en EHPAD ?


                  • Tristan Edelman Tristan 20 juin 2020 19:25

                    @pemile
                    Gros dossier les hôpitaux et les EHPAD. Une catastrophe effarante pour tout le monde qui coûte la vie à beaucoup. Mais là je prépare plus qu’un article... to be continued...


                  • tobor tobor 19 juin 2020 15:39

                    Article plein de bon sens !

                    Il y a quelques jours, après une heure de file, la voiture remplie, arrive mon tour à la déchetterie (parc à container). Le masque est obligatoire, je place sur mon visage mon bras de chaussette muni de 2 élastiques et ... on me signale : « Ce n’est pas un masque, c’est un bricolage avec une chaussette ». Je fais remarquer que la population a été invitée à se confectionner ses masques soi-même, en coton ou peu importe et que le mien ne me/vous protège pas moins bien que ce que porte mon interlocuteur : masque de chirurgien destiné à se protéger d’éclaboussures et non de virus nanométriques. Il appelle sa supérieure, une petite demoiselle masquée et hop, on me remballe...

                    Depuis le début de cette crise que j’appelle plus volontiers un délire, ce foutu bras de chaussette avait suffit. Il semble donc que le « déconfinement » sonne le vrai début de l’ère totalitaire avec la mise en place de dispositifs et règlements sur le long terme. Si je n’ai personnellement jamais craint quoi que ce soit de viral, la bien-pensance qui emballe le sujet me relaye, et tous ceux/celles de mon avis, au rang d’ignares et inconscients. L’ensemble est une immense machine d’inversion accusatoire qui génère à sa façon angoisse, stress et désespoir quelle que soit la position adoptée... Un jeu de multiples contraintes extrêmement compliqué à désarçonner !!!


                    • Tristan Edelman Tristan 19 juin 2020 22:28

                      @tobor
                      Merci Tobor ! Le bon sens devient la chose la moins partagée. Il faut en effet s’y mettre à plusieurs pour déjouer « l’immense machine d’inversion accusatoire » qui a quelques coups d’avance. Haut les coeurs !

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