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Accueil du site > Tribune Libre > François Bégaudeau, adepte d’un « Courage, fuyons ! »

François Bégaudeau, adepte d’un « Courage, fuyons ! »

       

Après l’avoir longuement écouté en entretien (plus de dix heures… entretiens de ces trois dernières années), finalement, on peut sans difficulté douter que François Bégaudeau soit capable de se salir les mains et de mouiller le maillot… philosophiquement, politiquement… intellectuellement et socialement car enfin…

Irrationalité, ambivalence, contradictions, ambiguïtés, complexité, imbroglio, équivoques… est-on vraiment de gauche sur tous les sujets, H24, 365 jours par an ? Bégaudeau tente désespérément, en bon marxiste (scientifique ?) qu’il est … de nous le faire croire et de nous tous, de l’exiger ; pour y parvenir, en ce qui le concerne, Bégaudeau a manifestement fermé la porte aux affects sans toutefois craindre, manifestement, de passer ainsi à côté de sa propre complexité dont il semble avoir confié la gestion à son inconscient ( gare alors au retour du refoulé, à son surgissement puis à son implosion en vol un de ces quatre matins) ; de sa propre complexité donc et de la compréhension de celle des autres dont il commente abondamment les travers.

A y bien réfléchir, ne vaut-il pas mieux faire face à ses démons très tôt pour mieux les identifier tout en s’assurant qu’ils ne nous sont vraiment d’aucune utilité avant de les disqualifier ? Après tout la Suisse vertueuse n’a-t-elle pas offert au monde rien d’autre que le « Coucou », l’épisode des Borgia, en revanche, la Renaissance ?! (G.Greene « Le troisième homme »).

C’est sûr, il tente d’y croire, dur comme fer, Bégaudeau, à l’homme doté d’une raison raisonnante en dehors de tout affect ; sorte de mythe raisonneur « hors-sol » et scientifique… quasi. Il souhaite manifestement l’incarner cet homme en ces termes tout particulièrement : « Voyez comme je ne cède sur rien ! Jamais !!! »

 

        La facilité avec laquelle Bégaudeau disqualifie les concepts de « nation, citoyenneté (quid de la Révolution française ?), peuple, protectionnisme (quid de l’autonomie alimentaire par exemple ?), patrie ( quid de l’envahisseur ?), souverainisme (quid de Rousseau ?), identité (quid de toutes les branches de la psychologie ?), populisme »… alors qu’il existe bien à gauche historiquement une articulation plus que digne et enthousiasmante de ces concepts...

Cette facilité qui est la sienne, semble indiquer que Bégaudeau est certes téméraire mais guère courageux ; sans doute est-il terrorisé à l’idée de se voir qualifier de « confusionniste » par un Corcuff et quelques "petits commissaires politiques" en mal d'attention (les idiots utiles des media de nos milliardaires et de l'Etat), occupés à dégommer toute tentative d’expliquer que le bagage conceptuel de la "Gauche" et ses grilles d'analyses ne sont plus capables de nous raconter le réel et la réalité de la psychologie de millions d'électeurs, de s’y atteler politiquement malgré les efforts d’un Mélenchon qui a su intégrer et ré-intégrer une partie de ces concepts quitte à se tordre le bras et à forcer son talent (avoir pour figure tutélaire un Mitterrand n’est pas sans conséquence, c’est sûr ! Couillon un jour, couillon toujours Mélenchon ?) ; un Corcuff (et consorts) qui ne se déplace plus guère sans son bréviaire de fonctionnaire de la subversion en chambre, tel un paroissien son missel et sa haine de l’athée, un curé et son évangile entre deux attentions particulièrement criminelles auprès d’une petite tête blonde (ou pas) ; un Corcuff peinard au credo propre aux penseurs d’une gauche de l’échec : Daniel Bensaïd.

C’est sûr, Corcuff ne craint rien puisqu’il n’est craint par personne ; qui plus est… par ceux qui auraient les moyens de lui faire payer le fait qu’ils auraient tout à craindre de lui… lui qui ne paie jamais rien de sa personne. Est-ce à dire que de n’avoir jamais déplu, jamais dérangé, jamais eu à affronter les hyènes des procès en complotisme, en confusionnisme, en antisémitisme, et en islamo-gauchisme… aujourd’hui particulièrement, est sans doute le constat d’échec le plus grave qui soit pour tout intellectuel dit « de la gauche radicale » ?

On peut être tentés de le croire pour l’avoir pensé ; c’est sûr !

Mais alors… est-il raisonnable de craindre ces procès qui émanent d’une canaille médiatique de bourgeois parisiens à la solde de leurs employeurs milliardaires pour les uns, l’Etat pour les autres, les USA et Israël pour d’autres et pour d’autres encore, tous les quatre en même temps car le carriérisme est ce qui définit seul tout ce petit monde de France-info à BFM-TV et C-News en passant par France Culture, sans doute la radio la plus sournoise qui soit ( FC ? Eh oui ! Qui l'eût cru ? Ceux qui l'écoutent) ? 

Et pourtant... qui d’autres que des "Bégaudeau" pour affronter toutes ces questions ; un Bégaudeau issu d’un milieu bourgeois, qui n’a aucun remerciement à adresser au Système - contrairement à Onfray, fils d’un employé agricole (un fils d'ouvrier sorti de sa condition finit toujours par baiser la main qui a humilié ses ascendants) ; Bégaudeau ne lui doit rien car ce Système est fait pour lui ; raison pour laquelle, soit dit en passant, ce sont bien les fils et les filles de la bourgeoisie qui pensent les Révolutions et les font (ou les tentent), de Robespierre (famille d’avocats), à Lénine, de Mao ( ascendants de propriétaires terrain prospères) au Che (père architecte).

        Certes ! Si le réel n’est pas du côté des confusionnistes, rappelons ici que les non-confusionnistes sont tout autant, sinon plus encore, absents de ce réel qu’il faut scruter, expliquer… pour mieux remettre en cause tous ceux qui n’ont qu’un souhait : qu’il disparaisse à jamais ce réel au profit d’une société du Spectacle permanent ( Rancière, Baudrillard, Debord Guy).

Tenez ! Bégaudeau sait-il seulement à quel point nous avons besoin de ceux qui ne pensent pas comme nous ? Car eux seuls sont capables de nous aider à penser ce que l’on a bien failli oublier d’intégrer dans notre prétention à pouvoir penser le monde sans eux, tout en leur accordant, il est vrai, charitables, de temps à autre, une attention polie en sociologue-zoologiste face à la bête immonde… celui d’un humain décidément trop humain sans doute.

Penser qu'il n' y rien à sauver chez un Trump ou bien encore qu'Alain Soral et sa sociologie dite « profonde » seraient d’aucun enseignement quel qu’il soit du fait que son auteur « dit du mal des Juifs » alors que tous nos auteurs… de Voltaire à Bernanos, culminant avec L.F. Céline (plus de trois siècles durant), s’y sont vautrés sans complexe dans cette détestation…

Comprendre comment Obama mène à Trump et pourquoi des dizaines de millions d’électeurs ont élu ce Trump ; et Trump à un Biden grabataire qui annonce le retour de l’Etat profond américain ( celui qui a piloté Bush père et fils aux millions de morts et de déplacés, musulmans prioritairement) ainsi que... où et quand « Soral a raison »... cette capacité de compréhension-là est définitivement beaucoup plus fructueuse intellectuellement : meilleures moissons , meilleures chances d’étancher notre soif de connaître, assouvir notre faim de comprendre ce que ce travail nous aura appris. 

Plus fructueuse donc mais plus risquée ; on en conviendra. Or, le modèle de survie économique de Bégaudeau est très précaire ; il repose aujourd'hui sur le bon vouloir d'un réseau d'éditeurs confidentiels, au fruit de la vente de ses ouvrages (sans doute à peine supérieur à deux ou trois mille exemplaires, dix... au maximum) ainsi que sur des prestations dans les librairies et les centres culturels d'un montant de quelques centaines d'Euros.

Qu'il l'admette ou non, il faut qu'il se tienne à carreau. Bégaudeau finira-t-il vitrier... voire miroitier ?

Une chose est certaine : il ne peut se permettre de déranger frontalement qui que ce soit car les portes, les dernières qui lui sont encore ouvertes, se refermeraient alors d'un coup d'un seul  ; le courage demeurant la qualité la moins répandue chez ceux dont on serait tentés de penser qu'ils n'en sont pas dépourvus (les milieux sociaux-culturels qui soutiennent le travail des acteurs d'une gauche dite radicale en particulier, sont très dépendants ; ils vivent des subventions publiques), gardons à l'esprit qu'il n'a pas de courage, il n'y a que des preuves de courage. 

Certes, d’aucuns craignent de « finir » comme Onfray qui a sombré, il est vrai, car il ne s’est pas assez méfié de lui-même finalement, trop préoccupé à s’occuper des autres ; toutefois n’oublions pas son opportunisme : les media qui font les carrières, ne supportent plus la gauche, la vraie – Mélenchon - … aussi, pour s’y maintenir dans ces media, il est recommandé de s’en éloigner au plus vite de cette gauche devenue infréquentable ; Macron n’étant pas une option, reste alors la droite nationale identitaire et autoritaire.

A ce sujet, que Bégaudeau ne se sente pas à l’abri d’une noyade car il pourrait tout aussi bien lui aussi sombrer non pas du côté de la droite nationale (voire… l’extrême droite) mais tout simplement… hors la gauche, ailleurs… là où tout vous rapporte et là où rien ne vous coûte (un peu à l’image d’un Plenel en ce qui concerne le journalisme).

Rappelons ceci : ce que l'on pense, ce que Bégaudeau pense et tous les autres... ce qu'ils peuvent bien s'évertuer ou tenter de penser, importe vraiment peu ; en revanche, ce qui importe c'est de penser ce QU'IL Faut penser (donner à penser) dans un contexte donné - contextes historique, médiatique, politique... c'est au choix ; contexte principalement déterminé par ceux qui vous font face avec toute la puissance de coercition et de propagande qui est la leur.

Il s'agit donc de penser "utile à la cause" que l'on défend (c'est ce que font ceux d'en face, les porte-parole du Système qui, s'ils n'en pensent pas moins, sont loin de penser ce qu'ils nous donnent à voir et à entendre en bons soldats carriéristes de leurs employeurs) car, eux ont compris que cela (ce qu'ils pensent individuellement dans leur for intérieur) n'avait aucune espèce d'importance. C'est bien ce souci des stratégies de ceux d'en face qu'il faut cultiver lorsque l'on se reconnaît, bien évidemment, un devoir de résultats et pas simplement un devoir de communiquer au plus grand nombre ce que l'on pense... car si la majorité de nos intellos n'ont besoin de rien (matériellement, socialement), des millions de nos compatriotes ont besoin de tout : de considération et de moyens. 

 

       "L’homme sans qualité" de Musil est un homme qui se compose de qualités sans homme ; par conséquent... un homme sans responsabilité ; la responsabilité qu’incombe le fait d’être au monde avec les autres et de se décider à vivre ce compagnonnage paisible ou bien infernal, compagnonnage tantôt imposé, tantôt choisi ; un homme indéfini, comme absent à lui-même et au monde cet homme sans qualité... qualité propre au fait d'être un homme avec une âme et pas simplement un animal (agent) social et sociable.

Or, Bédaudeau ne vote pas (pas même au premier tour d'une Présidentielle, ne serait-ce que pour saluer le travail d'un Mélenchon) - manifestement il ne pense pas que cela puisse être important de rappeler à un BFM-TV déjà triomphant que l'on n'en a pas complètement "rien à foutre" (du score d'un Mélenchon) ; Bégaudeau n'a pas d'enfants (il est vrai que c'est une responsabilité gigantesque) ; Bégaudeau se dit positivement individualiste dans la grande tradition de la gauche (? ???)... oublieux Bégaudeau que l'émancipation individuelle est un projet qui s'inscrit, se déploie, au sein d'un collectif radical, certes ! mais solidaire surtout ; certainement pas dans le cadre d'un "... parce que c'est mon choix"... de petit bourgeois jouisseur à la petite semaine ; Bégaudeau a cessé d'enseigner car il trouvait cette fonction indigne de lui (on pensera aux Pink Floyd et à leur "Teachers, leave the kids alone !" - soit dit en passant, les membres du groupe mentionné ont tous étudié à Oxford et à Cambridge ; Bégaudeau est agrégé en lettres modernes... mais bon... lui, c'est lui... les autres n'ont qu'à se démerder : un bac-pro fera leur affaire... et celle de Bégaudeau)...

Enseignant ? Il méritait mieux, précise-t-il (comme glander toute la journée ; insomniaque la nuit, avec Netflix comme seul compagnon ? Anémie : teint pâle... celui que confère l'enfermement). 

Si Bégaudeau peut avoir accessoirement besoin de prendre le soleil, en revanche, il est aujourd'hui plus que nécessaire d'accorder impérativement la primeur au courage ; est penseur, le penseur courageux. Or, Bégaudeau en manque singulièrement. Il fuit… avec élégance, sur la pointe des pieds - Marx étant sa porte de sortie préférée - mais l’on n’est pas dupes : Bégaudeau fuit bel et bien ; le fait qu’il se soit décidé à reconnaître que la lutte de classes n’explique pas tout et que le racisme et les discriminations forgent l’identité des sociétés et ruinent des vies par millions – tout le potentiel d’un individu -… qu’il s’y soit donc attelé (récemment seulement) relève alors du miracle car on ne compte plus les « hommes et femmes » de gauche face aux Décoloniaux, en dialogue avec eux à reculons, qui très vite, à bout d’arguments, se résolvent à tenir des propos que la droite nationale et l’extrême droite pourraient valider sans difficultés : on se souviendra de cet universitaire membre du PC qui tombera les deux pieds joints dans le piège qu’il s’était tendu tout seul sans l’aide de qui que ce soit sinon d’une formation idéologique bornée, aux cloisons étanches qui ne laissent plus rien entrer depuis des lustres ; cet universitaire membre du PC ne s’inclinera pas ; il persistera ; surgira de lui alors, l’Européen de souche, français de surcroît, issu d’une culture qui a colonisé la moitié de la planète.

Qui croyait prendre est pris. Un grand classique.

Confusionniste malgré lui alors cet universitaire communiste ? Puisqu'aux arguments de cette jeune "femme dé-coloniale", il lui opposera "préjugés colonialistes, bréviaire communiste marxiste et déni de la question raciale", trois en un comme pour le shampoing. 

Non, il n'est pas question de confusionnisme mais bien plutôt du surgissement du refoulé d’une culture et d’une histoire aux milles représentations au mieux paternalistes et condescendantes, au pire dégradantes… ancrées profond, très profond, longtemps niées ; insoupçonné en lui, le danger de son retour.       

       Quand on vous dit que l’autre, cet autre de prime abord tout autre, est seul capable de vous révéler à vous-même ! Dommage que Bégaudeau ne l'ait pas encore compris car c'est un craintif.

Qu'il garde donc à l'esprit ceci : sans courage, rien n'est possible ; du moins, rien d'important ne peut être accompli. 

 

      Une pensée pour Julian Assange


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39 réactions à cet article    


  • alinea alinea 27 mai 13:07

    Je n’ai pas compris votre dernier paragraphe...

    Bégaudeau se présente-t-il comme un modèle, un chef de file ?

    Cache-t-il ses origines bourgeoises, la facilité de sa vie ?

    Pourquoi ne pas prendre ce qu’il donne et savoir que ce n’est pas tout ce que l’on cherche dans les livres ?

    Il a des qualités assez rares pour être appréciées : il est franc, honnête, intelligent et solide dans la construction de sa personnalité sans être rigide ni hermétique ; il est rapide certes et ne montre pas, comme Onfray, une érudition caractérisée. Mais on sent bien de solides fondations.

    Moi je l’aime bien, même si j’entends ce que vous écrivez mais je pense que la génération post soixante huit n’est pas la même, les luttes politiques, bon, on voit où ça va ; il a le talent de nous faire part de sa réflexion, une légèreté de l’être qui n’exclut pas la conscience du monde, une appartenance terrienne, non pas paysanne, mais non virtuelle, ancrée... et il n’a pas la prétention de donner des leçons, et cela, c’est très appréciable.

    Vous préférez un Juan Branco ; j’aime beaucoup aussi ; pas la même génération, mais une facilité quand même !!! lui s’investit, prend des risques, agit...

    Eh bien voilà, on a tout ce qu’il faut en tant que lecteur !!!


    • uleskiserge uleskiserge 27 mai 13:45

       

      Merci pour votre commentaire.

      Bégaudeau cultive la fuite... l’esquive... Je l’ai contacté pour lui proposer un droit de réponse. Il a décliné au prétexte suivant : je suis écrivain (? !) ; je ne réponds qu’à ceux qui m’ont lu. Or, vous... vous n’avez fait que m’écouter« ......

      Sa réponse ne m’a pas surpris puisque là encore, il s’agit d’évitement. 

      Je lui ai répondu que l’écrit concerne la forme. Or, c’est le fond qui m’intéresse. Et ses propos lors des entretiens sont clairs.

      De plus je pense qu’on écrit non pas pour »révéler" ; plus on écrit, plus on est dans dissimulatIon de soi. 

      La question sera alors : qu’est-ce que les écrits de Bégaudeau nous cachent ?

      En revanche, ses entretiens ne nous cachent rien. Ils sont limpides. D’où ma critique du positionnement de Bégaudeau, politiquement, socialement et médiatiquement.


      • alinea alinea 27 mai 14:32

        @uleskiserge
        J’entends bien, mais je ne l’ai pas vécu, donc ce n’est pas mon problème ; je pense que l’on pourrait vivre le même évitement chez Michéa, mais ça n’empêchera pas que ses écrits, à Michéa, ont éclairé tellement de choses que ma perception du monde en a été élargie.
        Ce n’est pas le même éblouissement que j’ai vécu avec Bégaudeau ; mais bien sûr on peut le critiquer, on n’a jamais vu personne jusqu’à ce jour qui fasse l’unanimité ! Mais on est très perso de nos jours, j’ai peur souvent que les critiques soient du domaine du ressenti...mais je suis la première à voir l’importance du ressenti... !


      • mmbbb 28 mai 17:00

        @uleskiserge Ce Bégaudeau fils de prof , universitaire , marxiste , un grand classique du genre !

        Je l ai un peu écouté , cela sonne creux chez ce bonhomme , mais il correspond , il est vrai a à cette gauche actuelle notamment intellectuelle .

        Six mois sur un chantier pour lui remettre les idées en place

        Et dans ce pays cela ne manque pas, ces universitaires de cet acabit !

        Je ne lirai jamais ni achèterai ses livres

        J ai appris qu il etait le scénariste « d entre les mures » nominé à Canne , Le niveau baisse dans ce pays

        Quoi qu il en soit voici le résultat de cette gauche progressiste

        extrait du FIG

        L’an dernier, la tenue pendant la marche des Fiertés de cortèges « non-mixtes », notamment réservés « aux personnes racisées, » avait déjà été critiquée.

        Le débat est relancé : la Marche des Fiertés de Lyon, qui se tiendra cette année le 11 juin, aura lieu en « non-mixité ». Autrement dit, différents cortèges sont prévus entre « groupes opprimés ». Un cortège de « queer racisés » prendra la tête de la marche, suivi respectivement par les handicapés, les lesbiennes, les trans, intersexes etc.

        À lire aussiLes réunions « non-mixtes » organisées par l’Unef sont-elles illégales ?

        « Lorsque l’on fait partie de groupes opprimés, il peut parfois être difficile d’accéder à certains lieux et de s’y sentir à l’aise et en sécurité » expliquent les membres du collectif Fiertés en Lutte, à l’origine de l’évènement. « Cela permet d’éviter certains problèmes liés à la présence de personnes non concernées qui se situeraient dans…


        Et là je me marre vraiment et beaucoup .

        C est ce que dénonçait le philosophe Alain Fielkelkrtaiut.

        Quant à ton Merluche, lorsque je vois son entourage Clémentine Autain et son alliance avec les écolos , Sandrine Rousseau l hystérique , je n ai guère envie de voter pour ce type qui lui est un as du trompe oeil

        Grand maitre , ma grande déférence !


      • PascalDemoriane 27 mai 13:58

        @l’auteur

        Pour vous lire lui consacrant tant de tendres cruautés élégantes, deux choses me viennent à l’esprit : Une, vous devez l’aimer beaucoup, passionnément, pas du tout, ce garçon tragique, et deux, vous lui ressemblez un peu par la composition connivente et scripturale finalement très bourgeoise auto-comtemplative, vue d’en bas !. Je ne sais pas je n’ai parcouru que son « Histoire de ta bêtise », que j’ai comprise comme une autocritique de classe, ce qui est déjà pas mal.

        Comme pour Onfray, je dirais de Begodeau que le jour où nous n’aurons plus qu’eux comme têtes de turcs à matraquer, c’est qu’on aura résolu l’essentiel des grands problèmes collectifs humains !


        • alinea alinea 27 mai 14:34

          @PascalDemoriane
          C’est exactement ça : il n’est pas le premier à abattre !! D’autant plus que cette critique : courage, fuyons, est de l’ordre du jugement, de la personne et ses actes, ma foi, doit-on le croire sur parole ?


        • uleskiserge uleskiserge 27 mai 16:38

          @PascalDemoriane

          Ce billet n’est sûrement pas le billet d’une groupie de Bégaudeau... ou bien d’un déçu.... sûrement pas... c’est pas le genre de la maison... 


        • uleskiserge uleskiserge 27 mai 16:56

          @uleskiserge

          Je trouve que je l’ai plutôt ménagé dans les faits. Notamment, je n’ai rien dit à propos de sa critique de l’enseignement et de l’école (y être un bon élève ne sert à rien ; y enseigner est dégradant) ; son point de vue est à la limite de la démagogie ( flatter les cancres) et de la condescendance propre à cet esprit bourgeois de la fausse gauche ; la pire qui soit ; celle qui justifie l’absence des classes populaires dans les lycées qui préparent aux filières d’excellence... lui l’agrégé de lettres qui a su des années durant obéir aux injonctions qui font de vous un élève docile, soumis et performant, fin prêt pour tout examen d’entrée et de sortie.


        • PascalDemoriane 27 mai 17:55

          @uleskiserge<
          Pas d’ambiguité votre texte est œuvre respectable, et digne d’intérêt.

          « cet esprit bourgeois de la fausse gauche ; la pire qui soit ». dites-vous.
          Au concours du pire, y a pire : le petit bourgeois « catho de gauche » se défend pas mal dans le genre hypocrite ! D’autant qu’il ne met aucune esthétique, aucune stylistique dans sa putasserie !


          Bon. Mais oui, je maintiens, il y a de la déception dans tous ces propos, un parent disparu m’avait dit un jour il y a bien trente ans « y a de l’amour trahit dans tes critiques sur la gauche ».
          Je me dis que s’il y a une « vraie gauche » sincère en nous, elle ne peut qu’être tragique et objet de deuil : je pense que c’est un fond de christianisme refoulé et donc désespéré, souvent inversé, impensé et donc « con-pansé ». Un vrai fond psychopathogène !


        • alinea alinea 28 mai 10:12

          @uleskiserge
          Il a été moulé en période soixante huitarde !! des agrégés de philo s’autorisaient à l’époque quasi à encourager les gamins à quitter le lycée !!
          Ça m’énerve beaucoup aussi !


        • mmbbb 28 mai 17:05

          @uleskiserge ce ne sont pas des fléchettes mais de l artillerie lourde
          Tu ne reconnais pas le type d armes employés Il faut faire un stage aux USA !


        • mmbbb 28 mai 17:19

          @alinea les « bourgeois » que cet auteur vilipende , ont eu le courage de défendre l ecole privée .
          Mittérand Hollande et macron sortent du privé

          A contrario si Mittérand avait réussi son dessein de mettre à terre cette école , nous aurions que des ecoles à la « BEGAIUDEAU » Entre les murs « 
          C est ce qui se passe dans les universites
          Quand je pense que leurs parents , brandissaient le livre rouge alors que depuis Den Xiaping, la Chine a mis les bouchées double pour former des ingénieurs et des scientifiques, il y a une forme de dégénérescence intellectuelle .

          Ces universitaires sont quand même à la ramasse , ils en sont toujours au marxistes alors que ces pays » dits émergents " ont décidé de passer un autre braquet notamment l economie de marche

          Nous parlons beaucoup du gaz Russe , nous sommes désormais incapable de fabrique des méthaniers , la Chine la Corée du Sud ont la parfaite maitrise .
          Ce ne sera pas l ouvrier francais qui pourra demain travailler sur un chantier naval

          PS la justice a invalidé l arrêté municipal de Piolle mair de Grenoble concernat le port du burkini dans les piscine

          Je reprend un peu confiance dans ce pays !

          Quant on voit ce qu est devenu ton pote Con Bendit !


        • alinea alinea 28 mai 19:47

          @mmbbb
          "Quant on voit ce qu est devenu ton pote Con Bendit !

          « 
          on doit mal se comprendre.
          Je ne pense pas que chaque auteur de quoi que ce soit se doive d’être un idéal à ma mesure !!
          Con bandit n’ a jamais été mon pote ; je n’ai jamais été » branchée" !!
          J’ai écouté plusieurs fois Bégaudeau, j’ai lu sa bêtise, et j’ai apprécié.
          Point barre.


        • mmbbb 28 mai 20:47

          @alinea ne te faches pas , les c est de la provoc 

          Quant à ce Beg...., un pur produit « universitaire »  comme la France sait en faire à la chaine 


        • alinea alinea 28 mai 21:53

          @mmbbb
          Oui !! moi aussi j’en suis... pas grand chose à voir !
          Ce que dit ce mec ne te touche pas, ne t’intéresse pas, OK ; c’est normal personne n’est universel, mais on est tous le produit de quelque chose, famille, classe sociale, époque. Bref !!
          J’suis pas fâchée, mais me dire copine avec con bandit, franchement, il y aurait de quoi !


        • Joséphine Joséphine 27 mai 15:29

          Bégaudeau peut être est très séduisant dans son offensive anti-bourgeoise, pro-peuple, pouvant plaire à la gauche du travail, mais je crois qu’il détruit ceux qui se sentent proches de la droite des valeurs. Accrochez-vous bien à vos chaises et écoutez par exemple ce qu’il dit de l’autorité :

          « Dans tout parent qui sait se faire respecter il y a un nazi qui sommeille » 


          Cette phrase me choque beaucoup. C’est du nihilisme à l’état pur visant à détruire la famille, le dernier repère qui nous reste en ce bas-monde. 


          • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 27 mai 22:10

            @Joséphine
            Bourgoise, dites vous bien que c’est vous. Proprio à raz de la touffe et pas boomer.


          • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 27 mai 22:25

            @Joséphine

            Cette phrase me choque beaucoup. C’est du nihilisme à l’état pur visant à détruire la famille, le dernier repère qui nous reste en ce bas-monde. 

            Choquer. On dirait que vous ne savez pas. A part de youtube. Un mot que je n’utilise pas, sauf légitime. Le nihilisme vous échappe. Cassez-vous en Espagne. N’utilisez pas des mots dont vous n’avez pas la maîtrise.

          • Joséphine Joséphine 28 mai 08:26

            @Le bébé de Macon

            Parce que être bourgeois c’est être propriétaire ? Cela voudrait dire qu’il y’a 40 millions de bourgeois en France ? Et la minorité des locataires seraient des anti-bourgeois ? Quelle vision étriquée... Le mot « bourgeois » ne veut plus rien dire en réalité. D’un point de vue historique , le bourgeois est une figure du XIXème qui a périclité lentement jusqu’à la fin des années 60. Sa « critique » n’a plus vraiment de sens aujourd’hui, et l’on sent que ce mot pourrait être facilement remplacé par un autre dans la bouche de ceux qui aiment mâcher cette viande faisandée. ’Le bourgeois" est devenu une espèce de créature fantastique sur laquelle la gauche anti-patriotique aime se défouler. .


            Macron est un bourgeois ? Bill Gates est un bourgeois ? Les bourgeois sniffent de la coke, font des soirées travelo, nient la culture de leur pays ? Macron est anti-bourgeois en réalité. Macron arrive quand la bourgeoisie, au moins garante d’une certaine décence (et moquée parfois pour cela) a disparu, pour laisser place à l’indécence, à l’obscène, au grotesque et à l’anarchie.

             


          • mmbbb 28 mai 17:32

            @Joséphine N accordez aucun crédit a ses paroles et a cette parole de gauche, ce sont des dégénéres
            Ce type est agrégé de lettre moderne , je l ai lu , il ne sait faire aucune différence entre le sens des mots, la portée de la signification de ceux ci et de leur usage à tort et à travers .
            Il devrait être parachute en Ukraine , il verrait de véritable nazi .
            Le nihilisme anéantira cette gauche .
            Je me répète , j ai vu 10 minutes « entre les murs » pourtant prime a Cannes
            C est exactement le reflet de cette socéité déstructurée , prof incapable d assoir une autorité , éléves incapables d ecouter cinq minutes .
            Tu m étonnes Charles que nous sommes dans un excellent classement PISA 


          • Joséphine Joséphine 28 mai 18:27

            @mmbbb

            Le gauchiste est son propre ennemi. Le gauchiste est clairement la victime idéale et permanente de l’histoire contemporaine. Le gauchiste, on le fait rêver avec le Grand Soir, les matins qui chantent, le temps des cerises, la révolution, la redistribution, la ruissellement, et pendant qu’on lui susurre ces douces musiques à l’oreille , la Banque lui fait les poches, le paupérise, le matraque, le « migrantifie ». Toujours en retard d’une guerre, le gauchiste croit encore que son ennemi est le fascisme, il se trompe lourdement. Le pire ennemi de la gauche, c’est le gauchiste. 


          • Xenozoid Xenozoid 28 mai 18:29

            @Joséphine

            il n’y a pas pire ennemi que soit même


          • charlyposte charlyposte 28 mai 18:35

            @Joséphine
            Je voterai volontiers GRUA ,mais suite à son billet via un roman à l’eau de rose sorti du chapeau de Mandrake smiley je me dis qu’il est forcément un escroc smiley et donc : à ranger au grenier avec son bouquin pour bobos grabataires pour une centaines d’années ( pour le moment )... hum smiley


          • Joséphine Joséphine 28 mai 18:47

            @charlyposte

            Tu sais quelle est le pire des châtiments que l’on peut infliger à un égocentrique Charlie ? L’ignorer. C’est le truc à faire : l’ignorer. Tu es toujours bloqué chez lui au fait ? Si tu veux lui dire un truc je vais faire le messager ! Ce serait un plaisir pour moi. 


          • Joséphine Joséphine 28 mai 18:47

            @Xenozoid

            Notre pire ennemi c’est quand même Macron. 


          • Xenozoid Xenozoid 28 mai 18:49

            @Joséphine

            non,c’est un bouffon


          • Xenozoid Xenozoid 28 mai 18:53

            @Joséphine

            notre pire ennemi en ce moment c’est l’état et sa progeniture, les corporations,les cartels, la maffia,n’oublions pas que tout les corporations ont été biberoné par l’impérialisme et le colonialisme


          • charlyposte charlyposte 28 mai 19:04

            @Joséphine
            Oui, toujours bloqué chez ce type ( GRUA ) en fait, il a une trouille bleue dés qu’il entend parler de moi smiley y dort parait t’il très mal la nuit, y pense trop à moi !... faut pas oublier qu’il a refusé un duel entre homme smiley en fait ce GRUA ne mérite que des coups de fouet via un bouquet de roses avec de belles épines saillantes.( j’imagine déjà l’état de sa chemise blanche )... un moment inoubliable , j’ai hâte smiley


          • mmbbb 28 mai 19:06

            @Le bébé de Macon moi pas avoir compris toi 


          • Joséphine Joséphine 28 mai 19:06

            @charlyposte

            Ah non Charlie, tu vas pas nous faire Histoire d’O avec lui ! 


          • Nuke T. AMERS itzi bitsy 28 mai 19:31

            @charlyposte

            il as encore traiter Joséphine de pute ... vivement qu’ agoravox le le degage il as pas sa place ici .

            un auteur qui exige des autre le respect de la charte mais qui est incapable lui meme de la respecter c’ est de la merde ...


          • Joséphine Joséphine 28 mai 19:47

            @itzi bitsy

            Encore ??? Décidément, c’est une obsession. 


          • Nuke T. AMERS itzi bitsy 28 mai 20:30

            @Joséphine

            et oui il t’ as repondu dixit « Vous irez sur d’autres trottoirs » 

            toute la finesse et l’ élégance d’ un satyre en rut ...


          • charlyposte charlyposte 28 mai 20:42

            @itzi bitsy
            CE GRUA EST UN CHARLATAN sur AVOX... il tremble tellement devant un internaute qui ne pense pas comme lui en préférant bloquer l’intervenant smiley c’est beaucoup plus pratique lorsque l’on ne sait quoi et comment répondre honorablement ... quelle bassesse... pffff


          • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 27 mai 17:03

            Disons que c’est un peu comme Céline, Penser les choses, les écrire, et ne pas s’engager. Pourquoi pas après tout.


            • charlyposte charlyposte 28 mai 19:58

              @Joséphine
              Cathy sera ravie et de fait elle vivra bien plus longtemps quelle ne l’imagine smiley elle a besoin de s’éclater un peu pour repartir comme en 40 la fleur au fusil smiley


            • Octave Lebel Octave Lebel 30 mai 13:56

              Intelligent et provocateur. Reconnait volontiers qu’il n’a pas toutes les clefs (qui les a ?) de compréhension parce que tout simplement ce sont finalement les gens qui font dérailler les pouvoirs en place en déstabilisant les certitudes et grippant les mécanismes de domination de la classe dominante dans sa diversité. Il est bien conscient des limites de la surthéorisation.Il ne vient pas de naître et n’a pas non plus les pulsions autoritaires de ceux qui s’y réfugient.

              Il semble connaître assez peu la réalité et la diversité (même s’il en est conscient) du mouvement social porteur d’aspirations authentiquement démocratiques qui traverse notre société et cherche une réponse politique. C’est me semble-t-il la limite des observateurs peu engagés (là où des choses déterminantes se passent).                   

              C’est pour cela que nous sommes plus efficaces ensemble (cela se passe plus ou moins fortement dans plein d’endroits sans synchronisation et à des rythmes différents) à poursuivre la mise en place d’une authentique démocratie qui ouvre des perspectives tout en empêchant que nous les sabotions nous-mêmes. Pourquoi n’y arriverions- nous pas ? Et plus vite que certains ne l’espèrent.

               


              • Plus robert que Redford 31 mai 08:53

                Article verbeux, pénible, fatigant,

                et inutilement revanchard.

                Pourtant, je n’ai aucune sympathie pour Begaudeau.


                • uleskiserge uleskiserge 31 mai 10:12

                  @Plus robert que Redford

                  « verbeux, pénible... »....... en particulier à partir de « Si Bégaudeau peut avoir accessoirement besoin de prendre le soleil, en revanche, il est aujourd’hui plus que nécessaire d’accorder impérativement la primeur au courage ; est....................... » jusqu’à la conclusion.... n’est-ce pas ?!!!!!

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