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Accueil du site > Tribune Libre > Fuck Buddy et Binge drinking

Fuck Buddy et Binge drinking

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Ah modernité de ces vendredi soir...On se saoule, pardon, on « s’déchire » à s’rouler dans l’caniveau, à plonger la tête dans la cuvette et d’y clapoter deux plombes, certains y pratiquent la brasse des brasseurs. Le but ? Que du lourd. En un temps record, picoler un max et se conduire comme un verrat, une coche... Voilà, je viens de décrire le Binge Drinking  !

Cette mode nous vient du monde des Anglois mais plus particulièrement d’Angleterre ; Là, où depuis des lustres des villes entières, les Binge Drinking City, (il y en a au moins 50[1]), se sont structurées pour accueillir chaque weekend une jeunesse à la dalle en pente. C’est très bien structuré car business is business : une rue éclairée comme en plein jour de quelques dizaines de mètres et de chaque coté des bars, des pubs, des discos, patrouillée par des Bobbies (les flics) bienveillants. Ainsi se croisent des ambulance, des services de réanimation d’urgence et au cas échéant des paniers à salade. Parfois ça bastonne, tout le temps ça pochtronne.

Dès 22 heures il n’y a pas grand monde qui marche droit, car la bacchanale a débutée at home vers les 18 heures, où en 4 heures bien souvent de jeunes adultes ingurgitent la quantité d’alcool d’un mois. Puis, afin d’atteindre la city picoleuse, on loue une Limo, un taxi qui amène toute cette viande saoule à destination.

Ce qui est le plus visible se sont les jeunes filles totalement débraillées qui se vautrent les quatre fers en l’air sur le trottoir glacé à la sauce vomie/bière. Plus c’est glauque plus la soirée entre copines sera fun. L’idée n’est pas la dégustation mais de déguster grave ; s’envoyer en un temps record des shots de tequila, vodka et autre denrées explosives, et d’avoir une montée si forte que la cervelle restera collée au plafond, alors que le corps est comme dans l’ascendeur qui descend la tour Montparnasse de 102 étages (2 pastis 51 à ras bord et sans eau).

Bon « ça » c’était pour les plus calme...

Comme l’indique ce mot Briton « Binge » = frénésie, les plus fortunés des beaux quartiers, (ceux là ne se mêlent pas à la plèbe) commencent la bacchanale comme ceux susnommés, puis, sortent l’artillerie lourde. Il faut remarquer comme partout que l’ordre social est respecté : sont bien ces djeunes, on ne mélange pas les tinettes et les serviettes ! Une soirée type VIP Binge, procède par ce cérémonial invariable : des coups de mix drink au litre, pis la paille pour s’faire une bonne tite ligne d’un rail de coke, d’amphée ou d’un cacheton d’Exta. Ca va leur tournebouler la cervelle plus vite que tous les Boeings qui se sont écrasés au décollage en croisant la route de la navette spatiale. Dans l’ciboulot c’est barnum-fucktum et les 40 p’tits cochons ! Histoire de retrouver le cap, une tite fumette de produit importé du Maghreb qui fait redescendre, pis à nouveau un coup d’barre à gauche, et hop, une triple téquila frappée pour remettre les orbites des yeux direction les mecs et oops ! ça repart comme en l’an 400 (400-405 : avancée des Huns sur l’Europe) – Bibine-Coke-Joint-Bibine-Re, les trois mamelles de la ??? Quoi, Qui ornicar ??? Ces moins de 25 ans vont tourner comme ça de 18 heures à 8 heures, pis, soit ils finiront dans les bras de Morphée qu’ils embrassent au fond de la cuvette des chiottes, ou au meilleur des cas au fond d’un canapé saumâtre le slip sur la tête ; ou Soit...

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Ils/elles vont passer des coups de fil sur le Smartphone afin de trouver à copuler avec un Fuck Buddy. Surtout ne pas avoir à se trouver des sentiments et se faire chier à des « je t’aime ». Avec Tinder, ca rentre comme dans du beurre ! C’est open bar - open cuisses chaque weekend, car la semaine ça a bossé et produit en Start up, pas l’temps de « construire » une relation, d’ailleurs pourquoi ? Aux vues de l’expérience parentale, no thanks j’suis vénère et vacciné. Juste un coït salace, on remballe les gaules et chacun chez soi. Bon, y’a bien les gueux au chomdu, ceux là, ces looser faudrait pas en plus qu’ils se l’a pète à vouloir participer à cette carambouille au sirop d’orgie ; Pour eux, ben, c’est no money, no fuck, un pétard mal roulé peut-être, ou un tour de Solex et hop au lit !

Pour les sentimentaux, y’a le Fuck Friend, qui lui, en plus de baiser avec toi est un vrai (e) pote, avec qui, la petite affaire terminée, pendant qu’on récure l’équipement peut entendre ton mal de vivre, ta dépression, tes hémorroïdes.

En cas de disette, pour les filles y’a le Sugar Daddy, qui paye, qui vioque, qui opine de rien du tout, mais faut savoir qu’il ne fonctionne qu’à coup de touchés prostatiques, donc se munir de gants en latex et non pas de capotes ; Ca marche un peu moins pour les BG (beaux gosses), la Sugar Mammy, elle s’est fait refaire toutes les façades, ripolinée tiptop, mais bon, faut avoir une motivation béton de trader pour justifier les émoluments de maman...

Et pis l’expérience n’attend pas le poids des litrons des années, alors, entre deux lignes et vomissements : club libertin, partouze, plutôt touze, pis, on va aller vers des terres non moissonnées : ménage à trois, bisexe, swingers club, DP (double pénétrations) ; Histoire de voyager : Trans/shemale/ma copine et moi, deux mecs et madame, deux mesdames et 1 mec, un p’tit blow job et un coup dans l’fion avec un pote histoire d’explorer son coté féminin ; pis y’a ce qui rassemble les êtres, le gangbang bien nommé, qui permet de rentrer et sortir par tous les orifices de manière anonyme sans y perdre son latin, mais en risquant d’y égarer sa Rolex, son caleçon brodé Dior, ses Tongues ciglées.

Comme vous le voyez, y’en a pour tout les mondes pour toutes les bourses... Puis, vers 15 heures samedi ca émerge, le cul dans la tête, ca traine jusqu’au lundi matin ; pis retour vers un avenir radieux qui sent bon la merde ; Merde d’ailleurs que nous avons bâtie espécialement pour eux, nous les parents, grands parents et ancêtres. Alors, comme le marmonnait Léo Ferré, « nous vivons une époque épique, mais nous n’avons plus rien d’épique »... Il/Elle se pique la truffe, se beurre, se bitture, se bourre, se cuite, s’imbibe, se noirci, se pète, se pinte, se pochtronne, se poivre ; se prend une caisse, une casquette et d’autre joyeux idiomes glougloutant, vomissant.

Il/Elle est des nostres il/elle a Binge Drinké fucké comme tous les zautres autreuuuuu !

Le désespoir est un puits sans fond à l’inverse d’un verre...

Georges Zeter/juillet 2018

 



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18 réactions à cet article    


  • Nicolas_M bibou1324 9 juillet 2018 15:39

    Ce que vous décrivez avec dégoût d’autres le lisent avec envie... Chacun son mode de vie.


    Au final, entre l’esclave qui bossé toute sa vie pour nourrir ses mômes mais qui n’en n’a jamais profité parce qu’il rentre tard et se lève tôt, et celui qui fait la fête tous les weekend en se mettant la tête à l’envers, qui est le plus heureux ?

    Le premier peut espérer atteindre la centaine, jamais d’excès, toujours en bonne santé, et ses petits fils le haïront à cause des 2000€ par mois pour sa place en EHPAD, où il pourra jouer au scrabble avec des mamies Alzheimer. Il finira abonné au Figaro comme tout vieux grincheux qui se respecte, à insulter la jeunesse qui ne travaille pas assez à son goût. Après des dizaines d’années à ne plus reconnaître ses enfants, en ne générant que tristesse et dégoût autour de lui, il s’éteindra dans ses excréments.

    Le second aura vécu plein d’expériences. Voyages géographiques, incrustes chez l’habitant, découverte d’autres modes de vie. Mais aussi voyage psychique, « psychonaute », la philosophie avec des potes qui ont vapo de la sativa est une expérience à vivre. S’il ne se calme pas à la 30aine, il finira déchet à 40 ans. Troubles psychotiques, dépression, il se jettera du haut d’un immeuble s’il ne s’est pas encastré dans un arbre avant. Sinon, calmé, il aura de quoi raconter à ses petits enfants, passera pour un papy cool et ira mourir en Suisse à 75 balais quand il sentira son corps le lâcher.

    Penser à votre « vous » futur. Pensez à votre vie en globalité. En faites les choix que vous pensez juste pour n’avoir aucun regret. Qui voulez vous être ? Car au final on finit tous de la même façon ...

    • Nicolas_M bibou1324 9 juillet 2018 15:46

      @bibou1324
      Juste pour info, j’estime que l’alcool est l’une des pire drogues qu’il soit, qu’il prive son expérimentateur du libre arbitre et qu’il faudrait tout faire pour luter contre. Mais je trouve injuste que vous la mettiez dans le même sac que le cannabis ou le sexe. 


      Votre façon d’écrire « vieux raleur quand même un peu ironique qui sait comment les autres devraient vivre » m’étouffe. Ca manque d’air.

    • George L. ZETER George L. ZETER 9 juillet 2018 18:08

      @bibou1324

      merci pour votre avis, ce que j’ai voulu faire passer c’est qu’il manque un peu de sentiment dans tout ça, c’est très consumérisme... sinon, une grande partire de ces conneries je les ai faites, c’est pour cela que je peux en parler.
      gz

    • George L. ZETER George L. ZETER 10 juillet 2018 10:17

      @arthes
      merci !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 juillet 2018 18:35

      @George L. ZETER


      Parce que a manque de sentiment ? Mais aussi parce que ça manque de classe, que ça manque de moyens, que ça manque d’imagination, que ça manque de talent pour jouir... et que c’est, hélas, souvent héréditaire, par génétique ET complété par apprentissage. On a inventé la démocratie pour faire croire que tout le monde peut décider et le ’binge’ pour faire croire que tout le monde peut s’amuser... 

      N’importe quel con de prolo peut s’éclater s’il apprend à trouver son plaisir à vomir sur le trottoir ; c’est une égalité sociale qu’on peut facilement promettre. ... Mais pour avoir un VRAI jouisseur il faut éduquer son grand-père....  « The Prince of Darkness is a gentleman... » Il faut des dégustations de grands crus dès l’enfance, des notions de kamasutras tout jeune, une subtile initiation aux perversions en soi que la société veut inhiber, une indifférence au prix des choses pour ne penser qu’au plaisir qu’elle peuvent donner... Le binge est vulgaire : il est pour les pauvres... Mais il ne faut pas le dire ....

      PJCA


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 juillet 2018 02:10

      @Cadoudal

      Remplacez les 4 litres de vodka par un ballon de Louis XIII et vous serez sur la route du plaisir... IMAGINEZ....

      PJCA

      CORRECTION : Deux (2) ballons de Louis XIII... le plaisir n’est parfait qu’avec une touche de culpabilité.

    • Le421 Le421 9 juillet 2018 16:25
      Il est vrai que dans un pays maigleux qui se ternit et se recroqueville à vue d’œil, ça fait chier de voir les autres trouver un tant soit peu d’amusement.
      Nos anciens, au moins, en 1916 ou en 1943, pouvaient se défouler à ratatiner du boche.
      Cette conne d’Europe, encore elle (au secours l’UPR, aidez-moi !!) nous a fait copains.
      Pourtant, une bonne petite guerre, y’a que ça de vrai !!
      N’est-ce pas ??

      Deuxième degré. Je préviens les tartuffes de service...  smiley


      • George L. ZETER George L. ZETER 9 juillet 2018 18:10

        @Le421
        y auraient-ils des tartuffes sur Agora ??? I am very shocked !


      • Le421 Le421 10 juillet 2018 13:19

        @George L. ZETER

        May be... Sometime !!  smiley


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 juillet 2018 02:00

        @Le421


        Quand on prévient on ne guérit pas...

        PJCA

      • À rebours 9 juillet 2018 23:32
        BHL il a dit que si on n’aime pas les migrants c’est parce qu’il y a un affaiblissement spirituel, une sorte de fragilité intérieure.


        Moi je dis comme BHL. Si on refuse de boire comme des trous et de forniquer dans le vomi c’est qu’il y a un affaiblissement spirituel, une sorte de fragilité intérieure.




        • zygzornifle zygzornifle 10 juillet 2018 09:46

          Je les comprends , quand on ouvre la télé on ne voit que la tronche a Macron portée au nues par l’équipe des médias a Drahi , le foot et les migrants , il y a de quoi se saouler et se déchirer meme les trous en fin de soirée , l’espoir de la jeunesse c’est la beuverie et la drogue et tout cela par la faute des POLITIQUES et ça les arrange bien de les voire a quatre pattes au lieu de déterrer les pavés de Mai 68 , les parents sont des mougeons et les gosses des alcoolos camés quoi de mieux pour diriger sans partager  ....



            • ZenZoe ZenZoe 10 juillet 2018 11:54

              Quand on parle de binge drinking et que je lis amusement et/ou expérience de vie, je voudrais rappeler que c’est quand même un amusement mortel : chutes sous les rails du métro, collision avec des véhicules, bagarres violentes, sans compter le coma éthylique et le décès constaté dans l’ambulance... Plaisir de vivre ou désespoir profond, on peut se poser la question.


              • Le421 Le421 10 juillet 2018 13:21

                @ZenZoe
                Alors que certains braves se tuent en chutant de la charpente, sans même avoir bu la moindre bière...


              • ZenZoe ZenZoe 10 juillet 2018 16:13

                @arthes

                C’est la réponse donnée par l’auteur, est-elle pour autant celle de tous les binge drinkers ?
                Il faudrait leur demander (après avoir attendu qu’ils reprennent leurs esprits imbibés bien sûr !).

              • Jeff Parrot Jeff Parrot 10 juillet 2018 13:25

                mouais, ca toujours existe tout ca, l’alcool, la fete, la drogue, le cul, c’est pas parce qu’on y met le mot « binge » (comme les patates ?) que c’est nouveau.

                Un peu comme le fameux « food truck » qui a remplace le vieux camion a frites ...


                • Macondo Macondo 10 juillet 2018 14:21

                  Bonjour. Ca flaire les key side de Newcastle-upon-Tyne. On entend bien hurler les Filles, il doit être 3h30 a.m. C’est superbement conté. On écoute les relents arriver, on perçoit distinctement les flaques panachées de bile, de nouilles, de frites, de redbull, on s’immiscerait presque entre ces cuisses grasses, blanches, tatouées, offertes, si au moins ça gerbait dans le sens du vent de manière plus classieuse, pas en anglais ...

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