• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Gaïa

Les Origines

« Lovelock est un des rares représentants d’une espèce en voie de disparition, celle des chercheurs indépendants, inféodés à aucun laboratoire, université, entreprise ou autre institution. Il a toujours voulu – et à réussi – à travailler comme un artiste ou un écrivain » (citation de Gérard Blanc Directeur de la revue CoEvolution, Paris, février 1986). En effet selon son propre livre, La terre est un être vivant, Lovelock peine à se qualifier de scientifique. Il se qualifie plutôt de visionnaire.

Né le 26 juillet 1919 à Letchworth en Grande-Bretagne, James Lovelock est considéré comme étant un scientifique, un penseur (philosophe) et un environnementaliste indépendant se spécialisant sur la science de l’atmosphère (wikipédia). Un des travaux majeurs qui lui apporta une certaine notoriété à travers la communauté scientifique du monde est le détecteur de capture électronique. Un appareil permettant de détecter les éléments de certaines substances chimiques.

Grâce à ce capteur, il permit de prendre en compte que des résidus de pesticide se trouvent dans toutes les espèces terrestres « des pingouins de l’Antarctique aux mères qui allaitent leurs enfants » (page 17, La terre est un être vivant). Ses travaux ont permis également de détecter d’autres poisons qui continuent d’affluer dans notre biodiversité et à des endroits qui ne devraient pas. Il a également travaillé sûr, et surveillé, les variations du trou dans la couche d’ozone.

Travaillant pour la NASA dans les années soixante à la recherche d’une manière de découvrir la possible vie sur Mars, Lovelock émit la théorie d’utiliser le principe d’entropie. L’entropie désigne grosso modo une dissipation d’énergie ou chaleur thermique d’un système. Généralement associé au désordre, aux trous noirs, etc. Cette hypothèse se vit ridiculiser par ses pairs. Cette théorie qui resta dans son esprit fit germer petit à petit toute la pertinence de sa thèse GAÏA.

Cette expression ou appellation de GAÏA a été soutenue par l’écrivain William Golding qui expliqua à James Lovelock que GAÏA, en plus d’être évocatrice et suggestive, désigne la déesse de la terre évoquée dans la Grèce antique (Gé). Toute la complexité de cette thèse a été conçue par Lovelock et plusieurs partenaires qui ont de près ou de loin influencé les travaux du philosophe. En vous épargnant tout les composantes et description des éléments qui lui ont apporté cette brillante théorie, il explique comme suit les grandes lignes de ce concept : « Nous avons depuis lors défini Gaïa comme une entité complexe comprenant biosphère terrestre, l’atmosphère, les océans et la terre ; l’ensemble constituant un ensemble de feedback qui recherche un environnement physique et chimique optimal pour la vie sur cette planète » (page 32, La terre est un être vivant). En d’autres mots, la terre, par ses capacités d’adaptation autonome, veillerait au maintien par elle-même de la vie sur la planète. Évidemment, il y a un éventail de détails et d’explications visant à nous démontrer l’origine et l’existence d’une telle affirmation. Dans son livre. Il nous explique que, depuis la nuit des temps c’est à dire depuis la naissance de la terre, celle-ci opère à des changements chimiques qui favorisent une certaine forme de vie sur la planète et que le maintien de certains éléments comme l’hydrogène, le phosphore, l’azote et autres élément permettant la vie, auraient été préservés et soigneusement orchestrés par certaines manifestations de la terre. Un autre terme tout aussi significatif nous permet de mieux comprendre le procédé utilisé par Gaia il s’agit de l’homéostasie. L’homéostasie « est la capacité que peut avoir un système quelconque (ouvert ou fermé) à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures » (Wikipédia). James Lovelock se penche sur ce genre de principe pour évaluer et comprendre comment la terre fait pour régulariser elle-même sa température, etc. Il nous explique également le principe de la cybernétique par tâtonnement et qu’elle rapport il y a avec la terre. « La découverte d’un tel système opérant à une échelle globale et ayant pour objectif l’établissement et la préservation de conditions physiques et chimiques optimum pour la vie, nous apporterait sûrement une preuve convaincante de l’existence de Gaïa » (page 70, La terre est un être vivant). Il explique que la vie dépend de la terre, de l’océan et de l’atmosphère. Ces trois composants agissent comme étant des régulateurs. Ils transforment, véhiculent, soumettent et optimisent chacun de leurs éléments pour obtenir des conditions de vie meilleures et plus adaptées. Gaïa selon lui serait un biote qui organiserait l’ensemble des éléments et provoquerait certains changements en faveur de préserver la vie.

 

L’Homme

L’homme est-il un danger pour Gaïa ou tout simplement pour lui-même ? James Lovelock tend à supposer que cette lutte incessante contre la pollution, la course aux ressources et à la nature est beaucoup plus dommageable pour l’être humain lui-même que pour Gaïa. Gaïa a survécu à d’innombrables situations catastrophiques, notamment la glaciation. Il stipule que la pollution des villes n’est pas un problème en soi parce que la terre elle-même utilise des procédés chimiques semblables pour réguler certains aspects. « il faut se rendre à l’évidence : la pollution est aussi naturelle à Gaïa que le fait de respirer aux hommes et à la plupart des animaux » (page 130, La terre est un être vivant). Notre constat collectif et notre appréhension sur l’environnement proviendraient du fait que détaché de la nature, en ville, notre manque de connectivité avec Gaïa engendrerait, en nous même, un malaise qui nous pousserait à démoniser les résultats de l’urbanisation et ainsi recourir à des mesures qui des fois n’aident tout simplement pas la terre ni l’humanité. « Si le monde dans lequel nous vivons était véritablement sensible à ce type de problème, les déchets industriels ne seraient pas bannis, mais recyclés de manière positive. Promulguer des lois et des décrets dans le but d’interdire de polluer est une réaction négative et non constructive, aussi stupide que si l’on proposait d’interdire à la vache de produire de la bouse » (page 48, La terre est un être vivant).

Plusieurs « Futurologues » ou environnementalistes de type alarmiste projettent des scénarios catastrophes visant à nous faire peur, propageant ainsi des réactions précipitées de notre part. James Lovelock affirme qu’aucun scénario n’a la moindre chance de détruire entièrement la vie sur la planète. Uniquement quelques espèces et la civilisation telle qu’on les connaît peuvent être appelé disparaître ou se voir incommoder. La vie continuerait n’ayant plus aucune couche d’ozone. Un des exemples qu’il apporte dans son livre est l’oxygène lui-même, le carburant qui fournit, à la plus part d’entre nous, la combustion nécessaire pour vivre. Cependant à une certaine époque, voir des centaines de millions d’années antérieurs l’arrivé de cet élément, créé par une forme de vie mutée pour optimiser sa survie, a eu un impact très dévastateur pour la vie des microorganismes présents à cette ère. Le ¾ de la vie a laissé place aux organismes qui résistent à l’oxygène, sur la terre, laissant sur son passage des milliards de cadavres oxydés. L’histoire se répète aujourd’hui encore avec nos nouveaux problèmes. Ce n’est qu’une question d’adaptation. Par ailleurs lors d’une entrevue accordée à la chaîne de télévision CNBC, en 2012, il stipule : « Nous ne savons pas ce que le climat fait. Nous pensions le savoir il y a 20 ans. Cela a conduit à des ouvrages alarmistes, y compris de ma plume, parce que cela semblait clair, mais cela ne s’est pas produit »

Le problème de l’être humain selon lui est dû au fait qu’on a le don d’aller fouiller où on ne devrait pas. Il suggère à l’humanité de se questionner sur l’impact de nos gestes. Avec les recherches et la somme de nos connaissances, nous sommes en mesure de connaître les zones terrestres vitales à la survie de Gaïa. Selon lui ce n’est pas l’urbanisation le problème, ni la pollution, le problème serait plutôt ce qui se passe dans les zones autour de ces aspects. La monoculture intensive et l’aquaculture dans les zones vitales de la terre en sont des exemples. Nous devrions nous éloigner le plus possible de ses zones vitales où se trouvent la plupart des micro-organismes qui maintiennent l’optimisation de la vie telle qu’on la connaît. Un débalancement de ces micro-organismes dans la synergie de Gaïa pourrait avoir des conséquences très désagréables pour notre espèce ainsi que pour la terre qui en réaction pourrait nous donner un « frisson » ou une « fièvre ». En effet selon lui : « il existe peut-être des régions du monde qui sont plus vitales pour Gaïa que d’autre ... » (Page 134, La terre est un être vivant). Il devient donc primordial de faire attention à ne pas perturber ces régions.

Un autre problème, celui où on peut être certain que cela se produira, s’observe par la croissance accélérée de l’humanité. Comment nourrir tous ces habitants naufragés sur le « vaisseau » Gaïa sans altérer son métabolisme primal ? Cet enjeu consiste un plus urgent problème à régler que la pollution engendrée par l’urbanisation de certain secteur. Selon lui la surpopulation et la mal gérance de notre approvisionnement en ressources est entre autres le plus grand problème d’adaptation à surmonter. L’aquaculture du Varech en est un bon exemple, une trop grande population de cette algue fait en sorte de nuire aux autres espèces et les éléments surenchéris dans la nature pourrait déséquilibrer l’équilibre, qui a mis des millions d’années à s’installer. D’autant plus que les fermiers, agriculteurs ou aquaculteurs s’occupent des espèces qui tentent de s’introduire dans leur culture comme étant nuisible et s’en débarrasse comme de la mauvaise herbe. Tous ces gestes ont pour conséquence de freiner les tentatives de Gaïa à rétablir l’ordre. « Qui plus est, même si Gaïa assure la régulation et modifie les conséquences de notre comportement anarchique, nous ne devons pas oublier que la dévastation des écosystèmes tropicaux est susceptible de réduire sa capacité à remplir ce rôle » (page 142, La terre est un être vivant). Il fait également allusion qu’au fur et à mesure que la population augmente notre rôle en tant que régulateur sur Gaïa y augmente aussi. Jusqu’au seuil où nous devrons prendre la relève seule. Il estime le nombre de 10 000 millions d’individus (10 milliards) avant d’être laissés aux commandes du « navire » Gaïa par nous même. Ce qui signifie que l’être humain devra s’occuper des transferts d’élément comme l’énergie solaire et autre interaction entre la biosphère et le maintien de la chaîne de vie.

Il ne faut pas interdire la technologie parce qu’elle pollue il faut au contraire la développer pour pallier à nos problèmes et ainsi aider Gaïa à reprendre un certain contrôle d’elle-même. « Je crois que nous avons plus de chance d’atteindre cet objectif en conservant et en modifiant la technologie qu’en lançant une campagne réactionnaire de retour à la nature » (page 138, La terre est un être vivant).

 

Lovelock , nucléaire et l’avenir de l’écologie

Lovelock, malgré l’avancé de ses théories, malgré tout l’effort qu’il emploie pour convaincre l’humanité que la terre elle-même est vivante, provoque de part et d’autre un sentiment de mécontentement notamment chez les environnementalistes qui l’accusent de fournir des arguments aux pros nucléaires. En effet, Lovelock supporte l’idée que nous devrions utiliser cette ressource adéquatement et sans crainte pour la vie sur la planète. Selon lui nous serions issues d’une explosion nucléaire ; « Le compteur Geiger le plus primitif et le plus démodé confirmera que nous vivons sur les débris d’une vaste explosion nucléaire » (page 36, La terre est un être vivant). Tout cet acharnement octroyé par les environnementalistes à dénigrer cette option qu’est le nucléaire est dû au manque de connaissances sur cette science et à la peur que ceux-ci projettent dans tous les médias. « Les centrales nucléaires ne sont pas des bombes » (Préface écrite par James Lovelock du livre de Bruno Comby, Nucléaire, l’avenir de l’écologie) . Il stipule également : « La tendance actuelle à la dénigration de la technologie tend à faire oublier que la fission nucléaire est un processus naturel » (page 37, La terre un être vivant). Il évoque tout particulièrement que la vie serait apparue dans des conditions radioactives encore pires que ce que les environnementalistes prédisent. Notre tendance, explique-t-il à utiliser des combustibles de type fossile comme le pétrole, le gaz et le charbon sont avérés beaucoup plus dommageables pour les êtres humains et notre civilisation que le nucléaire. Il affirme également que si nous continuons à utiliser ce type d’énergie, au même rythme que maintenant, pourrait avoir des conséquences graves sur notre civilisation. Notamment du au fait que l’effet produit dit de serre dans l’atmosphère peut changer le climat et par conséquent augmenter le niveau de la mer inondant tout les villes s’y trouvant à son niveau.

L’énergie nucléaire n’a pas véritablement de risque pour la vie de Gaïa, il y a des risques surtout pour quelques espèces telles que les humains. Il nous fait observer que la nature résiste particulièrement bien au niveau de radiation élevée continuelle. Par contre, l’urbanisation et l’agglomération d’êtres humains sont fortement affectées par de telles radiations, voire même hautement mortelles. « La campagne autour du réacteur accidenté de Tchernobyl a été évacuée à cause de son haut degré de radiation après l’accident, ce qui rendait la fréquentation de cette zone dangereuse pour les humains, mais cette zone radioactive abrite maintenant une vie sauvage très riche, beaucoup plus riche et diversifié que celle des régions habitées avoisinantes » (Préface écrite par James Lovelock du livre de Bruno Comby, Nucléaire, l’avenir de l’écologie) . Il fait mention également des fameux déchets nucléaires qu’une telle production rejette, suscitant de nombreuses allégations visant à démolir l’efficacité de cette énergie. Elles tentent de nous convaincre que l’entreposage de ces déchets radioactifs, pose certains problèmes et nuisent aux êtres humains. Voici ce qu’il en pense : « Je me demande si, au contraire nous ne ferions pas bien de les utiliser comme gardiens incorruptibles des plus belles régions naturelles sur la Terre. Qui oserait couper les arbres d’une forêt ayant servi de site de stockage pour les déchets radioactifs » (Préface écrite par James Lovelock du livre de Bruno Comby, Nucléaire, l’avenir de l’écologie) ?

Ce n’est pas la vie qui est en danger, mais seulement les espèces appelées « sans importances », dans les quelles nous faisons partie en tant qu’être humain ainsi que les grands végétaux et autres animaux, selon lui, qui seraient touché par de telles catastrophes nucléaires. En 1975 une étude publiée par l’académie nationale des sciences démontre que si la moitié de toutes les bombes nucléaires, environ 10 000 mégatonnes, explosaient lors d’une guerre atomique celles-ci affecteraient faiblement l’écosystème des humains et encore moins la vie elle-même (page 61, La terre est un être vivant).

« J’espère qu’il n’est pas trop tard pour que le monde suive la France, et fasse de l’énergie nucléaire notre principale source d’énergie. Il n’y a pas d’autre solution viable, propre, écologique et économiquement acceptable, à la dangereuse habitude que nous avons pris qui consiste à bruler des combustibles fossiles » (Préface écrite par James Lovelock du livre de Bruno Comby, Nucléaire, l’avenir de l’écologie).

 

Mon analyse et conclusion

Suite à ma lecture de son ouvrage et de ses récentes sorties, je ne peux qu’adhérer et accepter qu’une telle possibilité existe. Il nous relate des faits et des théories scientifiquement acceptable et visuellement observé. Les parallèles que nous donne James Lovelock avec les vieux fondements religieux qu’ils soient catholiques ou mythiques de la Grèce antique sont fort plausibles. Ce sont des principes fondamentaux véhiculés depuis la nuit des temps qui nous sont innés. Adam (l’homme) quittant le paradis(Gaïa) délaissant ainsi sa nature et sa mère pour explorer le monde. Peux être que les dieux ou le dieu n’est quand réalité que Gaïa qui nous fait part de ses inquiétudes ou qu’elle nous guide. Nous sommes probablement des organismes qui aident a régulariser son climat d’une certaine manière qui nous échappent encore. Ce dont nous sommes sûres c’est que nous faisons partie de son immense dessein et que nous façonnons également la planète d’une manière irréversible. Est-ce son choix ?

Peut-être que notre peur de mourir nous amène à survivre de façon inadéquate face à ce que Gaïa nous suggère. Peut-être qu’elle essaie par tout les moyens de nous faciliter la tâche en dépit de nos erreurs. Y parviendra-t-elle si nous allons trop loin dans l’exploitation de ses éléments vitaux ? N’aura-t-elle d’autre choix que de se mettre en mode veille et ainsi de tout recommencer le processus extrêmement lent de sa vision optimale de la vie en se privant de nous ? Ce sont plusieurs réponses qui demeurent sans réponse pour le moment. Par contre, nous devrions peut-être prendre certaines choses en main pour lui faciliter la décision avant qu’il ne soit trop tard. Je ne crois pas pour ce faire que nous devrions nous priver de technologie ni de plaisir polluant il nous suffit de trouver des moyens de les rendre acceptables et de s’en servir au bon endroit. Au lieu de nous concentrer sur ce que nous ne devrions pas faire concentrons-nous plutôt sur ce que nous devrions faire et comment le faire. Assoyons-nous tous ensemble et prenons conscience des intouchables pour perpétuer et assurer la synergie de Gaïa et elle fera le reste. Peut-être que la réponse est dans la science-fiction, l’urbanisation de masse dans les milieux non vitaux de Gaïa et laisser la nature suivre son cours. Elle nous fournira probablement les éléments nécessaires à nos besoins beaucoup plus facilement que si nous nous en occupions parce qu’elle fait ce genre de travail depuis 3.5 milliards d’années.

 

 

Bibliographie :

 

Livre :

La terre est un être vivant. J.E.Lovelock éditions du Rocher 1979, traduction française de Paul Couturiau et Christel Rollinat 1986 et 1990 pour la présente édition.

 

Internet :

Wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Entropie consulté en dernier le 2013-04-01

 

Contrepoints : http://www.contrepoints.org/2012/04/24/80671-le-pere-de-lhypothese-gaia-avoue-que-la-certitude-du-rechauffement-climatique-a-disparu consulté en dernier le 2013-04-01

 

Préface du Professeur James Lovelock au livre « Le nucléaire, avenir de l’écologie ? » de Bruno Comby : http://www.ecolo.org/lovelock/loveprefacefr.htm

 consulté en dernier le 2013-04-01

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

6 réactions à cet article    


  • Hermes Hermes 4 avril 2013 11:43

    Voici une belle arme idéologique pour les grands trusts industriels, et un beau piège de logique circulaire pour les esprits en quête de vision globale. Gaia et new age sont des filets efficaces pour rattrapper le poisson trop aventureux.


    • Gollum Gollum 4 avril 2013 11:44

      Il se qualifie plutôt de visionnaire.


      Pas vraiment. L’idée que la Terre est un organisme vivant est une idée extrêmement vieille. On la trouve notamment chez Plotin dans son traité 28. Et sans doute ailleurs. 

      Promulguer des lois et des décrets dans le but d’interdire de polluer est une réaction négative et non constructive, aussi stupide que si l’on proposait d’interdire à la vache de produire de la bouse »

      Là il n’est pas visionnaire du tout car nos créations polluantes sont le fruit d’un intellect séparé de la Nature et donc contre elle, alors que les bouses des vaches sont le fruit de la Nature. D’ailleurs elles ne polluent pas et se recyclent automatiquement alors que nos tonnes de déchets plastiques se retrouvent par kilos dans les estomacs des baleines, tortues, et pire encore dans le zooplancton, ce qui est une véritable catastrophe.

      James Lovelock affirme qu’aucun scénario n’a la moindre chance de détruire entièrement la vie sur la planète. 

      Là dessus je suis d’accord avec lui on y sera passé avant..

      Il évoque le surpopulation comme étant un problème plus grave. Oui et non. Oui car plus on est nombreux, plus il y a de dégâts collectifs. Non car la Terre pourrait nourrir une population énorme si les gens menaient une vie saine en symbiose avec la Nature. Mais actuellement ce n’est pas le cas.

      L’énergie nucléaire n’a pas véritablement de risque pour la vie de Gaïa, il y a des risques surtout pour quelques espèces telles que les humains.

      D’accord aussi. Mais ce n’est pas une raison pour se tourner vers cette folie.

      Je tiens à préciser ici que la théorie cyclique indienne des Yugas est une théorie de nettoyage de GaÏa par les cataclysmes. L’âge de Fer se caractérisant par une émancipation de l’Homme vis à vis de Dieu et de la Nature il est prévu un terme à cet âge par un grand nettoyage collectif..

      Donc on peut dire quelque part que l’Homme n’est pas vraiment contre-nature. Mais que son côté prométhéen de défi vis à vis des dieux est voulu par les dieux.

      Donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi quand même. Car le but de cet éloignement vis à vis de la Nature et des dieux est d’y retourner volontairement. C’est ce qu’on appelle une conversion ou plus prosaïquement : faire retour..

      Lovelock reste donc un scientifique prométhéen d’Occident. Même s’il intègre dans son paradigme une idée vieille comme le monde, il n’est pas un esprit Traditionnel au sens de Guénon. Et à droit à ce titre à un rejet pur et simple de ma part...

      • Sharkystark Sharkystark 4 avril 2013 16:02

        Il est vrai que le texte peut devenir une certaine arme pour les industriels mal intentionnés. Par contre les propos de ce texte son quand même justifiable. Il ne préconise pas le laissé aller et le bordel mais plutôt la conscience de nos actes. Il est un « anti piège circulaire » bien au contraire..


        • Hermes Hermes 5 avril 2013 15:29

          Bonjour,

          La conscience de nos actions, si elle existait ne nous entrainerait pas vers cette gabegie énergétique. La logique circulaire consiste à justifier l’approche prométhéenne par une idée de conscience « gaiia » qui l’incluerait et la dépasserait et Il n’y a donc pas de nécessité de l’examiner. On ne fait que justifier la non-conscience cumulée de l’ensemble des individus fasciné dans l’approche prométhéenne, qui conduit à cette gabegie. Je rejoins Gollum.

          Les anciens ont mis en évidence la complémentarité du couple prométhée/épiméthée (l’espoir) qui succède à la perte de l’harmonie. C’est le même symbole que la sortie du jardin d’eden. Cela mérite d’être attentivement observé dans la sensation que nous avons de notre présence physique. Cela apparaît aussi très clairement dans cette approche d’ailleurs.

          Si nous voyons cette complémentarité en nous-même, cela nous libère de l’un et de l’autre, en nous réalisant totalement dans le corps-monde en l’instant, en conscience.

          Sinon il n’y aura jamais pleine conscience, et le discours n’aura en réalité aucun sens. La conscience ne sera jamais construite autour de règles d’évitement et de compensations des actions (à part la pseudo conscience des machines). De cette façon on crée des dogmes, des idéologies ou des religions aux concepts illusoires. Et celà sert toujours à justifier un pouvoir, cette hallucination collective, tout en privant les hommes de leur vécu.

          Cdt.


        • pierrot pierrot 4 avril 2013 17:03

          James Lovelock a fait acte de courage en défendant l’énergie nucléaire la plus favorable à l’environnement du fait de l’absence d’émissions d’effluents gazeux (dont les GES, les oxydes acides et hydrocarbures volatils) et du faible risque d’accident, malgré Tchernobyl et Fukushima Daiichi.

          Ce message a été vilipendé par diverses associations obscurantistes se prétendant écologiques.


          • gunter 5 avril 2013 08:28

            Erreur dans l’article. Pas de Pingouin en Antarcique !

            Il ne s’agit pas de pingouins, mais de manchots.
            Les pingouins sont des oiseaux complètement différents puisqu’ils volent.

            L’erreur vient de la traduction depuis l’anglais. Normalement on a :
            Penguin (anglais) = Manchot (fr)
            Razorbill (anglais) = Pingouin (fr)

            Un article à propos de cette confusion (avec notamment des pingouins en plein vol) :
            http://hagagou.wordpress.com/2012/07/02/pingouin-contre-manchot/

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès




https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor