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Accueil du site > Tribune Libre > Il manque un instit, ça n’arrive pas qu’aux autres

Il manque un instit, ça n’arrive pas qu’aux autres

La dissolution de la responsabilité favorise les situations qui ne conviennent à personne. Est-ce l’art de l’éducation nationale pour limiter son budget, ou un fait de société ?

Peut-être, comme moi , n’avez-vous pas encore été dans ce cas, eh oui, une institutrice est en congé maladie depuis mi-novembre à l’école maternelle du chater de Francheville.
Les faits ? Il a fallu deux semaines pour trouver un remplaçant, deux matinées par semaine, qui lui-même a dû prendre un congé maladie après une semaine d’enseignement, puis les enfants ont étés répartis dans plusieurs classes. Ce lundi 18 décembre, l’équipe enseignante prend la décision de ne plus accepter les enfants à la rentrée de janvier en l’absence de remplacement. Le lendemain, une remplaçante est présente... à mi-temps, l’après-midi.

Mais que s’est-il passé, qui doit prendre en charge la situation ? Tout d’abord, pour expliquer les deux premières semaines, la date de fin du congé n’a pas été bien comprise par l’Inspection académique qui aurait compris le 22/11 au lieu du 22/12 (et dans ce cas, pas de remplacant disponible !). Puis il fallait se contenter d’un mi-temps, puis aucun enseignant n’est disponible, puis de nouveau un mi-temps est présent. Mais pour la rentrée, il faut attendre le document officiel de la prolongation du congé maladie pour réenclencher la procédure, même si nous savons déjà que le congé maladie sera renouvelé. Nous serons prioritaires, nous dit-on ! Mais aucune garantie ne peut être donnée.

En résumé, l’école n’a pas de rôle à jouer, l’inspection fait de son mieux du côté administratif : congés maladie et remplaçants disponibles, la responsabilité des parents est identifiée par tous, ils doivent agir pour le retour à une situation "normale".

En limitant la responsabilité de chacun, afin qu’elle soit bien bornée et jugée suffisante par tous, une stratégie peut être mise en place.

Quelle est cette stratégie ? Est-elle celle, affichée, du respect de l’enfant ? Ce qui identifierait le cas de l’école du chater comme un cas particulier, ou plutôt comme les apparences le laissent supposer, une stratégie de limitation trop drastique des coûts ? Dans ce cas, est-ce que l’action entreprise aura pour effet de déplacer un instituteur d’une école moins "mobilisée" vers la nôtre ?

Si nous parlons d’école et d’éducation, nous devons parler de responsabilité globale au sujet des journées de nos enfants. Il faut un interlocteur global qui utilise les moyens de notre époque permettant une réelle réactivité, une présence au Conseil d’école, une transparence sur les moyens mis en place par rapport aux objectifs clairs définis par l’Etat, une centralisation des responsabilités pour l’ensemble de la journée des enfants : école, cantine, garderies, étude, et toute activité couvrant la journée. Difficile à mettre en oeuvre ? Oui, car chacun n’a qu’une part de responsabilité : la mairie, l’enseignant, le directeur, l’inspecteur... mais au bout du compte, que veut-on pour nos enfants ?


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11 réactions à cet article    


  • (---.---.104.75) 20 décembre 2006 14:10

    Le plus intéressant, c’est que pendant ce temps là, des jeunes instit’ sortant tout juste de l’IUFM attendent désespéremment une affectation qui ne vient pas... (étant bien entendu qu’ils sont payés ^^)


    • citoyen inconnu 5 janvier 2007 15:10

      Merci pour vos commentaires. Mon propos est en effet axé sur la gestion des effectifs de remplacement afin d’assurer la présence d’instituteurs et de ne pas surcharger les autres classes pendant les absences. Plutôt que de diviser Instituteurs et parents, je pense qu’il faudrait se rassembler autour de points concrets et communs qui nécessitent des réponses, par exemple pour ce sujet : quel est l’objectif de l’éducation nationnale, quels moyens sont mis en oeuvre pour assurer un nombre suffisant d’instituteurs et combien d’élèves par classe devont nous avoir pour atteindre l’objectif (entre autres ...). Regroupés, peut être aurons nous des prise de position des candidats.


    • troll (---.---.82.128) 20 décembre 2006 14:26

      ah si les profs pouvaient travailler 35 heures par semaine...  smiley


      • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 14:30

        T’es dingue toi, un fonctionnaire passe un concours pour pouvoir glander tout reste de sa vie !

        Espéce d’Ultra-libérale à la solde de BUSH !


      • MrPiment (---.---.4.7) 20 décembre 2006 16:25

        Bien qu’il soit très facile de tout mélanger et de désigner un bouc émissaire (« Sales fainéants de prof ! »), sachez que ces derniers n’ont pas leur mot à dire en ce qui concerne les affectations et les mutations.

        Alors on va vous ressortir le couplet de ces sales grévistes qui ne veulent pas bouger et gnagnagna... Mais la réalité est tout autre.

        C’est l’éducation nationale (ET NON LES PROFS) qui affecte tel ou tel prof à un établissement ; parfois certains habitent à Y sont affectés à la ville X, quand d’autres habitant X sont affectés à Y ; mais c’est encore un autre problème.

        Dans ce cas précis c’est cette même éducation nationale qui n’a pas bien prévu la chose, donc que les profs soient 35h assignés dans leur établissement je ne vois pas le rapport avec le (très juste) problème posé dans cet article.


      • pragma (---.---.195.42) 20 décembre 2006 19:16

        Qui appelez-vous l’Education Nationale ? Le ministre, qui ne fait que passer en essayant d’éviter les peaux de banane, les intello-planqués des ministères, rectorats et autres spécialistes de tout autre chose que de l’enseignement, au courage faible mais à l’inertie infinie, les dirigeants syndicaux, accrochés à leur statut, à leurs avantages annexes et surtout à leur pouvoir vis à vis de la valetaille enseignante ?

        Ces pauvres instits, en plus, sont beaucoup plus malades, de nos jours, que ceux qui officiaient dans les années 50 ! A l’époque, il y avait des directeurs d’établissement qui avaient du pouvoir, qui savaient limiter les absences, organiser des remplacements, quitte à remplacer eux-mêmes, et ce, sans ameuter toute la sainte hiérarchie...


      • MrPiment (---.---.4.3) 21 décembre 2006 11:36

        Je ne défendrais pas les profs qui abusent des absences car j’en ai connus notamment en tant qu’élèves.

        Mais sachez que toute absence nécessite une justification... Selon moi il faudrait peut-être chercher du coté des moyens de contrôle mis en oeuvre pour éviter les abus.

        Les profs ne sont à mon avis pas plus à blâmer que n’importe qui abusant d’une administration ou de son entreprise car il sait qu’il ne sera pas contrôlé (vous ne trichez jamais ?).

        Demandez plutôt pourquoi les profs n’ont le droit à aucune visite médicale durant toute leur carrière... trop couteux ? Les absences ou le suivi de son personnel ?

        Pour ce qui est de « l’éducation nationale » il s’agit évidemment de toute l’administration qui « organise » et fait fonctionner ce ministère.

        Ce que je cherche à vous montrer c’est que le coupable désigné de tous est, dans ce cas de figure, probablement le moins responsable du résultat final.

        Mais comme je l’ai fait remarquer, il est tellement plus simple de prendre tous les maux et de tout mettre sur le dos d’un seul ; l’ouvrier en bout de chaine : ces « fainéants de profs », du coup les autres sont tranquilles et ça les arrange bien. Alors qu’il faudrait peut-être s’intérroger aussi sur l’utilisation des budgets fait par le ministre (moins il y a de profs, plus dur il est de trouver un remplacant et ça ne va pas aller en s’arrangeant de ce coté la), mais aussi tous les autres qui interviennent dans le processus.


      • Frédo45 Frédo45 26 décembre 2006 16:23

        Je suis enseignant et je fais nettement plus de 35 heures. Veuillez parler de ce que vous connaissez plutôt que de vous enfermer dans des préjugés intellectuellement stériles !


      • Frédo45 Frédo45 26 décembre 2006 16:30

        Le problème, c’est que l’institution n’anticipe pas les congés. En début d’année, on ne prend pas en compte la possibilité qu’il y ait des congés-maternité. Or, en ce qui concerne l’école primaire, la majorité des enseignts sont des femmes, qui souvent sont en âge d’avoir des enfants. Résultat, chaque année, à partir du mois de décembre, c’est la pénurie de remplaçant. De plus, il faut savoir que l’école maternelle n’est pas priorotaire en terme de remplacement ! Elle n’est pas obligatoire. Donc, on fixe le nombre de remplaçant en fonction de l’école élémentaire et non pas sur la globalité des enseignants. Ne vous étonnez donc pas que l’on ne remplace pas les maîtres et maîtresses de maternelle. C’est triste, cruel même parfois, hypocrite toujours mais telle est la politique de remplacement dans l’Ecucation Nationale !


      • Frédo45 Frédo45 26 décembre 2006 16:31

        C’est vrai qu’il n’y a que les enseignants qui posent des jours d’arrêt maladie !


      • (---.---.134.185) 22 décembre 2006 10:35

        Je voulais juste rajouter que l’équipe enseignante fait ce qu’elle peut et ne peut pas intervenir auprès de sa hiérarchie. Que l’IEN essaye tant bien que mal de trouver un remplaçant. S’il ne trouve pas, il fait appel à l’IA qui a un « stock » plus important. Mais que dans tous les cas, c’est au ressort des parents de trouver des solutions dans cette organisation qu’ils doivent apprendre à comprendre et à gérer. Parents : si vous voulez que vos enfants puissent aller à l’école, BOUGEZ-VOUS ! Voici le message que l’on vient de me donner, moi parent. Bonne journée à tous.

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