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Il y a...

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Mes élèves utilisent sans arrêt l'expression : "il y a " et je fais donc la guerre à cette pénurie de vocabulaire et d'expressivité, à ce mépris de la langue, à ce refus de rechercher des mots adaptés : l'expression revient invariablement sous leur stylo...et à leur esprit et ce, aussi bien à l'écrit qu'à l'oral.

 
Pour combattre cette pauvreté dans le vocabulaire, je m'acharne à leur donner des synonymes, des équivalents pour une même phrase : il faut à tout prix éviter "il y a "...et surtout en éviter la répétition 5 ou 6 fois dans une même page...

 
Mais le combat n'est pas gagné car l'expression revient inlassablement, une sorte d'habitude, de réflexe auquel les élèves ont des difficultés à échapper...Le réflexe ! C'est bien là le problème ! Souvent, il a remplacé la réflexion, la recherche attentive d'un vocabulaire choisi et approprié.
 
Souvent, il s'impose dans nos sociétés où les images nous envahissent, défilent à toute allure, où la lecture n'est plus à la mode.

 
Comment s'étonner, dès lors, de la pauvreté, de l'indigence même du vocabulaire chez de nombreux élèves ? Il suffit de voir les élèves travailler en classe lors d' un devoir : certains ignorent l'usage du brouillon qui permet, justement, de corriger les fautes, d'affiner la pensée, de la structurer...
 
Certains ne maîtrisant pas le vocabulaire sont voués au néologisme ou plutôt au barbarisme : "noircitude, inconfortatabilité", j'en passe et des meilleures...Si le langage s'appauvrit, la pensée risque de s'appauvrir aussi, le langage permettant d'exprimer les idées, de les partager...

 
Je sais que mon combat sera long et difficile : dès le début de l'année, j'ai voulu montrer aux élèves l'importance de la lecture, du mot juste, de l'expression bien adaptée.
 
Mais je rencontre encore bien des résistances face à la lecture, j'ai bien des difficultés à concurrencer le portable, les médias...Lire une centaine de pages relève de l'exploit de la part de certains élèves, si bien que l'expression en pâtit et l'absence d'expressivité perdure...
 
L'expression "il y a " répétée n'est qu'un exemple, ce qu'il faut surtout redouter, c'est la phrase bancale, mal construite, incompréhensible... Et là, le travail est plus ardu, la lutte plus que jamais indispensable et difficile.

 
Quand s'ajoute à la misère du vocabulaire, celle de la syntaxe et de la grammaire, il faut mettre les bouchées doubles, il faut, sans cesse, veiller à donner des conseils, engager la lutte contre le réflexe, montrer tout l'intérêt d'une page bien écrite, avec des mots choisis.

 
Il faut souligner le plaisir de l'écriture, le bonheur de se faire comprendre, de communiquer ses idées, ses sentiments...Heureusement, la littérature offre de nombreux exemples de pages bien écrites, outils précieux que l'on peut analyser en détails...

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-il-y-a-115442042.html

 


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76 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 28 septembre 16:23

    Bonjour, rosemar

    « et surtout en éviter la répétition 5 ou 6 fois dans une même page »

    Vous êtes hostile aux anaphores ? smiley


    J’aime bien « noircitude ». Je ne vois pas dans ce mot  qui n’est pas forcément un « barbarisme »  un synonyme de « noirceur » ’(autrement dit une triviale référence à la couleur noire), mais, de manière plus puissante, la peinture imagée du rejet que l’on peut avoir du dévoiement d’une pensée, d’une philosophie ou d’une religion. Exemple : « La noircitude du dogme des Talibans ». 



    • Fergus Fergus 28 septembre 16:42

      @ rosemar

      A vous lire, doit-on conclure que vous rejetez le terme de « négritude » créé par Césaire et Senghor pour qualifier un mouvement littéraire avant de passer comme concept dans le langage courant ? 


    • rosemar rosemar 28 septembre 17:25

      @Fergus

      Dans les copies, il ne s’agit pas d’une anaphore, mais d’un défaut de vocabulaire...
      Quant au mot « noircitude », il n’existe pas... 


    • rosemar rosemar 28 septembre 17:34

      @Fergus

      Ne confondons pas néologisme et barbarisme...


    • Fergus Fergus 28 septembre 20:46

      @ rosemar

      Si je vous comprends bien, quand c’est Senghor qui crée un nouveau mot, c’est un « néologisme ». Quand c’est un anonyme, c’est un « barbarisme ». Belle ouverture d’esprit !


    • rosemar rosemar 28 septembre 21:32

      @Fergus

      Enfin, si tout le monde se met à créer des néologismes, il n’y a plus de langue commune... vous comprenez ça ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 septembre 21:56

      @Fergus
      Cancelled Fergus. verboten négritude. Épicétout.


    • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 22:10

      @rosemar

      c’ est exactement le contraire ,c ’ est quand une langue cesse d’ inventer , de se renouveller qu’ elle se fait bouffer par les langues concurentes , et tombe en desuetude avant de finir langue morte que persone et surtout pas les « gardien academique » ne sait prononcer corectement ...

      Non seulement on la confisque , on la confine , on l’ empoisonne de mot etranger , mais on lui coupe son soutient populaire , ce qui aboutit a une langue morte tresor mal gerer de quelque initiée pleurnichar ..

      Mais pourquoi on parle plus francais SNIFFF...
      ben voila tu sait pourquoi ...

      自問してみてください
      (Jimon shite mite kudasai)

       smiley


    • rosemar rosemar 28 septembre 23:13

      @༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄
      Bien sûr, une langue doit être inventive, mais on ne peut créer sans cesse des mots qui n’existent pas... ce qui peut nuire à la compréhension...

      Exemples de barbarismes :

      « Barbarisme
      Le barbarisme est une erreur par altération de mot ou de sens. Il peut être lexical, par exemple quand on emploie :

      * aréoport au lieu de aéroport
      * dilemne au lieu de dilemme
      * enduire en erreur au lieu de induire en erreur
      * enligner au lieu de aligner
      * rénumération au lieu de rémunération
      * tête d’oreiller au lieu de taie d’oreiller
      Le barbarisme peut aussi être grammatical, notamment si l’on conjugue ainsi certains verbes :

      * ils acquériront au lieu de ils acquerront
      * elle envoira au lieu de elle enverra
      * ils jousent au lieu de ils jouent
      * elle mourrira au lieu de elle mourra
      * elles sontaient au lieu de elles étaient »


    • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 23:48

      @rosemar

      ce qui nuit a la compréhension ce sont surtout les homonymes sceau , seau et sot .
      ou encore une évolution dissymétrique des mots de la même famille d’une langue .
      ex ... baston devient bâton , qui devient baton , alors que le verbe bastonner est encore usité bien que désuet , et que bâtonner est la règle , mais que batonner est une faute , y a comme un métro de retard .

      Tout ces mots , modifié par l’ usage n’ ont rien de barbare , ce sont des évolution naturelle et spontané , qui ont justement construit la langue actuelle sinon nous parlerions encore comme francois villon , rabelais , nostradamus ou joachim du belay ...

      Quand on est dyslexique , et dysorthographique , ce genre d’ incohrence ne fait que nous degouter un bon momet du francais , au lieu de nous y faire prendre plaisir .

      On y revient ensuite sur le tard , ou pas ... c’ est ainsi que les monstre orthographique comme moi naisse au coin du feu au fond de la classe ...

      Les anglais ou les japonais n’ ont pas ce probleme car il distingue netement la langue « populaire » de la langue « soigné » ... Somme nous plus bête qu’ eux ?

      A voir comment la francophonie disparait peut a peut , je croit vraiment qu’ on se trompe de route , et que la maitrise de la phonetique pourrais preserver bien mieux notre langue litteraire et toute ses finesse , au lieu de la laisser se faire bouffer par ses concurent .

      mais c ’est un avais qui n’ engage que moi .


    • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 23:52

      @rosemar

      je reprend l’ exemple du dessus 

      自問してみてください
      (Jimon shite mite kudasai)=interroger vous 

      s’ ecrit tres bien じもん して みて ください et sera accepter partout dans la vie de tout les jours mais paraitra ridicule sur un kakemono ...


    • Fergus Fergus 29 septembre 09:20

      Bonjour, rosemar

      « si tout le monde se met à créer des néologismes, il n’y a plus de langue commune »

      Ce que vous écrivez est assez largement faux. En réalité, vous confondez « barbarisme » et « néologisme » !

      Le premier est la déformation d’un mot existant pour désigner la même chose.

      Le second vise, sur une base lexicale commune, à désigner autre chose. C’est le cas du mot « négritude » que j’ai cité plus haut.

      Qui plus est, j’adhère à ce qu’a écrit un intervenant plus haut : la langue est appelée à évoluer sans cesse, et c’est le plus souvent l’usage qui impose l’évolution du vocabulaire. 


    • rosemar rosemar 29 septembre 09:33

      @Fergus

      C’est ainsi que le mot « noircitude » est un barbarisme : il a été employé à la place du nom « noirceur »...


    • Fergus Fergus 29 septembre 09:40

      @ rosemar

      Dans le cas de cet élève, sans doute, mais ce serait différent s’il avait été employé dans le cas que j’ai évoqué.


    • Fergus Fergus 29 septembre 09:42

      J’ajoute à cela que certains « barbarismes » d’aujourd’hui sont appelés à être approuvés demain par les académiciens. 


    • marmor 29 septembre 11:11

      @༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄
      C’est bien de donner des leçons sur la langue, mais il faut aussi savoir l’écrire.... 10 fautes d’orthographe sur trois lignes. On dit « c’est de l’inattention », ouais mais avant de l’enrichir il vaut mieux savoir l’écrire, c’est peut-être ça qui fait sa valeur......


    • Ruut Ruut 29 septembre 12:33

      @rosemar
      Vous devriez faire la guerre au fameux « on ».

      Mais peut être est ce trop difficile....


    • Gasty Gasty 29 septembre 13:37

      @rosemar

      « Le barbarisme est une erreur par altération de mot ou de sens. Il peut être lexical, par exemple quand on emploie : »

      Le poteau rose.

      Ça c’est Coluche, et il en a fait pas mal qui sont dans le vocabulaire d’aujourd’hui.

      Quel barbare !


    • mmbbb 29 septembre 20:28

      @rosemar «  noircitude  » j apprécie aussi « bravitude » 


    • rosemar rosemar 29 septembre 22:59

      @mmbbb

      à la façon de Ségolène...


    • yakafokon 30 septembre 08:23

      @Fergus
      Le seul mot qui existe dans le dictionnaire, c’est négritude.
      Noircitude est une pure invention intellectuelle de ceux qui ignorent d’où vient le mot nègre, qui vient tout simplement de negro ( noir en espagnol ) et qui n’a rien de péjoratif ( on dit bien black aux Etats-Unis, c’est-à-dire noir en anglais ).
      Mais dans un pays comme la France, où un sémite est obligatoirement un juif, il ne faut s’étonner de rien !
      Bernard Pivot aurait actuellement beaucoup de mal à trouver un français qui soit capable de remplir une page A4, sans faire une centaine de fautes !
      Et pour les talibans, on pourrait dire tout simplement  : « la noirceur du dogme des talibans », sans être obligé d’inventer un mot pour faire joli !


    • yakafokon 30 septembre 08:29

      @Fergus
      Le mot négritude est dans le dictionnaire, parce qu’il est passé dans le langage courant.
      Le mot noircitude n’existe pas ( il est souligné en rouge dans mon correcteur automatique ), car l’Académie Française veille au grain.
      Le jour où un dictionnaire l’acceptera, vous nous tiendrez au courant, j’espère !


    • yakafokon 30 septembre 08:38

      @༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄
      En France au Moyen-Age, on mettait ses écus dans une petite bourse en cuir qu’on appelait un bouget.
      Les anglais nous ont piqué ce mot, qui est devenu budget chez-eux.
      Et nous l’avons repris aux anglais en le francisant ( sans la prononciation anglaise ), et il désigne maintenant une somme d’argent, et non plus un porte-monnaie.


    • SilentArrow 28 septembre 16:30

      @rosemar

      « Il y a », ce n’est pas un gallicisme ?


      • Fergus Fergus 28 septembre 16:38

        Bonjour, SilentArrow

        Ilya est surtout un prénom russe.
        L’expression française a été, par un chemin linguistique mystérieux, héritée de ce prénom rapporté en 1812 par les grognards survivants de la désastreuse campagne napoléonienne.
        Cela dit, vous n’êtes pas obligé de me croire. smiley


      • SilentArrow 28 septembre 16:49

        @Fergus

        Oui, il y a Ilya Prigogine.


      • eau-pression eau-pression 28 septembre 20:35

        @SilentArrow

        Chez Rosemar
        Ilyan Amar
        se marre
        puis se barre au bar


      • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 29 septembre 15:21

        @SilentArrow

        t’ as raison c’ est bien un galliscisme , de forme idiotique ...


      • Albert123 28 septembre 16:52

        « Je sais que mon combat sera long et difficile »


        en fait il est perdu d’avance pour la masse qui compose le bétail et déjà gagné depuis un bail pour la minorité qui peut encore prétendre au statut d’Humain.


        il n’y a rien a espérer pour tous ceux qui considèrent que réflechir c’est barbant, qu’intellectualiser c’est chiant et qu’utiliser plus de 300 mots de vocabulaire c’est faire preuve d’arrogance.

        vis avis des veaux j’attend juste de voir quand il vont se décider à arroser les champs de culture avec du soda pour clore le sujet, je pense que je ne vais plus attendre très longtemps.


        • tashrin 28 septembre 17:04

          @Albert123
          vis avis des veaux j’attend juste de voir quand il vont se décider à arroser les champs de culture avec du soda pour clore le sujet, je pense que je ne vais plus attendre très longtemps.
          J’aime la réf
          On y est déjà depuis longtemps... 


        • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 22:17

          @Albert123

          mais oui fufu , tu t’ est pas trop fait escroquer pour ta nouvelle carte video ...
          Tu devrais peut etre la flasher pour la remetre en ROOT smiley


        • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 28 septembre 18:33

          C’est vré ça !

          y’a pas que il y a dans la vie !

           y’ a aussi le ciel , y’a le soleil et y’a la mer ♫ ♪


          • troletbuse troletbuse 28 septembre 18:40

            @Armand Griffard de la Sourdière
            Bien sur, « y’a » est l’expression courante plus courte à écrire et plus rapide.à dire.
            Ex : Y’a plein d’articles rosemardesques qui sont nuls"


          • Decouz 28 septembre 19:11

            vous même abusez du « on » au début des phrases.


            • rosemar rosemar 28 septembre 21:34

              @Decouz

              Dans cet article ??


            • Decouz 28 septembre 21:38

              @rosemar
              non, dans des articles précédents, à l’oral c’est plus difficile, mais je dois dire qu’en général je ne l’ai pas constaté chez des professeurs de français.



            • Decouz 28 septembre 19:30

              Et il est fréquent que les profs aient des tics de langage, des phrases ou des tournures qui reviennent fréquemment, vite repérées par les élèves.


              • troletbuse troletbuse 28 septembre 19:37

                Avez vous écrit à Vanessa Paradis qui exagère

                https://www.youtube.com/watch?v=hm7z_NCCZWk

                Ainsi qu"à François Deguelt. Ah trop tard

                https://www.youtube.com/watch?v=mQnU8CD5R4I


                • rosemar rosemar 28 septembre 21:34

                  @troletbuse

                  Ce sont des chansons, donc des poèmes avec ce procédé : l’anaphore...


                • troletbuse troletbuse 28 septembre 21:41

                  @rosemar
                  Ah, dommage que « analphore » n’existe pas, je saurais à qui l’appliquer.  smiley


                • Moi ex-adhérent 28 septembre 20:24

                  « il y a » des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie .....

                  Et puis « il y a » ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot .... Victor Hugo

                  « il y a » certainement des gens heureux de vivre ....Emile Zola

                  « il y a » des gens qui augmentent votre solitude en venant la troubler... Sacha Guitry

                  N’empêchez pas vos élèves de devenir, peut-être, des références littéraires, à cause de règles trop personnelles. SVP


                  • rosemar rosemar 28 septembre 21:33

                    @Moi ex-adhérent

                    C’est la répétition inlassable de la même expression qui pose problème !


                  • troletbuse troletbuse 28 septembre 21:37

                    @rosemar
                    Et si vou remplacez « il y a » par « il existe », ce sera répétitif de la même façon. Faut tout vous apprendre à vous !


                  • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 22:15

                    @rosemar

                    C’est la répétition inlassable de la même expression qui pose problème !

                    Ouep un peut comme le charcutage recurant de beau poeme en gutuarale , labiale , etc... sans meme prendre la peine de faire une veritable analyse phonetique avec la notation idoine ...

                  • rosemar rosemar 28 septembre 22:15

                    @troletbuse

                    En effet, c’est pourquoi, il convient de trouver d’autres verbes pour varier l’expression. Par exemple, dans une description...


                  • troletbuse troletbuse 28 septembre 22:23

                    @rosemar
                    Ben, allez-y.
                    Je vous en ai donné un. Il y a un deuxième : il est
                    https://www.dictionnaire-synonyme.com/synonyme-il-y-a
                    A vous !  smiley


                  • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 22:38

                    @troletbuse

                    • Indique que quelque chose, quelqu’un existe, se trouve, est quelque part : Y a-t-il quelqu’un ici ?
                    • <=> quelqun est t’ il present en ces lieux ?( elegance desuete )
                    • Indique la mesure, la somme, le nombre, etc. : 
                    • Il y a deux kilomètres d’ici à la gare.
                    • <=> il faudra parcourir deux kilometres , d’ ici a la garre ( precision technique et geographique )

                    • Indique le temps écoulé d’un moment passé au moment pris pour référence : Il y a trois mois que je ne l’ai pas vu.
                    • <=> depuis trois mois il se fait rare , il as du s’ inscrire au abonés absent ( version comique )
                    • Indique la nécessité : Il y a intérêt à agir vite. Il y a urgence.
                    • <=>l’ urgence est la , agissons sans delai ...(volontarisme )
                    • adv il y a une grande différence.
                    • on peut noter une grande difference — analytique 


                    ca tue au test EOR , 80% de perte sous le feu enemie de la langue francaise 


                  • rosemar rosemar 28 septembre 23:07

                    @troletbuse

                    C’est en contexte qu’il faut donner des exemples...

                    Voici une description de l’automne, avec différents verbes :

                    http://rosemar.over-blog.com/2015/09/l-automne-est-la-flamboyant-et-superbe.html


                  • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 22:12

                    Y a pas a dire , vous auriez du continuez sur ’l article "eau macdo , vous aviez une bonne note pour une fois ...

                    Moyenne : 1.67/5 (12 votes)


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 septembre 22:26

                      Bon , j’avoue...je pige que dalle question syntaxe ... M’en suis pris des baffes genre Aita t’es un gland...Mais bon .


                      • reptile ༄REPTILE༄MODE༄CYRUS༄ 28 septembre 22:32

                        @Aita Pea Pea

                        ha pas de honte a prendre la paraphrase pour l’ ordre de saut des parachutiste ...


                      • mursili mursili 28 septembre 22:31

                        Il y a du vrai dans ce que vous dites mais il y a aussi un usage poétique qu’on peut faire de cette expression comme dans ce poème d’Apollinaire que vous connaissez forcément :

                        Il y a

                         Il y a un vaisseau qui a emporté ma bien-aimée
                         Il y a dans le ciel six saucisses et la nuit venant on dirait des asticots dont naîtraient les étoiles
                         Il y a un sous-marin ennemi qui en voulait à mon amour
                         Il y a mille petits sapins brisés par les éclats d’obus autour de moi
                         Il y a un fantassin qui passe aveuglé par les gaz asphyxiants
                         Il y a que nous avons tout haché dans les boyaux de Nietzsche de Gœthe et de Cologne
                         Il y a que je languis après une lettre qui tarde
                         Il y a dans mon porte-cartes plusieurs photos de mon amour
                         Il y a les prisonniers qui passent la mine inquiète
                         Il y a une batterie dont les servants s’agitent autour des pièces
                         Il y a le vaguemestre qui arrive au trot par le chemin de l’Arbreisolé
                          Il y a dit-on un espion qui rôde par ici invisible comme l’horizondont il s’est indignement revêtu et avec quoi il se confond
                         Il y a dressé comme un lys le buste de mon amour
                         Il y a un capitaine qui attend avec anxiété les communications de laT.S.F. sur l’Atlantique
                         Il y a à minuit des soldats qui scient des planches pour les cercueils
                         Il y a des femmes qui demandent du maïs à grands cris devant unChrist sanglant à Mexico
                         Il y a le Gulf Stream qui est si tiède et si bienfaisant
                         Il y a un cimetière plein de croix à 5 kilomètres
                         Il y a des croix partout de-ci de-là
                         Il y a des figues de Barbarie sur ces cactus en Algérie
                         Il y a les longues mains souples de mon amour
                         Il y a un encrier que j’avais fait dans une fusée de 15 centimètreset qu’on n’a pas laissé partir
                         Il y a ma selle exposée à la pluie
                         Il y a les fleuves qui ne remontent pas leur cours
                         Il y a l’amour qui m’entraîne avec douceur
                         Il y avait un prisonnier boche qui portait sa mitrailleuse sur son dos
                         Il y a des hommes dans le monde qui n’ont jamais été à la guerre
                         Il y a des Hindous qui regardent avec étonnement les campagnes occidentales
                         Ils pensent avec mélancolie à ceux dont ils se demandent s’ils les reverront
                         Car on a poussé très loin durant cette guerre l’art de l’invisibilité


                        • rosemar rosemar 28 septembre 23:08

                          @mursili

                          Dans ce cas, il s’agit d’une anaphore, procédé poétique...


                        • chantecler chantecler 29 septembre 05:56

                          @rosemar
                          Ils doivent se régaler vos élèves ...
                          Au fait vous en avez combien ?


                        • SilentArrow 29 septembre 07:20

                          @rosemar

                          Vous êtes en retenue rosemar. Vous me conjuguerez le verbe anaphorer 100 fois au plus-que-présent du définitif.


                        • Aristide Aristide 29 septembre 08:24

                          Voilà donc que vous soulignez assez justement des défauts dans l’expression. Comment ne pas vous accorder cela ?

                          Il me semble tout de même que l’expression doit être précédée de la structuration du propos, ce que bêtement mes anciens profs nommaient « le plan ». Sans vouloir vous faire de peine, je constate à chacun de vos articles l’absence complète de structure. Leur lecture devient difficile, le détail précède le général, la solution est formulée avant l’exposé du problème, les conclusions sont établies avant le constat, ...

                          Si vous avez entièrement raison sur la forme qui nuit au fond, il me semble que vous démontrez ici par TOUT vos articles que l’absence de structure aussi ...


                          • Aristide Aristide 29 septembre 08:25

                            @Aristide
                            oups TOUS


                          • rosemar rosemar 29 septembre 09:20

                            @Aristide

                            Quelle mauvaise foi ! Relisez cet article !


                          • Aristide Aristide 29 septembre 11:46

                            @rosemar

                            Mauvaise foi ? Le constat est parsemée tout le long de l’article, les causes sont aussi éparpillées, l’ article est ponctué de réflexion non étayée, des affirmations qui tombent comme une sentence, des lieux communs sur l’image, la médiocrité des élèves, la minorité qui devient la règle. Des imprécisions, quelle classe ou quel âge ? Ces « certains » élèves", quelle part ? 

                            11 paragraphes !!! Pour un article d’une page !!! Allons, il ne s’agit pas de rédiger un mémoire, mais tout de même un minimum de structuration de vos articles ne nuirait pas à leur lecture ....


                          • wagos wagos 29 septembre 10:54

                            Si j’avais su j’aurai pas venu !


                            • Fergus Fergus 29 septembre 11:26

                              Bonjour, wagos

                              « Si j’avos su, j’aros resté garchon », comme chantait en picard le regretté Raoul (lien).


                            • Taverne Taverne 29 septembre 16:35

                              En poésie, jamais de « il y a ». Mais dans la chanson, voici le plus joli « il y a »

                              Il y a du linge étendu sur la terrasse
                              Et c’est joli
                              On dirait le Sud
                              Le temps dure longtemps
                              Et la vie sûrement
                              Plus d’un million d’années
                              Et toujours en été
                              .

                              Nino Ferrer. La classe, non ?


                              • rosemar rosemar 29 septembre 23:03

                                @Taverne

                                MERCI pour le rappel de cette chanson !
                                http://rosemar.over-blog.com/article-le-sud-114695353.html


                              • Carls 29 septembre 16:53

                                Je ne comprends même pas ce dont vous parlez.

                                « Il y a » est une locution parfaitement acceptable. Le problème n’est pas la locution en elle-même mais sa répétition éventuelle.

                                Il en va de même pour tant d’autres locutions que, je le répète, je ne comprends pas la nécessité de votre propos. Il y a (pardon) tellement de choses plus insupportables.

                                Si j’en juge par votre texte, vous ne maîtrisez pas les règles de la dactylographie concernant les espaces avant ou après les points, les virgules... Personne n’est parfait.


                                • Taverne Taverne 29 septembre 16:56

                                  « Il y a » de la noircitude...

                                  Pour se risquer dans le « il y a » en poésie, il faut être suprêmement talentueux et audacieux. Quelqu’un a cité une exception signée Guillaume Apollinaire ci-dessus. Voici pour la « noircitude » un poème d’Aimé Césaire :

                                  il y a des volcans qui se meurent
                                  il y a des volcans qui demeurent
                                  il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent
                                  il y a des volcans fous
                                  il y a des volcans ivres à la dérive
                                  il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent
                                  il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps
                                  véritables chiens de la mer
                                  il y a des volcans qui se voilent la face
                                  toujours dans les nuages
                                  il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués
                                  dont on peut palper la poche galactique
                                  il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments
                                  à la gloire des peuples disparus
                                  il y a des volcans vigilants
                                  des volcans qui aboient
                                  montant la garde au seuil du
                                  Kraal des peuples endormis
                                  il y a des volcans fantasques qui apparaissent
                                  et disparaissent
                                  (ce sont jeux lémuriens)
                                  il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres
                                  les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés
                                  et dont de nuit les rancunes se construisent
                                  il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure
                                  exacte de l’antique déchirure.


                                  • Le421... Résistant Le421... Résistant 29 septembre 17:19

                                    Dans une conversation, comptez le nombre de « en fait » et « du coup »...

                                    Vous allez en tomber de cul, « il y a » certitude !!

                                    Notez qu’à midi, la présentatrice du jeu télé à deux balles qui a remplacé Nagui m’a appris que Cahors était dans le Lot et Garonne.

                                    Comme disait Coluche : Quand on ne sait pas, on ferme sa gueu...  !!!


                                    • rosemar rosemar 29 septembre 23:12

                                      @Le421... Résistant

                                      Dans mon article, j’évoque l’écrit qui devrait permettre une concentration...


                                    • PascalDemoriane 29 septembre 17:57

                                      Le constat des carences littéraires tendancielles des jeunes est un thème exploré et attesté par des professeurs de lettres ou parents sérieux depuis des lustres : oui, l’école est bien malade !
                                      Quand on lit cet article d’une « enseignante », autre sorte de bipède scolaire prolixe de banalités, on a l’impression d’en voir plutôt une des causes que l’esquisse d’une solution  :
                                      Absence de constats circonstanciés, d’exemples typés, de témoignage de stratégie corrective éventuelle réussie, approches anecdotiques de banalités sans analyse… donc mépris pour le lecteur qui s’y attarde constatant que le problème (passionant à mon sens) n’est ni posé ni traité, lacunes apparentes de l’autrice en psychologie et en linguistique, a fortiori en psycho-linguistique. Donc mauvaise note, Madame ! Et si on formait les « enseignants » ? C’est comme rédiger des articles construits, c’est un vrai métier !

                                      Certains parlent ici pompeusement d’anaphore sans tenir compte de la polysémie du mot qui n’est pas que stylistique, passant à côté de l’essentiel que peut révéler l’abus signalé du « il y a »... abus qui questionne d’abord le pédagogue « en guerre » (je cite) et ses méthodes.
                                      Pas rassurant pour les enfants tous cela !


                                      • rosemar rosemar 29 septembre 23:06

                                        @PascalDemoriane

                                        Non, je n’ai pas écrit une thèse sur le sujet... mais un article !
                                        Ne confondons pas tout !


                                      • Jean Keim Jean Keim 29 septembre 19:10

                                        Néanmoins le français, contrairement à l’anglais, est un peu coincé, avec comme exemple le mot impermanent, il est largement utilisé dans la philosophie bouddhiste – tout ce que nos sens peuvent percevoir est impermanent – mais absent des dictionnaires académiques, et pourtant il ne choque en rien la sémantique.


                                        • yakafokon 30 septembre 08:02

                                          Hélas, il n’y a plus que les africains francophones et les canadiens du Québec qui s’expriment dans un français à peu près correct !

                                          Quand j’entend un politicien nous dire : « la situation sanitaire est relativement sécure, ça me fait bondir, car il existe un mot français, et l’on n’est pas obligé d’employer un mot » grand-breton «  !

                                          On dit simplement : » la situation est sûre " !

                                          Quand on maîtrise aussi mal la langue de Shakespeare que les français, ce n’est pas la peine d’en rajouter, sinon on sombre dans le ridicule !


                                          • monde indien monde indien 30 septembre 09:08

                                            Quand on parle ou quand on écrit , qu ’ on dessine , qu ’ on s ’ exprime , la manière dont on dit les choses est 1000 fois moins importante que ce qu ’ on dit . Il y a même des gens , des écrivains ou des artistes qui s ’ expriment très très très bien , avec une technique époustouflante , mais qui n ’ ont rien à dire et sont parfaitement chiants . Ce « il y a » est-ce vraiment très important ?

                                            J ’ ai été instit. en primaire et j ’ ai toujours beaucoup aimé faire écrire les enfants .

                                            Dans l ’ écriture il y a deux aspects de base , très importants .

                                            Il s ’ agit  :

                                            1/ de l ’ expression , où nous désirons dire quelque chose qui nous est cher . Ici nous devons que les enfants ont des choses à dire qui leur sont chères et importantes . Nous devons leur offrir la faveur de les dire .

                                            2/ de la communication . La communication , même orale , n ’ est pas chose facile ( même nous adultes en savons quelque chose ) . Nous devons en tenir compte dans l ’ expression écrite avec les enfants . La communication présuppose le respect . Mais même ainsi elle n ’ est pas toujours possible . Et pourtant elle opère parfois pour notre + grand bien-être . C ’ est cela que nous devons montrer aux enfants , et ils le comprennent très bien .

                                            Nous devons encourager les enfants à exprimer ce qui leur est cher , sachant que l ’ autre leur doit le respect . Et nous devons les encourager à communiquer , sachant que l ’ autre ne les comprendra pas forcément mais qu ’ il les respectera ici aussi .

                                            Quand les enfants ont découvert ça , presque tout le travail a été fait . Le vocabulaire , l ’ orthographe , la grammaire , la conjugaison ( qui pourrait être 1000 fois simplifiée ) alors les enfants s ’ y attellent de bon cœur .

                                            ( références : « Pour le plaisir d ’ écrire » d ’ Alex Clérino ; Méthode d ’ apprentissage de la lecture au CP , par Micheline Dumas , édition Nathan )


                                            Bien amicalement et bon courage ,


                                            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 30 septembre 09:31

                                              @monde indien
                                               
                                               ’’, la manière dont on dit les choses est 1000 fois moins importante que ce qu ’ on dit’’
                                               
                                              > Outre que c’est faux sinon ça se saurait les menteurs n’auraient jamais fait fortune , la manière dont on dit les choses relève aujourd’hui de la technologie.
                                               
                                               
                                              « Medium is message » expliqué par McLuhan« Un jour de 1964, répondant à un critique qui n’avait pas aimé son livre, Marshall McLuhan lui déclara que “ce n’est pas parce que nous serons tous interconnectés dans une conscience globale grâce à des ordinateurs portables gros comme des prothèses audio que je pense que c’est une bonne chose” ». .

                                               
                                              Le message, c’est le médium : « en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium sur l’individu ou sur la société dépendent du changement d’échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie. »


                                            • monde indien monde indien 3 octobre 20:22

                                              @Francis, agnotologue /
                                              moi rien comprendre à ce que tu racontes en fait d ’ histoire de médium
                                              Quand je dis : t ’ es con , c ’ est pas pareil que quand je dis , t ’ es super .
                                              C ’ est ce que j ’ appelle le contenu du message ( ce qu ’ on dit est + important que la manière dont on le dit ) .. Ici je dis deux choses très différentes , et peu importe la manière dont je les dis .
                                              C ’ est ce que les linguistes appellent la différence entre le signifiant et le signifié .


                                            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 octobre 21:01

                                              @monde indien
                                               
                                               j’avais lu  ’’, la manière dont on dit les choses est 1000 PLUS importante que ce qu ’ on dit’’ parce que j’ai déjà eu cette discussion avec quelqu’un qui disait ça.
                                               
                                              Bon, ceci dit, 1000 fois ça me parait un peu exagéré.

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