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Accueil du site > Tribune Libre > Information ou désinformation : « Capital » dérape ?

Information ou désinformation : « Capital » dérape ?

Un article récent paru dans le magazine « Capital » contient nombre d’informations erronées, des contre-vérités, et apparaît aux yeux du connaisseur comme un splendide exemple de manipulation de l’information. Décryptage.

"Capital", dans son numéro de juin 2007, présente un article sur la fonction publique. Le numéro s’ouvre sur un éditorial acerbe de l’éditeur, Jean-Joël Gurviez. Pas de chiffres, pas de statistiques explicites, mais des assertions qui ne reflètent ni la complexité de la fonction publique, ni sa diversité. Citation : « Frappée d’une variante rare de l’éléphantiasis, notre fonction publique a enflé, enflé, au point d’employer aujourd’hui plus d’un actif sur cinq, un record dans le monde développé  ». Outre le fait que le nombre d’agents de l’Etat n’est ni un gage d’économie saine, ni celui d’une économie tiers-mondiste, l’édito oublie de signaler que les effectifs ont en réalité dégonflé depuis 2002. Ainsi, 29.000 emplois ont été supprimés en 2006 [2]. Il oublie aussi de dire que l’Allemagne compte un très large secteur public, employant 4 000 000 de personnes contre 5 100 000 environ en France [3]...

Autre assertion avec laquelle tout le monde peut être d’accord, cette fonction publique est importante en termes de nombre d’employés, mais « sans pour autant nous offrir en échange des services impeccables, loin s’en faut ». Certes ! Encore faut-il évaluer ces résultats en regards des moyens de fonctionnement dont elle dispose, et se rappeler que, dans nombre de secteurs, cette fonction publique n’a pas démérité. L’OMS classe ainsi la France au premier rang mondial pour la qualité de ses hôpitaux et de son service de santé [4]. N’oublions pas non plus que de nombreux succès technologiques ont été mis en place par des entreprises qui appartenaient au secteur public, même si elle ont été vendues au secteur privé ultérieurement, du TGV à la fourniture d’électricité...

On pourrait croire que l’édito se voulait accrocheur et exagérait le trait pour mieux interpeller. Il n’en est rien ! Dans le dossier consacré au secteur public, le ton se fait encore plus désagréable, et le propos hésite entre le partisan et l’erroné. On lit ainsi, sous la plume de Sandrine Trouvelot [5] : "Dossier fonctionnaire : le temps de travail est souvent inférieur à celui du privé". Bien sûr, peu d’éléments sont donnés pour étayer ce propos dans le détail, et ceux qui sont donnés sont tendancieux, voire diffamatoires. Exemple : « mais des aiguilleurs du ciel aux profs de fac, beaucoup coincent la bulle avec une redoutable efficacité... ».

Voyons cependant les quelques chiffres présentés : « Les 56 000 enseignants-chercheurs de l’Hexagone sont encore mieux lotis. Qu’ils soient profs des universités ou maîtres de conférences, il ne sont légalement tenus d’assurer que 128 heures de cours magistraux par an... soit une moyenne de quatre heures hebdomadaires pendant les périodes scolaires. En théorie, ces enseignants devraient consacrer pas loin de 20 heures par semaine à des travaux de recherche. Mais, comme ils n’ont aucun compte à rendre à personne à ce sujet, beaucoup d’entre eux se contentent du strict minimum [...] En outre, les profs de fac ont la chance de bénéficier de tous les congés payés universitaires, soit plus d’une vingtaine de semaines de liberté par an ». Sur l’obligation légale de cours, celle-ci est de 128 heures de cours magistraux par an, soit 192 heures de travaux dirigés. Cette charge de travail parait faible et pourtant elle reste très supérieure à celle des assistants professeurs d’autres pays, USA en tête ! De plus, il faut y ajouter les préparations de cours (parfois un jour à deux journées de travail pour une heure de cours), la préparation des examens, leur surveillance, leur correction, les réunions pédagogiques, les réunions de commissions, etc. Ceci ne concerne-t-il encore que la partie enseignement. L’article minore en effet les activités de recherche de ces personnels, au motif qu’ils ne sont pas évalués. C’est totalement faux. L’évaluation de la recherche avait été abordée dans un article précédent d’Avox [6]. Dans le cas des enseignants-chercheurs, leur carrière est évaluée sur leur parcours de chercheur, et peu sur le parcours d’enseignant. Autant dire qu’il faut mettre le paquet sur la recherche, et que l’on est loin des vingt heures théoriques évoquées dans le « dossier » de "Capital". En tant que chercheurs, les professeurs et maîtres de conférences doivent soumettre leur travail « à l’expertise des pairs avant diffusion, le plus souvent au travers de publications scientifiques. Ces évaluations sont le plus souvent internationales et ne constituent en aucun cas des formalités, bien au contraire » [6]. Les demandes de crédits, les rapports d’activité sur demande sont aussi légion. Ces démarches peuvent représenter plus d’un mois de travail par an... Il faut également encadrer les étudiants en licence, mastère ou en thèse au laboratoire, se rendre aux congrès à l’étranger, etc. De fait, les semaines des enseignants-chercheurs ne ressemblent pas plus aux semaines de quelques heures séparées par de très longues vacances que décrit l’article, qu’un petit pois ne ressemble à une locomotive ! La quasi-totalité des enseignants chercheurs interrogés par Avox ont indiqué ne pas pouvoir prendre la totalité de leur congés. « Si je faisais cela, je serais scientifiquement mort » dit même l’un d’entre eux. Nous sommes donc, dans la réalité, bien loin de la caricature infamante proposée par "Capital".

Les informations publiées ci-dessus sont facilement accessibles et non protégées. Les professeurs de faculté ou les maîtres de conférences sont disponibles pour exposer leurs conditions de travail. "Capital" ne semble pas avoir jugé bon d’effectuer un minimum des démarches de vérifications. Il faut dès lors s’interroger sur les motivations du journal. Est-ce par « paresse journalistique »  ? Gênant quand on se veut « le premier magazine économique européen par sa diffusion et par son audience [...] Ce succès s’explique par sa double personnalité : aussi sérieux qu’un économique doit l’être  » [7]... Si c’est cela être sérieux en économie, il devient facile de comprendre pourquoi, le monde va mal ! Alors est-ce pour ramer dans le sens du courant ? Pour désinformer ? Cela est malheureusement tout à fait possible, d’autant que se mettent en place - sans véritable concertation et durant les vacances - des projets de réforme susceptibles d’affecter durablement l’université et les unités de recherches. Qui veut noyer son enseignant l’accuse de fainéantise, en quelque sorte. Mais ne nous y trompons pas, à quelques jours des élections législatives, l’attaque est dirigée au-delà de l’université, contre l’ensemble de la fonction publique, un des derniers bastions antilibéraux et un des derniers gages d’un minimum de traitement égalitaire des citoyens.

Références

[1] source Prisma Presse -

http://www.prisma-presse.com/contenu_editorial/pages/groupe/gj.php

[2] Source Boursorama -

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=4244356

[3] Source Lesechos.fr -

http://www.lesechos.fr/regions/atlas/atlas_02_05_2004.htm

[4] Source Organisation mondiale de la santé ; Voir par exemple :

http://www.medcost.fr/html/economie_sante_eco/eco_070700.htm

[5] Capital, numéro 189 - Juin 2007

[6] Chercheur en France : une vue de l’intérieur du système -

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23790

[7] Ce magazine est le premier magazine économique européen par sa diffusion et par son audience, en progression constante depuis trois ans. Il appartient au groupe Prisma Press, lui-même filiale française de Gruner et Jahr, dont le siège est à Hambourg, et qui édite plus de 285 magazines et quotidiens dans vingt pays [1]. Gruner et Jahr est détenu par deux actionnaires principaux, le groupe Bertelsmann (75%) et le groupe Jahr (25,1 %). Voir :

http://www.prisma-presse.com/contenu_editorial/pages/magazines/mag/capital.php


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36 réactions à cet article    


  • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 8 juin 2007 14:56

    L’auteur ne manque pas d’humour quand il dit que l’Allemagne a globalement autant de fonctionnaires que nous. Reprenons ses chiffres. 4 millions pour 82.6 millions d’habitants contre 5,1 et 63 millions en France. Si nous avions le même ratio en France nous n’aurions que ... 3.05 millions de fonctionnaires, soit tout de même 2 millions de moins !!!! Et l’Allemagne n’a pas la réputation d’être sous-administrée.

    Sera-t-il possible de faire admettre un jour aux défenseurs acharnés du service public à la française que : 1- Pour pouvoir réorienter la dépense publique vers des dépenses indispensables (recherche, enseignement supérieur etc...) il faut d’abord supprimer les dépenses inutiles, rationnaliser celles qui le sont et évaluer régulièrement l’intérêt des dépenses engagées. Bref GERER. Il y a ainsi bientôt plus de fonctionnaires au ministère de l’Agriculture que d’agriculteurs ... et toutes les décisions sont prises par Bruxelles, par d’autres fonctionnaires. Ces exemples sont multipliables à l’infini. 2- Tous ceux qui refusent absolument toute rationalisation des dépenses inutiles interdisent concrètement le redéploiement de la dépense publique vers les secteurs indispensables. Ce sont donc ceux qui prétendent défendre le service public qui le laisse mourir à petit feu.

    Tous nos voisins européens se sont réformés, et en ont tiré profit. Pourquoi serions-nous condamner à échouer ?


    • bozz bozz 8 juin 2007 15:14

      c’est assez simple parce que nous avons des vers dans le fruit ! 4 candidats alter-tout aux elections suprêmes, des millions de personnes qui ne votent que pour conserver les « avantages acquis » (moi je dirai séquestrés par certains au détrimens de tous les autres)

      bref la france est inréformable sans passer par une vraie révolution (c’est un comble, non ?), la machine ne souhaite pas se réformer, elle s’auto-entretient en espérant que cela tiendras jusqu’à la retraite (les autres pfff, ils n’ont qu’a passer le concours !)


    • Jamir 8 juin 2007 17:27

      Bonjour je suis thésard. En quoi ce blabla politique sur les réformes nécessaires justifie-il la désinformation ? Capital ment. Désinforme. De façon honteuse et partisane. Point barre à la ligne. Il se rend coupable de diffamation. Votre commentaire semble laisser entendre que pour le bien de la réforme, masquer la vérité, insulter un des corps de la fonction publique le plus sous pression et soumis à production de résultats, qui fournissent un travail de cadre sup. sous payé, bah, ce n’est pas bien grave, hein ? Un gros mensonge pour le bien de la politique, c’est bien normal, hein ?


    • bozz bozz 8 juin 2007 19:03

      vous êtes thésard et alors ? quel rapport ? passez votre thèse et sachez que je ne répondais pas à l’auteur mais au commentateur (personne ne vous a dit comment comprendre un fil pendant votre dea ? pardon master2)

      « Votre commentaire semble laisser entendre que pour le bien de la réforme, masquer la vérité, insulter un des corps de la fonction publique le plus sous pression et soumis à production de résultats, qui fournissent un travail de cadre sup. sous payé, bah, ce n’est pas bien grave, hein ? Un gros mensonge pour le bien de la politique, c’est bien normal, hein ? »

      hehehe mon pauvre petit, demande à ton directeur de thèse ce qu’il pense réellement de son travail administratif, du pourquoi il doit remplir 4 exemplaires du fascicule machin vert mais pas bleu pour le moindre achat ridicule dans le labo. etc...

      je connais parfaitement la recherche pour en faire moi même mon grand, je connais très bien le système pour la bonne raison que j’y suis depuis plus longtemps que toi ! alors mon propos était qu’il n’y a aucune réforme possible car la machine refuse de se réformer, as-tu regardé un peu l’effet de la LOLF sur l’université ? allez toi le thésard qui donne des leçons d’autorité (c’est comme cela que l’on dit chez les grands !) n’as-tu pas vu que les termes d’objectif et de notation étaient incompréhensibles (ou plutôt incongrus) il y a même eu des grèves de certains car c’était « au bon vouloir du responsable », mais non tu n’as rien vu tu avais quelques modules d’école doctorale à valider peut-être... pourtant dans la lolf on parle d’efficacité (et non de rentabilité) de service au public (et pas l’inverse !)

      mais ces notions sont encore lointaines pour toi, ce n’est pas grave mais un conseil apprends à lire avant de crier !

      (tu peux lire les articles de texier qui t’expliqueront un peu tout ça : http://agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=16974)


    • mat 8 juin 2007 21:40

      bozz..Il faut aussi apprendre à lire. Je ne vois pas en quoi les papiers administratifs pénibles a remplir pour un achat de labo justifient le fait que capital titre « PROFESSEUR DES UNIVERSITÉS : ILS BOSSENT 4 HEURES PAR SEMAINE » Explique moi le rapport ? C’est n’importequoi et c’est de ça dont Jamir parle. Idem pour la lolf, elle peut bien parler d’efficacité et non de rentabilité, en quoi cela justifie t-il plus ce titre de Capital ?

      Bref commentaire à l’emporte pièce et donc sans intérêt...


    • debonsens 9 juin 2007 10:44

      @stephane guezenec—l’exemple de l’allemagne c’est vrai n’est pas judicieux .l’auteur aurait du prendre pour exemple le danemark. l’emploi public dans ce pays represente 36,9% de l’ensemble des emplois ; en france 19,36% fonctionnaires compris


    • debonsens 9 juin 2007 11:06

      j’ai oublie la reference du site ou l’on peut trouver ces renseignements—http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm—


    • debonsens 9 juin 2007 11:20

      je ne comprends pas la refence ne c’est pas affiche en entier --- http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm ---


    • Argentomaouss Argentomaouss 9 juin 2007 11:24

      Vous dites qu’il faut « GERER ».

      D’accord avec vous. La première chose à faire serait de rembourser la dette ou au moins la diminuer. Le problème actuel c’est que notre gouvernement diminue les recettes par divers cadeaux fiscaux. Autant de fonds qui ne seront plus disponibles pour diminuer notre dette commune...

      Réorienter les dépenses vers les secteurs indispensables ? Comment les déterminer ? Parlez aux gens des petits villages qui ont encore leur école ils vous diront qu’elle leur est indispensable ; pourtant vous employez un institeur pour une quinzaine d’élèves quand, dans les grandes villes, les classes de 35 élèves sont légion.

      Vous parlez aussi de l’Europe ; mais qui peut dire exactement combien elle nous coûte ? A quand un impôt européen payé en conscience, clairement identifié : soit sur notre avis d’imposition, soit sur nos fiches de paie, soit sur nos factures par un taux de TVA (c’est tellement moins douloureux) spécifique ?


    • IP115 9 juin 2007 11:30

      @Stephane Guezenec

      Excellent commentaire qui en quelques lignes renvoie tous ces fonctionnaires à leur petits privilèges, leurs syndicats et les partis qui vont avec ... smiley

      n’oublions pas le coût extravagant de l’administration fiscale, l’administration la plus coûteuse et la plus inefficace au monde ... sur laquelle plusieurs ministres se sont déjà cassés les dents à vouloir la réformer ... smiley


    • arkhel 8 juin 2007 15:21

      Pour répondre à Stephane guezenec : oui, il y a des aberrations au niveau de la gestion des ressources dans le service public... Cependant, l’article paru dans capital ne met pas en évidence ce fait, mais plutôt la paresse des fonctionnaires.

      Le fait est que beaucoup de comportements limites pourraient être interdits, cependant, l’article de Mme Trouvelot n’en cite pratiquement aucun. Elle se focalise sur le fait que les fonctionnaires ont trop de vacances. Or, si certaines personnes abusent du système, ce n’est en aucun cas la majorité, comme cet article le laisse supposer.

      Pour abonder dans le sens de Ronny, je vais continuer sur l’exemple des professeurs d’université (et des maitres de conférences bien sûr). Mme Trouvelot pense que leur travail de recherche est négligeable, parce que, soit disant, il n’est pas soumis à vérifications... Etrangement, on pourrait dire la même chose des journalistes écrivant de tels articles : leur temps de travail effectif est celui pendant lequel ils tapent leur article, puisque personne ne verifie leur sources. Est-ce pour autant le cas ?

      Etant thésard en ce moment, je peux dire que le temps de travail des maitres de conférences et des professeurs pendant lequel ils se consacrent à la recherche avoisine plutôt les 40 heures par semaine que les 20 heures annoncées par capital.

      Bref, les informations de capital semblent erronées, par manque de travail de recherche ;)


      • bozz bozz 8 juin 2007 16:30

        mon cher doctorant tu devrais savoir maintenant que le temps de travail est flexible pour les maîtres de conf et prof. cela dépends avant tout de leur volonté de travailler ou d’avoir d’autres priorités que la recherche !!

        la réalité c’est que certains bossent 80h/semaine, we compris et d’autres sont là en touriste histoire de passer au labo. leur recherche n’étant pas réellement évaluée, l’efficacité de leur travail est peu vérifiable.


      • mat 8 juin 2007 21:51

        La question est de savoir quelles sont les proportions. Je bosse depuis 8 ans en recherche et mes collègues sont en général passionnés : leur travail leur plait et c’est pour ça qu’ils n’hesitent pas a faire beaucoup d’heures : il n’ya pas de secret ! Certes, j’ai aussi croisé quelques maitre de conférence écrasés par le système qui ont ralenti progressivement la recherche : mais combien sont ils ? Est ce louable que de monter en exergue quelques exceptions pour stigmatiser l’ensemble ? Ensuite, est ce intelligent de vouloir a tout prix ecraser ces gens plutot que de comprendre pourquoi ils ont renoncé ? (c’est à la mode en ce moment...)


      • hurlevent 8 juin 2007 15:24

        Merci de m’avoir fait connaitre cet article de Capital. Il est effectivement très intéressant. La population de fonctionnaire est chez nous énorme (5 millions, soit 21% de la pop active) comparée à nos voisins (4,1 millions en Allemagne, soit 15% de la pop active). Quand on connait tous les privilèges qu’ont les fonctionnaires, on comprend le montant exorbitant qu’ils nous coutent.

        J’espère que le gouvernement arrivera à supprimer 1,5 millions de fonctionnaires pour que nous arrivions au même taux que nos voisins Européens.


        • Reinette Reinette 8 juin 2007 16:02

          Comme les puces sur le dos du chien, LES DURS A LA BESOGNE grouillent, galopent , forniquent, se complaisent dans la sueur qui n’est pas la leur.

          LES DURS A LA BESOGNE vantent le travail, la joie du labeur, le dos courbé c’est comme cela qu’ils nous aiment.

          Nous semons, LES DURS A LA BESOGNE récoltent, se gavent de notre travail, de notre savoir-faire.


          • tvargentine.com lerma 8 juin 2007 16:45

            Bien sur que nous devons avoir et défendre un service publique fort et moderne.

            Le problème c’est que le parti socialiste durant ces 20 dernières années à préférer embaucher dans l’administration plutôt que donner de la liberté économique.

            Regardons ces 20 dernières années sur les avantages offerts aux entreprises.

            Si au lieu d’étaler ces avantages sur 20 ans ,ils avaient été accordé de suite,nous n’aurions pas eux des problèmes difficiles de reclassements sur des industries et des régions en friche.

            Les socialistes ont laissé rentrer dans l’administration des gens non motivés par l’administration, mais plutôt par une sécurité d’emploi recherchée.

            Voila pourquoi nous avons une dérive vers le bas du service publique,avec des éléments qui en ont rien à foutre et qui ne rendent pas de « service » et respectent pas le public.

            Sans parler des ces « fonctionnaires » qui bossent en parallèle dans le privé (éducation nationale,policier,gendarme) (cela s’appelle EMPLOI DISSIMULE et FRAUDE FISCALE)

            L’embauche des ces nouveaux fonctionnaires à t-il apporté une richesse aux français ?

            NON,car cela représente un coût supplémentaire sur les citoyens qui travaillent dans le secteur privée et en plus nous avons constaté depuis cette époque (1983) la montée de la misère.

            La modernisation du personnel n’a pas été faite et elle a entrainé de grave dérapage

            Pourquoi aujourd’hui devrais je aller voter socialiste si les dirigeants socialistes ne PENSENT qu’à leurs fonctionnaires et leurs petits privilèges,alors que des travailleurs pauvres vivent dans la rue !

            En l’absence de projet socialiste crédible,j’irais voter socialiste au 1er tour pour tourner la page,mais ne comptez pas sur mon vote pour le 2eme tour


            • mat 8 juin 2007 21:56

              Lerma, en même temps, emploi dissimulé et fraude ficale, c’est de l’escroquerie et donc évidemment condamnable. Est ce que tu suggères que les fonctionnaires sont tous des escrocs ? Sinon, dans quelle proportion ? Est ce que le travail au noir, au hasard dans le batiment- n’est pas plus important ? Dans ce cas, est ce que cela veut dire que tous les employés du privé sont pourris ?


            • Francis, agnotologue JL 8 juin 2007 23:20

              Lerma nous prouve une fois de plus qu’il ne pense rien comme tout le monde, en disant :

              «  »j’irais voter socialiste au 1er tour pour tourner la page,mais ne comptez pas sur mon vote pour le 2eme tour «  »

              Il ne sait donc pas qu’au premier tour on choisit, au deuxième on élimine. Et puis que tout le monde s’en fout de son vote absurde : il vote PS (au 1er tour !!!) et n’a pas assez de temps pour écrire toute sa haine contre ce parti !


            • Leonard R. 8 juin 2007 17:43

              Le sujet des fonctionnaires et du service public est trop passionnel en France pour esperer des réactions et un débat valable. Le probleme soulevé par l’article, c’est plutot le niveau de nullité crasse de ces « journalistes » autoproclamés, qui emballent d’un jargon économiste leurs opinions de café du commerce.


              • Internaute Internaute 8 juin 2007 19:07

                La télé ment. Tout le monde le sait. Il n’y a pas de quoi écrire un article là-dessus.


                • NPM 8 juin 2007 21:55

                  27% de la population active est fonctionnaires ou assimilé, pour un cout de 15% du PIB.

                  C’est un record mondial (sauf corée du nord) et c’est complétement inutile.

                  Le gaspillage est évalué à deux mois de salaire par ans par français, et environ la destruction de deux million de vrais emplois.


                  • anamo 9 juin 2007 07:35

                    Le caractère méprisant et diffamant pour la fonction publique des articles de Capital est indéniable.

                    Il faut aussi considérer que la fonction publique s’arcboute sur des positions qui freinent son évolution vers un meilleur service et une meilleure reconnaissance de ses agents.

                    Il est navrant de constater que le fort taux d’adhésion syndical soit l’origine de l’immobilisme de ces institutions, et non un facteur de PROGRES.

                    L’aricle est intéressant, une réponse tout à fait recevable aux élucubrations de Capital, mais je relève, ce qui peut être un « dérapage » de l’auteur, en guise de conclusion le terme « égalitaire ».

                    Egalité de traitement et Traitement égalitaire sont deux notions très éloignées, épanouissement de l’individu pour l’un, nivellement des objectifs et des moyens pour l’autre.

                    Le syndicalisme devrait être l’une des voies de progrès, jamais évoquées, sinon pour les grèves, les revendications, l’obligation à un recours au service minimum, etc ...


                    • Foudebassan Foudebassan 9 juin 2007 09:34

                      @ Auteur,

                      Quand vous regardez les différents titres du groupe PRISMA Presse (Gala, Voici, Géo, Télé Loisirs, etc.), il n’est pas non plus étonnant de lire de tels articles. Le rôle de Capital n’est pas d’informer, mais de vendre. N’importe quel magazine qui publie un article sur les fonctionnaires fainéant est sûr de vendre.

                      En revanche, pourquoi de vrais « tronches » se retrouvent à enseigner du Word à des licences, pourquoi tout ces coûteux congrès et ces « chercheurs » blasés qui vous font le même exposé depuis des dizaines d’années, pour celui qui le veut peut ne rien faire...

                      Sans parler de ces fameux « chargés de missions », titre bidon pour mission bien souvent totalement virtuelle !


                      • Nuts 9 juin 2007 10:57

                        C’est quand même grave de consacrer autant de pages sur ce genre de choses ! Essayez de supprimer la fonction publique et vous verrez ce que deviendra la France !!!

                        Pour parler de sujets qui fâchent, ne serait-ce pas le but de notre chère Président de ne pas renouveler un poste sur deux dans la fonction publique afin de l’affaiblir et de pouvoir par la suite justifier le pire ? smiley


                        • debonsens 9 juin 2007 11:28

                          un site interressant qui remet les pendules a l’heure--- http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm ---


                          • debonsens 9 juin 2007 15:04

                            moins 1 pour une indication de site ?


                          • vivelecentre 11 juin 2007 07:09

                            - peut etre parce ce que le lien conduit à un article peu objectif .....
                            - peut etre parce que vous avez déjà indiqué 3 fois ce lien.....
                            - peut etre parce que le sujet du lien n’est pas directement le poids de la fonction publique en France et l’interrogation de son efficacité par rapport aux moyens donnés....


                          • idyllique 9 juin 2007 15:47

                            Capital comme les d’autres tirent à boulets rouges sur le FONCTIONNAIRE, comme l’immigré, responsables de nos malheurs, bouc-émissaire des aigris, des frustrés ! Oui, c’est vrai, notre fonction publique est pléthorique ! Non, c’est faux, ne sont pas tous des fénéants ! Oui, c’est vrai ils sont très mal évalués, n’ont aucun intérêt à travailler plus ou mieux (égalitarisme des carrières et rémunérations, coincés dans une grille statutaire) et pourtant la plupart des fonctionnaires avec qui je travaille, aiment leur métier, l’exerce au mieux et les cadres ne sont pas regardant sur leur horaires qu’ils dépassent sans complexe lorsque c’est nécessaire pour faire avancer les dossiers, les projets. Oui, c’est vrai, on multiplie les commissions, les audits, les conseils de, les comités de = un millefeuille ingérable générant du travail mais peu rentable pour la nation et qui coûte cher au contribuable ! Le fameux ROI devra aussi être adopté pour une meilleure gestion comptable des administrations et une optimisation des ressources humaines (reconnaissance des diplômes avec les salaires qui vont avec) reconnaissance des compétences, suppression des primes un pis aller pour récompenser un fonctionnaire et pour compenser la rigidité des statuts, grades). Le service public n’a pas vocation à faire du profit, mais à gérer et optimiser les services de l’Etat à des coûts raisonnables sans chercher systématiquement à avoir toujours plus de financement pour faire tourner son giron ! Quant au temps de travail, dans le privé, je connais bcp de cadres qui coincent la bulle sur internet dans leur bureau entre 18h et 20h30 histoire d’afficher leur statut de « cadre » qui bosse tard le soir et surtout ne rentre chez eux une fois que les enfants sont couchés !


                            • idyllique 9 juin 2007 15:55

                              Ah oui, j’oubliais... pour les envieux du statut de fonctionnaires... passez un concours (juste comme cela pour vous rendre compte du niveau exigé c’est ouvert à tous les français !) et oui, c’est comme pour le loto : 100 % des gagnants ont tenté leur chance, enfin je veux dire les meilleurs pour la FP.

                              10 places à prendre et 5000 candidats se présentent aux épreuves !

                              Donc dire que les fonctionnaires sont des incompétents... là aussi c’est mal les connaître ! Depuis les années 80, les postes sont occupés par des surqualifiés ou surdiplômés.. hélas pas d’ascenseur social au sein de la FP, il faut passer encore et toujours des concours et avec la tendance salutaire de réduire le nombre de fonctionnaires en supprimant les postes...

                              C’est sûr, la perfection n’est pas de ce monde !


                            • Ronny Ronny 9 juin 2007 23:16

                              @ commentateurs

                              Merci pour les commentaires laissés, surtout à ceux qui sont « constructifs ».

                              Quelques lignes pour dire que je connais bien les problèmes de la fonction publique (FP) d’état et que je ne dirai jamais que tout y est rose et qu’il n’y a pas de flémards... En revanche, je connais des instituteurs qui achètent le matériel pédagogique sur leur faible salaire, ou qui continuent à partir en classe de neige ou verte malgré les risques de plus en plus nombreux d’actions en justice en cas de problème, des flics qui achètent les cartouches des imprimantes du bureau parce que les commandes sont bloquées depuis des mois, ou qui utilisent leur téléphone portable en remplacement des radios HS, des infimiers qui achètent leur scope et tensiomètre, des professeurs de fac (bac + 10 !), qui refont la peinture de leur bureau et de leur labo sur leur argent perso, le week end, et lors des congs d’été... Et ceux là sont bien plus nombreux que les tire au flanc, de très loin. Je ne suis d’ailleurs pas sur que les tire au flanc n’existent pas dans le privé !

                              Ce qui m’a fait réagir, c’est justement le cas des prof de facs que je connais bien (sans en être). J’ai donc facilement constaté que les « informations » données étaient « bidon » et racoleuses. Si les mêmes contres-vérites sont énoncées par ailleurs, pour les autres secteurs de la FP dépeints dans capital - ce que je crains - l’article relève rait donc soit de l’incompétence journalistique, soit de la propagande, donc du dérapage ! Dérapage d’autant plus fort qu’il se produit à un moment où l’existence même du pôle public est attaqué, plus d’ailleurs (et à mon avis) pour des raisons idéologiques que pour d’autres raisons.

                              Tout cela baigne dans un climat délétère, dans lequel certains politiques opposent systématiquement les catégories sociales (courageux employés contre chomeurs fainéants, employés passifs contre créateurs d’entreprises, salariés du privé contre privilégiés du public, etc.) au lieu de les rapprocher. Le « dossier » de capital procède de la même logique !

                              Quelques réponses + précises :

                              @Stephane Guezenec « Tous ceux qui refusent absolument toute rationalisation des dépenses inutiles interdisent concrètement le redéploiement de la dépense publique vers les secteurs indispensables. » Point que je n’ai pas critiqué dans mon article et avec lequel je suis bien évidemment d’accord. Simplement, l’évaluation de « l’indispensabilité » n’est pas simple et ne peut se résumer à un calcul du genre 28% de X ou de Y c’est trop. L’exemple de l’Allemagne montre que les nombres d’agents varient, mais qu’à pays comparables, on reste dans le même ordre de grandeur, et pas dans un rapport de 1 à 10 !.

                              @ mat Entièrement d’accord avec votre commentaire. De façon plus large si on veut discuter sérieusement de la FP, il faut le faire sur des bases chiffrées et factuelles saines, et non pas comme le fait capital !

                              Tout à fait d’accord avec votre autre note : Est ce louable que de monter en exergue quelques exceptions pour stigmatiser l’ensemble ? Ensuite, est ce intelligent de vouloir a tout prix ecraser ces gens plutot que de comprendre pourquoi ils ont renoncé ? (c’est à la mode en ce moment...)

                              @Argentomaouss Commentaire pertinent ! Merci.

                              @ par debonsens J’ai choisi l’Allemagne parce que la comparaison avec la France est raisonnable (taille du pays, population, mode de vie, richesse, etc.), et parce que je voulais illuster le problème des ordres de grandeurs. Le DK est un plus petit pays, le secteur public y est effectivement important, et ce qui est intéressant c’est qu’il est cité comme modèle social même par les plus libéraux, précisemment ceux qui sortent leur revolver quand ils entendent le mot fonctionnaires smiley !

                              @ Leonard R. Le sujet des fonctionnaires ... Le probleme soulevé par l’article, c’est plutot le niveau de nullité crasse de ces « journalistes » autoproclamés, qui emballent d’un jargon économiste leurs opinions de café du commerce. Tout à fait d’acord avec votre opinion. Je ne comprends d’ailleurs pas ce qui fait que la FP pose problème. N’y aurait-il pas une part de « jalousie » là dedans ?

                              @ hurlevent Quand on connait tous les privilèges qu’ont les fonctionnaires, on comprend le montant exorbitant qu’ils nous coutent. Vision partiale et partielle. Connaissez vous par exemple les inconvénients de la FP ? Au hasard, les frais engagés jamais remboursés, ou le fait que rares sont les cadres A ou A+ de la FP auxquels on propose un joli paquet pour partir en pre retraite à 57 ou 58 ans... Et si les avantages sont si grands, pourquoi ne pas tenter d’y rentrer ? Savez vous aussi combien d’argent part en « commission » sur les marchés publics, « fraudes » qui finissent dans les poches de certains politiques, intermédaires et industriels véreux ? C’est entre 10 et 15% des commandes de l’état. Aussi avant de jeter la pierre aux tacherons, qui font aussi la France qui se lève tôt pour certains, ou qui travaillent de nuit pour d’autres, merci de penser aux donneurs d’ordre et aux politiques si prompts à donner des leçons aux autres...

                              J’espère que le gouvernement arrivera à supprimer 1,5 millions de fonctionnaires pour que nous arrivions au même taux que nos voisins Européens. Raisonnement comptable qui ne même nulle part si on ne définit pas les missions, et les moyens.

                              @ lerma Sans parler des ces « fonctionnaires » qui bossent en parallèle dans le privé (éducation nationale, policier, gendarme) (cela s’appelle EMPLOI DISSIMULE et FRAUDE FISCALE). Ces cas sont rarissimes. Les policiers que je connais n’ont aucun moyen de faire plus d’heure qu’ils n’en font. L’article de capital moquait le fait que pour 5 minutes de travail faites en plus, c’est une journée de récup. Le problème est que souvent, c’est bien plus de 5 minutes de plus... Ce sera plutôt 2 ou 3 heures, ou parfois des journées de 15 voire 24 heures... Les jours de recup. finnissent par être si nombreux que le flic du niveau lieutenant ou capitaine est obligé d’en faire cadeau à son employeur, c’est à dire l’etat !

                              @ par Foudebassan Quand vous regardez les différents titres du groupe PRISMA Presse (Gala, Voici, Géo, Télé Loisirs, etc.), il n’est pas non plus étonnant de lire de tels articles. Le rôle de Capital n’est pas d’informer, mais de vendre. Merci de m’avoir rappelé ce point important que dans ma grande naiveté j’avais omis de considérer smiley ! L’honnêteté simple du fonctionnaire de base, je présume !

                              @ idyllique D’accord avec presque tous vos commentaires. En particulier avec ceux de la deuxième série. La surqualification est forte effectivement ce qui fait que globalement le coût du personnel de la FP est faible par rapport à ses compétences, contrairement à ce qui est dit par certains commentateurs. J’ai participé à des concours où des bacs + 5 postulaient sur des emplois de catégorie C !!! Mais pourquoi devraient ils se plaindre, ils ont privilégies.


                              • pixel pixel 10 juin 2007 16:47

                                Beaucoup de fonctionnaires votent à gauche,diminuer leur nombre ça va réduire mécaniquement la gauche.


                                • Emile Red Emile Red 11 juin 2007 15:46

                                  Si je comprends votre phrase : diminuer le nombre de fonctionnaires c’est les achever, alors bien entendu il ne voteraient plus...

                                  Après les médisances, les mensonges, le pilori, le Français plus que moyen va redresser la potence en place de grève... oups non pas de grève il est allergique, en place publique... oups non pas publique il va nous faire une crise boutonneuse, bah on n’a qu’à les noyer les fonctionnaires et les politiques aussi tant qu’on y est, après tout ce sont bien eux qui paient les fonctionnaires non et qui dépensent notre pognon à moi que je gagne.


                                • cbgb 11 juin 2007 20:53

                                  Le débat finalement très populaire, et qui est en passe de grimper dans les scores, c’est que les fonctionnaires 1/ ca coute de l’argent et je les paye et 2/ ça n’a rien de bien concret à vendre un fonctionnaires. De ces données simplistes la conclusion simpliste est : ben si ça ne rapporte pas d’argent, c’est que ça ne fait rien. Par ce que pour créer des richesses, c’est bien connu, faut travailler (si j’ai bien compris ???). Mais qu’appelle-t-on richesses ? Les publications totalement incompréhensibles pour une journaliste de Capital sur des sujets qu’ils ne le sont pas moins, ça ne ressemble pas bien à la definition de richesse, dans le dictionnaire Capital . Par ailleurs, il est toujours frustrant de ne pas comprendre et ça fait peur, surtout quand on est une journaliste si intelligente que l’on écrit dans Capital. Et de l’incompréhension à la haine il n’y a qu’un pas. Bon d’accord il y a des exceptions qui confirme la règle, comme Pierre-Gilles de Gennes, lui on l’aime...


                                  • fonctionnaire 11 juin 2007 22:02

                                    Je suis fonctionnaire des impôts et j’ai lu l’article de Capital. J’y ai relevé quelques erreurs :
                                    - le recouvrement de l’impôt est effectué par la DGCP (Direction Générale de la Comptabilité Publique) et non par la DGI, qui le calcule.
                                    - j’ai beau lire et relire ma feuille de paye, je ne trouve nulle part la « prime de fidélité » soi-disant accordée à tous les agents
                                    - les 35 h ? Connait pas. Et pour cause, le minimum imposé est de 36 h 12 pour un temps complet, sans jours RTT. Le nombre de jours de congés est de 32.
                                    - les avantages ? Je paye mes impôts (revenu, taxe foncière et d’habitation) comme tout le monde (enfin ceux qui paient), sans un abattement de plus que ceux auxquels ont droit les non fonctionnaires. En plus, je suis contrôlée tous les trois ans, donc sans aucun risque de fraude.
                                    - les effectifs ? Je travaille dans un service où, quand je suis arrivé il y a quatre ans, nous étions huit. Aujourd’hui, nous sommes cinq, et bientôt quatre en vertu des suppressions de postes
                                    - le salaire ? au bout de 16 ans de bons et loyaux services, je gagne, en tant qu’agent C, à peine 1.500€ nets par mois(pour un temps partiel à 90 %). Effectivement, j’ai une prime de rendement correspondant à un mois de salaire, et la fameuse prime de technicité qui doit bien valoir 1/2 mois. Soit 13 mois 1/2 de salaire. Pas de quoi sauter au plafond non plus.
                                    - le complément familial ? il est de 68 € par mois (pour deux enfants). Et pour 1 enfant, il était de 2,28 € (soit 15 F) il y a 15 ans. Vu la générosité de l’administration pour les revalorisations de tout genre, il n’a pas dû augmenter beaucoup !!!

                                    Alors oui, j’ai la sécurité de l’emploi (plus pour très longtemps je le crains), oui je peux prendre mes congés à peu près quand je veux (sans mettre en péril l’intérêt du service qui reste ouvert toute l’année), oui j’ai les horaires variables (à condition de faire mes heures quand même, soit 38 h par semaine pour moi). Pour tout ça, j’ai passé un concours où effectivement nous sommes 15.000 à nous présenter pour 500 places, où nous ne sommes pas sûrs d’être affecté près de notre foyer (eh oui, on a aussi une vie à part le boulot !), où l’avancement se fait à l’ancienneté et pas au mérite (ça donne aussi des envies de meurtres parfois) et où nous sommes en face de personnes qui ne nous aiment pas, ne se gênent pas pour le dire et auxquelles nous ne pouvons pas répondre que nous les emm...... Ceci dit, si les impôts n’étaient pas là, vous n’auriez ni routes potables, ni hôpitaux, ni écoles, parce que tout le monde profite de la collectivité mais personne ne veut payer ! Encore une chose : au vu de mon salaire mirobolant, je n’ai pas droit à la PPE, ni à l’allocation de rentrée scolaire (qui me coûte aussi cher qu’aux autres), ni aux allocations logement, ni aux bourses scolaires. J’ai le droit de payer et de me taire !!!!!!!!!!


                                    • Mohammed MADJOUR Mohammed 13 juin 2007 20:31

                                      @ Auteur !

                                      Désinformation, bien sûr, érosion des idées et pauvreté du Capital politique français obligent !

                                      Les médias toutes catégories confondues ne font que dissimuler l’information utile et positive d’où la stagnation généralisée parce que les idées font avancer le Monde... Mais les bonnes idées bien sûr, celles qui passent d’un neurone à l’autre sans créer l’inertie mentale et la pollution du cerveau !

                                      La politique de consommation sans modération a fait la promotion de l’estomac au détriment du cerveau d’où les échecs européens dans tous les domaines !

                                      MOHAMMED.


                                      • stefdoul 26 juin 2007 14:58

                                        Bien sur que c’est de la désinformation ! Concernant les profs d’université, je tiens à préciser que nous sommes loin d’être les champions du monde puisque les américains font beaucoup moins d’heures d’enseignements par semaine qu’en France......et comme en France, ils font de la recherche !!!!!! Je trouve assez navrant qu’un journal qui me semblait sérieux puisse laisser paraître ce genre d’« article » ????.." signé par une journaliste qui devrait se rabattre sur des tabloids anglais ! Le seul regret de ce genre d’article, c’est qu’il est quasiment impossible d’y faire une réponse (aussi bien au journal qu’à l’auteur !!!) et que le mal est fait ! Enfin de toute façon le but est clairement affiché « qui veut abattre son chien l’accuse de la rage !! » Stef

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