Injections ARN : analyse du déni
Si vous tenez pour acquis que « sûr et efficace » est au vaccin ARN ce que « s’est arrêté à la frontière » est au nuage de Tchernobyl, une communication de circonstance qui ne résistera pas à l’Histoire, vous vous demandez certainement pourquoi tant de personnes nient l’évidence, et continuent de défendre ces produits.
On n’avait jamais dépensé autant d’argent public pour un procédé qui tient aussi peu ses promesses, avec un tel manque d’évaluation objective et loyale.
Ce n’est pas que les prescripteurs et les clients des injections ARN ne savent pas, ou ne veulent pas savoir, que ces produits sont défaillants, c’est qu’ILS VEULENT ne pas savoir.
Ils ne passent pas à côté de l’information, ils la combattent pour défendre leur intégrité psychique.
Analyse des ressorts psychologiques de ce déni.
- Les promesses produit invalidées par l’expérience produit
Comme ironisait un humoriste : « avant de parler d’effets secondaires, il faudrait déjà qu’il y ait un effet primaire ». Une blague que tout le monde comprend tant l’expérience des consommateurs est en décalage avec les promesses produit.
A l’été 2021, 97% d’efficacité ont été annoncés pour le vaccin Pfizer, ainsi que la maîtrise de la circulation du virus. Il n’en a rien été et personne ne l’ignore, pour l’avoir directement observé.
Puis le mantra « Empêche les formes graves », affirmé sans démonstration à une époque où presque plus personne ne faisait de formes graves, a semblé suffire à la plupart pour justifier une dépense qui affectera les finances publiques pour des décennies.
Du côté de la sécurité, l’incroyable palette d’effets secondaires, dont certains gravissimes, jusqu’à la mort du client, et le grand nombre de personnes impactées, semble être un phénomène transparent, pour lequel aucune évaluation publique n’est menée.
L’ensemble des personnels politiques, administratifs, médicaux, journalistique continuent de promouvoir le vaccin ARN, et une grande part de la population y voit un succès médical ayant sauvé des millions de vies.
Il a suffit d’affirmer « ça marche, c’est scientifique » à une personne qui venait de constater que ça ne marchait pas, pour que celle-ci ait choisi de s’arrimer à cette affirmation.
Pour quelles raisons ?
- La fabrication du déni
Tout d’abord, le citoyen-prospect a eu peur d’être malade, de souffrir, et pour certains de mourir, ainsi que de perdre ou de voir souffrir un proche. Ce sont des peurs très puissantes.
Or, si le vaccin est peu efficace contre la maladie, il l’est contre la peur : une fois que notre prospect s’est fait vacciner et a obtenu que ses proches se vaccinent, il ne sent plus sa peur.
Mais cela ne fonctionne que tant que l’on maintient sa confiance. Si l’on cesse de croire en l’efficacité du produit, la peur réapparait. Et si l’on croit en sa dangerosité, la peur réapparait aussi, déplacée sur le vaccin.
Tant qu’une personne fait le choix de la peur, celle-ci est en permanence prête à jaillir et oriente sa pensée et son action. Cultiver la peur est donc un axe central du marketing des labos, elle amoindrit la lucidité de leurs clients, en amont mais aussi en aval de la vente.
> Premier bénéfice du déni : éviter le retour de la peur.
En second niveau, un autre élément majeur du marketing des vaccins ARN a été la culpabilisation. Ne pas vous faire vacciner peut causer la mort de vos proches, et vos enfants non vaccinés tueront leurs grands parents. Autres axes de culpabilisation : les non vaccinés sont responsables de divers problèmes économiques, et des contraintes sanitaires pesant sur la société.
La culpabilisation, c’est le registre de la faute, donc du bien et du mal.
Or, si accepter de se faire vacciner a permis d’éviter de faire partie des coupables, il est hors de question que la culpabilité ne réapparaisse sous sa forme inversée : culpabilité d’avoir fait le vaccin ARN, ou de l’avoir fait faire à ses proches.
Il faut donc que les vaccins ARN demeurent sûrs et efficaces.
> Second bénéfice du déni : ne pas faire partie des coupables.
En troisième niveau, le marketing des vaccins ARN a reposé sur le chantage. Ne pas se vacciner avait pour conséquence de nombreuses mesures punitives, y compris pour certains la perte de leur emploi.
Or, céder au chantage ne peut se faire sans dommage psychique. Il en ressort une dévalorisation, une blessure d’estime, une colère contre soi-même.
Si l’on s’est laissé imposer un vaccin qui apparaît finalement bénéfique pour tous, cela passe mieux que s’il a été inutile, ou pire, s’il a fait des dégâts.
> Troisième bénéfice du déni : atténuer la douleur d’avoir cédé à la menace.
Le quatrième niveau est l’utilisation faite des qualités des prospects pour les convaincre. La personne qui se vaccine est généreuse, responsable, elle défend la liberté, protège la prospérité. C’est avec le meilleur d’eux-mêmes que beaucoup se sont fait vacciner, pour protéger les autres notamment.
Reconnaître que nos qualités ont été utilisées pour nous manipuler est douloureux.
Si c’est sans autre conséquence que de s’être fait vendre un produit inutile, cela crée une sorte de vide, cela dévalue les qualités mises en oeuvre, mais cela n’est pas très grave.
Mais si cela a fait souffrir, cela salit le meilleur de la personne, utilisé pour faire du mal, ce qui est injuste et profondément déstabilisant.
> Quatrième bénéfice du déni : dissimuler la corruption de ses qualités.
Le cinquième niveau a été celui de l’incitation à juger, mépriser et exclure, soit des chercheurs ou médecins, soit plus généralement les non vaccinés.
Nous avons des élans malveillants, à rabaisser, à blesser. Nous les censurons le plus souvent. Mais quand une autorité nous encourage dans cette direction et valorise cet acte, nous saisissons éventuellement cette occasion avec un mélange de naïveté et de complaisance.
La maltraitance a été encouragée par de nombreuses figures d’autorité, constituant ainsi une expérience de Milgram en population générale.
Certes, il s’agissait d’intimider les récalcitrants pour faire basculer le plus grand nombre de prospects possible. Mais cette action a surtout eu pour but de « mouiller » les clients, comme un gang propose en rite d’entrée de se salir un peu les mains.
Dès lors que, publiquement ou en pensée, on a calomnié ou simplement pris de haut les non vaccinés, il est difficile de revenir sur cette attitude.
> Cinquième bénéfice du déni : dissimuler sa propre indignité.
En sixième niveau, les prescripteurs que sont les médecins, et qu’ont massivement été les journalistes, ont embarqué dans « sûrs et efficaces » leur patientèle et leur audience : ils ont misé à cet endroit leur autorité et leur compétence.
Dans le cas de ces deux métiers, une certaine verticalité dans le rapport à l’autre est de mise, c’est à dire que le médecin et le journaliste sont ceux qui savent mieux, savent avant, et qui expliquent à l’autre, le patient ou le lecteur / auditeur. Ce dernier écoute.
Beaucoup d’humilité et de courage seraient nécessaires pour envisager après cela s’être trompé, il faudrait accepter de descendre de son piédestal, et prendre le risque de perdre une partie de son audience ou patientèle.
C’est une raison pour laquelle les personnes qui souffrent d’effets secondaires se voient nier par leur médecin tout lien avec les vaccins ARN. Cela explique le recours par les journalistes à des catégories aussi simplistes que complotiste et antivax, Car la possibilité que les injections ARN ne soient ni efficaces ni sûres est exclue par l’impossibilité qu’auraient beaucoup de médecins et de journalistes d’affronter cette vérité.
Mais nous sommes tous ce journaliste et ce médecin.
C’est à dire que nous faisons reposer notre estime personnelle et notre identité sur un certain rapport d’autorité et de compétence à l’autre, une certaine place dans le groupe. Et nous sommes tous prescripteurs. Les débats ayant eu lieu dans les familles, les positions prises par les uns et les autres, et le ton sur lequel elles l’ont été, orientent de nombreuses personnes vers le déni.
> Sixième bénéfice du déni : dissimuler la compromission de son autorité, de sa compétence, et de sa place sociale.
En septième niveau, chaque individu est appuyé sur des autorités externes auxquelles il se fie : écoles et universités, académies, autorités professionnelles, organismes de normalisation, institutions publiques, médias, revues professionnelles, pairs, syndicats…
Il est difficile de faire carrière dans une filière donnée si l’on se coupe des autorités de tutelle de cette filière. D’une part parce que l’on vit une forme de contradiction permanente, d’autre part parce que l’on devient la cible d’une coercition.
Ainsi un médecin est contrôlé par ses autorités de tutelle. Il n’a pas beaucoup de marge pour s’en affranchir en parole et en action, et s’il s’en affranchit en pensée, il va dégrader son confort au quotidien.
Plus globalement, chaque individu est appuyé sur sa société, sur le monde qui l’entoure. Et si ces points d’appui se dérobent, de décrédibilisent, qu’ils ne le portent plus, qu’il ne peut plus s’y référencer, il se trouvera en perte de repères, comme étranger en sa propre maison.
Or, lors de la « guerre contre le COVID », ont été mises dans la balance les autorités de la parole d’Etat, de la parole médicale, de la parole scientifique, de la parole médiatique, et celle de nombreux philosophes, artistes, personnalités publiques et religieuses, et ces autorités se sont retrouvées compromises.
Tout le monde n’est pas en mesure d’encaisser une telle perte d’appuis sans tituber.
De ce fait, défendre la version officielle d’une grave menace mortelle, d’une proportionnalité des mesures prises, du remède unique vaccinal et de son efficacité et innocuité, revient pour un individu à défendre la solidité du monde l’entoure.
> Septième bénéfice du déni : maintenir un équilibre avec son environnement professionnel / avec la société.
Plus généralement, ce qui protège l’homme moderne est la parole rationnelle.
La raison technique se positionne entre le citoyen et la famine, la maladie, le chaos, elle arme la modernité qui sans elle se retrouverait nue, sans outil.
La parole rationnelle est ce qui caractérise la compétence.
Durant la période Covid, des argumentations logiques ont été conçues pour acculer le citoyen-prospect à un comportement unique, réarrangeant les choses au fur et à mesure lorsque des contradictions apparaissaient, tissant sans cesse une toile explicative sur un ton comminatoire. C’était ce ton qui assurait parfois seul la cohérence du propos.
Dans la société de consommation, la parole rationnelle est devenue depuis longtemps un outil entre les mains des communicants, des consultants, des script doctors, qui tissent le récit dont le prospect est le héros. Mais durant la période Covid, l’écart entre la réalité vécue et le récit s’est fait trop voyant, les coutures de l’assemblage de mots trop apparentes. La rationalité est devenue un outil de falsification et non de libération.
Or, si la parole rationnelle elle-même s’est retournée contre l’homme moderne, qu’est-ce qui le protège désormais ?
En défendant les vaccins ARN, ce que certains défendent c’est la science, la raison, et en défendant tout cela ce qu’ils défendent c’est leur civilisation.
Les labos ont habilement su présenter l’adoption de leur produit en geste d’adhésion à la modernité, un acte de foi qui protège leurs clients et renvoie leurs détracteurs au moyen âge.
> Huitième bénéfice du déni : dissimuler la décadence de la modernité et son effet anxiogène.
Enfin, en neuvième niveau, certains prospects, au moment de devenir clients, ont vécu un moment de violence.
Il se sont éventuellement fait violence en ne s’écoutant pas. C’est un geste contre soi qui n’est pas neutre, qui fragilise.
Mais plus grave, « Mon corps m’appartient », est apparu durant la période COVID comme une revendication désuète : il appartenait à l’Etat et à l’industrie.
En s’obligeant, au grès d’un consentement manipulé, à un acte de pénétration de leur corps par un procédé tiers, dont l’extrémité injecte une substance possédant son propre programme, certaines personnes ont fait une expérience qu’elles apparentent à un viol.
> Neuvième bénéfice du déni : dissimuler l’appropriation de son corps.
Ainsi, les mécanismes oeuvrant à la construction du déni sont nombreux et puissants.
Le citoyen-client est pris dans une toile d’araignée tissée directement dans son esprit.
Cette toile est accrochée à ses peurs, culpabilités, élans malveillants, et tout aussi bien à son courage, à sa générosité et à sa foi. Cette toile s’est agrippée à ses enjeux d’identité et de place sociale.
« Sûrs et efficaces » préserve donc un certain équilibre, résout des dissonances cognitives.
Nombreux seront-ils à se faire vacciner encore lors de la prochaine crise, car ce geste préservera leur stabilité, et les prémunira de reconnaître les blessures morales auxquelles ils ont déjà consenti.
- La lente sortie du déni
La question est de savoir s’il est souhaitable qu’une prise de conscience généralisée ait lieu rapidement.
Car le déni est une fonction saine et nécessaire, elle nous évite d’affronter des contradictions que nous ne serions pas en mesure de supporter.
Si la réalité devait être soudain reconnue, cela entraînerait en grand nombre :
- des réactions de colère / violence,
- des réactions de dépression / effondrement,
- et la peur des effets secondaires en amplifierait l’impact.
Le temps joue cependant en faveur du dévoilement :
- Les victimes d’effets secondaires et leurs proches sont peu à peu amenés à réfléchir.
- A force d’être utilisés, les mécanismes de la peur, de la culpabilisation, du chantage, et de l’injonction à la maltraitance, deviennent apparents, car chacun le ressent lorsqu’il y succombe et devient plus résilient par la suite.
- Et tôt ou tard, les dissimulation statistiques se dissolvent.
Ainsi, un lent travail s’opère dans la conscience du citoyen-client, au cours duquel les dynamiques psychologiques qui conduisent au déni s’érodent face au réel.
Pour reprendre l’analogie avec le « S’est arrêté à la frontière » du nuage de Tchernobyl, que plus personne ne prend au sérieux aujourd’hui, on oublie qu’il a fallu quinze ans pour que cette construction du discours politique ne se dissolve.
Dans le cas des injections ARN, il faudra aussi du temps pour que l’ensemble de la population sorte de l’hypnose. Et pour beaucoup, ce temps est nécessaire à en sortir sans dégâts. L’abusé défend un temps son abuseur faute de pouvoir regarder la vérité.
Mais plus encore, les années Covid sont le point de bascule d’une civilisation à une autre.
Le marketing fusionné des politiques et des labos définit l’homme comme un objet pouvant être dominé, tandis qu’une civilisation plus consciente apparaît, qui reconnaît en l’homme le sujet : spirituel, autonome, souverain.
Plus le pouvoir en place intensifiera ses mystifications, plus la population basculera.
Le niveau d’adaptation demandé étant élevé, une phase de digestion est à l’oeuvre, un temps de deuil et de régénération qui demande justesse et patience.
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