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Accueil du site > Tribune Libre > Interdiction des manifestations syndicales : La dérive autoritaire (...)

Interdiction des manifestations syndicales : La dérive autoritaire d’un régime à l’agonie

Trop peu d'associations se mobilisent contre ce déni de démocratie qu'est cette interdiction de manifester ;

il faut reconnaître qu'encore ici, la libre pensée est, elle, clairement positionnée :

 

"Isolé, battu, rejeté, méprisé, le pouvoir est à l’agonie. Son projet de loi « Travail » le mal-nommé - il devrait s’appeler « Le Capital » tant il est au service du patronat et de la Finance - est rejeté par les organisations syndicales ouvrières et par l’immense majorité de la population.

Depuis plusieurs mois, le bloc inébranlable de la CGT, de la CGT-FO, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF, de la FIDL, de l’UNL rassemble des millions de manifestants et de grévistes contre cette tentative de destruction du Code du Travail.

Quelle impudence et impudeur d’oser se réclamer de 1936 pour messieurs Hollande, Valls, Berger. Voici ce que disait Edouard Daladier (l’homme qui voulait en finir avec « la semaine des deux dimanches (les 40 Heures) » dans son discours du 21 août 1938 : « Il faut que, sans formalités inutiles, ni discussions interminables, toute entreprise qui en a le besoin puisse disposer des heures nécessaires à son activité et non à un taux prohibitif. » C’est-à-dire le contenu exact de la loi El Khomri. Quoi qu’on puisse penser de lui, Léon Blum n’a rien à faire dans cette galère.

C’est Edouard Daladier, l’homme de Munich, de toutes les trahisons, de tous les reniements, de la remise en cause des acquis sociaux de la grève générale de 1936, qui est le véritable mentor de messieurs Hollande, Valls, Berger. Sous Daladier perçait déjà le régime de Vichy du Maréchal Pétain. On a les parrains qu’on mérite.

Allant encore plus loin dans l’ignominie, Messieurs Hollande et Valls prétendent interdire aux organisations syndicales de manifester. Coup de menton, déclarations martiales, le gouvernement emprunte à l’arsenal répressif et antidémocratique des régimes les plus autoritaires des menaces attentatoires à la démocratie. Ce gouvernement est à la dérive.

Avec l’état d’urgence, sans cesse renouvelé, le droit de manifester a été refusé à la Libre Pensée le 5 décembre 2015. Le gouvernement s’enfonce dans la répression. Il ne contrôle plus rien, sa seule réponse est l’autoritarisme arbitraire. Jusqu’où ira-t-il ?

Il faut stopper ce gouvernement dans sa dérive autoritaire !

Il s’agit de la défense de nos libertés démocratiques !

Le droit d’expression, de réunion, d’association, de manifestation sont des droits fondamentaux dans une démocratie. Les remettre en cause qualifie à eux-seuls la véritable nature du régime qui agonise un peu plus chaque jour.

La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle à l’union la plus large pour défendre les libertés démocratiques.

 

Paris, le 18 juin 2016."

 

Cette déclaration doit être connue et effectivement il faut une unité très large pour faire reculer ce gouvernement ;

le droit de manifester n'a pas à se mendier, il se prend.

Il y a là une nécessité : l'organisation d'une riposte.

Jean François Chalot

 


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53 réactions à cet article    


  • chantecler chantecler 19 juin 2016 18:44

    Merci .
    Rappels indispensables .


    • legrind legrind 19 juin 2016 19:29

      Ce qui est excessif est insignifiant.


      • arnulf arnulf 20 juin 2016 16:45

        @legrind

        Que voulez-vous dire ?


      • Auxi 20 juin 2016 17:49

        @arnulf
        Legrind ne veut rien dire, il a dégotté une citation cent mille fois répétée sur le net et qui ne signifie rien, mais qui a le mérite de masquer l’absence de pensée et d’arguments. Il suffit, très subjectivement, de décréter que quelque chose est « excessif » pour la déclarer « insignifiante ». C’est pratique, ça évite d’avoir à répondre sur le fond.


      • legrind legrind 21 juin 2016 10:01

        @arnulf
        Que Chalot , comme toute une partie de la gauche radicale, extrême gauche délirent sur « les dérives autoritaire régime à l’agonie » comme des lycéens délirent sur le fascisme, alors qu’on a surtout à faire à un exécutif paumé, sur les rotules c’est de bonne guerre même si c’est pathétique, la vérité est qu’en situation d’ État d’urgence il ne devrait même pas y avoir de manifs, de Nuit Debout .
        Valls & Hollande, pour qui je n’ai pas voté, sont responsables s’il y’a un mort, des blessés grave ça sera de leur faute de toutes façons, Martinez se lave les mains de tout tout le temps, toutes ces associations syndicats jouissent de la violence car ils n’ont plus que ça : des manif et la rue pour faire croire qu’ils sont « le peuple », l’année prochaine on verra bien ce qu’ils pèsent réellement puisqu’ils sont « le peuple » Mélenchon sera élu au 1er tour non ? D’ailleurs pourquoi Pierre Laurent ne se présente-t’ il pas ?


      • Samson Samson 19 juin 2016 21:42

         " Messieurs Hollande et Valls prétendent interdire aux organisations syndicales de manifester. Coup de menton, déclarations martiales, le gouvernement emprunte à l’arsenal répressif et antidémocratique des régimes les plus autoritaires des menaces attentatoires à la démocratie.« 

        Comme de toute manière  » TINA« , Manu Le Fourbe appelle de ses vœux - au nom du civisme, du réalisme, du football et de la sainte Compétitivité, ... - l’auto-censure des revendications syndicales !
        Malgré l’état d’urgence, les inondations, l’Euro, le Tour de France et les jérémiades de Pierre Gattaz , la posture de fermeté affichée par l’exécutif ne paye plus : la contestation ne s’essouffle pas et une majorité des Français maintient son rejet de l’inversion de la hiérarchie des normes exigée par l’Union €uropéenne et impliquée par l’article 2 de ce nouveau code.
        Acculé, l’exécutif osera-t-il pousser l’infamie jusqu’à interdire la tenue des prochaines manifestations ??? Même avec le soutien de l’hôte de l’Élysée, j’en doute fort, et d’autant plus que la grogne monte même au sein des forces de l’ordre !
        Toute la question semble maintenant se résumer à savoir si - face à un nouveau recours plus que probable de l’exécutif au 49-3 en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale - le quorum sera enfin atteint pour une motion de censure de »gauche« , soit s’il existe encore dans les rangs $ociali$tes des députés suffisamment honnêtes et »couillus« pour, quitte à braver les diktats d’un appareil gangrené et ouvertement vendu au grand Capital, défendre encore le choix de leurs électeurs.

         »La dérive autoritaire d’un régime à l’agonie« 

        Diagnostic hélas tout aussi implacable qu’aisément extensible à toute la sphère »occidentale" !

        Trop c’est trop, tenez bon ! Tout ce que l’Europe compte encore de démocrates a les yeux rivé sur l’Hexagone et admire l’exemplaire détermination du peuple de France à ne pas se laisser tondre.

        En vous présentant mes cordiales salutations ! smiley


        • Samson Samson 22 juin 2016 14:46

          @Samson
          Et voilà ! Après force musculations, intimidations et menaces, l’exécutif finit, comme il fallait s’y attendre, par baisser son froc !
          Sauf à nous épargner le ridicule de ses rodomontades, pouvait-il sérieusement faire autrement ???
          Reste maintenant à trouver suffisamment de députés « honnêtes » et courageux pour voter la motion de censure qui offrira à Manu le Fourbe le loisir d’enfin se consacrer entièrement aux exploits du Barca (qui, pour rappel, joue maintenant dans une ville emportée par Podemos !)
           smiley smiley smiley


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 juin 2016 23:02

          Le régime à l’agonie ? Vous voulez rire ! 


          Le régime français est en train de se conforter, de se renforcer, de se repositionner et de capitaliser A CAUSE DES HYPOCRITES INTELLECTUELS ET SCIENTIFIQUES qui n’osent pas murmurer leur REFUS !

          L’interdiction des manifestations sera la suite logique de l’état de siège, oui c’est un état de siège qui a assiégé les villes afin d’intimider les populations et de les empêcher de réfléchir mais surtout d’agir !

          Je comprends pourquoi mes articles n’ont pas l’audience qu’il faut et ne provoquent aucun écho, je comprends pourquoi les Français sont bloqués !

          L’indifférence (et même plus ...que l’indifférence) de ceux qui devraient nourrir la contestation doublée par la masse des pseudos qui faussent le dialogue, me fait dire aujourd’hui que Hollande sera reconduit ...

          • Xenozoid 19 juin 2016 23:08

            @Mohammed MADJOUR tu dis...Je comprends pourquoi mes articles n’ont pas l’audience qu’il faut


            a par les chevilles enflées t’a jamais penser a aller dans la rue ?
            et on se demande a quoi l’intellect sert,s’il reste dans sa caverne,la masturbation n’aide pas ,mohammed



          • Raoul-Henri Raoul-Henri 20 juin 2016 00:38

            Monsieur Madjour.
            Les Gaulois ne craignaient qu’une seule chose ; et cela est arrivé : le ciel leur est tombé sur la tête voici vingt siècles. Mais ils vont le remettre à sa place, et pas seulement pour eux-mêmes, n’en doutez pas.

            SMIG


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 20 juin 2016 14:37

            @Xenozoid

            Ton pseudo te va comme une bague, Xénozoidement parlant !!!

            Oui je comprend s bien les Français !

          • Xenozoid 20 juin 2016 17:59

            @Mohammed MADJOUR


            c’est ce que je disait a Neymare,tout n’est que vue d’esprit,au plaisir de vous relire

          • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 20 juin 2016 22:46

            @Mohammed MADJOUR

            Je confirme, François Hollande sera réélu en 2017 (sauf annulation des élections suite à cas de force majeure - c’est le plan B).


          • Rensk Rensk 20 juin 2016 06:53

            Le droit de grève se discute à l’OIT (c’est toujours un sujet de causette dans ce système tripartite de l’OIT)... A savoir actuellement en France le qui le quoi le quand ?

            -

            Il prend désormais part aux décisions d’une organisation internationale qui se distingue par sa gouvernance tripartite, unique dans le système des Nations Unies. Participent ainsi aux discussions et aux décisions de l’Organisation, sur un pied d’égalité, les représentants des gouvernements, des travailleurs, et des employeurs.

            Claude Jeannerot est actuellement Président du Département du Doubs. Ancien vice-président de la commission des affaires sociales du Sénat, il a également occupé différentes fonctions d’encadrement dans le service public de l’emploi en France, autant d’atouts pour la représentation de la France au BIT.

            Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Claude Jeannerot aura l’occasion, dès ce mois de février, de participer à la réunion tripartite d’experts portant sur le du droit de grève et son lien à la convention 87 de l’OIT.


            • Le p’tit Charles 20 juin 2016 10:16
              C’est pourtant par la volonté du peuple que ce gouvernement est en place.. ?
              Faut il comprendre que la gauche est infréquentable actuellement, comme le fut l’UMP juste avant.. ?
              Ou le peuple est peut être incompétent comme la classe politique de la France.. ?
              Pain..gros rouge qui tâche..et foot, sont les fondements de la société actuelle.. ?
              A le changement mon bon..ils le veulent tous..mais en fait ne veulent pas choisir...alors ils reprennent les mêmes et recommence pour un tour...2017 sera la continuité par la volonté du peuple....
              Bon appétit...

              • Vipère Vipère 20 juin 2016 10:56


                Le régime n’est pas à l’agonie, c’est le peuple que l’on fait agoniser !

                Tout les leviers sont actionnés par le pouvoir, pour garder la mainmise sur le peuple et, il enfoncera toutes les portes...


                • Jean de la Beauce Europa Terra Nostra 20 juin 2016 11:06

                  CHALOT : Si vous avez un moment, passez faire un tour près du métro Duroc dans le 15ème, pour examiner les tags. Tout cela est très curieux... Et doit vous rappeler la belle époque où des flics infiltrés venaient casser dans les manifs de la CGT (vers 1979)...


                  • jaja jaja 20 juin 2016 11:09

                    Une autre déclaration s’opposant à l’interdiction des manifestations... Interdites ou pas nous continuerons à manifester !

                    «  Une soixantaine d’intellectuels, de militants et de syndicalistes appellent à résister au gouvernement et poursuivre les grèves, blocages et occupations.

                    Les voilà, leurs grandes peurs et leurs grands moyens pour essayer de la masquer en jouant les fiers-à-bras qui ne cèdent pas. On s’y attendait depuis des mois, et la voici brandie, la menace d’interdiction des manifestations. Un sommet dans l’inacceptable ? Il peut toujours y avoir pire avec ce gouvernement. Celui-là même qui commémore cyniquement les grèves du Front populaire. Qu’il défende ses intérêts, ceux des puissants, ceux des profits et de l’argent ; c’est de bonne guerre, c’est sa guerre ; mais qu’il ravale ses célébrations et récupérations d’un passé qu’il ne cesse de fouler au pied.

                    Ce gouvernement a peur : rien d’étonnant. Car il y a de quoi, devant nos solidarités face au pouvoir et son bras armé. Combien de témoignages sur ces manifestant·e·s qui, sans avoir besoin de rien se dire, prennent soin des blessé·e·s, malgré les gaz, les coups de matraque et les grenades de désencerclement ? Combien d’images de blessé·e·s que des policiers continuent de frapper à terre, tandis que spontanément se forment des chaînes pour les entourer et les protéger ? Combien d’initiatives, de textes, de rassemblements, de soutiens résolus contre les gardes à vue, les mises en examen, les condamnations iniques ? Pour les manifestant·e·s blessé·.e·s, mutilé·e·s, éborgné·e·s, dans le coma, combien de policiers seront inculpés ? 

                    Hollande, Valls et leurs alliés voudraient briser cette vague énorme, celle qu’on a vu manifester par centaines de milliers. Ils mènent leur guerre sur tous les fronts : par une violence physique déchaînée ; par une violence judiciaire de magistrats aux ordres qui emprisonnent et brisent des vies ; par une violence médiatique faite de désinformation et de discrédit ; par une violence antidémocratique à coups de 49-3, d’interdictions de manifester et d’assignations à résidence au nom de l’état d’urgence ; par la violence sociale infligée à des millions d’hommes et de femmes précarisé·e·s ou licencié·e·s. Ce pouvoir voudrait à toute force empêcher ce qui lui apparaît dangereux et qui est immense par ses convergences : des quartiers populaires où l’on bataille depuis des années contre les violences policières, des luttes des migrant·e·s et des sans-papiers, des syndicalistes mobilisé·e·s, des étudiant·e·s et des lycéen·ne·s qui ne lâchent rien. La détermination est puissante, tout comme le sentiment que des personnes, des collectifs, des organisations qui jusque-là ne se parlaient pas ou peu se sont trouvés ou retrouvés. Ce pas franchi est si important qu’il le restera, et pour longtemps.

                    Mépris

                    Nous ne convaincrons pas les tenants de ce monde – et nous ne cherchons pas à le faire. Mais contre le discours dominant et tout-puissant, nous pouvons convaincre celles et ceux qui connaissent bien la violence au quotidien. La violence du mépris social et des abîmes qui nous séparent des possédants. La violence du chantage à l’emploi qui conduit à tout accepter, fait voler en éclats les solidarités et jusqu’à la dignité parfois. La violence de la souffrance, au chômage, au travail, de la mise en concurrence, du management par l’obéissance. La violence des contrôles au faciès et des discriminations. Forces de l’ordre ; mais de quel ordre ? L’ordre social des évadés fiscaux, du CAC 40 et des marchés financiers.

                    Quelques devantures de banques, d’assurances ou de supermarchés cassées ne sont rien comparées à cette violence. Quoi qu’on pense de leur pertinence, ces actions sont au fond surtout des questions : qu’est-ce qu’une banque et ce qu’il y a derrière, la tragi-comédie financière ? Brecht l’avait résumé d’un trait : « Il y a pire que braquer une banque, c’est d’en fonder une ». Comment pourrait-on nous faire croire que la violence de ce monde serait dans ces vitrines brisées ? Les médias sont doués pour ça, avec leurs scoops et leurs images en boucle, leurs sélections éhontées. Mais vient un temps où ça ne marche plus : il semble que ce temps soit venu. 

                    Les patrons peuvent s’arrêter de patronner ; nous n’avons pas besoin d’eux. Mais quand les éboueurs, les dockers, les électricien·ne·s, les cheminot·e·s, les raffineur·se·s, les personnels hospitaliers, les personnels de l’éducation, les postier·e·s, les intermittent·e·s s’arrêtent, tout ce qu’elles et ils nous apportent devient soudain plus visible, plus évident. Quoi qu’il advienne de ce gouvernement, nous continuerons de manifester – et comment ! Mais pas seulement. Nous poursuivrons grèves, blocages et occupations. Ce sont les armes de celles et ceux qui en ont peu. Mais elles peuvent frapper bien plus fort que leurs matraques et leurs tonfas. »

                    Signataires
                    Pierre Alferi (écrivain), Jean-Claude Amara (porte-parole de Droits devant !!), Nathalie Astolfi (enseignante), Ana Azaria (présidente de Femmes Egalité), Igor Babou (universitaire), Etienne Balibar (philosophe), Ludivine Bantigny(historienne), Amal Bentounsi (Urgence Notre Police Assassine), Eric Beynel (porte-parole de Solidaires), Daniel Blondet (militant anti-impérialiste), Antoine Boulangé (enseignant), Claude Calame (historien), Laurent Cauwet(éditeur), Manuel Cervera-Marzal (sociologue), Déborah Cohen (historienne), Christine Delphy (sociologue), Alain Dervin (enseignant), Paul Dirkx (sociologue), Joss Dray (photographe), Julien Dufour (doctorant en sociologie), Jules Falquet (sociologue), Eric Fassin (sociologue), Samantha Faubert (hispaniste), Sophie Fesdjian(anthropologue, enseignante), Alain Frappier (illustrateur), Désirée Frappier (scénariste), Bernard Friot (sociologue),Luc Gaffet (militant CGT), Fanny Gallot (historienne), Franck Gaudichaud (politiste), Valérie Gérard (philosophe), Céline Gondard-Lalanne (porte-parole Solidaires), Nahema Hanafi (historienne), Samuel Hayat (politiste), Eric Hazan (auteur et éditeur), Catherine Jardin (éditrice), François Jarrige (historien), Fanny Jedlicki (sociologue), Claude Kaiser (militant anti-nucléaire), Leslie Kaplan (écrivaine), Patrice Lardeux (militant CGT), Mathilde Larrère(historienne), Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire), Pascal Maillard (universitaire et syndicaliste), Philippe Marlière (politiste), Bénédicte Monville-De Cecco (conseillère régionale IDF (EELV)), Olivier Neveux (historien d’art), Ugo Palheta (sociologue), Willy Pelletier (sociologue), Irène Pereira (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Pierrel (PCOF) ; Christine Poupin (NPA), Théo Roumier (appel des syndicalistes « On bloque tout ! »),Omar Slaouti (enseignant), Federico Tarragoni (sociologue), Jacques Testart (biologiste), Julien Théry-Astruc(historien), Michel Tort (psychanalyste), François Tronche (directeur de recherches au CNRS), Marlène Tuininga(4ACG), Béatrice Turpin (réalisatrice militante), Sophie Wauquier (linguiste)


                    • marceau2 (---.---.29.162) 20 juin 2016 18:49

                      @jaja

                      -Brochette de gauchards plus ineptes les uns que les autres.Tous des fonctionnaires , décorés de titres ronflants, qui vivent avec l’argent de nos impôts et qui passent leur temps à pétitionner pour avoir l’impression d’exister.

                      -La première violence que subit le peuple est celle du chômage , ces familles entières qui vivent difficilement d’aides sociales, diverses, qui habitent des logements sociaux, des laissés pour compte qui n’ont aucun espoir de voir leur situation changer un jour ou l’autre, d’avoir un emploi et qui sont la contre partie des privilèges exorbitants d’une large partie de la population salariée de ce pays, celle travaillant dans la fonction publique, dans les entreprises nationales, secteurs ou les pitres démagos de la cgt sont sur représentés , ceux là n’ont pas la crainte de voir leur entreprise fermer, ni de se retrouver, un jour ou l’autre, au chômage puisque ces entreprises publics, comme la fonction publique, sont dirigés par l’Etat et en charge de services publics , cela pérennise leur situation.

                      -Leur seule préoccupation, sous la direction « éclairée » des apparatchiks de la cgt ( nouvelle petite aristocratie prédatrice et parasitaire) consistera à accroitre , toujours un peu plus, leurs avantages , leurs privilèges, leur situation en ponctionnant une part toujours plus importante de l’argent public, donc de nos impôts, donc de la sueur du peuple, pour financer leur demandes incessantes et leurs chantage récurrents 

                      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/la-sncf-un-monde-a-part-15-10-2015-1973694_2428.php#xtor=CS2-238


                    • TSS 21 juin 2016 01:15

                      @marceau2

                       Pauvre imbecile ! les gens de la fonction publique manifestent et font

                       grève,par solidarité,pour eviter aux ouvriers du privé de se retrouver

                      avec un statut d’esclave.

                       Quant au journaliste ,pseudo expert du « point » ,que vous citez il doit

                       avoir mal à la langue à force de lecher ... !!


                    • Ezamose 21 juin 2016 21:42

                      @TSS

                      « Pauvre imbécile » Ces propos vous sont applicables !

                      « par solidarité » Bien sûr

                      http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20160525.OBS1159/exclusif-temps-de-travail-des-fonctionnaires-le-rapport-que-valls-veut-cacher.html

                      Ou vous préférez un article Agoravox ? Avec un titre d’article sympa :

                      #LoiTravail & rapport Laurent sur le temps de travail : travailler plus pour gagner moins ? public, privé, même combat !
                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/loitravail-rapport-laurent-sur-le-181950

                    • jaja jaja 20 juin 2016 11:15

                      « Je ne respecterai pas l’interdiction de manifester » (Pétition)

                      https://www.change.org/p/je-ne-respecterai-pas-l-interdiction-de-manifester


                      • Ronny Ronny 20 juin 2016 14:11

                        @jaja
                        Oui c’est important de diffuser et de signer !


                      • marceau2 (---.---.29.162) 20 juin 2016 19:01

                        @jaja

                        -On s’en fout !


                      • Cariton (---.---.167.177) 20 juin 2016 20:35

                        Jaja tu as 100 % raison il ne faut rien lacher et heureusement que des gens comme toi ne lache rien car ces petits bourgeois de merde qui prennent plaisir a nomme les gauchards ou gauchiasses ou je ne sais quoi ont ne voient que cela depuis un moment ils devaient etre vraiment coinces les pauvres,ils se sont decomplexes ,et ils n’arretent plus,en tout cas ,ne lachons rien , nos ayeux se sont sacrifies et ce n’est pas pour courber l’echine devant une equipe de bras casses aux gouverne-ments qui se dit de gauche et massacre son peuple par ces lois pro patronnat


                      • flourens flourens 20 juin 2016 12:09

                        une petite astuce, au lieu de manisf et de nuit debout, organisons place de la République un tournoi de foot, avec des équipes CGT, FO, SUD etc, et vous aurez tout les droits pour balancer des chaises, des canettes et des tables sous le regard bienveillant de la police et des JT qui diront que tout cela c’est de l’amour et de la fraternité
                        Martinez, tu t’es trompé de métier, fallait faire UEFA 1ere langue


                        • JMichel (---.---.181.163) 20 juin 2016 12:15

                          La taule ou la guillotine vous avez encore le choix, pourritures d’oligarques fascistes.


                          • Samson Samson 20 juin 2016 14:06

                            @JMichel
                            Pourquoi pas un pieu dans le cœur, pour ces vampires, ou le pal ?
                            Je fantasme ! smiley


                          • JMichel (---.---.208.231) 20 juin 2016 14:30

                            @Samson
                            Parce que la FrenchTouch koa ! smiley


                          • Homsud (---.---.34.4) 20 juin 2016 15:07

                            L élection présidentielle est une forme de contrat entre le peuple et un homme Le prétendant propose un contrat au peuple qui y adhère ou pas. Dans la mesure où il y adhère il délégué le pouvoir à un homme ( hélas représenté par un parti politique , ce qu a toujours combattu DEGAULLE ) Cet homme désigné par le peuple doit respecter ce contrat. Dans le cas contraire il y a rupture de contrat donc établissement d une injustice ( Thomas HOBBES ) . Si il y a injustice il doit y avoir jugement et le jugement est le rejet de ce gouvernement par le peuple CQFD


                            • François Vesin François Vesin 20 juin 2016 15:59

                              30 ans et 1 jour après, c’est l’histoire d’un mec qui dirait : nous sommes 66 millions et y en a pas 1 qui appelle à la grève générale ?



                              • JMichel (---.---.129.246) 20 juin 2016 17:30

                                @François Vesin
                                J’appelle a l’arret complet pendant une semaine de l’economie nationale, prenez tous des vacances, organisez un barbecue avec vos voisins.


                              • marceau2 (---.---.29.162) 20 juin 2016 19:02

                                @JMichel

                                De toutes façons, pour ce que tu fais ça ne se verra pas que tu bosse ou pas !


                              • Sacotin Sacotin 20 juin 2016 16:48

                                « Signal », ce n’était pas un journal Allemand paraissant en France pendant la guerre 40-45 ? Mais oui, mon petit père, c’est exact. 


                                • marceau2 (---.---.29.162) 20 juin 2016 18:55

                                  @Sacotin

                                  Pas allemand non français, mais par contre le pcf a bien entrepris des démarches auprès des autorités allemandes en 40 pour avoir l’autorisation de faire paraître « l’huma » (le mal nommé) qui avait été interdit , en France, après la signature du pacte germano/soviétique que ces pourris du pcf avaient approuvé !

                                  « L’huma » qui appelait à la fraternisation entre les ouvriers français et les soldats allemands en 40 à Paris !

                                  Pourris un jour pourris toujours ! 


                                • Sacotin Sacotin 20 juin 2016 19:11

                                  @marceau2 L’édition était française mais le maitre d’oeuvre était Allemand. Quant à l’Huma, d’accord.                   




                                • Signal (---.---.5.175) 21 juin 2016 09:25

                                  @Sacotin

                                  Ha que ouais Sarkotin , même que j y suis toujours abonné depuis les années 40 et même que je l ai aussi sur mon smartphone


                                • Sacotin Sacotin 21 juin 2016 12:46

                                  @Signal

                                   C’est bien ce que je pensais. A cette époque vous vous seriez engagé dans la bande Bonny-Lafont, de la rue Lauriston. Vous auriez sûrement été très à l’aise dans ce panier de crabes.

                                • jaja jaja 20 juin 2016 18:05

                                  La Préfecture de police de Paris fait savoir que seul un rassemblement statique sera autorisé et que la manifestation prévue jeudi sera interdite !

                                  Si ce n’est pas une provocation qui ne peut mener qu’à l’émeute je ne sais pas ce que c’est !

                                  Le gouvernement cherche l’affrontement et donc la répression...


                                  • marceau2 (---.---.29.162) 20 juin 2016 19:00

                                    -370 flics ont été blessés lors des manifs

                                    -L’extrême gauche ramassis de casseurs et de petites frappes violentes qui comme toujours recourent à la provocation la plus grossière, à la violence la plus gratuite et la plus extrême , pour obtenir une répression et venir pleurnicher devant les écran TV !


                                    • sbibou13 sbibou13 20 juin 2016 23:13

                                      @marceau2
                                      je serai curieux de savoir quelle sont vos sources pour les 370 flics blessés ?


                                    • Auxi 20 juin 2016 23:20

                                      @sbibou13
                                      Marceau2 n’a pas de sources, il a un caniveau. Ça s’appelle une télé, chez ces gens-là.


                                    • Milla (---.---.1.10) 21 juin 2016 01:02

                                      « Marceau2 n’a pas de sources, il a un caniveau. Ça s’appelle une télé, chez ces gens-là »

                                      Exactement !


                                    • Milla (---.---.1.10) 20 juin 2016 23:03

                                      Nous allons vers la dictature et le nazisme, comme je l’ai toujours dit. Chaque gouvernement sera pire que le précédent. Il se peut même que nous gardions le gouvernement national-socialiste actuel après qu’il ait fait annuler les présidentielles à cause d’un énorme attentat que les services secrets auraient commandité. Une autre raison possible pour l’annulation des élections serait l’arrivée de Le Pen au pouvoir (comme Valls l’a déjà dit)


                                      • Milla (---.---.1.10) 20 juin 2016 23:14

                                        21h57 19 juin 2016

                                        Les Souverainistes, des traîtres à leurs pays respectifs
                                         

                                        Nigel Farage est le libertarien de service britannique, étant entendu que la ligne Thatcher elle-même, s’alignait sur les écoles économiques américaines, Farage prend ses idées à la source de la Boston Tea Party, ce qui est pathétiquement admirable, God n’y retrouverait pas sa queen.

                                        Les libertariens pensent que l’UE n’est encore pas assez libérale, ils l’appellent l’Union Soviétique Européenne.

                                        Les règles et les règlements, ce n’est leur « liberté ».

                                        Ils rajoutent naturellement à leur libéralisme, l’islamophobie qui va bien et qui vient également directement des think tanks états-uniens.

                                        Et évidemment, comme les « souverainistes »français, sont alignés sur les souverainistes anglo saxons, parce qu’ils ne comprennent rien à la France, ils suivent et répètent la propagande d’Albion.

                                        On peut être contre l’UE, mais pour de mauvaises ou pour de bonnes raisons.

                                        C’est comme pour la Loi Travail, Marion Maréchal Le Pen est des suiveurs anglo-saxons, elle va être contre parce que cette loi n’est pas assez libérale encore à son goût, alors qu’elle remet en cause les principes fondateurs français de hiérarchie des normes, ce dont la Maréchal n’a cure, car elle ne connaît pas plus la France, la propagande libérale patronale la plus extrémiste est son alpha et son oméga.

                                        MMLP est « souverainiste » étrangère à la France, qu’elle ne connaît pas plus que le monde du travail.

                                        Le souverainisme est d’ailleurs une idéologie anglo saxonne qui n’a rien à voir avec notre souveraineté qui se caractérise par les attributs de souveraineté de notre Etat et ses principes fondateurs d’unité que MMLP veut faire imploser avec ses camarades Identitaires et de l’AF.


                                        • MILLA (---.---.1.10) 20 juin 2016 23:55
                                          Que l’extrême droite et la droite s’unissent Quelque soit le futur gouvernement, le peuple n’en sortira pas gagnant...et les libertés individuelles seront toutes bafouées, à terme. Que l’on ait le gouvernement actuel National Socialiste (Nazi), un gouvernement de droite ou d’extrême droite, le peuple perdra ses libertés et subira des lois de rigueurs...tous ces partis politiques travaillent pour une élite dominante à laquelle ils appartiennent et ainsi, pour leurs intérêts. Et même Marine Le Pen, qui appartient à l’élite et qui appliquera un programme ultra-libéral également. 
                                          Toutes ces histoires de la casse à l’hôpital Necker, du passage à tabac du flic de Nantes ou encore de la voiture de flics incendiée...sont simplement des scènes de théâtre organisées par des flics casseurs ou des casseurs professionnels d’extrême droite payés par l’Etat. Cela permet de renverser l’opinion publique du côté des flics et du côté de l’Etat. Et à terme de justifier une potentielle interdiction de manifestations. 
                                          Les années à venir vont être très sombres : attentats faits par les services secrets, austérité, régime ultra-capitaliste, islamophobe, des groupes d’extrême droite liés à l’Etat et à Israël qui buteront les arabes progressivement, rafles de musulmans et camps de concentration.
                                          La majorité des français soutiennent Israël donc il n’y a aucune raison de s’émouvoir de ce qui attend les français. Mais je suis plus peinée par rapport aux musulmans dont les pays sont détruits et qui seront exterminés ici comme dans leurs pays respectifs...mais nous autres français sommes responsables de notre situation du fait de notre soutien à Israël.


                                          • Milla (---.---.1.10) 21 juin 2016 01:09

                                            « Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire hair les opprimés et adorer les oppresseurs. » comme disait Malcom X. 


                                            • Milla (---.---.1.10) 21 juin 2016 01:40

                                              Patrick Drahi : le mariage de la haute finance et des réseaux sionistes

                                              Comme une petite nouvelle sans conséquence, on apprenait le 1er février la nomination de Bernard Mourad à la présidence de MagNewsco, le groupe de média formé par Patrick Drahi, racheteur de SFR, du quotidien « Libération » et de l’hebdomadaire « l’Express », pour ne parler que des titres les plus importants.

                                              Bernard Mourad est né en 1975 au Liban, d’un père libanais et d’une mère française. Il est depuis 15 ans chez Morgan Stanley, avec Goldman Sachs, l’une des principales institutions financières prédatrices à Wall Street. Pour le compte de Drahi, il a piloté l’achat de SFR, de Libération et de l’Express.

                                              On sait par ailleurs que Drahi n’a pas mis un sou de sa poche pour acheter les entreprises précitées. Les banques lui prêtent l’argent nécessaire. Si Drahi n’était qu’un homme d’affaires ordinaire, nous penserions qu’il n’est motivé que par l’argent. Mais il a aussi un idéal. Comme nous l’avons déjà dit, fervent sioniste, il a créé i24 news, une chaîne de télévision israélienne consacrée à la propagande de l’État hébreu. i24 news fait du reste partie du nouveau groupe, MagNewsco.

                                              Il s’agit donc bien d’une rencontre entre la finance internationale, inspirée par le mondialisme, et le sionisme. Dans ce mariage, on est à première vue surpris de voir Mourad, un « franco-libanais », à un poste de commande. On comprend mieux quand on apprend sa mère juive du Maroc, en même que de nationalité française.

                                              Preuve de la mise au pas... À la rédaction de l’Express, on n’a pas attendu avant de s’aligner sur la sensibilité du nouveau maître des lieux, le « franco » Israélien Patrick Drahi. Début février, on publiait un hors série sous le titre « Juifs de France ».

                                              En attendant, c’est à un double asservissement de nos média que nous assistons sous les férules d’Israël et du mondialisme financier de Wall Street. C’est contre cette opération que l’État devrait intervenir, pour préserver ce qui reste de la liberté de la presse, et non pas en défendant le pitoyable Charlie Hebdo.


                                              • Milla (---.---.1.10) 21 juin 2016 02:19

                                                JPMorgan réclame des régimes autoritaires en Europe 10:48:00 Stefan Steinberg : "Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

                                                Le document de 16 pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé « L’ajustement de la zone euro – bilan à mi-parcours. » Le document commence par faire remarquer que la crise de la zone euro a deux dimensions.

                                                Pour commencer, il affirme que des mesures financières sont nécessaires pour garantir que les principales institutions d’investissement comme JPMorgan puissent continuer à engranger d’énormes bénéfices de leurs activités spéculatives en Europe. Ensuite, les auteurs soutiennent qu’il est nécessaire d’imposer des « réformes politiques » destinées à supprimer l’opposition aux mesures d’austérité massivement impopulaires qui sont appliquées au nom des banques.

                                                Le rapport exprime sa satisfaction vis à vis de l’application par l’Union européenne d’un certain nombre de mécanismes financiers visant à garantir les intérêts bancaires. A cet égard, l’étude souligne que la réforme de la zone euro en est pratiquement à mi-chemin. Mais le rapport réclame aussi davantage d’action de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

                                                Depuis l’éruption de la crise financière mondiale de 2008, la BCE débloque des milliers de milliards d’euros en faveur des banques pour leur permettre d’effacer leurs créances douteuses et de redémarrer une nouvelle série de spéculations. En dépit d’une pression grandissante venant des marchés financiers, le chef de la BCE, Mario Draghi a déclaré l’été dernier qu’il ferait le nécessaire pour consolider les banques.

                                                En ce qui concerne les analystes de JPMorgan, ceci n’est cependant pas suffisant. Ils exigent de la part de la BCE une « réponse plus spectaculaire » à la crise.

                                                Les critiques les plus dures du document sont cependant formulées à l’égard des gouvernements nationaux qui ont mis bien trop de temps à appliquer le genre de mesures autoritaires nécessaires à l’imposition de l’austérité. Le processus d’une telle « réforme politique » précise l’étude, a « même à peine commencé. »

                                                Vers la fin du document, les auteurs expliquent ce qu’ils entendent par « réforme politique. » Ils écrivent : « Au début de la crise l’on avait pensé que ces problèmes nationaux hérités du passé étaient en grande partie d’ordre économique, » mais « il est devenu manifeste qu’il y a des problèmes politiques profondément enracinés dans la périphérie qui, à notre avis, doivent être changés si l’Union monétaire européenne (UME) est censée fonctionner à long terme. »

                                                Le document détaille ensuite les problèmes existant dans les systèmes politiques des pays de la périphérie de l’Union européenne – la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie – qui sont au centre de la crise de l’endettement en Europe.

                                                Les auteurs écrivent : « Les systèmes politiques de la périphérie ont été établis après une dictature et ont été définis par cette expérience-là. Les constitutions ont tendance à montrer une forte influence socialiste, reflétant la force politique que les partis de gauche ont acquise après la défaite du fascisme. »

                                                « Les systèmes politiques autour de la périphérie affichent de manière typique les caractéristiques suivantes : des dirigeants faibles ; des Etats centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; des systèmes recherchant le consensus et qui encouragent le clientélisme politique ; et le droit de protester si des modifications peu appréciées sont apportées au statu quo politique. Les lacunes de cet héritage politique ont été révélées par la crise. » Quelles que soient les inexactitudes historiques contenues dans leur analyse, il ne peut y avoir l’ombre d’un doute que les auteurs du rapport de JPMorgan plaident pour que les gouvernements adoptent des pouvoirs de type dictatorial afin de mener à bien le processus de contre-révolution sociale qui est déjà bien avancé à travers toute l’Europe.

                                                En réalité, il n’y avait rien de véritablement socialiste dans les constitutions établies durant la période d’après-guerre partout en Europe. De telles constitutions visaient à garantir le régime bourgeois dans une situation où le système capitaliste et ses agents politiques avaient été totalement compromis par les crimes des régimes fascistes et dictatoriaux.

                                                Les constitutions des Etats européens, y compris celles de l’Italie, de l’Espagne, de la Grèce et du Portugal, ont été élaborées et appliquées en collaboration avec les partis socialistes et communistes des pays respectifs et qui ont joué le rôle clé dans la démobilisation de la classe ouvrière pour permettre à la bourgeoisie de maintenir son régime.

                                                Dans le même temps cependant les classes dirigeantes discréditées de l’Europe étaient parfaitement conscientes que la Révolution russe demeurait une inspiration pour de nombreux travailleurs. Elles se sont senties obligées de faire une série de concessions à la classe ouvrière dans le but d’empêcher une révolution – sous la forme précisément de protections sociales et constitutionnelles, dont le droit de manifester, ce que JPMorgan aimerait à présent voir aboli.

                                                Dans une certaine mesure, les critiques de la banque à l’égard du manque d’autoritarisme des gouvernements européens sonnent creux. Partout en Europe, les gouvernements ont à maintes reprises recouru ces dernières années à des mesures d’Etat policier pour réprimer l’opposition à l’encontre de leur politique.

                                                En France, en Espagne et en Grèce, des décrets d’urgence et l’armée ont été utilisés pour briser des grèves. La constitution adoptée en Grèce en 1975, après la chute de la dictature des colonels, n’a pas empêché le gouvernement grec de licencier en masse des fonctionnaires. Et dans un certain nombre de pays européens, les partis dirigeants sont en train d’encourager le développement de partis néofascistes tel le mouvement Aube dorée en Grèce.

                                                Toutefois, pour JPMorgan cela ne suffit pas. Afin d’éviter une révolution sociale dans la période à venir, ses analystes préviennent qu’il est indispensable que les gouvernements capitalistes partout en Europe se préparent aussi vite que possible à mettre en place des formes de régime dictatoriales.

                                                A la fin du document, les auteurs avancent une série de scénarios qui, selon eux, pourraient découler de l’échec des gouvernements européens à ériger des systèmes autoritaires. Ces variantes comprennent : « 1) l’effondrement de plusieurs gouvernements favorables aux réformes en Europe méridionale 2) un effondrement du soutien à l’euro ou à l’UE 3) une victoire électorale incontestée de partis anti-européens radicaux quelque part dans la région, ou 4) l’ingouvernabilité de fait de certains Etats membres une fois que les coûts sociaux (notamment le chômage) dépasseront un certain seuil. »

                                                C’est la voix authentique du capital financier qui parle. Il faut rappeler que JPMorgan est profondément impliqué dans les opérations spéculatives qui ont dévasté la vie de centaines de millions de travailleurs partout dans le monde. En mars de cette année, une commission du sénat américain a rendu public un rapport de 300 pages documentant les pratiques criminelles et la fraude réalisées par JPMorgan, la plus grande banque des Etats-Unis et le plus grand agent de produits dérivés du monde. En dépit des révélations détaillées dans le rapport, aucune action ne sera prise à l’encontre du PDG de la banque, Jamie Dimon, qui jouit de la confiance personnelle du président américain.

                                                Cette même banque se permet à présent de faire la leçon aux gouvernements. Soixante-dix ans après la prise de pouvoir par Hitler et les nazis en Allemagne, dont les conséquences furent catastrophiques pour l’Europe et le monde, JPMorgan est le premier à réclamer des mesures autoritaires pour réprimer la classe ouvrière et éradiquer ses acquis sociaux."


                                                • nours77 nours77 21 juin 2016 06:21

                                                  "Réponse de l intersyndicale au courrier du ministre de l intérieur

                                                  Monsieur le Ministre,

                                                  Nous venons de prendre connaissance de votre courrier daté du 20 juin nous demandant de renoncer à la tenue de la manifestation prévue ce jeudi 23 juin. Cette manifestation déclarée à la Préfecture de police par courrier daté du 16 juin devait se tenir de la place de la Bastille à la place de la Nation.

                                                  Vous nous avez proposé d’étudier l’alternative consistant à renoncer à ce parcours au profit d’un rassemblement statique.

                                                  Or, ceci est une remise en cause d’un droit fondamental, la liberté de manifester puisque votre proposition ne constitue par une réelle alternative. En effet, nul doute qu’un tel rassemblement serait beaucoup plus dangereux pour la sécurité de nos militants.

                                                  En effet, lors des dernières manifestations, il ne vous aura pas échappé que c’est dans les lieux d’arrivée des manifestations que les tensions ont été les plus vives.

                                                  Les « casseurs » n’étant pas stoppé dans leur progression, ils se retrouvent face aux forces de l’ordre et à notre service d’ordre au point d’arrivée. Nous avons tous pu constater que les échauffourées les plus graves ont eu lieu à ce moment-là.

                                                  Nous réfutons d’ailleurs l’affirmation contenue dans votre courrier selon laquelle certains militants syndicaux auraient délibérément agressé des forces de l’ordre.

                                                  Ce semblant d’alternative n’est pas acceptable. C’est la raison pour laquelle nous vous demandons de nous faire une nouvelle proposition de manifestation garantissant la sécurité de tous.

                                                  Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

                                                  CGT, FIDL, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL"


                                                  • Le421... Refuznik !! Le421 21 juin 2016 08:47

                                                    Là où je m’interroge sur cette histoire de « droite - gauche », c’est l’image qui en est donnée.
                                                    Des abrutis comme la bande à Hollande se mettent une étiquette « gauche » et font pire que la pire des droites et les réactions sont bien faibles.
                                                    Si Sarkozy en son temps avait essayé de faire le quart de la moitié de ces conneries, il y aurait eu le feu.
                                                    Là, des escrocs avec une étiquette rose (pas rouge quand même, faut pas déconner !!) se permettent tout et c’est juste si les gens se rebellent.

                                                    Mais je me dis qu’en 2017, il y aura l’addition à payer.
                                                    Et si la France doit choisir entre droite et gauche, c’est entre Le Pen et Mélenchon. Les autres sont des escrocs.
                                                    Même si je suis en faveur de Mélenchon, je reconnais à MLP l’honnêteté de se décrire de droite. Extrême droite, elle n’ose pas, mais à minima de droite.
                                                    Du moment qu’il y ait des ouvriers pour voter à droite, ça baigne.
                                                    Et ces idiots gueuleront dans trois ans.
                                                    Comme d’hab !!


                                                    • Signal (---.---.5.175) 21 juin 2016 09:32

                                                      Tout çà c est encore ces garnements du Mossad qui foutent le bordel dans le pays ; nous avons un grand analyste expert profileur sur ce blog qui vous le dira ; quand est ce qu on va leur tirer les noreilles à ces chenapans du Momossad ?


                                                      • Signal (---.---.5.175) 22 juin 2016 09:09

                                                        Qu est ce que vous etes cons tous ici , manifestez plutôt pour supprimer le travail , plutôt que gueuler pour continuer à vous faire exploiter par ces vilains patrons ; on dirait que vous aimez çà d etre esclaves chez ces méchants esclavagistes de patrons ; vous etes masos ;

                                                        vite une loi interdisant le travail vite vite ! sinon grèèèèève maniiiifs !

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