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Accueil du site > Tribune Libre > Je suis « objecteur de croissance »

Je suis « objecteur de croissance »

La confusion qui s’est imposée, tant dans le domaine financier, que dans le domaine social, vient de faire naître un nouveau mouvement dont on commence à parler.

Aujourd’hui, l’écologie est une mode, et chaque parti saupoudre son programme avec un peu d’écologie, à tel point que l’électeur ne s’y retrouve plus.
Observons le cas du très médiatique Nicolas Hulot, et de son pacte écologique.
Il a réuni 700 000 signatures qui lorsqu’il a abandonné sa candidature présidentielle, sont allées gonfler le nombre des voix de l’autre Nicolas, son ami.
 
Si on y regarde de plus près, 700 000 votes, ça peut faire basculer une élection.
Les « objecteurs de croissance » sont ailleurs.
 
Ils disent :
« Si les 225 personnes les plus riches du monde donnaient seulement les 4 % de leur fortune, ça permettrait l’accès aux besoins et aux services des 6 milliards d’humains de notre planète ».
 
Les dépenses annuelles d’armement mondiales sont de 1 000 milliards de dollars au moment ou 2 milliards d’humains vivent avec 2 dollars par jour.
 
Le mouvement écologiste français se disperse :
Entre les imprudents institutionnels qui sont allés risquer leur vertu au Grenelle de l’environnement, et les professionnels de l’écologie politique, il n’y a pas photo.
Borloo en est l’exemple type :
Avocat d’affaire célèbre, il a défendu Bernard Tapie, Coca-Cola...
C’est le même qui a admiré Mao dans les années 70, et qui en 80 était professeur HEC.
 
En 1992, il publie sans honte dans Minute, et dit qu’il n’a rien contre une alliance avec le Front national (journal L’Humanité du 11 février 1993) puis rejoint Bayrou en 2001 pour rejoindre Sarko plus tard.
 
La boucle est bouclée.
Nicolas Hulot surnommé par Paul Ariess (dans son dernier livre la décroissance/ éditions Golias) « l’hélicologiste » enfonce les portes ouvertes faisant de l’écologie, une « écologie du pauvre », un gadget à culpabiliser le citoyen lambda, comme si celui-ci avait la solution finale pour empêcher à lui tout seul le réchauffement planétaire.
 
Soyons sérieux, couper le robinet d’eau froide lorsqu’on se lave les dents économise bien sûr un peu d’eau, et ne pas dépasser le 90 km/h sur route économise un peu d’essence, mais ces gestes citoyens ne sont que peccadilles face au gaspillage industriel monstrueux organisé en toute impunité par les grandes multinationales.
Saviez-vous qu’un yaourt faisait en moyenne 3 000 km pour atterrir sur votre table, au nom d’un profit maximum ? Qu’une pomme de terre était épluchée en Espagne, lavée en Allemagne, cuite en Italie et consommée en France ?
 
Eteindre la veilleuse d’un téléviseur, contrairement aux affirmations des "hulocologistes", coûte plus cher que de laisser la veilleuse allumée.
En allumant/éteignant sans arrêt la TV, on raccourcit sa durée de vie, et le bilan est négatif en termes de protection de l’environnement.
 
La question que l’on est en droit de se poser, au sujet de cette charte hulotiste de l’environnement, est : « Pourquoi le nucléaire n’est-il jamais abordé ? »
La réponse est facile : EDF est avec TF1 (dont le patron est champion de l’extraction de pétrole et d’uranium en Afrique) le plus important sponsor de la fondation Nicolas Hulot.
 
Le « geste pour sauver la planète » que propose Hulot n’est jamais qu’un majeur dressé au milieu d’une main fermée.
 
Le défunt programme commun de la gauche envisageait dans les années 70 un rapport de 1 à 4 dans les écarts de salaires.
 
En 1974, le salaire des 10 Américains les mieux payés était 47 fois supérieur à celui d’un ouvrier, en 1999 il est 2 381 fois plus élevé.
 
La réalité environnementale est très cruelle :
La Terre ne peut absorber par an que 3 milliards de tonnes équivalent carbone, alors que nous en émettons aujourd’hui 7 milliards.
 
Selon Jean-Marc Jancovici, les Etats-Unis devraient en produire 12 fois moins, et les Européens 6 fois moins.
 
Par contre, les Népalais pourraient en produire 20 fois plus.
 
Mais aujourd’hui, l’heure n’est plus aux projets, le réchauffement planétaire est lancé, et fin 2012 (d’après la mission TARA et d’autres) la fonte totale de la banquise et des glaciers provoquera une probable montée des eaux, de 7 à 80 mètres, dont on sait qu’un seul mètre déplacera 100 millions d’humains.
 
Comme disait un vieil ami africain :
« Posséder deux paires de baskets ne permet pas de courir deux fois plus vite ».

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Je suis « objecteur de croissance »

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84 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 3 novembre 2008 11:38

    info pour le nauteur :
    inteindre un appareil au lieu de le laisser en veille, augmente sa duree de vie. sauf si on allume et eteint sans arret
    les alimentations des appareil electriques sont sous dimensionnes. elle chauffe donc beaucoup, puis grillent
    debranche son imprimante du hub usb et du courant, permet de la garder 3 ou 4a

    sinon, je vois pas ou sont les produits durables comme ds le passe


    • zelectron zelectron 3 novembre 2008 12:14

      Ceux qui ont voté négativement n’enrichissent pas le débat en fuyant les commentaires.
      Par ailleurs certains points évoqués par l’auteur peuvent être appréciés, d’autres au contraire, critiqués.


      • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 12:14

         C’est vrai qu’il regrettable que certains aient mal voté cet article qui plaide pour la pauvreté pour tous, vrai moyen d’assurer enfin l’égalité de tous.
        D’autant que la remarquable précision de la montée des eaux prévue au cas où banquises et glaciers fondraient complètement, entre 7 et 80 mètres, est la preuve incontestable du sérieux de l’auteur.


        • Bearimprint Bearimprint 3 novembre 2008 13:16

          Tout à fait, du moment que les pauvres et les crevent la faim soient toujours du même coté de la barrière, n’est ce pas ? (coté sud, s’entent)
          Je ne vois pas pourquoi on arreteraient d’exploiter nos voisins, puisque ses cons ne sont pas foutuent d’exploiter tout ce bel or nor, ses mineraux et autres babioles, tout seul.
          C’est vrai quoi, pourquoi JE devrais payer le vrai prix des objets que j’achete au risque d’arreter de voler la planete ?
          Hein, question ?


        • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 13:47

          par Le péripate 								 (IP:xxx.x64.128.4) le 3 novembre 2008 à 12H14 				 				
          				

          								
          				
          					 C’est vrai qu’il regrettable que certains aient mal voté cet article qui plaide pour la pauvreté pour tous, vrai moyen d’assurer enfin l’égalité de tous.

          Encore un sophisme puant !

          Les hommes produisent suffisamment de richesses, même en enclenchant la décroissance, pour que TOUS puissent vivre décemment, éradiquer la pauvreté, et préserver l’environnement et les ressources naturelles ; mais, là encore, l’imbécile de Péripate, prèfère agiter son minable épouvantail, que de se soucier de la planète qu’il laissera à ses enfants, et répandre ses mensonges, sa désinformation, et ses contre-vérités.

          Péripate et les autres crapules libérales préfèrent la pauvreté pour le plus grand nombre, et la richesse pour les mafieux. 

          Péripate est un bouffon nuisible. 



        • madame_sans_gêne madame_sans_gêne 3 novembre 2008 13:56

          La "pauvreté pour tous", dites-vous. C’est quoi un "pauvre" ? Est ce qu’on parle à l’échelle de la planète, des pays occidentaux, de l’Europe, de la France ???

          Personnellement, j’attends que l’on me démontre l’utilité de la voiture en ville, par exemple, ou le caractère indispensable d’un home-cinéma pour regarder la Starac, ou l’impérieuse nécessité d’une cuisine équipée pour réchauffer des plats cuisinés, ou l’urgence de se procurer le dernier téléphone portable pour pouvoir se dire "suis en retard à cause des embouteillages" où vous ne seriez pas si vous êtiez à vélo...

          C’est vraiment difficile de comprendre que l’on parle des "excès" ?

          Quand j’étais petite, une personne qui "faisait durer" ses meubles, ses vêtements, son équipement électro-ménager, était une personne avisée et économe. Aujourd’hui, c’est un ringard, un radin, ou pire : un mauvais citoyen, un "bobo"- encore que ces derniers alimentent largement la croissance : suffit de se repositionner sur le t-shirt bio, la maison écolo ou le commerce soi-disant équitable : y’a du blé à faire-, ou - horreur !- un "pauvre" !

          Mais encore une fois, c’est quoi être "pauvre" ?

          A l’échelle planétaire, si vous savez déjà que vous boufferez ce soir et que vous aurez un toit sur la tête, vous êtes "riche".

          A mon humble niveau, il n’y a qu’une seule façon de déterminer la pauvreté et la richesse sur le plan universel : c’est le "choix".

          Avoir le choix est la seule vraie richesse : le choix physique de fuir ou de combattre, le choix intellectuel de s’adapter ou de s’opposer, le choix matéiel d’alimenter ou de tarir. Dans toutes ces options, rien de moralement condamnable, pas de "bien", pas de "mal".

          Mais une obligation, si on se dit "un homme" : s’acharner à donner le "choix" à ceux qui physiquement, intellectuellement ou matériellement ne peuvent pas l’avoir.

          "pauvres de nous !"


        • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 13:56

           Qu’est-ce donc que le vrai prix ?


        • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 13:58

           Il est fâché, Sisyphe.


        • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 14:04

          							par Le péripate (IP:xxx.x64.128.4) le 3 novembre 2008 à 13H56 							
          							

          															
          							
          								 Qu’est-ce donc que le vrai prix ?


           smiley smiley

          							

        • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 14:19

           Oui, toi, tu dois savoir ce qu’est le vrai prix. Enseigne moi, s’il te plaît, Maître Sisyphe.


        • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 14:32

           Bien sûr. Je ne saurais donc pas ce qu’est le vrai prix. Ca doit être comme la vraie démocratie, un truc dont tu gardes jalousement le secret. Même si moi, je ne suis pas capable de comprendre, c’est quand même dommage pour les autres, je suis sûr qu’ils perdent beaucoup.


        • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 14:48

          Je ne sais pas ce que" les autres" perdent , mais je sais ce qu’ils gagneraient, si tu arrêtais de venir systématiquement polluer les sujets de ta bétise nuisible. 


        • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 14:54

           Tu t’ennuierais sans moi. Plus de crapules libérales à insulter. Ca te donne l’avantage de la posture morale. Sans ça, on s’apercevrait vite que tu un stalinien de la pire espèce. Tu devrais me remercier même.


        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 07:52

          @ bearmprint,

          vous ne voyez pas pourquoi ?
          pourtant la réponse me parait simple.
          en désiquilibrant les richesses, on crée toute les conditions d’un conflit majeur un beau jour,
          beaucoup d’historiens pensent que la dernière guerre 39/45 aurait pu etre évitée si le traité de paix de 04/18 n’avait pas été si désiquilibré, poussant les allemands a un sentiment de revanche.

          donnont plutot aux pays du Sud les moyens d’exploiter leur richesse,
          continuer a les réduire a la famine nous reviendra un jour ou l’autre comme un boomerang.


        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 07:55

          en tout point d’accord avec vous, sauf peut etre pour la dernière phrase,
          évitons de se traiter de tous les noms,
          celà n’enrichit jamais un débat.


        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 08:00

          @ madame sans gène,
          merci de ce commentaire très riche en information, très convaincant,

          vous avez raison d’insister sur la possible pérennité des produits de consommation,
          il parait que les premiers bas nylons fabriqués au us étaient quasi indestructibles,

          on les a "fragilisés" pour permettre d’augmenter la consommation,
          dérisoire, n’est-ce pas ?

          pour la plupart des produits de consommation, il est possible de prolonger leur durée de vie, c’est seulement une question de volonté des fabriquants.


        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 08:41

          merci de ce commentaire bien construit et convaincant,

          c’est interessant de se pencher sur la possible perennité de beaucoup de produits de consommation,
          je crois me souvenir, par exemple, que les premiers bas nylons, qui venaient d’amérique, étaient quasi indestructibles, et que les fabricants réalisant que cela aller freiner les ventes, ont décidé de les "fragiliser".

          j’imagine que l’on pourrait nous proposer aujourd’hui des produits de consommation bien plus durables,
          il suffit d’une volonté politique, et industrielle pour réaliser ce challenge, et la planète s’en porterait bien mieux,


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 novembre 2008 12:37

          Saviez vous qu’un yaourt faisait en moyenne 3000 km pour attérir sur votre table, au nom d’un profit maximum ? Qu’une pomme de terre était épluchée en Espagne, lavée en Allemagne, cuite en Italie, et consommée en France  ? " avez vous écrit Olivier.

          Ceci part d’un vrai constat, bien que le profit ne peut pas être maximum dans ces conditions, surtout pour le consommateur. La qualité non plus d’ailleurs. Remarquez, en plus, que tous les circuits qui passent par l’Italie sont irrévocablement coûteux...Le vrai profit pour les transporteurs est leur trains de puissants camions, les outils et entrepôts démesurés, les impôts que touchent les Etats sur le dos des salariés, de la terre et de l’eau...
          Le seul problème de ce système est qu’il raréfie ces trois composants. Il trompe le premier, use le suivant et assèche le dernier. Il va falloir délocaliser encore plus loin pour le même résultat. Et le problème avec les commerçants est qu’ils savent très bien augmenter les prix au moindre soubresaut, mais ne savent apparemment pas les baisser en réponse aux courbes favorables...

          Bien-sûr que la croissance est néfaste dans un monde fini, mais elle est le moteur de l’orgueil des puissants qui craignent de voir un jour les pays en retard se réveiller et demander des comptes aux pays dominants. En fait, il n’y a que le prix client qui croît...pendant que les salaires diminuent...

          Objecteurs de croissance, excellente formule. Si nous étions encore en démocratie, on nous demanderait notre avis sur ce sujet. La croissance ne peut en aucun cas être durable éternellement, seule une stabilité, une vitesse de croisière raisonnable peut garantir, un rythme soutenable sur le long terme, et pour l’ensemble des partisans de la mondialisation.

          " séquence : objection ! "


          • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:06

            @ Lisa Sion,

            merci de ce commentaire plein d’humour, et si bien dit,

            je retiens votre formule sur les trois (sur le dos des salariés, de la terre et de l’eau (on pourrait y ajouter l’air ?))
            si vous le permettez, je reprendrais cette formulation dans un prochain article,
            je la trouve vraiment bien pensée,

            à bientot,


          • GrIc 3 novembre 2008 12:43

            "L’economie est une mode"...
            Je suis assez d’accord sur les constats de l’article : oui il y a un probleme, non l’ecologie n’est pas assez prise au serieux.
            Mais que proposer pour mieux faire ? Honnetement, je trouve cela facile de critiquer Hulot. Mais il n’empeche que, etant citoyen classique et pas plus renseigne que les autres, c’est a ma connaissance l’un de ceux qui se bougent le plus pour ne serait-ce qu’en parler - peut etre est-ce du a sa mediatisation... et alors ? - !
            Alors oui il est vraiment temps que l’homme se rende compte qu’avant d’etre ne dans la societe, il est ne sur terre, mais pourquoi tirer sur ceux qui tentent de mettre en exergue ces problemes, qui essaient de lutter contre, de proposer des solutions ? Ils ne font pas assez a votre sens ? Ils sont corrompus ? Peut etre, allez savoir ; aucun homme n’est parfait. Mais au moins, je trouve qu’ils ont le merite de tenter quelque chose et de se bouger !


            • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:11

              Gric,

              il y a au moins une chose que l’on ne peut éviter lorsqu’on traite du problème environnemental,
              c’est celui de l’énergie,
              or hulot évite systématiquement de parler nucléaire,
              ne trouvez vous pas cela étrange ?
              c’est l’un des problèmes majeurs en terme protection de l’environnement,
              a ce jour cette énergie nous a laissé sur le sol français un million de tonne de dechets, dont personne ne veut, et en 2020 ce chiffre aura doublé,
              la vétusté des centrales nucléaires (plus de trente ans) augmente chaque jour le risque d’un accident majeur,
              seulement voila, la fondation nicolas hulot est sponsorisée par edf,
              et c’est bien connu, on ne crache jamais dans la soupe,

              vous devriez lire le bouquin du professeur paul Aries, il a tout un chapitre sur nicolas hulot, qui devrait vous convaincre.


            • Bof 3 novembre 2008 12:51

              MAIS....alors, il faut TOUT remettre à plat.

              Pourquoi cette saloperie de retraite OBLIGATOIRE dont on voir arriver avec HORREUR le jour. ? La courbe de mortalité indique clairement ce qu’il faut en penser.
              Pourquoi ces conneries de lois OBLIGATOIRES ?
              Le travail est là ! Il attend, il nous attend !

              Pourquoi nous donner à manger comme on le fait avec les cochons et les vaches ? Il y a 30% de gens enfermés dans des zup...30% ! Et environ 22% qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. Comment remplir les papiers des impôts ? comment remplir le papiers administratifs quand on ne sait ni lire, ni écrire ?

              Si l’on supprime la "’ croissance’" , il faut rétablir l’équité. Dans une société, tout travail doit être récompensé. Pourquoi alors surpayer les bureaucrates ? Pour moi, l’équité est bien préférable à l’égalité qui a eu pour conséquence directe notre apport de nourriture et nos grands immeubles. Tous les travaux sont de même utilité. Il n’y a qu’à regarder du coté de Naples et de sa grève des poubelles.

               Je dirai donc : " LIBERTÉ, ÉQUITÉ , FRATERNITÉ" avant de penser à toute nouvelle forme de société et donc d’oser me dire objecteur de croissance.


              • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:13

                @ Bof,

                oui, il faut tout remettre à plat,
                et donner une réalité a ces trois mots, frappés sur le fronton de nos mairies,
                liberté, égalité, fraternité,

                cela est dans le concept meme de l’objection de croissance,


              • Bof 5 novembre 2008 08:55

                VOUS ÉCRIVEZ : " cela est dans le concept même de l’objection de croissance, "au sujet de ce qui est inscrit sur le fronton d’immeubles représentant la République : " LIBERTÉÉGALITÉFRATERNITÉ ."

                 Cependant il ne faut plus donner à des êtres qui sont considérés comme incapables de subvenir à leurs besoins matériels. Ce ne sont pas des animaux de zoo ou de boucherie . En effet, ils ont certes des besoins matériels comme manger et dormir sous un toit MAIS, MAIS,MAIS....ce sont des Êtres Humains et ils ont besoin d’être considérés en tant que tels ! Qui sont ces crétins uniquement capables de désirer conserver leurs " zavantages zacquis"en n’ayant comme seul but d’en acquérir de nouveaux quitte à priver les autres de l’indispensable ? Nous ?
                 Ceci est , en tout cas me semble, inadmissible car nous avons , nous sommes dans l’ Abondance si j’en crois mes yeux et mes oreilles quand je vais voir sur place. D’un coté des éboueurs qui se plaignent de voir dans les poubelles des zup des pains encore dans leur emballage par exemple ; et d’un autre coté , des cultivateurs devenus malgré eux des industriels qui ne ramassent même plus l’équivalent d’un sac de blé qui tombe sur le chemin . Certains ont même une chaudière qui en brule et qui leur procure une sérieuse économie.

                 Nous sommes dans l’ ABONDANCE mais nous avons une administration qui ne sait pas administrer et encore moins gérer , préoccupés que sont les agents administratifs à vouloir conserver leurs avantages et même d’essayer de partir en avance le vendredi et d’obtenir des ponts . Il en est même qui ont pour rôle de gérer notre fortune alors que Monsieur Hollande a eu le courage de nous annoncer que nous étions ruiné. Il faudrait donc peut être en premier simplifier tout cela. Du type, pour les grandes décisions , l’Europe puis pour le pays, un président de la République avec son staf, puis d’un préfet à la tête de la Région puis de communautés de commune et enfin pour les villages et quartiers de ville , le comité des fêtes. Cela suffirait bien, en attendant pendant plusieurs générations, du relèvement de notre pays.

                 C"est la raison qui me fait penser qu’il faudrait penser à ÉQUITÉ plutôt qu’ égalité car il y a dans ce mot à mon avis une notion de Justice. Du type, je suis paralysé...et bien, j’obtiens selon mes besoins contre ce que je peux faire aux autres comme penser à un problème personnel..etc..ou bien maintenant écrire avec une machine qui lit dans la pensée...ou bien j’ai des ’gros bras’ et même si je suis un intellectuel...je fais des travaux de force pour mes "frères" comme il fut exigé en Chine en son temps. Les Français se sont moqués de cet état de fait ,MAIS...ces intellectuels sont en train de se préparer à gouverner le monde ( même si...) ...et si je suis un grand intellectuel, type Monsieur Attali (à mon niveau) et bien, je ne me prive pas d’aides physique aux autres ainsi que de présentation d’organisation de notre société pour nous. Ainsi tout le monde pourra vivre plus du coté des Justes Relations Humaines que du coté du chacun pour soi.


              • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 2008 09:27

                bien,
                vous avez raison, il y a une nuance entre équité, et égalité,
                et comme vous je préfère le premier,
                chacun accepte qu’il y ait une différence d’échelle dans les salaires,
                il faut seulement qu’elle soit équitable,
                et aujourd’hui elle ne l’est pas, mettant en danger ceux la même qui la déséquilibrent,
                en privant l’autre de revenus décents, il ne lui permet plus de consommer équitablement,
                et du coup, la belle machine se grippe,

                Ford, le célèbre fabricant d’automobiles, l’avait compris avant tout le monde, puisqu’il parait qu’il avait choisi de continuer a salarier les employés que les machines outils avaient remplacé,
                il avait fait un calcul logique, si je ne les paye plus, qui pourra acheter mes voitures ?
                ce n’est bien sur qu’une parabole, mais en y réfléchissant de plus près, pourquoi ne pas envisager cette solution utopique ?


              • aquad69 3 novembre 2008 12:52

                Bonjour Olivier,

                article tout de même simpliste -voire benet !- et qui part un peu dans tous les sens...

                C’est bien joli d’avoir de bonnes intentions ; si tous les gars (multimilliardaires) du Monde ...

                Mais il ne suffirait même pas d’être capable de proposer des solutions alternatives réalistes et praticables -et on en est loin !- pour enrayer le processus actuel ; il faudrait aussi pouvoir les imposer aux classes dominantes.

                Il faut atterrir, maintenant, et reprendre contact avec la réalité : je vous conseille à ce sujet l’excellent bouquin (un pavé) de Naomi Klein "la stratégie du choc". Celà pourrait vous donner une idée de ce que vous aurez en face de vous le jour où vous abandonnerez l’écologisme et le démocratisme bêlant pour abattre réellement l’ordre économique et politique actuel.

                Bon courage ! Thierry


                • Marc Viot idoine 3 novembre 2008 13:15

                  >article ... -voire benet !- et qui part un peu dans tous les sens...
                  >je vous conseille à ce sujet l’excellent bouquin (un pavé) de Naomi Klein "la stratégie du choc".


                  De même, je vous conseille de même l’excellente référence en matière de communication "Les mots sont des Fenêtres ou bien ce sont des murs". Marshall-B Rosenberg

                   smiley


                • aquad69 3 novembre 2008 13:41

                  @ Idoine,

                  merci...

                  Thierry


                • Marc Viot idoine 3 novembre 2008 14:28

                  De rien mais, lisez le, cela me paiera plus que largement.


                • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 08:56

                  @ aquoia69,

                  merci pour le "benet",
                  heureusement pour moi, la plupart des lecteurs ne l’ont pas jugé comme çà,

                  quand au livre que vous évoquez, vous avez du rater un épisode,
                  je l’ai évoqué dans un autre article "le tsunami de la honte", il y a déja plusieurs semaines,
                  excellent livre, c’est vrai,
                  une bible de renseignements, et j’encourage tous les lecteurs à sa lecture,
                  bouquins extraordinaire
                  (la stratégie du choc, naomi klein, chez acte sud, 25€ et on n’est pas volé !)


                • aquad69 4 novembre 2008 12:39
                  Bonjour Olivier,

                  le mot "benet" était peut-être un peu vigoureux, mais il désignait l’article et non auteur.

                  Ce que j’ai voulu exprimer par là, c’est que nous sommes aujourd’hui submergés de tous côtés par les cris d’alarmes, mais qui, partant dans tous les sens, ne font qu’ajouter à la pagaille et aux désordres.

                  Bien sûr que le système actuel mène droit au mur ! Bien sûr que le pillage et les destructions écologiques sont un désastre pour tous ! Bien sûr que la surface terrestre ne suffirait pas pour offrir le niveau de vie dit "américain moderne" pour huit milliards d’humains, et que le principe de "croissance économique" est l’invention la plus criminelle et la plus stupide qui soit ! Bien sûr aussi que l’instabilité actuelle du climat est une terrible menace !

                  On pourrait y ajouter l’apparition des zones mortes dans les océans, qui sont à mon sens le présage le plus grave de tous : on pourrait imaginer de pouvoir s’adapter aux changements climatiques, mais à la mort des mers...

                  Vous ne nous apprenez rien, et vous ne faîtes pas avancer le "schmilblick" d’un pouce : votre article n’explique rien, ne fait rien comprendre aux gens, et ne leur propose pas une orientation intelligente et nouvelle de leur vie qui soit meilleure et réalisable...

                  Rien ! hormis quelques infos de détails et une critique assez malvenue de Nicolas Hulot ; et bien sûr la prétention militante exprimé par le titre, mais qui ne représente finalement qu’une "pose" personnelle, et qui rappelle fâcheusement les looks "rebelle" affichés d’office par les "stars" pour adolescents.
                   
                  Votre article tient plus d’une collection de slogans ou de la démarche de vente d’un produit que d’une étude sérieuse où de la présentation d’un point de vue nouveau. Que cherchez-vous ? A expliquer des choses compliquées et subtiles à des gens intelligents, ou seulement à déclencher des réflexes mécaniques d’adhésion dans une foule primaires…
                   
                  On le voit ici clairement : l’écologie peut parfaitement se décliner de manière populiste, comme certains projets politiques d’antan, et peut, elle aussi, devenir une nouvelle « consommation » parmi d’autres.
                   
                  Et certains prêcheurs écologistes et ambitieux peuvent aussi devenir les « nouveaux curés » d’une époque « new age »…
                   
                  Thierry 
                   

                • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 2008 09:36

                  Aquad69,

                  que le terme "benet" s’applique à l’auteur ou à l’article ne change rien,
                  mais bon, passons,

                  le travail de journaliste citoyen et militant, ce que je revendique, est de se faire l’écho d’informations, de concepts, de découvertes, etc

                  or, je suis l’organisateur depuis 19 ans d’un salon bio, et cette année, Paul Aries, professeur bien connu dans les milieux écologistes, a donné une conférence sur le thême de la décroissance,

                  j’ai trouvé son propos extremement judicieux,
                  j’ai acheté son livre, et j’ai tenté de donner envie de comprendre le concept de décroissance,
                  ce que manifestement je n’ai pas réussi avec vous,

                  heureusement, la grande majorité semble l’avoir compris, si j’en juge par la qualité des commentaires,

                  pour toutes ces raisons, je vous encourage vivement à lire ce livre (la décroissance, paul Aries) espérant qu’après sa lecture, vous aurez fait quelques pas dans le bon sens ?
                  ce qui je l’admet est un parti pris subjectif.

                  cordialement,


                • manorah 3 novembre 2008 13:08

                  Merci Olivier,

                  Je trouve des choses très intéressantes dans cet article, notamment, certaines économies un peu dérisoires en effet, au vu du gaspillage affiché des Etats , mais je regrette l’acharnement sur Nicolas Hulot.

                  Amitiés


                  • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:02

                    Manorah,

                    il ne s’agit pas d’acharnement, je vous l’assure,
                    il y a dans le livre cité dans l’article (celui de paul aries, la décroissance) tout un chapitre confirmant ce que j’écris sur Hulot,
                    je pense qu’il y a surtout un aveuglement,
                    l’homme a du charisme, il sait séduire, et me rappele un peu un autre nicolas,
                    mais l’écologie que défend hulot est une écologie d’operette,
                    il tente de convaincre "mr tout le monde" qu’il a les clefs pour empecher le réchauffement planétaire, et oublie (volontairement ?) que les principaux responsables sont ailleurs,

                    c’est du poujadisme écologiste, et je suis sur qu’apres avoir lu le livre du Professeur Paul Aries, vous aurez une autre opinion sur Hulot,


                  • Lucie Vivien 3 novembre 2008 13:08

                    L’article n’est pas structuré et n’explique pas suffisamment le point de vue des objecteurs de croissance, c’est sans doute pour cela qu’il a déplu. Pourtant, c’est un sujet important et on ne peut plus d’actualité. Par contre, les critiques incessantes envers Nicolas Hulot (et qui sont familières aux partisans de ce mouvement ) m’agacent : je les trouve injustes et stériles.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:19

                      @ LucieVivien

                      article qui a déplu, dites vous ?
                      il faudra m’expliquer comment vous arrivez a cette conclusion,
                      il semblerait qu’il a pour les deux tiers des lecteurs une "opinion favorable",

                      mais passons,

                      peut etre n’ais-je pas été assez convaincant sur le cas Hulot,
                      la lecture du livre du Professeur Paul Aries vous éclairerait sans doute mieux,
                      il y a dans le livre "la décroissance" tout un chapitre qui dit mieux que moi, sans doutes, ce qu’on le peut dire sur Hulot,


                    • Francis, agnotologue JL 3 novembre 2008 13:44

                      La croissance ne profite qu’à ceux qui ont déjà tout. En 20 ans, dans les pays occidentaux, les revenus du capital on augmenté de 33% pendant que les revenus du travail ont stagné baissé de 15%. Si l’on considère que les salaires des "grands patrons" montés en flèche sont comptabilisés dans la part dévolue au travail, on peut considérer que en vingt ans, la croissance n’a rien apporté aux couches sociales défavorisées mais à entièrement profité aux riches.

                      Voilà pourquoi "ils s’agitent en criant croissance, croissance comme des cabris" : c’est parce que s’il n’y avait pas de croissance, ce hold-up serait impossible, les travailleurs ne le supporteraient pas.

                      Croissance et tiers monde :

                      http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/Congo_pillage_minier_La urent_Nkunda_301008.htm

                      http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21110 


                      • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 14:07

                        Entièrement d’accord avec JL
                        Et également pour dire de laisser un peu tomber les attaques contre Hulot, qui fait, quoi qu’on en dise, un boulot utile. 


                      • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 14:23

                         Eh oui. C’est le résultat de 20 ans de destructions de l’emploi, grâce aux géniales politiques redistributives et au génial salaire minimum. Que du bon. Il faut absolument continuer. Même aller plus loin, taxer à mort le capital, comme ça, plus d’investissement, donc plus d’emploi, donc plus de revenu du travail. Ils sont pas formidables nos petits altermondialistes ?


                      • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 14:53

                        par Le péripate (IP:xxx.x64.128.4) le 3 novembre 2008 à 14H23 							
                        							

                        															
                        							
                        								 Eh oui. C’est le résultat de 20 ans de destructions de l’emploi, grâce aux géniales politiques redistributives et au génial salaire minimum

                        C’est ben vrai, ça !
                        Une honte de redistribuer de l’argent à ceux qui le produisent ; il faudrait qu’il soit entièrement capté par les mafieux libéraux. 
                        Remarque, c’est con ; du coup, il n’y aurait plus de consommation, et.... plus d’emploi du tout ! smiley

                        Pareil pour le salaire minimum. 

                        Décidément, quand on est con, c’est pour la vie ; hein, Péripate ? 
                         smiley


                      • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 14:56

                         Oui, c’est ce que je dis au gens qui ne changent jamais d’avis... 


                      • Francis, agnotologue JL 4 novembre 2008 08:36

                        Evidemment, toujours le même idiot utile, ou crypto fascite qui ne jure que par la liberté, au choix, écrit  :""Eh oui. C’est le résultat de 20 ans de destructions de l’emploi, grâce aux géniales politiques redistributives et au génial salaire minimum""

                        Non, cher monsieur, c’est le résultat de cets politiques anti-keynesiennes ou keynesiennes négatives, appelées du doux euphémisme : " politiques de l’offre", ces politqiques qui conduisent comme dit Michel Rocard, à une redistribution à l’envers.

                        Et c’est cela que les terroristes de la pensée qualifient de redistributives et en concluent qu’il faut tuer le malade pour régler le problème.


                      • Francis, agnotologue JL 4 novembre 2008 08:41

                        Quant au salaire minimum, péripate, vous préférez le RSA ? Ou un impôt négatif ? Ou l’esclavage ? Ou le "tu peux crever" ?


                      • Le péripate Le péripate 4 novembre 2008 08:44

                         Terroristes de la pensée ? Vous voulez parlez de ces gens qui pratiquent l’insulte à tous bouts de champ ? Je suis bien d’accord...


                      • Le péripate Le péripate 4 novembre 2008 08:46

                         Je préfère le tu peux travailler, vous l’avez oublié dans votre liste, probablement de manière involontaire.


                      • Francis, agnotologue JL 4 novembre 2008 09:17

                        Péripate, je n’attendais pas de réponse, mais puisque vous êtes là, je ne perdrai pas mon temps avec vous puisque vous êtes l’archétype de tous ceux que je honnis, et à travers vous je le leur dis ce que j’ai à dire.

                        D’abord je peux dire que j’ai travaillé 57 ans : Eh oui, depuis mon entrée à l’école jusqu’à mon départ à la retraite, j’ai travaillé sans relâche. Je ne m’en, plains pas, j’ai eu la chance de connaître une période de plein emploi. Mais je ne suis pas venu ici pour dparler de moi mais pour dire ceci :

                        Pour faire une redistribution à l’envers, l’État sera toujours trop gros ! Mais ...

                        "Septembre 2008. A la veille de la plus grosse crise financière que le capitalisme ait connue, les commentateurs des médias sont unanimes : les caisses de l’Etat sont vides, les impôts sont encore trop lourds et les fonctionnaires trop nombreux. Dès le début de la pandémie les mêmes sont de nouveau unanimes : cet Etat-là doit sauver le capitalisme. Mais comment le pourrait-il puisque les caisses sont vides, et les impôts déjà trop lourds ? C’est à n’y plus rien comprendre…

                        L’ancien communiste devenu sarkozyste, Jacques Marseille confirme, au moins à deux reprises, la confiance placée en lui par Ted Stanger. Une première fois dans Le Point : " Des dépenses en légère hausse par rapport à 2007, une baisse du nombre de fonctionnaires d’un peu moins de 23 000, soit 1 % des fonctionnaires d’Etat en poste, un déficit réduit de... 300 millions d’euros par rapport à celui constaté en 2007[...] A ce rythme, il faudra plus d’un demi-siècle pour ramener le nombre de fonctionnaires à ce qu’il était en 1984 ! " ( octobre 2007). Une seconde fois, sur Europe 1 (19 avril 2008) : " Il faut supprimer des postes, il faut diminuer les heures d’enseignement. "

                        Politique de sauvetage : vive l’Etat !...

                        En pleine bourrasque financière, les gardiens médiatiques de la pensée, toujours les mêmes, ont la tête qui tourne. Ils sont obligés de se résigner et en appellent aujourd’hui à l’intervention massive de l’Etat pour sauver le marché dont ils acclament l’autorégulation bienfaitrice depuis des lustres.

                         

                        Les médias et la crise : Après " Vive la crise ! ", c’est " Vive l’Etat ! " Denis Perais

                        Publié le mardi 4 novembre 2008 là :



                        http://www.acrimed.org/article2997.html


                      • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:21

                        JL,

                        merci de ce commentaire,
                        et surtout des deux liens que vous donnez,
                        cordialement


                      • Liberty 3 novembre 2008 13:49

                        Bonjour Olivier,
                        Je suis un poil déçu du traitement de ce sujet mais je ne suis pas là pour t’accabler . (laisse un peu Hulot)

                        Pour ce qui est de la décroissance c’est le seul point sur lequel nous pourrions trouver terrain d’entente.

                        Notre modèle économique mondial repose sur la croissance : Emplois, fonctionnement de l’état, etc...
                        Par là même malheureusement y est intégré le financement des solidarités (santé, retraite, chômage).

                        Tout est très compliqué et imbriqué, la crise économique aurait été une super opportunité pour rendre possible l’adéquation écologie / économie .
                        Mais sur quel modèle économique se diriger faute de propositions .

                        La mutation du système économique, une consommation axée sur l’essentiel, les vraies valeurs, mettrai à coup sûr des millions de personnes sur le carreau . (publicité, luxe, nouvelles technologies futiles, éditeurs, sites internet etc...)
                        La liste est très longue, pour l’instant non seulement nous’avons aucun modèle de rechange mais en plus, nous ne saurions pas en assurer la transition .

                        Qu’est-ce que le bien ?
                        "C’est ce q’uil y a de mieux pour le maximum de personnes pendant un maximum de temps"


                        Sujet hyper compliqué, n’attendons pas un miracle, une trouvaille géniale issue de la tête de nos politiques, chacun prêche pour sa paroisse, leurs emplois sont menacés si nous allions vers une décroissance ... (ben oui, combien sont utiles et combien sont futiles dans notre démocratie ?)

                        Mon instinct primaire me dit d’aller vers une décroissance basée sur l’élimination du "trop futile" MAIS ma raison me dit de prendre garde à ce que les conséquences du remède ne soient pas plus dangereuses que le mal lui même.

                        ps : Jolie photo qui illustre l’article, souvenirs, souvenirs....  smiley


                        • Francis, agnotologue JL 3 novembre 2008 14:30

                          @ Liberty qui écrit : ""La mutation du système économique, une consommation axée sur l’essentiel, les vraies valeurs, mettrai à coup sûr des millions de personnes sur le carreau ""

                          Mais oui, les vraies valeurs comme vous dites sont universelles, et ce qui est universel est le bien des pauvres lesquels sont par définition insolvables et n’intéressent aucune industrie. Les aides qu’on leur accorde ici et là sont, avec la complicité des banquiers occidentaux, détournées pour le plus grand profit de l’industrie de luxe.

                          Les millions de personnes qui seraient sur le carreau ne pourraient-elles pas se consacrer aux valeurs universelles, plutôt que de ruiner la planète pour fabriquer les joujoux des riches, ceux-là qui ont déjà tout, y compris le pouvoir d’achat et les moyens de le faire gonfler pour en posséder encore et toujours plus ?


                        • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 15:41

                          Oui ; c’est le genre de commentaire qui m’a toujours sidéré. 
                          Si on parlait de supprimer la fabrication d’armes, il ne manquerait pas d’y avoir (c’est le cas de le dire) des levées de boucliers des syndicats, fabricants, transporteurs, etc... s’indignant à la perspective du manque à gagner, du chomage, etc....

                          Comme quoi, non seulement le luxe, mais aussi l’industrie de la mort seraient essentiels..... à la vie... smiley

                          Quand on aura enfin pris la mesure, politiquement, socialement, écologiquement, humainement, des vrais besoins des hommes, et éradiqué tout ce qui leur est nuisible, il sera certainement bien trop tard ; d’ici là, les semeurs de gaspillage, de destruction et de mort ont encore de biens beaux jours devant eux...



                        • ddacoudre ddacoudre 3 novembre 2008 23:37

                          bonjour liberty

                          la décroissance sélective consiste à réduire la production de biens (l’on va dire obstentatoire) opérer un retour vers les biens durables et les énergies renouvelabes ainsi qu’un mode de vie hédoniste basé sur autre chose que la consomation, la culture, le sport, les loisirs.
                          une décroissance entrainera une perte d’emploi dans les secteurs de production, il se posera donc le problème de trouver une source de revenu pour eux.

                          j’ai répondu a cette problèmathique en faisant de l’éducation une source de revenue. il suffit de créer des centre d’éducation permanant pour adulte, et d’y rémunérer le temps passé.

                          ainsi ces centres servent de passerelle entre la décroissance et l’avenir incertain.

                          cordialement.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:29

                          Liberty,

                          je ne suis pas la pour accabler nicolas hulot,
                          mais tu devrais lire le bouquin du professeur Paul Aries,
                          il dit bien mieux que moi tout le "bien" que l’on peut penser de nicolas hulot,

                          comme Aries, je n’ai jamais été un adepte de "l’écologie de salon", ou meme mieux du poujadisme en écologie,
                          cette manière qu’a hulot de voir l’écologie en la limitant a la défense des petites fleurs et des oiseaux a quelque chose de pitoyable, et de foncièrement malhonnete,

                          les vrais responsables du réchauffement planétaire ne sont pas "ceux qui se brossent les dents en oubliant de fermer le robinet", mais les politiques, les industriels, les commerçants mondiaux qui n’ont en tête qu’une logique :
                          s’enrichir, à n’importe quel prix.

                          c’est cela que dénonce le concept de décroissance.


                        • Claude Simon Tzecoatl 3 novembre 2008 16:19

                          Pour l’heure, nous assistons plutôt à la flottaison climatique.


                          • TSS 3 novembre 2008 17:55

                            les commentaires d@peripate me font sourire !

                            d’un coté sodomisé,par les escrocs qui nous gouvernent, et fier de l’être, qui promene ses fistules comme des

                            legions d’honneur et de l’autre à l’instar de ses copains financiers liberaux prêt à venir se mettre sous

                             la protection de l’etat pour voler l’argent du contribuable,toute honte bue et l’amour propre au fond de la

                            poche,dès que cela tourne au vinaigre... !!



                            • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:33

                              TSS

                              je partage ces sourires,
                              et ton commentaire


                            • hunter hunter 3 novembre 2008 20:27

                              Salut à tous !

                              Bon n’étant pas économiste, je vais essayer de résumer par une notion simple de physique, mais attention, pas de la quantique, de la physique de base, à savoir : les vases communiquants.
                              Qu’est-ce qu’elle nous apprend cette théorie ?
                              Eh bien si on a deux récipients identiques (donc même capacité de volume) connectés par leurs fonds par un tuyau, et que ces deux récipients sont à moitié plein d’eau (ok faut les poser sur une sorte de support, sinon, avec le tuyau au cul, ca va se casser la gueule....)
                               : )

                              Bon donc une fois sur leur support, avec un objet genre couvercle qui s’adapte au diamètre du premier récipient (faut qu’il soit légèrement inférieur au diamètre extérieur, pour pouvoir couvrir la surface du liquide), on pousse la flotte vers le bas. Que constate-t-on ? Le niveau d’eau va monter dans l’autre récipient, d’autant qu’il diminue dans le premier.
                              Si on pousse le couvercle à fond, la premier récipient sera tout vide, mais l’autre sera tout plein !

                              Alors grosso modo, l’économie, c’est ça non ? Nous on est du côté du récipient qui se vide, parce que quelqu’un presse le fameux couvercle, et l’autre récipient se rempli à ras bord !

                              Il suffit de remplacer la notion de liquide (ici l’exemple pris c’est 2 hydrogène+1 oxygène), par "fric", "matières premières", ou pas mal d’autres valeurs économiques !

                              Je ne pense pas qu’il faille faire math supp/math spé pour comprendre qu’il y a quand même un problème non ?

                              Surtout quand on sait que pour l’enseignement de la physique, on parle souvent de la notion d’équilibre !
                              Là, je crois que pour l’équilibre, on peut repasser en matière de "science" économique non ? D’autant plus que la simple sagesse populaire, la simple logique de base et l’expérience nous aprennent que ce qui n’est pas en équilibre, finit toujours....par se casser la gueule (rapport à Newton, ses pommes et l’attraction terrestre)

                              Mettons tout ça à la lumière des différentes études qui essaient de nous faire comprendre que les ressources de la planète sont limitées, et on comprend qu’un système fondé sur la production de bagnoles, avions, lecteurs DVD, etc, etc (souvenons-nous des vases communiquants : pour en produire toujours plus, il faut toujours plus de ressources), et je crois qu’il est alors plus facile de comprendre que ce système est périmé !

                              CQFD !

                              Bonne soirée à tous !

                              H /


                              • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:35

                                hunter,

                                merci de "cette économie expliquée aux nuls",
                                très amusant, bien dit, et lucide,
                                encore merci


                              • Marc Bruxman 3 novembre 2008 20:36
                                Mais aujourd’hui, l’heure n’est plus aux projets, le réchauffement planétaire est lancé, et fin 2012 (d’après la mission TARA et d’autres) la fonte totale de la banquise et des glaciers provoquera une probable montée des eaux, de 7 à 80 mètres, dont on sait qu’un seul mètre déplacera 100 millions d’humains.
                                 

                                7 métres d’ici à 2012. Ahahah ! C’est un scientifique bolchévik qui vous a fait la prédiction. Va y avoir un boom spéculatif sur l’immobillier à l’intérieur des terres bordel de merde ! Ta baraque se retrouve avec vue sur la mer ! Nice !

                                Sinon blague à part il s’agit d’un article simpliste et benet comme disait un autre commentateur. Bienvenue au monde des bisounours ! Mais de toute façon, il ne faut pas avoir un grand cerveau pour croire à la décroissance lorsque l’on est plus un enfant. Y’a plein de gens sur terre qui n’ont pas à bouffer et monsieur va produire moins. Il va sans doute nous expliquer qu’il y en a assez et qu’il suffit de prendre aux riches. Et bien désolé mais à l’échelle du monde même un rmiste français est un nanti. Vous allez donc expliquer vos idées de merde, à tous les français qui ne sont pas riches et qui vous allez demander de se saigner pour qu’un keum qu’ils ne connaissent pas au fin fond de l’affrique puisse bouffer tout en réduisant la production globale. Bon courage !

                                Qu’est ce que c’est con un communiste quand même ;)



                                 

                                • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 20:40

                                   lol..... Oui, mais ils sont mignons quand même, toujours un mot gentil, pour faire plaisir...


                                • madame_sans_gêne madame_sans_gêne 3 novembre 2008 21:02

                                  Mais qu’est-ce que vous faites donc ici à perdre votre temps précieux à insulter une poignée de bisounours communistes ?
                                  Vous devriez être en train de bouffer le monde à grands coups de mâchoires en grands prédateurs impitoyables que vous êtes...
                                  Dents de requins, ou dents de lapins ?


                                • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 21:12

                                   J’ai toujours eu un faible pour les musées, les vieilles choses, les antiquités. Nostalgie...


                                • Marc Bruxman 3 novembre 2008 21:16

                                  Mais qu’est-ce que vous faites donc ici à perdre votre temps précieux à insulter une poignée de bisounours communistes ?
                                  Vous devriez être en train de bouffer le monde à grands coups de mâchoires en grands prédateurs impitoyables que vous êtes...
                                  Dents de requins, ou dents de lapins ?


                                  Ben dents de requins ou de lapins si tu as des cafards dans tes corn flakes quand tu prends la boite pour bouffer le matin, tu n’a plus faim ! Et que fais tu donc ? Tu passes du baygon (effet rapide) et appelle le décafardisateur (faut attendre qu’il se raméne) pour t’en débarasser. 

                                  Ben voila, les communistes je m’en foutrait si ils ne foutaient pas le bordel et ne cherchaient pas à mettre des lois de merde qui font chier tout le monde. Et donc il faut traiter le problème pour les empécher de nuire. Etant donné que ce sont des être humains, le débat est une forme de réglement du problème plus civilisée que le Baygon. 


                                • madame_sans_gêne madame_sans_gêne 3 novembre 2008 21:34

                                  Extraordinaire ! Du Baygon dans tes céréales : tu t’empoisonnes toi-même. Allo, les dératiseurs ! Tu empoisonne ton environnement. Au propre comme figuré, tu seras exterminé en même temps qu ce que tu considères comme de la vermine. Mais ne croyez pas que je m’en réjouisse : j’ai juste beaucoup de compassion pour les victimes consentantes.


                                • madame_sans_gêne madame_sans_gêne 3 novembre 2008 21:38

                                  Et j’aimerais pas habiter chez vous. Vous avez essayé la baguette fraîche + beurre+ confiture au lieu de stocker les corn-flakes ? Au moins, a n’attire pas les cafards.


                                • madame_sans_gêne madame_sans_gêne 3 novembre 2008 22:17

                                  Quant au Péripate, si j"en juge par ses articles et ses posts passés, l’assisté culpabilisé qui joue les cyniques en lèchant la main du pulvérisateur de Baygon, ça serait à mourrir de rire si ce n’était aussi tragiquement actuel.


                                • madame_sans_gêne madame_sans_gêne 3 novembre 2008 22:27

                                  Merci pour votre article. Que ceux qui le trouvent simpliste ou mal documenté se renseignent. C’est à ça que sert le journalisme citoyen. Vous êtes contre courant à fond contre la sainte croissance que tout le monde s’acharne à relancer : ça ne vous rendra certes pas populaire, mais ça n’empêche pas que vous ayez raison.
                                  Continuez donc à jouer les Cassandre tant que vous en aurez le loisir.
                                  Bon courage à vous.


                                • Le péripate Le péripate 3 novembre 2008 22:28

                                  T’es pas mignonne, toi.


                                • sisyphe sisyphe 3 novembre 2008 23:45

                                  							par Marc Bruxman (IP:xxx.x29.179.123) le 3 novembre 2008 à 21H16 							
                                  							

                                  															
                                  							 								
                                  Ben voila, les communistes je m’en foutrait si ils ne foutaient pas le bordel et ne cherchaient pas à mettre des lois de merde qui font chier tout le monde.

                                  Bruxman dans toute la splendeur de sa connerie rutilante !
                                  C’est "les communistes" qui foutent le bordel ! smiley
                                  C’est eux, les responsables de la crise, du krach !
                                  Salauds de cocos !
                                   smiley


                                • Marc Bruxman 4 novembre 2008 01:27


                                  Bruxman dans toute la splendeur de sa connerie rutilante !
                                  C’est "les communistes" qui foutent le bordel !
                                  C’est eux, les responsables de la crise, du krach !
                                  Salauds de cocos !

                                  Et ! Des Krach on en verra d’autres ! En 2001 déja c’était censé être la fin du monde. Je suis toujours en vie. Il y a eu une crise en 1993 dont j’ai vaguement souvenir (j’étais très jeune). On a survécu. Et l’avantage c’est que contrairement aux impots, la crise nous fout réguliérement la paix. Puis bon pour 2001, on s’est tellement goinfré en 99 et 2000 alors qu’on était qu’étudiant qu’il fallait bien que la fête cesse un jour. 

                                  Pour le reste, j’ai plus d’actions, je les ai liquidées fin 2006. J’ai ma résidence principale dont le prix peut baisser mais c’est ma résidence principale, si je dois la revendre pour racheter ailleurs, le prix de ce que je vais racheter sera moins cher aussi. Faut arréter de paniquer et de croire que ca va être la fin du monde. Ca va tanguer pendant quelques année et après ca ira mieux. Et on refera plein de thune comme au bon vieux temps ;) (D’autant que pour l’instant, on n’a pas constaté de ralentissement sur le marché technologique donc c’est cool pourvu que ca dure). 

                                  Finalement le plus gros problème reste le niveau très élevé des impots. Ca ne change pas. Alors que le prix de l’essence lui a déja baissé. Finalement les spéculateurs posent moins de problèmes ;)

                                  Ah oui puis justment pour ceux qui craignent la crise : La décroissance c’est ce que l’on appelle une récéssion. On va voir dans un an si vous en demandez toujours.


                                • sisyphe sisyphe 4 novembre 2008 01:36


                                  Et ! Des Krach on en verra d’autres ! En 2001 déja c’était censé être la fin du monde. Je suis toujours en vie. Il y a eu une crise en 1993 dont j’ai vaguement souvenir (j’étais très jeune). On a survécu. Et l’avantage c’est que contrairement aux impots, la crise nous fout réguliérement la paix

                                  Ben oui ; des crises et des krachs, on en verra d’autres, tant que ce sera le même système qui sévira. 
                                  Le problème, c’est, que, de crise en crise, c’est les plus pauvres qui continuent à morfler. 
                                  Alors, t’es bien gentil de nous parler de ton cas, mais, à vrai dire, ça ne fait que dévoiler ta vision du monde : centrée autour de ton petit intérêt. 
                                  Après toi, le déluge, hein ? 
                                  Et les autres, franchement, qu’est-ce que t’en as à branler ? 

                                  Quand je parlais de connerie rutilante, j’étais encore en dessous de la réallité, je crois...
                                  Mais c’est bien ; continue comme ça. 
                                  Souhaite seulement n’avoir jamais besoin de tous ceux que ton mépris et ton égoisme abandonnent à leur misère...


                                • Redj Redj 4 novembre 2008 02:38

                                  Y’a plein de gens sur terre qui n’ont pas à bouffer et monsieur va produire moins.

                                  Bruxman, avant de l’ouvrir il faudrait peut-être apprendre le concept de décroissance. Mais ça implique de réfléchir un peu à un autre système, ce que bien sûr les libéraux ne peuvent pas faire, car incapable de s’imaginer ne plus gagner un tas de pognon !


                                • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:42

                                  max bruckman

                                  et si vous aviez, à votre tour, sans le savoir, une vision un peu "simpliste" de l’avenir ?

                                  vous avez semble-t-il la foi du charbonnier,

                                  pétri de certitudes, basées sur un foi sans fondement.

                                  il y a aujourd’hui deux navires scientifiques (l’un anglais, l’autre soviétique, avec à bord des chercheurs suédois) qui ont constaté en Arctique que le méthane sortait a gros bouillons (250 "cheminées a méthane" observées)

                                  le méthane contribue vingt fois plus que le co2 au réchauffement planétaire,

                                  on sait aussi que le gulf stream s’est arrété au début de ce millénaire quelques semaines, et qu’il a une activité ralentie aujourd’hui,

                                  il est peut etre trop tard pour parler de décroissance, mais il n’est jamais trop tard pour reconnaitre que l’on se trompe.


                                • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:47

                                  madame sans gène,

                                  merci a vous de vos commentaires toujours lucides, bien écrits, et pertinents,
                                  j’aurais du plaisir à vous retrouver sur un autre article,
                                  amicalement


                                • Claude Simon Tzecoatl 3 novembre 2008 21:26

                                  Et ouais Bruxman, vive le connunisme !


                                  • Frabri 3 novembre 2008 22:41

                                    Quelques mois de recession donc de décroissance va animer le débat sur la décroissance, il va y avoir un peu plus de chômage, mais quand dans le monde du chômage il y a plusieurs millions de chomeurs et de chomeuses cela ne va pas changer qrand chose dans le fond, il va y avoir un peu plus de précarité. Entre une croissance a plus 1% et une décroissance a moins 1 % Il n’y a pas beaucoup de différence.


                                    • Internaute Internaute 4 novembre 2008 08:52

                                      A mettre en apposition des chiffres extrêmes on en déduit n’importe quoi.

                                      Comprenez que l’appauvrissement des riches n’enrichira pas les pauvres, que la suppression des dépenses d’armement n’amènera pas plus d’enfants dans les écoles, que si l’on coupe le robinet pendant qu’on se lave les dents cela ne remplira pas le lac Tchad etc etc. L’organisation des sociétés ne se résume pas à des vases communicants.


                                      • jjwaDal marcoB12 4 novembre 2008 09:03

                                        Qu’une bonne partie de la population des pays développés doivent réapprendre la frugalité
                                        c’est du bon sens (la minorité qui séquestre l’essentiel des revenus et patrimoines et a
                                        causé cette nouvelle crise ne va pas lui laisser le choix), mais sachant l’énorme besoin
                                        de développement du reste du monde la notion de "décroissance" est un hochet pour "nantis".
                                        Que le modèle économique qui est le nôtre soit inapplicable a échelle du monde, quasiment
                                        tout le monde le sait (Notre devise est clairement "Après nous le déluge").
                                        La question est " Quel est le plan B et comment y parvenir ?... ".
                                        L’article ne m’apprend rien sur le sujet.
                                        Le dernier paragraphe discrédite tout le reste. Il faut se relire avant de publier...


                                        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 09:52

                                          quel est le plan B demandez vous ?

                                          le mieux que j’ai a faire est de vous proposer la lecture du livre du professeur Paul Aries (je n’ai pas de dividendes sur la vente !)
                                          ce plan b y est parfaitement décrit (la décroissance)


                                        • jjwaDal marcoB12 4 novembre 2008 11:34

                                          Impossible de tout lire. Cette vidéo est sans doute représentative et situe le personnage. Il a beaucoup de bonnes idées sur le diagnostic. Sur la mise en oeuvre, je ne le crois pas réaliste. Je crois plus au "Plan B" de Lester Brown, moins militant, plus crédible et qui ne va pas par magie d’un point "A" à un point "B". Où sont les forces du changement ? Regardez le résultat des élections... Il méconnaît beaucoup de contraintes que personne ne peut ignorer (OMC par ex) et pars en vrille sévère en évoquant une température vénusienne sur Terre (en cas de rejet excessif de CO2). J’incarne ce que les partisans de cette notion appellent de leurs voeux et ne croie pas à l’idéologie sous-jacente. Les bonnes idées qu’elle contient sont mal vendues, peut-être...


                                        • frédéric lyon 4 novembre 2008 09:50

                                          Nos amis sont "objecteurs de croissance" ?

                                          Ce qui n’est pas le cas d’un milliard trois cent millions de Chinois, ni d’un milliard cent millions d’Indiens, sans compter tous les autres !

                                          Il y a beaucoup à faire dans ces vastes régions vers lesquelles se dirigent les hommes et les capitaux. Qui a envie de rester coincé avec des gens qui ne savent que pleurnicher en réclamant davantage que ce qu’ils n’auraient jamais eu s’ils étaient nés sous d’autres latitudes ?

                                          La décroissance c’est pour les autres apparemment, car ils réclament toujours plus pour eux, et moins pour tout le monde !

                                          Ils se trompent, la décroissance sera bien pour eux et ils n’y pourront rien, la roue a tourné et ils passent par la fenêtre, quelle importance ? Ils n’avaient pas mérité ce qu’ils n’ont eu que par les hasards de la naissance.


                                          • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2008 14:27

                                            à fréderic Lyon,

                                            je pense qu’il s’agit d’une erreur de jugement,
                                            la décroissance sera pour eux dites vous ?
                                            ils ont été privé de tout pendant longtemps, et pour eux la question ne se pose pas, apparemment,
                                            même si une minorité est consciente du danger,
                                            s’ils en ont la possibilité ils vont vouloir "croitre" et croitre encore,
                                            la question posée dans l’article est posée sur une échelle mondiale, et concerne ceux qui connaissent depuis longtemps les risques de la croissance,

                                            les richesses que cette planète nous permet ne pourraient laisser personne au bord de la route,
                                            il suffit de "consommer différemment"
                                            avoir a l’esprit le concept du partage,

                                            cette boulimie que nous avons tous connu un jour ou l’autre, de posseder plus que ce dont nous avons besoin, est le début du déreglement,

                                            en 1789, ils avaient déja tout compris : liberté, égalité, fraternité,

                                            dommage que nous ne soyons pas encore capable de mettre ces mots en phase avec nos actes.


                                          • JJ il muratore JJ il muratore 13 novembre 2008 14:42

                                            @Olivier cabanel ; Votre titre résume très bien ma "philosophie". Les sociétés dites développées fonctionnent sur un phantasme : toujours plus grand toujours plus gros. Les bagnoles ont doublé de taille en 25 ans, les montres ont doublé, les pompes qui taillent 42 semblent faire du 47 de pointure, avec l’obésité de règle dans les pays riches s’affiche l’obscénité du trop bouffer etc...Le culte de la consommation (sur-consommation) fait des hommes des abrutis éternellement frustrés, sans culture, sans autre projet que de consommer plus. Une humanité qui n’a plus comme fondement que cette sur-consommation est condamnée. La planète est malade de la ’croissance’ des pays dits développés, les autres n’ont qu’un rêve, qu’un but : accéder au niveau de vie de l’Occident. Le problème c’est que ce niveau de vie, s’il était atteint par les sept milliards d’humains que compte la terre, ce serait l’effondrement de tout l’éco-système. Alors continuer à parler de croissance c’est comme prescrire un suicide collectif. Si l’on veut préserver la vie crions "mort à la croissance"
                                            bien à vous.


                                            • olivier cabanel olivier cabanel 13 novembre 2008 15:19
                                              jjl Muratore,
                                              la solution viendra peut etre d’ailleurs,
                                              ci dessous, un article que j’ai publié ds divers sites internet
                                              L’heure des convergences.
                                              Un colloque qui s’est tenu récemment a Fort Lauderdale en Floride a conclu que notre planète avait un cycle de 26000 ans.
                                              C’est exactement la même durée définie par les Mayas dans leur calendrier.
                                              Pour les astrophysiciens, tout comme pour les Mayas, ce cycle finit le même jour : le 23 décembre 2012.
                                              Ces astrophysiciens ont confirmé le déroulement de la phase ultime du cycle actuel du système solaire autour du Soleil central de notre galaxie en l’associant à un phénomène générateur de perturbations électromagnétiques et cosmo-telluriques gigantesques qu’ils ont identifié sous le nom « d’effet de tressaillement » (wobble effect). Ce phénomène est le précurseur du commencement d’un nouveau cycle autour du Soleil central de la galaxie.
                                              Selon les astrophysiciens Paul Otto Hesse et José Comas Sola, on se dirige vers la phase ultime de la révolution complète du soleil autour d’Alcyone, Soleil central de notre galaxie : Le système solaire traverse une nébuleuse lumineuse, constituée essentiellement de photons.
                                              Ils ont découvert que cette Ceinture de Photons couvre une vaste région stellaire et émet un rayonnement électromagnétique intense sur un large secteur de notre galaxie et que la terre allait franchir cette barrière électro magnétique.
                                              Il faut se rappeler que la Terre se comporte comme un immense circuit électrique. Il existe une sorte de cavité électromagnétique située entre la Terre et la dernière couche de l’ionosphère, à environ 55 kilomètres de distance de sa surface.
                                              Les propriétés résonantes de cette cavité magnétique terrestre furent découvertes par le physicien allemand W.O. Schumann entre 1952 et 1957.
                                              Elles permettent de mesurer la fréquence ou le taux vibratoire moyen de la Terre. Comme pour le battement du cœur d’un corps vivant, métaphoriquement, la « Résonance Schumann » mesure le battement du cœur de la Terre.
                                              Il est à noter que depuis des milliers d’années, sa fréquence valait 7,8 Hz (Hertz). Or, étrangement, à partir de 1980, cette résonance s’est mise à accélérer, dans un premier temps, lentement, puis brusquement, depuis 1997, elle augmenta très rapidement au point d’atteindre aujourd’hui le niveau record de 12 Hz.
                                              Gregg Braden, ingénieur aérospatial, a démontré lui aussi que la Terre passera prochainement à travers la ceinture de photons et que cela aura pour conséquence le ralentissement progressif du rythme des rotations de la Terre. Il affirme que lorsque la fréquence atteindra 13 cycles (13 Hz), la Terre arrêtera ses rotations et nous serons vraisemblablement au « Point Zéro » du champ magnétique terrestre.
                                              La Terre s’immobilisera alors et au bout de deux ou trois jours, elle commencera alors à tourner en sens inverse.
                                              Ce premier scénario produirait alors un renversement dans le champ magnétique autour de la Terre et en elle-même.
                                               Et si l’on en croit les astrophysiciens Floridiens et les Mayas, cela aurait lieu le 23 décembre 2012.
                                              Les astrophysiciens pensent qu’il est probable qu’à l’issue du franchissement du Point Zéro, le Soleil se lèvera alors à l’ouest et se couchera à l’est [www.erenouvelle.com (L’échéance 2012, Le débalancement des pôles, Le passage au point zéro 2012)]
                                              Ce cycle de 26000 ans est à mettre en parrallele avec le remplacement de l’homme de néanderthal par l’homme moderne il y a 24000 / 28000 ans.
                                              Les géophysiciens avaient déjà observé que certains changements climatiques coïncidaient avec les modifications du champ magnétique terrestre.
                                              Il n’est pas impossible alors que la brusque disparition d’espèces animales entières (comme celle des dinosaures ou des mammouths) ait été provoquée jadis par un brutal basculement du champ magnétique terrestre, aboutissant à un fort déplacement des pôles, voire à une inversion des pôles magnétiques. Ceci pourrait expliquer la présence d’aliments tropicaux découverts dans les entrailles des dinosaures, piégés dans la glace.
                                              Au moment ou le méthane s’échappe à gros bouillon sous le pergélisol arctique, et de la fonte accélérée de la banquiseet des glaciers on peut raisonnablement penser que le passage de 2012 à 2013 risque d’être difficile.
                                              Car comme disait un vieil ami africain :
                                              « Ton futur dépend de tes rêves, ne perd pas de temps, va te coucher »

                                            • JJ il muratore JJ il muratore 14 novembre 2008 11:04

                                              Merci Cabanel pour cette "fenêtre" ouverte sur des connaissances nouvelles. Vais m’y pencher.

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