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Accueil du site > Tribune Libre > Juste...un viol

Juste...un viol

 

La Justice est bien logée, vous avez remarqué ? Les plus beaux palais, les plus beaux marbres, les plus belles colonnes, les plus belles peintures. C’était au temps de la grandeur, et il fallait impressionner. J’ai vu, j’y ai même été invitée, un petit boui-boui dans la zone, pour les Rappels à la Loi qui concernent principalement les nouveaux habitants du lieu. Mais restent impressionnants le froid et l’inhumanité qui y règnent.

Et il faut y juger des pathologies ; une délinquance qui relève d’une sociopathie. Des crimes qui ne sont que des actes d’insanité psychique.

On dit toujours « raide comme la Justice », il me semble à moi qu’il est plus convenant de dire « souple comme la Justice ».

J’ai toujours été étonnée par les grands écarts faits dans les valeurs de notre civilisation ; la Vie par exemple, son sacré son précieux, à géométrie variable selon qu’il s’agit de maman ou de papé qu’il s’agit de faire durer au-delà de toute limite, ou bien d’inconnus que l’on transforme sans broncher en chiffre de dégâts collatéraux, et encore, en les minimisant.

Pour réduire l’écart, récemment nous avons beaucoup parlé du consentement au viol. Si le violeur ne fut pas contraint de couper la jambe à la violée pour arriver à ses fins, le consentement est toujours suspecté.

Est-ce que cette suspicion est due à l’expérience, et tendrait à protéger les dénonciatrices compulsives qui veulent se venger d’un tel ou un tel qui les aurait boudées ?

Non, il y a là aussi un grand écart, le pataquès invraisemblable autour du metoo-je-dénonce-mon-cochon, qui a me semble-t-il nuit à pas mal de mecs dont on ne saura jamais s’ils étaient plus cochons qu’un autre, cette complaisance à l’égard de la dénonciation voire de la délation étant antinomique, vous le remarquez, du consentement. S’agissait-il de donzelles de différentes races ? Je veux dire classes ? Ou bien d’une vision de l’humain qui, on voudrait lui couper là main irait quand même, et, quand il s’est gouré, que l’expérience est négative, s’en prend à l’autre. Dans les sectes c’est flagrant, il s’agit toujours de servitude et soumission, non seulement volontaire mais bien enthousiaste, mais si on s’aperçoit à temps que ça craint, on se rebiffe et demande aide et réparation au commun des mortels. Pour moi, ne pas assumer ses conneries est insensé.

En tous cas, on dit que la vérité sort de la bouche des enfants, il faut peut-être savoir entendre.

Je vais vous parler de cet homme accusé de viol sur une élève de quatre ans, vous vous rendez compte ? On trouve le sperme du père de l’enfant dans la culotte, mais on accuse l’instit.

 

Vous trouverez les détails de cette affaire sur internet, je voudrais juste recadrer sur la Justice comme seul recours.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/viol-a-genlis-l-entourage-de-l-instituteur-mis-en-cause-denonce-inefficacite-de-la-justice-1520433150

 

 

En résumé : un instituteur de maternelle est accusé par une fillette de quatre ans, de viol ; depuis le début il n’y a aucune ambiguïté, non seulement, matériellement, l’accusé n’aurait pu commettre cet acte mais la chose est également impossible vu ce qu’il est ; aussi un comité de soutien se met en action très vite et comme des milliers d’autres j’en fais partie très tôt, d’abord un petit mot de soutien, puis réécrire des courriers prémâchés adressés au Ministre de la Justice, au Juge local, etc.

Seulement, comme je vous l’ai dit, le père aurait dû être suspecté puisque l’on a retrouvé son sperme dans le slip de sa fille, mais la mère, une fliquette, déjoue la preuve, soutient son mec et accuse l’instit.

Parole de flic, on confond toujours « être assermenté » et « dire la vérité ». J’en sais quelque chose.

Certes la parole de l’enfant est donnée comme justification , comme vérité quoi, alors que si on se penche un peu on aperçoit la parole d’un flic impossible à mettre en doute.

En tant qu’être humain, et en tant que femme, on se demande bien quel genre de relation existe entre ce mari et cette épouse, pour qu’elle sacrifie ainsi son enfant, même si on se doute que tout son être refuse le réel, et que son déni est pathologique. Et à cet endroit, son malheur nous incline à la compassion, une femme complètement paumée qui s’accroche à la première bouée offerte. Cela est déjà un point important qui prouve que la Justice, la formation des juges, procureurs et autres avocats n’abordant au grand jamais ce type de problèmes, n’est pas vraiment adéquate pour s’occuper des histoires intimes.

La Justice s’occupe de divorces, c’est dingue ; je suis d’accord, c’est aux notaires de s’occuper de ça, le mariage n’étant qu’une question de fric, patrimoine, partage, succession,etc.

Je voudrais juste, en aparté, souligner que c’est bien par les divorces, dès le début des années quatre vingt dix, que les « féministes » ( entendez les femmes qui ne comptent pas quitter le lit marital sans un sou) avec leur porte voix avocates ont propagé une drôle de Justice !

Plutôt que faire des lois à la con, d’une part, et s’en offusquer, d’autre part, nous devrions bien réfléchir à comment résoudre, à la fois le problème du viol, à la fois le problème de la dénonciation calomnieuse (mon innocence ne va pas jusqu’à croire à leur fin).

Il est tout de même notable de constater que, d’après ce qu’on en sait via les médias, il y a une multitude de viols non punis, avec des filles qui restent meurtries à vie, et d’autre part une quantité non négligeable de gars accusés à tort, que rien ne viendra jamais dédommager.

Rien ne me révolte plus qu’un gars libéré quinze ans plus tard quand la fille prise de remords avoue sa dénonciation calomnieuse. De ce que j’en sais, une somme est versée en dédommagement au prisonnier libéré, somme payée par le contribuable, tandis que la fille rentre chez elle soulagée de sa bonne action. Qu’on comprenne bien, pour moi le sexe n’est pas en cause, mais celui qui dénonce un autre par calomnie pour je ne sais quelle raison psy tordu devrait quand le pot aux roses est découvert, être astreint aux mêmes peines que l’autre a subies : quinze ans de taule.

Vous me direz le monde est ainsi fait que si c’était le cas personne jamais ne viendrait avouer ( et je crois que c’est rare, les salauds et salaudes savent se cacher toute une vie, étude n’a jamais été faite de savoir si leur vie en a été écourtée), mais je crois qu’on devrait se donner les moyens de chercher les coupables quand il y a des suspicions d’innocence avérée.

Un contre pouvoir du pouvoir Justice, quoi.

Nous sommes chacun dans l’empathie et la compassion qui correspond le mieux à ce que nous sommes et je voudrais dire sans vouloir provoquer, que si la condamnation du viol est une évidence, il ne concerne que deux individus ( le problème des tournantes étant à mon sens d’une autre essence encore plus violente) tandis que la dénonciation calomnieuse implique la Justice et vous aurez compris comme moi que si je dénonce le fils du préfet de m’avoir violée, je peux toujours courir tandis que si la fille du préfet m’accuse, moi garçon fils de sans dents, de l’avoir violée, je ne pourrai plus courir.

Personnellement j’avais ce sentiment là avant de l’avoir vécu ; l’injustice du condamné à tort a toujours été pour moi quelque chose d’insupportable, mais après l’avoir vécu, je sais qu’on en reste anéantie : rien ne peut réparer cela, la société toute entière tout en gardant l’arrogance de son pouvoir, qui se dévoile arbitraire puis menteur, qui cache ou occulte des documents ; c’est à exploser.

Tout ce qui concerne les relations d’une personne à une autre peut, si on veut, être débrouillé, compris, dépassé. En tous les cas la blessure persiste, après n’est plus comme avant, mais c’est toi, et moi.

Quand la justice s’en mêle, elle se mêle de ce qui ne la regarde pas et donne raison à toi ou toi ou moi, on ne sait pas pourquoi ( si on le sait…) et celui qui a tort à ses yeux crève !!!

On peut très bien comprendre qu’une femme soit déçue par son mec, elle espérait l’amant valeureux à vie, plus le père exemplaire, plus le pourvoyeur de richesse, et voilà que le gus ne peut jouer qu’un de ces rôles là parfaitement !! mais on comprend moins bien que la Justice, la société, donne raison à ces donzelles et que le pauvre gars imparfait doive renoncer à son officine, son entreprise, son exploitation, pour en donner la moitié à sa moitié qui, de toutes façons n’y a rien branlé de sa vie ! On voudrait garder les femmes immatures et infantiles qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Le monde, au moins à mes yeux, va complètement à l’envers : une femme féministe est une femme qui s’assume, assume sa liberté, elle veut quitter le cocon douillet et sécurisant du couple, elle se retrouve dans la jungle, ben oui.

Ben non, la jeune femme qui a épousé un futur pharmacien, entrepreneur, commerçant, quand au bout de vingt ans elle s’ennuie, trouve que son mec a grossi, qu’il est toujours au boulot et n’a plus grande envie d’elle, si elle en trouve un autre plus neuf, elle voudra partir et la justice obligera le mec à tout vendre pour lui en filer la moitié alors qu’elle aura vécu gratos sur son dos pendant tout ce temps !

Ce qui me rend dingue, c’est qu’on appelle celles-là des féministes !! On confond féministe et femme frustrée qui se venge ! La plupart des féministes que je connais sont compagnes de mecs à faire rêver !

Je ne vais pas m’appesantir, ce n’est au fond qu’une question de pognon qui cache une forêt de névroses ; revenons à Éric notre accusé à tort.

Pour ceux qui ont la télé, Sur France 5 le 11 septembre, il y a une émission à voir.

Je vous copie le dernier courrier reçu du comité de soutien à Éric :

 

« Chers soutiens,

 

Ne manquez pas l'émission diffusée mardi 11 septembre à 20h50 sur France, Le monde en face.

 

Souvenez-vous, lors de notre grande mobilisation du 12 octobre 2017 pour soutenir Éric devant les portes de la cour d'appel de Dijon, Florence Kieffer et son cameraman étaient là pour capturer ces instants qui nous avaient tous marqués par l'incroyable humanité qui s'y était dégagée.

 

Après plusieurs mois de tournage, Florence Kieffer diffuse son reportage "En prison pour rien", qui retracera le parcours de trois hommes dont la justice a transformé profondément leur vie. Éric sera le fil rouge de ce reportage, et interviendra dans les conditions du direct sur le plateau de France 5 pour un débat autour de la malveillance de la justice envers les présumés innocents coupables.

 

Ce reportage fait écho avec le premier reportage qu'avait réalisé la journaliste l'année dernière, Justice, le douloureux silence. On vous invite à visionner ce premier reportage d'une très grande qualité : JUSTICE LE DOULOUREUX SILENCE  »

 

 

 

Pour conclure je voudrais insister sur le fait que bien sûr, comme tout le monde, je condamne les actes criminels et délictueux mais je fais la différence entre une relation entre deux personnes, et comme je me considère l’égale de l’autre, si je me fais avoir c’est d’abord moi que j’interroge. Dans les relations naturelles ou sociales, les rapports de force ne sont pas absents loin s’en faut, seulement, plutôt que nous élever en prédateurs, nos géniteurs bisounours nous élèvent comme des proies, des proies qui, humaines, ont le privilège de se plaindre et d’avoir gain de cause !

Je m’insurge contre ça, je pense qu’il est urgent et vital d’élever nos enfants pour qu’ils soient capables de faire face, de se défendre, dans n’importe quelle situation et que s’il y a manquement, si une proie est saisie, il s’agit d’une relation à deux. Non pas que la civilité doit être écartée ou tenue pour rien mais au bout du compte chacun doit être à même de vivre sa liberté face aux fauves lâchés.

Donc je peux à la fois penser que la violée possède des carences de forces d’autonomie tandis qu’on a incubé dans la psyché du violeur des pathologies ; l’humain est quasi le seul prédateur de l’humain, c’est tout de même à transmettre ! Et on ne connaît pas le viol en milieu animal ( je sais bien que certains, pour corroborer leurs délires, y voient de l’homosexualité,- pourquoi pas du viol-). Donc pour moi se faire bouffer par un lion ou violer par un malade, c’est de la même veine, une violence qui échappe, qui a échappé à ma vigilance.

Il semble que le mâle protecteur soit enclin à décliner toute force autonome à la femme, de la même manière que celle-ci féministe est encline à jouer les victimes dans n’importe quelle situation. Je m’insurge évidemment contre ces deux faces d’une même pièce. Ceci n’empêchant pas l’aide, l’entraide, la compréhension, le soutien, en cas de pépin ! Parce que nous ne sommes pas parfaits et on peut espérer que nos faiblesses et nos manquements ne nous tuent pas du premier coup. Néanmoins nous ne sommes pas obligés d’en faire des qualités indépassables, on peut se contenter d’exprimer que quelque soit l’endroit du chemin où nous sommes, nous aimerions bien soutien.

 


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127 réactions à cet article    


  • Gwynplaine Joker 10 septembre 08:13

    J’ai toujours été étonnée par les grands écarts faits dans les valeurs de notre civilisation


    vous avez raison, et la suite de votre article le démonte, il faut revenir à procédures moins laxistes

    le mot « civilisation » vient justement du fait que les procès se sont trouvés adoucis dès lors qu’il ont pu être transférés d’une cour martiale ou inquisitoire à une juridiction ni militaire ni religieuse, mais « civile » - on a appelé cette possibilité nouvelle la « civilisation » d’un procès.

    il est vrai que les atermoiements des colonels ou des cardinaux sont moins fréquents et qu’ils se posent moins de questions avant d’envoyer au bûcher ou au peloton d’exécution

    c’est ce retour-là que d’aucuns souhaitent : mort à la sorcière, au bûcher le bouc !

    • alinea alinea 10 septembre 08:47

      @Joker
      Moins injustes suffirait ! je ne sais pas ce qui vous laisse penser ce que vous écrivez dans l’article mais je ne peux faire plus qu’écrire en français.


    • Gwynplaine Joker 10 septembre 10:37

      @alinea

      j’avais oublié de mettre des guillemets à la première phrase de mon commentaire, c’est une citation tirée de votre article qui m’a suggérée la suite :


      « J’ai toujours été étonnée par les grands écarts faits dans les valeurs de notre civilisation »

      moi, je n’aurais pas mis de « e » à « étonné(e) », à cause de ce petit bout en plus qui se traduit par des lettres en moins dans les accords...

    • Christ Roi Christ Roi 10 septembre 10:57

      Article masculinophobe politiquement correct. Lisez le.


    • alinea alinea 10 septembre 11:07

      @Christ Roi
      Vous pouvez être un peu plus explicite, j’aime bien comprendre ce qu’on me dit.


    • Christ Roi Christ Roi 10 septembre 15:27

      @alinea
      Vos attaques contre les hommes arrivent fort à propos pour notre officine LGBT au pouvoir et la satisferont pleinement. C’est pourquoi je recommande de lire votre article parfaitement conforme à la pensée dominante.


    • alinea alinea 11 septembre 12:52

      @Christ Roi
      J’attaque les hommes ? où ? vous êtes sûr d’avoir lu l’article ?


    • Christ Roi Christ Roi 11 septembre 23:43

      @alinea
      Quel faux-cul. Vous ne faites que cela. Faites le même article en attaquant les femmes, en disant que certaines sont des salopes et l’on verra s’il vous reste un peu de ... courage. smiley


    • bob14 bob14 10 septembre 08:35

      « souple comme la Justice ».la justice est aveugle par convenance avec le système politique..aux ordres...sire cul laid..y a rien à voir !


      • Fergus Fergus 10 septembre 09:18

        Bonjour, bob14

        En réalité, le poids du « système politique » n’intervient que dans une toute petite minorité d’affaires « sensibles », ainsi caractérisées par la mise en cause de personnalités ou par le contexte sociétal du moment.

        Le reste du temps - c’est à dire pour l’écrasante majorité des dossiers - ce sont des hommes et des femmes qui jugent, avec le risque inhérent à toute activité humaine. La plupart du temps, cela se passe de manière équitable, et parfois hélas il y a des dérapages, voire des dénis de justice.


      • Gwynplaine Joker 10 septembre 10:40

        @Fergus

        certes, mais il n’en reste pas moins que l’idéologie dominante (qui n’est que l’idéologie de la classe dominante) domine partout, y compris chez les magistrats, les juges et les jurés

        demander au peuple de condamner lui-même ses frères en appliquant les préjugés qu’on lui a inculqués est la plus fine ruse des puissants

      • velosolex velosolex 10 septembre 11:17

        @Fergus
        Dans bien des affaires, « l’air du temps » a été déterminante. Faut il rappeler l’affaire du jugement d’Oradour sur glane, avec une alsace se mobilisant pour défendre les enfants du pays, forcément victimes, alors qu’ils étaient incorporées dans les ss. 


        -L’affaire Dominici ; Cette figure patriarcale aurait elle été gracié si le vieillard n’incarnait pas un personnage provençal mythique au sortir de la guerre là aussi
        -L’affaire de Bruay en artois : Un notaire dans une ville minière du nord se voit accuser du viol et du meurtre d’une gamine....Si à une époque on aurait recherche un gitan et qu’on l’aurait condamné , pour motif de sale gueule, c’est le notaire à cette époque politiquement engagé à gauche, dans un nord qui perd la boule, qui se voit chargé d’un crime qu’il n’a pas connu, en raison de ses origines sociales, alors aggravantes ( c’est un salaud puisqu’il est notaire). 

      • Fergus Fergus 10 septembre 15:01

        Bonjour, velosolex

        Précisément, dans les cas évoqués, l’on était sur des « affaires sensibles ». Or, ces cas-là ne sont pas le reflet de la justice pénale ordinaire, loin s’en faut !


      • Alren Alren 10 septembre 19:46

        @velosolex

        "L’affaire Dominici : cette figure patriarcale aurait elle été graciée si le vieillard n’incarnait pas un personnage provençal mythique au sortir de la guerre là aussi."

        Gaston Dominici a été gracié par de Gaulle car ce dernier avait un doute ô combien justifié sur la culpabilité du vieillard.

        Outre un homme, Dominici était accusé d’avoir tué une femme et une fillette. Ceci était impardonnable pour de Gaulle si cela était avéré : s’il a laissé fusiller Bastien-Thiry après l’attentat du Petit-Clamart, ce n’est pas tant qu’on ait tiré sur lui de manière lâche, c’est que la rafale de fusil mitrailleur était destinée à tuer tous les occupants de la voiture, donc le chauffeur mais aussi sa femme Yvonne.

        Si le chauffeur avait en quelque sorte accepté à l’avance le risque de conduire un homme haï par l’OAS, son épouse devait être intouchable.


      • Alren Alren 10 septembre 19:56

        @Fergus

        "Le reste du temps - c’est à dire pour l’écrasante majorité des dossiers
        -  ce sont des hommes et des femmes qui jugent, avec le risque inhérent à toute activité humaine. La plupart du temps, cela se passe de manière équitable, et parfois hélas il y a des dérapages, voire des dénis de justice."

        Vous avez raison : la justice, c’est-à-dire les juges sont neutres dans les affaires opposant des personnes de statu social à peu près égal.

        Mais les affaires de pédophilie ou de meurtre d’enfants, du fait de l’émotion qu’elle soulève dans le public sont toujours des affaires sensibles, les populations exigeant de la police un coupable, immédiatement.

        Et c’est là que le risque de dérapage commence, qu’il s’agisse de l’affaire Patrick Dills, innocent en fait, ou de l’affaire Gregory où l’on a vu la mère emprisonnée par un juge d’instruction incompétent et dérangé  !


      • Fergus Fergus 10 septembre 23:02

        Bonsoir, Alren

        « les affaires de pédophilie ou de meurtre d’enfants, du fait de l’émotion qu’elle soulève dans le public sont toujours des affaires sensibles »

        Vrai pour les meurtres. Nettement moins pour les viols d’enfants, comme j’ai pu le constater moi-même à différentes reprises, y compris lors d’une affaire pour laquelle j’ai été juré et qui n’avait fait de vagues que dans le village du violeur et du gamin.


      • bébert 10 septembre 08:54

        Vous abordez là un sujet plus que scabreux et avec la loi schiappa c’est pas fait pour arranger les choses. Au delà de la justice reste que comment un homme puisse infliger cela à un enfant , pour satisfaire ses bas instincts de déviant. Quand la preuve est faites sur la culpabilité d’une personne, la justice doit être intraitable et suivre de prêt ces tarés , aussi bien médicalement qu’au niveau policier. Quant à la justice si elle avait un peu plus de moyens financiers , elle serait peut être plus rapide et impartiale , seulement voilà nos gouvernants au prétexte d’économie budgétaire comme tous services publiques notre justice est dans la misère. Les justiciables doivent attendre des années pour avoir un semblant de gain de cause. Tout part en cacahouète ma bonne dame.


        • Fergus Fergus 10 septembre 09:23

          Bonjour, bébert

          « Tout part en cacahouète ma bonne dame. »

          Non, on ne peut pas affirmer cela dans la mesure où de gros progrès ont été réalisés au fil du temps. Mais comme le montre cette pitoyable affaire, de graves dénis peuvent encore survenir ici et là sans que l’on puisse pour autant en conclure que la Justice ne fonctionne pas. Ce type d’affaires est le fait de dysfonctionnements aussi inadmissibles que rares, fort heureusement.


        • foufouille foufouille 10 septembre 09:33

          @Fergus

          ce n’est pas rare mais courant sauf que c’est rarement aussi grave et médiatisé. surtout au civil où le sans dents n’a aucun droit.


        • foufouille foufouille 10 septembre 09:34

          @Fergus

          c’est comme les huissiers véreux qui ne sont pas rare.


        • bébert 10 septembre 09:41

          @Fergus
          Bonjour Fergus : je ne dénigre pas les gens qui travaillent pour la justice , je suis sur que pour la plupart ils sont honnêtes et qu’ils font le mieux qu’ils peuvent . Mais ils manquent cruellement de moyens , comme tous les services publiques de ce pays . Le tribunal le plus proche de chez moi est celui de Nice , pour une ville de cette importance , le palais de justice est une ruine décrépie , qui n’a que le nom de palais , tout y est vétuste voire dégueulasse , comment voulez vous travailler dans de bonnes conditions. D’ici que la Macronie décide de privatiser les services de Justice , il n’y a pas loin.


        • alinea alinea 10 septembre 10:01

          @Fergus

          Bonjour Fergus,
          Je ne suis pas sûr que ce soit si rare que ça tant les humains intégrés à cette société, à plus forte raison à un corps de métier, ont une pensée commune et le sens « de la famille » ; c’est tellement ancré qu’on ne remet pas la parole d’un flic en question, comme ici, ou d’une greffière pour moi. Alors toutes les inconvenances, les abus, les approximations, les négligences... n’en sont pas tant ils ont à juger un coupable ! Même les avocats !!
          Les gens qui font du droit sont des procéduriers, pas des individus qui ont le sens de la justice chevillé au corps !

        • bébert 10 septembre 10:13

          @ Alinéa : vous voulez quoi ??? Rendre le justice au doigt mouillé ou peut être à la vindicte populaire. La justice se rend selon les règles établies par l’état élu par une majorité , point barre. Et elle s’établi sur des faits avérés et rien d’autre , c’est pour cela que c’est difficile de confondre les malfaisants.


        • alinea alinea 10 septembre 11:00

          @bébert
          Ça c’est le principe, il vaut ce qu’il vaut mais seulement s’il est appliqué !


        • njama njama 10 septembre 11:23


          Justice en Europe : Les dépenses en €uros par habitant

          la France, pays des droits de l’homme (?), 14ème rang sur 28
          La Justice ne pourrait dépasser les moyens qu’on lui donne.

        • njama njama 10 septembre 11:27

          @bébert

          Le premier but de la Justice, de l’Institution, est moins de rendre la justice, ce qu’elle ne pourrait toujours faire faute de faits, que celui d’appliquer la loi.

        • oncle archibald 10 septembre 11:35

          @bébert : De plus en plus la médiatisation d’une affaire criminelle influe sur l’opinion publique et peut être, si les juges et les jurés sont sensibles à ce chant des sirènes, influe aussi sur le jugement.

          J’ai connu un procureur général de la grande époque, celle ou il envoyait des gens se faire couper le cou, complètement désemparé par l’irruption des médias dans les procédures. Le procès ? Quel procès disait-il ... Celui qui se déroule dans le prétoire suivant les règles établies ou celui qui se déroule à la sortie de l’audience sur les marches du palais devant les caméras ?

          Qui peut oublier l’affaire d’Outreau ou le procès dans le prétoire était calqué sur le procès bis devant les caméras pour le sinistre résultat que l’on connait. Des innocents condamnés et aussi, peut être, des coupables remis en liberté. Ce procès a mis en évidence l’importance capitale des premières constatations et des premières auditions qui si elles sont bien faites vont aider à la manifestation de la vérité et qui si elles sont ratées ou manipulées ou tendancieuses vont à tout jamais empêcher la vérité d’éclater et donc la « bonne justice » d’être rendue.


        • aimable 10 septembre 13:12

          @foufouille
           comme dans les affaires ordinaires ou les avocats s’entendent probablement sur celui qui va perdre .


        • bébert 10 septembre 13:15

          @alinea
          Je sais bien que c’est le principe et que certains magistrats sont influencés par les politiques , et que les puissants passent toujours au travers du filet , mais c’est ce qui devrait être dans un pays démocratique , ou la justice devrait avoir son indépendance , par rapport aux politiques , mais pour cela il faudrait que le peuple le réclame.


        • foufouille foufouille 10 septembre 13:42

          @aimable

          oui effectivement, c’était et c’est certainement encore pour les accidents, l’avocat travaille pour les deux mais ne le dira pas. c’est le cas pour certains huissiers qui sont embauchés par les grosses boites et refusent les affaires des « sans dents » ( un truc du genre pierre et vacances).


        • Self con troll Self con troll 10 septembre 13:58

          @aimable

          A ce propos, je crois qu’aux prudhommes les ententes préalables entres collège patronal et collège syndical étaient monnaie courantes (je te donne cette affaire, tu me donneras la suivante). La justice normale en a fait le constat, quand les appels sont arrivés devant elle.

          Avant cela, les compagnies d’assurance avaient réglé la question des frais et délais de procédure par le constat amiable. Ainsi, la loi des grands nombres assurait l’équité entre elles. Pour les particuliers, quand les torts sont mal partagés, il reste un gagnat et un perdant, on s’y fait ...


        • alinea alinea 10 septembre 14:16
          @bébert
          En matière de viol, ou pour les divorces, là où la Justice bafouille forcément, il n’y a pas de biais politiques ni d’influence, il semblerait que les lois ne soient pas ce qu’il faut exactement !

        • JC_Lavau JC_Lavau 10 septembre 14:36

          @alinea. A peine des décennies de propagande sexiste misandre incessante. L’injuge-et-partie est au bout de la chaîne de commandement qui l’a formée comme bourrelle qui se fait plaisir.

          « Plaise au tribunal... »

        • alinea alinea 10 septembre 15:02

          @JC_Lavau

          Je crois qu’on réagit toujours de manière disproportionnée à un déséquilibre, on va dire.
          Il est vrai que jusqu’à un temps donné, le mec qui larguait sa femme autour des quarante ans pour « refaire sa vie » avec une plus jeune, n’était pas rare. La femme, et par contamination, a intégré être l’objet de l’homme, n’a plus voulu l’être, et se venge.
          Cela ne durera que le temps qu’il faudra pour que les choses se trouvent en équilibre.
          On me prend souvent pour une traître-à-mon-sexe, parce que, en réalité je suis extrêmement féministe : je ne supporte pas « être » une victime, et n’aime pas qu’on se définisse comme tel. Je pense qu’on peut se libérer de nos chaînes, que l’on soit ou fut femme soumise et fidèle, esclave, bon ouvrier,etc, sans ce rejet incompréhensible, cette haine inutile qui n’est en réalité que la manifestation du refus de la dépendance, sans en être à la liberté.
          Quand on est libre on n’éprouve aucune haine pour nourrir un esprit de vengeance.
          je n’ai jamais fréquenté de telles femmes mais j’ai eu affaire à elles !!
          Ceci dit, je n’ai sans doute pas de mérite puisque j’ai vécu dans une famille de cinq femmes et un homme hypersensible, fou de sa femme ! donc jamais souffert, même par contamination, du machisme ! ma souffrance fut ailleurs et je la crois trop intime pour en parler.
          Ma meilleure amie, elle, a souffert du machisme, s’est un peu fâchée avec son frère, son père, mais a résolu le problème en étant très attentive à être toujours autonome..et une vie de couple qui roule !!
          Malheureusement, le pognon était à prendre du côté des hommes, et les avocats dont on sait qu’ils sont libéraux, ont enfoncé le clou !
          Mais tout ça me dégoûte

        • Fergus Fergus 10 septembre 15:07

          Bonjour, foufouille

          Tu n’as pas tort, mais je n’ai réagi que sur la justice pénale, et même criminelle, pas sur le civil où l’on trouve en effet la plus grande proportion de remises en cause de l’action judiciaire.

          Quant à dire que les « sans-dents » n’ont aucun droit, ce n’est pas toujours exact, fort heureusement : certains juges sont réellement intègres - je l’ai personnellement constaté en correctionnelle -, et d’autres donnent dans l’excès inverse en voulant « se payer » des notables, ce qui n’est pas mieux !


        • Fergus Fergus 10 septembre 15:16

          Bonjour, alinea

          Mes modestes expériences de la Justice - aux assises comme en correctionnelle - m’ont mis au contact de magistrats très divers, les uns effectivement enfermés dans la solidarité corporatiste que tu dénonces, les autres dans une approche réellement intègre de la Justice.

          Et j’ai eu l’occasion de voir en audience des officiers de police malmenés par des magistrats. Bref, il n’y a pas de comportements stéréotypés à mon avis, et les échanges que j’ai eu avec différents magistrats, dont une procureure adjointe, m’ont conforté dans ce constat né de mes observations en audiences. 

          Ni noir ni blanc dans la Justice, mais toutes les nuances du gris, du plus sombre au plus clair !


        • Fergus Fergus 10 septembre 15:19

          Bonjour, Self con troll

          « les ententes préalables entres collège patronal et collège syndical étaient monnaie courante »

          Ce n’était pas forcément négatif. A noter que dans 70 % des cas, c’est le salarié plaignant qui l’emportait. Le dés n’étaient donc pas aussi biaisés qu’on veut le faire croire ! 


        • Fergus Fergus 10 septembre 15:20

          Pas « biaisés », mais « pipés » smiley


        • JC_Lavau JC_Lavau 10 septembre 15:35

          @alinea. La guerre de Sept Ans était perdue, la France perdait gros, au profit de l’Angleterre.

          Un courtisan entreprend de raisonner Montcalm : 
          « Enfin monsieur, peu importe que les écuries aient brûlé, si la maison est sauve !
          - Au moins vous monsieur, on ne dira pas que vous parlez comme un cheval ! »

          C’est ici et maintenant que les dénis de justice sont courants. Ici et maintenant que les criminelles en toge noire et jabot blanc spolient et suicident un maximum de pères, au profit de criminelles de droit commun, qui sont portées en triomphe par le tribunal juge-et-partie.

          Il n’y a aucune évolution vers plus de justice.

          Toi non plus, tu ne parles pas comme un cheval dont l’écurie a brûlé...

        • alinea alinea 10 septembre 15:37

          @Fergus

          Il est évident que la Justice est humaine, aussi est-elle sujette aux humeurs, valeurs, compétence de ceux qui la prononcent ! ai-je dit le contraire ? j’ai été condamnée par un juge qui ignorait la loi, que je connaissais, elle est pas belle la vie ?
          mais, pour moi, ce n’est pas justice, certes il y a un proc un juge et un avocat, mais ceux-là sont cul et chemise et s’accordent facilement !

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