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Accueil du site > Tribune Libre > Juste...un viol

Juste...un viol

 

La Justice est bien logée, vous avez remarqué ? Les plus beaux palais, les plus beaux marbres, les plus belles colonnes, les plus belles peintures. C’était au temps de la grandeur, et il fallait impressionner. J’ai vu, j’y ai même été invitée, un petit boui-boui dans la zone, pour les Rappels à la Loi qui concernent principalement les nouveaux habitants du lieu. Mais restent impressionnants le froid et l’inhumanité qui y règnent.

Et il faut y juger des pathologies ; une délinquance qui relève d’une sociopathie. Des crimes qui ne sont que des actes d’insanité psychique.

On dit toujours « raide comme la Justice », il me semble à moi qu’il est plus convenant de dire « souple comme la Justice ».

J’ai toujours été étonnée par les grands écarts faits dans les valeurs de notre civilisation ; la Vie par exemple, son sacré son précieux, à géométrie variable selon qu’il s’agit de maman ou de papé qu’il s’agit de faire durer au-delà de toute limite, ou bien d’inconnus que l’on transforme sans broncher en chiffre de dégâts collatéraux, et encore, en les minimisant.

Pour réduire l’écart, récemment nous avons beaucoup parlé du consentement au viol. Si le violeur ne fut pas contraint de couper la jambe à la violée pour arriver à ses fins, le consentement est toujours suspecté.

Est-ce que cette suspicion est due à l’expérience, et tendrait à protéger les dénonciatrices compulsives qui veulent se venger d’un tel ou un tel qui les aurait boudées ?

Non, il y a là aussi un grand écart, le pataquès invraisemblable autour du metoo-je-dénonce-mon-cochon, qui a me semble-t-il nuit à pas mal de mecs dont on ne saura jamais s’ils étaient plus cochons qu’un autre, cette complaisance à l’égard de la dénonciation voire de la délation étant antinomique, vous le remarquez, du consentement. S’agissait-il de donzelles de différentes races ? Je veux dire classes ? Ou bien d’une vision de l’humain qui, on voudrait lui couper là main irait quand même, et, quand il s’est gouré, que l’expérience est négative, s’en prend à l’autre. Dans les sectes c’est flagrant, il s’agit toujours de servitude et soumission, non seulement volontaire mais bien enthousiaste, mais si on s’aperçoit à temps que ça craint, on se rebiffe et demande aide et réparation au commun des mortels. Pour moi, ne pas assumer ses conneries est insensé.

En tous cas, on dit que la vérité sort de la bouche des enfants, il faut peut-être savoir entendre.

Je vais vous parler de cet homme accusé de viol sur une élève de quatre ans, vous vous rendez compte ? On trouve le sperme du père de l’enfant dans la culotte, mais on accuse l’instit.

 

Vous trouverez les détails de cette affaire sur internet, je voudrais juste recadrer sur la Justice comme seul recours.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/viol-a-genlis-l-entourage-de-l-instituteur-mis-en-cause-denonce-inefficacite-de-la-justice-1520433150

 

 

En résumé : un instituteur de maternelle est accusé par une fillette de quatre ans, de viol ; depuis le début il n’y a aucune ambiguïté, non seulement, matériellement, l’accusé n’aurait pu commettre cet acte mais la chose est également impossible vu ce qu’il est ; aussi un comité de soutien se met en action très vite et comme des milliers d’autres j’en fais partie très tôt, d’abord un petit mot de soutien, puis réécrire des courriers prémâchés adressés au Ministre de la Justice, au Juge local, etc.

Seulement, comme je vous l’ai dit, le père aurait dû être suspecté puisque l’on a retrouvé son sperme dans le slip de sa fille, mais la mère, une fliquette, déjoue la preuve, soutient son mec et accuse l’instit.

Parole de flic, on confond toujours « être assermenté » et « dire la vérité ». J’en sais quelque chose.

Certes la parole de l’enfant est donnée comme justification , comme vérité quoi, alors que si on se penche un peu on aperçoit la parole d’un flic impossible à mettre en doute.

En tant qu’être humain, et en tant que femme, on se demande bien quel genre de relation existe entre ce mari et cette épouse, pour qu’elle sacrifie ainsi son enfant, même si on se doute que tout son être refuse le réel, et que son déni est pathologique. Et à cet endroit, son malheur nous incline à la compassion, une femme complètement paumée qui s’accroche à la première bouée offerte. Cela est déjà un point important qui prouve que la Justice, la formation des juges, procureurs et autres avocats n’abordant au grand jamais ce type de problèmes, n’est pas vraiment adéquate pour s’occuper des histoires intimes.

La Justice s’occupe de divorces, c’est dingue ; je suis d’accord, c’est aux notaires de s’occuper de ça, le mariage n’étant qu’une question de fric, patrimoine, partage, succession,etc.

Je voudrais juste, en aparté, souligner que c’est bien par les divorces, dès le début des années quatre vingt dix, que les « féministes » ( entendez les femmes qui ne comptent pas quitter le lit marital sans un sou) avec leur porte voix avocates ont propagé une drôle de Justice !

Plutôt que faire des lois à la con, d’une part, et s’en offusquer, d’autre part, nous devrions bien réfléchir à comment résoudre, à la fois le problème du viol, à la fois le problème de la dénonciation calomnieuse (mon innocence ne va pas jusqu’à croire à leur fin).

Il est tout de même notable de constater que, d’après ce qu’on en sait via les médias, il y a une multitude de viols non punis, avec des filles qui restent meurtries à vie, et d’autre part une quantité non négligeable de gars accusés à tort, que rien ne viendra jamais dédommager.

Rien ne me révolte plus qu’un gars libéré quinze ans plus tard quand la fille prise de remords avoue sa dénonciation calomnieuse. De ce que j’en sais, une somme est versée en dédommagement au prisonnier libéré, somme payée par le contribuable, tandis que la fille rentre chez elle soulagée de sa bonne action. Qu’on comprenne bien, pour moi le sexe n’est pas en cause, mais celui qui dénonce un autre par calomnie pour je ne sais quelle raison psy tordu devrait quand le pot aux roses est découvert, être astreint aux mêmes peines que l’autre a subies : quinze ans de taule.

Vous me direz le monde est ainsi fait que si c’était le cas personne jamais ne viendrait avouer ( et je crois que c’est rare, les salauds et salaudes savent se cacher toute une vie, étude n’a jamais été faite de savoir si leur vie en a été écourtée), mais je crois qu’on devrait se donner les moyens de chercher les coupables quand il y a des suspicions d’innocence avérée.

Un contre pouvoir du pouvoir Justice, quoi.

Nous sommes chacun dans l’empathie et la compassion qui correspond le mieux à ce que nous sommes et je voudrais dire sans vouloir provoquer, que si la condamnation du viol est une évidence, il ne concerne que deux individus ( le problème des tournantes étant à mon sens d’une autre essence encore plus violente) tandis que la dénonciation calomnieuse implique la Justice et vous aurez compris comme moi que si je dénonce le fils du préfet de m’avoir violée, je peux toujours courir tandis que si la fille du préfet m’accuse, moi garçon fils de sans dents, de l’avoir violée, je ne pourrai plus courir.

Personnellement j’avais ce sentiment là avant de l’avoir vécu ; l’injustice du condamné à tort a toujours été pour moi quelque chose d’insupportable, mais après l’avoir vécu, je sais qu’on en reste anéantie : rien ne peut réparer cela, la société toute entière tout en gardant l’arrogance de son pouvoir, qui se dévoile arbitraire puis menteur, qui cache ou occulte des documents ; c’est à exploser.

Tout ce qui concerne les relations d’une personne à une autre peut, si on veut, être débrouillé, compris, dépassé. En tous les cas la blessure persiste, après n’est plus comme avant, mais c’est toi, et moi.

Quand la justice s’en mêle, elle se mêle de ce qui ne la regarde pas et donne raison à toi ou toi ou moi, on ne sait pas pourquoi ( si on le sait…) et celui qui a tort à ses yeux crève !!!

On peut très bien comprendre qu’une femme soit déçue par son mec, elle espérait l’amant valeureux à vie, plus le père exemplaire, plus le pourvoyeur de richesse, et voilà que le gus ne peut jouer qu’un de ces rôles là parfaitement !! mais on comprend moins bien que la Justice, la société, donne raison à ces donzelles et que le pauvre gars imparfait doive renoncer à son officine, son entreprise, son exploitation, pour en donner la moitié à sa moitié qui, de toutes façons n’y a rien branlé de sa vie ! On voudrait garder les femmes immatures et infantiles qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Le monde, au moins à mes yeux, va complètement à l’envers : une femme féministe est une femme qui s’assume, assume sa liberté, elle veut quitter le cocon douillet et sécurisant du couple, elle se retrouve dans la jungle, ben oui.

Ben non, la jeune femme qui a épousé un futur pharmacien, entrepreneur, commerçant, quand au bout de vingt ans elle s’ennuie, trouve que son mec a grossi, qu’il est toujours au boulot et n’a plus grande envie d’elle, si elle en trouve un autre plus neuf, elle voudra partir et la justice obligera le mec à tout vendre pour lui en filer la moitié alors qu’elle aura vécu gratos sur son dos pendant tout ce temps !

Ce qui me rend dingue, c’est qu’on appelle celles-là des féministes !! On confond féministe et femme frustrée qui se venge ! La plupart des féministes que je connais sont compagnes de mecs à faire rêver !

Je ne vais pas m’appesantir, ce n’est au fond qu’une question de pognon qui cache une forêt de névroses ; revenons à Éric notre accusé à tort.

Pour ceux qui ont la télé, Sur France 5 le 11 septembre, il y a une émission à voir.

Je vous copie le dernier courrier reçu du comité de soutien à Éric :

 

« Chers soutiens,

 

Ne manquez pas l'émission diffusée mardi 11 septembre à 20h50 sur France, Le monde en face.

 

Souvenez-vous, lors de notre grande mobilisation du 12 octobre 2017 pour soutenir Éric devant les portes de la cour d'appel de Dijon, Florence Kieffer et son cameraman étaient là pour capturer ces instants qui nous avaient tous marqués par l'incroyable humanité qui s'y était dégagée.

 

Après plusieurs mois de tournage, Florence Kieffer diffuse son reportage "En prison pour rien", qui retracera le parcours de trois hommes dont la justice a transformé profondément leur vie. Éric sera le fil rouge de ce reportage, et interviendra dans les conditions du direct sur le plateau de France 5 pour un débat autour de la malveillance de la justice envers les présumés innocents coupables.

 

Ce reportage fait écho avec le premier reportage qu'avait réalisé la journaliste l'année dernière, Justice, le douloureux silence. On vous invite à visionner ce premier reportage d'une très grande qualité : JUSTICE LE DOULOUREUX SILENCE  »

 

 

 

Pour conclure je voudrais insister sur le fait que bien sûr, comme tout le monde, je condamne les actes criminels et délictueux mais je fais la différence entre une relation entre deux personnes, et comme je me considère l’égale de l’autre, si je me fais avoir c’est d’abord moi que j’interroge. Dans les relations naturelles ou sociales, les rapports de force ne sont pas absents loin s’en faut, seulement, plutôt que nous élever en prédateurs, nos géniteurs bisounours nous élèvent comme des proies, des proies qui, humaines, ont le privilège de se plaindre et d’avoir gain de cause !

Je m’insurge contre ça, je pense qu’il est urgent et vital d’élever nos enfants pour qu’ils soient capables de faire face, de se défendre, dans n’importe quelle situation et que s’il y a manquement, si une proie est saisie, il s’agit d’une relation à deux. Non pas que la civilité doit être écartée ou tenue pour rien mais au bout du compte chacun doit être à même de vivre sa liberté face aux fauves lâchés.

Donc je peux à la fois penser que la violée possède des carences de forces d’autonomie tandis qu’on a incubé dans la psyché du violeur des pathologies ; l’humain est quasi le seul prédateur de l’humain, c’est tout de même à transmettre ! Et on ne connaît pas le viol en milieu animal ( je sais bien que certains, pour corroborer leurs délires, y voient de l’homosexualité,- pourquoi pas du viol-). Donc pour moi se faire bouffer par un lion ou violer par un malade, c’est de la même veine, une violence qui échappe, qui a échappé à ma vigilance.

Il semble que le mâle protecteur soit enclin à décliner toute force autonome à la femme, de la même manière que celle-ci féministe est encline à jouer les victimes dans n’importe quelle situation. Je m’insurge évidemment contre ces deux faces d’une même pièce. Ceci n’empêchant pas l’aide, l’entraide, la compréhension, le soutien, en cas de pépin ! Parce que nous ne sommes pas parfaits et on peut espérer que nos faiblesses et nos manquements ne nous tuent pas du premier coup. Néanmoins nous ne sommes pas obligés d’en faire des qualités indépassables, on peut se contenter d’exprimer que quelque soit l’endroit du chemin où nous sommes, nous aimerions bien soutien.

 


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91 réactions à cet article    


  • NEMO Joker 10 septembre 08:13

    J’ai toujours été étonnée par les grands écarts faits dans les valeurs de notre civilisation


    vous avez raison, et la suite de votre article le démonte, il faut revenir à procédures moins laxistes

    le mot « civilisation » vient justement du fait que les procès se sont trouvés adoucis dès lors qu’il ont pu être transférés d’une cour martiale ou inquisitoire à une juridiction ni militaire ni religieuse, mais « civile » - on a appelé cette possibilité nouvelle la « civilisation » d’un procès.

    il est vrai que les atermoiements des colonels ou des cardinaux sont moins fréquents et qu’ils se posent moins de questions avant d’envoyer au bûcher ou au peloton d’exécution

    c’est ce retour-là que d’aucuns souhaitent : mort à la sorcière, au bûcher le bouc !

    • alinea alinea 10 septembre 08:47

      @Joker
      Moins injustes suffirait ! je ne sais pas ce qui vous laisse penser ce que vous écrivez dans l’article mais je ne peux faire plus qu’écrire en français.


    • NEMO Joker 10 septembre 10:37

      @alinea

      j’avais oublié de mettre des guillemets à la première phrase de mon commentaire, c’est une citation tirée de votre article qui m’a suggérée la suite :


      « J’ai toujours été étonnée par les grands écarts faits dans les valeurs de notre civilisation »

      moi, je n’aurais pas mis de « e » à « étonné(e) », à cause de ce petit bout en plus qui se traduit par des lettres en moins dans les accords...

    • Christ Roi Christ Roi 10 septembre 10:57

      Article masculinophobe politiquement correct. Lisez le.


    • alinea alinea 10 septembre 11:07

      @Christ Roi
      Vous pouvez être un peu plus explicite, j’aime bien comprendre ce qu’on me dit.


    • Christ Roi Christ Roi 10 septembre 15:27

      @alinea
      Vos attaques contre les hommes arrivent fort à propos pour notre officine LGBT au pouvoir et la satisferont pleinement. C’est pourquoi je recommande de lire votre article parfaitement conforme à la pensée dominante.


    • alinea alinea 11 septembre 12:52

      @Christ Roi
      J’attaque les hommes ? où ? vous êtes sûr d’avoir lu l’article ?


    • Christ Roi Christ Roi 11 septembre 23:43

      @alinea
      Quel faux-cul. Vous ne faites que cela. Faites le même article en attaquant les femmes, en disant que certaines sont des salopes et l’on verra s’il vous reste un peu de ... courage. smiley


    • Raymond75 10 septembre 09:57
      Il est interdit de critiquer une décision de justice ...Les magistrats, qui se savent incompétents en dehors du droit, s’appuient sur des ’experts’ (payés), mais ces experts sont juridiquement irresponsables, tout comme les magistrats.Toute une chaine d’irresponsables qui « rendent la justice » !

      Alors on suit l’air du temps (« un enfant ne ment jamais » (procès Outreau), « une femme est toujours victime », « le patron est dans son droit », etc ...), et on se fait docile pour avoir une promotion.

      • alinea alinea 10 septembre 10:03

        @Raymond75
        Je suis bien d’accord avec ça ! et il n’y a aucun contre pouvoir.


      • Self con troll Self con troll 10 septembre 10:20

        @Raymond75

        Pour avoir suivi l’air du temps, le juge Lambert (meurtre de Grégory) a fini par se suicider.

        La première question,à se poser est : acceptons-nous l’utopie d’un corpus de lois qui permettrait de statuer objectivement sur tout cas soumis à la justice.

        Certains juges ne se sont sans doute jamais posé la question, et raisonnent comme vous le dites. D’autres meurent sans se l’être posée explicitement. Je voulais juste vous signaler leur existence discrète.


      • njama njama 10 septembre 11:35

        @Raymond75

        Il est interdit de critiquer une décision de justice ...
        effectivement, et c’est bien normal, on appelle ça l’autorité de la chose jugée il me semble.
        Ce qui n’interdit pas tous les recours possible contre une décision, appel, pourvoi en cassation, introduction d’une requête devant le conseil d’État, cour européenne de justice.

        recours pas toujours à la portée de toutes les bourses, mon avocate m’a parlé qu’il faut avancer 5.000 € pour un pourvoi en cassation




      • Raymond75 10 septembre 12:52

        @njama


        En effet, la justice est réservée à celles et ceux qui en ont les moyens ... donc d’une application faible, sinon à l’avantage des puissants.

      • Fergus Fergus 10 septembre 15:24

        Bonjour, njama

        Et encore le « pourvoi en cassation » ne porte-t-il que sur la forme et non sur le fond, autrement dit sur une éventuelle erreur de procédure de nature à casser le verdict de l’appel.


      • alinea alinea 10 septembre 16:00

        @Raymond75
        j’ai toujours pensé que la défense libérale et l’accusation nationalisée était, comment dire...


      • velosolex velosolex 10 septembre 10:34
        . Votre article donne lieu à beaucoup de réflexions, comme dirait l’autre : La justice aux ordres ou pas, la calomnie, la roublardise des individus de tous sexes de tous ages, la chance aussi ( car on tombe sur un cour de justice comme dans un bloc opératoire plus ou moins compétent)....Le sexe reste une bombe dans le sens que son déroulement est lié à des codes suggestifs, évoluant sans cesse. 
        L’homme,( je ne dirais tout de même pas le pauvre) après s’être vu traité d’impérialiste et de colon dans le tiers monde, se voit maintenant accuser de la même façon dans sa propre maison. C’est le dernier sous sol, après l’expertise de Freud (pas au centre de l’univers, et même pas maître de sa psyché. Les femmes derniers modèles ont des couteaux entre les dents, et un acte notarié dans la poche. Elles sont aux taquets et accusent le pauvre gars de tous les maux. Brassens en avait eu l’intuition (concurrence déloyale) :  Ell’s prenn’nt sa place. De la bouche au pauvre tapin Ell’s retir’nt le morceau de pain, C’est dégueulasse......
        Serena Williams dans un autre sujet mais qui est finalement lié, a accusé hier l’arbitre de tous les maux prenant le public acquis à témoin " voleur, menteur !...Et a souhaité après match que les matchs féminins soient arbitrées par des femmes....S’i n’y avait pas eu les images et les paroles, montrant le grand dérapage de la diva, on aurait pendu par les couilles le pauvre gars, en toute justice, afin de donner justice à cette égérie costaude. Et encore...Beaucoup prennent le parti de serena...https://bit.ly/2wVdCmG..Le principal dans ce sketch est la différence de vision, instrumentalisée par ce qu’ on pourrait nommer la guerre des sexes, avec des scénario digne de la lutte entre deux mafias, à des fins de pouvoir personnel, sur fond d’ego surdimensionné. 

        • alinea alinea 10 septembre 11:05

          @velosolex

          C’est vrai qu’il est difficile d’imaginer une Justice, une École qui ne dégringolent pas avec les valeurs au rabais de la société du spectacle, après tout, les gens qui les font en font partie.
          On n’a pas fini de s’offusquer !

        • velosolex velosolex 10 septembre 10:46

          Sur la violence entre hommes et femmes, mais pas seulement : Une charge tragi comique contre notre époque bourré d’égos et de revendications, regardez ce petit chez d’oeuvre que j’ai eu le bonheur de découvrir dernièrement. 

          « Les nouveaux sauvages », film argentin rappelant un peu « affreux sales et méchants » par exemple, mais avec le pouvoir et la violence extrême, survenant inopinément, sans prodrome....On pense aussi aux frères coen....Une série de sketchs effrayants et hilarants, en disant beaucoup sur notre époque mondialisée.....Le dernier sketch, celui du mariage, à l’air de sortir au début d’un conte de fées pour s’enfoncer rapidement dans l’univers de Bosch....Ca repasse le 20 septembre sur arte, à une heure du matin je crois mais je pense qu’on pourra le regarder en replay sur l’ordi.Les Nouveaux Sauvages, Bande-annonce

          • Fergus Fergus 10 septembre 15:26

            @ velosolex

            Excellent film, « Les nouveaux sauvages » ! Et féroce à souhait ! Ne surtout pas rater les premières minutes, un bijou d’humour noir. 


          • bonnes idées 10 septembre 11:22

            Vous avez sans aucun doute mille fois raison puisque personne ne se gène alors celui qui a les moyens de sa politique profite au maximum de cette vie qui est la sienne.


            • Ciriaco Ciriaco 10 septembre 12:28
              Depuis #metoo, qui dénonce des agressions sexuelles - visiblement c’est très emmerdant, il semble bon de mettre les féministes dans ce qui sert de balance à modération : à les mettre comme d’habitude à l’extrême, on les garde où il faut qu’elles soient parce qu’on ne les veut pas ailleurs - pensez, des agressions sexuelles - et on se tape gentiment le sentiment de justice qui va bien, tel un chevalier blanc. Je parle là de féminisme, alors que je devrais simplement parler de bon sens, parce que les femmes qui ont porté leur voix dans la sphère publique sont loin d’être toutes féministes.

              Perso je soutiens à fond ; y’a que les mecs soucieux de leur territoire que ça gêne, et c’est bien ça le problème. Y’a qu’à vivre un peu la nuit en ville pour se rendre compte du merdier. De 3h à 6h du mat, c’est juste une zone de non droit, et fait pas bon être une fille à cette heure. Et je ne parle même pas des villes comme Bordeaux, Paris ou Marseille.

              Concernant, la justice, je dirais qu’elle est assez bien faite, mais qu’il faut souvent en avoir les moyens. Et c’est là où ça dysfonctionne. L’accompagnement nécessaire dans toute affaire délicate n’est toujours pas de son domaine et les dernières évolutions législatives n’en disent toujours rien de plus. Parce que c’est comme ça qu’on se fait baiser, pour le partage équitable après un divorce comme pour le reste.

              Après y’a les télés et leur business model, voyeuriste, indélicat et provocateur ; mais résonner à partir de ça, c’est juste grossir la confusion qui règne en faisant du cas particulier, certes réel, des généralités qu’on ne vit pas et dont ne sait rien.

              • alinea alinea 10 septembre 15:11

                @Ciriaco
                Et bien dîtes donc, je ne vous croyais pas si conforme !


              • Ciriaco Ciriaco 10 septembre 15:53

                @alinea

                Je l’ai déjà dit plusieurs fois : être modéré est une chose difficile dans cette époque, tant on est alors pris entre les conservateurs, les opportunistes et les réactionnaires, néo-tendances avec leurs sphères de culture mainstream.

                On s’accomode à la longue d’un certain isolement.

              • alinea alinea 10 septembre 16:02

                @Ciriaco
                Si c’est une ligne de conduite délibérée... !


              • Fergus Fergus 10 septembre 16:10

                Bonjour, Ciriaco

                Je suis très largement d’accord avec votre commentaire !


              • Self con troll Self con troll 10 septembre 12:35

                Si le but de l’article, c’est de prôner l’avènement de contre-pouvoirs à la justice, je n’en vois aucune amorce dans le texte.

                Puisque le titre parle de viiol, je reviens sur l’affare Théo. Tant j’ai été perplexe sur le coup, puis avisé par la suite sur la position de JLM.
                Désolé de ne donner que cet exemple, il y en aurait tant d’autres de tous bords politiques. Toute exploitation d’une histoire humaine dans un but idéologique réclame plus de finesse qu’on n’en trouve dans ce milieu particulièrement violent de la politique.


                • alinea alinea 10 septembre 14:25

                  @Self con troll

                  Pourquoi ? Parce que la Justice a décrété qu’un arme enfoncée ardemment et volontairement dans l’anus n’était pas un viol... penser le contraire est une dérive politique ? En quoi cette histoire a-t-elle été exploitée ? Je n’y ai vu que des gens qui d’une part haïssant les arabes et, d’autre part, bénissant les flics, donner raison à la Justice ; tandis que tous les autres étaient outrés ! Cette histoire n’a servi personne je crois.
                  Je ne prône rien, je souligne que tout pouvoir est sensé avoir un contre pouvoir en démocratie, sauf certains !! smiley

                • oncle archibald 10 septembre 14:42

                  @alinea :

                  C’est assez dégueulasse ce que vous dites là parce que cela présuppose que l’on est sûr que le flic ait enfoncé « ardemment et volontairement » sa matraque dans l’anus de Théo Luhaka alors que l’instruction n’est pas terminée, les expertises médicales ne confirment pas le viol. Vous participez au lynchage à priori que par ailleurs votre article semble dénoncer.


                • alinea alinea 10 septembre 15:07

                  @oncle archibald

                  C’est bizarre qu’on ne sache jamais « tout » quand il s’agit de cas litigieux ( je crois qu’au contraire on sait très bien et depuis un petit bout de temps ! les blessures sont avérées, on peut toujours dire, j’ai visé à côté mais je me suis loupé, j’ai eu la cible ; si cela vous agrée, et vous aide à dormir, je n’ai rien contre !)
                  En revanche on sait « tout » quand il s’agit de gaz chez Assad !!
                  Allons, il ne faut pas vieillir naïf ; si la vieillesse ne peut faire face au réel, où va-t-on ?

                • Self con troll Self con troll 10 septembre 15:32

                  @alinea

                  Ne vous méprenez pas, mon intention n’est pas de nier le besoin de contre-pouvoirs, ni l’intérêt de mettre le sujet sur le tapis.
                  Après les choix d’EM pour sa sécurité, il est bien normal de se demander s’il croit un minimum en la Justice, et s’il voit autre chose dans l’institution qui porte ce nom qu’un outil à son service.

                  J’ai parlé politique parce qu’il y est évident qu’on ne peut pas satisfaire les souhaits incompatbles des citoyens. Celui qui propose son projet sait qu’il va tuer les espoirs du clan opposé. Il doit faire en sorte que ses ennemis du jour puissent s’accomoder de ses choix futurs, s’il gagne.

                  Comme d’hab, je m’éloigne du sujet. Mais, au fond, le rôle de la justice n’est-il pas de préserver un espace de décision autour de l’individu, de garantir une clôture infranchissable au fait du contremaître, du seigneur, du prince ?


                • alinea alinea 10 septembre 15:43

                  @Self con troll

                  Non, moi je pense que la Justice commence d’abord par soi-même ; aussi doit-elle être intransigeante avec les siens.
                  Punir fortement un flic qui déraille me paraît nécessaire... mais aujourd’hui on leur demande de dérailler... alors ?
                  Alors il n’y a plus de justice, il n’y a plus de confiance et je pense qu’il faudra bien finir par pendre haut et court cette bande de connards nuisibles qui se croit tout permis.
                  Sauf qu’en attendant, une bonne partie du bon peuple trouve que... j’exagère !

                • oncle archibald 10 septembre 16:21

                  @alinea : les suppositions et les rumeurs m’insupportent largement autant que les injustices. Vous ne pouvez pas à la fois plaider pour dénoncer« l’injustice du condamné à tort que rien ne peut réparer » et pratiquer l’a priori juste parce que cette fois il s’agit d’un policier et non pas d’un citoyen lambda.

                  Etre en paix avec mes principes et ma conscience m’aide à dormir. Je n’ai pas davantage d’à priori pour un flic que pour un citoyen lambda. Je ne sais pas si le flic en question a réellement effectué les gestes que vous lui attribuez, et vous non plus. Je m’abstiens donc de tout jugement hâtif. Pas vous, et c’est dommage.


                • alinea alinea 10 septembre 16:44

                  @oncle archibald

                  Mais si je le sais, et tout le monde le sait ! seulement ça déstabilise : le flic utilise son arme, c’est avéré (même le président de la république est allé au chevet du blessé), mais on dit « ce n’est pas un viol », en contradiction avec la définition du viol devant la loi.
                  Vous vous protégez de quoi ?

                • oncle archibald 10 septembre 17:09

                  @alinea : si vous pensez que les flics n’ont pas le droit d’utiliser l’équipement dont ils disposent pour appréhender une personne qui résiste à leurs injonctions nous allons nous arrêter là.

                  Le viol est un acte volontaire, nécessairement. Ce sera certainement la question du procès, le policier en question a t’il provoqué une blessure involontaire lors de l’arrestation ou a t’il délibérément et volontairement enfoncé sa matraque dans l’anus du jeune Théo pour l’humilier et le blesser.

                  Vous citoyenne lambda qui comme nous tous n’avez rien vu, vous qui n’avez pas accès au dossier, ni aux procès verbaux d’audition, ni aux comptes rendus d’expertises médicales, vous avez déjà tranchée cette question par simple à priori parce que d’une manière générale vous n’aimez ni les flics ni la Justice. Mais « vous savez » parce que « tout le monde le sait » ! C’est nul et injuste. C’est exactement ce que dénonce votre article. Point final.


                • oncle archibald 10 septembre 17:12

                  @alinea : je me protège du risque de hurler avec les loups et de participer malgré moi à une injustice dans l’hypothèse ou ce flic n’aurait été que violent et maladroit, ce qui ne permet pas de qualifier son geste de viol.


                • alinea alinea 10 septembre 17:21

                  @oncle archibald

                  Ce n’est pas un point final si vous permettez ; je considère en effet que la Police, qui est là pour faire régner l’ordre, devrait être investie de gens formés, droits et sans reproches.
                  Je me doute qu’il n’y a pas eu volonté, mais le constat est qu’il a eu fait.
                  Alors non, comment demander au quidam d’être « clean » et honnête, si les flics que l’on paye et forme ne le sont pas !
                  *Il a fait le geste, il savait « qu’il n’était pas dans le vide »...
                  L’intransigeance doit régner chez ceux qui sont payés pour faire régner l’ordre.
                  Tout autre cas de figure est insupportable.
                  Être dans un état de non droit où l’on ne reconnaît pas la faute de quelqu’un qui doit faire régner l’ordre, - et le problème n’est pas d’imaginer que ces gens-là sont des surhommes, au contraire-, c’est la pente savonneuse vers la dictature.
                  Nous y sommes d’ailleurs.

                • alinea alinea 10 septembre 17:25

                  @oncle archibald

                  le fait est que le mec a été déchiré, alors moi je n’ai pas envie de payer avec mes impôts des maladroits qui violent sans le vouloir.
                  Le viol est une violence, que le droit le définisse comme volontaire...
                  d’ailleurs je ne sais même pas de quoi il a écopé le flic.

                • Self con troll Self con troll 10 septembre 18:27

                  @alinea

                  même le président de la république est allé au chevet du blessé

                  A quel degré doit-on prendre cette remarque ? FH n’était plus que temporairement président de la république. Son geste a marqué son militantisme pour un partage du territoire.

                  Bien sûr on ne doit pas dire cela. Sauf si on est convaincu que ce partage là conduira à des ilots de violence contre laquelle une violence plus grande sera inexorablement appelée.

                  Bien sûr, en chaque flic, en chaque juge on peut voir sommeiller un toutou du Système. Quelqu’un qui a abdiqué sa capacité d’action à des puissants aux intentions obscures.

                  Mais dans le cas dont on parle, j’imagine plutôt le gars qui tenait la matraque comme l’envoyé d’un système pervers, dont il n’a pas perçu la consigne qui était de faire semblant.

                  Si, à défaut d’une conscience généralisée, un gendarme doit être d’une rigueur absolue dans son comportement, ne peut-on exiger la même chose de sa hiérarchie ?


                • Xenozoid Xenozoid 10 septembre 18:30
                  @Self con troll
                  pouvoir toujour responsable mais jamais raisonable ?


                • foufouille foufouille 10 septembre 18:31

                  @alinea

                  personne ne porte une poche pour colostomie plus d’un an pour une petite déchirure de dix centimètres des intestins donc c’est un gros mytho théo.

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