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Accueil du site > Tribune Libre > L’antisémitisme génocidaire de Heidegger, banqueroute de la (...)

L’antisémitisme génocidaire de Heidegger, banqueroute de la philosophie ?

Dans un article qu'il s'imagine cinglant, Jean-Luc Nancy s'en prend à tous ceux qui selon lui s'érigeraient en simples inquisiteurs de la pensée de l'être, incapables qu'ils seraient de saisir la dimension tragique et authentique du nazisme heideggerien. Mais qu'est-ce qui appelle à penser, quand la sénilité post-moderne en arrive à justifier l'horreur et les complices d'un régime criminel au nom de la nécessité de penser ? S'agit-il d'une dangereuse propension de la philosophie, laquelle selon Arendt, "n'est pas tout à fait innocente" ? Non, d'Epictète à Jankélevitch, de Platon à Cavaillès, la philosophie est une tradition noble, quand bien même certains entendent la mêler avec les eaux troubles, brunes, dans leur lubie désormais intenable, qui est de sauver coûte que coûte les textes du nazi Heidegger.

La seule faillite est celle de la post-modernité

La faillite de "la" "pensée" heideggerienne ne concerne en aucun cas la philosophie, mais seulement ceux qui accolent à ce point cette "pensée" à celle-ci qu'ils n'arrivent pas à l'imaginer sans ses supposés "apports" ; ils sont d'autant plus loin d'être en mesure d'envisager que leur maître a littéralement parasité l'histoire des philosophes dignes. Tous ces porte-voix et portefaix de la Gesamtausgabe sont au mieux des cas sociologiques ambulants donnant du grain à moudre à Pierre Bourdieu et Louis Pinto : l'incapacité à atteindre un discours véritablement scientifique, c'est-à-dire apte à préciser et renouveler ses approches passées, apparaît de façon spectaculaire dans l'effondrement gâteux d'un Jean-Luc Nancy, qui préfère couler avec le bateau en rejoignant l'orchestre plutôt que d'espérer une place sur un canot de sauvetage. Celui-ci pourrait être figuré par l'humilité philosophique consistant à admettre, loin du "naufrage du prophète" (comme le nomme François Rastier), que l'ordre de la publication les a bien évidemment induit en erreur, pour ne rien dire des trafics des textes, auto-censures, reconstructions stratégiques a-postériori. Mais le lieutenant de Strasbourg préfère de loin donner dans cette mégalomanie consistant à s'en prendre à ceux qui se blotiraient, dit-il dans "le politiquement correct" - - il est certain que c'est un acte glorieux de rebellion, que de continuer à vanter celui qui appelait à méditer la "prédestination à la criminalité planétaire de la juiverie internationale." Prendre ainsi en otage l'idée-même de courage philosophique pour la mettre au service d'un antisémitisme génocidaire, celui d'un penseur ami d'Eugen Fischer, ne devrait appeler de notre part qu'un haussement d'épaule, tant il s'agit d'une farce. Mais celle-ci est sinistre lorsqu'elle perdure depuis des décennies, en particulier chez des représentants célèbres de la discipline. Ce qui est "incorrect", c'est précisément l'incapacité à se corriger, à s'enfoncer avec délice dans ses erreurs, en particulier en vantant, comme son analogue allemand Peter Trawny, un "droit à l'errance" concernant les propos sur l'Holocauste. L'irresponsabilité notoire promue en méthode philosophique an-archique et souveraine a-t-elle encore de beaux jours devant elle dans l'héxagone, où un pathos nietzschéo-heideggerien continue de scander "l'innocence du devenir" des bourreaux S.S., et à charger les victimes ?

D'une prise d'otage symbolique

C'était entendu depuis si longtemps : après l'effondrement, en temps libéraux, du référent-maître Marx, Heidegger était décrété "plus grand penseur du vingtième siècle" - - si ce n'est plus grand penseur de tout l'Occident, tant il avait récapitulé et donné son sens à toute la tradition métaphysique. C'était sans prendre en compte les volumes suivants de ses éditions supposées complètes, où apparaît toujours davantage qu'à ses yeux, cette histoire aurait été infiltrée et pervertie par le poison judéo-chrétien, menant fatalement, en dernière ligne, à l'avènement du nihilisme, du dernier homme, facilitée par ceux qui diffusent l'esprit calculant de la technique, et in fine l'avènement des camps d'exterminations eux-mêmes, qui seraient le symbole criant de cette dérive de la machination computative empêchant "la" "pensée" de se déployer. Dans cette mesure, quiconque ne conviendrait pas avec un Giorgio Agamben qu'Auschwitz symboliserait tout le destin de l'Occident et en particulier de ses développements philosophique passerait au mieux pour un couard, au pire pour un incompétent. Ce qui est érigé comme thèse indiscutable, sous le haut-patronnage des tenants de la post-modernité, pave le chemin d'enfer menant à la thèse qu'il nous faudrait donc recourir à "la" "pensée", en tant justement qu'elle prétend justement sortir du chemin fatal de la métaphysique (titre de noblesse que Derrida et d'autres tentent de subtiliser au maître), pour, alors, penser la Shoah. Stupeur : celui qui explique destinalement le rôle "tragique" des bouchers nazis serait alors celui le mieux placé pour évoquer l'"auto-anéantissement" de la juiverie par le peuple le plus enraciné, dont le lent déracinement moderne les aurait mené à leur perte – cela aurait été la"mission" historiale du nazisme : arriver, comme il le suggèrait énigmatiquement dans son interview-testament au Spiegel (en 1975), à affirmer que le nazisme en était venu à répondre de manière "satisfasante" au défi de la technique – ce défi était bien entendu de liquider les promoteurs honnis de la magouillante calculante la rendant nécessaire. Et chacun de s'intérroger, depuis, devant la litote finale pleine d'ironie : "C’est pour moi aujourd’hui une question décisive de savoir comment on peut faire correspondre en général un système politique à l’âge technique et quel système ce pourrait être. Je ne sais pas de réponse à cette question. Je ne suis pas persuadé que ce soit la démocratie ». (Entretien au Spiegel, 1966 Ecrits politiques, p. 257). Incapables de reconnaître cette litote, les "philosophes" qui paraphrasent Heidegger depuis des décénnies ne sont pas en mesure de comprendre comme Heidegger a cherché, jusqu'à maintenant avec maestria, à introduire le nazisme dans la philosophie. Avec tellement de brio, que des chercheurs de la stature de Nancy semblent désormais incapables de dissocier la philosophie de cette tentative de justification torve et immonde de l'antisémitisme meurtrier.

Stéphane Domeracki, auteur de Heidegger et sa solution finale, aux éditions Connaissances & savoirs.


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69 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 octobre 17:59
    Peter Trawny, professeur à l’Université de Wuppertal, a soutenu en 1995 sa thèse de doctorat, intitulée Grundstimmung. Martin Heideggers Phänomenologie der Welta. Il a posé la question de l’étendue de la « contamination » de la pensée de Heidegger par ce qu’il considère être un « manichéisme » antisémite. 

    De son point de vue, "parler d’un antisémitisme intégré à l’histoire de l’être n’implique pas que toute la pensée de l’histoire de l’être est antisémite en tant que telle ».

    Cette position prudente parait sage : réduire la pensée d’Heidegger à l’antisémitisme est un peu court.

    • Stéphane Domeracki 20 octobre 18:09

      @Jeussey de Sourcesûre : Tout est dans votre « paraît » : bien entendu, que bien souvent les positions médianes et nuancées doivent recevoir nos suffrages : mais dans ce cas-là, croyez-moi, ils sont bien trop nombreux, Trawny en chef de file à avoir tout intérêt à ne pas exposer la radicalité incroyable de Heidegger dans ses Cahiers noirs, qui se gausserait bien d’avoir des interprètes démocrates si tièdes favorisant la lente diffusion de son oeuvre. ;; ;


    • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 01:23

      @Jeussey de Sourcesûre
      L’adhésion au nazisme de Heidegger n’est pas un accident de parcours. Il n’y a pas d’un côté l’auteur de « Sein und Zeit » et d’un autre côté un bonhomme qui aurait adhéré par naïveté ou par hasard au nazisme. Cette adhésion n’a rien de contingent, elle est essentielle. La philosophie de Heidegger est nazie de part en part. Au reste, dans son « Introduction à la métaphysique », il aura toujours refusé de corriger la phrase où il évoque « la grandeur historiale du national-socialisme » ou d’ajouter une petite note en bas de page : il n’aura jamais franchement condamné l’hitlérisme.

      Je me souviens qu’avec un collègue, dans les années 80, nous avions longuement discuté de cette question pour finir par conclure que ce n’était pas seulement l’auteur qui avait été nazi L’oeuvre aussi l’était quand on examinait les implications de ses concepts fondateurs.

      Cela me fait penser à ces crétins qui n’oseraient pas dire leur adhésion aux pamphlets du bon docteur Destouches, et du « Voyage au bout de la nuit » ou d’autres romans du même, admirent seulement « le style », la « petite musique ». Mais Buffon faisait remarquer fort justement que « le style, c’est l’homme même ». Adolescent, pour faire comme tout le monde, j’avais essayé de lire ce con, sans jamais pouvoir dépasser la quarantième page : ça me dégoûtait et le bouquin me tombait des mains. j’étais trop peu averti de l’histoire littéraire à l’époque et de la carrière si particulière de ce crapuleux faiseur pour pouvoir définir ce qui me dégoûtait, mais j’aurai fini par le comprendre beaucoup plus tard.

      Ces sortes de naîvetés qui visent à récupérer ce qu’il y aurait de moins pourri dans des auteurs à bien des égards détestables me fait penser à Monsieur Homais, dans Flaubert. On s’étonne que ce bouffe-curé ait pu appeler sa fille Athalie : prénom biblique, titre d’une tragédie du très janséniste Racine. Que répond-il, ce parangon de l’imbécillité : « De cet auteur je déteste les idées, mais j’admire le style ».


    • mmbbb 21 octobre 11:45

      @Christian Labrune j ai toujours ete etonne de ceci Fiekl par exemple fait souvent référence non seulement à Lévinas mais surtout à Hannah Arendt Celle ci fut la petite amie de ce philosophe Heidegger Elle écrivit un essai sur la génèse du mal . Toute cette ribanbelle de penseurs sont des juifs . Aiment ils à ce point partager la couche de ce penseur ayant servi admirablement le diable . J ai toujours été etonné parce que je ne suis pas un intello . Bon il est vrai qu en France, pays des intellectuels , ceux ci sont toujours érigés sur un piédestal et leur cécité intellectuelle est érigé en vertu .


    • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 11:55

      ERRATUM
      Ces sortes de naîvetés qui visent à récupérer ce qu’il y aurait de moins pourri dans des auteurs à bien des égards détestables
      -------------------------------------------------
      Je vois que je me suis mal exprimé. J’évoque après cela Racine, qui n’est pour moi en rien « détestable » mais qui devrait l’être pour Homais. Je voulais seulement dire que tous les chemins conceptuels, dans l’oeuvre de Heidegger, conduisent non pas nulle part, mais au nazisme. Vouloir chercher là-dedans quelque chose à manger, comme les malheureux qui fouillent dans les poubelles, c’est aussi indécemment et misérablement grotesque que ce propos d’un jeune élève qui m’avait expliqué un jour que le troisième Reich avait quand même beaucoup amélioré le réseau routier en Allemagne.


    • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 12:28

      Toute cette ribanbelle de penseurs sont des juifs
      ----------------------------------------------------
      @mmbb

      Ca paraît vous défriser, mais il est de fait qu’il y a eu beaucoup de très grands penseurs, parmi les Juifs ! Heidegger ne soutient pas un seul instant la comparaison avec Husserl, et dans un autre domaine, il me semble bien que la relativité générale d’Einstein n’aura pas été sans quelques conséquences sur les avancées de la physique. Ces sortes de géants sont assez grands pour n’avoir pas même besoin d’un « piédestal » qui les rende plus visibles dans le paysage intellectuel.


    • mmbbb 21 octobre 12:56

      @Christian Labrune Vous devriez apprendre a lire, la n est pas le sens de mon propos Quant à Poincaré il fut aussi un tres grand physicien et fut le précurseur de la relativité Nous mettons toujours Einstein au devant de la scene puisqu il avait deja l art de la com ( repris par Warhol ) mais il baigna comme sous la renaissance dans un bouillonnement intellectuel Non pas que je le discrédite mais prenez la photo du banquet organise au congres de Solvay, il est entoure de Mme Curie Langevin Dirac Bohr Heisenberg L de Broglie etc etc . Il est tout de même pas le seul Quant au juifs ils ont eu et ont de nombreux prix nobel notamment Maiman qui inventa le laser Cessez de prendre les autres pour des niais quoique je m en tape . Vous avez toujours cette suffisance qui sied au grand penseur que vous êtes



    • Je vais entreprendre la lecture d’une confrontation entre Freud, Sade et Einstein. Je ne sais qui de Heidegger ou de Sade a le plus inspiré le nazisme ?


      • Massada Massada 20 octobre 18:56

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
         

        Sade a inspiré la liberté d’expression 

      • Gatling Gatling 21 octobre 17:34

        @Massada

        Quel maso ce Massada ! ....


      • mmbbb 21 octobre 19:15

        @Gatling moi c’est plutot la libertie du libertinage La philosophie dans le boudoir est tout de même plus bandant que la philosophie de ce nabot d Heidegger . ou la prise de tete de la phenem d Husserl Je laisse ces jouissances intellectuelles a Labrune . Quant a Sarte il n est pas etonnant qu il est ecrit de la philosphie , sa Beauvoir le faisait cocu 


      • Montdragon Montdragon 20 octobre 19:40

        J’en profite pour détourner la conversation sur Allende.


        • mmbbb 21 octobre 17:24

          @Montdragon merci pour ce lien J ai lu cet article de bout en bout Je n écouterai plus Claudio Arrau Quant a Leo Ferre qui ne voulait ni Dieu ni Maitre mais fit une chanson sur Allende, cela prouve que les intellos les artistes peuvent être les idiots utiles d une idélogie  Je n ai jamais cesse de penser que l ideologie nazi avait été portée sur les fonds baptismaux par cette intelligentsia avant qu Hitler ne se servit de la psychologie des foules afin d ’entrainer son peuple dans le sort funeste de la guerre . L histoire officielle n a cesse de minimiser ce volet Cet auteur intelligent pugnace clairvoyant remet en perspective l immense responsabilité des intellos.( philosophe medecin artiste ... ) . Il est vrai que notre époque est une lessiveuse historique et prouve que le temps oeuvre a bon escient . Par exemple Pean qui rétablit la vérité sur Miiterrand . In fine a en reponse a Labrune , etre intello et être un fieffé salopard n est pas incompatible. Heidegger en est l archétype Karajan Verner Von Braun par exemple démontrèrent que l ambition demesurée pouvait quelque peu estomper les problèmes de conscience.


        • Stéphane Domeracki 20 octobre 19:46

          On peut aussi faire un Kamoulox si vous le souhaitez


          • Clocel Clocel 20 octobre 19:54

            Ce bon Martin a quand même réussi à mettre Hannah dans son pieu, il avait l’antisémitisme adhésif pépère !

            Contre les juifs, tout contre !

            Quoi que Dame Arendt a quasiment renouvelé l’exploit de Spinoza...

            Se faire excommunier par sa tribu.


            • Est-on remonté dans la généalogie de Heidegger ? Seul un juif eût été capable d’une telle élévation philosophique. Un peu comme Eva Braun (au niveau des ancêtres, pas intellectuel). J’ai croisé de nombreux juifs et il n’y a pas un peuple aussi divisé.


              • Franck Einstein Franck Einstein 20 octobre 20:37

                Le gauchisme a une ontologie de droite, mais ne veut pas l’admettre.
                Derrida et autre nietzschéen de gauche sont déconstructivistes donc par tendance heideggerien. Bourdieu a traduit Heidegger ds un petit dico. Mais le nazisme n’était pas du tout irrationnel (sauf qq chefs de la SS), Hitler voulait d’abord envoyer tous les juifs à Madagascar puis à chercher à les vendre aux américains (qui ont refusé)... comme Staline leur avait dédié une république soviétique vers la Mongolie...


                • Franck Einstein Franck Einstein 20 octobre 20:43

                  Sinon, on peut dire que Hitler avait vu juste : les allemands sont en voie de disparition
                  (fameux bouquin de Théo Sarrazin)
                  Comme toute l’Europe occidentale .... (1,4 enfant / femme env, 1,8 millions d’enfant / an pendant la guerre en Allemagne, 3x plus...)
                  Tout à fait rationnel ...


                  • Franck Einstein Franck Einstein 20 octobre 20:59

                    La technique est le seul champ politique restant, déjà expliqué avant Heidegger,et le transhumanisme libéral libertaire mène à une féodalité capitaliste où des états totaux. Vu la démographie galopante et la destruction de l’Espace Vital...
                    La dialectique de la raison trace son chemin qui mène nulle part dans le désert du grand Forestier.
                     smiley
                    En fait Heidegger avait raison sur l’avenir, mais tort sur la vraie essence de l’homme, qui est d’arraisonner le monde et devenir un périphérique de la société technicienne.


                    • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 00:56

                      A l’auteur,
                      Votre article fait plaisir à lire, mais en même temps, comme dirait l’autre, il me navre : on n’en aurait donc toujours pas fini avec cette enflure ? J’avais beaucoup lu ce qui s’écrivait sur cette question à l’époque du bouquin de Victor Farias, mais je pensais que le débat était définitivement enterré, sauf pour quelques incurables dont je n’avais même pas pris soin d’écouter les derniers râles. Je me disais : ils ont dû, laborieusement, passer des milliers d’heures à pâlir sur des textes fumeux, ces pauvres bougres, ils ne peuvent tout de même pas reconnaître qu’ils ont entièrement perdu leur temps, il faut bien qu’ils le rentabilisent un peu, comme un commerçant s’efforce de solder ce qui s’entasse dans son arrière-boutique.

                      Il me revient quelques souvenirs.
                      J’étais dans ma baignoire quand j’ai entendu sur France culture, à la fin du siècle dernier, Jean Beaufret peut-être encore vivant ou fraîchement mort, évoquer avec émotion ses rencontres avec Martin Heidegger. Reçu dans la maison du berger de l’être, il avait joui de l’insigne privilège de pouvoir goûter les tartes confectionnées par Madame Heidegger. Le veinard !
                      Jean-Michel Palmier, dans son bouquin sur les écrits politiques de Heidegger, voyait bien tout le mal qu’on pouvait dire du bonhomme, mais il avait quand même su produire « une grande philosophie » - formule qui touche au mysticisme !- Certes, il avait été membre du parti nazi mais, contrairement à l’usage, il ne faisait pas le salut au Führer en commençant ses cours. Détail d’une extrême importance : rien de mécanique dans son adhésion qui était donc restée au fond très humaine. Il aurait fallu lui rappeler, à Palmier, que les responsables des camps d’extermination avaient pu se montrer aussi très humains avec leurs vieux parents, leur marmaille, et caresser leurs chiens avec tendresse.

                      Au fond, tous les thuriféraires du bonhomme, lorsqu’ils sortent du salmigondis abscons des concepts pour essayer de justifier le bonhomme tombent ainsi toujours dans les trivialités les plus dérisoires et les plus comiques.
                      A quelqu’un qui ne connaîtrait pas bien la question et encore moins les écrits du philosophe nazi (mais on peut s’en passer !), le mieux serait encore de recommander la lecture du bouquin de Farias, qui est fort précis. Bourdieu a écrit bien des conneries, mais son « ontologie politique de Martin Heidegger » dégonfle avec beaucoup d’ironie les baudruches conceptuelles emphatiques de ce gros flatulent.

                      Pauvre Husserl - lui au moins fut un grand penseur ! - qui ne méritait assurément pas de compter parmi ses élèves un pareil enfoiré.

                      ......................FEU A VOLONTE SUR HEIDEGGER ET SES CLONES !!!......................
                       


                      • kabouli 21 octobre 03:29

                         On ne voit pas ce que vous reprochez au nazisme. C’est un négro français AIME CESAIRE qui écrivait que ce que les européens reprochaient au nazisme c’est qu’il leur a fait subir pendant quelques temps le même sort que les africains et tous les colonisés ont subis du fait des occidentaux. En effet c’est profondément vexant de se voir traités soudain en colonisé et ce HITLER que vous n’appréciez pas le fut souvent en Asie ou en Afrique.
                        Vous êtes prof et l’ orthodoxie est en quelque sorte votre métier.
                        Je remarque que vous critiquez Heidegger tout comme Céline sans les avoir jamais lus. C’est vous même qui en faites pompeusement l’aveu. On ne peut pas dire que feuilleter une quarantaine de pages... C’est lire. Vous vous contentez de paraphraser quelques articles du nouvel obs. Tous les lecteurs de Heidegger ne furent pas des crétins. On eut par exemple reprocher à Sartre son stalinisme et sa moitié mais pas d’être un crétin « la transcendance de l’ego » en est la preuve


                      • Stéphane Domeracki 21 octobre 10:14

                        @Christian Labrune
                        Désolé de vous « navrer », mais on « n’en a pas fini », loin s’en faut, avec Heidegger en France, pour raisons qu’il est bon, à mon avis, d’éclaircir :
                        _Tout d’abord, le fait qu’il jouisse encore de la réputation d’être « le plus grand philosophe du vingtième siècle », alors qu’il rejette lui-même le titre de « philosophe » et qu’il a suffisamment déshonoré ce titre pour ne plus être admiré en tant que tel
                        _Parce que de nombreux interprètes continuent d’euphémiser les textes immondes de leur premier amour philosophique, si bien qu’il faut encore et encore les contrer, et leur montrer l’abîme
                        _Parce qu’il a fait en sorte, par sa stratégie éditoriale, d’étaler sa réception a-critique puis critique sur des décennies : sachez que de nombreux volumes sortent après les travaux de Farias, qui étaient lon de rentrer dans le détail du nazisme non pas du personnage, mais de ses écrits
                        _Parce qu’il bénéficie de relais massifs : des figures tutélaires comme J-L Nancy ou de nombreux profs de prépas le diffusent encore complaisamment à leurs élèves
                        _Parce qu’il sent bien sûr le souffre
                        _Parce qu’en de nombreux endroits il est vu comme le seul référent-maître possible pour remplacer ou contrer Marx, par exemple en Russie
                        Et il y a encore de nombreux autres motifs


                      • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 10:27

                        @kabouli
                        Je vois, même si ce n’est pas précisé dans l’en-tête, que c’est à moi que que vous répondez.
                        Première remarque : la littérature de Destouches est une littérature de merde. Quand on a passé des années à étudier les lettres et qu’on soulève ce qui se trouve sur les tables les plus extérieures des libraires, il ne faut pas lire plus de trois pages pour savoir si ça tient le coup. Indépendamment même de son idéologie particulière, Destouches ne tient pas le coup. Je suppose qu’il aura été une sorte de point de ralliement, de petit drapeau pour la réunion de tous les antisémites qui se seront fabriqué de toutes pièces une sorte de totem.

                        Sartre avait trouvé bon, à une époque où il n’était pas encore gâteux, de mettre une phrase de ce connard en tête de « La Nausée ». Les erreurs de Sartre, qui avait passé un an à Berlin pour y étudier la phénoménologie sans se rendre compte de ce qui était en train de s’y passer et applaudissant plus tard à une conférence de Münich qui allait « sauver la paix », n’est pas vraiment un modèle de lucidité.

                        On n’appréhende pas la philosophie de la même façon que la littérature, surtout quand on lit en traduction. J’ai donc lu Heidegger, et pas seulement « Sein und Zeit », mais ce ne fut pas sans quelque embarras : dans les années 70 où Sartre faisait encore illusion et quand on n’était pas un vrai spécialiste de la philosophie, on pouvait se dire que Heidegger était au fond un successeur de Husserl. Je cherchais par conséquent dans « Sein und Zeit » quelque chose qui eût été une sorte d’approfondissement de la phénoménologie transcendentale et je ne le trouvais nulle part. Il s’agissait de deux mondes qui me paraissaient radicalement différents. Là encore il faut bien voir que Sartre s’était complètement fourvoyé. Son existentialisme continuait à se réclamer d’un Heidegger qui, par ailleurs, regardait Sartre comme un plaisantin. Plus tard j’aurai lu dans les « Cahiers pour une morale » une phrase consternante où le borgne français dit de Husserl qu’il est un « petit philosophe » ! Mais c’est que l’auteur des « Idéen », fonctionnaire de la philosophie comme il aime à se définir, ne sacrifie jamais, lui, à une sorte de sensationnalisme de style Saint-Germain des Prés. Si vous lisez « La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendentale », vous verrez que Husserl reproche à Heidegger d’avoir réduit une phénoménologie transcendentale qui naît avec Brentano et dont il avait été le continuateur, à une « espèce d’anthropologie ». On ne saurait mieux dire.

                        j’espère que le début de votre intervention : « On ne voit pas ce que vous reprochez au nazisme » est une simple provocation rhétorique et une plaisanterie de mauvais goût. Si j’avais eu l’absolue certitude du contraire, je n’aurais évidemment pas pris soin de vous répondre.


                      • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 11:20

                        @Stéphane Domeracki
                        Je viens de commander votre bouquin. J’ose espérer que vous aurez cette fois si profondément enfoncé le clou que vous n’aurez plus à y revenir et qu’on n’entendra plus jamais parler après cela du « plus grand philosophe » du XXe siècle !

                        Vous devriez envoyer un exemplaire à Alain Finkielkraut. Il m’inspire généralement la plus grande sympathie, mais j’avoue que quand je l’entends encore se référer à Heidegger et à ses écrits sur la technique, je vois rouge, et peu s’en faut que je n’avale mon cigare tout allumé.

                        Comment est-il possible que des gens dont c’est le métier de penser, de critiquer, puissent tomber dans cette sorte de cécité et adopter ainsi une posture des plus archaïques ?
                        Cela paraîtrait plutôt fait pour illustrer la notion d’imprégnation en éthologie, et rien n’est évidemment plus radicalement opposé à l’idée que tout « philosophe » - et il n’y a pas de philosophie sans exercice du toute, y compris sur soi-même - doit se faire de la liberté de l’esprit.

                        Je dois reconnaître que je suis d’une génération qui a beaucoup lu Sartre et je n’ai pas échappé moi non plus à une sorte de fascination. Elle n’aura pris fin qu’avec la lecture, il y a quelques années, des entretiens avec Gerassi. Il y a donc bien des bouquins qui peuvent déchirer les voiles de l’illusion. J’espère que ce sera le cas du vôtre !


                      • mmbbb 21 octobre 14:03

                        @kabouli ce que l on reproche a Sarte c ’est non pas son travail intellectuel mais de s être si lourdement trompé alors qu il fut un intello justement Par ailleurs a cette époque les intellos francais ne disaient ils pas ’ Je préfère avoir tort avec Sarte que raison avec Aron " . Par ailleurs Rene Etiemble est aussi quelque peu dans la même demarche puisque qu il soutenait sans sourciller MAO bien qu il reconnu a la mort de celui ci ses erreurs .Comme Sarte, il ne pouvait plus s’enfermer dans une déni de l histoire C’est tout de même une constante chez ces grands intellectuels ! Ces mêmes intellos qui brandissaient le livre rouge et firent des virages a 180 degré tel Glucksmann Con bendit BHL etc ces pourritures qui on ete et sont les chantres du libéralisme desormais . C ’est de circonstance, j avais une discussion avec un jeune dont son pere a lu Sartre, je luis fis cette remarque, il acquiesça , preuve que les jeunes sont peut être moins idiots que leurs ainés . Ces même intellos qui ne cessent de se répandre en jérémiades sur le désert idéologique de notre époque alors qu ils furent les principaux artisans de ce délitement . Lire BHL, Gluck , oui mais si j avais un revolver sous la tempe ! Quant à Cesaire il n a pas tort , c ’est l un des paradoxe de la France pays universelle des droits de l homme alors que nous avons ete incapable de sortir correctement de la décolonisation . 


                      • mmbbb 21 octobre 14:55

                        @Christian Labrune est ce que l on peut vivre sans avoir lu les grands philosophes Il me semble que oui d autant plus que la lecture de certains est une perte de temps comme vous le soulignez Quoi qu il en soit, il s agit la de querelle d exégète en philosophie. Amen


                      • mursili mursili 21 octobre 08:12

                         Ma question à l’auteur est celle d’un béotien : pourquoi passer autant de temps à démonter les écrits de Heidegger ? Son oeuvre est-elle encore à ce point incontournable dans le petit monde de la philosophie universitaire qu’il faille user ses forces à ruiner son influence auprès des jeunes générations ? L’obscurité même du style du devin de la Forêt Noire ne constitue-t-elle pas un rempart suffisant contre tout danger de contamination par une bête immonde conceptuelle ? N’est-il pas opportun de citer ici une fois de plus la parole de Nietzsche : « qui trop combat le dragon devient dragon lui-même » ?

                        Pourquoi des penseurs aussi importants que Husserl ou Jaspers ne suscitent-t-ils pas la même fascination ? 


                        • Stéphane Domeracki 21 octobre 10:04

                          @mursili Husserl et Jaspers n’avaient peut-être pas le talent rhétorique de Heidegger, qui n’avait pas son pareil pour capter l’attention des philosophes de métiers par les stratégies suivantes  :
                          _Stratégies de cooptation en suggérant que ses lecteurs et auditeurs pourraient faire partie d’un cercle d’initiés à des mystères conceptuels - loin du « on », de la « publicité », et de l’« inauthenticité » - il reprend en cela un topos qui, de Pascal et Rousseau à Jünger en passant par Kierkegaard et Nietzsche, procure des gratifications narcissiques et de petits frissons élitistes aux « élus »
                          _Recours massif à des données existentielles et triviales vouées à donner une impression de concrétude aux gogos
                          _Reprise dans le détail de tous les philosophes décrétés « métaphysiciens », avec une maestria parfois réelle, parfois suspecte (voir ce que disent les philologues de ses traductions ou d’autres interprètes de ses violences herméneutiques, par exemple flagrantes concernant Kant, Hölderlin et Nietzsche)
                          _Fantasme de la maîtrise pleine de l’Occident philosophique en en exhibant la supposée clôture
                          _Mise à l’index d’une partie de la population jugée par assez radicale
                          _Hystérologie = mise en valeur irrationnelle du possible jugé plus méritant que le réel : le futur révolutionnaire est survalorisé et le présent honni - - les gens adorent ça, pour pouvoir mieux dénigrer ce qui est à l’oeuvre
                          _Reprise de topos antisémites déguisés - - alors qu’ils procurent subrepticement des gratifications narcissiques, étudiées par Adorno, aux partisans des personnalités autoritaires ;
                          _Recours à un champ lexical répétitif et obsessionnel rassurant le lecteur qui finit par croire comprendre où Heidegger veut en venir
                          _Stratégie éditoriale douteuse où les intentions réelles n’apparaissent qu’à la fin, bien après des textes dont la valeur philosophique semble réelle - - mais dont la clé n’apparaît qu’après.

                          Je n’évoque que quelques enjeux, il y a tant à dire, et je le fais dans les 778 pages de mon livre.


                        • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 12:15

                          Husserl et Jaspers n’avaient peut-être pas le talent rhétorique de Heidegger,
                          -------------------------------------------------------------
                          @Stéphane Domeracki

                          Je suis tout à fait autodidacte en philosophie et je dois avouer qu’il m’arrive quelquefois de ne pas très bien comprendre tel paragraphe de Husserl. Cependant, si je relis autant qu’il le faut, ça finit toujours par aller mieux. Avec Heidegger, c’est l’inverse : plus je relis ce que croyais d’abord avoir à peu près entendu, moins je comprends. C’est bien inquiétant !


                        • Franck Einstein Franck Einstein 21 octobre 13:03

                          Achetez le dico de Bourdieu l’ontologie politique de H et « la destruction de la raison/ Nietzsche » de Lukacs. Alors Heidegger est très simple, vous remplacez  :

                          • brute blonde surhomme capitaliste aristocratique métis de Juif-Aryen par nazi
                          • esclave (métis négroïde chez Coudenhove) par crétin subsistant
                          • dernier homme par nomade (juif)
                          • démocratie par technique (où rationnalité)
                          • surhomme par transcendance
                          • volonté de puissance (conatus) par révélation
                          • monde par Néant
                          • grande raison par sérénité
                          • petite raison par historial etc.
                          (de mémoire, Heidegger se fait mousser derrière du vocabulaire pontifiant d’Université)
                          Après on voit que c’est Nietzsche qui avait vu juste. L’aristo juif-aryen au delà des idoles (états religions peuples) domine les esclaves métis.

                        • mursili mursili 21 octobre 14:16

                          @Stéphane Domeracki

                          Merci pour cette réponse détaillée qui prouve que vous maîtrisez le sujet, ce qui n’est pas du tout mon cas. Si je vous comprends bien l’oeuvre de Heidegger oscille entre sophistique et mystification, elle serait une dangereuse imposture. On peut tout de même s’étonner qu’elle ait pu influencer des philosophes aussi renommés que Lévinas ou Derrida. Par ailleurs, l’obscurité passant pour de la profondeur n’est-elle pas un travers de cette « french theory » qui a sévi (et sévi encore ?) naguère sur les campus américains. Ainsi la « déconstruction » derridienne n’est-elle pas un héritage de Heidegger ? Autrement dit, faut-il reconnaître à ce charlatan le mérite d’avoir suscité des travaux stimulants pour la réflexion, a-t-il tout de même pu jouer le rôle d’un « remue-méninges » dans le champ des sciences humaines ?  


                        • Franck Einstein Franck Einstein 21 octobre 15:29

                          @mursili
                          La déconstruction est un héritage de Nietzsche (la mort des idoles), pas d’Heidegger qui est un enraciné, elle culminera dans le transhumanisme (au delà de l’Humain)
                           
                          Heidegger a remis en route l’ontologie « pré-socratique », au delà de la Raison (comme Nietzsche), contre le socialisme (l’ontologie de lÊtre social est construite par un idéalisme, la société sans classe, basée sur une immanece qui serait l’homme de nature, communisme primitif, réconstruite par la rationnalité appliqué au réel).
                           
                          La sophistication du langage est une nécessité pour faire passer un message basique (nazisme) dans le milieu philosophique (et son habitus) par sous-entendu. Et l’ésotérisme et comme pour Nietzsche, un message codé aux élites (Coudenhove-Kalergi reprend texto Nietzsche)
                           
                          En gros on peut dire l’ontologie d’Heidegger contre la Raison (l’intellectuallisation) c’est le naturalisme contre la dialectique de Hegel (le marxisme), basé sur une critique de la technique (qu’Ellul et autres écolos reprennent) alibi du « berger de l’Être » dans l’humeur Volkïsh (romantisme allemand)
                           
                          Mais vu le niveau d’H, il peut y greffer énormément de considérations vraies et sophistiquées.


                        • Franck Einstein Franck Einstein 21 octobre 15:36

                          Lévi-Strauss disait : le cannibalisme est une question de gout.
                          Attali ajoute : le choix de l’utérus artificiel où la gpa aussi.
                          ça c’est du au delà du bien et du mal.... et dans le crépuscule des idoles, sauf une : l’Argent.


                        • Franck Einstein Franck Einstein 21 octobre 20:22

                          SUPER CONF D’HERVE JUVIN A L’UE
                          Il explique très bien la vision de Nietzsche qui se termine en race des seigneurs transhumanistes et pourquoi Heidegger avait peur de « l’outil » (une idée déjà avancée par Hegel) et de sa déconstruction (à coup de marteau) des anciennes idoles, pour une race d’esclaves métis abrutis par la Technique et les Seigneurs qui organise le filtrage de Google.


                        • kabouli 22 octobre 12:13

                          @mursili « On peut tout de même s’étonner qu’elle ait pu influencer des philosophes aussi renommés que Lévinas ou Derrida. » et Hannah Arendt et le très interessant Gunther Anders plus récemment Marcel Gauchet etc....et en effet à part son nazisme très excusable - Frege lui-même immense logicien - on ne voit pas ce qu’on peut lui reprocher......


                        • Franck Einstein Franck Einstein 21 octobre 09:59

                          Les nazis connaissait le plan de Coudenhove-Kalergi.
                          C’est ce dernier qui a gagné en détruisant les nations européennes et les remplaçant par l’oligarchie financière.


                          • Albert123 21 octobre 10:23

                            la philosophie définie comme une expérience de pensée plafonnée et filtrée par le prisme de la morale du moment.


                            cad la pensée en layette.

                            au pays de candy, où on ne peut rire de tout avec tout le monde, on ne peut désormais plus penser à rien avec personne.

                            A la truculence vivifiante et radicale de la pensée du XIXeme et du début du XXeme l’auteur oppose le filtre mortifère du consensus mou contemporain,

                            je laisse à l’auteur la pulsion de mort qui l’anime.

                            • Stéphane Domeracki 21 octobre 10:41

                              @Albert123 La pulsion de mort se situe là où se trouvent appels au meurtre et justification de la mise à mort de millions de civils. Ce n’est pas verser dans la « moraline » de trouver ça moyen, et fort peu philosophique ; mais j’imagine que vous trouvez cela « truculent », du haut de votre belle liberté de penser.


                            • Albert123 21 octobre 11:47

                              @Stéphane Domeracki

                              vous tournez en rond et c’est normal vous avez cantonné votre pensée à l’intérieur d’une petite boite dont vous avez fixé vous même les limites.

                              Mourrez étouffé dedans si vous le voulez mais sans demandez aux autres de vous suivre dans votre suicide intellectuel et pseudo moral de penseur en layette.

                              il semble aussi évident que des institutions capables d’ adouber philosophe des esprits aussi étriqués n’ont plus aucun intérêt pour l’avenir du genre humain.

                              l’occident meurt et on sait exactement pourquoi.



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